Désintox

Je viens de mettre fin à une relation de presque six ans.
C’est dur, je sais qu’il y aura des rechutes, que j’aurais envie de la revoir, mais il le fallait pour mon équilibre. Elle me rendait irritable, parfois presque aigrie, et puis j’étais vraiment trop vieille pour ces conneries.

Je peux presque officiellement le dire, ça fait deux jours que j’ai arrêté « Touche pas à mon poste ».
Une semaine officieusement.

Benjamin Castaldi n'est pas plus fort que toi !

J’ai expliqué très bien ici pourquoi l’émission avait raté sa rentrée selon moi. J’avais tenu avec Mathieu Delormeau (et pourtant ça a parfois été compliqué), Gilles Verdez et Enora Malagré. Mais Cauet et Capucine Anav, ça a été le coup de grâce.

« Touche pas à mon poste » me fait parfois un peu penser à « On a tout essayé » de Laurent Ruquier. L’émission était mon rendez-vous hebdomadaire de bonne humeur en deuxième partie de soirée le mardi. Les chroniqueurs se lâchaient et les sujets étaient drôles. Le passage en quotidienne a sonné le glas de mon intérêt pour l’émission.

Je pense que j’attendais un produit de substitution efficace, quelque chose qui me tienne entre 19 heures et 21 heures sans grande tentation de zapper.

Les Chtis et les Marseillais contre le reste de l’univers ont été un premier palliatif plutôt agréable. Oui, pour lutter contre une émission que certains trouvent débile, j’ai eu recours à pire encore. Il me fallait certainement un traitement de choc. Je me suis passionnée, et je me passionne encore, pour les rapprochements entre Jessica et Nikola et pour le triangle amoureux entre Kevin, Fidji et Florian. Ce dernier peut se consoler, Fidji a quitté le jeu avant de céder à Kevin, qui lui préfère finalement Hillary-des-Chtis.

Ensuite, j’ai eu un peu « Secret Story ».

Depuis lundi, je m’essaie à « Quotidien ». Alors je ne dis pas que l’émission de Yann Barthès est parfaite. Je n’ai jamais été une fan inconditionnelle du « Petit Journal », et je n’adhère ni à l’humour d’Eric et Quentin, ni à celui de Panayotis, même si je reconnais qu’il est drôlement chou. L’émission est parfois un peu molle. Bon je dis certainement ça parce que la musique ne hurle pas, que personne ne danse, et que les jeux sont inexistants.

Cependant, le programme se laisse regarder. Ce n’est pas hystérique, c’est souvent drôle, ça parle de politique comme j’aime – je suis la cible, en bonne bobo-gaucho – et c’est quand même intelligent.

Il ne suffit pas de placer une écrivaine qui cite Michel Houellebecq sur un plateau pour élever le niveau, et bien parler de médias ne consiste pas à descendre en flèche les animateurs ennemis (Christophe Beaugrand ne mérite pas ça, il a du talent) ou les émissions rivales.
Ce sont les « dérives » de « Touche pas à mon poste », qui m’ont éloigné de l’émission. Plutôt qu’un grand plateau, j’aurais préféré un retour aux fondamentaux.
Cerise sur le gâteau, l’émission du vendredi, qui était celle que je regardais avec le plus de plaisir parce que l’équipe B était sympathique, a été supprimée.

Les mystères de l’amour, une série qui porte vraiment bien son nom

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Hier, j’ai donc regardé « Les mystères de l’amour » histoire de me convaincre que cette histoire entre José et Nicolas n’était pas un mirage collectif. Il a bien fallu se rendre à l’évidence, les deux grands amis ont bien couché ensemble pour de bonnes raisons en plus. Bénédicte est effectivement insupportable et je veux bien croire qu’elle a les pieds froids et Nicolas a eu le cœur brisé par Jeanne, qui s’est étrangement tirée avec Jimmy, ce qui est vraiment une humiliation de taille pour le guitariste du groupe. Et puis, coucher avec son meilleur ami, sans avoir bu une goutte d’alcool, juste parce que sa copine est un petit peu chiante, et que les filles sont toutes « des chiennes », c’est normal, presque logique, et surtout pas du tout traumatisant. 

 Enfin sauf pour les téléspectateurs apparemment…

A la limite, je n’ai même pas envie de revenir sur l’invraisemblance du propos, ni sur son bien-fondé, les scénaristes, enfin le scénariste, y’en a-t-il vraiment un d’ailleurs…des « Mystères » semblent nous envoyer un message clair, désormais tout peut arriver, Annette et Monsieur Girard ont couché ensemble, Nicolas et José aussi, on peut difficilement envisager pire – en dehors d’un plan à trois Hélène, Laly, et Giant Coucou…

 Je constate juste, en voyant le dégoût unanime provoquer par ce rebondissement, que le téléspectateur a du mal à supporter qu’on fasse n’importe quoi avec ses héros d’enfance. Les séries AB ont eu beau de jamais avoir été très bien jouées, ni très réalistes, ni forcément toujours de bon goût – les filles, comme dans le Miracle, préparent toujours le petit déjeuner pour leurs amoureux volontiers infidèles – on ne badine pas avec le destin d’Hélène et de ses compères. C’était déjà limite que Nicolas et Hélène vieillissent – enfin Hélène ne vieillit pas, elle se ringardise – et aient une vie amoureuse indépendamment l’un de l’autre.

 Il faudrait peut-être aujourd’hui enlever la garde des personnages AB aux personnes qui conçoivent le Mystère de l’amour. Vraiment…

Pendant ce temps, sous le soleil….de Saint-Tropez

Etant persuadée que c’était NR12, et non TMC, qui diffusait « Sous le soleil… de Saint-Tropez », j’ai manqué les premiers épisodes qui marquaient le retour de ma série française de tous les temps à la télévision. Par conséquent, j’ai loupé la résurrection de Caroline, qui n’était pas morte en vrai, mais détenue en prison en Palombie ou dans je ne sais quel pays imaginaire pour des raisons qui m’échappent. Il fallait bien que Caro revienne, puisque Laure a quitté le pays (à moins qu’elle ne soit elle-aussi retenue en otage quelque part) et que le maire de Saint-Tropez et propriétaire de la Plage, aussi connue sous le nom de Jessica, est allée jouer les animatrices télé sur NRJ12, d’où ma confusion du départ. 
Caroline a d’ailleurs pu aller admirer sa tombe dans l’épisode d’hier, ce qui n’a pas semblé l’émouvoir plus que ça. Elle a un bon sens de l’humour certainement.
« Sous le soleil de Saint-Tropez », c’est comme « Sous le soleil » tout court, moins Jessica et Laure donc. Pour les remplacer de nouvelles stars ont rejoint le casting Nadège de « Secret Story » et Alice de « Foudre». 
Pour le moment, et c’est logique, je ne me suis pas encore trop attachée à ces nouveaux personnages même si l’idée de faire incarner à Nadège, Lisa, une jeune femme geek et mal dans sa peau, est vraiment absolument fabuleuse. On sent bien que la relation ratée de la jeune femme avec Thomas, le bellâtre, devenu depuis ange de la télé-réalité, l’a marquée durablement, puisqu’elle a perdu toute confiance en elle, et qu’Alice de « Foudre » est obligée de la coacher pour qu’elle drague. (Merci de ne pas me rappeler qu’elle joue un rôle et qu’il s’agit évidemment d’une composition étonnante d’actrice car en vrai elle n’est pas laide même avec un vieux sweat pourrave.) Pendant ce temps-là à Miami, Thomas drague Nabila, qui se fait body-peindre seins nus.
Tom, le fils de Caroline, autrefois interprété par le fils d’une autre Alice, Leroy de « Seconde chance », a, lui, été remplacé par Tom Leeb, dont la sœur a été recalée de « The Voice ». Il va devenir avocat, comme sa maman, autrefois chanteuse, qui est très fière de lui.

Je débute avec « Sous le soleil de Saint-Tropez », il a fallu que je me fasse aux nouveaux personnages et au nouveau générique. Mais l’esprit de la série semble toujours là. Les serveuses possèdent de superbes villas avec piscine et le soleil (de Saint-Tropez) brille toute l’année.

Bon, j’avoue que la clinique et la plage d’antan, lieux principaux des intrigues auparavant, me manquent un peu, et que sans Jessica finalement, le soleil (de Saint-Tropez) brille un peu moins fort. L’absence de Baptiste est intolérable aussi…

Mais, j’espère que les promotions vont vite tomber sur les personnages et que Nadège, la geekette, sera prochainement le nouveau Bill Gates de Saint-Tropez et que Tom deviendra très vite juge de la cour Suprême en mode « sous le soleil ».


[Mon hommage à Jessica, un titre jamais égalé…]


La TNT sait aussi faire de bonnes émissions

Suite à un bug de l’an 2000, survenu seulement avec 11 ans et quelques mois de retard, vous avez apparemment été dans l’impossibilité hier de commenter mon post sur « X Factor ». Je ne vois pas d’autre explication, à moins évidemment que « X Factor » n’intéresse plus personne, auquel cas je vais me priver également de cette purge qui pourrit systématiquement mes mardis soirs.

Hier, je suis sortie des sentiers battus et j’ai passé la soirée devant la TNT ce qui m’arrive finalement assez rarement. TMC proposait en effet « un resto dans mon salon », une énième émission culinaire, me direz-vous, et oui effectivement mais pourtant je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Vous saviez-vous qu’une émission de télé-réalité pouvait durer moins de 3 heures, et même à peine plus d’une heure ?
Je l’ai réappris hier et j’ai trouvé ça top personnellement.
Résultat, j’ai regardé un programme rythmé et sans temps mort et alors que je pensais me contenter d’un épisode, j’ai attaqué le visionnage du second.

J’en viens au vif du sujet, « un resto dans mon salon » confronte deux couples dans une compétition culinaire, qui consiste à recevoir des inconnus dans leur salon transformé pour l’occasion en restaurant. Ils disposent pour cela d’un budget de 600 euros couvrant toutes leurs dépenses – animation, décoration et nourriture – et doivent organiser deux services de 1h30 réunissant au minimum dix convives à chaque fois.
A eux de constituer un menu et de choisir une décoration, tout en respectant ce règlement simplissime.
Au delà de ça, ils peuvent se faire prêter ou offrir ce qu’ils désirent et même faire appel à un traiteur, s’ils ne dépassent pas le budget. On oublie donc la blague du « c’est toi qui as fait la pâte feuilletée ? ».
Les clients du restaurant sont des inconnus qui sont à l’issue du service invités à déposer la somme qu’ils désirent dans une urne. Le couple gagnant est celui qui a amassé le plus d’argent à l’issue de ses deux services. Si les clients s’attardent plus d’1h30 à table, les hôtes sont pénalisés de 10 euros par assiette qui traîne.

Comme je l’indiquais plus haut, j’ai beaucoup apprécié cette émission très rythmée et pas trop « télé-réalité » finalement. Le premier épisode de la soirée jouait sur le contraste entre le couple qui n’a jamais cuisiné et qui ne se prend pas la tête et ses adversaires, qui ont voulu servir un menu dégustation. Pourtant l’affrontement « du routier et de l’étoilé » n’a pas été vraiment pénible à l’écran, mais plutôt récréatif. Dans le match David contre Goliath, le petit couple qui a servi poulet / purée l’a emporté face aux gourmets, mais rien d’agressif. Il faut dire que l’enjeu reste très, très raisonnable : un week-end gastronomique.

La semaine prochaine, TMC diffuse les deux derniers épisodes de la première saison de cette émission et je ne les louperai pas, du moins le premier.

Je serais les chaînes hertziennes, je me bougerais un peu la nouille, car vraiment sans se prendre la tête, la TNT propose de plus en plus de programmes sympas (qui ne durent pas 3 heures en plus). D’ailleurs, cette émission aurait presque méritée d’être sur TF1 (qui l’aurait gâchée en ajoutant du pathos et des prises de bec).

TNT : C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes

Fidèles à mon adage favori – c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes – deux chaînes phares de la TNT se livrent depuis le début de la semaine une guerre sans merci avec la programmation de deux séries cultes et essentielles : le « fame » espagnol, « un, dos, tres » sur W9 et ma série créationniste adorée, « sept à la maison » sur TMC.

W9 a en effet terminé son marathon « Charmed » et a a priori renoncé à programmer les aventures de ma tueuse favorite pour leur préférer les entrechats espagnols. Je n’ai jamais très bien saisi le charme de la série, si ce n’est son côté exotique avec notamment la rivalité entre Roberto et Pedro. La seule qualité de la série a toujours été de mettre en vedette des beaux garçons torses nus, voire entièrement dévêtus, Monica Cruz, la sœur de Penelope, qui doit finir par avoir 42 ans depuis le temps….

En revanche, je suis enchantée que le pasteur et ses nombreux chastes enfants viennent nous prêcher à nouveau la bonne parole chaque jour à une heure en plus très stratégique. Je suis cependant déçue que TMC n’ait pas opté pour une rediffusion depuis la première saison de la série. En effet, si Marie la dévergondée vit encore sous le même toit que ses parents, Matt est déjà parti vivre en colocation avec le fils d’un autre pasteur, Simon a troqué ses longs cheveux blonds contre une brosse gominée et surtout les jumeaux sont déjà nés. Mais bon, la morale est toujours sauve, malgré Marie, : pas de sexe avant le mariage, pas de drogue, ni d’alcool non plus, mais beaucoup, beaucoup de flirt pour les enfants Camden en revanche.

Sans vouloir gâcher le suspense, Rosie (Ruthie en VO) ne grandira jamais plus – elle a atteint sa taille adulte dans les épisodes actuels où elle doit avoir dix ans –, Matt va se marier avec une juive, dont le petit papa est rabbin, Lucy va rester un incorrigible tête à claques et Marie demeurera à jamais la marie couche toi là de la famille – je me demande même si elle ne consomme pas avant le mariage…

Dans un autre registre, pour rendre le choix de votre fiction de la fin d’après-midi encore plus cornélien, NT1 continue de son côté avec « le destin de Lisa ».

Trois fictions, trois nationalités, trois problématiques entièrement différentes – rien d’inédit cependant – merci à la TNT de nous proposer un éventail aussi large et diversifié de programmes…

Le désastre de l’amour (mon point de vue autorisé – je me suis obligée à regarder – sur « les mystères de l’amour »)

Ce post devrait rester unique en son genre puisqu’il abordera pour la première et donc dernière fois « les mystères de l’amour » ou plutôt la vingtaine de minutes cauchemardesques que j’ai passé devant le feuilleton de TMC.

Dès le générique, j’ai senti le coup fourré avec « les scènes d’action » qui l’émaillaient. Jean-François Porry a apparemment donné dans le sitcom et refuse de s’y remettre, il a donc décidé de creuser le sillon des « vacances de l’amour » : de l’amour, du sexe (mon dieu…) et beaucoup (trop) d’action (pas d’humour, non, mais il n’y en a jamais eu dans les fictions AB).

Premier plan, l’impression de désastre se poursuit avec José et ses nouveaux cheveux blancs qui débarque sur la péniche de Nicolas, qui a apparemment abandonné son voilier à Love Island au profit d’un autre navire, pour le surprendre avec…une nouvelle venue, qui a déjà du camper les méchantes sexuées dans d’autres fictions de la franchise. Là, c’est le début du drame véritable, puisque JF Porry semble penser que Nicolas est encore un sex-symbol, et il est donc sur chaque plan de la péniche torse nu avec son petit ventre de quadra poilu qui dépasse de son jean un rien trop serré. C’est moche.

Je vous épargne la revue de détails pour survoler en substance le peu que j’ai découvert de l’intrigue.
Bénédicte qui joue toujours merveilleusement bien porte une marinière et a ouvert un bar avec José, toujours aussi coureur, sur le canal où est amarrée la péniche de Nicolas. Elle rencontre une nouvelle protagoniste à accent, enceinte, qui lui narre trop longuement ses déboires sentimentaux. Pendant ce temps là, Nicolas reçoit la visite de Jeanne, qu’il croyait décédée, mais qui en fait exerçait ses talents au péage de nuit de Corbeil Sud, vernie qu’elle était, pardon qui a survécu à son accident d’avion pour se retrouver en prison à la place de son frère. « Tu comprends, il avait des enfants en bas âge ». Ah ben oui, tout s’explique…

Bref, Jeanne, à peine partie, Nicolas constate que des gros bras la coursent, au ralenti bizarrement, ce qui lui permet de s’échapper, mais il est menacé de mort par les vilains.
De son côté, Christian est devenu artiste maudit et boit pour oublier qu’il n’arrive pas à percer dans la musique. Heureusement, il a une petite amie de 20 ans qu’il l’entretient avec son salaire de secrétaire apparemment mais patatra son patron la harcèle sexuellement et manque de la violer. Du coup, au lieu de songer à porter plainte, elle démissionne et trouve un boulot d’entraîneuse dans le cabaret de la copine de Nicolas. Elle a vite rebondi. Quel exemple…

Le pire dans ce résumé qui ne sera pas exhaustif parce que j’ai craqué devant la scène érotico-malsaine où la petite amie de Nicolas oblige la copine de Christian à se déguiser en soubrette sexy, c’est qu’il est rigoureusement authentique.

Je pouvais supporter le côté très, très décalé d’Hélène et les garçons ou du « Miracle de l’amour », mais je n’ai pu encaisser le passage à l’âge adulte malsain de la petite bande avec ses détracteurs obsédés sexuels qui ne pensent qu’à partouzer avec Nicolas, Laly ou José. Je trouve le propos malsain, presque sale et pourtant je suis loin d’être prude. Dans le monde d’AB, une petite nana de 20 ans, secrétaire gagne suffisamment pour entretenir un musicien à la dérive et son patron lui saute dessus en lui disant « j’ai envie de toi » en toute normalité.

En même temps en me relisant, je me demandais à quoi je m’attendais…

Vis ma vie de patron

Hier soir, j’ai zappé la fin du deuxième épisode du « Mentalist », qui peine à redresser la barre décidément après un début de saison tonitruant, pour découvrir sur TMC, le premiers épisodes palpitants d’« undercover boss ». Vous connaissez le conte où le roi se déguise en manant pour apprendre ce que le peuple pense vraiment de lui ou plus récemment vous avez vu dans « vis ma vie » comment un chef d’entreprise prenait la place du petit personnel pour rire, une journée, et bien c’est pareil en mieux, car c’est la même chose faite par les Américains !

« Undercover boss » n’est pas une émission de télé-réalité de plus, non c’est une véritable expérience sociologique. En effet, au moment où, nous salariés, nous sommes plus que jamais écœurés par le monde de l’entreprise qui enrichit le plus aisés et appauvrit les faibles, « undercover boss » se propose de faire comprendre aux patrons, que dis-je aux puissants, ce que nous vivons au quotidien ! (Je ne fais que retranscrire ici, le pré-générique.)
Disons que c’est l’idée de départ…
Pour arriver à ses fins, comprendre ses employés et améliorer à terme leur vie quotidienne après catharsis, le grand patron, comme le roi du conte, se déguise en employé très peu qualifié. Il revêt donc une casquette de base-ball et porte pour l’occasion des lunettes premier prix et comme nous sommes dans le pays qui a créé un super héros méconnaissable sous son identité secrète avec des lunettes, ça fonctionne à mort. Les salariés osent tout dire au nouveau venu, même si bizarrement il est suivi d’une caméra et le grand ponte se rend compte qu’il y a beaucoup à améliorer à tous les échelons dans son entreprise pour que les salariés travaillent mieux et plus vite pour faire encore plus de profit soient heureux.

[POC prise en photo à son insu lors de son stage d’été chez Hooters.]
Hier, j’ai donc suivi la catharsis guidée de Monsieur Hooters et je vous avoue que je ne connaissais pas, honte sur moi, la chaîne Hooters. Il s’agit d’un restaurant présent dans des centaines de pays qui sert de la bière et des ailes de poulet aux mâles et le petit plus des lieux et de compter des serveuses très sexys moulées dans des tee-shirts XS et des shorts ras des fesses, la classe en somme.
Le patron de Hooters constate que ses ventes et sa fréquentation sont en baisse et en allant sur le terrain, il espère comprendre pourquoi.
Cette histoire se double d’un mélo tire-larmes. Le jeune homme ne voulait pas succéder à son père à la base et ne se sent pas exactement à sa place à la tête de cette société.

Durant sept jours, il côtoie donc ses salariés en commençant tout en bas de l’échelle – les poubelles, la confection des ailes de poulet, la manutention…- puis en la grimpant doucement de manager adjoint à grand témoin dans l’entreprise que son papa a créée.
Monsieur Hooters est effaré d’apprendre que des femmes ne voudraient pas que leurs filles travaillent dans son restaurant, alors que lui prostituerait emploierait volontiers les siennes. Il est également scandalisé quand il se rend que de petits chefs ignobles profitent de leurs tristes privilèges pour humilier les filles à leur service.
Heureusement maintenant, il sait tout ça et il va reprendre les choses en mains.

Bon, évidemment j’adore, c’est démago au possible et d’une hypocrisie qui dépasse l’entendement, mais l’émission est très bien menée. Les amerloques ont compris qu’un programme de ce genre ne devait pas durer 3h30 mais bien 50 minutes, le rythme est donc enlevé et l’intérêt du téléspectateur ne faiblit jamais. De plus, sincèrement, j’ai découvert une Amérique que je ne vois pas forcément dans les séries, même si le 7/11 m’a fait penser à la boutique dans laquelle travaille Loïs de « Malcolm » par exemple.
Par conséquent, je vous conseille d’y jeter un œil lors d’une inévitable rediff ou mercredi prochain. Je n’ai pas hâte que la France adapte (mal) ce format. En revanche, j’adorerais voir la version anglaise proposée par Channel Four cet été, dont je n’ai aperçu que la bande-annonce malheureusement.