Adulescente (un post sur Riverdale)

Je ne sais pas trop comment, ni pourquoi, mais j’ai décidé de regarder « Riverdale ». S’il y a une série dont je ne suis pas la cible, c’est bien celle-là. D’ailleurs, Netflix s’est bien gardé de me la recommander.

riverdale

Par quoi commencer…

L’intrigue peut-être.

Dans une petite ville américaine comme les autres, où il y a un lycée et Luke Perry devenu adulte, un adolescent est porté disparu, puis retrouvé assassiné, ce qui, selon le narrateur, va bouleverser tout le monde.

« Riverdale » compte tous les poncifs d’une série américaine pour adolescents : des lycéens populaires, des parents plus ou moins normaux, des pom-pom girls, des joueurs de football américain, une cafétéria, un jeune homme solitaire et cynique, et même le journal du lycée toujours prompt à révéler des scoops que personne n’a eu avant lui.

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Je publie uniquement cette photo pour satisfaire mon lectorat qui aime les garçons musclés.

Le souci c’est que je n’ai pas encore réussi à trancher : Faut-il prendre « Riverdale » au second degré, ce qui expliquerait que les acteurs jouent comme des patates et que les intrigues soient aussi bizarrement mauvaises, ou s’agit-il d’une vraie série avec des ambitions, auquel cas c’est vraiment mauvais ?

[Du coup, j’ai un peu enquêté (bon, j’ai tapé le nom de la série sur Google et interrogé mes contacts Facebook plus avertis que moi) et je n’ai pas trouvé de réponses réellement tranchées. Alors ok, la série est adaptée de « Archie Comics », mais comme elle n’est pas aussi volontairement caricaturale qu’un « Scream Queens » par exemple, je ne suis toujours pas réellement fixée.]

« Riverdale » me fait penser à un smoothie mélangeant dans un gros blender scénaristique « Dawson », « Les Frères Scott », « Gossip girl », « Scream », « Smallville » et « Pretty little liars ». C’est tellement caricatural, que j’attends bientôt l’apparition d’un vampire, d’un loup-garou, ou d’une sorcière.

Ce qui me fait penser que la série est une énorme blague, c’est l’étrange obsession des scénaristes pour les cheveux roux. L’intrigue démarre avec la disparition mystérieuse du jumeau roux de la reine du lycée, qui a les cheveux aussi flamboyants que son frère. Le personne principal, Archie, arbore une teinte capillaire assez étrange, orangée-cuivrée. (Là, il semblerait que les cheveux d’Archie soient roux dans la bd, donc je m’incline.)

Il y a sans doute un message derrière ça, mais je ne le perçois pas encore.

Pour le côté « Dawson », nous avons donc deux ados, hyper complices depuis l’enfance, Betty et Archie, qui se découvrent des sentiments l’un pour l’autre. Enfin, Betty, comme Joey, est amoureuse d’Archie, qui lui préfère, comme Pacey, une professeur de musique très séduisante. Bon, le souci, c’est que la prof de musique a l’air plus jeune que son élève et qu’on lui a mis des lunettes pour lui donner un côté intello, qui fait plutôt secrétaire cochonne.

Pour le côté « Scream », il y a le crime évidemment, le narrateur un peu dark qui a été l’ami du héros (la ressemblance avec Audrey est certainement purement fortuite, en plus là c’est un garçon), mais qui est aujourd’hui devenu un paria, et l’héroïne blonde à qui on donnerait le bon dieu sans confessions mais qui a un côté sombre, qui fait un peu peur (Emma donc).

Pour le côté « xoxo Gossip Girl », on mise sur Veronica et Betty, devenues V(i) et B(i) dès le troisième épisode.

Vous allez me dire : tu te moques, tu te moques, mais tu regardes.

Oui, je sais, mais c’est calibré pour me plaire, même si Netflix ne le sait pas a priori. J’ai été bercée depuis ma vieille adolescence par les séries avec des collèges, des lycéens vêtus de teddy ou de tenues de pom-pom girls, des histoires d’amour impossibles entre les héros, et oui, je l’avoue, j’aime ça. Comme en plus, cette chouette ambiance de petite ville américaine sans histoire est bouleversée par un meurtre, je veux en savoir plus sur l’identité de l’assassin.

Et puis, je sens bien qu’il y a une volonté de bien-faire et même des parti-pris intéressants. Les lycéens sont très peu connectés, les portables et les ordinateurs sont très peu présents à l’écran. A quelques détails près, la série est relativement intemporelle, ce qui me la rend bizarrement sympathique.

Bon, en vrai, j’attends de voir si B va se rendre compte qu’elle est attirée par V, et laisser tomber Archie pour la brune sulfureuse.

Pour avoir Archie, il suffit de prendre Stefan…

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..de le mélanger à Dawson…

dawson…d’ajouter un zeste d’Addison…

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et voici Archie, tada !

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Ce qu’il faut retenir de la saison 4 de Vampire diaries en 325 mots.

Bon, un mois après tout le monde et après en avoir dévoré les 10 derniers épisodes, j’ai enfin terminé « Vampire Diaries » saison 4.

On peut ajouter ça aux secrets de POC, en plus d’être téléphage, elle est fan d’une série dédiée aux  midinettes de 16,5 ans.

JE SPOILE LA SAISON DE VAMPIRE DIARIES

On ne veut pas se le cacher cette saison est loin d’être la meilleure de toutes. Encombrés de toutes leurs créatures magiques, plus ou moins immortelles, les scénaristes ne semblent plus savoir où donner de la tête. Mais le final sauve finalement beaucoup de choses. Bon, promis, je ne vais pas me lancer dans un résumé incompréhensible pour les profanes et sans intérêt pour les fans.

Ce qu’il faut retenir de la saison 4 en 325 mots.
Jeremy est mort et finalement pas. Il aurait mieux fait de décider tout de suite de ne pas mourir pour éviter à Elena de devenir Bad Elena.

En fait, non car Elena immorale est diablement sexy et beaucoup plus drôle que son « elle » normale. Elle a profité de sa petite crise pour changer de coiffure et c’est bien.
Bonnie, elle, est bien décédée ce coup-ci, mais les frontières entre la vie et la morte restent poreuses dans la série alors je ne suis pas trop inquiète pour la pire interprète du show.
Elena est restée un vampire, bien qu’il ait une « cure », oui après des siècles de recherche on a enfin trouvé le remède au vampirisme. Malheureusement, il n’y a qu’une dose et ne me demandait pas pourquoi, c’est finalement cette pauvre Katherine, le sosie d’Elena, qui l’a ingurgité.
Finalement, après de multiples atermoiements vains, Elena a choisi Damon et on lui donne raison.
Matt est toujours humain et il s’est enfin décidé à sortir avec Rebekah qui meurt d’amour pour lui depuis deux saisons.
C’est compliqué entre Caroline et Tyler, suite à un petit différend avec le susceptible Klaus. A la place de Caroline, je plaquerai le mol hybride pour me jeter dans les bras de l’Original.
D’ailleurs, Klaus et ce qui lui reste de famille est parti vivre à la Nouvelle Orléans pour un spin-off de la série qui devrait compter cinq épisodes tant il promet d’être nul.
Bon, au rayon des méchants, Klaus adouci, il fallait pire que lui. Nous avons donc trouvé le vampire original encore plus original que l’Original. Il s’appelle Silas et il est très fâché d’avoir été retenu sous terre pendant 2000 ans. On le serait à moins. Mon résumé va devenir très compliqué d’un coup, mais ce qu’il faut retenir c’est que le gentil Stefan est enfin le Doppelganger de ce type, qui du coup va prendre sa place dans la saison 5.
Ce que je retiens moi de la saison 4.
Je suis toujours fascinée par ces séries qui mettent en scène des immortels aux facultés délirantes dont le seul désir dans la vie est d’avoir son diplôme de fin d’année et de danser au bal de promo. Ensuite, en toute logique, ils enchaîneront sur la faculté en se mortifiant à l’idée de ne pas réussir leurs examens.
En même temps, je trouve ça passablement kitsch et c’est moi qui sanglote devant cette scène mémorable où les meilleurs amis du monde, tous devenus vampires en quatre saisons sauf un, s’enlacent (on ajoute ça dans ma liste de secrets inavouables).
C’est aussi pour ça que le personnage de Damon est aussi fort. C’est le seul à assumer son immoralité, tout en se laissant un peu adoucir par ses nouveaux amis.
Le petit côté « Buffy » plus ou moins assumé de la série s’affirme de plus en plus. Entre le gentil Stefan / Angel et le méchant Damon / Spike, Elena / Buffy opte pour le vilain.
Elena est de plus en plus physique. A ce titre son combat contre Katherine évoque un peu celui de Faith et Buffy dans l’épisode de l’inversion. D’ailleurs Katherina n’affirme-t-elle pas qu’Elena lui a volé sa vie ? 
Quant à Bonnie, elle campe, une certes bien pâle (sans mauvais jeu de mots), Dark Willow.

Bref, je ne boude pas mon plaisir et je revisionnerai certainement très vite cette saison 4, dont j’ai vraiment dévoré les 10 derniers épisodes.

L’embarras du choix

Hier, j’étais un peu comme cette jeune utilisatrice de Twitter, qui ne savait plus où donner de la tête entre « Teen Wolf » sur France 4, « Vampire diaries » ENFIN la saison 2 sur NT1 et « American Dad » sur NRJ12. Soudain, j’étais  totalement désarçonnée par l’offre télévisuelle proposée par ma télévision, alors que nous étions pourtant le 30 juin.

Je vous remercie de ne pas souligner que contrairement à « la jeune utilisatrice de Twitter », probablement 17 ans au compteur, j’ai 35 ans, et que je n’aurais pas dû me réjouir d’un tel afflux de séries pour « jeune » public en prime.
Il faut admirer au passage le contraste entre les chaînes « traditionnelles », qui proposaient des divertissements du samedi soir un peu datés et surtout pour toute la famille : le best-of des « Enfants de la télé », qui ne fait plus rire que moi, et encore, « le plus beau cabaret du monde »,et  un documentaire sur les seventies sur France 3, et les chaînes de la TNT qui faisaient clairement du pied aux ados.
Enfin il ne faut pas trop se leurrer, le public à qui ces séries sont destinées les a déjà téléchargées pour la plupart… Mais bel effort quand même ! Si la TNT anticipait, ça serait encore mieux.
De mon côté, comme ma nouvelle amie de Twitter, que je n’ai pas choisie de follower, faut pas souffler trop non plus, j’avais déjà vu « Vampire diaries » saison 2 en VOST depuis un an, en revanche j’étais bien tentée par « Teen Wolf » et à mon grand désarroi par « American Dad ».

J’ai essayé «  Teen Wolf », j’ai regretté « Le loup-garou du campus », ce qui m’a semblé mauvais signe. J’ai donc zappé sur « American Dad ». Je redonnerai une chance à « Teen Wolf » la tête reposée sur Pluzz, un soir de disette télévisuelle, c’est-à-dire à peu près tous les soirs de l’été sauf le lundi.
Pour ceux à qui « Le loup-garou du campus » rappellent quelque chose, c’était une série très naze diffusée à l’époque le samedi ou le mercredi matin par « KD2A ».
Je ne m’explique pas trop le choix de « American Dad », qui est pourtant un dessin animé sur lequel j’ai des sentiments partagés. Mais j’adore le personnage de l’alien qui se déguise, et dont chaque identité a un parcours étonnant.
Vers 23 heures, j’ai regardé la rediff’ de «Soda » sur W9, malgré mes 35 ans. Mais vu mon âge, j’ai fini par m’endormir devant alors que mon ordinateur taquin m’annonçait qu’il devait installer 88 mises à jour avant que je puisse l’éteindre
J’aime bien « Soda ». J’ai percuté hier que la sœur d’Adam s’appelait Eve, et je trouve que la série aurait plus sa place en remplacement de « Scènes de ménage » que l’atroce et fort mal joué « En Famille ».

Ce post qui recouvre pas mal des programmes de l’été est en fait une promesse d’essayer de poster plus, au moment où  les chaînes de télévision passent en mode vacances. Ce soir, je vous recommande, même si vous n’avez pas suivi la série, « Private Practice » saison 3 sur France 2. Le train se prend très bien en marche et Addison est vraiment un personnage extrêmement attachant. C’est aussi soap que « Grey’s anatomy » avec en plus des « cas » médicaux vraiment intéressants.

C’est tout pour le moment (j’ai honte) mais je promets justement pour cette semaine enfin un post sur la saison 6 de « Secret Story » et évidemment l’avènement de la  saison 7 du « bonheur est dans le pré ».

Fin de séries épisode 1 : Vampire diaries

L’arrivée du mois de mai signifie que les unes après les autres, les séries s’arrêtent jusqu’au mois de septembre ou pour l’éternité. Comme j’adore les fins, je suis vraiment gâtée…mais je me console en me disant que cet été, je donnerais une seconde chance (magnifique série française qui n’en a pas eu justement) à « Secret Circle » ou que je jetterai enfin un œil à « Revenge ». Cette semaine, je vais me lancer dans un cycle (ironique) « voilà c’est fini », et j’ai décidé de commencer par le meilleur…
La saison 3, et oui les amis, « Vampire diaries » a connu deux saisons supplémentaires depuis que TF1 a oublié qu’elle avait un jour programmé cette série dans le créneau horaire des « Frères Scott » ou de « Ghost whisperer » », m’a beaucoup moins enchantée que les deux premières. Mais je pardonne TOUT aux scénaristes grâce à son issue totalement mirobolante.

[Vampire diaries : Une série vraiment tout public !]

Note pour plus tard pour TF1, afin d’éviter une « Ken le survivant », ne pas se fier uniquement au nom du créateur de la série, qui est certes responsable de « Dawson » comme JJ Abrams l’était de « Felicity », dans le cas de Kevin Williamson. Il y a de bonnes chances qu’une série comptant des vampires soit violente.

[ATTENTION SPOILERS SUR LA SAISON 3 DE VAMPIRE DIARIES]

Pour résumer la saison 3 et en partie la fin de la saison 2, tout l’enjeu était pour nos amis de Mystic Falls de se débarrasser ENFIN des « Originaux ».
Je vais éviter un résumé point par point des épisodes que vous avez manqués, mais il faut savoir simplement qu’outre les fantômes, les vampires, les sorcières et les loup-garous, la ville a également reçu la visite d’un serial-killer. Je casse d’emblée le suspense. Le tueur est en fait Alaric rendu fou par sa bague à ressusciter. On ne peut pas revenir impunément à maintes reprises du monde des morts. Au final,ça vous laisse des séquelles et dans son cas une double personnalité. Le vilain Alaric est en fait un type plutôt sain d’esprit qui veut débarrasser la ville des vampires. A cause de lui, le père homosexuel, ce qui n’a strictement aucune importance, de Caroline meurt après avoir été transformé en vampire pour sa survie. Sa haine des suceurs de sang lui fait préférer mourir que d’en devenir un lui-même. Caroline rejoint donc la grande famille des orphelins de Mystice Falls.
Au rayon « je suis devenue un vampire et je suis bien embêtée », la mère de Bonnie, qui avait disparu de la vie de la jeune fille, revient pour l’aider à lutter contre les « Originaux » et y gagne de mourir et de devenir donc une mort-vivante. Tyler a, lui muté, en hybride à cause de Klaus.

Du côté des amours, Klaus, le chef des Originaux et le pire ennemi de nos amis mutants et humains, est raide dingue de Caroline, qui lui rend mal car elle préfère Tyler. La belle Rebekkah, la sœur de Klaus et l’originale au féminin, a des vues sur Matt, qui est toujours un peu amoureux d’Elena. Du coup, elle réalise un sympathique plan à trois avec Damon et Sage, une ex vampire à lui, qui a pour but comme toujours la destruction des « Originaux », et comme à chaque fois le plan échoue.
Mais la saison est surtout marquée par l’affirmation du vrai plan à trois de la série, à savoir la relation trouble qui unit Damon, Stefan et Elena. Stefan, ayant perdu à cause de Klaus toute trace d’humanité, rejette Elena puis finit, je ne saisis pas bien pourquoi, pas retrouver ses sentiments pour elle, tout en lui en voulant très peu en sachant qu’elle est tentée par son frère. Damon affirme, lui, son intérêt pour Elena quand Stefan se met sur la touche et Elena dans tout ça hésite. Elle est attirée physiquement et passionnément par Damon, mais aime Stefan, l’idiote.
Les ultimes épisodes de la saison pose donc le problème du moment, à savoir va-t-on un jour être libéré des « Originaux » ?
Leur petite maman, que Klaus a tuée jadis (comprendre les temps anciens et immémoriaux qui ont vu la transformation d’une sympathique famille de Vikings en vampires originaux) et qui est ressuscitée par la mère de Bonnie et Bonnie elle-même, a en effet décidé qu’elle voulait la peau de ses enfants contre-nature. Il est bien temps d’avoir des remords car cette dame, qui est la sorcière originelle est à l’origine de la création même du vampirisme, car elle voulait défendre ses chères têtes blondes des vilains loup-garous. Vous me suivez ?
Bref, il est très noble de vouloir réparer ses erreurs, et donc la maman des originaux, campée divinement mal par Alice Evans, dont beaucoup avait oublié jusqu’à l’existence, veut tuer ses enfants et monte des plans de buse dans ce sens qui échouent les uns après les autres. Son ultime recours est la transformation d’Alaric en Super Tueur de Vampire. Elle l’équipe d’un ultime pieu en chêne blanc, entre deux on a remis la main sur l’arbre, invincible grâce à la bague qui protégeait jusque là le prof d’histoire. C’est donc armé d’un bout de bâton recouvert d’allu, les accessoiristes ont oublié de se fouler sur ce coup là, qu’Alaric tente de s’attaquer aux originaux.

On croit un instant qu’il a tué Klaus, mais en fait non, car, et là ça se complique, on a découvert entre deux que la mort d’un Original tuait la lignée des vampires qu’il avait créée, et du coup personne n’a intérêt à ce que Klaus ne décède puisqu’il engendré Damon, Stefan et donc la mère de Bonnie. Comme Bonnie ne veut pas que sa mère meure, elle a transféré Klaus dans le corps de Tyler, qui lui du coup est bien mort.
Voilà, point d’étape, Tyler est mort. Mais comme Klaus a récupéré son corps, l’acteur conserve une présence physique dans la série, qui me paraît hasardeuse tant il joue comme une patate.
Autre mort, Finn, l’un des Originaux, qui est le seul à avoir été abattu alors qu’il était le moins hostile de la bande. C’est grâce à son décès que la petite bande a saisi que la mort d’un original entraînait la disparition de tous ceux qu’il avait engendrés.
Pendant ce temps-là suite à un concours de circonstance imbécile, Elena trouve la mort, elle va bientôt égaler le record de Buffy, mais comme du sang de vampire coulait dans son organisme, ne me demandez surtout pas pourquoi (vous pouvez, mais si je vous réponds, ce post ne sera jamais fini), elle risque de revenir vampire pour la saison 4. Oups…
Entre deux, elle a choisi Stefan comme amoureux parce qu’elle l’a vu en premier au grand désespoir de Damon, qui se remémore sa première rencontre avec la jeune fille…juste avant l’accident de ses parents.Il l’avait alors confondue avec Katherine et badiné avec elle. Il l’a donc connue avant son frère pour ceux qui n’avaient pas saisi. Au delà de la transformation d’Elena et tous les rebondissements délirants de la série, ces images sont de loin les plus belles et le rebondissement le plus fort aperçu depuis longtemps dans une série. Je m’incline devant les créateurs et scénaristes de « Vampire diaries ». 
Oui, vous avez bien lu : Elena est devenue un vampire à son tour…

Prisonnière d’Alcatraz

J’ai déjà évoqué le sujet sur le Plus, mais je pense que la nouvelle série de JJ Abrams mérite bien que j’en remette une couche sur les pages roses, quitte à « cliver » un peu.
Pour la première fois dans la saison 2011/2012 de séries, j’ai du mal à patienter d’une semaine sur l’autre pour retrouver un épisode de « Alcatraz ».

La dernière série qui m’avait fait cet effet était « Vampire diaries », certes à retardement car j’avais du passer au préalable par la case TF1 pour devenir fan (depuis la chaîne a oublié apparemment qu’elle avait un jour proposé cette série à l’antenne, ou plus probablement elle s’est rendue compte que cette fiction quand même un peu violente n’aurait jamais du avoir sa place à 16h30 le samedi après-midi et du coup elle l’a rangée précieusement dans la cave magique des bonnes séries qu’on verra un jour débarquer l’air de rien sur la TNT).

J’avais lu ici et là que ce n’était pas terrible cette nouvelle série de JJ ( je l’appelle JJ, sans savoir ce que ces J signifient) , j’ai donc regardé le pilote quasiment à contre cœur et après l’avoir visionné, il a fallu que je regarde le deuxième épisode que j’avais déjà, ça tombait bien, et si ma femme ne m’avait pas arrêtée, je me serais enfilée dans la foulée le troisième, tellement j’ai accroché. Aujourd’hui, en suivant le rythme de diffusion américain, j’en suis au sixième et toujours aussi désireuse d’en voir plus, et je m’en fous, des esprits chagrins qui invoquent « Lost » pour me dire déjà que je ne saurais jamais, ou qui trouvent ça répétitif, violent et un peu naze, moi j’aime…

Comme l’a dit ma femme, qui n’a rien à envier à Maître Yoda parfois, « ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage ».

Je suis partie en voyage avec JJ et je n’ai pas hâte que le trajet se termine…

Vous allez me dire que tout cet enthousiasme est absolument magnifique, je vous l’accorde, mais que vous aimeriez en savoir plus sur cette série qui me transporte (décidément je file la métaphore).

En 1963, la prison d’Alcatraz, devenue inutilement onéreuse, a été évacuée de ses prisonniers, les détenus les plus terribles que comptaient l’Amérique à ce moment là, sauf qu’ils n’ont jamais été transférés, ils ont juste disparu, corps et biens, (comme ça pouf) avec leurs gardiens. En 2012, un par un (c’est mieux pour l’intrigue), ils reviennent et leur folie sanguinaire n’est pas éteinte.

Un homme, qui était en relation avec « The Rock » à l’époque, attend la réapparition de ces hommes depuis 1963, le mystérieux Hauser. Bien malgré lui, il va se faire aider par Rebecca, une super fliquette blonde dont l’oncle était gardien à Alcatraz et le grand père détenu dans la prison. Elle apprend d’ailleurs dans le premier épisode que son papy n’était pas un gardien, mais un prisonnier, et qu’il a lui-aussi disparu en 1963. Réapparu en 2012, il a tué son coéquipier. Hasard ou coïncidence ? Voilà déjà une première question… En tout cas, ce personnage joue un rôle clé dans les disparitions a priori. 

Dans sa tâche épineuse, retrouver les disparus d’Alcatraz revenus en 2012, Rebecca se fait aider par Soto, un multi thésards passionné par la prison, qui a écrit tous les ouvrages de référence sur le sujet, et qui tient accessoirement un magasin de comics. Soto, le geek ultime, est campé par le merveilleux Jorge Garcia, Hurley dans « Lost ». Là, j’avoue, que je bave d’admiration devant le génie de JJ Abrams, qui est allé chercher le personnage le plus sympathique de sa série culte, et qui a réussi à le recycler admirablement. Soto apporte la touche de second degré absolument vitale pour rendre « Alcatraz » supportable.

A chaque épisode, un prisonnier, ou un gardien (dans le cas du cinquième), réapparaît en 2012. Grâce au forfait qu’il commet immédiatement, les supers équipes en quête des méchants de 1963 sont alertées et partent aussitôt en chasse pour lui remettre la main dessus. Pour les aider dans cette tâche, ils ont les archives de l’époque et la connaissance encyclopédique de Soto sur le sujet.

Une fois le prisonnier appréhendé, il est placé dans une prison haute sécurité souterraine. JJ aime bien les choses souterraines.

Autre élément clé, comme dans « Lost », la série se décline sur deux époques : 1963 et aujourd’hui. Les deux réalités se rejoignent quasiment dans la résolution du cas.

Curieusement, en 1963, comme en 2012, un mystérieux médecin indien, campé par Parminder Negra (Neela de « Urgences), occupe la prison.

Bon, évidemment, je suis très enthousiaste mais la série a quelques menus défauts. Je me demande par exemple, si le concept d’un épisode / un détenu peut tenir très longtemps sans lasser. Avec 300 vilains, JJ a certes de la matière, mais il va falloir qu’il apprenne à se renouveler. Pour le moment, les épisodes sont toujours construits de la même façon : l’évadé frappe, on l’identifie très vite, et hop on se met à sa recherche. L’autre gros défaut de la série est lié à celui-là, les épisodes donnent parfois l’impression d’être un peu bâclés.

Quant aux questions en suspens, comme je l’indiquais en introduction, je me suis résolue à l’idée que les réponses soient accessoires. Dans l’épisode 6, Rebecca invite Soto à fournir au dernier réapparu en date l’une des cinquante explications qu’il a sur le phénomène, je trouve le clin d’œil aux losties assez savoureux, je l’avoue….

Vampire diaries la reprise…

L’avantage de suivre les séries américaines en temps réel, grâce à la complicité de sa cousine du Minnesota, c’est qu’on se rend compte que le fait qu’il se passe tout d’un coup un truc majeur vers l’épisode 10, ce que la diffusion par TF1 ou M6 de deux ou trois épisodes par soirée ne rend pas très légitime, s’explique par l’interruption pour quasiment deux mois de la diffusion de cette série Outre-Atlantique. Il faut donc donner envie aux téléspectateurs d’y revenir après la coupure des vacances de Noël.
Du coup, je comprends mieux pourquoi dans la saison 1 de « Vampire diaries », j’avais pensé que l’épisode 13 ou 14 était carrément la fin de la saison.

Ces interruptions rendent dingue et la reprise prend donc une importance quasiment démesurée dans la vie d’un fan de série. Mais voilà parfois, l’attente est telle, que la déception, certes légère, est très perceptible quand la série revient.

[ATTENTION JE GACHE (EN VF) LA SAISON 3 DE VAMPIRE DIARIES DANS LES LIGNES QUI SUIVENT. MERCI DE LES ZAPPER SI VOUS SOUHAITEZ CONSERVER UN SEMBLANT DE SUSPENSE SUR CE QUI VA SE DEROULER SI UN JOUR TF1 REPROGRAMME LA SERIE.]
[Une image hors sujet pour illustrer mon post sur Facebook. Attention, la prochaine sera très révélatrice…]

Je n’avais pourtant pas trouvé le mini-cliffhanger de « Vampire diaries » détonnant, au point que je l’avais totalement zappé hier en reprenant le cours logique de la série, mais pour la première fois en trois saisons de cette excellente série, j’ai ressenti une pointe de déception en découvrant un nouvel épisode.

Je l’avoue, je fatigue à l’idée qu’Elena et tous ses amis vivent sous la menace permanente d’une hybride totalement lunatique (dans le sens du faux ami anglais également d’ailleurs) et immortel. Avant la coupure, le nouveau « Scooby-gang » avait entrepris de mettre un terme une fois pour toute à sa carrière de super méchant. Mais leur plan tordu avait échoué à cause de Stefan (l’ex monstre gentil) qui avait, contre toute attente, sauvé la vie de son camarade de jeu, anéantissant ainsi les espoirs d’Elena et de ses proches de revivre un jour tranquillement et ceux des téléspectateurs de voir les scénaristes passer ENFIN à autre chose. J’avoue qu’une saison et demi sur les originaux et les hybrides, ça finit par faire beaucoup surtout pour une série qui était perpétuellement en capacité de se renouveler. 

Elena se réveille donc avec la boule au ventre : et si aujourd’hui je mourrais ? Alors que bon, à l’image de Buffy, elle est déjà décédée une fois et qu’elle a du manquer de trépasser 451 fois depuis le premier épisode de « Vampire diaries ». Pour ne rien arranger, Klaus est de retour en ville. Il faut dire qu’il en veut à son ex acolyte, Stefan, qui lui a volé toute sa famille, un larcin rendu possible par le fait que Klaus promène les siens dans des cercueils grâce à un semi-remorque. Elena, de son côté, est fâchée, je vous le rappelle, contre Stefan, car il l’a empêchée de régler son compte à Klaus et que la seule personne susceptible de tuer l’hybride immortel, son père (le super originel), est également morte à cette occasion. A priori, Klaus est donc devenu définitivement immortel et la survie d’Elena n’est pas la seule chose menacée en ce bas monde. En effet, nous pourrions tous y rester. D’ailleurs, les projets de Klaus sont assez flous…
Où en étais-je ?

Klaus est fâché, et quand Klaus être fâché, lui toujours s’en prendre à Elena. Enfin, pas à elle directement dans le cas présent, mais à son frère Jer(emy), qui déprime pour changer. Étonnant d’ailleurs que le jeune homme qui a successivement perdu ses deux parents, ses deux petites amies, son oncle, sa tante, qui voit des gens qui sont morts, et dont la sœur est perpétuellement menacée de mort soit encore là pour qu’on se fasse du souci pour lui. Klaus, bon prince, décide de l’aider à aller mieux en l’hypnotisant pour qu’il se jette sous les roues d’un bolide lancé à toute allure par l’un de ses cruels hybrides. Le jeune homme échappe de peu à la mort et Elena prend conscience que Klaus est toujours un problème. Elle décide donc de demander à Stefan de lui rendre sa famille. Mais il refuse sous un prétexte fallacieux. En fait, il pense surtout pouvoir ENFIN éliminer l’hybride immortel, qu’il ne l’est peut-être plus donc, grâce aux cercueils qu’il possède désormais. Dans cette tâche, il entend être aidé par Bonnie, la sorcière, qui est capable de discuter avec les jeteuses de sorts originelles.

Pratique, Elena s’arrange finalement avec Klaus. Elle lui rend sa sœur qu’elle détient, ça tombe bien, en échange de la vie de Jeremy. Damon hypnotise le gamin pour qu’il quitte la série. L’acteur dépité s’en va donc sur ses deux jambes mais reviendra certainement. Pour arranger son cas, Jeremy avait égorgé un hybride quelques minutes avant.

Mais bon cet épisode de reprise aura surtout marqué le grand public, non pas grâce au fait qu’il y ait éventuellement un biais pour tuer Klaus, mais parce que ça y est Damon a osé embrasser Elena, sans l’hypnotiser ou se tromper de fille. M’étonnerait que Katherine, absente de cet épisode d’ailleurs, n’ait pris sa place subrepticement. Est-ce le début d’une histoire entre les deux membres du couple maudit ? Je ne pense pas, car ils seront vite rattrapés par la culpabilité, mais ça fait plaisir aux fans.

A noter que si Tyler était dans cet épisode dans l’excellent rôle de l’hybride monolithique aux ordres de son Créateur, Caroline en était absente et que Stefan y était finalement peu présent.

Je sais que ce post intéressera peu d’entre vous, mais j’aimerais que ceux qui suivent me donnent leur opinion sur la qualité de cet épisode. Suis-je trop exigeante ou marquait-il le pas ? Ca serait gentil de le faire ici et sur Facebook si vous êtes sur les deux. Merci d’avance…

De Dracula à Twillight : Entretien avec une spécialiste des vampires

A 34 ans, je me demandais pourquoi j’étais aussi accro à « Vampire diaries » et pourquoi je gardais un souvenir ému du « Dracula » de Coppola, sorti en salle il y a vingt ans, qui m’avait poussée à l’époque à me plonger dans le bouquin de Bram Stoker. Marjolaine Boutet, historienne spécialisée en histoire contemporaine, et qui s’intéresse plus largement aux séries et à la fameuse culture populaire, vient de sortir un livre dans la collection « culture pop » de l’éditeur Ellipses sur cette thématique. « Fan de Buffy et grande lectrice d’Anne Rice, j’avais très envie de me pencher sur cette thématique et d’apporter une réponse à la question qui hante pas mal de monde : pourquoi les vampires continuent-ils de fasciner ? » En plus de 200 pages, en abordant les origines du mythe et toutes les questions que l’on n’a jamais osé se poser sur les vampires, Marjolaine Boutet apporte un début de réponse et en voici quelques unes en exclusivité pour mon blog à moi.
Qu’est ce qu’un vampire ?
« A minima, un vampire peut être défini comme une créature surnaturelle, un être humain décédé qui revient parmi les vivants et jouit de l’immortalité à condition de boire du sang. A la différence d’autres créatures fantastiques (fantômes, loups-garous, zombies ou démons), le vampire peut se comporter comme un être humain et se souvient de sa condition de mortel. Du fait de cette unique ‘double appartenance’, à la fois vivant et mort, puissant et contraint, le vampire peut être tout ce que nous sommes, tout en nous rappelant constamment tout ce que nous ne sommes pas. »
De « Dracula » à « Twillight »
« Twillight est l’exact équivalent aujourd’hui de ce qu’était Dracula à la fin du XIXème siècle. Le livre de Bram Stoker parle de sexe à une époque où on ne pouvait pas en parler, à l’inverse la saga de Stephenie Meyer évoque la chasteté à un moment où on ne peut pas le faire, même s’il y a une vraie forme d’érotisme dans Twillight. »

Du féminisme dans les séries télés avec des vampires
« Une scène m’a marquée dans la première saison de Vampire Diaries : Elena, Bonnie, et Caroline s’unissent pour sortir Stefan d’un puits où il est coincé. Bella ne ferait jamais ça dans Twillight. Dans la série, Elena est toujours responsable de ses choix, y compris dans le triangle amoureux qu’elle forme avec Stefan et Damon,son frère. Plus globalement, les filles – Bonnie, Caroline et Elena – contrôlent toutes les relations amoureuses et choisissent quand elles démarrent, mais aussi quand elles s’arrêtent. »
Les vampires et la peur
« Aujourd’hui, les histoires de vampires ne font plus peur, il s’agit au contraire en majorité d’histoires d’amour. Pourtant, à la base, le vampire était un prédateur sexuel et sa morsure s’apparentait à un viol qui pouvait même s’accompagner d’un meurtre. Aujourd’hui, même Kamel Ouali adapte Dracula pour en faire une histoire sentimentale. »
« Mais ces histoires unissent généralement un vampire masculin et une jeune femme mortelle, et jamais l’inverse. Les femmes vampires continuent de faire peur. »
Les références
« La plupart des histoires de vampires récentes (que ce soit sous forme de livres, de films ou de séries télévisées) joue avec les codes et les mythes établis, avec les références incontournables que sont le roman de Bram Stoker, les films de la Hammer ou bien encore l’univers d’Anne Rice, se citent les uns, les autres, augmentant le plaisir du lecteur / spectateur en créant une connivence au sein d’un univers conscient de lui-même. »
Buffy ?
« Buffy ne parle pas de vampires, mais du passage à l’âge adulte et de la façon dont on devient une femme. Je recommande cependant chaudement la série, notamment pour le premier épisode de la saison cinq de la série, qui invite Dracula à Sunnydale. L’intégralité de cet épisode est en effet un hommage aux films de la Hammer.»
« Vampires Diaries »
« C’est une super série, encore plus intéressante si on maîtrise bien toutes les références aux histoires de vampires, un peu comme Dawson, qui était une série pour les cinéphiles. Il y a notamment des jeux avec Twillight, les films de la Hammer, la mythologie des loups-garous, des fantômes…»
Des livres
« Je conseille les trois premiers romans d’Anne Rice d’autant qu’ils sont très précurseurs notamment sur la thématique de l’homosexualité. En outre, plus que Dracula, je recommande l’ouvrage de Sheridan Le Fanu Carmilla. »
Ce qu’il faut retenir sur les vampires
« Le fait qu’il n’y ait pas de règles explique la richesse du mythe et le nombre d’histoires de vampires qui existent. Tu peux faire ce que tu veux d’un vampire : il peut être immortel ou au contraire vulnérable. La seule condition préalable est d’avoir franchi la barrière de la mort. »
Si vous voulez en savoir plus sur la fascinante Comtesse Elizabeth Bathory, qui n’a rien à envier au terrible Vlad « Dracul » surnommé « l’Empaleur», sur les vampires et l’homosexualité, le féminisme, l’histoire…bref tout simplement si vous vous intéressez aux vampires, je vous recommande l’ouvrage de Marjolaine Boutet.