La saison de trop, mais vraiment de TROP pour Fais pas ci, fais pas ça

Hier soir, j’ai fait un mash-up entre « Top chef » sur M6 et « Fais pas ci, fais pas ça » sur France 2.

J’avais regardé le premier épisode de mon ex série française préférée sur Internet ce qui m’a permis de regarder le début de « Top chef ».

Contre toute attente, je continue à bien aimer cette saison. Je me suis presque habituée aux commentaires à la bouche des chefs. Comme si ceux des trois coachs ne suffisaient pas, Jean-François Piège, ex juge du concours, est, à son tour, venu parler façon « Car glass » ou débrief des Anges en voix off. Les émission télé ont inventé une nouvelle intonation horripilante, mais à laquelle on se fait, c’est ainsi.

L’épreuve de la boîte obscure reste amusante. Les chefs doivent reconstituer un plat qu’ils ont dégusté dans le noir. Pour pimenter un peu l’émission, elle compte son candidat horripilant, David, qui porte une toque alors que personne ne lui demande et qui fait des mimiques de psychopathe quand on le contrarie.

J’ai ensuite zappé l’épreuve du poulet/patates pour voir la suite de l’ultime saison de « Fais pas ci, fais pas ça ». J’ai lu partout que les producteurs et les acteurs ne voulaient pas faire la saison de trop. J’aime bien ce gentil manque de lucidité. Ils ont fait la saison de trop, il y a déjà quatre saisons. Il y a eu un peu de mieux vers la 6 dans mes souvenirs, mais la huit était totalement calamiteuse. Là, on continue la descente aux enfers.

Fpc pfc mariage

On va faire simple : Les Lepic et les Bouley n’ont strictement plus rien à nous raconter.
Ils sont rincés.

Nous étions restés sur l’improbable association des deux mères de famille dans un projet autour du macramé. L’entreprise est devenue florissante, mais Fabienne n’a plus d’idées et Valérie est hystérique comme d’habitude. C’est un paradigme de « Fais pas ci, fais pas ça », quoiqu’il arrive Valérie est hystérique et Denis, placide.
Denis, justement, a ouvert un food-truck bio, qu’il ne veut pas voir prospérer, car il est de gauche.
Renaud compose, lui, avec ses actionnaires asiatiques, ce qui suscite la jalousie de Fabienne.
Alors, bon, je suis une puriste de la série, mais je me souviens qu’il était allergique aux nems, ce qui lui avait épargné une mutation en Chine, il y a longtemps, et dans l’épisode 1 de la saison 9, il en mange. Bonjour la cohérence scénaristique.
Du côté des enfants, Soline, Tiphaine, et Christophe vont bien, on ne s’en fait pas pour eux, mais la pauvre Charlotte a été plaquée par sa meuf et mange des chips.
J’allais oublier le ressort comique autour d’Eliott, qui devient centriste. Ses convictions politiques étaient rigolotes dans la saison une, quand il s’affirmait comme un sarkozyste convaincu face à ses parents bobos. Là, le running-gag tombe juste à plat. Allez, ok, on va dire qu’un centriste de 18 ans, c’est rigolo. Mais, juste pour la forme.

Voilà, ça nous fait la matière pour deux épisodes bien lourdingues sans véritable conclusion avant, procédé scénaristique de dingue, un saut dans le temps de cinq ans la semaine prochaine. Bon, si les Américains l’ont fait (« Les Frères Scott », « Desperate housewives »), nous devons en être capables, mais ça sent quand même le truc bien raté.

Je ne comprends pas, et là ça m’agace vraiment, qu’une série qui trouvait sa valeur ajoutée et son comique dans la mise en avant du quotidien de deux familles aux convictions opposées, mais aux valeurs communes, en soit venue à juste proposer des intrigues aussi abracadabrantes;  limite stupides. Et puis surtout, ce n’est pas drôle.
Il suffit de regarder la première saison pour voir tout ce que « Fais pas ci, fais pas ça » a perdu. Je ne reviens pas sur la saison de trop. Au final, on en vient à ne plus aimer les Lepic et les Bouley. Pire, j’en viens à ne plus aimer du tout Fabienne.

 Ohhh, oui, tu m’énerves, Fabienne !

Quand je suis revenue sur « Top chef », les recalés des premières épreuves devaient réaliser une coque craquante avec une surprise à l’intérieur, soit à peu près un challenge du « Meilleur pâtissier ». Comme M6 se fout de la gueule du monde en calant la dernière publicité avant le nom du candidat éliminé, je suis allée me coucher sans savoir et en m’en fichant éperdument.

Publicités

Top chef revisité façon The Voice, ça donne quoi ?

J’avais arrêté « Top chef » avec l’arrivée du nouveau jury et la nouvelle mouture. Ce rendez-vous du lundi m’avait lassée avec le temps, devenu bien trop long et plus assez appétissant…

51fcc-dc3aenerrecettes4

J’y suis finalement revenue hier probablement par réflexe pavlovien : un programme culinaire, le mercredi, c’est associé pour moi à mon émission préférée le « Meilleur pâtissier », donc pourquoi pas.

Je ne regrette pas mon choix. Je n’ai presque pas été tentée de zapper. Et si hier, j’ai fini par aller me coucher, j’ai regardé la fin aujourd’hui en replay.

Bon, en vrai, je ne suis pas sûre de poursuivre, car, je crois, que c’est surtout le process de recrutement de la brigade façon « The Voice » qui m’a séduite.

Pour cette nouvelle mouture, les trois membres du jury ont dû piocher parmi un panel de candidats pour composer une brigade.
Trois épreuves leur ont permis de choisir leurs poulains. La production n’a pas poussé l’expérience jusqu’à faire goûter à l’aveugle toutes les réalisations. Seuls les candidats recalés lors des trois premières étapes ont vu leur plat déguster ainsi lors de la dernière chance.
Les chefs ont choisi leurs poulains sur la base de leurs réalisations et aussi un peu, il faut bien l’avouer, sur leur apparence et leur répondant. Ainsi, Michel Sarran a passé la soirée à recruter pour son groupe les plus fortes têtes, et il a été bien déçu d’opter, lors de l’épreuve de la dernière chance, cette fois-ci à l’aveugle, pour le candidat le plus lisse. On a bien compris qu’il visait la jolie et émotive chef à domicile, qui aurait pu faire mannequin.

Comme dans « The Voice », quand les chefs se sont arrêtés sur un même « talent », c’est lui qui a pu choisir son coach.

Il y a eu quelques bons moments dans la soirée, comme celui où un candidat a proposé de faire un carpaccio chaud à l’immense stupeur des chefs, qui en ont conclu qu’il cuisinait un steak. C’est un peu comme le gaspacho avec les gros haricots rouges, un chili con carne donc (celui qui saisit la référence gagne un carambar).

J’ai bien aimé aussi la séquence où un pauvre cuisinier s’est tailladé le doigt et s’est mis à pisser le sang. Le malheureux gars a eu mal et a tenté de baisser les bras. De guerre lasse, Chef Etchebest est venu le réconforter en lui racontant son Vietnam, cette fois où il s’était coupé la main durant un concours et où il a continué malgré tout pour devenir meilleur ouvrier de France.

Je retiens aussi la pauvre chef à domicile, qui a pleuré en voyant les chefs et est tellement émue à l’idée de participer à l’émission qu’elle ne leur a rien servi au final.

« Top chef » garde des côtés horripilants. D’abord, l’émission est toujours bien trop longue. Pour optimiser les parts de marché, M6 fait comme tout le monde en détachant la dernière partie.
L’épreuve de la dernière chance est désormais indépendante, elle l’est probablement depuis deux saisons, mais ça ajoute une heure à une émission déjà bien trop délayée.
Le deuxième point, que je n’ai pas digéré dans la nouvelle formule et qui continue, c’est la manie de faire commenter à la bouche par les chefs ce qui se passe à l’écran. Ils jouent comme des patates, et pour cause ce n’est pas leur métier. Ca passe à peine dans « Cauchemar en cuisine » et là il faut se fader deux commentaires indigents de plus.

Quant aux épreuves, elles n’ont plus le charme d’antan. Faire des pâtes sans pâtes pourquoi pas, mais revisiter le bœuf carottes ou leur demander de faire couler le cœur de n’importe quoi, bof…

Bon, et puis « Top chef » demeure « Top chef », c’est sur un hasard qui fait drôlement bien les choses que Philippe Etchebest qualifie finalement in extremis le candidat qu’il a recruté lui-même en parcourant la France pendant des mois dans « Mission top chef ». Ca aurait fait désordre si son poulain avait été éliminé après seulement un pauvre prime.

Je tenterai la semaine prochaine de voir si le fonctionnement en brigade me sied. Pour le moment, je n’y crois guère.

Vous reprendrez bien un peu de cuisine à la télé

En bonne téléphage que je suis, j’ai bouffé pas mal d’émissions culinaires ces dix dernières années. Je dois être une des rares à me souvenir de « MIAM » présenté par Cyril Lignac à 20 heures sur M6 le samedi et à me demander ce que sont devenus les cuisiniers formés dans les deux (et oui, deux) saisons de « Oui chef ! ». Cette année, je me suis mise au régime sans « Top chef » pour mieux replonger éventuellement avec « Masterchef » nouvelle formule.

Du coup, j’étais plutôt dubitative en découvrant « Norbert commis d’office » sur 6ter. Il faut dire qu’à la base je ne suis pas la plus grande fan du grand gagnant de « Ice show » (oui, oui de ça aussi,je me souviens et pour cause, ça a à peine un an), qui a été, à mon avis, un peu trop essoré par M6.

Mais là, il revient amaigri et moins démonstratif qu’avant.

Le principe de son émission est simple et plutôt marrant : des gens balancent l’un de leur proche qui croit être un grand chef et cuisine en fait extrêmement mal. Bon, je reconnais que c’est un peu cruel, mais on connaît toutes et tous quelqu’un qui nous sort à n’importe quelle occasion sa super spécialité, en fait immonde, et qu’on déguste poliment pour ne pas le vexer.

[De mon côté, j’ai osé dire cette année à ma mère que sa spécialité savoyarde aux pruneaux, lard et pommes de terre était immonde. Je progresse.]

Norbert a pour mission de « redresser » ce cuisinier du dimanche.

La victime ignore évidemment qu’elle est convoquée pour être ridiculisée, et arrive pleine de morgue face au chef, à qui elle pense même apprendre des trucs, pour lui faire la démonstration de son talent culinaire. Des anonymes lui rabattent ensuite son caquet, et Norbert lui apprend à cuisiner vraiment sa spécialité afin qu’elle soit réussie à l’avenir.

Il y a de gros moins dans l’émission : son côté outrageusement scénarisé, la voix-off de Norbert parfois un peu exaspérante, et même un peu le concept, car j’avoue que pour les premiers épisodes, je me suis pas mal projetée. Je serai infiniment vexée si on m’annonçait que mon gratin dauphinois est ignoble, ou qu’il faut que j’arrête les cookies à n’importe quoi.

Mais au final, c’est plutôt marrant de voir des gens cuisiner à l’arrache des plats dégueus, et surtout on découvre des recettes sympas dans la phase finale avec Norbert, et quelques trucs pour une fois applicables dans une cuisine lambda.
Et il faut bien reconnaître que la pizza sept fromages ou la quiche surcuite avaient bien besoin d’une remise à niveau.

Une émission de cuisine où les gens cuisinent vraiment, ce n’est pas si mal finalement.

Cinq mois de vie de téléphage

La dernière fois que j’ai posté, c’était donc le 6 décembre 2013 et c’était curieusement sur « Nouvelle Star ». Je vais donc vous résumer ce que vous avez manqué ou plutôt ce que j’ai omis de raconter sur ma vie de téléphage.

J’ai adoré regarder et partager « Nouvelle Star » sur D8. Je reprends par là où j’avais conclu la dernière fois. Dana m’a déçue, mais Pauline a été une révélation et j’ai finalement été convaincue par la victoire de Mathieu pour ces prestations-là.

ou celle-là

A l’inverse « The Voice » me lasse. Je trouve les candidats moins bons que ceux des deux précédentes saisons, malgré la présence remuante de Mika, qui aura beaucoup perdu à mes yeux en conservant Kendji jusqu’au bout.

« Top chef » a eu la conclusion à laquelle j’aspirais, la victoire de Pierre, qui aurait dû, je le maintiens, l’emporter lors de sa première saison. Les primes ont été inégaux avec du très bon et du très ennuyeux. Quant au casting, contrairement à beaucoup, j’ai apprécié l’idée que les anciens reviennent.

Le Bachelor est moins séduisant sur NT1 que ses prédécesseurs, enfin j’entends les historiques : Steven, Olivier et le dernier, mais je reconnais ses talents de galocheur fou. Pauvre Martika quand même, elle y croyait, elle…

Je voulais croire que Laurent Ruquier allait tout déchirer à 19 heures sur France 2 et puis j’ai oublié de regarder. Je m’énerve quotidiennement sur « Touche pas à mon poste ». Je n’ai pas de mots assez durs contre l’émission, mais si je suis en mesure de la regarder, je ne la manque jamais. Va comprendre…

J’ai (re)découvert les émissions en clair de Canal +. Avant le midi, je regardais « La Grande Famille », « Nous ne sommes pas des anges » ou « L’édition spéciale », aujourd’hui je me régale de « La Nouvelle édition », même si ça manque un peu de Maïtena Biraben. Le samedi, quand j’y pense, et c’est plus rare, j’évite de louper « Le Tube », qui est finalement la seule émission média digne de ce nom diffusée à la télévision en ce moment (cf le point précédent).

Niveau séries, je vais en rester à « Orange is the new black », enfin surtout à Alex. Je ne parlerais pas de la fin de « How I met your mother », je l’ai très bien fait ici.  Je continue les historiques et je me cherche un peu pour le reste.

Sinon, je regarde toujours avec passion « Un trésor dans votre maison », le samedi, les émissions de Stéphane Plazza multi diffusées sur M6…

Top Chef épisode 410 : Le sandwich

Je cherche un ou une volontaire pour un savoureux repas « Top Chef » à la galerie commerciale Balma Gramont. Nous irons en effet acheter le gâteau de Fabien chez AuBIIIIIIIIIIIIIIIIIIPchan, puis nous rendrons chez Paul pour nous offrir le sandwich de Florent, et enfin nous nous installerons sur un banc de la galerie commerciale pour déguster proprement ces mets. Il faut prévoir les serviettes et le citrane de bétaïne cependant.
Je n’ai pas posté beaucoup sur cette nouvelle saison ici. Il faut dire que comme l’an dernier, j’ai zéro favori et que le résultat final va m’indifférer tout autant.
Hier, dans un élan de lucidité, j’ai cependant décrété que le froid Joris, surnommé « Cuisinator » par ses adversaires, allait l’emporter. La suite m’a donné tort.

Le problème de « Top Chef » c’est qu’il faut toujours faire plus grand, plus fort, plus mieux….que la saison précédente.

Après avoir donc sublimé le pain dans leurs assiettes pour des résultats inégaux, les candidats ont été divisés en deux équipes. La première composée des outsiders – Jean-Philippe et Fabien – et de Joris devait cuisiner pour 8 chefs étoilés, pas 4, 5, pas 6, pas 7, mais bien 8 chefs étoilés. Vous imaginez le plateau de vedettes de la cuisine. Pour corser le tout, leurs menus devaient être économiques. 
C’est la crise, ma bonne dame, et la ménagère doit pouvoir se ravitailler chez Auchan et réaliser un repas gastronomique mais peu coûteux.
Joris exclu, à cause de sa folie des grandeurs, le fou voulait proposer des assiettes à 9 euros pièce, Jean-Philippe et Fabien ont quand même reçu les félicitations des chefs, pas froissés de manger une carbonade flamande et une tarte au citron meringuée.
Les autres candidats, quant à eux, les meilleurs encore en course, ont dû cuisiner les deux pieds dans la boue sans cuisinière, ni électroménager, avec un malheureux chaudron et un feu de bois. Ghislaine aurait pu leur demander si ça les gênait de « marcher dans la boue », elle a préféré souligner que la chambre des garçons sentait le yack. Les garçons ont allumé le feu sans problème, tandis que la fille a calé, et finalement les deux mâles ont logiquement été meilleurs car c’est bien connu, le travail du feu ça connaît les vrais hommes.

Qu’importe Naoëlle qui ne connaît pas la recette des pâtes a triomphé en dernière chance et Joris a visiblement halluciné en comprenant que la prod le virait.

Alors qui de Yoni, qui maîtrise toutes les techniques, y compris celle du pain et du feu, de Naoëlle, la dernière fille en course, vraie bonne élève, de Florent, l’amoureux de la nature, de Fabien, rendu invincible par sa victoire face aux 8 chefs étoilés, ou de Jean-Philippe, qui sera probablement le prochain à partir, va gagner ?

Je parie désormais sur Yoni. Et vous ?

Top Chef : Cauchemar en cuisine pour…. (Qui ne sera pas finaliste ?)

Hier, « Top chef » a proposé l’un des demi-finales les plus nazes de l’histoire de la télé-réalité toutes disciplines confondues. Les quatre candidats encore en course étaient supposés s’affronter sur une série d’épreuves extrêmement difficiles. A l’issue de chacune de ces étapes, un top chef était susceptible d’être qualifié immédiatement pour la finale. Résultat, à 23h30, aucun des quatre concurrents n’avait réussi à franchir la ligne d’arrivée, et ils se sont tous affrontés lors d’une dernière chance très classique.

Le message de M6 est clair : le niveau est très élevé cette année, ce que j’en ai retenu moi diffère vraiment.

Cauchemar en cuisine

Pour la première épreuve de cette longue soirée de cuisine, les quatre top chefs étaient censés réaliser une préparation digne du Meilleur Ouvrier de France. Un défi qui a semblé immédiatement effrayer Tabata qui a participé au concours l’an dernier et s’est cassé les dents, au point de faire un semblant de dépression ensuite. Pour juger des capacités en cuisine des candidats, Philippe Etchebest « Monsieur Cauchemar en cuisine », mais surtout Meilleur Ouvrier de France depuis le début du siècle, avait été convoqué par l’émission. Sur les quatre plats réalisés, le chef étoilé devait n’en choisir que trois. C’est la nouvelle lubie de la production. Norbert, lucide, « je suis plus bof que mof », a été éliminé par le juré star. Ensuite, pour qu’un candidat l’emporte, il fallait qu’il décroche à la fois la voix de Cyril Lignac, désormais extrêmement légitime avec sa première étoile (ça a plus de gueule que le flocon quand même), et celle de Monsieur Etchebest. Et là, je crie un peu au scandale, Cyril Lignac a loué les qualités de la réalisation de Tabatah, alors que Philippe Etchebest a désigné Jean comme gagnant. Le plat de Jean semblait pourtant avoir des fragilités rédhibitoires et franchement je ne suis pas loin de penser qu’il y a eu tricherie éhontée de la production sur ce coup là.

Qu’importe, il restait au moins deux occasions pour Tabata de se qualifier.

Le cross-over de l’extrême entre « MasterChef », « Koh Lanta » et « Fort Boyard »
Les candidats étaient invités à séjourner dans le palace où Stéphanie grande gagnante de « Top chef » saison 2 est aux fourneaux. Après avoir passé une soirée de rêve à se prélasser dans des draps de soie, les concurrents ont été réveillés par la jeune femme qui les a invités, en toute modestie, à revisiter « son plat signature ». Mais avant cela, façon « MasterChef », les candidats ont été invités à une reconnaissance risible des produits, dans lequel Cyrille, pourtant chef étoilé, n’a pas été foutu de reconnaître des pommes, des abats, des spécialités régionales puis des tomates. Chaque épreuve ratée enlevait du temps dans la salle du trésor, pardon en cuisine. Jean a été le seul à conserver 1h30 pour sublimer « le plat signature » de Stéphanie, Tabata n’a eu qu’une heure, Norbert 45 minutes et Cyrille 13 secondes, pardon 30 minutes.
Malgré cela, Cyrille a eu la voix des chefs et Norbert celle de Stéphanie.
Pof, encore un coup pour rien, personne n’a été qualifié.

La croisière s’amuse
Pour l’ultime épreuve avant….ben quoi d’ailleurs…on ne sait pas, enfin l’ultime épreuve qualificative, les candidats devaient retravailler le buffet minable réalisé par des apprentis pour un couple de milliardaires sur leur yacht. Jonathan et Jennifer, les justiciers milliardaires, n’étaient pas contents de leur sort gustatif, aux chefs de réaliser une bouchée à la charcuterie, une bouchée au poisson, une bouchée au fromage et une bouchée sucrée, qui déchirent à partir d’un buffet de Campanile. Bon, là, ça a été un peu un massacre puisque les candidats ont attaqué presque à la main des tartes au citron et dézingué une abondance de nourriture excessive. Le couple de milliardaires, qui n’étaient pas vraiment les Hart finalement, a tout trouvé très bon, et désigné à nouveau Tabatah comme gagnant du défi, mais malheureusement pour elle, les chefs lui ont préféré Jean.

Et là, moi j’ai dit stop, et j’ai bien fait, car je crois que je serais devenue hystérique devant mon téléviseur en découvrant qu’au terme d’une soirée où elle avait prouvé par deux fois ses qualités Tabata a été éliminée.

Autant dire que je me contre-fous de savoir qui de Jean, Cyrille ou Norbert va l’emporter la semaine prochaine au terme d’un marathon culinaire qui sera forcément insupportable.

Au menu de Top chef : Dessert au poisson et tête de veau (bon appétit bien sûr !)

Plus on s’approche du dénouement, et plus l’intérêt de « Top chef » décline. Par chance, il ne reste qu’une émission avant la grande finale de 5h12 en direct live, qui devrait logiquement opposer Tabata, Jean et Cyrille, à moins que la prod’ garde Norbert jusqu’au bout pour rigoler. Mais Norbert en direct, même pour l’audience, ça semble risqué. Si je devais résumer le prime d’hier, ça tiendrait en « cuisiner du poisson en dessert », la proposition du chef désormais « étoilé » Cyril Lignac.

Voilà, voilà…

A force de donner dans la surenchère, « Top chef » tombe dans le grand n’importe quoi.
Pour nous donner une idée de ce que pouvait donner du poisson en dessert, Thierry Marx nous a proposé une divine recette de pulpe de fruit de la passion au fumet de poisson accompagnée d’un arrête caramélisée. Depuis hier, l’arrête caramélisée me reste en travers de la gorge et j’aurais beau m’enfiler toute la mie de pain de la création, je ne pourrai jamais l’oublier.
Fort heureusement, les candidats ont été moins monstrueux. Jean a été le seul à oser le pavé de poiscaille bien présent au pamplemousse, ce qui lui a plutôt réussi. Les autres ont rusé avec le défi – Tabata a mélangé poire et coquilles Saint-Jacques dans une tatin de l’extrême, et Noémie a carrément osé le gâteau de sole – mais je n’aurais goûté aucun de leur dessert.

[Grâce à ce site : http://lagaffemegate.free.fr/mange/index2.htm, et aux connaissances encyclopédiques de ma femme qui a immédiatement situé quelle recette de Gaston je recherchais, j’ai retrouvé en une minute sur Google images la case qu’il me fallait.]

[Je vous invite d’ailleurs à me proposer vos idées de desserts à base de poissons. Hier, j’avais songé à des têtes de crevettes au caramel au beurre salé ou au fondant au chocolat coeur coulant de cabillaud, voire aux huîtres chaudes au chocolat. Bon appétit !]

Avant les produits de la mer en dessert, il y avait une épreuve, ridiculement longue, dans le port du Havre consistant simplement à cuisiner dans un froid hangar le poisson fraîchement pêché du matin.

Après une grosse heure et la qualification de Jean, mon estomac déjà passablement retourné a encore été éprouvé par la deuxième épreuve de la soirée : sublimer artistiquement la tête de veau pour le triplement étoilé Yannick Alleno. Là, c’était carrément fan de…avec Tabata qui rencontrait son idole, et Noémie qui fondait de plaisir face au physique avantageux du grand cuisinier.

Le défi du jour était donc de cuisiner une tête de veau de manière à ce qu’elle soit bonne et belle. Pour prouver ses qualités artistiques, le plat devait passer sous l’objectif d’un photographe culinaire, et le chef allait ensuite choisir sur les quatre propositions, les deux qu’il allait goûter sur la seule base de leur apparence.

Finalement, malgré toute son assurance Cyrille a été recalé, et Tabata et Norbert sont arrivés en finale et c’est finalement ma favorite qui l’a emporté.

Ensuite, je l’avoue, je n’ai plus jeté qu’un œil à la fameuse « fête des voisins », l’épreuve qui consiste chaque année pour les top chefs à improviser sur la base du frigo d’un particulier.

Toute la soirée, Noémie a semblé totalement dépassé par les épreuves et elle a donc été logiquement éliminée avant la demi-finale.

La vraie question est désormais de savoir si Norbert, qui est de plus en plus bruyant et pénible, va pouvoir se qualifier malgré « son bac d’eau froide », lui qui n’a pas fait d’école, pour la grande finale de la revanche sur le monde entier. Sincèrement, j’espère que non. En même temps, je vomis Jean, qui cache une très grosse tête sous ses abondants cheveux, et Cyrille, surnommé « la machine de guerre » par ses coéquipiers, car il est très, très rapide, comme il adore l’expliquer lui-même, prend de plus en plus d’assurance. Tabata gagne en sympathie en comparaison de ses adversaires,