Let’s go to the mall

Nous sommes quasi à J + 1 mois depuis le début du déconfinement. Et en bonne irréductible que je suis, je résiste encore et toujours à ce mouvement.
Je savoure le fait de pouvoir sortir sans autorisation et d’avoir la liberté de circuler, mais je n’en abuse pas.
Le confinement a été agréable pour moi et je ne préjuge pas en écrivant ceci de ce qu’il pu être pour d’autres. Je pense que la génération Club Do qui passait ses journées confinée à regarder toutes les émissions de la prêtresse des programmes pour enfants était bien préparée à cette situation.

Il faudrait me couper Internet, l’accès à Animal Crossing New Horizons et les chaînes de streaming pour que j’accepte de sortir.

Pour ne rien arranger, Netflix m’a annoncé au moins trois bonnes nouvelles dernièrement :

  • La saison 3 de Dark. Avec toujours cette même hésitation : faut-il repartir de zéro pour savourer pleinement son dénouement ?
  • La saison 7 de New Girl. Bon ok, la six avait une fin tellement parfaite que j’aurais pu m’en tenir là et je sens déjà avec ses deux premiers épisodes qu’elle est parfaitement redondante, mais qu’importe il faut en finir pour de bon.
  • Les saison 9 et 10 de Modern Family. Idem la série a beaucoup perdu, mais il faut que le voyage se termine. Je prépare les mouchoirs.

En parallèle, Amazon s’enrichit de séries des années 2000 que j’ai toujours eu envie de revoir ou qui ont été si mal programmées par les chaînes hertziennes que j’ai loupé leurs fins. Je vais enfin pouvoir terminer Fringe par exemple.

Et surtout, je me suis mise au très bon et bizarrement passé inaperçu Superstore.

Superstore narre le quotidien d’une équipe qui travaille dans un supermarché américain à la périphérie d’une petite ville lambda.
Je n’attendais rien de particulier de cette série et j’ai été immédiatement séduite.
D’abord parce que c’est vraiment drôle, et vous pouvez me faire confiance sur ce point, je n’ai pas le rire facile.


C’est aussi très, très bien joué. J’avais aimé America Ferrera dans Ugly Betty sans savoir que sous les lunettes et l’appareil se cachait une aussi jolie nana (oui, je sais, c’était le principe), mais surtout qu’elle avait une jolie voix rauque éraillée parfaitement charmante.
J’avais vu Ben Feldman dans le très moyen Drop Dead Diva et il est formidable dans Superstore dans le rôle de l’ex étudiant en commerce idéaliste. Le personnage de Dina ne devrait pas vous laisser indifférent, pas plus que celui Sandra. Et je n’oublie pas Glenn, le directeur du magasin, qui en VO (je ne pense pas que la série doive se regarder autrement) a la voix de Fozzie l’ours, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Superstore réussit l’exploit d’être une série légère qui évoque de vrais sujets : la discrimination, l’immigration illégale, l’avortement… Elle m’a aussi permis de découvrir qu’on vendait la pilule du lendemain ou qu’on votait dans les supermarchés aux Etats-Unis.
Je la placerai dans la lignée de Scrubs (Amazon, quand achètes-tu l’intégrale de Scrubs ?) ou de Brooklyn Nine-Nine(et oui, je vais jusque-là).

La série a été diffusée par NRJ12 en lieu et place de The Big Bang Theory à titre informatif.

Bon, foncez, faites moi confiance, vous ne le regretterez pas. Superstore est une série hautement addictive.

Et si Alan Dale était le Maître du Monde !

En combinant ma nouvelle passion pour « Newport Beach » et mon intérêt constant pour « Lost », je me suis rendue compte qu’Alan Dale tirait toutes les ficelles en ce bas monde. J’évoque ces deux séries, mais je songe évidemment également à « Ugly Betty ».


Alan Dale est donc le cruel, fourbe, et ambiguë Charles Widmore de « Lost », sur lequel la saison 5 en cours de diffusion aux Etats-Unis fait des tas de révélations qui devraient surprendre les fans de la série.

Alan Dale est également le fourbe, cruel et ambiguë Caleb Nichol, le père de la magnifique Kirsten Cohen dans « Newport Beach ». Il se contente là d’être un ponte local de l’immobilier.

Mais Alan Dale campe aussi l’ambiguë, fourbe et cruel Bradford Meade dans « Ugly Betty » où il incarne un magnat de la presse fétichiste des pieds.

De la côte Ouest (Newport Beach) à la Côte Est des Etats-Unis (New-York) en passant par l’Angleterre et une petite île aux pouvoirs inimaginables du Pacifique, Alan Dale étend son pouvoir sur le Monde.

Alan Dale me fait d’autant plus peur qu’il est apparu, d’après wikipédia, dans « 24 heures chrono » en tant que vice-président des Etats-Unis, dans « à La Maison Blanche » dans le rôle d’un secrétaire d’Etat, et même dans « X Files ».

Alan Dale est donc un peu le maître du Monde de la fiction américaine.

Si vous êtes plus terre à terre que moi, en parcourant la fiche wikipédia d’Alan Dale, vous pourrez constater qu’il cachetonne énormément ou qu’il a le vent en poupe…

« Desperate housewives », le cruel malentendu

En visionnant hier sur M6 la fin de la saison 3 de « Desperate housewives », je me suis demandé si je ne comprenais définitivement rien à cette série en passant à côté de son intérêt profond ou si elle est franchement moyenne.

J’ai un faible certain pour « Ugly Betty » qui assume complètement son identité de soap avec des rebondissements déments, le frère mort qui a en fait disparu pour revenir dans la peau d’une femme, mais j’ai du mal à apprécier « DH », qui ne va pas, à mon goût, au bout de sa démarche.
Chaque saison ou presque est fondée sur une énigme : Pourquoi Marie-Alice s’est-elle suicidée ? Que cachent la mystérieuse voisine noire et son fils ? Quel est le lourd secret qu’Orson tente en vain de dissimuler à Bree ?
La résolution de ce mystère est le fil rouge de la saison agrémenté bien entendu de sous-intrigues sentimentales, de menues rivalités entre voisines-copines et de rebondissements plus ou moins tirés par les cheveux.

Hier, en voyant Bree débarquer le ventre faussement rond en feignant de porter un enfant qui est en fait celui de sa fille qu‘elle élèvera quand il sera né, j’ai manqué de crier grâce, comme quand j’ai découvert qu’en fait le maire – déjà petit ami homme politique de Carrie dans « sex and the city » qui rêvait de se faire pisser dessus – n’avait épousé Gabie que pour obtenir le vote latino aux prochaines élections.

Pour faire un bon soap, il faut soit vraiment toucher aux limites de l’absurde assumé et de la nullité absolue à l’image de « Sunset Beach » qui reste l’exemple ultime dans le registre – le concept des jumeaux maléfiques n’a jamais été aussi bien exploité que dans cette série, tout comme celui du personnage mort depuis 200 épisodes qui en fait est vivant et cherche à se venger (ce personnage était d’ailleurs le jumeau maléfique de Ben qui avait pris sa place très tôt dans la série sans que personne ne s’en rende compte) – soit il faut oser le second degré.
« DH » n’assure dans aucun des deux domaines. La série est certes légère, avec de bons moments, surtout les pré génériques, mais elle n’est jamais assez délirante ou suffisamment dans l’excès pour que tous les coups soient permis.

Outre cet aspect préoccupant, je ne digère pas le cancer de cette pauvre Lynette, vendu comme une punition pour avoir manqué de fauter avec le séduisant Rick.
Tom Scavo est le pire des bras cassés et le plus mauvais des maris depuis déjà trois saisons. Il a d’abord poussé sa femme à arrêter de bosser en l’engrossant à maintes reprises, puis il l’a à nouveau empêchée de mener la carrière à laquelle elle aspirait en se défilant de ses obligations de père au foyer et en désirant finalement à tout prix sa petite entreprise, un projet qu’il n’a de toute façon pas mené à bien en se pétant le dos. Bref, quand Lynette trouve enfin un homme solide et séduisant capable de la rendre heureuse, sa culpabilité d’épouse modèle la pousse à ne pas mener les choses plus loin et pourtant elle est punie par une leucémie injuste.
Les Américains sont friands de ce genre d’accident de la vie qu’ils dédient souvent aux pécheresses. J’en veux encore aux scénaristes de « sex and the city » d’avoir imposé à Samantha, la plus libérée de toutes, un cancer du sein. D’ailleurs, à la prochaine rererediff depuis le départ de la série, je compterai le nombre d’amants que Charlotte, la plus prude qui est seulement stérile à l’issue de ses multiples aventures amoureuses, a eu en comparaison de Sam, la sulfureuse. Je ne suis pas sûre que Sam devance Charlotte au final.
Bref, Madame Bush adorait « DH » ce qui prouve que cette série n’est pas si honnête qu’elle le prétend.
Je vous épargne les rebondissements ridicules de la vie amoureuse de Susan, que j’aime pourtant bien dans son rôle de gaffeuse, et la tentative de suicide finale de la pauvre Eddie, que les scénaristes ne supporteraient apparemment pas de voir changer.
J’attends malgré tout la saison 4 pour savoir si Eddie survivra à Carlos, mais Canal m’apportera à mon avis très vite les réponses à cette question en déflorant via ses bandes annonces le suspense de la saison à venir. En fait, c’est même déjà fait…

Quelques remarques immensément intéressantes… (la voiture-balai des posts)

Je portais aujourd’hui le même polo exactement que Justin, le petit neveu gay de douze ans d’« Ugly Betty », dans ma télé quand j’ai regardé le dernier épisode de la soirée de lundi. Pour celles et ceux qui désirent savoir comment POC s’habille (mal), il s’agit d’un tee-shirt rouge à rayures blanches avec un col et des boutons acheté chez H&M au rayon femmes, pourtant dans mon souvenir, le mois dernier.

Santos est mort dans « Ugly Betty » mais cachetonne dans « les feux de l’amour », tous les jours sur TF1.

Toujours en visionnant « Ugly Betty », je me suis dit que Dawson n’était pas mal finalement en homme. Il a grandi le petit puceau fan de Spielberg, ce qui ne me rajeunit guère.

Je félicite, enfin pour clore le sujet et passer à autre chose, TF1 de ne pas avoir signalé que la diffusion de la série était interrompue jusqu’aux calendes grecques probablement. En tout cas, je suis heureuse d’avoir laissé Betty dans les bras d’Henry, que Justin soit redevenu un petit gay assumé et qu’Hilda ait de nouvelles perspectives d’avenir.

En zappant sur le « prince de Bel air » diffusé par France 4, j’ai constaté que Will Smith avait fait un sacré chemin depuis cette série (et pas uniquement au niveau capillaire). En revanche, son cousin Carlton a arrêté là sa route après sa première prestation remarquée dans « Ricky ou la belle vie ». J’espère pour lui qu’il n’est pas le collègue d’Arnold, devenu gardien de parking après l’arrêt de sa série.

Dans « Gilmore Girls », Jason, l’amant de Lorelei, est l’ex prof dépressif de l’équipe de surdoués du lycée de « Malcolm ». Il semble mieux dans sa peau depuis qu’il porte le bouc et qu’il sort avec la fille d’Emilie et de Richard Gilmore.

Je félicite Ty d’avoir tenté de régler dans un épisode fleuve des « maçons du coeur » le sort des vétérans « natifs américains ». Il a ainsi construit une magnifique – je suppose, je me suis endormie avant –maison perdue en plein territoire indien (pourvu qu’il n’ait pas choisi l’emplacement d’un ancien cimetière) pour les orphelins de la première femme tuée en Irak (quel titre de gloire…) et en a profité pour amener sur un camion un centre dédié aux vétérans indiens qui ont combattu pour la glorieuse nation américaine. En attendant, je me rends compte que les épisodes ont déjà 3 ans et que la guerre en Irak finit par durer. Mon dieu, je donne dans la politique aussi bien que Ty et ses designers aujourd’hui… Par ailleurs, je me demande où placer cette famille dans mon classement de la méritude, morte pour sa patrie, ça tape quand même, non ? Surtout que la dame était bien évidemment mère célibataire et habitait dans un mobile-home sur une réserve indienne.

Je n’aime pas le Docteur Cohen, le super nutritionniste médiatique, ami de Cyril Lignac et de Mac Lesggy, qui passe partout en ce moment pour expliquer que les sandwiches font grossir tout comme les crèmes dessert. Cet homme adore débiter à longueur de journée des évidences mais c’est son choix…

Quant aux dîners de la six, je suis fière que les Toulousains aient remonté le niveau de l’émission en démontrant qu’ils n’étaient pas que des compétiteurs mais aussi des gourmets.

Les rediffusions de « on a échangé nos mamans » m’ont conforté dans la très mauvaise opinion que j’avais déjà de cette émission passablement abjecte. Il ne s’agit pas d’un jumelage constructif, chaque parent juge le mode de vie de l’autre et le descend en flèche dès qu’on lui en laisse l’occasion. Ce comportement nocif est de toute façon induit par la construction du programme, la maman subit d’abord la vie de l’autre, puis se retrouve à imposer son mode de vie à elle. Peut être que pour étayer cette démonstration thèse, antithèse, une synthèse aurait été intéressante à trouver, non ? De plus, j’ai déjà du l’écrire à maintes reprises ici mais pourquoi, POURQUOI, POURQUOI, la six estime-t-elle encore que c’est la mère le centre du foyer qui lui insuffle apparemment son âme ? La parité aurait exigé depuis le temps qu’on échange les papas aussi, non ? De toute façon, dès lundi, une série nouvelle remplacera ce programme désagréable qui me révulse.

J’ai oublié dans mon post d’hier sur « la Nouvelle Star » de me poser la question fondatrice. Lio qui aurait amené les 28000 candidats à Baltard si on l’avait laissé faire et qui n’a décerné presque que des oui lors des castings, va-t-elle ou pas, ne mettre que des bleus aux apprenties nouvelles stars ? Réponse la semaine prochaine…

Retour aux fondamentaux…

Pour attaquer ce post par un constat complétement déprimant, les vacances sont tellement terminées, mortes et même enterrées qu’il est largement temps de reprendre le cours normal de nos programmes.

Quoi de mieux pour revenir aux fondamentaux qu’un inédit de Super Nanny…
Je suis loin d’être conquise par le nouveau look de la gouvernante de choc de la six, que je trouve désormais limite négligée. Sa mission du jour : remettre dans le droit chemin de la discipline Mohammed et Ryad, assez peu d’écart d’âge, gentiment insupportables. Ce qui m’a en effet frappé hier, c’est que les gamins à redresser n’étaient pas les Antéchrist coutumiers, juste deux boules d’énergies virtuellement incontrôlables et épuisantes pour les parents.
D’ailleurs, évoquons les géniteurs… Madame, femme au foyer, est épuisée par ces deux gamins qui lui font caprice sur caprice quand ils sortent et ravagent son intérieur quand elle les confine entre quatre murs. Monsieur a des horaires de dingue et ne fait que croiser ses garçons quand il rentre, épuisé, après des heures de transport de son boulot.
Deux gosses qui tournent en rond dans un HLM assez minuscule, une mère épuisée par ses gamins qui cherchent à la rendre chèvre pour se distraire, un père absent…le modèle me paraît malheureusement assez courant.
La situation me semblait donc d’autant plus difficile pour Super, qui désormais se lance dans l’ironie – « et si je pleure, vous m’offrez un cadeau » -, rédige ses premières constatations dans un très chic carnet moleskine avant de les remettre « au propre » le soir sur son pc portable dans sa chambre d’hôtel assez miteuse.
Quant à la recette pour calmer ces deux piles électriques, elle m’a paru à la hauteur du problème. Super opte, comme la maman auparavant d’ailleurs, pour le chantage éducatif. Elle passe juste du « si tu arrêtes de me taper sur les nerfs, tu auras un paquet de bonbons » au « si tu es sage, tu obtiendras un bon point », qui plaira certes plus aux dentistes mais n’arrange pas grand-chose sur le fond à mon avis. Quand les bons points ne suscitent par l’intérêt des deux hyper actifs, Super se proposent de leur lancer des défis pour les canaliser : celui qui se lavera le plus vite les dents, celui qui s’habillera en premier, celui qui terminera son yaourt avant l’autre… alors certes les gamins sont occupés et accomplissent leur tâche mais à terme je ne suis pas sûre que ça repose Madame au bord de la dépression nerveuse.
Super a prouvé hier avec son système de récompenses que l’éducation n’était finalement pas très loin du dressage animalier, ce qui n’a fait que conforter ce que je pensais à ce sujet.
Autre écueil, Monsieur n’est jamais là et il faut lui inculquer également les nouveaux principes, ce qui n’est pas une mince affaire, car il a l’autorité d’un bulot.
Bref, heureusement que les gamins n’étaient pas vraiment des monstres, mais juste des boules d’énergie ingérables. Je ne pense pas que la solution tienne véritablement sur le très long terme. Enfin, il faudra aux parents attendre que leurs deux jolies têtes brunes deviennent des ados apathiques et dépressifs ou camés aux substances plus ou moins légales pour avoir le calme. Pas sûre que Madame qui a commencé à pleurer en voyant Super tienne jusque là…

Comme la soirée était bonne, après nous avoir fait l’affront mercredi de programmer quasiment dix épisodes pas du tout inédits de « recherche maison ou appartement » – je râle – la six nous a proposé ensuite un nouvel épisode de « c’est du propre », certainement destiné à dissiper les doutes des téléspectateurs sur la vraisemblance des cas abordés.
Une amie de la victime consentante a ainsi déclaré qu’avant de pénétrer chez le saligaud, elle pensait que l’émission était truquée, doute dissipé en voyant que des gens pouvaient réellement être crados.
Pour une fois l’émission s’est limite étendue sur l’accident de parcours qui a mené ce type à vivre dans une maison en voie de pourrissement infestés de mégots de cigarettes et de plats tout préparés en mutation après six mois à l’extérieur du congélateur.
J’ai été particulièrement frappée, de mon côté, par la table de la cuisine caramélisée par le café renversé pendant des années dessus et le matelas jaune et troué sur lequel le propriétaire des lieux s’assoupit depuis des années sans y mettre de draps.
Malheureusement pour nous, nous avons vu l’état affligeant des lieux sans le découvrir enfin propre car il nous fallait zapper vite, vite sur « Ugly Betty ».

J’espérais dans l’un de mes Télé POC une fin de saison épique et je n’ai pas été déçue. Les scénaristes ont joué à fond la carte soap pour le plus grand plaisir des téléspectateurs.
Pour résumer, Amanda, la standardiste de Mode, est en fait la fille cachée de Faye Summers, l’ancienne rédactrice en chef du journal, assassinée par la femme du patron du groupe, Claire Meade, ce qu’elle a découvert en trouvant la pièce secrète qui hébergeait les amours coupables de sa vraie mère et de Bradford Meade. Dans les premiers épisodes de la troisième saison, où je m’en suis arrêtée avant de me jeter dans les bras de Morphée, Amanda fusillée par le secret ressemble de plus en plus physiquement à Betty et découvre que ses parents sont échangistes en journée. Par ailleurs, elle pourrait être bien être la demi-sœur d’Alexis et de Daniel.
La fourbe Wilhelmina avance dans ses projets de conquête du magazine en se faisant épouser par Bradford, le grand patron, mais Betty pourrait bien l’handicaper avec la découverte de son adultère, si Claire Meade ne lui règle pas son compte avant.
Santos, le finalement gentil papa de Justin et futur mari d’Hilda, s’est fait tirer dessus en allant acheter un cadeau pour la première de son fiston so gay. Malheureusement, contrairement à ce que nous laissait penser le premier épisode, il est bel et bien mort.
Le père des filles, Ignacio, est coincé au Mexique avec un type dangereux qui a juré de se venger de lui à ses trousses.
Daniel et Alexis se sont plantés dans l’auto sabotée par l’homme de mains d’Alexis qui voulait ainsi attenter à la vie de son père. Ultime rebondissement de début de saison, Alexis a oublié qui elle était et c’est Alex qui s’est réveillé dans son nouveau corps de femme.
Pendant ce temps là, Betty doit composer avec l’ensemble et gérer en parallèle son chagrin d’amour, son preux chevalier, Henry, a quitté New-York pour vivre avec la mère de son supposé bébé.

Cette série accomplit le tour de force de rendre chaque personnage, ou presque – Bradford est assez détestable -, sympathique. Ainsi même la pourtant très fourbe Wilhelmina, qui passe son temps à comploter contre les Meade est attachante notamment dans sa relation avec son assistant Mark ou dans la façon où elle reconnaît le talent du petit Justin, l’elfe de la mode. Mark tient, lui, beaucoup à sa « Mandie ». Quelle adorable relation ! Daniel n’a pas un rôle facile mais il s’en sort souvent bien quand il ouvre les yeux sur le quotidien des personnes qui l’entourent…
Je pars donc avec plaisir à l’assaut de cette deuxième saison que j’espère aussi soapesque que la première.

[Parenthèse inutile, pour ceux qui se poseraient la question, Alexis est bien une femme. En vrai, elle s’appelle Rebecca Romijn et elle a épousé Oncle Jessie de « la fête à la maison » d’où son nom Rebecca Romijn-Stamos. De plus, une raison de plus pour moi de l’adorer, elle a joué dans un épisode de « Friends » saison 4, la petite amie fugace car trop souillon de Ross.]

Quant aux dîners, la semaine écoulée a renoué, elle aussi décidément, avec les fondamentaux, avec des candidats sympathiques et beaux joueurs, des menus décalés (mention spéciale à la langue de bœuf) et même le subterfuge de la purée mousseline remis au goût du jour (j’ai acheté mes antipastis et ma sauce au pesto dans le commerce, mes convives n’y voient que du feu), je ne peux donc qu’être déçue par le nouvel opus à venir.

Match au sommet !

Comme j’arrive presque à la fin de la saison 1 d’ « Ugly Betty » et que TF1 nous menace sérieusement de programmer les aventures du demi-frère de Lisa, Bruno, il est enfin temps de confronter les deux laiderons supposés dans un match au sommet.

Physiquement d’abord, Betty est vraiment franchement plus canon que Lisa. Je pense qu’un peu comme Tom Sawyer, elle gagne parce qu’elle est américaine et que le look de banlieusarde du Queens, même très gratinée, vaut toujours mieux que la silhouette d’allemande de l’Est de Lisa. De plus, je suis complétement fan du poncho issu de Guadalajara qu’elle porte dans le premier épisode.
Pour preuve, au niveau des relations amoureuses, Lisa est vierge à 25 ans, tandis que Betty a déjà, quand la série commence, un petit ami, certes laid et sans menton, mais un boyfriend quand même. Plus tard, un séduisant comptable, sosie de Clark Kent, au sens de l’humour assez discutable, tombe sous son charme et elle plaît même à son orthodontiste.
D’ailleurs, Betty porte des bagues mais fréquente un orthodontiste, comme l’a démontré l’épisode de lundi dernier, alors que Lisa est affublée d’une mâchoire de fer, qui ne semble pas nécessiter de soins jusqu’à ce qu’elle l’enlève finalement dans le dernier épisode.
Si on se penche sur leurs personnalités, Lisa est besogneuse, elle travaille énormément et se plonge régulièrement dans les chiffres pour apporter de l’aide à David, son patron. Betty est plus débrouillarde. Elle sort Daniel des pires situations grâce à son sens inné de l’improvisation. De plus, elle a de sacrées épaules pour résister à ses débuts chez Mode aux sarcasmes des autres employés. Globalement, Lisa est niaise et Betty pragmatique.
De toute façon, leurs rapports avec leur patron respectif découlent de leurs personnalités. Daniel estime très vite Betty pour ses qualités humaines. David, lui, se sert très longtemps de sa laide assistante qui nourrit des sentiments amoureux à son égard. Les deux hommes ne dirigent de toute façon pas le même genre d’entreprise. Daniel est le rédacteur en chef d’un magazine de mode prestigieux établi à New-York. Il a certes emporté sa place par népotisme, comme son rival, mais on le sent plus capable déjà que son homologue allemand. David dirige une société de haute couture allemande dont les défilés évoquent irrésistiblement le générique d’« Amour, gloire et beauté ».
A Berlin, tous les personnages, y compris ceux qui doivent être placés dans la case sexys et aguicheurs ont un physique approximatif. Kim, la sœur de David, est un petit porc sur pattes adipeux, tout comme Sabrina la réceptionniste supposée très hot. Du côté de New-York, tout le monde est beau et stéréotypé, puisqu’on travaille dans le milieu de la mode. « Le destin de Lisa » n’a cessé de me conforter dans ma théorie selon laquelle tous les allemands étaient laids.
Quant à l’entourage des jeunes filles, Betty a déjà une famille géniale. Son père semble tout droit sorti d’un épisode de « Santa Barbara » où il serait le régisseur des Capwell. Le géniteur de Lisa m’évoque irrésistiblement depuis le départ Joe l’Indien alors qu’il est allemand. Betty a une sœur un rien vulgaire mais assez séduisante et surtout un neveu de 12 ans fashion victime et « so gay ». Lisa n’a que ses parents. Chez Kérima, elle sympathise avec la plèbe, Agnès, la grosse cuisinière, Nina, une autre assistante, et l’apprentie du styliste. Même quand elle arrive à la tête de la boîte, elle n’a la reconnaissance que du petit personnel. Betty sait se faire apprécier. Elle obtient en une demi-saison un job génial dans un autre magazine. Ses ennemis, la fourbe Wilhelmina Slater et Marc son assistant la considérent comme une rivale valable et ne la mésestiment pas. Lisa gardera jusqu’à son mariage le mépris de Sophie et de son fils, le méphistophélique Richard, qui ont pourtant vu de quoi elle était capable.
Quant aux guests du côté de Berlin, même pas un ancien de « la clinique de la forêt noire» à se mettre sous la dent, du côté de New-York, c’est le défilé. « Madame est servie » campe la mère du patron de Betty. L’ex sex-symbol lesbien, pour son rôle remarquable dans « Bound », incarne Fabia, la papesse des cosmétiques. Lucy Liu revient jouer l’avocate pour l’occasion et la productrice très caliente de la série, Salma Hayek, vient même renforcer le casting en féministe de choc…
Globalement « Ugly Betty » est une série américaine efficace en une saison de 22 épisodes. « Le destin de Lisa » est un soap allemand où l’héroïne met 350 épisodes à embrasser son patron. Les thématiques abordées sont audacieuses en Amérique : les personnages ne dissimulent par leur homosexualité et assument leurs vies de débauchés. En Allemagne, si David est infidèle et volage, il est vite remis sur le droit chemin par la pure Lisa. Renaud, son futur (ex) fiancé est vierge comme elle. Le styliste est malgré les apparences hétéro….
Les thématiques diffèrent également. Si « Ugly Betty » assume sa légéreté et sa superficialité. Du côté de chez Lisa, on flirte souvent avec la lutte des classes, la place de la femme dans la société…sans pour autant avoir les intrigues qui suivent.

Evidemment, Betty remporte haut la main ce combat gagné d’avance et limite truqué.

Fin de la lune de miel

Je peux vous l’annoncer officiellement la lune de Miel que je vivais avec « un dîner presque parfait » s’est achevée hier. Notre belle entente avait déjà été ébranlée par les réunions de la semaine dernière et la suprématie assumée du dédaigneux Fabrice, mais là le casting de ce nouvel opus me promet déjà une semaine d’enfer à souffrir pour l’ensemble des convives.

La semaine a en effet commencé très fort avec Gwen. Je ne sais pas vraiment pas quel angle l’attaquer tellement les pistes sont nombreuses. J’ai envie de dire (que je hais cette expression) que M6 choisit cette semaine de donner à la cible privilégiée de l’émission, la horde maléfique des ménagères aigries de moins de 50 ans, ce qu’elle veulent, et donc du bon vieux voyeurisme des familles.
En lisant mes commentaires hier, le décor était plantée, l’indignation légitime de Libellule m’a fait craindre le pire, j’étais pourtant prévenue mais j’ai ressenti un réel malaise en voyant ce que le montage retenait de la confection du menu de la jeune femme.
Gwen est prof de maths, surdiplômée apparemment pour exercer, la voix off la balance « Docteur » puis précise plus tard qu’elle est en fait titulaire d’un DEA, ce qui sans pinailler ne fait pas d’elle du tout un Docteur, mais bon l’essentiel à retenir c’est ce que Gwen balance l’air de rien entre deux coups de cuillère, elle « déteste enseigner » et rêve de se recycler dans la cuisine. On la suit ensuite comme ses camarades avant elle dans sa quête du produit parfait pour le repas du soir et évidemment je m’indigne à nouveau au passage que la perfectionniste opte pour un supermarché pour acheter ses fruits mais bon encore une fois l’intérêt n’est pas là mais dans ce que glisse l’hôtesse tout bas l’air de rien, il faut qu’elle achète du fromage blanc « 0% évidemment ». En la voyant tituber ensuite sur leur trottoir sous le poids de ses courses, tant elle est frêle, on a bien compris le message surligné par la prod, notre hôtesse souffre à n’en pas douter de troubles alimentaires.
Là évidemment, j’imagine la réflexion d’Evelyne, ma copine ménagère de 48 ans qui regarde l’émission et qui n’aime pas trop les profs déjà à cause des mauvais résultats de ce diable de Kevin, 15,5 ans qui redouble sa cinquième pour la énième fois, « oh ben l’autre déjà elle est pas contente d’être prof alors que bon c’est quand même que des fainéants tout le temps en vacances (NDLA : je ne partage évidemment pas ce point de vue) et en plus elle veut ouvrir un resto alors qu’elle est anorexique, alors là morte de rire… »

Gwen, qui ne choisit décidément pas la facilité, opte pour un menu déroutant avec en :

Apéritif : un cocktail enchanteur mêlant fruits frais et vin cuit accompagné de sa tranche de pain (les convives affamés se sont jetés sur le pain et ont dédaigné les fruits, surtout l’infirmier qui limite sa connaissance dans le domaine à 3 fruits pas plus)
Plat de résistance : un minuscule morceau de poisson mis en scène au milieu de légumes dévolus exclusivement à la décoration et à la thématique de la vitesse amusante quand on se fie au nom du poisson – le turbo – mais à vue de nez pas révolutionnaire gustativement
En dessert : une farandole de desserts kitchs et colorés dont nous n’aurons malheureusement pas le détail, à peine saurons-nous qu’elle a osé le sushi sucré aux bonbons haribos

Face à elle, Gwen a du lourd :
Albert, galeriste, élitiste, fréquente « les plus grandes tables parisiennes », a trouvé l’ensemble « dégueulasse » et les autres invités un peu trop plébéiens à son goût. Le pauvre homme a ressenti le gouffre culturel en un dixième de seconde.
Florence, qui s’occupe de « contrôle » selon le titre que la prod lui affuble systématiquement, est une variante de Laurence en plus indulgente et en un peu moins porte de prison, mais difficile de savoir ce qu’elle nous réserve dans les assiettes.
Yoanna bosse dans le marketing, a un faux air de Zazie et ne jure que par les surgelés. Je me mets aux portraits type « Next », trop la classe. La voix off a hasardé qu’elle pourrait causer la surprise, j’ai cependant du mal à y croire. J’allais oublier de signaler que Yoanna est végétarienne, ce qui ne me pose évidemment pas de problème, mais devrait en causer un paquet en revanche aux hôtes de la semaine.
Laurent, infirmier, père d’une famille relativement nombreuse, semble s’imposer comme la bonne pâte de la semaine et il en faut bien une vu la concurrence.

Les convives désarçonnés par le menu « fusion » de Gwen lui ont accordé un généreux 5.9/10 largement gâté par l’absence de décoration de la table. Comme Laurence, la semaine dernière, Gwen a privilégié les assiettes au détriment de tout le reste, apparence de la table donc mais surtout ambiance.

De mon côté, je ne mange pas de choses bleues déjà alors son dessert m’aurait posé problème. De plus, je serais sortie de table complétement affamée ce qui est totalement rédhibitoire pour moi. L’ambiance avait l’air assez glacial et la décoration était inexistante. Je lui collerai donc 4/10 parce que la prod a beaucoup trop joué sur ses handicaps.

J’en viens à me demander si les candidats partent tous avec les mêmes cartes en mains. Certains, la semaine dernière, ont zappé le jeu d’ambiance, Seb a semblé penser qu’on recevait à la bonne franquette et que l’atmosphère était l’enjeu, Gwen omet la décoration cette semaine….
Quant au casting, à vue de nez, c’est de loin le plus raté ou d’un autre point de vue le plus spectaculairement disparate pouvant faire de jolies images.
Je pense que peu à peu on s’éloigne de ce qui faisait l’intérêt de l’émission au début : des inconnus qui aiment cuisiner s’affrontent dans une joute culinaire amicale et à la limite apprennent les uns des autres.
Albert devrait écraser la compétition comme Fabrice avant lui, à moins évidemment que les notes d’ambiance ne s’avèrent utiles…
A suivre…avec beaucoup de précautions.

Evelyne, ma ménagère témoin, a déclaré après le visionnage de l’émission hier, que « pour quelqu’un qui voulait devenir chef, Gwen avait eu des notes bien décevantes ». Elle ne s’étonne plus que Kevin soit en échec scolaire, si les profs n’aspirent plus qu’à quitter l’Education Nationale pour faire autre chose.

Comme pour rétablir un équilibre cosmique, quand la télé m’agace, dans une même journée elle m’apporte tout de suite un réconfort substantiel.
Hier dans « Ugly Betty », le parallèle entre la solitude d’Alexis Meade qui s’est senti rejeté par son père quand il lui a avoué qu’il n’était pas titulaire du bon corps et celui du petit Justin, le seul héros gay de 12 ans de petit écran, qui n’hésite pas à griffer un gros lard qui insulte sa mère, était vraiment extrêmement touchant.
Justin est en passe de devenir mon personnage secondaire de série favori et sa performance sur « Hairspray » dans un métro en panne à destination de son très viril géniteur ne fait que confirmer cette impression.
Quant à « Ugly Betty », une série qui ose mettre en scène un trans magnifiquissime et ses déboires avec le commun abruti des mortels et un petit gay de 12 ans, qui ne fait ni le désespoir de ses parents, ni celui de son grand-père, me réjouit au plus haut point. En plus, Betty, qui fond à vue d’œil d’épisode en épisode, est de plus en plus belle. Elle me fait apprécier la beauté intérieure des gens désormais…bon ok avec des réserves, faut pas pousser non plus…

POC pourfend l’injustice culinaire !

Mes posts deviennent un peu trop prévisibles à mon goût. J’espère dès la semaine prochaine que la nouveauté du dîner de la six sera émoussée et que je pourrai passer (enfin) à autre chose. Mais là, la réunion d’hier soir m’a littéralement fait fulminer. Quant à ma femme, je ne vous en parle même pas, elle s’apprête à prendre le TGV jusqu’à Paris puis la correspondance pour Strasbourg (ce qui fera très plaisir à une amie exilée là bas) pour aller péter la gueule de Fabrice avec la pelle qui épargnera finalement ce cher « à l’arrache » Séb. Pour comprendre la raison de toute cette hargne, un petit résumé s’impose…
Hier, Johanna, qui s’annonçait déjà comme notre favorite de la semaine avant que nous découvrions qu’elle avait la même bibliothèque (en blanc et non en noir comme sur la photo) que (presque) nous et un blog culinaire esthétiquement très plaisant, a été assassinée par deux de ses convives aux dents franchement indécemment longues.
Bon, je comprends que les invités l’aient un peu haïe en découvrant sa superbe maison. En même temps, elle aurait pu se racheter à leurs yeux avec sa déco originale pas pompée pour un sou parmi les mauvais goûts de Valérie D.
La découverte du menu par les convives a été un grand moment. Les quatre invités ne connaissaient pas les makis – je leur conseille, la honte pour eux, pour la peine de prendre le maquis – alors je ne sais pas, peut être qu’ils ne sont jamais sortis de Strasbourg et au pire dans ce cas là ils auraient pu visionner une série où les protagonistes en déguste (ça ou de l’unagi…) mais pour moi cette méconnaissance relève d’une très grosse faille culturelle inadmissible. Fabrice a vraiment décroché le pompon en soulignant qu’il s’agissait certainement d’une spécialité grecque. Pourquoi pas birmane ? Ensuite, Séb a été assez peu emballé à l’idée de manger un tajine parce que la cuisine orientale, lui il n’aime pas trop. Strasbourg ne s’imposera certainement pas comme la cité de la semaine pour la mixité culturelle.
Bref, j’en viens à l’essentiel le menu…

En apéritif, qu’on aime ou qu’on apprécie moins, Johanna a pris la peine de confectionner des amuse-bouches originaux aux saveurs recherchées. Elle n’est pas foutue 3 olives vertes dans un ramequin. Effectivement, les gnocchis (prononcez guenoki par la porte de prison qui cuisine ce soir) et la polenta ne sont pas forcément des mets adorés du plus grand nombre mais il va vraiment falloir que les invités s’accordent sur ce qui est à juger au final. Bref, bref, j’y reviendrai.
En entrée, deuxième très grosse prise de risque de la blogueuse culinaire, les makis, cette spécialité grecque méconnue reprise avec succès par les nippons, est déjà assez pénible à faire et à réussir et honnêtement je trouve ça original comme démarche. Les invités s’en sont remplis la panse et Fabrice a conclu que c’était sans saveur. Depuis que je suis petite, on m’a appris à ne pas dire « c’est pas bon » mais « je n’apprécie pas ». Le jeune homme luisant aurait donc pu affirmer dans un langage qui n’est pas franchement le sien « ce n’est pas came » au lieu de prétendre d’office que « c’était peu savoureux ».
En plat de résistance, Johanna a survendu ses boulettes de viande avec un nom amusant – ben oui la viande est destinée « aux carnivores » et elle n’est pas forcément « anthropophage » – du coup Fabrice qui avait ciselé sa mauvaise foi en prévision de la concurrence a été amèrement déçu en les découvrant et a trouvé que c’était n’importe quoi de servir le tajine dans des petites marmites. Je ne vous parle même pas des tubes à essai remplis de sauce qui ont manqué de lui faire piquer une crise d’apoplexie.
En dessert, impossible de la tacler car sa tarte chocolat framboises entièrement maison méritait tous les compliments. Aimée qui est définitivement sous cachetons en a sangloté.

Je l’ai déjà dit en commentaire ici, depuis le début de l’émission, il s’agit de loin du menu que j’ai préféré. J’ai trouvé la présentation de la table amusante et pas prise de tête. Les bonbons prénoms m’ont évidemment conquise. Difficile de préjuger de l’ambiance à travers son téléviseur, mais la présente glaçante de Fabrice et le sketch d’Aimée m’auraient certainement mise mal à l’aise. De toute façon, je lui aurai mis 9 de moyenne pour l’ensemble.
Je suis donc absolument consternée par la mauvaise foi de Fabrice qui a accordé à sa cuisine une pire note qu’à celle de Séb (3/10). C’est purement et simplement de l’anti-jeu. Le candidat suant prévoyait évidemment la très bonne notation de Sébastien et Aimée et voulait s’assurer de la tempérer. Quant à la déco, encore une fois, il va falloir s’accorder sur des normes, car elle était personnelle et réussie à mon avis, peut être pas du goût du très sophistiqué candidat de vendredi mais est-ce une raison pour l’assassiner ?
L’émission montre à mon avis ses limites avec cette notation parfaitement injuste qui me met hors de moi et place Johanna à égalité avec Aimée.
A l’avenir, il faudrait prévoir des sous-catégories pour les notes. Ainsi pour la cuisine, noter certes l’originalité mais aussi le goût, la présentation, la qualité des mets utilisés,… sinon c’est profondément injuste car pour moi bien manger ce n’est pas forcément être terrassée de surprise et fort heureusement d’ailleurs sinon je serais souvent frustrée.

Déjà passablement agacée par « un dîner presque parfait », l’heure venue, j’ai embrayé sur « les maçons du cœur » et j’ai été encore fortement déçue. La famille Harper n’était méritante que parce que sa fosse septique rendait sa maison insalubre. Je vous épargne l’énumération de la colonie de bactéries infectes qui avaient envahi leur baraque et les infections qu’elles pouvaient causer si ça leur chantait. En plus, Ty n’était pas présent sur le chantier car hospitalisé pour une banale appendicectomie. D’ailleurs pour soigner mon enchaînement, ne trouvez-vous pas que Ty ressemble à s’y méprendre à Daniel Meade ?

Heureusement que j’ai enfin visionné le deuxième épisode de la soirée de lundi de « Ugly Betty », qui avec son rebondissement mega génial de la mort qui tue rejoint le top 10 de mes séries favorites. Ma femme pense que l’apparition de Dawn, la petite sœur/clé de Buffy, dans la saison 5 de la série culte arrive juste avant dans le Top 3 des rebondissements géniaux et inattendus qui relancent l’intrigue d’une série. Je me demande si je place vraiment en 3 la réapparition de Maria dans « Sunset Beach » et le fait qu’on réalise que Ben était en fait remplacé par son jumeau maléfique Derek depuis un moment sans que personne ne le sache, même pas le téléspectateur.
N’empêche qu’il fallait oser le personnage central méga sexy trans dans une série aussi populaire…

Une famille pas si mal mais peut être pas encore formidable et une Betty pas si moche que ça

Dimanche, TF1 n’a pas ménagé ses efforts pour ridiculiser ses académiciens. On n’avait pas vu aussi bien depuis la finale où Grégory et Lucie / Jérémy et Magalie (j’ai un gros doute là) avaient été obligés de chanter par -12 sur le toit d’un véhicule. Là, pour préparer les élèves à la tournée, la prod n’a pas ménagé ses efforts et leur a réservé le stade de France (SDF, une prémonition pour leur avenir musical ?). Alors en rigolant vous allez me demander s’ils ont chanté des hymnes de supporters pendant un match quelconque et vous ne serez pas très loin de la vérité, ils ont eu le droit de s’exprimer sur une estrade minuscule, à peine assez grande pour les contenir tous les huit, pendant que des gens s’amusaient sur des installations glacées. Le débrief a été assez morne, Raphie a juste pris la peine de détruire Quentin-la-fille, ce qui fait toujours plaisir. Quant aux évals au théâtre, elles avaient pour but certainement d’aider le téléspectateur dans son choix en saquant les filles et en mettant Jérémy en avant. Le résumé envoyait quand même quelques messages subliminaux signalant que Bertrand était chiant et incontrôlable. A bon entendeur !

Pour moi, le réel événement de la soirée d’hier était le come-back attendu après deux ans de silence de « la famille formidable ». J’avais détesté la saison 6, que j’avais trouvée facilement vulgaire et globalement pénible mais bizarrement j’ai bien accroché à ce premier épisode de la saison 7.
J’ai été conquise dès le départ par le point utile réalisé par Frédérique sur sa famille. J’ai trouvé amusant de revoir des images limites en noir et blanc de la Famille Beaumont et j’ai apprécié la façon dont était retracé leur parcours à chacun. Bon, en même temps, en cinq minutes difficile de résumer 15 ans d’aventures et 6 saisons plus ou moins flamboyantes alors j’ai du souvent repréciser à ma femme qui étaient les géniteurs de tel enfant et le lien avec la famille de tel personnage.
Autre bon point, tout commence par une réunion de famille, les très peu crédibles 30 ans de Nicolas. La famille élargie est réunie, les ex des enfants, les amis…, tout le monde est là. Soudain le téléphone sonne et annonce à Catherine que son père est mort. Toute la famille, pièces rapportées comprises, se rend au Portugal pour les funérailles. Paule, absente de la saison précédente pour cause de rupture avec Richard le meilleur ami de Jacques, revient même pour l’occasion. Après quelques scènes, que j’ai trouvées, je l’avoue, fort émouvantes, le drame se noue. Nono lègue la maison familiale à ses deux filles en désirant la maintenir comme telle mais Paule souhaite la vendre pour s’offrir une nouvelle vie sur le tard. Catherine passe ensuite le reste de l’épisode à se battre pour garder ce lieu plein de souvenirs, plus ou moins soutenue par la famille, les amis et les pièces rapportées. Ce qui est d’ailleurs amusant, c’est que ce sont ces ex beaux enfants les plus désireux de conserver la demeure de charme.
Je ne vais pas entrer dans le détail des démarches et je vais me contenter de narrer les événements réellement importants.
Le couple que Frédérique, la petite dernière, forme avec Nourédine, l’ancien second et désormais associé de Jacques Beaumont, bat de l’aile. Elle lui reproche d’être absent dans la vie de sa fille et il désire de son côté l’engrosser à nouveau. Ce petit couplet féministe de bon aloi plaît évidemment beaucoup à POC, puisque Frédérique résiste et souhaite s’accomplir avant.
Audrey, l’aînée qui n’est pas la fille de Jacques, est telle une cocotte minute, comme à chaque saison, sur le point d’exploser. Elle a rompu dans la saison précédente avec Julien qui reste pourtant un Beaumont à part entière puisque il travaille lui aussi en cuisine aux côtés de Jacques.
Nicolas est heureux et re-gay. Il sort avec un homme marié mais tout le monde le prend bien. Les scénaristes comme les parents Beaumont ont visiblement mis de l’eau dans leur vin niveau moralité. Roméo Sarfati est juste pour une fois dans son rôle de gentil gay et de petit fils malheureux comme les pierres d’avoir perdu son grand-père adoré.
Parmi les pièces rapportées, Richard, le meilleur ami de Jacques, a rompu les amarres qui le reliaient encore à la réalité. Il vit désormais au crochet de la famille Beaumont. Dans l’épisode d’hier, il se met en quête d’une concession funéraire destinée à héberger toute sa famille adoptive au grand dam de Jacques, qui garde légèrement les pieds sur terre.
Sébastien, le fils de Reine, la meilleure amie richissime de Catherine, continue à cumuler les emmerdes. Sa femme qui n’est pas apte à porter un bébé plonge dans l’alcoolisme et finit par le rendre infirme à la fin de l’épisode. C’est regrettable car Reine, sa mère donc, avait trouvé un moyen de garder la maison familiale du Portugal en investissant une partie de sa fortune dedans. Cet accident la pousse à reculer sur ce point.
Pour les parents, l’épisode est donc centré sur la maison familiale. Après un espoir fugitif lié à Reine et gâché par la femme de Sébastien, Catherine consent à laisser partir Nono et la maison de son enfance. Jacques est, de son côté, contacté par le père de son futur beau fils, qui devrait épouser la petite dernière, la jumelle, pour développer une gamme de surgelés.

Evidemment toutes ces intrigues ne cassent pas trois pattes à un canard mais comme je le serine depuis le début de ce post ont le mérite d’être assez justes. J’ai beaucoup aimé la façon dont Catherine et Jacques gèrent la mort de Nono. Catherine reste digne mais souffre et Jacques s’affirme comme un pilier solide pour sa femme. D’ailleurs, Nono, dans la vidéo qu’il a tourné avant son décès, lui demande de tenir son rôle. Bernard Lecoq, que j’avais trouvé très caricatural dans la précédente saison, fait gagner beaucoup de profondeur à son personnage grâce à son jeu sobre. J’ai trouvé ses relations avec ses trois fils – oui j’ai oublié de signaler que Lucia, son ancienne maîtresse portugaise lui demande de reprendre ses droits de père sur le petit José – sont particulièrement touchantes. Nicolas est émouvant dans son désarroi face à la mort de son grand-père. Le personnage de Philippe Khorsand (Richard) est complétement caricatural mais apporte la touche de folie nécessaire pour ne pas tomber dans la mélancolie devant ce premier épisode de la saison 7.
Bon, il y a quand même quelques lourdeurs.
Je pense ainsi qu’on aurait pu nous éviter la scène supposée comique où la famille jette les cendres de Nono à la mer…contre le vent. Ca a été drôle une unique fois dans « the big Lebowski » et depuis cette blague perd de son sel tellement elle est prévisible. On se balance un peu des états d’âme de Julien qui apprend que sa copine est en fait mariée à un taulard. Cette sous-intrigue alourdit l’ensemble inutilement.
Mais bon, je suis vraiment satisfaite de cette reprise. Les Beaumont grandissent, paradoxalement surtout les aînés et ça fait plaisir.

J’en viens à « Ugly Betty » et je vais faire court parce que je n’ai vu qu’un épisode et que c’est difficile d’être définitive.
Bizarrement d’abord, je tiens à souligner que je trouve Betty vachement plus mignonne que Lisa, certainement parce qu’elle ressemble vaguement à mon ex meilleure amie dont j’étais folle (mais c’est une autre histoire). Oui, je suis une salope sur ce coup là mais j’assume.
Le cadre des intrigues est évidemment beaucoup plus plaisant que celui du mauvais soap allemand et la mise en scène n’est même pas comparable. En effet, comparer « Ugly Betty » et « le destin de Lisa », c’est un peu comme faire rivaliser « Grey’s anatomy » et « l’hôpital ». Tout est plus beau, plus drôle, mieux mis en scène…avec des guests qui déchirent en plus.
Betty est moins bête, moins naïve et globalement beaucoup moins tartignole que Lisa, un épisode de la série américaine compte donc quasiment pour 50 de la fiction allemande.
Mais, j’attends de voir pour confirmer ou infirmer mes impressions.
Euh, quand même, ça ne sent pas la série majeure qu’on a envie de posséder en DVD, mais bon je vais peut être changer d’avis.