Un trésor dans votre télévision

J’ai atteint le point de non retour, où les aventures de La Famille Formidable deviennent parfaitement insupportables. Il se situe très exactement à la saison 7. Pour des raisons qui m’échappent, et si quelqu’un a une explication je suis preneuse, TVBreizh a zappé la saison 6 et il me semble qu’elle n’est jamais, ou très rarement, rediffusée. Quel sombre secret cache-t-elle ? Je suis quasi tentée d’acheter le dvd, même si je crois qu’elle n’est pas meilleure que la sept.

La sept compte ce formidable moment digne d’un épisode de Dark, où Manon la petite dernière de la famille (qui ne s’appelait pas en saison 2, puis Mélanie en saison 3) couche avec sa nièce (Marie, la fille d’Audrey) et son futur mari Jean-Philippe. Les puristes constateront qu’il ne s’agit que d’un demi-inceste, puisque si Audrey est la fille de Catherine, Jacques n’est pas son père. N’empêche que ça retourne la famille et pousse les grands-parents à s’exiler dans l’Yonne.

Au moins dans Dark, ils ne savaient pas…

D’ailleurs, cette péripétie m’amène à reconsidérer mon projet des cross-over de l’impossible : deux séries qui n’ont presque rien en commun et qu’on fait se télescoper. Typiquement, des voyages dans le temps dans une Famille Formidable qui permettraient de découvrir que Jacques est en fait le fils de Frédérique.

Bref…

Comme Une Famille Formidable me fatigue, je me suis repliée sur Oak Island sur C8.
Cette formidable émission traduite à la bouche de l’américain met en scène des chasseurs de trésors sur une île marécageuse dégueulasse du Canada.

Les (riches) explorateurs sont en quête de doublons cachés par des pirates, mais aussi, en vrac, du trésor des Templiers, du Graal ou de l’Arche d’alliance qui auraient été planqués au Canada parce que c’est parfaitement logique. Des gens les confortent d’ailleurs régulièrement dans cette opinion, sur la seule base de leur conviction profonde. Il faudrait peut-être vérifier si la Chouette d’or n’est pas planquée là bas non plus.

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Ma première boîte de @Playmobil

Ils mènent donc des fouilles dangereuses et compliquées dans un environnement carrément hostile. Comme les Platistes de Netflix, rien ne les arrête. S’ils remontent une souche du magma boueux, ils sont super heureux car une souche n’a rien à faire là.  Ca me semble frappé du bon sens. Une pierre à la forme vaguement bizarre devient un indice concluant.

Je me moque un peu, mais je les admire vraiment. Quand j’étais petite, j’étais persuadée que la plaque d’égout de mon jardin renfermait un trésor. Je me suis ensuite intéressée aux blockhaus qui environnaient ma maison de vacances à la recherche de mystérieux tunnels les reliant. J’ai miraculeusement survécu au tétanos et aux chutes dans des puits pas rebouchés à l’époque. Et puis, j’ai perdu la foi ! Eux, non !

Je leur conseillerais bien de regarder les fumeux documentaires de RMC Découverte sur la France Mystérieuse, parce que selon eux le trésor des Templiers / Cathares ou le Graal sont plutôt dans l’Aude. Nos chasseurs de trésor nord-américains s’y sont d’ailleurs rendus pour quelqu’un leur affirme qu’à n’en pas douter toutes ces merveilles étaient bien sur leur île. La boucle est bouclée. Et je sais que j’aurai l’air bien con quand ils finiront pas remonter un truc vraiment précieux.

 

 

 

Mon été devant la télé !

Avertissement ! Ce post est réservé à un public de téléphages avertis. Les journées télé de cette femme pourraient effarer les autres !

Cet été, pour des raisons principalement logistiques et laborieuses, mes vacances seront essentiellement toulousaines. Je m’occupe donc en travaillant un petit peu, en essayant de maintenir 30° de moyenne dans mon appartement (ce qui est vraiment mieux que 35°, ce qu’on réalise à 35° justement), en regardant des séries sur Netflix, en lisant un peu quand même, mais surtout en regardant la télévision. Je commande aussi des choses sur Internet et parfois je sors acheter des fruits.

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La photo est à la fois hors et dans le sujet !

Voilà ma journée télé type !

Réveil entre 6h32 et 9h30 en fonction de la température !
Je sirote mon café au lait devant TV Breizh. Je suis la téléspectatrice, que dis-je la ménagère de moins de cinquante ans, qui regarde TV Breizh. Mais j’ai une bonne raison pour cela, la chaîne (re)diffuse Une famille formidable depuis sa première saison. Nous en sommes à la cinquième déjà. J’attends de passer le cap épineux du moment où la série est devenue irregardable. Pour le moment, ça tient plutôt la route et j’arrive encore à avoir de l’empathie pour les Beaumont dans leur globalité.
Je suis au niveau Beaumont + 10 et au stade où je pourrai écrire des fanfics de la série en faisant réintervenir des personnages improbables qui ont disparu de la smala au fur et à mesure des saisons.
Je prévois ainsi d’écrire sur la relation homo entre Nicolas et son vieux pote Alexis, qui a fait son coming-out lors de la première apparition de la famille sur TF1, ce qui devait être presque culotté à l’époque.

Vers 11 heures, j’alterne C8 et NT1.
Sur C8, il y a une sympathique émission estivale sur des enfants qui ont tué des gens (parents, profs, amis, inconnus…). Je ne m’interroge évidemment pas sur la pertinence de la diffusion d’un tel programme en fin de matinée. Ca aurait été tellement super à l’heure du goûter, mais les plus petits se régalent devant Maigret à ce moment-là… Quand j’en ai marre ou que la pub tombe, je me replie sur NT1 et sa sympathique famille de créationnistes qui ont 19 enfants et qui véhiculent des messages édifiants sur l’absence de sexe avant le mariage ou le rôle de la femme. En général, je (re)zappe en vociférant vers les enfants tueurs.

14 heures, j’échoue devant Faustine.
C’est l’heure du pic de chaleur de la journée alors je suis toute excusée. France 2 nous fait revivre les meilleurs moments de l’émission de Faustine Bollaert. Et là, comme j’ai 68 ans, je me munis de mon mouchoir et je me prépare à pleurer. Faustine est un peu comme un Jacques Pradel bienveillant. Des gens lui confient qu’ils n’ont jamais revu leur amour de jeunesse, leur soeur cachée ou leur père disparu parce qu’ils habitent à 30 km l’un de l’autre et là magie de la télé, après avoir bien insisté sur le fait qu’ils ne se sont JAMAIS vus ou plus depuis TRENTE ANS, elle fait entrer la personne sur le plateau. L’animatrice a les larmes aux yeux, je suis liquide. Parfois, quand le sujet ne s’y prête pas, on revoit juste des images touchantes ou un témoignage tire-larmes.

15 heures, je tombe dans le coma devant le Tour de France.
C’est là que j’ai le plus honte de moi. Je revis mes jeunes années chez mes grands-parents dans les Alpes quand il faisait trop chaud pour sortir et que je regardais le Tour avec ma Mamie en espérant que ça se termine à temps pour voir quelques miettes de Giga. Là je n’attends plus rien, je me passionne pour le cyclisme. Bon, en général, je me passionne surtout pour Tetris sur ma Switch. Je pense passer pro avant la fin de l’année.

18h30, je regarde N’oubliez pas les paroles.
Typiquement le programme que je ne regarde pas de l’année, mais en l’absence des talks, le jeu de Nagui me fait patienter jusqu’à mon programme de la journée !

19h10, c’est l’heure de Demain nous appartient.
J’ai résisté à Plus belle la vie, mais je suis tombée dans Demain nous appartient. Je n’avais vu que des bribes d’épisodes et l’arc Bernard Menez / Véronique Jeannot m’a rendue accro. Bon, Pause café est devenue passablement réac et il faut que je compose avec ça. Je pense que sa carrière dans l’éducation nationale l’a rendue amère, alors je lui pardonne. Ce n’est pas long, ce n’est pas prenant et ça passe bien. Si vous avez une nature addictive, fuyez ! Il faudra voir si cette passion survit à l’été.

20h30, deuxième moment fort de ma journée.
J’adore En famille. Je me suis attachée aux Le Kervelec bien plus que de raison. Vous pouvez en dire tout le mal que vous voulez, je trouve que les scénaristes ont été malins de jouer la carte du saut dans le temps. L’évolution des personnages est cohérente, le côté feuilletonnant marche bien et les acteurs sont bons. Le fait que Chloé affirme sa bisexualité en fantasmant sur une copine de fac n’est que la cerise sur le gâteau. Ca ne casse certainement pas trois pattes à un canard, mais ça me va bien.

Je rassure les âmes sensibles, je ne suis pas ce programme à la lettre chaque jour (si, si en fait). Je vous ferai les primes dans un second temps…

 

Une finale formidable pour le meilleur pâtissier

Plutôt qu’en faire deux billets, je vais vous faire une synthèse de ma semaine télé, marquée par deux temps forts.

Le retour d’une Famille formidable sur TF1

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Je regarde la série depuis son démarrage, et j’ai même acheté les dvd des trois premières saisons, qui restent à mes yeux les meilleures. Il m’est donc quasi impossible de lâcher les Beaumont. A l’inverse si je sens que si les aventures des Lepic et des Bouley sont aussi mauvaises dans la saison à venir que pour la précédente, je n’hésiterais pas à jeter ces deux familles aux oubliettes.

Nous avions donc laissé Jacques et Catherine en pleine installation au Portugal après une énième crise de leur couple. Frédérique venait d’avoir un accident de scooter et de perdre l’usage de ses jambes. Jérémy, fou de jalousie, s’était fait larguer par sa très jolie amoureuse. Seule éclaircie dans ce tableau bien sombre, la perspective de l’ouverture d’un food-truck, un nouvel espoir pour Jacques, qui ne prendra jamais sa retraite.

Tout commence le mieux du monde sous le soleil de Lisbonne. Le nouveau projet de restauration rapide cartonne et Reine est sur le point d’épouser on nouvel amoureux portugais. Mais, on sent bien pourtant que son bonheur va être de courte durée. Une petite douleur au dos se transforme en cancer du pancréas métastasé au foie, ce qui plombe un peu l’ambiance et l’épisode.

Les aventures de Jacques et de Julien font un peu tache à côté de ce rebondissement morbide.

Après la disparition de Richard, voir partir Reine serait un énorme coup dur pour la série. La semaine prochaine, on nous promet des miracles à La Réunion, mais je sens que cette saison ne va pas être la plus drôle de la série.

Voilà pour les faits, en dehors de ça, on sent bien que depuis quelques saisons (au moins neuf), les Beaumont n’ont plus grand chose à nous raconter. Le clan s’est agrandi, et on prend plaisir à revoir tout le monde, mais bon comme dans les vraies retrouvailles familiales, au bout de cinq minutes, on n’a plus grand chose à se dire.

« La famille formidable » tourne en rond. Jacques s’ennuie et nous ennuie. Une constante dans la série, mais il va falloir dépasser ça un jour. La complicité entre Julien et lui ne fonctionne pas autant que celle qui existait avec Richard.

Reine est parfaite dans le choc et la tristesse, Catherine également. La scène où elle apprend à son amie qu’elle est condamnée est magnifique. Mais bon, ça ne rattrape pas tout.

On s’en fiche un peu que la fille de Julien et Audrey divorce de sa copine hystéro. En plus, ça me saoule qu’une nana réputée lesbienne aille coucher avec le cousin de sa copine pour lui nuire.

Le nouveau pétage de plomb d’Audrey n’était pas vraiment nécessaire. Depuis le temps, on sait que les scénaristes la détestent autant que sa famille.

Mais voilà, par habitude plus qu’autre chose, je serai devant mon écran la semaine prochaine en espérant que Reine s’en sorte finalement.

Et quand j’aurai deux minutes je dresserai l’arbre généalogique des Beaumont pour rigoler un peu.

La finale du Meilleur pâtissier

Mercotte

J’ai été un peu injuste dans mon précédent billet sur les candidats de cette saison, car la finale féminine s’est avérée super chouette. Comme je l’avais prévu, Chelsea l’a emporté face à Lila, la diététicienne qui a un peu pris pendant le concours (non?), Mélanie, la sympathique Belge, et Sandrine.

Lila, qui n’avait absolument pas été sanctionnée pour son baba au rhum non alcoolisé, a été, en revanche, classée hors-sujet pour son Opéra revisité. Je pense qu’il va falloir revoir complètement cette épreuve, où les candidats doivent repenser les gâteaux sans les changer finalement, parce qu’elle embrouille tout le monde.

Les candidats ont ensuite plutôt brillé sur le gâteau de la mort de Mercotte, une spécialité hongroise la Dobos Torta, inutilement compliquée et a priori pas très bonne. Là encore, il va falloir trouver autre chose à l’avenir, car on sent bien que l’imagination de l’implacable pâtissière atteint ses limites.

J’ai été touchée de voir les quatre filles fondre (de circonstance avant de cuisiner du chocolat) en larmes en voyant apparaître leur idole…Pierre Hermé. Elles se sont ensuite bien battues avec leur chocolat.

Finalement, c’est Chelsea qui l’a logiquement emporté pour sa régularité sur la saison, j’imagine.

Modern family

Sur l’échelle de « 10% », les dernières saisons de « Une famille formidable » décroche clairement à peine un 1. Mais bon, je ne suis qu’indulgence pour cette série que je suis depuis la nuit des temps et pour ceux qui ne le sauraient pas, ma mère est le sosie d’Annie Duperey, donc même si les intrigues sont plus que tirées par les cheveux je reste fidèle à la série de TF1.

Pourtant, les Beaumont me mettent régulièrement à l’épreuve. Il y a une chose que j’ai vraiment du mal à saisir depuis quelques temps, c’est leur localisation géographique. Ils ont quitté Paris à une époque pour (déjà) retomber sur des ancêtres de Jacques vers ce qui me semblait être le Bordelais. Ils l’ont quitté ensuite pour un genre de Bourgogne ou quelque chose du style. Cette saison, ils se sont implantés à Strasbourg abandonnant le village où Catherine avait trouvé un amant, du boulot, et une place d’adjointe au maire.
Enfin, je comprends qu’ils aient quitté ce village qui bouge comme l’île de « Lost » et qui est presque aussi difficile à localiser sur une carte. Quant aux vignes de Fred et au resto de Nouredine, ils ont bougé au même rythme que le reste.

Mais il faut bien reconnaître aux scénaristes le mérite de savoir renouveler les intrigues de la série et tant pis pour la vraisemblance.
La saison a démarré par un énorme coup de tonnerre : Manon, la dernière fille de Jacques et Catherine, et jumelle de Jérémy, a accouché d’une petite fille….noire, alors que son mari est aussi blanc qu’elle. Après avoir suspecté que le papa était un guerrier Maasaï  rencontré lors d’une mission humanitaire, la famille a finalement appris avec joie qu’il s’agissait d’une plaisanterie génétique et que l’un des ancêtres Beaumont était noir. Cette révélation a été rendue possible par l’opacité des origines de Jacques. Daniel Gélin avait joué, il y a fort longtemps, le père indigne qui l’avait abandonné, enfant, et dont le patriarche Beaumont ne savait rien.
Nous avions déjà eu José, le fils caché de Jacques, et la nouvelle famille portugaise de Catherine dont le père n’était finalement pas le père, cette année, on nous sort la branche réunionnaise de la famille Beaumont.

Cette nouvelle saison devrait nous réserver d’autres surprises avec notamment un retour en force du Balang-Balang, le pays imaginaire, qui n’a rien à envier à la Palombie ou à la Syldavie, où le petit-fils de Reine, la grande amie de Catherine et ex maîtresse de Nicolas, a été adopté. D’ailleurs, les scénaristes ont semble-t-il oublié que Reine perdait un peu la tête suite à son AVC déclenché par la mort prématurée de son fils, le très perturbé Sébastien. Je reste persuadé d’ailleurs que Sébastien n’est pas vraiment décédé, même si c’est moche d’être dans le déni.

Je ne sais pas si cette saison, bien que pas géniale, est moins pire que les précédentes où si je suis indulgente parce qu’après tout « Une famille formidable » a eu de grandes saisons notamment avec le regretté Philippe Khorsand. Il se peut aussi que j’ai juste besoin de me détendre en ce moment quand je regarde la télévision et que la série de TF1 remplisse bien cette mission.

L’épisode où la famille redevient formidable

Lundi dernier, j’avais tenté de me mettre à la nouvelle saison d’Une famille formidable. Et puis, mal lunée ou tout simplement parce que le résultat n’était pas  à la hauteur de mes attentes, je m’étais rapatriée dans les jupons de Golgotte, la juge impitoyable du « Meilleur pâtissier » de M6. Et puis, en lisant Twitter, je me suis dit qu’il y avait peut-être du bon à retrouver les Beaumont.

J’ignore si j’étais de particulièrement de bonne humeur hier, ce qui est possible car j’ai presque trouvé le dixième épisode de la saison 9 de « How I met your mother » supportable, ou si l’épisode de la famille formidable était bon, mais j’ai passé un très agréable moment devant la série française.

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Au Portugal, les Beaumont ont retrouvé leur âme…
Il faut dire que ça fait au moins trois ou quatre saisons que l’intermède portugais n’existait plus pour la famille formidable. La maison avait été vendue par le demi-neveu revanchard de Catherine après la mort de Nono, ou quelque chose d’approchant.
Le retour du havre de paix dans le giron familial est évidemment totalement tiré par les cheveux. Le demi-neveu mort, le demi-frère de Catherine, devenu moine, décide de rendre à sa demi-sœur la maison adorée. Elle est dans un état pathétique, mais la famille formidable, surtout largement élargie, décide de se mettre au boulot pour la remettre en état.
Si j’avais le temps et le talent, je vous dessinerai l’arbre généalogique de la famille formidable.


D’autres s’y sont collés

Pour faire simple, cette saison compte essentiellement un nouveau venu, José, le fils illégitime que Jacques a eu avec Lucia, l’ex maîtresse du père de Catherine. Le petit génie de 17 ans éclipse même le très inutile Jérémy, jumeau de Manon, qui va se marier, ce dont on se fout un peu. José est amoureux de Marie, la fille de Julien et Audrey, avec qui il n’est finalement pas apparenté puisque Audrey n’est pas la fille de Jacques. En revanche, Jérémy se tape la demi-nièce de Catherine ce qui ne semble choquer personne. Cette jeune personne rejoint donc la famille.

Julien, l’ex beau-fils de Catherine et Jacques, se substitue, lui, à Richard, le regretté Philippe Khorsand, complice de toujours de Beaumont père, et ça passe plutôt presque bien. L’idée est bonne.

Sinon, traditionnellement, les couples se déchirent. Audrey et Julien ayant divorcé depuis un moment, c’est maintenant Frédérique et Nouredine qui se disputent pour le plus grand malheur de leur fille Clara.

Sur le papier, la recette est aussi indigeste que le pastis gascon raté par les meilleurs pâtissiers de M6, la semaine dernière, mais finalement ça passe… J’ai été émue aux larmes par la déclaration de Jacques à Catherine. La série a plus de vingt ans et voir le couple continuer de s’aimer, malgré tout ce qui a pu les séparer, est super émouvant.  La révélation d’Audrey, qui devient voyante comme sa tante, a  tout de la mauvaise idée et pourtant le côté gentiment farfelu de ce rebondissement passe bien. Je trouve en plus assez touchant que Paule revienne ainsi hanter la série.
La mort de Sébastien, devenu un fou de free-fight, m’a moins émue, d’autant que je n’y crois pas. Je reste persuadée qu’il se fait passer pour mort. Je suis peut-être dans le déni…

Mais bon, tout n’est pas idéal au royaume Beaumont. Les sexualités à géométrie variable ont une légère tendance à m’agacer. Marie était lesbienne aux dernières nouvelles, désormais elle se tape José. Mais ce n’est pas le pire, Nicolas, homosexuel assumé depuis un moment, s’est, lui, redécouvert une passion dans les femmes dans les bras de l’épouse de son (ex) meilleur ami.

J’oscille donc entre bienveillance et légère sévérité avec la famille formidable de TF1. Catherine demeure absolument impeccable, Jacques cabotine moins…

Sortis du Portugal, je ne suis pas persuadée que les Beaumont ne reviendront pas à leurs vieux travers, mais le temps d’un épisode j’y ai cru à nouveau.

Les poncifs des séries américaines : Le lait fait dormir (chapitre 13)

Avez-vous remarqué, comme moi, que certains éléments qui reviennent régulièrement dans les séries américaines nous sont (un plus d’un titre) totalement étrangers. Si nous avons réussi à piquer Halloween à nos cousins d’Outre-Atlantique, d’autres choses n’ont pas franchi l’océan qui nous sépare.

Ca fait bien longtemps que, faute d’inspiration, je n’ai pas proposé de poncifs des séries ici. Mais, hier soir, en revisionnant en « replay » l’épisode de « la famille formidable » diffusé par TMC, samedi matin, j’en ai trouvé un qui m’a toujours intrigué : Je n’arrive pas à dormir, du coup je me lève boire du lait. C’était Nicolas, dans le cas présent, qui bloquant sur son coming-out auprès de son père faisait une petite insomnie et se levait dans l’obscurité pour boire à même la bouteille un grand verre de lait frais.
L’autre variante étant : « tu n’arrive pas à dormir, chéri. Tu veux que je te fasse un lait chaud ? », que j’ai du voir dans toutes les séries de mon enfance. J’ai d’ailleurs du longtemps penser, petite, que le lait était un excellent somnifère.

Alors, pourquoi boit-on du lait la nuit dans les séries ?

Le lobby des produits laitiers y est-il pour quelque chose ?
Le lait fait-il vraiment dormir ?

Je ne sais pas pour vous, mais moi je bois rarement du lait la nuit quand j’ai du mal à trouver le sommeil. J’ai peut-être tort d’ailleurs.

[NDLA : Pour les fans d’une famille formidable, TMC diffuse la quatrième saison de la série, qui date de 2000, le samedi matin à partir de 8h50. Dans le prochain épisode, toute la famille Beaumont sera au Portugal pour le mariage de Fred et Sébastien.]

Ma formidable soirée télé / Les Beaumont ne connaissent pas la crise

Hier soir, telle Sophie, j’ai du faire un choix !

Devais-je opter pour « la famille formidable » sur TF1, une série qui s’est largement dégradée depuis six ans, ou les portraits longuets de « l’amour est dans le pré » sur M6, sachant que Twitter allait se déchaîner toute la soirée contre les pauvres bougres qui croient encore au bout de 7 émissions que M6 travaillent vraiment pour eux ?

C’est finalement ma femme qui a tranché d’un « il n’est pas question que je me fade ‘l’amour est dans le pré’, les portraits sont sans intérêt ».
De mon côté, je me demande vraiment quand je vais trouver un moment aujourd’hui pour le replay.

Je me suis donc résignée à retrouver les Beaumont. Les premières minutes ont été un véritable calvaire. 
Nous retrouvons la petite famille installée près d’Auxerre. Pourquoi étais-je persuadée qu’ils coulaient tous des jours heureux dans les coteaux bordelais ? Jacques Beaumont a décidé de se lancer dans le bio avec Julien, tandis que Catherine s’est engagée en politique dans le bled où elle vit. Nouredine a apparemment des problèmes d’argent que Fred ignore. Reine, quant à elle, a été ruinée par la crise des subprimes.
Les premières images sont catastrophiques : le mariage du maire tourne au grand n’importe quoi à cause des abeilles bio de Jacques qui investissent la cérémonie, Reine joue comme une patate le désarroi face à son banquier, et puis d’un coup, alors que je me lamentais, la magie a opéré.

« Une famille formidable » c’est avant tout une « dramédie » ou un « comédrame » léger. Les acteurs, à commencer par Bernard Le Coq, encore tout chiraquien dans son jeu, ne se prennent pas au sérieux, tout comme les scénaristes a priori, alors j’ai décidé de leur laisser une chance.
Pour ce premier épisode, comme tout le monde, les Beaumont étaient touchés par la crise.

Mais, bonne nouvelle, j’ai ri et j’ai passé une formidable soirée avec ma famille formidable.
Alors je ne vais pas vous mentir, Richard (Philippe Khorsand) me manque, je n’apprécie pas trop l’implantation provinciale des Beaumont et à chaque instant j’ai craint que le n’importe quoi ne prenne le pas sur le fantaisiste, mais contrairement à ce que je pensais, j’ai eu très envie de voir la suite.

Reine, ruinée, débarque donc chez les Beaumont. Déprimée au départ, elle décide de remettre sur les rails la PME du coin menacée de délocalisation en créant une SCOP. Ca aurait pu être ridicule, mais ce couplet sur les SCOP m’a bien plu , et je l’ai même trouvé drôlement intelligent. Il fallait oser amener le sujet et le pousser jusqu’au bout. La scène de l’occupation du bureau par les salariés à Paris est grotesque, mais qu’importe on passe vite à autre chose.
L’aventure bio de Jacques et Julien tourne court, qu’importe ils décident de retravailler en famille dans le resto de Nouredine, d’abord réticent puis acculé par son beau-père, qui propose en échange d’éponger ses dettes de jeu. Fred lui pardonne bien vite d’avoir perdu des fortunes d’ailleurs, mais on oublie nous aussi, ce n’est pas grave.

Mais le plus drôle vient pour une fois d’Audrey, toujours border-line, qui accepte très bien que sa fille devienne…lesbienne, un grand moment de n’importe quoi, et qui a a priori renoncé à être chercheuse en médecine pour devenir strip-teaseuse, ce que nous découvrirons la semaine prochaine en détails.
Les intrigues sont finalement sans importance et sont surtout portées par la Grande Catherine, formidable Annie Duperey, qui depuis vingt ans tient merveilleusement son rôle. J’ai retrouvé avec plaisir Nicolas, qui joue comme il peut, mais qui m’a fait penser, au risque de le faire hurler, à mon grand-frère physiquement. Comme lui – je balance – Nico a pris du poids et a vieilli. La famille était presque au complet hier et j’ai hâte de les retrouver la semaine prochaine.

A noter également, qu’en vieillissant, Annie Duperey ressemble de plus en plus à ma maman. Si je ne tenais pas à préserver sa vie privée, je vous le démontrerai grâce à un habile montage.

Les Beaumont contre Eric Besson

Après un séjour mouvementé au Balang-Balang, Catherine et Jacques rentrent à Paris bien décidés à profiter ensemble de leurs vieux jours. Mais la crise ne cesse de couver dans « la famille formidable » et bien vite de violentes tensions naissent à nouveau entre ses membres. Julien, qui couche désormais avec Reine, refuse de pardonner à sa femme, son infidélité passée qui lui vaut de ne pas être le père de sa fille, ce qui amène les retrouvailles familiales des Beaumont à tourner court. Incidemment, dans une scène risible, Jacques et Julien découvrent que leurs deux filles, qui sont donc respectivement tante et nièce couchent avec le même garçon, ce qui logiquement les sonne. Catherine décide de ne pas s’en faire pour si peu et invite son époux et son gendre à la tolérance. Personnellement, je m’interroge… A nouveau chargés à bloc d’ondes négatives par leur famille devenue positivement horrible, les parents formidables prennent enfin une décision intelligente : partit en villégiature au Portugal comme au bon vieux temps, quand la série avait encore un sens. Mais nouveau coup du sort, le demi-frère de Catherine qui avait juré de garder la maison pour l’éternité afin que sa nouvelle famille formidable en profite, l’a vendue. Quand on vous dit que tout part à vau-l’eau. Qu’importe les Beaumont Seniors profitent que leurs nouveaux amis anglais quittent la maison voisine, qui s’avère être celle d’enfance de Jacques par un hasard dément, pour retourner en Angleterre et leur louent dans la minute. Ainsi ils pourront voisiner avec Fred et Nouredine et reconstituer un semblant de famille un peu sympa dans le Midi. Mais patatra, pour des raisons inconnues, des gens semblent vouloir chasser les Beaumont de leur nouveau havre de paix. J’ai supposé, à tort, qu’il s’agissait de téléspectateurs de TF1 qui avaient vu les deux saisons précédentes et le début de celle-là, mais il n’en est rien. En fait, il s’agit d’un complot ourdi par le fils de la pharmacienne et le boucher suite à une vieille lune dont Jacques n’est même finalement pas responsable.

Les Beaumont s’en foutent et malgré la résistance d’une frange hostile de la population réussissent superbement bien leur intégration dans leur nouveau lieu de résidence. Jacques est promu président de l’équipe de football locale et Catherine joue les Capitaine Haddock en invitant une horde de gitans à vivre sur un terrain voisin de sa propriété. Les manouches sont en fait des yougoslaves sans papier, mais très bien quand même, qui possèdent des tas de diplômes dans leur pays mais qui sont contraints en France de jouer les jardiniers ou les femmes de ménage. Grâce à Catherine, ces gentils étrangers obtiennent contre toute attente suite à un sauvetage héroïque des papiers et resteront en France pour jouer dans l’équipe de foot de Jacques, car oui ils sont en plus bons footballeurs. Catherine, telle Maguy en son temps, va se lancer dans la politique, l’histoire ne dit pas sous quelle étiquette, mais son engagement avec les sans papiers laisse supposer qu’il s’agira plutôt d’une équipe de la gauche plurielle.

Quant aux enfants, Julien, qui est le seul qui compte désormais, se remet avec sa femme. Nicolas reste avec son compagnon, malgré les mœurs douteuses de son fils qui exaspèrent son ex. Et tout se termine au mieux dans le meilleur des mondes. La série s’offre même un clin d’œil grotesque avec l’arrivée des deux membres féminins du couple à trois avec le ventre bombé. Fort heureusement, elles ont caché des lapins sous leur pull et non un polichinelle dans leur tiroir.


En découvrant cet ultime épisode de la dernière saison (par pitié !!!!) de la famille lamentable, j’en suis venue à me demander ce qui était passé par la tête des scénaristes (du scénariste ?) de la série. Je l’imagine bien en train de chercher des rebondissements. « Ah tiens comme Audrey est moche et aigrie, elle pourrait devenir lesbienne. Oh et puis non, Nicolas est déjà pédé, ça ferait beaucoup. Je sais ! Eurêka, la jumelle qui ne sert à rien et qui est moche pourrait former un couple à trois avec son copain et sa nièce, dont on n’a jamais cherché à creuser le rôle ! ». Ensuite, il a cherché du côté de l’actualité pour faire passer maladroitement un message politique fort.

Bref, il faut oublier cette saison au plus vite et passer à autre chose, ce qui est regrettable car le couple Beaumont, et même Jacques plus cabotin que jamais, était encore capable de me convaincre.

La famille n’a vraiment plus rien de formidable !

J’ai beaucoup commenté à la bouche le première épisode de la parfaitement dispensable saison 8 d’une « famille formidable », parce qu’il m’a globalement accablée. Comme je l’ai indiqué sur le Post, cet épisode est parfaitement résumé par la coach de vie de Jacques et Audrey Beaumont, cette famille est devenue toxique.

Premier signe des temps, Jacques et Catherine sont désormais à la retraite. Jacques Beaumont a donc lâché son restaurant, ce qui semble assez incompréhensible et Catherine s’est envolée vers une contrée imaginaire pour y faire le bien avec Reine, qui ne servirait à rien sinon.
Le reste des intrigues est sans intérêt et n’apporte rien à la famille, en dehors évidemment de la rupture de Julien et de son épouse muette, qui croit bon d’écrire sur un papier que l’ex mari d’Audrey n’est pas le père de sa fille, ce papier atterrit ensuite par un concours de circonstance débile sur le principal intéressé qui décide pour la peine de planter là sa femme et la gosse malade.

Richard est mort évidemment, le regretté Philippe Khorsand ayant succombé à une longue maladie l’an dernier et la série lui rend hommage de la pire des façons. Dans un trucage absurde, Richard discute avec son meilleur pote depuis l’au-delà. D’ailleurs, la sépulture de Richard est laide à pleurer, ce que ne manque pas de faire remarquer un guide du Père Lachaise en passant devant dans l’une des nombreuses scènes qui auraient mérité d’être coupées au montage. En y réfléchissant, je pense que pour réellement rendre hommage à Philippe Khorsand, un des piliers de la série, il aurait fallu que l’épisode se déroule juste après son décès et que la famille le pleure un peu plus. Alors certes quelques mois se sont écoulés depuis sa mort, mais personne chez les Beaumont, en dehors de Jacques, ne semble en être affecté et d’ailleurs tout le monde, même « la grande » Catherine lui tourne le dos. Pas étonnant alors qu’il tombe dans une homérique dépression… Dans sa descente aux enfers, Jacques, alias Bernard Le Coq, est mauvais à pleurer surtout quand il se déguise en femme – on ne comprend pas bien pourquoi, puisqu’il se démasque aussitôt – pour confondre son ancien second indélicat qui lui a volé ses recettes. Il n’est pas plus drôle lorsqu’il joue les bouddhistes d’occasion aiguillé par la coach de vie sa folle de belle-fille, Audrey.

Et les enfants dans tout ça ?

On a envie de tous les gifler.
Nicolas est devenu un vieux pédé, qui désormais peint à ses heures et je vous épargne le vain quiproquo avec son homme, qui aurait pu servir de fil rouge à au moins un épisode au lieu d’être liquidé en cinq minutes.
Audrey est folle et il faut s’y faire. Elle l’est depuis deux ou trois saisons et son cas semble incurable. Si je jouais les psys de bazar, je pense que le fait de ne pas être la fille de Jacques l’affecte et qu’elle souffre également du fait que son ex mari qui n’est pourtant pas un Beaumont lui soit préféré dans la famille.
Mais la pire reste Frédérique, la comédienne n’a plus que la peau sur les os, ce qui n’est pas grave en soit, mais joue surtout plus mal que jamais. Elle hurle comme une poissonnière et aboie sur sa gosse et son mari.
Quant aux pièces rapportées, je vous ai déjà parlé des nouveaux malheurs de Julien.
Sébastien, l’ex de Frédérique obtient enfin grâce à sa mère qui achète un petit asiatique, l’enfant qu’il désire. Cet enchaînement d’événements fait toucher le fond à la série. Le frère du gosse saute sur une mine, Catherine ne parvient pas à le sauver, Reine décide donc de refourguer le gamin à son fils et achète un fonctionnaire pour obtenir ce qu’elle veut. Magnifique…

Au final, nous assistons à un beau gâchis. Les Français (avec une majuscule) avaient réussi à créer une série unique en son genre qui pour une fois n’était pas trop naze. Durant, cinq ou six saisons, avec pas mal de mauvais sur la fin, les scénaristes et le réalisateur ont réussi à tenir le cap, mais depuis trois saisons, tout part à vau-l’au. Je pardonnais à Bernard Le Coq son cabotinage constant, mais là sans Philippe Khorsand, il semble orphelin. Annie Duperey est celle qui s’en sort le moins mal mais si son optimisme semble parfois inapproprié. Quant aux enfants, ils sont plus navrants les uns que les autres, seul Julien sauve à peu près les meubles.

La famille formidable ne l’est plus du tout. On se moque de cette tribu dans l’air du temps et les épisodes à venir n’ont rien de bien allèchant.

Merci la famille formidable va bien

Pendant que beaucoup se lamentait hier devant la nullité de « Clara Sheller », de mon côté je me délectais de la légèreté de la mini-série de M6, « merci les enfants vont bien ».

Le salut de la fiction française pourrait bien venir de ce que nous savons apparemment très bien faire, non pas l’imitation des séries amerloques, que je vénère par ailleurs, mais la saga familiale réjouissante. Il ne faut pas chercher le réalisme, social ou autre, dans ces fictions, mais prendre son plaisir où il est.
Après « une famille formidable » qui a certes énormément décliné depuis trois saisons, M6 nous propose avec « merci les enfants vont bien », le même genre de concept, qui fonctionne extrêmement bien. D’ailleurs, les deux produits se ressemblent énormément.

Une saga familiale
Les Blanchet sont jeunes et beaux, mais ont produit un nombre incalculable de bambins, tous aussi magnifiques que leurs parents. La tribu Blanchet compte au moins quatre aînées évaporées : une magnifique avocate rousse enceinte de l’ex amant de sa mère, une brune piquante qui a eu un enfant avec l’associé de son père et gère maintenant une épicerie bio-équitable, une étudiante en psycho un peu paumée et une autre fille magnifique qui baise avec un Apollon stupide. Les parents Blanchet ont également eu des jumelles, deux peste pré-ados, têtes à claques, un fils obsédé sexuel mais gentil quand même et le petit dernier, Noé, que la maman a porté lors de la première saison.
Les Beaumont sont loin de rivaliser avec seulement leur peste d’aînée qui n’est même pas la fille de Jacques, Nicolas, le pédé galeriste, Frédérique, leur deuxième fille, et les jumeaux. Fort heureusement, la famille Beaumont s’est composée, décomposée et recomposée et les petits enfants, beaux-enfants et autres bâtards font masse autour du couple formé par Catherine et Jacques.

Un lieu emblématique
Catherine et Jacques ont souvent déménagé. A la belle maison familiale des premières saisons s’est substitué l’appartement parisien. Pourtant, la famille se concentre, chaque été, dans un lieu emblématique, la maison du Portugal. Lors de la dernière saison, elle a failli être perdue mais sur le fil Catherine l’a récupérée en se trouvant au passage une nouvelle famille qui grossit les effectifs de la sienne. De plus, le restaurant de Jacques devenu finalement celui de Jacques, de sa fille et de son beau-fils constitue toujours un point de rendez-vous pour tous les membres de la famille, proche ou lointaine.
Les Blanchet disposent, eux, depuis la première saison où ils étaient pourtant passablement fauchés d’un lieu de résidence culte, « les volets verts », où toute la famille vivote plus ou moins. Pas besoin de résidence secondaire, quand on possède déjà une maison de ce type.

Une entreprise familiale

Les Beaumont ont toujours travaillé en famille ou presque. Dès que Jacques a vendu le guide Beaumont et que les enfants ont été en âge de bosser, ils ont logiquement trouvé une place dans le restaurant familial. Frédérique gère la cave de son père. Son mari est le second de cuisine de papa et le garçon de la paire de jumeau s’est découvert, dans la dernière saison, une vocation de cuistot.
Chez les Blanchet, la dernière saison a vu se créer « Système B », la performante société familiale basée aux « volets verts » dont tous les enfants sont actionnaires. Les beaux-fils comptent parmi les cadres de la petite entreprise et l’une des filles aînée en est son avocate en titre.

Une figure parentale emblématique
Dans les deux cas, les choses vont vraiment mal quand le couple parental est en crise. Les Beaumont ont déjà divorcé une fois. Jacques a été à maintes reprises infidèle, Catherine, un peu moins. Du côté des Blanchet, maman a eu une liaison, papa a manqué d’en avoir une. Mais les choses sont toujours rentrées dans les deux cas pour que la cellule familiale amplifiée se reconstitue autour des deux couples.

Un(e) meilleur(e) ami(e) culte
Jacques Beaumont avait Philippe Khorsand comme pote de toujours. Madame Blanchet a Annie Gregorio comme meilleure amie. Dans les deux cas, ces rôles secondaires participent activement au second degré des intrigues.

Pourtant, les deux mini-séries se différencient, malgré leurs nombreuses similitudes sur le ton et les rebondissements.

Paradoxalement, la famille de TF1 est celle qui ose le plus aborder des sujets délicats : la drogue, l’homosexualité, le handicap, la maladie… Sur M6, les Blanchet sont plus traditionnels, mais plus jeunes aussi à plus d’un titre. Leurs enfants sont pour l’instant mariés avant d’avoir des enfants et ne fricotent pas trop à l’extérieur. La série de la six assume en plus complétement son côté léger en osant les rebondissements abracadabrants (la famille formidable aussi en son temps d’ailleurs).
Globalement, je suis heureuse qu’une autre fiction française ose venir concurrencer « la famille formidable » sur ses terres. La mort prématuré de Philippe Khorsand me fait en effet craindre qu’il n’y ait jamais de suite à la saga Beaumont ou des lendemains trop amers.
Ensuite, sociologiquement, on peut se demander ce qui fascine tant le téléspectateur dans ces familles recomposées idéales…