Des dîners franchement ratés

Je suis une fan d’un « Dîner presque parfait » depuis le lancement de l’émission sur M6. Je n’ai plus de la date exacte, mais je me souviens que la première semaine avait été organisée à Lyon et que c’était un certain Grégory, depuis devenu une star des fourneaux, qui avait triomphé. Je me rappelle également que la deuxième édition avait eu lieu à Lille.

A un moment, je ne manquais aucun épisode du programme. J’ai même proposé ici même (ou presque, puisque j’ai quand même déménagé entre deux) mon programme pour un dîner presque parfait, avec l’animation imparable dans laquelle je crois toujours : l’animation chatons.

J’avais même décliné en cinq chapitres (I II III IV V) les recettes pour emporter les 1000 euros promis au vainqueur.

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Evidemment, à un moment j’ai été gagnée par la lassitude et je suis passée à autre chose, comme M6 d’ailleurs, qui a arrêté l’émission pour la laisser un peu reposer et mieux la ressusciter quelques années plus tard sur W9, sa jumelle maléfique inversée. Pourvu qu’elle ne finisse jamais sur la triplée de l’enfer, 6ter, ce qui est le dernier stade avant le néant.

Le problème, c’est que sur la TNT, tout est permis. Il a donc fallu salir un peu l’émission pour la faire obéir aux codes de  la « nouvelle » télé-réalité, qui sont en vigueur au-delà du numéro 7 de ma télécommande. Du coup, le programme a bien souffert.

Entendons-nous bien, il y a des éditions quasi normales. Les dîners en Picardie passaient presque la semaine dernière. Les participants ont failli chialer en constatant qu’un candidat pas très aguerri en cuisine, pour rester soft, avait eu du mal à confectionner des crêpes et, ils ont résisté bravement à la tentation de le pourrir en découvrant son interprétation pourtant peu ragoûtante de la ficelle picarde.

A l’inverse, depuis lundi, c’est free-style. Les concurrents sont infects, calculateurs et mauvais joueurs, mais le clament haut et fort. C’est la W9’s touch : un protagoniste peut assumer frontalement de saboter le principe même de l’émission en notant n’importe comment et ça passe.

Bon, au point où en sont arrivés les participants, il semblerait que l’ultime dîner de la semaine, ce vendredi, tourne au pugilat entre la blonde sexagénaire sans filtre et le gourmet inutilement sophistiqué, qui a collé un 2/10 à un repas très honorable.

Je me demande du coup comment l’émission peut encore trouver des victimes pour accepter de participer à la compétition. D’ailleurs, quand personne ne se dévoue, ce n’est pas trop grave, la chaîne sort ou rediffuse une édition plus ou moins faisandée avec des vedettes. Sophie Tapie a ainsi fait des miracles avec son dîner de cow-girl plein de viande alors qu’elle est végétarienne. Un ex Miss France a été ravie de se revoir dans un truc qu’elle avait tourné, il y a au moins cinq ans.

Entendons-nous bien, je ne suis pas contre la mauvaise foi de bon aloi dans ce genre d’émission : je lui mets 2/10 pour sa décoration car je l’avais imaginée différente et que je ne gère pas bien la déception, il mérite un 5/10 car son homard avait des pinces minuscules…

Mais, je reste persuadée naïvement que le concept de l’émission était assez fort pour lui épargner de terminer aussi mal son existence. De mon côté, je regarde quand le programme s’annonce « normal » : aucun candidat border-line, aucune tension à l’horizon…

Un dîner presque parfait spécial brunch : Et là c’est le drame (semaine 2) !

Pour les vacances de Noël, afin de bien renouer avec l’esprit de partage des fêtes, M6 nous propose depuis deux semaines les « dîners presque parfaits » les plus angoissants de son histoire. J’ignore si les relations entre les candidats ont été conditionnées par l’appât d’un gain plus important que dans une compétition normale (2000 euros) ou par le fait qu’ils soient contraints de cohabiter 24 longues heures ensemble, mais j’ai rarement vu des rapports aussi dégradés entre les convives durant la compétition. Hier, Cyril, l’hôte du jour, une tête à claques absolument infect, qui a passé la semaine à démonter les mets des autres, a bien résumé la situation : « on n’est pas loin de se détester », un sentiment largement partagé par les téléspectateurs. La semaine dernière, nous avions eu le droit à plusieurs tentatives de meurtre, pour cette édition ce sont les grimaces et les petites phrases assassines qui tuent.

Lundi, Alexandra ouvrait en toute inconscience le bal avec un dîner russe, qui n’a convaincu personne. En même temps, je soupçonne la directrice de fondation de ne pas savoir DU TOUT cuisiner, ce qui justifiait par conséquent le nombre de 3 attribués à sa cuisine et à sa décoration absente.

Mardi, nous avons fait connaissance avec la délicieuse Fabienne, qui aime chanter et cuisiner. En découvrant son intérieur, les candidats ont d’abord cru qu’elle avait poussé la décoration du repas très loin avant de comprendre que c’était TOUT LE TEMPS comme ça chez elle. Le très sympathique Cyril, qui n’avait jamais vu un intérieur aussi kitch, a songé à le photographier. L’hôtesse de la soirée a essuyé des critiques très, très dures de la part de ses convives, enfin essentiellement de Cyril, le chef de la semaine, qu’elle a très mal supportées au point de finir le repas en faisant atrocement la gueule. Sans être très fan de Cyril, je n’étais pourtant pas loin d’être d’accord avec lui. Ce n’est pas parce que vos amis aiment vos bons petits plats que ça fait de vous un grand chef. La pauvre Fabienne se berce un peu d’illusions sur la qualité de sa cuisine. La jeune femme n’a en plus pas trop apprécié le fait que ses invités ne soient pas ABSOLUMENT fans de son animation « culturelle » consistant à visiter un vieux fort militaire du voisinage.
Bref, Fabienne, suite aux réactions très mitigées de ses convives sur son accueil, a décidé de se venger.

Mais mercredi, rien n’a pu nuire au calme absolument olympien de Sowa, l’hôte asiatique de la semaine. Curieusement à Paris, les casteurs d’un « dîner presque parfait » ont décidé qu’il y aurait un hôte asiatique par semaine désormais, ce qui se défend certainement. Sowa est zen, même quand il se montre incapable de servir son brunch dans les temps, après tout il n’a que deux mains et les autres devraient le comprendre. Malgré cela, il obtient la meilleure moyenne à base de 3/10 de la semaine.

Hier, l’heure de la vengeance était enfin venue pour Fabienne qui débarquait chez Cyril, le père au foyer. Monsieur se prend pour un chef, la preuve il a une veste de professionnel. L’habit ne fait pas le moine normalement. Fabienne, au top du top, a évidemment tout dénigré, même et surtout le crabe royal trop salé ou la tarte au chocolat, fabuleuse d’après le maître des lieux, trop chocolatée. Entre l’hôte, qui « badait » sa cuisine à chaque bouchée, et l’invitée de très, très mauvaise foi, l’ambiance du brunch a du être polaire. En même temps, il aurait fallu expliquer aux candidats qu’un brunch n’est pas un dîner ou un déjeuner bis, et qu’on ne sert pas un plat, dans le cas présent un poulet aux écrevisses, et un dessert, dans ce genre de repas. Qu’importe, malgré son anti-jeu de la semaine, et la mauvaise foi de Fabienne, Cyril est en tête d’un classement, essentiellement grâce à Alexandra, la première hôtesse de la semaine, que Fabienne a taxé avec sa classe habituelle d’avoir une histoire avec le maître des lieux, où les notes ne dépasseront jamais le 5,9/10.

Les candidats ne passeront certainement pas leurs prochaines vacances ensemble…

J’avoue, que je ne saisis pas bien la stratégie de M6 avec ses dîners. Ce genre de rendez-vous a le mérite de créer le buzz – si je me fie à Twitter hier où « #lagrosseblonde » s’en est pris plein la tête – mais il suscite aussi un certain malaise et une très grosse envie de zapper. Bon, là, évidemment j’ai suivi et je commente pour voir jusqu’où ils iront (voilà, voilà). Sinon pour 2012, ça serait pas mal de sanctionner l’anti-jeu vraiment car c’est super fatiguant les candidats qui saquent parce qu’ils n’aiment pas le chocolat / les endives / le poulet / les olives….

Un dîner presque parfait : Le brunch tourne au drame

Fêtes de Noël obligent, M6 nous propose une spéciale de son émission culinaire culte, « un dîner presque parfait ». Cette année, au lieu de concocter un festin festif, les convives sont invités à passer la nuit chez leur hôte, qui doit au petit matin leur proposer une nouvelle animation et un brunch préparé de ses blanches mains en deux heures. Le concept avait déjà été étrenné par la chaîne, et on remet donc ça à Paris cette fois-ci.

Certains diront que je suis coincée, mais je supporterais difficilement, à mon âge avancé, de passer la nuit avec quatre inconnus dans ma maison ou chez eux d’ailleurs. Je n’ai pas spécialement envie de partager ma salle de bain et surtout de me montrer devant des caméras au petit matin en pyjama. Fort heureusement pour M6, cinq courageux volontaires de tous âges : Jacques, Guy, David, Isabelle et Emilie n’ont pas eu mes scrupules.

Dans le cas d’une des candidate, qui apparemment adore s’afficher à la télé en mini-short, alors qu’elle ne devrait pas, la pudeur n’est pas une priorité.
Comme je l’indiquais donc, les candidats dînent ensemble comme d’habitude, attribuent une première note pour l’ambiance, la déco et le menu. A la fin du repas, une brosse à dents vibrante désigne le candidat qui a le droit à la « belle » chambre, tandis que les autres sont priés de dormir ensemble à quatre ailleurs.

Alors, évidemment là, c’est vachement drôle puisque les trois garçons ronflent comme des sonneurs, et que les deux filles sont donc dans l’impossibilité de fermer l’oeil.
Au petit matin, mal réveillés, avec j’espère au moins un café dans le coco (comme disait ma maman), les candidats vont s’ébattre dehors pour foutre la paix à l’hôte qui doit encore leur préparer à bouffer.

Lundi, la première candidate de la semaine a malheureusement passé une nuit d’enfer chez elle et elle était comme barbouillée au petit matin. Elle a donc cuisiné avec une gerbe d’enfer et pas supporté, comme on la comprend, de confectionner une délicieuse sauce à base de cancoillotte et d’aïoli. En plus, elle avait eu la riche idée de proposer en plus des oeufs au four avec du maroilles. Moi-même qui ai l’estomac parfaitement sain ce matin, je suis au bord de la nausée rien que de l’écrire.

Mardi, Jacques, la soixantaine, cinéphile, a oublié qu’il pouvait tomber face à des tanches qui ignorent qui est Sabine Azema, qui ne connaissent pas Etienne Chatillez et qui est au terme de son jeu de piste sont stupéfaits d’apprendre que « le bonheur est dans le pré » est un film, qui est même sorti en salle. Son animation trop ‘intellectuelle’ a donc été sévèrement sanctionnée par ses concurrents. Bon, et puis Jacques n’avait pas bien saisi non plus le concept du brunch et la façon de se servir d’une crêpière.

Mais, c’est hier soir que la semaine a vraiment failli tourner au drame, non pas parce que les candidats se sont entre-tués après une courte nuit à supporter les ronflements de leurs camarades de jeu, mais parce que l’animation a mal tourné. Emilie a eu l’idée pas trop bête à la base de proposer à ses nouveaux amis de monter à cheval. Elle n’avait en revanche pas prévu que le type qui organisait le truc soit un amateur. Il a donc lâché sans bombe sur la tête dans un champ avec des canassons plutôt ombrageux trois – la candidate la plus peureuse avait heureusement passé son tour – cavaliers non expérimentés. Le pauvre David, qui est certes la tête à claques de la semaine qui ne cesse de critiquer les plats des autres, a fini par terre. Il n’a apparemment pas été trop endommagé par sa chute, mais ça aurait pu être pire.

J’ai donc hâte de découvrir ce que nous réserve la suite : intoxication alimentaire, étouffement par oreiller…

Finale d’un dîner presque parfait, la meilleure équipe de France : And the winner is… [Edit de 17h30]

Hier soir, je devais voir « Super 8 » en VOST au Gaumont Wilson de Toulouse. Mais, comme j’ai menti dans son Télé POC, j’ai été punie, et la salle était pleine quand nous sommes arrivées, pourtant vingt minutes avant la séance pour acheter nos places. Il se peut que j’ai évoqué cette éventualité et que j’ai été raillée par ma Moitié. Mais je suis magnanime, alors je n’en parle plus. J’en veux prioritairement au Gaumont Wilson de Toulouse qui n’a daigné affecter qu’une salle, a priori minuscule en plus, à la VO d’un des films majeurs de l’été. Je retenterai ma chance un autre soir de la semaine.

Mon destin était donc de visionner en direct live la finale du dîner presque parfait, « la meilleure équipe de France », et de soutenir par écran interposé, mon chouchou, Jérôme.

M6 a réussi le tour de force de rendre cette finale nationale pourtant potentiellement ennuyeuse, assez passionnante avec de nombreuses épreuves et un rythme par conséquent soutenu. Nous sommes loin de la torture qu’a été l’ultime épisode de « Top chef ».

Les candidats ont d’abord du cuisiner à l’extérieur – je me demande si un jour à la télévision, des cuisiniers pourront débuter leurs épreuves à l’intérieur – en s’attaquant à un drôle de poisson, l’hémisole. A l’issue de cette première épreuve, mes chouchous ont été déclarés vainqueurs et propulsés directement en (demi-)finale. Les autres équipes ont du cuisiner de la volaille lors d’un relai. Pour la première fois depuis le début du jeu, les binômes n’ont pas travaillé ensemble, ce qui a imposé aux bons éléments des groupes de composer avec les choix des plus faibles. Nous avons ainsi pu admirer la morgue du jeune Ruben, 18 ans, petit génie des fourneaux, qui participe à une épreuve en binôme en expliquant qu’il serait mieux seul. Je ne dois pas être la seule à avoir été agacée par ce jeune freluquet profondément antipathique. Finalement, malgré ses réticences à reprendre le travail de sa compagne de jeu, Ruben et donc l’équipe parisienne a été qualifiée à son tour.
Il ne restait donc plus en course que les imposteurs de Nîmes, qui ont volé leur place, la semaine dernière, aux dijonnais, et le couple aixois fort mal assorti.

A l’issue d’une dernière épreuve, sur le fil, les candidats d’Aix ont vengé les dijonnais.

Dès le début de l’émission, j’avais donné l’ordre des éliminations : d’abord les nîmois, ensuite les aixois et puis je croisais les doigts pour Jérôme.

Les binômes qualifiés ont eu le droit ensuite à une soirée de rêve dans un palace gâchée par une dispute au sein de la paire aixoise. Le sosie de Kad Merad n’a pas supporté que la fromagère arrogante lui fasse une remarque. Cette scène a jeté un froid dans la bonne ambiance du moment, qui n’a pas été levée par l’annonce de la production leur indiquant qu’une équipe de plus serait éliminée avant la finale.

Les binômes ont du s’affronter à nouveau autour de quatre mini-épreuves relativement amusantes – cuire des pâtes presque sans eau façon risotto (enfin pâtotto), frire un œuf à l’huile (miam…), cuisinier un radis de ses fanes à sa queue (la plus intéressante) et caraméliser des fruits rouges -, qui ont scellé l’écrasante domination des parisiens. L’équipe de Brives a pu toutefois se qualifier presque de justesse face à eux.

[Edit de 17h30]
Je suis enfin en mesure de donner le nom du grand gagnant de l’émission de M6 qui se terminait à pas d’heure hier.

Mais au préalable, j’ai oublié de me moquer du candidat de Nîmes qui ne peut pas consciemment tuer une langouste parce que c’est cruel de l’embouillanter. Pourtant, le jeune homme mange le crustacé une fois mort dans des conditions atroces, ainsi certainement que des bébés vaches. Je ne suis pas une militante forcenée de la cause des animaux, mais là l’hypocrisie du jeune homme me dépasse.
Ruben, en revanche, ne s’embarasse de fioritures pour arracher à mains nues, et sur homard parfaitement alerte, les pinces de la pauvre bête avant de la plonger dans l’eau bouillante. Il ne s’encombre pas plus de scrupules pour expliquer qu’il est le seul maître à bord dans son binôme et que sa partenaire cuisine SES recettes. Charmant enfant, je vois mal ce que M6 va bien pouvoir faire de lui.
De leur côté, Jérôme et sa partenaire restent plus détendus et légers, même si Christelle énerve « un petit peu » son binôme parfois, tout en proposant des plats très légitimes dans la compétition. Les grands chefs très légèrement sexistes soulignent cependant que l’agneau en croûte de speculoos est une cuisine de femme, sous-entendu de ménagère et donc inférieure à leur production de chef, ce qui induit un gros bémol sur leur prestation. Les femmes aux fourneaux aussi, n’importe quoi…

Mais finalement, malgré un dessert réussi, ce sont les deux plus jeunes qui l’emportent, ce qui ne devrait pas aider le jeune Ruben à tendre vers la modestie.

Sucré salé

Je l’avoue, bien que très sceptique au départ sur le concept, je suis tombée sous le charme certain d’un « dîner presque parfait, la meilleure équipe de France », au point de regarder la semaine dernière en replay la prestation de notre rencontre majeure de l’été, Jérôme de Brives. Mon nouvel envoyé spécial sur le marché de mon village favori de l’Ile de Ré m’a confirmé qu’il errait toujours parmi les bans là bas. Nous nous souvenions de Jérôme pour une bonne raison, sa personnalité. Je l’ai trouvé absolument hilarant avec son second degré à froid. Son binôme a quand même offert aux marseillaises mal élevées un guide de bonnes manières pour leur signifier qu’il n’avait pas aimé qu’elles omettent de ramener un présent à chaque repas.

Mais hier, nous retrouvions des candidats de Nîmes, Lyon et Dijon.

La production n’a curieusement pas fait appel, ou alors ils ont refusé de revenir, aux « meilleurs » candidats. Peu de gagnants sont de la partie et pour les participants dont je me souvenais, Boum(édiène), désormais lyonnais, s’était illustré avec son dessert raté, parce qu’il avait fait chauffer des blancs d’œufs montés en neige au micro-onde et mis des bonbons qui avaient décoloré donnant un résultat dégueu dans sa préparation, et Emmanuel de Dijon l’avait emporté ex æquo avec un bon cuisinier sur un énorme malentendu.

Pour contre-balancer les relatives faiblesses de certains en cuisine, les binômes ont été équilibrés. Une forte personnalité – Boum, Emmanuel et son redoutable second degré, et la terrible Nicole, septuagénaire autoritaire – a été combinée avec un(e) cuisini(è)r(e) de qualité, le but étant que ça frotte en cuisine.

[Alexis et Nicole, le binôme qualifié hier soir. Crédit photo : M6.]

Armelle, truficultrice et gastronome, manque ainsi cruellement d’humour quand Emmanuel lui propose de réaliser un menu autour des fruits de mer pour mettre en valeur leur proximité avec les côtes alors qu’ils sont à Dijon et le pauvre Alexis, qui s’était déguisé en Lucky Luke pour son dîner à lui, n’arrive pas à venir à bout de la très autoritaire Nicole. Dans la plupart des cas, le candidat qui prend l’ascendant relègue son équipier au rang de commis éplucheur de patates et coupeur de légumes.

Si les relations sont difficiles en cuisine entre les candidats, à table, les choses sont encore plus terribles. Les candidats sont d’une mauvaise foi jamais égalée dans le jeu. La terrible Nicole a débiné chacun des plats proposés par ses adversaires : pas assez salés, trop simples, trop chocolaté…et a même porté le coup de grâce à Armelle et son écrasé de pommes de terre raffiné en prétendant qu’il s’agissait de purée en flocons.

Résultat, je lis ce matin, car je l’avoue, nous nous arrêtons avant les notes et surtout avant la prestation devant les chefs qui ne présente aucun intérêt selon moi, qu’Armelle et Emmanuel, qui ont pourtant proposé le menu le plus bluffant ont été recalés avant la finale, ce qui me paraît proprement aberrant.

La semaine prochaine, il sera déjà temps de retrouver mon chouchou, Jérôme, en espérant qu’il patate la vilaine Nicole.

Devine qui vient dîner ce soir ? Jérôme ! Qui ? Ben si Jérôme d’un dîner presque parfait…

Mon lieu de villégiature est réputé pour accueillir nombre de célébrités, qu’elles aient une maison sur l’île ou qu’elles soient de passage. A peine arrivées là bas, nous sommes tombées en nous promenant sur le marché local sur une personne que nous avons identifiée comme quelqu’un de connu sans réussir à coller un nom ou une activité sur son visage. Il ne s’agissait pas d’un candidat de télé-réalité traditionnelle, ni d’un animateur, pas d’un chanteur non plus…
Rentrées à la maison, après mûre réflexion, nous sommes arrivées à la conclusion qu’il s’agissait d’un chroniqueur télé pour ma femme, tandis que je pensais, de mon côté, très précisément à un journaliste de i-télé.

Nous avons recroisé cette méga célébrité plusieurs fois au marché sans jamais réussir à l’identifier réellement.

Ma femme a été saisie par un coup de génie sur la plage. Notre méga célébrité était en fait un simple participant particulièrement marquant apparemment d’un « dîner presque parfait ». Je n’aurais pas pris la peine de le signaler ici, s’il ne participait pas à la énième compétition culinaire de M6.
Par conséquent, hier, alors que j’étais décidée à boycotter cette nouvelle déclinaison d’un « dîner presque parfait », j’ai regardé le combat des régions en équipe.

Il s’agit d’une complète innovation puisque des candidats déjà aperçus dans l’émission et réputés pour leurs qualités de cuisiniers, d’animateurs ou de décorateurs se livrent une compétition sans merci MAIS en binôme, ce qui change tout évidemment.

Pour ne pas être complètement injuste avec M6, cette micro innovation apporte quand même une certaine fraîcheur à ce resucée de son programme culte et nous avons suivi hier avec plaisir l’affrontement entre les trois équipes. Il faut dire qu’en plus de devoir séduire leurs adversaires, les concurrents doivent s’entendre entre eux, ce qui n’est souvent pas une mince affaire. Hier, la douce Emilie, la fromagère star de l’édition « couples » marseillaise a mis au pas son binôme, tandis qu’à Dunkerque les deux hôtesses ont du mal à se mettre d’accord. Pour ajouter du piment, la production a apparemment opté pour les candidats les mieux notés mais surtout les plus chieurs de l’aventure, ce qui expliquerait pourquoi l’hôte qui nous a tant marquées est de l’aventure, ce qui a donné lieu à des explications assez franches hier à la table des dîners.

J’avoue qu’à 22h30, j’ai abandonné les dîneurs à la deuxième partie de la compétition. M6, qui a apparemment une dette éternelle envers Cyril Lignac et Jean-François Piège, les a nouveau conviés à juger des non professionnels, ce mois-ci. A se demander si ces « grands » chefs ont encore le temps de cuisiner avec le temps qu’ils passent sur M6. Evidemment, l’émission s’est terminée à minuit mais sans moi donc…

Rediff de l’été : Les bonnes recettes d’un « dîner presque parfait », Chapitre I : Vos motivations pour participer à l’émission

[C’est l’été, c’est rediff…]

Je me lance aujourd’hui dans un cycle en cinq chapitres, qui me tient beaucoup à coeur : Les bonnes recettes pour réussir son « dîner presque parfait ».

Après un an et demi de visionnage intensif de l’émission et d’analyses des quotidiennes, je pense en effet être en mesure de vous indiquer les erreurs à éviter. Quant à la solution pour l’emporter, elle sera sans doute à découvrir en filigrane dans mes écrits…

Chapitre I : Vos motivations

A) Vous désirez prouver à la face du monde que vous êtes un chef et que vous pourriez aisément rivaliser avec Cyril Lignac derrière des fourneaux. D’ailleurs, vous ne visez pas les 1000 euros de gain de la semaine, mais déjà le titre de champion national d’un « dîner vraiment parfait ».
Pourquoi pas ! C’est peut-être la plus saine des motivations. Vous êtes sûr de vous, ce qui est un atout, faites attention cependant de ne pas chercher à écraser vos adversaires de votre supériorité flagrante et gardez un profil bas pour éviter d’être saqué, mais nous y reviendrons.

B) Vous souhaitez passer un moment convivial avec des gourmets de votre ville, afin de nouer à l’avenir, on ne sait jamais des liens, avec certains des participants de l’émission que vous pourriez revoir par la suite…
Vous n’avez donc jamais regardé l’émission ou vous êtes « stu-pi-de ». Quand vous aurez entendu Monique saquer depuis vos toilettes votre recette incomparable du gratin dauphinois ou de la charlotte poires chocolat, qui sont respectivement, selon elle, « un plat de cantine » ou « un dessert simpliste », vous n’aurez certainement jamais envie de la revoir. Songez en plus que Monique sera de loin la plus indulgente des convives…

Si vous n’avez pas d’amis, adhérez à une association de philatélistes ou à un club de sport ! D’ailleurs, je suis sûre que vous ne tiendrez pas jusqu’au dessert lors de votre prestation culinaire…

C) Vous êtes en ce moment en recherche d’activité et vous avez besoin de vous occuper l’esprit, alors pourquoi pas montrer sa tête à la télé.

Soit…à la rigueur… A deux bémols près :
1) si vous êtes chômeur en fin de droit, éviter de claquer 100 euros dans un repas peut être raisonnable surtout que le gain n’est vraiment pas assuré
2) si vous désirez vous consacrer à l’avenir à un métier de bouche (traiteur, restaurateur,…), vous devriez peut-être songer à ne pas vous ridiculiser dans un programme à succès auprès de tous les habitants de votre ville ou de votre quartier !
En gros, si vous avez les moyens – le jambon purée mousseline n’amusera que vous – et si vous le faites pour le fun, pourquoi pas…

D) Vous voulez participer à « un dîner presque parfait » par appât du gain.
Rien à dire, à vous de vous donner les moyens pour y arriver par la suite et je peux même vous aider avec ma série de posts à ce sujet !

E) Vous rêvez depuis toujours de devenir « célèbre » et vous pensez ainsi vous faire remarquer éventuellement par des producteurs.
Ou-bliez ! Il y a « la Nouvelle Star » ou « Secret Story » pour ça, voyons !

F) J’ai envie de bien manger et bien m’amuser durant une semaine en compagnie de gens sympathiques.
Comme les candidats dotés d’un profil B, vous n’avez certainement jamais visionné l’émission ou du moins pas le même programme que moi. On ne mange jamais très bien dans un dîner presque parfait et ça se saurait si on s’amusait dans le programme. On est là avant tout pour critiquer les hôtes, voyons…

(Ne manquez pas le chapitre II : Votre profil de dîneur)