Qui sera le futur challenger de Top Chef ? : Deuxième étape dans le Sud !

Je continue courageusement à suivre pour des raisons qui m’échappent la compétition nationale d’un « dîner presque parfait ». Après une première étape dans l’Est, qui semblait placée sous le signe de la jeunesse et donc forcément de l’inexpérience, hier, nous avons vu se produire des cuisiniers aguerris manquant diablement de modestie.

C’est le beau Rodolphe qui a ouvert le bal et si je me fie à mes souvenirs, il était candidat lors de la fameuse semaine biterroise qui avait amené un candidat qui se jugeait lésé à lancer une campagne locale de sape contre la production de l’émission. L’amateur a pourtant démontré de réelles qualités en cuisine et son sorbet à la moule marquera durablement le jeu. Il a ensuite invité ses concurrents à participer à un concert « rock » sur la place du village, plaçant très, très haut la barre pour les futures animations. Les candidats ont massacré en chœur U2 et attribué pour la peine trois 10 au premier hôte du Sud.

Thomas, qui n’aurait jamais du participer à la compétition, puisqu’il est de l’Est, habitant à Lyon et qu’il n’avait décroché qu’un maigre 6.5/10 lors de sa semaine de compétition, a pris la suite de Rodolphe et a évidemment été moins malgré son niveau d’exigence hors du commun. Son animation massage a moins séduit que le concert et il n’a globalement pas transcendé ses adversaires.

Mais Laure, qui avait été apparemment surestimée suite à un menu « terroir » en Corse par ses adversaires de l’époque a fait encore moins bien avec un menu qui ne méritait certainement pas sa place dans la compétition nationale.

[Avez-vous remarqué comme moi que le journaliste qui suit les candidats et le interviewe durant l’aventure pour donner des images à intercaler durant le repas, pose systématiquement la même question à ses interlocuteurs : pensez-vous que cette entrée / ce plat / ce dessert est digne d’une compétition nationale ? Ce à quoi les candidats qui reformulent quasiment systématiquement répondent comme un seul homme, je pense que cette entrée / ce plat / ce dessert mérite / ne mérite pas sa place dans une compétition de ce type…Rassurez-vous, les candidats de « Secret Story » font pareil. A la question pensez-vous que ce crétin de Maxime ne tiendra pas une semaine sans côtoyer Stéphanie ? Ils acquiescent en arguant qu’en effet ils ne pensent pas que ce crétin de Maxime, etc…]

Delphine s’est imposée comme la cerise amère sur ce gâteau indigeste. Très sûre d’elle, la jeune femme a passé sa préparation de dîner à expliquer à quel point elle était talentueuse et au dessus de la mêlée avant de s’effondre sur sa décoration. En larmes, elle a admis qu’elle n’y arriverait pas mais s’est toutefois ressaisie avant de recraquer, « je suis nulle »… Il faut admettre que c’était réellement le meilleur moment de la soirée.

Laure a logiquement été éliminée et Delphine, Rodolphe et Thomas, toujours un peu en dessous, se sont affrontés lors des figures imposées.

J’ai eu envie de gifler Stéphane Rotenberg obligé d’interrompre les candidats en plein rush pour le demander s’ils n’avaient pas trop la pression et s’ils n’étaient pas trop en retard.

La seconde étape a été beaucoup plus fastidieuse à suivre cette semaine. Les candidats se sont en effet pour la plupart effondrés dans les figures imposées du jeu ne réussissant pas à sublimer la carotte ou le poulpe mais ne gérant surtout pas le timing. C’est finalement à nouveau une fille, qui emporte la compétition.

Plus que trois semaines à tenir…. Pour le moment Grégory peut dormir sur ses deux oreilles, les candidats sont très loin de rivaliser avec le champion de M6.

La boulimie culinaire des chaînes se poursuit avec la deuxième saison des dîner presque parfaits nationaux !

Je vais être tentée de filer la métaphore culinaire pour évoquer le grand retour de la compétition nationale d’un dîner presque parfait, en prime sur M6. Je pourrai ainsi souligner à quel point les chaînes sont boulimiques avec les émissions culinaires, qui font toujours recette. Comme TF1 ne voulait pas être en reste, elle a d’ailleurs lancé « Master Chef », la semaine dernière, et cette semaine, M6 qui ne craint pas l’indigestion rétorque avec un prime de son émission phare.

Personnellement, tout ceci commence à me porter un peu sur l’estomac. Hier soir, j’ai du ingurgiter quatre médaillons de veau – les candidats ont vraiment rivalisé d’imagination -, des samoussas au munster et à la choucroute, un cheese-cake comptant plusieurs couches et des racines à toutes les sauces. J’étais déjà limite nauséeuse, quand il a fallu en plus que les candidats s’attaquent à la préparation d’un plat de Georges Blanc à base d’asperges et de crustacés….
Mais bon, par habitude, j’ai tenu bravement jusqu’à minuit puis j’ai préféré poser ma télé pour prendre un livre. L’ultime étape du plat parfait était au dessus de mes forces. La cerise sur le gâteau déjà trop crémeux et indigeste en somme….

Globalement, je reconnais que j’ai passé une bonne soirée. « Un dîner presque parfait » réunit en effet tous les ingrédients d’une émission de télé-réalité réussie : du suspense, beaucoup de mauvaise foi, et d’amères déceptions.

Ainsi le petit Rémi, qui a fait fantasmer tous les pervers de la création avec son bermuda, pensait certainement l’emporter face à ses aînés grâce à son menu « moins convenu » que les leurs, mais ses rivaux n’entendaient apparemment pas se faire ridiculiser par un gamin en short et lui ont prouvé. Il a par conséquent décroché la plus mauvaise note de la soirée ce qui lui apprendra à servir un repas froid et un apéritif sans alcool, ni rien à boire d’ailleurs.

Eric, le marinier excentrique, n’avait certainement pas sa place en finale avec ses plats fusion délirants, mais il avait du profiter d’une note injustement élevée lors de son dîner grâce à une animation et une décoration qui compensaient ses lacunes en cuisine. Rémi et sa morgue lui ont garanti une apparition inespérée en finale où il n’a finalement fait que de la figuration.

Philippe et Coralie étaient les meilleurs dans deux registres bien différents. Le bourguignon incarnait l’indispensable caution terroir avec son amour du vin et des produits régionaux, tandis que la jeune Coralie, qui ne payait pourtant pas de mine, était dotée d’un solide potentiel culinaire assorti d’une bonne maîtrise de la décoration et de l’animation (mais la danse des tongs était vraiment en trop).

Je pense que Philippe a pensé en découvrant ses adversaires et en les jaugeant qu’il allait l’emporter les doigts dans le nez, mais face à Coralie, il a toujours joué les seconds couteaux.

Au final, Coralie a donc gagné haut la main la première partie de l’émission et même la seconde. Elle a surmonté avec brio les épreuves absurdes concoctées par les chefs. Désormais, j’attends de voir la suite et j’espère vraiment un peu plus de niveau.

Ah sinon, rassurez-vous, Grégory apparaîtra aussi dans cette saison lors d’une épreuve inédite EN DIRECT sur M6 durant laquelle il affrontera son outsider, le nouveau champion régional en titre. L’histoire ne dit pas encore si le nouveau roi de la cuisine aura le droit de participer à la deuxième saison de « Top Chef » en revanche.

[Pour le résumé quasiment exhaustif, rendez-vous ici !]

Un dîner franchement virtuel (appel à candidatures !)

Sur une excellente idée de Cécilie, et malgré la moue de ma femme quand je lui ai parlé de l’idée (de la jalousie certainement car tous les fidèles de ce blog savent que Cécilie est belle toute nue, même si je la crois sur parole sur ce point), j’ai décidé de lancer sur mes pages roses la première (à ma connaissance) compétition virtuelle d’un « dîner presque parfait ». Ceux qui font la moue sont libres de se rendre directement sur le blog de ma femme pour lui donner raison.


Pour les autres, sachez que trois jeunes femmes se sont déjà portées volontaires : Cécilie, qui a eu l’idée et qui donc est formidablement légitime à ce poste, Stéphanie, et Cafpow. Si on suit les règles du jeu, il reste donc deux places à prendre et ce qui serait formidable c’est qu’au moins un voire deux garçons se portent volontaires.
Pour les autres qui soupirent déjà en songeant qu’ils n’auront jamais leur chance de prouver à la télé ou ici leurs talents d’hôtes, on pourra remettre ça ultérieurement si la première est un succès.

Bon, ce billet est donc un teaser et un appeleur à candidatures, mais tiendra également lieu de règlement officiel de la compétition déposé chez Maître Moya ou Maître Nadjar (selon votre télé-crochet favori).

Disons qu’on se laisse deux semaines à compter de ce jour pour que nos hôtes nous concoctent un menu divisé en quatre étapes (apéritif, entrée, plat et dessert), une animation et une déco de table. Dans l’idéal, des photos seraient les bienvenues, mais je sens que ce détail pourrait bloquer l’imagination de nos convives, alors elles sont éventuellement escamotables (on fera en fonction de la volonté des participants).

Comme dans l’émission, suite à un tirage au sort réalisé par mes soins, j’attribuerai un ordre de passage à chacun des candidats, mais contrairement à l’émission de télévision nos candidats seront jugés par les lecteurs de ce blog.

Bon, histoire que ça soit quand même sympa, je demanderai aux heureux participants d’éviter de nous promettre la fameuse soupe VGE spécialité d’un chef étoilé ou du homard sur son lit de caviar aromatisé à la truffe blanche, mais bien des plats qu’ils savent, dans le mesure du possible, concocter.
Quant à l’animation, idem, on aura du mal à vous croire si vous nous proposez un baptême en A 380 ou une dégustation de café avec George Clooney. La rédactrice de ces lignes demandera à tester les deux animations, le cas échéant.
Pour la décoration de table, je vous souhaite par avance du courage.

Pour les autres modalités techniques, j’en discuterai à la limite par mail avec les heureux participants.
Quant au gain, on se cotisera pour offrir au vainqueur une boîte de Mon Chéri, s’il est sage, mais c’est surtout la gloire d’être le premier hôte presque parfait du dîner virtuel qui devra vous remplir d’allégresse.

J’ai tout dit, je crois, qu’en dites-vous ? Que ceux qui se sentent inspirés m’envoient un message à l’adresse habituelle : poclatelephage@gmail.com

J’ajoute, sur le fil, que dans ce message, j’aimerais que vous me donniez des indications sur votre âge, votre ville de résidence, votre profession (si vous en avez une) et surtout vos goûts et vos dégoûts alimentaires.

De mon côté, comme je passe mon existence à phosphorer sur mon éventuelle participation au jeu depuis qu’un nouvel appel à candidature toulousain a été lancé, j’ai songé à une formidable animation : le plateau de fromages. Je suis en effet partie du constat qu’on ne pouvait à aucun moment dans le déroulé du jeu proposer du fromage, et moi j’aime le fromage, donc plutôt que de zapper le dessert, car c’est bien connu il faut choisir entre fromage et dessert, j’ai décidé d’inviter le fromage en animation. Il s’agira d’une dégustation de produits de ma région d’adoption (Midi-Pyrénées) avec un bref et déjà très pénible petit historique de chacun des mets dégustés, mais je proposerai également des fromages du Nord (ma patrie de naissance).
Je tomberai évidemment sur la première semaine comptant un intolérant au lactose ou sur un récalcitrant aux « fromages qui puent », comme les cannois de la semaine qui n’aiment pas le fromage (grrrrrrrrrrrrrr).

Le dîner presque parfait de POC

Devant l’insistance de Gaëtan, je me vois obligée de publier la composition de mon dîner presque parfait…


Ma motivation
Si M6 organise, comme je l’imagine, une spéciale « couples » pour la Saint Valentin et que la chaîne tolère les invertis, je compléterais avec plaisir ma moitié. Sinon, je ne sais, peut-être que dans deux mois à force de ne pas bosser, je serais devenue tellement chèvre, que j’aurais besoin de m’occuper par tous les moyens, mêmes les pires.

Mon profil de dîneuse…
La faux cul intégrale
Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, et qui n’auront par la suite pas envie de me connaître, par réaction, quand je déteste quelque chose, il faut immédiatement que j’en rajoute dans le sens contraire. Bref, donc en gros, je passerai le dîner à encenser les plats et pour avoir subi au moins 400 dîners presque parfaits je me délecterais à l’idée de pouvoir ENFIN incendier mon hôte depuis les toilettes et tant pis finalement pour les commentaires horrifiés sur le site.
En revanche, par principe, comme une candidate bordelaise dans mon souvenir, je ne mettrai aucune note en dessous de 5, sauf peut-être en déco car je ne supporte pas les verres noirs (on ne voit pas ce qu’on boit) et les assiettes carrées. Quant à l’ardoise, c’est comme les verrines, ça a été une bonne idée mais ça ne l’est plus depuis 350 repas.

Mon menu
C’est le nœud du problème…
Je ne suis pas une grande cuisinière, alors réaliser un menu de A à Z me paraît relativement problématique.
J’ai songé à un menu rose, mais le colorant alimentaire dans mon gratin dauphinois et mes gougères risquent d’en écoeurer plus d’un.
Sinon j’ai pensé à la thématique séries voire télé avec un final « y’a que la vérité qui compte », le vendredi, où j’annonce à mes convives que je ne suis pas cuisiner, mais qu’ils n’ont pas fait mieux. Bonnes notes garanties…

En imaginant un vrai menu…
La thématique tournera donc finalement autour du rose, pour la ville rose, Toulouse, la plus belle ville du monde, et pour mes pages roses, mon blog adoré. Il sera de plus à 95% bio.

Lever de soleil sur la ville rose
Tequila sunrise, les cocktails à base de tequila sont ma spécialité, et celui-là a le mérite d’être rose, à la grenadine bio, pour le reste il ne faut pas souffler, et assortiments de mignardises (en gros des gougères…).

Les drôles de dames de la Roseraie
Il s’agira tout simplement d’une déclinaison de grosses crevettes roses panées à la poudre d’amandes, au sésame, et basiquement à la chapelure.
Drôles de dames en référence à mon amour immodéré pour les séries et la Roseraie, car c’est un quartier de Toulouse à proximité duquel je réside.

Un pote de l’homme de l’Atlantide, plus que de Bobby Ewing, et son accompagnement isérois
En gros, du saumon (pour le rose — > mon fil rouge) et du gratin dauphinois à ma façon (et la recette ne se discute pas).
Pour le colorant alimentaire dans le gratin dauphinois, ça se discute.

Bugs Bunny et Chandler se sont parés de rose
En dessert, avalanche sucrée avec mon sublissime gâteau de carottes glacé pour l’occasion et si je réussis un jour à en élaborer un maison un cheese cake new-yorkais avec quelque chose de rose pour coller au menu

Bon, je vous rassure, je ne mise pas sur la cuisine, car j’ai L’ANIMATION du siècle, que tout le monde va vouloir me piquer.
Je vous la livre.
Préparez-vous !

L’animation : chatons.

[« Nous les chatons, nous soutenons le dîner de POC ! »]

Tada…

Quoi de plus mignons que des chatons ? Je proposerai à mes hôtes de passer la soirée avec leur chaton. Je sais, c’est simple et tout simplement génial. Bon, j’aurais bien évidemment un aigri allergique aux chats, mais qu’importe avec les chatons tout devient possible.
Bon, alors évidemment, vous allez me dire que ça ne colle pas au menu à 100%. Mais les chatons sont un clin d’œil à ma sériphilie – dans un épisode de « Buffy contre les vampires », Spike joue une partie de poker avec des démons et mise des chatons – et au besoin je les bomberais en rose (je plaisante, aucun animal ne sera maltraité durant l’élaboration de mon menu, sauf s’il a longuement séjourné dans l’eau). Au pire, les chatons sont doux, comme le rose.

[« On va bien s’amuser au dîner de POC ! »]

Bon, il me reste toutefois la décoration de table, j’opterai pour une nappe rose framboise écrasé (la teinte va être dure à restituer) bordé de liseré rouge et je la joncherai de bonbons (des fraises bonbons pour être précise), ma deuxième passion après la télé et je miserai sur des sets de table à l’effigie de mon blog.
Enfin, j’éviterai les « rookie mistake » du type, la bouteille d’eau sur la table, ce que je trouve moche et qui vaudra au moins un point en moins à mes hôtes qui auraient négligé ce détail.

Pour les notes, je mise sur 5/6 en cuisine, selon les sensibilités de chacun ; 7/8/9 et même 10 en animation parce que les chatons c’est génial ; la déco de table risque de me tirer très largement vers le bas avec une amplitude de notes allant de 3 à 6 pour la folle des chatons.

Bilan, je ne gagne pas, et je dois me débarrasser de cinq encombrants chatons qui cohabitent mal avec mes monstres caractériels.

Je vous invite maintenant à me critiquer depuis mes toilettes virtuelles tapissées de rose et à me noter depuis le taxi imaginaire qui vous ramène chez vous.*
*Je suis susceptible, je préfère le rappeler de façon indicative.

Les bonnes recettes d’un « dîner presque parfait », Chapitre V : L’ambiance de la soirée

Je vous ai déjà éclairé sur le menu et la décoration, maintenant il faut travailler l’autre point délicat du dîner, l’ambiance !


A) Et si on dansait
Alors là, nous avons deux écoles : d’un côté les fous de la danse, qui n’attendent que ça depuis le lundi, se trémousser et qu’importe la mélodie, pourvu qu’on bouge, et de l’autre les réfractaires totaux à toute forme d’expression corporelle.
Je ne suis pas du tout objective parce que je me place dans la deuxième catégorie et que je trouve systématiquement ridicule de se retrouver à 5 à se trémousser comme des couillons au milieu du salon d’un inconnu.

B) Et si on chantait…
Ahhhhhhhhh l’animation karaoké, THE bonne idée…
Vous êtes fan de Johnny, Frédéric François, Hervé Vilar, bref un quelconque chanteur mort et vous tenez à faire passer votre passion à vos invités.
Vous adorez le karaoké et vous avez hâte d’entendre Maurice, le sexagénaire bougon, ou Jean-Jacques, le sociopathe, pousser la chansonnette.
Ca sent dans 80% des cas le très, très mauvais plan, mais encore une fois certains candidats n’attendent que ça, alors sur un malentendu en tombant bien. Mais, surtout, surtout, ne vous moquez pas, jamais de vos invités quand ils chantent faux !

C) Et si on dansait la bourrée, la danse africaine…
Dans « un dîner presque parfait », il y a danser et danser. Vous pouvez remuer votre corps sur de la techno ou initier vos invités à VOTRE passion : la danse orientale, le branle (dans une semaine toulousaine culte), le rock acrobatique (gaffe au fémur de Mauricette)…
Là encore, c’est à double tranchant. Si vos invités ont un sens certain du second degré, ça peut passer, mais dans 79% des cas, ils se trouveront ridicules et pour une invitée qui aura apprécié d’être initiée à VOTRE passion, les trois autres vous en voudront.

D) Et si on se déguisait…
Encore un terrain miné, la frontière est fragile entre l’animation bon enfant et sympathique (hier les invités de Chalon-sur-Marne ont adoré se déguiser en paysans bressois), et les célébrations de gros beaufs. Je ne suis pas sûre que vos invités apprécient de se retrouver affublés d’une perruque blonde, surtout si dans la vie Paul est expert-comptable, ou d’une coupe afro orange. Le déguisement doit s’adapter à la situation vraiment…

E) Et si on faisait du saut à l’élastique…
Euh, bon, là évidemment, le deus ex machina, comme pour la déco, peut être sympa, mais les très grosses animations sont à réserver à la finale des champions. Stacy a osé la montgolfière pour la compétition régionale du grand Sud. En attendant, vous pouvez tester le kart, le rugby, le foot… et là encore tout dépendra des goûts des convives.

F) Et si on parlait de MA passion…
« Et si je vous montrais mes modèles réduits de trains, ma collection de moulins à poivre, mes jouets anciens, mes réalisations en points de croix… »
« Et si je vous présentais à Maurice : mon pit-bull / mon python / mon rat / ma mygale / mon hamster russe / mon chat… »
« Et si je vous montrais mes beaux pigeons voyageurs alors que justement le volatile est au menu » (authentique)
Attention au syndrome « dîner de cons » !

G) Et si on misait sur une bonne vieille animation des familles
« Dessinez c’est gagné »
« Un blind test » des séries télé / chansons des années 80 / dessins animés
« Des mimes ! »
Bien vu, mais souvent déjà vu !

H) Et si on cuisinait ensemble…
Typiquement la fausse bonne idée, pour 100% des invités qui feront semblant d’être charmés, 90% en coulisses râleront d’avoir fait à bouffer, alors que VOUS étiez l’hôte.

Teasing : Je dois vous l’avouer, après mûre réflexion, j’ai trouvé L’Animation imparable, que je vous livrerai dans l’ultime chapitre de ce cycle : MON dîner presque parfait !

Les bonnes recettes d’un « dîner presque parfait », Chapitre IV : La déco de table

Le menu est élaboré, mais, et ça sera le sujet des deux prochains chapitres de ce cycle, il faut se souvenir que la cuisine ne compte que pour un tiers de la note dans « un dîner presque parfait ». Il faut donc compter également sur l’ambiance et la décoration.


Bon, un bémol d’entrée de jeu, vos invités n’aimeront jamais à 100% votre déco.

A) Le Barnum
Vous réalisez un menu sur le thème des quatre saisons, et comme cette candidate culte vous vous sentez de proposer quatre décorations de table pour les quatre étapes du dîner.
Vous invitez les candidats à déguster du poisson et vous maculez votre séjour de sable et d’algues.
La débauche de moyens augmente vos chances de décrocher une bonne note en déco, mais sachez que les invités pourront toujours vous surprendre par leur mauvaise foi. Le tapis de la table qui écorche les bras de Béziers est un excellent exemple. On peut aussi vous accuser d’avoir surchargé la déco ou simplement vous mettre l’excellente note de 6/7 /10, toujours sympathique et frustrante.
Réservez votre imagination aux goûters d’anniversaire…

B) La sobriété
Des assiettes carrées, de verres noirs, quelques pétales de roses, vous voilà satisfait la table est sobre et belle. Oui, mais vos invités se feront un plaisir de vous mettre 3 ou 4 / 10 parce qu’ils la trouveront sinistre et que, comme moi, ils pensent que les assiettes sont rondes.

C) Mon fleuriste m’a aidé
Votre centre de table vous a coûté un bras, mais vous êtes sûr qu’il vous permettra de décrocher le 8/10 en déco qui rattrapera vos déficiences en cuisine et/ou en ambiance, sauf que vos invités trouveront la déco trop impersonnelle.

D) La déco personnelle
Vous avez réalisé avec vos petites mains les sets de table, la nappe, vous avez peint le chevalet sur lequel figure les noms des invités…
Vous avez posé sur la nappe des nains de jardin, des petites autos, des avions, des livres, des chats / chiens sous toutes leurs formes, des photos de l’Allemagne, de la Finlande…
Bref, vous avez cherché à partager votre passion avec vos invités. Rookie mistake (erreur de débutant en français), ils vous trouveront forcément ringard ou jetteront un regard blasé là-dessus.

E) La déco ethnique
A la rigueur, si ça colle avec le menu, évitez (référez vous au D) de juste mettre en exergue votre passion.

F) La déco du dimanche
Vous avez fait péter l’argenterie de mémé ou celle offerte à votre mariage, à laquelle vous assortissez votre service en porcelaine et les verres en cristal de votre mère sur lesquels vous veillerez durant toute la soirée de peur qu’ils soient ébréchés.
Si vous êtes fortuné et que vous disposez d’un intérieur cossu et que la déco cadre avec votre lieu d’habitation, vous avez fait le bon choix, mais si vous vivez dans un T2 en banlieue, vous avez toutes les chances de passer pour un bof…

G) Les animaux morts
A proscrire dans l’absolu !

[Dans le prochain chapitre, nous étudierons le deuxième point délicat : L’ambiance !]

Les bonnes recettes d’un « dîner presque parfait », Chapitre III : Le Menu

On sait pourquoi vous êtes là, qui vous êtes et la façon dont vous allez vous comporter, voyons maintenant l’essentiel : votre menu !



A) Un voyage autour de la mangue (vous avez appris par cœur les bouquins de Cyril L, autant les rentabiliser) / la tomate / la pomme / le poivron, d’une couleur vert / rouge / jaune, d’un viande le porc / l’agneau / le mouton
Vous êtes monomaniaque et c’est aussi votre droit. Mais dans « un dîner presque parfait », vous tomberez forcément sur un convive végétarien si vous avez opté pour le tout viande, allergique au poivron (à la banane, la noix…) si vous avez centré votre menu autour d’un thème unique, ou tout simplement archi difficile (« je ne mange jamais de poisson, car la mer c’est dégueulasse les poissons baisent dedans »).
La bonne idée déclinée super originale de l’apéritif au dessert, ce qui est ignoble si on songe que vous avez opté pour l’aubergine ou le mouton (voire le chicon d’après ce que j’ai lu dans mes commentaires), prend donc immédiatement du plomb dans l’aile. Vous paniquez, vous vous consacrez à l’élaboration d’un petit rien pour le chieur, résultat vos plats crament, et dès l’entrée vous savez que vous avez planté le dîner.
La diversité ne fait jamais de mal.

B) L’audace
Plus personne ne mange de langue de bœuf, de cervelle voire de crêtes de coq (aucun de ces exemples n’est fictif et ils sont tous issus de l’émission), vous avez décidé de les réhabiliter parce que c’est bon le pied de cochon, la panse de brebis ou le foie de veau (et moi je ne vais pas tarder à vomir). Sauf que si vous jugez ça amusant et original, il y a fort à parier que 90% de vos convives qu’on a forcés, gamins, à ingurgiter ces mets, trouveront ça un peu trop pour eux.
Si vous êtes sympathique, vous pouvez miser sur le succès d’estime, comme Madame langue de bœuf, qui avait eu une note très correcte, mais qui n’avait pas gagné, j’insiste sur ce fait, donc en gros vous êtes sûr de perdre.

C) Le clin d’œil
Alors là gaffe au malentendu, la candidate qui avait misé sur un menu « cochon », la semaine où justement la grippe A a été découverte au Mexique (authentique) a du faire face à un cruel malentendu et a bien déçu ses invités tous venus en tenues sexys quand elle leur a tendu des groins en plastique et qu’elle leur a proposé du jambon.
Le menu « aphrodisiaque » doit l’être…

D) La route des épices / Le sucré salé / les plantes aromatiques / le bio / le végétarien / le piment
C’est un peu comme pour le A ou le B, il vaut mieux être consensuel qu’oser un menu trop extrême. Vous tomberez à coup sûr, comptez sur la prod’ pour ça, sur un allergique au sucré salé, ou un réfractaire aux épices, qui plombera l’ambiance.

E) Le consensuel
Pas trop d’épices, pas de sucré salé, un peu de poisson, un peu de viande, des coquilles Saint-Jacques, du chocolat, mais aussi des fruits… Dans « un dîner presque parfait », il faut savoir ménager la chèvre et le chou. Vous ne prenez aucun risque, ce qui pourra aussi vous être reproché, sinon ça serait trop facile, mais vous vous garantissez un 6.5 qui peut très bien vous permettre de gagner une semaine où personne n’est trop bon.

F) Le tout minute
On en revient toujours à la question des risques. Le « tout minute » est certes attractif sur le papier, mais vos invités s’ennuient déjà en votre absence au bout d’une minute, alors mieux vaut miser sur une présence à table et des plats mijotés.

[La suite prochainement : Chapitre IV, la déco de la table]

Les bonnes recettes d’un « dîner presque parfait », Chapitre II : Votre profil de dîneur

Maintenant que vos objectifs sont clairement définis, il va vous falloir choisir un profil de candidat…

Chapitre II : Mon profil de dîneur

A) Le pinailleur
« Et tes cacahuètes là, c’est toi qui les a fumés et salés ? »
Votre rôle : interroger la maîtresse de maison ou l’hôte de la soirée sur chacun des éléments du repas et lui demander de façon inquisitrice « si c’est bien lui qui a fait ça ». « Et la glace, elle est maison ? Le pain tu l’as fait toi-même ? »…
Bon, vous risquez gros… En étant intransigeant, il vous faudra de votre côté être parfait, ce qui est rarement le cas dans l’émission, mais si vous vous sentez prêt à relever le défi, pourquoi pas…

B) Le menteur
Un profil qui complète bien celui du pinailleur
Votre profil : Vous savez à peine cuisiner, mais vous êtes un bon bluffeur, avoir participé à « NRJ Poker Mission Caraïbes » est un plus.
Vous servez donc une purée maison, qui est en fait de la mousseline, vos légumes sont surgelés, vos pâtes fraîches viennent du rayon traiteur du supermarché du centre ville, votre magnifique dessert vient de chez le pâtissier, bref vous n’avez rien fait, mais vous savez mentir.
C’est risqué, presque trop. Les invités peuvent ne pas être dupes du tout. Il faut préparer de toute façon au préalable votre rôle en insistant sur votre culture culinaire et vos talents de cuisinier, et donc croiser les doigts pour ne pas passer en premier.
Si le pot aux roses est découvert, vous serez saqué. Il faut compter sur le doute raisonnable. Les macarons belges étaient décidément bien beaux pour du fait maison, mais personne n’a prouvé qu’ils venaient du commerce… En revanche le caramel de l’étudiant en sciences d’hier soir n’était certainement pas fait à base de crème fraîche et le bluff a été découvert et sévèrement sanctionné.

C) Le fourbe
Votre personnalité : Vous êtes difficile, c’est votre droit, mais pas super franc, alors plutôt que de s’exposer au courroux de vos adversaires qui se matérialisera dans des notes sévères pour votre dîner, vous misez tout sur la critique….mais depuis les toilettes de votre hôte, où vous avez élu domicile pour passer son menu au crible.
Le repas était froid, la soupe trop salée, le dessert pas assez sucré, les amuse-bouches ordinaires, l’hôtesse a grossi,…
Si vous souhaitiez vivre « une belle aventure humaine », vous compromettez avec cette attitude l’avenir de vos relations amicales avec vos adversaires, mais après tout vous avez déjà beaucoup d’amis.

D) Le difficile
Votre profil : Vous ne mangez rien ou du moins pas grand-chose. Vous n’aimez pas le poisson, pas les légumes, ni réellement les fruits. Vous ne supportez pas le sucré salé, ni les épices et encore moins les fruits de mer.
En gros, à moins de vous servir une saucisse purée, votre hôte a toutes les chances de taper à côté. Mais, comme vous êtes magnanime, vous faites l’effort de goûter, pour indiquer aussitôt qu’oulalala « non, ça ne passe vraiment pas, mais j’ai essayé quand même, hein ? ».
Comme vous n’êtes pas une contradiction près, vous allez sûrement servir durant votre repas un des mets que vous avez refusé de manger chez les autres, alors gaffe à la vengeance, pardon à la sanction méritée, sauf évidemment si comme la candidate bastiaise qui ne supporte pas le poisson mais qui en propose chez elle, vous passez en premier. Les candidats auront ensuite quatre jours pour se mordre les doigts de vous avoir mis de supers notes avant de vous connaître.

E) La bonne pâte
Votre profil : L’invité idéal
Vous aimez tout ou presque, allez sauf les endives, vous vous amusez d’un rien, vous trouvez tout très joli…
Vous vous étouffez presque avec les compliments à table et même en coulisses.
Bref, vous êtes l’invité vraiment parfait. Pourtant, bizarrement, dans le taxi, vous collez un 4 en cuisine parce que le plat n’était pas assez régional, 3 en ambiance parce que votre hôtesse ne vous a pas souri pendant le jeu et 2 en déco parce que le revêtement de table vous a durablement irrité la peau des bras (ahhh mon candidat biterrois adoré).
En gros, vous êtes le candidat lambda du jeu…

[Retrouvez dans le prochain épisode : Le Menu…]

L’instant Bree de POC

La semaine dernière, j’ai pu profiter de mon quart d’heure Bree Van de Kamp.

(Prends garde à toi si tu n’entretiens pas l’aération de ton appartement, Bree-POC veille !)

Tous les six mois, mon agence immobilière mandate des professionnels pour inspecter les aérations des appartements de la résidence où j’habite, histoire de vérifier que les vilains locataires paranoïaques ne l’obstruent pas ou que d’infâmes crados dignes de « c’est du propre » ou de sa version anglaise particulièrement gratinée « on passe l’éponge » ne collaborent pas à y faire circuler des bactéries voire des insectes.
Ma bree-attitude a mis un peu de temps à s’imposer puisque à 10h20 du matin j’ai ouvert aux deux techniciens en pyjama, j’avais complétement oublié qu’ils passaient précisément ce jour là. Je ne me suis pas démontée et les deux gars ont commencé à œuvrer dans la cuisine, la salle de bains et les toilettes. Là, le chef s’est extasié devant la propreté de mes aérations et je me suis sentie d’un coupfemmmmmmmmmmme») terriblement Bree.

Bon, après la conversation a dérapé, le chef des professionnels de la circulation de l’air a remarqué l’autocollant très peu républicain « stop Sarko » sur notre porte d’entrée et m’a expliqué qu’il approuvait autant cette démarche que la propreté de mon conduit d’évacuation de l’air. Nous avons ensuite passé une dizaine de minutes à tailler le bout de gras sur notre haine réciproque de notre président actuel. Mon moment était passé, tant pis…



Par ailleurs, je vous rappelle que ce soir M6 propose la coupe des champions de ses dîners. J’en ai donc profité ici pour lancer un grand sondage sur les émissions de télé-réalité que vous aimeriez revoir en édition « all stars ». Je vous incite fermement à aller voter librement *soutenez la star ac’* afin que ces résultats soient exploitables et que je puisse en tirer des conclusions *le public milite pour le retour de la star ac’*.
Je vous remercie par avance.

Le prénom de la semaine

Hier, dans un « dîner presque parfait » sur M6, j’ai appris que des parents avaient osé consciemment baptisé leur fille Caprine. Sur le coup, j’avais compris « Catherine » et je ne m’étais pas inquiétée mais en me référant au sous-titrage j’ai été obligée de constater que la belge habitant désormais à Nancy s’appelait bien Caprine.
L’adjectif « caprin » désigne ce qui est propre aux chèvres. Par conséquent, j’en suis venue à me demander pourquoi pas Bovine ou Avine tant que ses parents y étaient. La jeune femme a peut-être des frères et sœurs d’ailleurs…

Vous serez autorisés à entonner en chœur Caprine c’est fini avec moi dès que son dîner aura été diffusé par la six.

Enfin, la semaine dans l’Est s’annonce encore particulièrement gratinée après une parenthèse plutôt soft à la Rochelle.

Je profite de ce post pour me réjouir de l’arrivée du premier combat des chefs de l’émission de la six intitulé « un dîner vraiment parfait » qui comptera une toulousaine et le fameux Fabrice que nous avions découvert lors de la deuxième semaine du jeu. Ce dîner presque parfait des héros verra s’affronter les quatre meilleurs concurrents de l’année dernière aux quatre coins de la France avant une ultime finale à Paris ou les trois plus convaincants en Province devront proposer leurs menus à un jury composé de chefs et donc forcément, M6 oblige, de Cyril Lignac entre deux contre-attaques.

Par ailleurs, ceux qui m’aiment pourront ce soir me suivre en live-blog sur le Post avec William et deux guests de charme, dont Raphaëlle Dess que j’ai interviewée ce week-end pour mon plus grand plaisir.