Zone interdite se la joue Koh Lanta avec en guest Christelle de la saison 8

Je l’avoue, je suis en manque flagrant de « Koh Lanta » et la perspective de ne pas, voire de ne plus jamais, avoir ma dose annuelle voire biannuelle de l’émission me rend folle. Qu’à cela ne tienne, M6 bien décidée à se réconcilier avec moi après le calamiteux « Pékin Express », les folles soirées « Top chef » ou le laborieux « L’amour est dans le pré », m’a offert hier un cross-over entre deux de mes émissions favorites : « Zone interdite les inédits de l’été » et « Koh Lanta » donc.
Hier, dans une émission consacrée aux gens qui aiment se gâcher leurs vacances en faisant des choses extrêmes pour le plaisir de dire des trucs aussi forts que « c’est le retour aux vraies valeurs là », au détour d’une image, j’ai reconnu Christelle, la grande gagnante de « Koh Lanta » 8, qui compte dans le Top 3 des mes lauréates préférées du jeu, et qui serait même première sans l’existence de Jade.
M6 n’a pas assumé cependant d’expliquer que Christelle avait gagné l’émission de TF1 et que donc son stage de survie en Thaïlande destiné à resserrer les liens avec sa petite sœur, toute aussi charmante qu’elle, n’était qu’une aimable plaisanterie pour elle. Mais qu’importe moi je le savais..
Je mets beaucoup de photos afin que vous la situiez bien.
Pour pousser encore le cross-over, M6 nous a proposé un mini Koh Lanta. Les filles lâchées dans la nature pour un trek épique ont en effet un moment été abandonnées par leur guide taquin, qui leur a imposé de faire du feu, seules, avec les moyens du bord, et de quérir leur nourriture alentours. Le premier soir, les filles ont échoué mais le second (un cameraman pris de pitié leur a tendu une allumette), elles ont réussi. Elles ont été victimes d’une pluie diluvienne qui a trempé leurs vêtements, n’ont pas dormi de la nuit et ont décidé au petit matin d’éliminer au Conseil, leur guide, qui ne leur avait apparemment pas donné les bonnes clés pour la survie. En vrai, la fin est fausse, le guide est revenu et les a ramenées à bon port. Au préalable, elles avaient dégusté des insectes et hurlé en tombant dans la boue.
Inutile de me remercier, je suis là aussi pour ça.
Je ne retiens presque que la présence de Christelle dans l’émission, même si la dame allemande partie faire du woofing avec ses enfants, qui se retrouve à devoir tuer des pigeonneaux en les électrocutant et qui se fait engueuler quand elle cueille mal ses tomates m’a beaucoup plu aussi.
Ce sujet était une publicité édifiante pour le bénévolat à la ferme.

Je recommande donc aux fans de Christelle, de Koh Lanta, aux futurs woofeurs, aux gens qui pensent qu’ils doivent se rapprocher de la nature, à ceux qui pensent le contraire (comme moi), aux personnes qui se lamentent de ne pas prendre de vacances mais qui constateront ainsi qu’elles font bien, à celles et ceux qui aiment les jolies brunes….le visionnage du replay de « Zone interdite : les inédits de l’été se la jouent Koh Lanta avec en guest Christelle qui a gagné la saison 8 ».

NDLA : Quand j’y pense, c’est fou cette apparition de Christelle car j’avais justement vu François-David le gagnant de la saison 6 de l’émission, le matin même dans Les Toqués sur TV Breizh.

Oui, je sais c’est vraiment très intéressant, mais nous sommes le 11 juillet et la chaleur me tue à petit feu.

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Quand M6 bousille ses programmes : Zone interdite, les inédits de l’été

Tout se perd… Mes télé-réalités préférées tournent à l’eau de boudin. « L’amour est dans le pré », qui durait autrefois maximum un mois, déborde désormais allégrement sur juin et septembre au mépris de la qualité du programme, et chaque épisode de « Pékin Express » dure 2 heures. Mais, M6 ne s’est pas arrêtée là. La chaîne a complétement détruit son génial « Zone interdite, les inédits de l’été ».

Je suis de ces gens qui aiment les plaisirs simples : des reportages sur des familles nombreuses en vacances, voire le premier séjour partagé d’une famille recomposée, ou les premières vacances en camping d’ados.

A ces grandes heures, « Zone interdite : les inédits de l’été » proposait ce genre de sujet. Je me souviens encore avec émotion du reportage sur La Croze, ce hameau où vivait une famille bourgeoise durant tout  l’été avec cousins, oncles, tantes et la grand-mère qui régnait en matriarche sur l’ensemble imposant aux non mariés de partager une maison ou élaborant les menus – sa célèbre entrée surprise à base de restes en gelée reste un mythe dans ma vie.

Mais voilà pour faire de tels sujets de fond et d’investigations, il faut certainement du temps, des moyens et des idées, donc cette année « Zone interdite : les inédits de l’été » donne l’impression d’être réalisé à base de chutes de l’émission.

Hier nous avions ainsi un brûlant sujet sur les coachs, qui n’avait rien du tout d’estival, et puis les coachs, bonjour le marronnier. Ce n’est pas comme si le phénomène était né hier. Pêle-mêle, nous suivions l’assistant de vie surexploité de Frigide Barjot, comédienne, chanteuse, et mondaine, et surtout des gens qui font appel aux fameux coachs. Au détour d’une image est apparue Machin Machin, pardon Marine Méchin, la nouvelle star de la star ac’ 8. Bon, la pauvre Machin s’en est pris plein les dents sur ses compétences et son travail, et doit aujourd’hui être en relation avec le service juridique de la chaîne.
L’ensemble était de toute façon ennuyeux et sans grand intérêt.

Il va vraiment falloir un jour que M6, comme TF1 d’ailleurs, fasse un petit examen de conscience. Certes, ses émissions fonctionnent (encore), mais je ne reconnais plus ma chaîne préférée d’autrefois.

Comment ils ont raté leurs vacances. Merci M6 !

Outre « l’amour est dans le pré » et « Secret Story », la grille télévisée de l’été compte le très appréciable « Zone interdite : les inédits de l’été ».

Hier, l’émission se penchait sur les vacances de merde des gens, consolant ainsi tous les malheureux, qui, comme moi, ont travaillé en juillet et vont continuer en août. Je ne pense pas que la thématique de l’émission était exactement « les vacances de merde des gens » mais plutôt quelque chose qui sonne très W9 comme « locations, séjours pas chers, camping…les arnaques de l’été ».

Tout commençait avec un couple fort sympathique de belges qui a réservé un séjour sur internet (le diable) dans une station balnéaire espagnole fréquentée selon la voix off sans concessions par les jeunes des quartiers de toute l’Europe. Nos nouveaux amis découvraient un camping au standing bien inférieur à ce qu’ils imaginaient, mais surtout une plage et une ville rendues infréquentables par des jeunes avinés bien décidés à festoyer 24 heures sur 24. Les vilains… Quand on pense que ces gens avaient travaillé toute l’année pour  s’offrir de merveilleuses vacances et qu’à cause d’internet – rien à voir avec leur libre arbitre – ils étaient bloqués dans une ville inhospitalière et un camping avec des mobile-home loin d’être nickels, on se dit qu’on ne peut avoir confiance en rien du tout…
De mon côté, je m’interroge. Comment les « journalistes » ont-ils pu dégoter des témoins bien décidés à partir en villégiature dans une ville aussi pourrie et inadaptée à un public « familial » avec des jeunes qui passés 23 heures ne songent pas à s’écarter au passage d’une poussette ? Quelle gueule avait l’appel à témoins : vous êtes suffisamment couillon pour ne pas vous renseigner sur l’endroit où vous allez claquer l’argent durement gagné pendant l’année et partir à Playa del Chicago en vacances, appelez nous pour qu’on vous suive dans cette galère et qu’on se gausse au passage de votre naïveté ?

Le deuxième sujet était au moins aussi bien avec des gens qui avaient misé, eux, sur un voyage low-cost en Tunisie et qui se retrouvaient dans un hôtel presque insalubre à bouffer de la merde face à  une plage dégueulasse. Les témoins étaient croquignolets et disaient des choses à peu près aussi reluisantes que : « on s’attendait à ce que la Tunisie soit moins bien que la France, mais à ce point ? »
Oserai-je dire qu’à 550 euros tout compris, un voyage d’une semaine, même en Tunisie, ne peut pas être paradisiaque ?
A nouveau, je félicite les journalistes d’avoir dégoté des témoins prêts à mettre en avant avec autant de fierté leur séjour atroce dans un hôtel ignoble et leur semblant de racisme.

Après tous ces sujets déjà lourds, pour conclure le panorama des vacances ratées, nous avons eu le droit à des reportages sur la guerre entre les kite-surfs et les baigneurs sur les plages du sud de la France et sur des gens dont le camping avait été rasé de le carte durant leurs vacances.

Qui se plaint encore de ne pas avoir pris de congés ?
Personne !
Merci M6 !

Quand M6 rend hommage aux chtis…

Cette semaine, pendant que France 2 rend hommage au Royaume-Uni, M6 a décidé de s’intéresser aux toujours très vendeurs chtis.
Tout a commencé dimanche avec un « Zone interdite », type « les inédits de l’été », sur ces nordistes qui partent en vacances dans le Nord. En effet, qui irait en vacances à Berck ou à Stella, sinon des natifs des lieux ? L’office du tourisme appréciera. C’était en tout cas le parti-pris de M6, qui suivait donc d’un côté les bourgeois de Calais du Touquet, en pleine endogamie, et de l’autre des chtis très limites dans un riant camping de Stellô Plôge.
A la place du Conseil général du Nord, je l’avoue, j’aurais pété un plomb suite à la diffusion de ce reportage. Souvent on dit que « Tellement Vrai » est une émission absolument ignoble qui se fout ouvertement de ses témoins, le très respectable « Zone interdite » a fait pire en filmant de pauvres gens dans un camping et en les montrant volontairement dans des séquences pas du tout à leur avantage.
Nous avons ainsi suivi la mère de six enfants, de presque six pères différents, que la journaliste interroge sur ses ex, drogués, violents…et qui reçoit la visite de son dernier mari en date qui n’a théoriquement pas l’autorisation de l’approcher car il a cogné les gosses.
Pour compenser, les « journalistes » ont opté pour une autre famille, plus « normale », dont la mère fait un esclandre suite à un jeu débile puis invite son fils de 17 ans à coucher parce que certainement elle craint qu’avec ses mœurs de geek, il ait des tendances, mais là j’avoue, j’extrapole.
Scène culte évidemment, quand la journaliste parisienne demande à la famille « normale » s’ils sont déjà allés dans le Sud. Ils répondent que oui ils ont passé leurs vacances en Bretagne une fois et que de toute façon il y a toujours des inondations dans le Sud. Bon, pour les gens du Sud, la Bretagne c’est le Nord, alors chacun peut balayer devant sa porte aussi.
Les bourgeois ne faisaient pas plus rêver au Touquet. Ils ont du adorer ses découvrir à la diffusion raide bourrés les trois quarts du temps dans des fêtes trop arrosées à vanter leurs unions cosanguines.
Pour en rajouter une petite couche, le chef de « Cauchemar en cuisine » intervenait hier à Moissac, qui n’a normalement rien à voir avec le département du Nord, mais où un jeune douaisien (en plus) avait décidé d’ouvrir un restaurant dédié au Pays basque, sa passion, en servant des plats chtis. En découvrant le veau orloff concocté par la mère de Kevin, qui œuvre en cuisine sans qualifications car elle est fleuriste, Philippe Etchebest en a déduit, et je le cite, que c’était « du vomi », et en fouillant les cuisines il a enfin découvert des horreurs dignes de l’édition anglaise. L’arrière cours avec des pigeons morts et leur fiente vintage valait son pesant de cacahuètes.
Le chef a a priori remis Kevin et sa mère sur le droit chemin en nettoyant leur bouge, et en leur proposant une formule adaptée à leurs connaissances culinaires. Personnellement, ça me ferait mal de manger une tartine entre 7 et 10 euros, mais je ne me lance pas non plus sur le chemin de Compostelle.
Kevin, le propriétaire des lieux, a du adorer la psychologie de bazar associé à son profil dans l’émission. En même temps, personne ne l’obligeait à dire qu’il n’avait pas de cerveau devant la caméra. Quant aux clients qui ont mangé de la viande ou du poisson à cette adresse, ils ont du pousser un soupir de soulagement en constatant qu’ils n’en étaient pas morts.
« Pékin Express » risque d’en remettre un couche dans l’anti-chtierie primaire ce soir avec les belges.

Le Top 7 des émissions télés qui portent le plus mal leur nom

En fan absolue de l’excellentissime Topito, que je vous recommande si vous n’avez rien à faire des deux – voire cinq, dix, quinze, vingt… – prochaines heures, car le site est extrêmement addictif, j’ai décidé de vous proposer un petit Top. Je rappelle aux nouveaux venus que j’ai eu ma période classement* (et je m’en suis sortie comme Julie Zenatti) et que ça pourrait me reprendre aussi vite que ça m’avait quittée…

Bref, aujourd’hui, voici le Top 7 des émissions qui portent le plus mal leur nom, depuis leur création ou avec le temps…

7) « Motus » France 2
Que je sache, l’animateur se tait rarement et je ne vois pas le rapport entre le nom du jeu et son contenu. Ainsi, si je saisis très bien que dans « tout le monde veut prendre sa place », les candidats désirent chasser le champion et s’asseoir sur son fauteuil ou que je comprends immédiatement le propos de « questions pour un champion », je vois mal a priori ce que vont devoir faire les participants de « Motus », qui ne s’apparente en rien au très culte « roi du silence » auquel l’institutrice de maternelle nous obligeait parfois à jouer.

6) « Slam » France 3
« Slam » n’est absolument pas une émission musicale, mais un jeu également, qui ressemble à une partie de mots croisés améliorés. Dans le cas présent, j’imagine très bien, les responsables de l’unité jeux et divertissements de France 2 en train de brainstormer sur le nom d’un nouveau jeu qui serait à la fois intello et populaire avec une touche de branchitude pour ne pas rebuter le téléspectateur. « Slam » est alors apparu comme une idée brillante, mais si quand les candidats « slament » dans le jeu, ils ne « slament » pas réellement mais tentent juste de remplir une grille de mots le plus rapidement possible sans définition, ce qui est difficile à saisir quand on ne connaît pas les règles du jeu.

5) Enquête exclusive M6
Bernard de La Villardière enquête dans chaque émission sur les coulisses glauques d’une ville ou d’un pays, qui compte forcément des putes et de la drogue, même si ça ne saute pas aux yeux immédiatement et dans ce cas là c’est encore mieux d’ailleurs. L’enquête a été exclusive une fois, au départ, quand le reportage s’intéressait à la Corée du Nord. M6 avait alors acheté à des journalistes un reportage assez intéressant mené au mépris du danger d’investiguer dans ce pays. Depuis, « enquête exclusive » aurait surtout mérité d’être rebaptisée « putes et drogue à tous les étages ».

4) Koh Lanta TF1
TF1 a adapté « survivor » et préféré baptiser l’émission du nom de la région où a eu lieu la première saison, ne se souciant pas trop de la suite. « Koh Lanta » est aujourd’hui devenue une marque alors que les saisons ne se déroulent plus jamais vraiment à « Koh Lanta » si vous me suivez bien et que cette année nous visionnons par exemple « Koh Lanta Vietnam », un peu comme si nous regardions « France Allemagne » à « Koh Lanta », dans la mesure où les habitants des lieux se seraient vengés en appelant une émission « France » et en la faisant se dérouler ensuite en Allemagne. Bref, c’est absurde et ça le devient encore plus quand des candidats comme Christophe disent des choses comme « ce n’est pas eul’ Koh Lanta de Bertrand » puisque Koh Lanta n’appartient évidemment pas à Bertrand mais bien à la Thaïlande.

3) Pékin Express M6
Même causes que le précédent point…qui est encore plus risible cependant quand « Pékin Express » se déroule, comme régulièrement, en Amérique du Sud, et même plus en Asie. Les candidats s’en moquent, ils participent à « Pékin »…Pourquoi ne pas avoir conservé le titre américain en le francisant, « la folle course » ? Certainement parce que ça aurait renvoyé à « la folle route » de Magloire et Vincent McDoom…

2) Capital M6
Deux fausses informations dans un titre, car le propos de l’émission est rarement « capital » au contraire, les marronniers sur Noël, les vacances, le bricolage et la déco ne sont guère essentiels et que « capital » renvoie à Marx, ou juste à l’économie et ne nous leurrons pas, ce programme n’a rien de réellement économique. Il faudrait le rebaptiser « vie quotidienne » au mieux.

1) Zone interdite M6
Mon chouchou de loin…. Ce nom a du être adapté aux premiers numéros de l’émission car les journalistes chargés de réaliser les sujets pénétraient réellement dans des « zones interdites » au commun des mortels mais désormais « zone interdite » s’apparente plus à « 100% Mag » qu’à « envoyé spécial ». Je vote donc pour « 100% Mag le prime » comme nouveau titre.
 

*Pour ceux qui aimeraient réaliser le Top de mes meilleurs Tops, en voici quelques uns en vrac…
Mes 50 personnages de série favoris (Mai 2007, à réactualiser donc)
Je pense qu’un retour des classements s’impose, pas vous ? Au moins pour mes personnages et séries favoris…

Pendant ce temps là à Palavas….

« Pour prolonger l’été », qui est pourtant bien loin d’être terminé à Toulouse comme en témoignent les coups de soleil, les premiers de l’été, que j’ai pris samedi au bord de la piscine, et pas du tout parce que je suis une inconditionnelle des sujets made in « zone interdite », hier soir j’ai regardé « un été à Palavas-les-flots » et j’ai su que j’avais fait le bon choix en découvrant la famille de Douai (ma ville natale) qui proférait des phrases définitives comme « les vacances à Pôlôvôs on ne pourrait pas s’en passer ». Mais, j’avoue que malgré la famille chti recomposée, l’autre tribu ardennaise et les bons copains qui finissent par ses déchirer sous le soleil, j’ai trouvé ce « zone interdite » un rien brouillon.

Pourtant, il avait tout pour plaire avec des séquences cultes d’aquagym, les animations camping – l’élection de Mister Camping où un des jeunes suivis par la caméra est le premier dauphin de l’élu et celles des Mini-Miss où la petite ardennaise échoue pour la troisième fois quand même sans même être dauphine -, les sorties en famille avec un budget serré – la fête foraine et surtout le fascinant « taureau piscine », une découverte pour moi – mais comme dans un « enquête exclusive » de bas étage, il a fallu que la caméra de M6 suive la police municipale et la gendarmerie en pleine veille active durant cet été mouvementé.
Notre Président aurait été ravi de découvrir ce documentaire qui mettait si parfaitement en valeur les talents de la gendarmerie nationale qui appréhendait tour à tour un voleur à la roulotte avec des investigations menées à l’américaine – caméras de surveillance, recherche du coupable grâce à sa plaque d’immatriculation, livrage au commissariat par la ruse, perquisition, aveux, le tout en 5 minutes à l’écran – et un dangereux pédophile qui n’était au départ qu’un quidam comme les autres mais qui s’avérait ensuite avoir un casier et être recherché, « une belle prise » pour l’adjudant Bidule.
Du fait divers au limite glauque, entre deux séquences d’aquagym, ce « zone interdite » était vraiment un peu raté et donnait l’impression que ses réalisateurs manquaient furieusement d’images.
Ils ont été quasiment sauvés par le rebondissement inattendu du sujet, aucune agression sur nos témoins, je vous rassure, qui aurait pourtant permis un genre de cross-over avec les interventions policières intercalées dans le sujet, mais un clash chez les bons copains qui partaient en vacances ensemble pour la première fois. Nous suivions donc trois garçons de l’Est dotés du délicieux accent de Norbert : le beau gosse, le type en couple qui fait style et le bon copain. Une fille se joignait au groupe sur le fil, ce qui n’a pas manqué de faire exploser l’amitié des jeunes gens. En effet, le beau gosse, certainement froissé par le rapprochement, entre son pote déjà maqué et la jolie nana, a envoyé un texto à sa copine pour « tout » lui raconter. Le lendemain, les vacances de la petite bande étaient écourtées, ce qui explique peut-être le manque d’images flagrant du sujet.

« Enquête exclusive » se consacrait par la suite aux dessous de Saint-Tropez, la ville de tous les vices, mais le « zone interdite » sur Palavas m’avait suffi.

M6, la chaîne de l’investigation de qualité

Hier soir, après avoir regardé l’adaptation un peu miteuse d’un vieux roman d’Agatha Christie sur TMC, je me suis logiquement rapatriée sur M6 pour tomber sur la fin de « Capital ». J’ai regretté d’avoir loupé la rediffusion du sujet consacré au business des soupes froides, un must du programme. Ensuite, comme chaque semaine, j’ai tenté de laisser sa chance à Bernard de La Villardière, qui consacrait un « enquête exclusive » au toit du monde. En découvrant le sommaire, je savais déjà que derrière la magie des paysages allait se cacher une sombre réalité et ça n’a pas loupé : drogue, prostitution, pauvreté,…les dessous des sommets de l’Himalaya, si bien chantés par Dorothée, ne sont guère reluisants.

Il s’agit d’une constante dans l’émission, qu’elle se déroule à Valenciennes, Limoges ou Cancun, la prostitution et la drogue assombriront forcément le tableau. C’est d’ailleurs ce que j’aime sur M6,à chaque magazine, sa ligne éditoriale qui définit l’anglage des sujets.

Ainsi, prenons un sujet lambda : la plancha, très porteuse en ce moment.

« Capital » abordera le sujet par le biais du business de la plancha, ce must de l’été développé par un petit veinard qui est désormais à la tête d’une grosse PME dynamique mais qui subit toutefois la concurrence chinoise.

« 100% Mag » parlera de son côté du boum de la plancha et y consacrera un reportage vide de sens avec témoignages à la con et recettes insipides.

Dans « Zone interdite », elle apparaîtra au moment où la famille X nombreuse, en vacances dans une maison atypique, ou propriétaire d’un gîte l’exploitera lors d’un moment convivial.

Le placement de produit sera plus complexe dans « enquête exclusive » où elle servira d’outil de torture aux trafiquants de drogue qui envahissent l’île de Ré dont les dessous sont évidemment sordides.

Pour prendre un autre exemple, tiens justement l’Ile de Ré. Dans « zone interdite », nous aurions le droit à un long reportage consacré à plusieurs familles en vacances là bas. « Capital » se consacrerait au boum de l’immobilier, au business de l’ostréiculture et aux stratégies commerciales des viticulteurs du cru. Estelle Denis nous lancerait un sujet sur « la folie de l’île de Ré » avec estivants en bicyclette et mangeurs de glace. Je conclus par mon petit préféré, « enquête exclusive » qui lui balancerait tout sur les bas fonds rhétais où les commerçants malhonnêtes servent des huîtres pas fraiches à des estivants qui cherchent des prostituées mineures avec qui se droguer, une denrée rare là bas.

Ahhhh, l’information sur M6, toujours un plaisir…

(NDLA : Vous pouvez continuer à voter pour vos secrets favoris dans le post juste en dessous. Si vous ne le faites pas, sachez que votre favori ne gagnera pas, ce qui vous minera forcément.)