Xenniale, la blogueuse volume 2

Levons immédiatement le malentendu, je déteste les catégories et les cases. Mais, bon, j’avoue que j’ai été intriguée à l’idée de potentiellement être une xenniale. Je pensais jusque-là appartenir à la Génération X, d’autant que j’avais lu le livre, ce qui me semblait être une bonne preuve que j’en étais. Mais non, a priori, je suis une X’, mais quelle prime!

Alors, j’ai décidé de commencer à recenser ce qui fait de moi un xénnie. J’étofferai probablement la liste en fonction de mon inspiration.

Voici la suite du volume 1

Mes parents m’ont offert mes premiers 45 tours – les Fabulettes d’Anne Sylvestre, quelques singles de Dorothée, des titres de Lio et de Madonna – et mon premier 33 tours, l’album de Dorothée illustrée par Cabu, que j’ai toujours dans mon étagère. Mon papa m’a acheté le maxi single CD de Mylène Farmer, Pourvu qu’elles soient douces.
J’ai emprunté des VHS et puis plus tard des dvd dans des vidéo clubs.

J’ai connu le téléphone à cadran avec le petit écouteur. C’est l’ancêtre du haut-parleur.

J’ai connu les plages horaires de couleur de France Télécom. Blanc, tarif plein pot en journée, bleu un peu moins cher le soir, et bleu marine encore plus rentable la nuit. J’ai payé des sommes dingues en téléphone pour appeler des gens dans la même ville que moi.

J’ai été équipée d’un répondeur à mini-cassettes sur lequel j’enregistrais des annonces personnalisées. J’étais toute contente en rentrant de week-end si le nombre de messages était supérieur à zéro (il faut apprendre à se contenter de peu).  Quand les gens en laissaient un, on l’entendait dans toute la pièce. Idem quand on choisissait d’appuyer sur le bouton en public, tout le monde profitait de ce que disait votre interlocuteur. Bon, en général, les personnes se répandaient sur le fait que vous n’étiez pas là et qu’elles vous laissaient un message. Mais quand même, ça faisait plaisir.

Mon meilleur ami et moi, nous avons ruiné ses grands-parents en jouant sur Minitel.

J’ai mangé du fromage Belle des champs, mais surtout du Cham-Cham-Chamois d’or. C’était insipide, mais ça ne m’a pas empêchée d’aimer le vrai fromage, adulte.

J’ai mangé des Yes, des treets et des raiders en buvant du Tang.

J’ai tellement aimé Les animaux du monde et Marylise Delagrange.

Grâce à la Trilogie du samedi, j’ai assisté aux premières diffusions télé de Buffy et Charmed.

J’ai vu se terminer Buffy, Charmed, Ally Mc Beal, Friends…

Je clique aujourd’hui sur des articles qui disent « Découvrez la fin particulièrement étonnante de tel dessin animé ou de telle série ! » Pour apprendre en général, qu’il n’a pas eu de vraie fin, comme Jayce, qui parcourt encore aujourd’hui l’univers à la recherche de son père en combattant les inépuisables Monstroplantes. Parfois, c’est plus dur : Alf a été fait prisonnier par le gouvernement, les habitants de Walnut Grove ont fait péter leur village en représailles face au progrès qui menaçait de les envahir, ou Sunnydale a été rayé de la carte…

J’ai programmé un magnétoscope grâce au ShowView. Et j’ai donc des tas d’enregistrement avec dix minutes de trop au début et un film sans fin. Bon, à l’époque, les films commençaient à 20h45 et on râlait. Si on avait su…

J’ai connu les pellicules 12, 24 et 36 poses. J’ai ressenti le petit frisson qui consistait à venir chercher les photos déposées pour développement dans une officine spécialisée. Ca coûtait un bras et les clichés étaient moches dans leur grande majorité, mais au moins on y réfléchissait à deux fois avant d’appuyer sur le déclencheur. Nous n’avions aucun scrupule avec mon meilleur ami à déposer des films contenant des photos parfois franchement compromettantes, ce qui était une riche idée, puisque à l’époque les employés de ce genre d’officines devaient bien se marrer en regardant les clichés. Anecdote absolument véridique, la dame de chez Photo Station avait expliqué en toute candeur à mon meilleure ami qu’elle me reconnaissait, car j’étais une bonne cliente, sur ses photos à lui.