Lip Service saison 2 : A quand un L Word français ?

Je vais profiter du 1er mai, où tout le monde aura de toute façon mieux à faire que de lire mon blog rose, d’autant que le soleil que je pensais mort (Nicoletta nous avait prévenu), est revenu, pour parler d’un sujet qui intéressera à peine 1% de mon lectorat : la saison 2 de « Lip Service ».

[De gauche à droite : Sam (la fliquette), Saddie (la maîtresse de Frankie dans la saison 1), Frankie, Tess, Cat, Lexie (la petite nouvelle).]

Pour mémoire, « Lip Service » est le « L word » écossais. Il s’agit en effet d’une série produite par la BBC, qui évoque les aventures de jolies lesbiennes – d’où le « lip » du titre – à Glasgow. Pour faire une analogie osée, c’est un peu comme si France 2 créait une fiction sur un groupe de gouines à Toulouse (et me demandait logiquement d’écrire le scénario).

Dans la première saison, nous avons pu découvrir les personnages. Frankie, la Shane britannique, revenait en Ecosse après avoir passé du temps aux Etats-Unis. Elle y retrouvait Cat, son ex, l’équivalent écossais de Bette, et Trish, un mix d’Alice et de Dana, leur pote qui tente désespérément de faire carrière en tant qu’actrice.
A la fin de la saison 1, bien que Cat ait développé une relation harmonieuse avec Sam, une jolie fliquette, elle recouchait avec Frankie.

[ATTENTION SPOILERS SUR LA SAISON 2]

Au démarrage de la saison 2, Cat, qui rentre pourtant d’un merveilleux séjour au soleil avec son amoureuse, décide d’entretenir une liaison avec son ex, qui entend bien lui remettre la main dessus à terme Mais bon, Cat souffre horriblement de cette situation et boit donc beaucoup d’alcool pour oublier la culpabilité qui la ronge. Tess, qui avait enfin trouver une relation à peu près harmonieuse en fin de saison 1, se rend compte qu’elle ne partage rien, en dehors du sexe avec sa copine, et la plaque, avec certainement l’espoir de pouvoir se rapprocher du nouveau personnage de la série, Lexie, sa nouvelle colocataire, médecin.
Dès le deuxième épisode, tout est remis en question par un événement totalement inattendu. Le jour de son anniversaire, Cat, qui est quand même l’un des protagonistes principaux, sinon le personnage central de la série, est renversée par une voiture, alors qu’elle vient de coucher avec son ex et donc de tromper « sa femme ». Elle meurt sur le coup ou presque.
Placer un cliffhanger de fin de saison dès le deuxième épisode, il faut oser. Quelqu’un m’a dit un jour que dans les séries anglaises, on n’hésitait pas à tuer les personnages, j’en suis désormais totalement convaincue.
Cette mort bouleverse totalement l’ordre établi de la série. Je voyais les intrigues de la saison 2 s’articuler autour d’un classique triangle amoureux classique, et là nous perdons un sommet de la figure. Tout est remis en question.
Alors certes on regrettait un peu de voir Frankie, amoureuse et casée, mais de là à tuer Cat ? En même temps, elle souffrait tellement de mentir à Sam…
Comme le dit un de ses colocataires à Lexie, la nouvelle coloc’ de Tess, intéressée par la flic, cette mort lui libère désormais la place.
Rien à dire sinon de la qualité de l’épisode, très réaliste et donc horriblement prenant…
Je peux vous dire que je n’enverrai plus de texto dans la rue.
Il y a un petit côté « L Word » saison 3 (décidément) dans l’enterrement de Cat. Cependant, ses parents nient sa personnalité mais pas sa sexualité.
Voilà, de mon côté, j’encaisse tout doucement le choc, et j’attends maintenant de découvrir la suite et les conséquences de cette disparition…

Petit zapping !

Je suis décidément très fan de la cinquième saison de « Bones », qui, comme le soulignait intelligemment ma moitié hier, se joue des poncifs de la culture populaire américaine. Ainsi, après l’épisode « X-Files » tournant autour du thème classique de l’enlèvement par les extra-terrestres et leurs visites sur notre planète et celui sur le complot entourant la mort de JFK, nous avons eu hier le droit aux légendes urbaines avec un supposé boucher, serial killer redoutable, sévissant depuis des décennies dans la ville natale de Temperance et à la combustion spontanée. Mais plus que tout, c’est l’apparition de Robert « Freddy » Englund en terrifiant concierge et meilleur ami du lycée de Bones qui m’a séduite. Robert Englund pour les enfants du placard a campé le héros des griffes de la nuit mais a également été le très pacifique Willy le lézard dans « V ». Ces apparitions en guest me réjouissent toujours et son antre terrifiante dans l’épisode de « Bones » était certainement un clin d’oeil à ses activités d’empêcheur de rêver en rond.

En revanche, je suis un peu minée par la Version Française de « The L Word » diffusée par Direct Star, qui a ainsi pris la suite de Virgin 17, puisque Bette (prononcez Bête) s’appelle désormais après traduction BettYYYYYYYYY. Je me demande qui a jugé que Bette était un prénom bête, que les françaises ne pourraient pas supporter. Pour la peine, voici une scène mettant en scène le talent de Bette…

Je suis également très inquiète à la perspective que la production de « Secret Story » laisse Senna et Amélie concevoir un enfant en captivité. Après visionnage d’un extrait de la quotidienne d’hier soir que j’ai zappée bien vite pour la peine, l’hystérique belge se croit déjà enceinte. Je pensais que la production mettait des produits contraceptifs dans l’eau pour éviter ce genre d’écueil.

Sinon, Richard Gotainer n’est pas un garçon franchement sympathique, comme tendent à le démontrer les dîners de M6 dans lequel il figure comme candidat lambda qui gagnera bien 1000 euros s’il l’emporte. C’est un peu triste, non ?

Le point sur quelques carrières défuntes

Hier soir, j’ai profité que ma moitié dormait comme un plot pour jeter un œil à « Starship Troopers » sur NRJ12. A sa sortie en 1997, j’avais vu le film en salle. Aujourd’hui, tout ce que je retiens de ce film outre son message formidablement subversif qui, à mon avis, a pris du plomb dans l’aile, demeure son casting renversant.

Je ne sais pas si à l’époque j’avais reconnu celui qui n’était encore que le « Docteur Doogie » à l’écran. En tout cas, je ne me souvenais pas que Neil Patrick Harris intervenait dans ce chef d’œuvre dans le rôle d’un pote parapsychologue du héros.

En revanche, je me rappelais très bien de Casper Van Dien (nu, torse nu) et de sa plastique parfaite. On le voit aujourd’hui dans des téléfilms ou des productions de seconde zone. Il a campé à une époque un Tarzan super arien.

Je n’avais pas oublié non plus cette imposture de Denise Richards, que finalement je n’aime que dans « Friends » dans le rôle de la cousine canon qui fait succomber tour à tour Chandler, Ross qui lui est pourtant apparenté et Phoebe. Denise Richards a été une James Bond girl et a joué dans « Sexcrimes », un faux mauvais film qui méritait le détour aussi dans la famille des productions où l’on recense beaucoup d’anciens héros de séries.

Enfin, je pense que Dina Meyer a eu une postérité à peu près aussi alléchante que Casper Van Dien, mais à une époque elle jouait la femme d’un professeur d’université de Brandon avec qui il couchait dans les épisodes de l’université de « Beverly Hills ». Il faut croire finalement que le jumeau de Brenda n’était pas parfait.

Mon analyse de « Starship Troopers » se limitera à l’évocation de toutes ces célébrités. Le message du film au 56ème degré qui avait déjà du me passer au dessus à l’époque est aujourd’hui encore plus daté mais sa fiche wikipédia explique plutôt bien les ambitions du réalisateurs de « Basic Instinct ». Ceux que ça intéresse pourront guetter une des multiples rediffs du film de Paul Verhoeven sur NRJ12 et revoir la scène de la douche collective qui mêle Casper, Dina et d’autres nus jusqu’à la taille.

Pour clore cette rubrique cinéma-série, j’ai appris ce matin que Kelly McGillis qui m’avait fait fantasmer, quand j’étais préa-ado, dans « Top Gun » est aujourd’hui lesbienne. Son apparition dans la cinquième saison de « The L Word » en procureur de l’armée crypto lesbien était donc bien un signe de quelque chose. Bon, aujourd’hui, elle a un peu perdu de sa superbe, en même temps elle a 50 balais bien tassés.
Kelly McGillis était mon fantasme d’ado à égalité avec la Grande Kathleen Turner qui a pu jouer sans rougir les trans dans « Friends ».

Whodunit

Dans ma courte / longue (selon mon humeur) vie de téléphage sériphile à ses heures, j’ai vu nombre de séries s’arrêter. Normalement, c’est un événement qui plonge le téléspectateur assidu dans la tristesse et le désarroi, qui le laisse vide quelques secondes, minutes, heures, jours, voire des mois durant. De mon côté, je n’ai pas été fâchée finalement de voir se terminer « The L Word ».


J’ai attendu plus d’un mois avant de découvrir l’issue de la saison 6 et de six saisons d’aventures lesbiennes à L.A. J’imagine que pour une scénariste, la dernière saison d’une série doit être un défi de taille. Normalement, l’auteur d’une série à succès doit désirer réussir sa sortie. Dans le cas de « The L Word », comme depuis 6 saisons, pardon 5 ou 4, selon vos préférences, apparemment, personne n’en avait grand-chose à faire du scénario.

[Attention SPOILER des 6 saisons de The L Word]
La saison avait débuté avec la découverte du cadavre de Jenny et cette question nous brûlait les lèvres : qui l’a tuée ?
Autant briser le suspense immédiatement, nous ignorerons à jamais si c’est Bette avec le chandelier dans le petit salon, Shane avec le revolver dans la véranda ou Alice avec la corde dans l’entrée. Ce mystère occupera les soirées arrosées de lesbiennes ou de sériphiles venus à bout de TOUS les autres sujets de conversation intéressants auparavant, les VRAIS mystères de l’excellent « Lost » notamment.

Ce qu’on retient de cette ultime saison, c’est que les scénaristes ont enfin capté qu’elles avaient rendu leur personnage principal (ou presque), en tout cas la clé qui nous avait permis de pénétrer dans l’univers des héroïnes de « The L Word », détestable, dès la première saison d’ailleurs. Après avoir tenté de justifier les errances de Jenny dans la saison 2 en nous expliquant qu’elle avait été abusée enfant, de la faire passer pour folle à lier dans les suivantes et d’avoir estimé dans la saison 5 qu’elle était conne point barre, la saison 6 était destinée à ne tourner finalement bizarrement qu’autour d’elle et de sa mort mystérieuse.

Pourquoi a-t-on tué Jenny ?
Est-ce Shane pressurisée à mort par cette folle furieuse qu’elle ne peut pas plaquer ? Shane explique en effet dans l’ultime épisode qu’elle se sent responsable de Jenny. J’ai toujours su parce que je suis géniale qu’elles sortiraient un jour ensemble mais je n’imaginais pas que leur relation serait aussi pathétique. Dans la saison 2, Shane laisse Carmen à Jenny et dans la saison 6 Shane finit par s’abandonner à son tour à la folle furieuse. Est-ce voulu, je l’espère… En tout cas, après avoir tout supporté, Shane apprend dans l’ultime épisode de la série que Jenny a brisé définitivement son idylle avec son premier vrai amour depuis Carmen et l’encaisse mal. De là à tuer Jenny…
Bette, qui veut défendre à tout prix SA famille, a peut-être mis fin aux souffrances de Jenny. Elle avait de bonnes raisons pour cela. Jenny possédait une vidéo tendancieuse de la belle brune à genoux entre les cuisses de son associée, alors que promis juré – la téléspectatrice le sait – il ne s’est VRAIMENT rien passé. Bette voudrait ENFIN couler des jours heureux avec Tina et personne ne doit l’en empêcher.
Tina pourrait aussi avoir eu envie d’étrangler Jenny parce que c’est elle qui a volé les fameuses bobines du film ce que nous apprenons sur le fil.
Helena aurait une bonne raison, enfin ça se discute, également de l’assassiner. Elle a gâché sa relation déjà compromise avec Dylan, à qui elle ne pourra jamais faire confiance de toute façon.
Alice, elle, lui en veut de lui avoir piqué une idée pourtant pourrie de scénario.
Kit et Max, comme d’habitude, ne servent à rien.

De mon côté, ce que je retiens de ce dernier épisode, c’est le début d’explication sur la méchanceté fugace d’Helena, qui se serait toujours méfiée des gens à cause de son argent.

Pour faire plaisir à ses fans, Ilène Chaiken a reconvoqué, le temps d’une vidéo réalisée par Jenny pour Bette et Tina qui partent (re)faire leur vie à New York tous les protagonistes du show et oui on a revu Carmen (15 secondes), Tim dans une intervention assez drôle d’ailleurs et même Marina.

Ce dernier épisode, comme l’ensemble des saisons écoulées, laisse pas mal de regrets. Il n’y a pas eu que du mauvais dans « The L Word ». La première saison est drôle et enlevée. L’idée d’introduire la communauté des « Lez girls » par le biais d’une jeune hétéro vite convertie à l’homosexualité ambiante est assez brillante. La saison 2 qui tourne autour de la relation entre Dana et Alice n’est pas mal non plus. Les choses se sont dégradées avec la saison 3 : la mort de Dana, Jennifer Beals enceinte a tué le personnage de Bette toute une saison, l’hétérosexualité de Tina est pénible, le mariage avorté de façon prévisible de Carmen et Shane… La saison 4 était pleine de promesses avec le ressort comique introduit par le personnage de Papi vite passé à la trappe. La saison 5 aurait pu être la plus culte avec la mise abîme de la série grâce au tournage de l’adaptation du livre de Jenny qui ne repose que sur la vie des héroïnes.
Beaucoup de gâchis donc, mais quelques jolies scènes de sexe entre filles, quelques jolies filles aussi, et des moments cultes…à la rigueur, jetez un oeil à la saison 1 voire la 2 en vous abstenant de visionner ses trois derniers épisodes.

Arnaque, lesbiennes et reportages

Aujourd’hui, je vais tenter de ne pas parler d’« un dîner presque parfait » et de simplement faire fuir mon auditoire en évoquant la saison ultime de « The L Word».

Bon, au passage, je peux quand même au préalable vous indiquer qu’hier j’ai regardé une partie de « 66 minutes » sur M6 pour voir la tête des innocents qui envoient des milliers d’euros en Afrique pour récupérer l’héritage d’un dignitaire africain richissime grâce à la fille inconnue de cette personne qui veut leur céder la moitié de sa fortune sous le prétexte fallacieux que contrairement aux 8000 autres internautes à qui elle a envoyé le même mail, eux ils ont réagi.
Je mène en effet en ce moment, à titre personnel, une enquête pour comprendre la ligne éditoriale de chacune des 123 émissions de reportages de la six. Ainsi, je m’intéresse cette semaine en particulier aux sommaires de « 100% mag » qui devraient me permettre d’appréhender enfin l’angle de cette émission.
J’en reviens à mes pauvres dupes, qui auraient mérité de figurer dans une émission de « sans aucun doute » sur la thématique « les Africains – Marabouts, dignitaires morts…- sont des escrocs ». « 66 minutes », qui est une émission que j’apprécie un chouïa plus que « 100% mag » qui après 4 jours d’enquête approfondie demeure un mystère à mes yeux, a eu le mérite d’envoyer des reporters en Afrique pour partir à la rencontre des vilains escrocs et des gentils policiers qui les traquent.
S’il ne s’était pas agi d’un reportage d’investigation, je pense que beaucoup aurait crié au racisme primaire en découvrant la brigade de choc chargée de lutter contre la cyber criminalité. Ses agents possèdent en effet un unique ordinateur même pas relié au web pour 10, dans lequel le policier assermenté a du placer ses sous parce que l’Etat ivoirien n’avait pas les moyens de lui en payer un. La caméra un peu taquine de la six s’est attardée dans les locaux de cette unité technologique de pointe sur le manuel dédié à l’apprentissage de word et excel.
A l’opposé, les jeunes escrocs sont férus d’informatique et malins. Quand ils expliquent que les blancs sont riches et qu’ils veulent eux aussi leur part du gâteau, on aimerait bien leur expliquer que leurs victimes sont de pauvres prolétaires tout aussi victimes du système qu’eux.

(Christophe Moulin vous le dirait mieux que moi, ça peut nous arriver à tous…)

Malgré tout, j’ai trouvé le traitement réservé par la six au sujet franchement intéressant. On sortait de l’approche Courbetienne / « sans aucun doute » méfiez-vous des escrocs, pour tenter de mieux appréhender enfin les enjeux de cette escroquerie de taille.
Mais, l’écueil de ce genre de sujet reste la tentation d’éclater de rire en apprenant qu’un type, qui s’est fait délesté de 400 mille euros et a mis sa famille dans la panade financière, croit encore que son héritage est bloqué à une quelconque frontière.
Allez, je vais me mettre en mode Christophe Moulin, tenter d’être sérieuse 2 minutes, pour vous indiquer que ça peut nous arriver à toutes et à tous (même si je demande à voir).

Cette parenthèse édifiante fermée, je me consacre à mes lesbiennes de L.A.
[ATTENTION SPOILER DE LA SAISON 6 DE THE L WORD]
La saison 6, qui sera, on nous l’a promis, ça serait moche de revenir en arrière, la dernière de la série, est assez inégale d’un épisode à l’autre. Comme je vous l’indiquais dans mon précédent billet à ce sujet, nous menons à rebours l’enquête pour comprendre comment, pourquoi et surtout qui a tué Jennifer Fucking Schecter. En visionnant cette sixième saison, j’ai l’impression que nous nous orientons à l’image du roman d’Agatha Christie, « le Crime de l’Orient Express », vers un massacre conjoint organisé par ses supers copines qu’elle a poussées à bout vraiment. Les scénaristes semblent en effet décidées à nous faire comprendre que Jenny est méchante, ses fans peu nombreuses diront maladroites, et on se demande, un peu comme l’Orangina rouge, pourquoi elle est si vilaine. La réponse demeure parce que…..
Jenny multiplie en effet les crasses. Elle a volé le scénario d’Alice, poussé Shane à bout lors de leur brève liaison, fait fuir Dylan, le grand amour d’Helena et là, elle s’apprête, la pute, à foutre le bronx entre Bette et Tina, ce qui est impardonnable complétement.

Autour de cette intrigue majeure et étrange, les personnages gravitent de façon inquiétante.
Alice et Tacha sont amoureuses de leur nouvelle meilleure amie qu’elles traînent partout. Ce rebondissement me met franchement mal à l’aise, je vois mal où ça va les mener : plan à 3, couchage de chacune avec le dénominateur commun du couple… Dans l’épisode 6, bien que je sois peu prude, j’ai été vraiment choquée par la scène où Tacha et Alice s’envoient en l’air à quelques mètres de leur nouvelle
copine, excitées qu’elles sont par sa présence.

(« J’ai bien changé depuis sauvés par le gong et je veux voler Bette à Tina… »)
Bette et Tina sont sur le point d’adopter un petit garçon, mais Jesse Spano ne l’entend pas de cette oreille. En vrai, il ne s’agit pas de Jesse Spano, mais juste d’Elizabeth Berkley, qui cachetonne comme tant d’autres dans la série avec des lesbiennes sexys. Elle incarne une ancienne copine de Bette, pour laquelle la lesbienne avait un énorme faible, mais qui ne s’est jamais intéressée à elle. Des années après, alors qu’elles entament une collaboration fructueuse, elle aimerait bien s’adonner aux plaisirs saphiques avec la superbe brune. Jenny a d’ailleurs une vidéo prouvant qu’elles ont baisé ensemble en l’absence de Tina alors que non elle ramassait juste un verre à ses pieds. Visuellement, c’est troublant mais Bette résiste en souffrant.

Max est enceint et souffre plus que Bette à ce sujet. Ce rebondissement me met également extrêmement mal à l’aise surtout depuis que le second père l’a abandonné, ce que je conçois toutefois.

Shane a renoncé à Jenny, qui l’encaisse mollement bien, et ne digère pas les huîtres. L’épisode 6 est entièrement à sa gloire. Elle le commence affublée d’un chapeau ridicule et le termine en gerbant dans un bac de révélateur à photos. Dire que les hétéros fantasment sur elle…

Helena avait retrouvé l’amour de sa vie, Dylan, et s’en est vue privée par Jenny.

Kit ne sert vraiment plus à rien mais elle a enfin un peu dégonflé.

Je m’accroche bravement pour connaître l’issue de tout ça. Je veux surtout savoir comment les scénaristes vont se dépêtrer du couple à 3. J’attends également, ultime saison oblige, de savoir ENFIN pourquoi Helena est devenue gentille entre la saison 2 et la 3.

Finalement, « The L Word » est un peu le « Lost » lesbien avec son cortège de mystères et de questions.
Pourquoi Jenny est-elle aussi méchante ?
Pourquoi Shane ne change-t-elle pas de coupe ?
Pourquoi Shane ne met-elle jamais de soutien-gorge alors qu’il faudrait maintenant, elle n’a plus 15 ans, bordel ?
Pourquoi Alice reste-t-elle avec ce boulet de Tacha ?
Helena a-t-elle subi un traumatisme crânien pour changer ainsi de personnalité ? Pourquoi ne voit-on jamais Carmen au Hit alors que c’est « the place to be » à L.A. quand on est lesbienne ?…
[Edit de 13h45 : Il suffisait que j’évoque le sujet des arnaques pour que la chance frappe à ma porte.
« FELICITATION VOTRE MAIL EST CHANCEUX
VOUS VENEZ DE GAGNER LA SOMME DE 500.000€ À NOTRE TIRAGE AU SORT 2009.VOUS TROUVEREZ EN PIECE JOINTE LA CONFIRMATION DE VOTRE GAIN À LA [Loto Arnaque] , VEUILLEZ PRENDRE CONNAISSANCE DE CE MESSAGE.
CECI N’EST PAS UN SPAM NI UN VIRUS, VEUILLEZ TROUVER EN FICHIER JOINT VOTRE NOTIFICATION DE GAIN. NE REPONDEZ PAS A CET EMAIL.CONTACTEZ D’URGENCE MAITRE […] CHARGE DE SUPERVISER LA [Loto Arnarque] :
Maître [….] : [Coordonnées] »
Dire que je n’ai même pas joué…]

Un peu de sériphilie et beaucoup de spoilage

J’ai attaqué le visionnage de la saison 5 inédite de « Lost » et de la dernière saison de « The L Word ». Je vous rassure, je ne vais pas me lancer dans une comparaison tirée par les cheveux des deux séries. Je vais me contenter d’un point succinct sur chacune d’elle. J’invite celles et ceux qui préfèrent Koh Lanta à se rendre ici surtout que dans la journée je publierai mon avis autorisé sur le monstrueux « l’amour est une affaire de famille ».

[ATTENTION DANGEREUX SPOILERS DE LOST SAISON 5]

Le démarrage de « Lost » saison 5 m’a globalement déçue. De toute façon, depuis que j’ai lu que cette nouvelle saison allait nous apprendre où et surtout quand était l’île et pourquoi les aventuriers devaient y retourner, j’ai du mal à accrocher. Il y a tant de questions restées à ce jour sans réponse, pourquoi se consacrer uniquement à celles provoquées par la saison précédente ?
J’appréciais les flash-backs centrés sur un personnage qui ont disparu par la force des choses et étaient remplacés par les aventures actuelles des 6 de l’Oceanic revenus à la civilisation. En parallèle, j’ai du mal à comprendre comment les rescapés laissés pour compte sur l’île vont pouvoir encaisser 3 années de constants bonds dans le temps.
Les nouvelles intrigues me paraissent déséquilibrées. Les scénaristes ont clairement rompu avec le train-train que j’appréciais jusque là et je sens que je vais avoir du mal à m’y faire. En plus, je l’avoue, j’ai tellement attendu que les naufragés quittent l’île que j’ai du mal à encaisser l’idée qu’ils doivent y retourner, un peu comme certains d’entre eux d’ailleurs…
Bref, je demande vraiment à voir…
Il paraît que ça s’améliore dès l’épisode 4, j’attends de voir…

[ATTENTION SPOILERS DE THE L WORD SAISON 6]

Les deux premiers épisodes de la saison 6 de « The L Word » m’ont au mieux peu passionnée et au pire ennuyée. Le précepte de cette saison semble reposer sur une idée simple et franchement pas idiote, « oh mon dieu, ils ont tué Jenny, mais qui est responsable de cet assassinat ? » Les épisodes, qui nous ramènent 3 mois en arrière avant la soirée de son décès, devraient apporter une explication à ce mystère. Est-ce Nikki qui a été humiliée par l’écrivain hystérique, Tina excédée par ses caprices de star concernant le film qui lui ont valu d’en être dépossédée ou n’importe qui d’autre de sensé ?
En parallèle, les intrigues continuent.
Bette et Tina vont adopter un deuxième enfant alors que Tina doute encore de la fidélité de la belle brune qui a perdu son boulot à cause de son ex sourde. Tina doit composer avec les producteurs du film de Jenny qui veulent le déposséder de son orientation sexuelle.
Alice et Tasha font tout pour faire durer leur couple voué à l’échec. En parallèle, la journaliste se retrouve une conscience homosexuelle et perd son job.
Helena gère désormais avec Kit le « planet » et leur boîte de nuit maintenant baptisée « hit », une crase entre leurs deux prénoms. Dylan (souvenez-vous, la réalisatrice qui avait accusé Helena de harcèlement sexuel après avoir eu une liaison avec elle) fait son grand retour dans la série.
Je garde le meilleur pour la fin.
Max est enceint de son pédé et a déjà trop attendu pour se faire avorter. Il aura donc malgré sa jolie barbe fournie un bébé joufflu.
Enfin, Jenny pardonne à Shane d’avoir couché avec la fille dont elle pensait être dingue à la fin de la saison précédente, en lui avouant son amour et en débutant une liaison passionnée avec elle.

Bon, l’idée de base n’est pas mauvaise. Tout le suspense de cette dernière saison réside dans la conjonction d’événements qui ont abouti à la mort de Jenny.
Pour ses nombreux détracteurs, la petite joie liée à son décès a vite été éclipsée par le procédé qui consiste à chercher l’explication de sa mort. Nous aurons donc fatalement durant toute la saison du Jenny à toutes les sauces.
Les deux premiers épisodes d’exposition ont été rattrapés par un troisième vraiment très drôle où les filles apprennent en simultané grâce à un texto d’Alice que Jenny et Shane sortent ensemble. Le rire de Bette, fil rouge de l’épisode, est vraiment une trouvaille qui me réconcilie (presque) avec la série.
De plus, dernière saison oblige, les scénaristes semblent décidées à rappeler les anciennes. Nous avons déjà aperçu Papi au grand étonnement d’Alice qui la croyait disparue, ce qui est plutôt bien vu de la part des scénaristes, après tout son absence mystérieuse dans la saison 5 était un peu étrange et maintenant c’est au tour de Dylan de revenir. Espérons que Carmen et le fantôme de Dana aient aussi les honneurs de cette dernière saison… Tcherrydjaffy devrait également être de la fête.
Tout allait (presque) bien dans le meilleur des mondes, jusqu’à ce que j’apprenne que les scénaristes de « The L Word », qui peinent depuis 3 saisons (je suis généreuse) déjà, avaient décidé de créer un spin-off de leur série, qui devrait se dérouler en…prison. Il serait centré sur Alice, qui pourrait donc avoir tué de ses mains (je l’envie) Jenny.
Comme les spin-off sont toujours des daubes (« Private Practive », « Joey », « Angel »…), je ne m’attends à rien de mirifique, à moins qu’une fois de plus moins par moins donne plus…

Pour répondre aux questions que vous n’osez pas me poser…

1) As-tu regardé « Clara Sheller » mercredi soir ?
Non, je n’ai pas regardé « Clara Sheller », même si j’étais pleine de bonnes intentions à ce sujet (je suis sortie de mon bain trop tard pour chercher une cassette pour enregistrer les épisodes dessus). J’ai préféré me consacrer à deux fabuleux épisodes de « merci les enfants vont bien », la mini-série de M6, qui vient d’égaler en qualité les (très) grandes heures d’« une famille formidable ». Ceux qui se souviennent comme moi de la saison où Annie Duperey, Catherine Beaumont avait perdu les jumeaux, encore bébé, et cramé « ses gnocchis » me comprendront. Bizarrement, les saisons les plus cultes de la série n’ont pas eu le droit à des rediffs récentes et nous nous tapons toujours les plus récentes de moins bonne facture. D’après mon frère, la deuxième saison de « Clara Sheller » est de toute façon assez navrante et je suis obligée de le croire, « merci beaucoup ».

2) Quand aurons-nous enfin le droit de voter pour les POC TV Awards ?
J’attends de me remettre à un rythme de postage régulier ici pour reconstituer mon maigre mais fidèle lectorat et ainsi m’assurer de collecter quelques suffrages. De plus, je n’ai pas l’énergie, d’élaborer un malheureux tableau excel, pour recenser vos voix. Normalement, à une ou deux près, les catégories 2008 sont arrêtées.

3) A quand le retour du Télé POC ?
Demain probablement si le programme de la semaine m’inspire.

4) Tu as regardé quoi hier soir ?
Très bonne question, je suis tombée par hasard sur « Sex Academy » après avoir regardé l’émission de Mathieu Delormeau sur les nouveaux célibataires. Je suis, d’ailleurs, fascinée par le concept du programme de NRJ12 qui assume complétement de se moquer d’une nana qui avait « une coupe Catherine Ringer ratée » ou du type « qui achetait une femme en Ukraine».
Je me suis donc attardée devant le film de la six, qui coïncide avec ma passion toute récente pour les teen-movie. Pour mémoire, ma toute nouvelle fanitude absolue de Michael Cera (George-Michael Bluth dans « Arrested development », « Juno » et « Supergrave ») m’a amené à cette passion incongrue.
Bon, « Sex academy » fait évidemment bien pâle figure à côté de« Supergrave » que j’ai a-do-ré, et même il faut bien l’admettre face à « American pie », dont il entend pourtant être la caricature. Mais bon, j’ai ri, je l’avoue, en découvrant la pom pom girl atteinte d’un syndrome de la Tourette ou la vieille dame supposée être un flic infiltré ni vu ni connu dans le lycée façon « 21 Jumpstreet ». Il faut dire que j’ai des lettres et que j’ai vu au cinéma à l’époque de sa sortie le film avec Drew Barrymore, la fille pas populaire du tout au lycée un peu comme Jimmy des « Frères Scott », qui retournait dans son ancienne école pour je ne sais plus quelle raison. Je ne vous parle pas de « sex academy » uniquement pour me la péter sur ma culture autrefois encyclopédique sur les daubes cinématographiques mais parce que Mia Kirshner « Jennifer Fucking Schecter», la plus pathétique des héroïnes de « The L Word » jouait dans ce film. Autant je trouve Mia Kirshner limite laide dans ma série goudou favorite, autant hier dans « Sex academy », je l’ai trouvée à tomber par terre. En plus, pour mon plus grand bonheur, elle composait une caricature de SMG dans « sex intentions » – un de mes films favoris de tous les temps et elle rejouait même, abonnée qu’elle est au rôle de gouine, la fabuleuse scène du baiser lesbien du film, malheureusement avec la vieille infiltrée ce qui gâchait un peu l’ensemble.
Outre, la grande Mia, Sabrina l’apprentie sorcière faisait une apparition remarquable de 1 minute dans ce chef d’œuvre.
Bref, j’ai éteint mon téléviseur à regret car le film était un peu trop scato pour moi.
En revanche, je vous conseille l’ensemble de l’œuvre de Michael Cera, dont je suis officiellement, rigoureusement fan.

4) Tu live-blogues ce soir ? Edit de 17 heures !!!
Le Parti Socialiste (Ségolène, Ségolène, Ségolène !!!!!) accapare à nouveau la une du Post ce soir et je vais donc certainement en profiter pour m’abstenir de live-bloguer ce soir et laisser ainsi une pause à ma moitié !

5) Penses-tu que Hakim peut surclasser la caricature de Dali après lui avoir collé trois fois la meilleure note réservée pourtant à « l’école des fans » ?

Je ne pense pas. Les candidats outrageusement critiques sont en général jugés de façon impitoyable par leur concurrents qui ne leur passent rien dans « un dîner presque parfait ».