Let’s go to the mall

Nous sommes quasi à J + 1 mois depuis le début du déconfinement. Et en bonne irréductible que je suis, je résiste encore et toujours à ce mouvement.
Je savoure le fait de pouvoir sortir sans autorisation et d’avoir la liberté de circuler, mais je n’en abuse pas.
Le confinement a été agréable pour moi et je ne préjuge pas en écrivant ceci de ce qu’il pu être pour d’autres. Je pense que la génération Club Do qui passait ses journées confinée à regarder toutes les émissions de la prêtresse des programmes pour enfants était bien préparée à cette situation.

Il faudrait me couper Internet, l’accès à Animal Crossing New Horizons et les chaînes de streaming pour que j’accepte de sortir.

Pour ne rien arranger, Netflix m’a annoncé au moins trois bonnes nouvelles dernièrement :

  • La saison 3 de Dark. Avec toujours cette même hésitation : faut-il repartir de zéro pour savourer pleinement son dénouement ?
  • La saison 7 de New Girl. Bon ok, la six avait une fin tellement parfaite que j’aurais pu m’en tenir là et je sens déjà avec ses deux premiers épisodes qu’elle est parfaitement redondante, mais qu’importe il faut en finir pour de bon.
  • Les saison 9 et 10 de Modern Family. Idem la série a beaucoup perdu, mais il faut que le voyage se termine. Je prépare les mouchoirs.

En parallèle, Amazon s’enrichit de séries des années 2000 que j’ai toujours eu envie de revoir ou qui ont été si mal programmées par les chaînes hertziennes que j’ai loupé leurs fins. Je vais enfin pouvoir terminer Fringe par exemple.

Et surtout, je me suis mise au très bon et bizarrement passé inaperçu Superstore.

Superstore narre le quotidien d’une équipe qui travaille dans un supermarché américain à la périphérie d’une petite ville lambda.
Je n’attendais rien de particulier de cette série et j’ai été immédiatement séduite.
D’abord parce que c’est vraiment drôle, et vous pouvez me faire confiance sur ce point, je n’ai pas le rire facile.


C’est aussi très, très bien joué. J’avais aimé America Ferrera dans Ugly Betty sans savoir que sous les lunettes et l’appareil se cachait une aussi jolie nana (oui, je sais, c’était le principe), mais surtout qu’elle avait une jolie voix rauque éraillée parfaitement charmante.
J’avais vu Ben Feldman dans le très moyen Drop Dead Diva et il est formidable dans Superstore dans le rôle de l’ex étudiant en commerce idéaliste. Le personnage de Dina ne devrait pas vous laisser indifférent, pas plus que celui Sandra. Et je n’oublie pas Glenn, le directeur du magasin, qui en VO (je ne pense pas que la série doive se regarder autrement) a la voix de Fozzie l’ours, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Superstore réussit l’exploit d’être une série légère qui évoque de vrais sujets : la discrimination, l’immigration illégale, l’avortement… Elle m’a aussi permis de découvrir qu’on vendait la pilule du lendemain ou qu’on votait dans les supermarchés aux Etats-Unis.
Je la placerai dans la lignée de Scrubs (Amazon, quand achètes-tu l’intégrale de Scrubs ?) ou de Brooklyn Nine-Nine(et oui, je vais jusque-là).

La série a été diffusée par NRJ12 en lieu et place de The Big Bang Theory à titre informatif.

Bon, foncez, faites moi confiance, vous ne le regretterez pas. Superstore est une série hautement addictive.

Avec quel personnage de série aimeriez-vous être confiné ?

Sur un concept complètement piqué ici, mais avec une liste totalement personnelle de noms, voici mon grand sondage : avec quel personnage de série aimeriez-vous vous confiner ?

(Je prépare le contre sondage : avec qui n’aimeriez-vous vraiment pas vous confiner ?)
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Lorelai Gilmore (Gilmore Girls)
Avantage : Elle est drôle, elle adore la junk food, elle parle tout le temps.
Inconvénient : Elle parle tout le temps.

Janet

Janet (The Good Place)
Avantage : Elle exauce tous les voeux. Elle sait tout, mais vraiment tout. Elle est hyper sympa…
Inconvénient : Je sèche…

Friends

Monica Geller (Friends)
Avantage :
Elle est maniaque. Elle vous aidera à vous lancer dans un grand plan de nettoyage chez vous et s’occupera de désinfecter les courses.
Inconvénient : Elle est mauvaise joueuse, les jeux de société peuvent très mal tourner avec elle. Planquez les fourchettes !

River Song (Doctor Who)
Avantage : Elle est sympa, elle est débrouillarde, et elle voyage dans le temps.
Inconvénient : Elle ne tient pas en place.

Rachel Green (Friends)
Avantage : Elle est facile à vivre et sympathique.
Inconvénient : Elle est un peu superficielle.

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Samantha Jones (Sex and the city)
Avantage : Elle a bon fond, elle est rigolote et elle a plein de trucs à raconter.
Inconvénient : C’est une obsédée sexuelle. A deux, ça peut vite devenir lourd.

Bette Porter (The L Word)
Avantage : Elle est lesbienne et canon. Elle danse et soude super bien. C’est une femme forte, qui gardera la tête froide en toutes circonstances.
Inconvénient : Elle ne respire pas la joie de vivre.

Emily Prentiss (Esprits Criminels)
Avantage : Elle saura quoi faire quelle que soit la situation. Elle est cultivée et bien éduquée.
Inconvénient : Elle n’est pas super fun.

Samantha Stephens (Ma sorcière bien aimée)
Avantage : C’est une sorcière ! Elle peut exaucer tous nos voeux.
Inconvénient : Jean-Pierre risque de lui coller au basques. On lui préférera du coup sa cousine, Serena.

Max (2 Broke Girls)
Avantage : Elle est drôle, elle est douée en pâtisserie et surtout c’est une vraie new-yorkaise, elle sait donc se sortir de toutes le situations.
Inconvénient : Elle est trop franche.

Ron Swanson (Parks & Recreation)
Avantage : Il est doué de ses mains et pourra enfin vous réaliser l’étagère à Pop! dont vous rêvez.
Inconvénient : Il est un peu taciturne.

Buffy Summers (Buffy contre les vampires)
Avantage : Elle est sexy. Elle saura vous protéger si les choses tournent mal.
Inconvénient : Elle est sans doute un peu rigide.

Angela Bower (Madame est servie) et sa mère Mona
Avantage : Pour l’ambiance à la maison et le confort du foyer !
Inconvénient : Ils sont déjà nombreux dans la famille, pas sûr que vous trouviez une place.

Thomas Magnum (Magnum)
Avantage : Il est sympathique et il possède une magnifique moustache. En plus, il y a pire que Hawaï pour se confiner.
Inconvénient : Il est très poilu, les poils sur le savon c’est un peu dégueu.

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Adrien Monk (Monk)
Avantage :
Il est maniaque, le virus ne franchira pas le seuil de votre porte.
Inconvénient : Il est maniaque à l’excès et ne supportera pas que vous mettiez les pieds sur la table basse.

Jess Day (The New Girl)
Avantage : Elle est distrayante. Elle aura des idées originales pour des travaux manuels.
Inconvénient : Elle doit être extrêmement saoulante à la longue et je préfère Schmidt.

Carol Hathaway (Urgences)
Avantage : Pour les hypocondriaques, elle sera d’une compagnie rassurante.
Inconvénient : Je la soupçonne d’être sinistre.

 

 

Poc recherche un appartement saison 2

Résumé de la saison 1 : Poc cherchait à acheter un appartement. Après quelques visites, elle avait arrêté car elle ne savait finalement pas bien ce qu’elle voulait et qu’elle n’était visiblement pas prête à s’investir. Ses relations problématiques avec les agents immobiliers n’avaient rien arrangé…

Un an plus tard, en toute logique, et devant le succès (tout relatif) de la saison 1, Poc remet ça avec un meilleur budget (mais comme le marché ne l’a pas attendu, on va dire que ça ne compte presque pas) et surtout cette fois avec une idée bien arrêtée de ce qu’elle désire.

saison 2
Et entre deux, Poc n’est toujours pas devenue graphiste…

Du vieux, du bizarre, du haut et du péri-central avec la lumière du jour quand même dedans (une précision qui s’avère souvent utile malheureusement) à un prix arrêté et clair !

Et il faut bien reconnaître que cette saison 2 est jusque-là bien plus palpitante que la précédente.

J’ai lu un jour un passionnant article sur les séries dont la saison 1 est plus que moyenne et qui deviennent cultes à la deuxième, et au moins deux d’entre elles figurent dans le top 50 de mes favorites : Parks&Recreation et New Girl. Comme quoi…

J’ai failli acheter pas un, pas deux, mais bien trois appartements ! Bon, disons deux…parce que j’ai fait deux contre-visites et que le dernier n’était pas haut. Mais je me suis bien projetée dedans, avant que mes années de visionnage d’Esprits criminels ne me rattrapent. Un rez-de-chaussée n’est pas haut et me semble en plus anxiogène.

Pour le premier coup de coeur, je ne pense pas que la non-concrétisation du projet soit vraiment un échec. Il fallait refaire entièrement l’appartement. Et pour un premier achat sans véritable vision, ça me semblait délicat. Je ne suis pas Emmanuelle Rivassoux (nue, fiancée, en couple). Dans les séries, les jeunes couples achètent toujours des taudis qu’ils refont et qui sont supers à la fin.
(Je pense à Cece et Schmidt surtout car je me décide enfin à terminer New girl. Mais je pense que la fiction surclasse la réalité dans ce domaine.)

La perte du deuxième est véritablement une immense contrariété. J’étais prête à faire une offre pour un appartement bizarre et biscornu très bien situé et quelqu’un m’est passé devant à un centimètre de la ligne d’arrivée.

Cette saison 2 m’a également déjà réservé quelques belles surprises.

L’appartement à prix parisien qui s’avère être un véritable taudis, défendu par l’agent immobilier le plus désagréable de la terre. Il m’avait même fait un méga montage financier pour que j’achète l’appartement à prix raisonnable en vendant le parking. Et de toute façon, pourquoi je voulais acheter un truc qui allait me plaire aussi ?

La traditionnelle grotte… qui coûte 1 million d’euros pour 15 m2 et où tu finis par demander à l’agent immobilier si le propriétaire est sérieux et si le soleil passe à une quelconque heure du jour par les fenêtres. Oui et non.

Le taudis sympa, où tu réfléchis une seconde. Tu réfléchis tellement que tu te poses désabusée sur le matelas de la mezzanine avec l’agent immobilier un peu trop chaleureux qui vient s’asseoir à côté de toi et où tu ressens quand même un léger malaise. Mais bon, à la fin, tu calcules qu’avec les fenêtres à changer, l’électricité à refaire, le sol qui gondole, la plomberie fantaisiste, et tout l’aménagement à repenser, le taudis sympa situé dans un quartier encore problématique risque de ne pas te faire rire à terme.
Je ne précise pas que l’appartement était situé sur le même palier que celui de mon ex, vous ne me croiriez pas et surtout vous auriez du mal à imaginer que je me suis projetée un instant, parce que ça aurait été pratique pour faire garder le chat de temps en temps.

Et puis toujours les bons vieux sketchs des agents immobiliers : j’essaie d’ouvrir la mauvaise porte, la terrasse qui n’est même pas un balcon, la porte d’entrée qu’on n’arrive plus à ouvrir quand on est à l’intérieur, vous la sentez l’odeur d’humidité ? Non, non…

Non, vraiment cette saison 2 est vraiment mieux que la 1. J’en viendrais à souhaiter qu’il y en ait une troisième pour la peine*.

(*En vrai, non.

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NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON même.)

 

La p…. de bonne série

Comme je ne peux pas me passionner exclusivement pour les aventures des coeurs brisés de NT1, je continue à regarder des séries sur Netflix et de préférence des formats courts.

En janvier / février, j’ai poursuivi mon visionnage tardif de The New Girl et ça valait vraiment la peine de supporter une première saison pas terrible et une deuxième moyenne, la série prend tout son sens à partir de la troisième.
C’est un peu bizarre de donner autant de chances à une série aussi bizarrement (in)intéressante. Mais le personnage de Schmidt m’a suffi pour tenir et j’ai été récompensée par cette scène qui a rejoint le Top 50 de mes séquences favorites de séries où il fait ses adieux aux seins de Cece, son ex, qui pense à avoir recours à une réduction mammaire.

J’ai essayé de poursuivre la saison 1 de Crazy ex girlfriend et je me retrouve toujours face au même paradoxe : j’aime beaucoup cette série, mais elle me met trop souvent mal à l’aise. Mon empathie pour le personnage principal nuit à la qualité de mon visionnage. Mais je m’accroche…

J’ai tenu un épisode devant The Ranch. Et finalement, oui mais non, comme dirait Mylène Farmer.

The End of The fucking world
Netflix

J’en arrive à mon vrai sujet, doucement mais sûrement… The end of the f…ing world !

Genre : Wes Anderson trash
James est un ado pas vraiment comme les autres. Il pense sincèrement qu’il est psychopathe. Pour preuve, il tue régulièrement des animaux et ambitionne sérieusement d’assassiner son père à court terme.
Alissa n’est pas non plus la fille la mieux dans ses baskets au monde. Son beau-père hésite entre la sauter et la pousser hors de chez elle. Sa mère subjuguée par cette ordure avec qui elle a eu de magnifiques jumeaux ne sait pas très bien quoi faire d’elle non plus.
James et Alissa étaient faits pour se rencontrer et décident un jour de prendre la route ensemble.
Leur objectif : aller retrouver le père d’Alissa qui s’est tiré un jour et lui envoie chaque année une carte pour son anniversaire. Le garçon pense tuer la fille en route. Mais les choses se corsent rapidement et James réalise de la pire des façons qu’il n’est pas vraiment un psychopathe.

Je m’accroche à ma comparaison avec Wes Anderson. Même si les images sont loin d’être aussi chiadées que dans les films du cinéaste, il existe cependant une vraie communauté d’esprit entre les deux univers.  Les ados essaient de se conduire comme des adultes, mais ne sont pas vraiment prêts à se confronter à la réalité du monde des grands, et les vrais adultes ont bien du mal à comprendre les errances des gosses, qu’ils ont pourtant contribué à bien abîmer.

Tous les personnages sont remarquables. Je suis pleine d’admiration pour l’acteur qui incarne James. Il se transfigure d’épisode en épisode.
Les deux policières qui prennent en chasse les deux héros sont excellentes également. Entre celle qui est pleine d’empathie pour James et Alissa et l’autre qui a un sens absolu du devoir…

J’ajoute que la bande-originale est absolument parfaite et que la bande-annonce résume assez bien l’esprit de la série, sans cependant trop mettre en avant le côté gentiment tragique de cette fuite en avant.

Je vous recommande The en of the f…ing world, si vous aimez Thelma et Louise, les films de Wes Anderson, les road-movies, les anglais, et les lesbiennes.

 

 

Le mystère New Girl

J’ai réfléchi à l’opportunité d’évoquer l’actualité, mais je sens que ce n’est pas mon rôle. Alors à la place, je vais vous parler de « The New girl ». Si j’ai réussi quasiment à arrêter « How I met your mother », après avoir démarré la nouvelle saison quand même, je regarde toujours la série qui met en vedette Zooey Deschanel et je me demande bien pourquoi.
Ce post risque de mettre en péril mon couple mais tant pis.

La série qui ne mène nulle part
Alors je sais bien que je suis la première à trouver les concepts agaçants, pour preuve j’ai arrêté « How I met your mother » face à l’incapacité de Ted à trouver la mère de ses enfants, ce qui m’amène à penser que ce gars est un complet mythomane et que la série depuis son commencement n’est que le fruit de son imagination malade, mais là je suis pétrifiée par le manque de progression narrative dans « The New girl ».

Un pilote puis plus rien

Au départ, le concept devait être : Jess, une fille un peu à part, s’installe avec des garçons suite à une rupture douloureuse, ce qui va l’amener à vivre des trucs différents, car les garçons c’est pas pareil que les filles. Bon, passé l’excellent pilote, où Jess pleure devant « Dirty dancing », il ne s’est pas passé grand chose. On a l’impression que les scénaristes ont oublié eux-mêmes le but de la fiction, et qu’ils la laissent se dérouler sans bien réfléchir à sa finalité. Jess a un mec, puis plus de mec. Nick, son coloc n’arrive pas à se remettre de sa rupture, et un instant on pense qu’il va se passer un truc avec Jess, mais finalement non, il se trouve une autre meuf. L’ancien champion de basket inadapté ne se remet pas dans la vie, et d’ailleurs de quoi survit-il ?

Des personnages bien mais pas tops

Au départ, j’adorais Jess, la fille excentrique à la voix nasillarde. Plus le temps passe, et plus j’ai envie de la gifler. Elle ne chante plus sa vie, ce qui était le seul truc propre à m’arracher un sourire. Nick, l’étudiant en droit qui a plaqué ses études, est de plus en plus insupportable dans le rôle du mec un peu grincheux, qui finit par être simplement odieux. Quant à Winston l’ancien basketteur pro, on ne comprend pas bien son problème.

Schmidt
Si je devais sauver un truc dans « The new girl », c’est Schmidt, le métrosexuel maniaque et toqué. Bon, sauf que les scénaristes sont tellement mauvais, qu’on ne saisit pas bien si Schmidt a faussement confiance en lui, c’est un ancien obèse comme Monica de « Friends », ou s’il croit vraiment en ses capacités de séduction. D’ailleurs, on ignore même s’il est vraiment un tombeur ou un tocard. Mais bon, comme finalement, Cece, le mannequin canon qui est la meilleure amie de Jess, succombe à son charme,on suppose qu’il a vraiment quelque chose.

Une série conceptuelle ?

Après tout, c’est peut-être moi qui ne comprends rien à « The New girl ». Il s’agit peut-être simplement d’une série totalement conceptuelle : sans scénario, sans dessein pour ses personnages… un genre de « Hollywood girls » en mieux quand même.

Le point sur le loft des séries avec une grosse parenthèse sur The New girl

Vous mourez certainement d’envie de savoir où j’en suis dans mon loft des séries, voici la réponse…
« Once upon a time »
Après le visionnage de quatre épisodes de « Once upon a time », je suis toujours très cliente de la série. J’aime le parallèle entre le monde des contes de fées dans lequel on retrouve tous nos héros favoris, et la réalité où les choses bougent peu à peu. Le dernier épisode que j’ai vu centré sur Cendrillon m’a beaucoup plu. J’ai trouvé que le mélange des contes mettant en scène l’écervelée à la chaussure de verre (ou de vair, la question se pose) et Rumpleskin marchait pas mal. Dans cette version, le vilain nabot tue la bonne fée et oblige Cendrillon à signer un pacte avec lui. Elle lui donnera son premier né en échange d’une belle robe et d’une vie de rêve avec le prince. A Story Brooke, la Cendrillon d’aujourd’hui est une « bonne », fille mère. Le père de son enfant est un fils de riches, qui refuse prendre ses responsabilités et l’abandonne à son triste sort. Elle a donc promis à l’homme le plus riche de la ville, Rumpleskin un peu plus civilisé (il a notamment subi un détartrage), de lui vendre son bébé. Heureusement que la belle Emma veille… J’ai hâte de découvrir Emilie De Ravin – Claire de « Lost » – dans le rôle de « la belle au bois dormant » et de voir comment le conte va se combiner cette fois-ci à la réalité.

« The new girl »
Je suis folle de Jess, « the new girl ». La série ne casse pas trois pattes à un canard, mais la simple présence de Zooey Deschanel et le personnage de Schmidt suffisent à me la rendre sympathique.

Bon, à me relire, je trouve cette analyse un peu courte. OK le charme de « the new girl » repose entièrement sur les épaules de Zooey Deschanel et sa drôle de voix de canard, j’espère d’ailleurs que les teasers astucieusement glissés dans ce post vous donneront envie d’y jeter un oeil, mais ça faisait longtemps qu’une série n’avait pas de concept (à la con) : je cherche la mère de mes enfants et promis on la verra un jour, même si vous en êtes de moins en moins persuadés au bout de 8 saisons ; je suis une associale, ce qui rend mes interactions avec les autres rigolotes jusqu’à ce que ça devienne lassant ; nous sommes filles trop riches et trop bien habillées mais un sniper caché derrière son écran balance tous nos petits secrets aux yeux du monde…(rendez à chaque série sa description…et vous gagnerez un des chocolats de mon calendrier de l’Avent). Trop de concept tue souvent le concept, alors pas de concept mais Zooey Deschanel, c’est peut-être finalement la clé pour faire une bonne série (je sais, ça se discute).

« 2 broke girls »
Lio avait raison (mais rarement dans « la Nouvelle Star ») : les brunes ne comptent décidément pas pour des brunes. L’héroïne fauchée de «  2 broke girls » est un peu la nouvelle Fran Fyne – je fais de jolis compliments aujourd’hui. J’aime sa gouaille sur laquelle la série se repose beaucoup aussi. « 2 broke girls » me fait rire et c’est déjà pas mal.

« Pan Am »
Bon, je l’avoue, si la série s’arrêtait, je mettrais au moins trois semaines à m’en rendre compte vu que je ne suis pas précisément assidue à la fiction aérienne. Pourtant, j’aime bien son côté languissant. La bande-son est jolie, comme les filles. Au niveau des intrigues, la série a certes un peu oublié de décoller, mais elle est si charmante que je lui pardonne (quand je pense à la regarder). En plus, je suis une fan du syndrome « Alias » : une série tournée dans des décors probablement à Vancouver qui nous fait croire que ses héros se déplacent de Berlin à Djakarta.

Je me dois également de me remettre au plus vite à « Person of interest » même si le concept de base de la série est totalement bancal et que son (super)héros est un peu trop fort. Comme je n’en ai pas parlé ici, voici le postulat de départ : un homme (le Benjamin Linus de « Lost ») a créé à la demande du Gouvernement une machine destinée à espionner l’ensemble des citoyens américains afin de savoir si quelqu’un n’est pas en train de fomenter un terrible attentat. Mais la machine ne fait pas la différence dans sa quête des actes criminels entre un simple meurtre et un crime de masse. Elle livre donc à ses commanditaires chaque jour la liste des gens destinés à mourir prochainement via un simple numéro de sécurite sociale. Le Gouvernement qui agit pour le bien du plus grand nombre s’en fiche un peu que ses concitoyens soient assassinés individuellement et donc la liste des futures victimes est jetée à la poubelle chaque soir. L’ex héros de « Lost », qui a certainement un lourd passif, ne le supporte pas et fait donc appel à un ex agent secret hyper fort pour sauver quelques vies chaque jour. Mais sa mission est ardue, car il ne possède qu’un numéro de sécu et ignore si la personne concernée est la future victime ou l’assassin potentiel.
Ma femme a soulevé un problème de taille : sur le potentiel de gens à mourir chaque jour, comme le type qui a créé la machine supporte-t-il de n’en sauver qu’un ?
Depuis cette question me hante, je me suis donc arrêtée à l’épisode 2 de « person of interest » en attendant si la série sort un jour de découvrir « Alcatraz ».

Prochainement, je me pencherai sur les séries vieilles comme Hérode (7 ou 8 saisons) que je suis en me demandant bien pourquoi parfois…

(Plus du tout) Charmed par Secret Circle

Je sens que la place de « secret circle » dans mon loft des séries pourrait bien être remise en cause. Ce nouveau « show » de Kevin Williamson a un gros défaut : l’équilibre entre une histoire totalement tirée par les cheveux à la limite du risible, et ce qui fait que je suis accro à « vampire diaries » sans me l’expliquer, n’est pas du tout bon.

Ainsi dans le quatrième épisode des sorcières un peu « puputes », les jeteuses de sorts en mini-shorts décidaient de rompre un enchantement sur une dame de l’âge de leurs parents, totalement catatonique depuis l’accident qui a décimé la population adolescente de Machin Harbor. Mais les apprenties sorcières super sexys ignoraient qu’en fait ce sort était destiné à la protéger du démon et du coup la trentenaire faisait une apparition façon exorciste schizo dans la maison de la grand-mère de l’héroïne. La scène d’action avec la possédée qui saute du haut des escaliers sur le sol pour rattraper ses futures victimes était simplement à hurler de rire, mais ça ne me semblait pas voulu.
La maman de l’héroïne n’était donc pas une méchante sorcière, mais bien une gentille fée, nous voilà rassurés, mais qui sont les vilains démons alors ?

« Secret Circle » repose sur un concept branlant dès le départ. Il y a seize ans, six couples de sorciers ont eu exactement au même moment six enfants. Suite à un accident de magie, chacun des bébés nés à l’époque est devenu à demi orphelin. A part dans un téléfilm baptisé le « pacte des vierges » ou quelque chose d’approchant, je n’ai jamais vu douze adolescents décider d’avoir un enfant au même moment sans que ça fasse sensation. Leur pratique de la sorcellerie n’est finalement qu’accessoire dans la série et il faudrait traiter plutôt de ce thème.
Pour enrober le propos vaguement mystique, nous avons un couple maudit. L’héroïne est en effet amoureuse du copain de la chef des sorcières, qui porte un prénom maudit, Diana.

Comme je le disais en préambule le côté concon de l’intrigue n’est pas rattrapé par assez de mystères pour que l’ensemble tienne le coup et me passionne. L’histoire d’amour n’est pas non plus assez sexy pour m’inciter à persister dans mon visionnage.

A l’inverse, après un deuxième épisode un peu mou, « The new girl » m’a fait hurler de rire. Zooey Deschanel est un génie comique et à la place de sa sœur maintenant maman, je me ferai du mouron. La sociopathe Temperance Brennan est devenue très, très fade en comparaison de Jess, l’excentrique canon qui découpe son cycliste avec un grand couteau dans les toilettes d’un hôtel en terrorisant le fantasme sexuel de son colocataire.
Dans mon loft de séries, il reste « Pan Am », dont le deuxième épisode – oui, je vais à mon rythme – a confirmé la première très bonne impression que j’avais eu en découvrant le pilote. La série est efficace et dépeint avec intelligence la condition féminine dans les années 60. En plus, c’est beau comme un avion.

Il me reste à donner une seconde chance à « person of interest » et à trouver un moment pour « two broke girls », avant d’entamer le reste des nouveautés de la saison.