Le match des télé-réalités de l’été

Cet été, malheureusement, je n’ai pas fait que lire et regarder de bonnes séries ou de vieux films. J’ai aussi BEAUCOUP regardé la télévision.

Je vous propose aujourd’hui…le match des télé-réalités de l’été.

Je déteste Cash Island.
Rien que le nom…
Était-il vraiment nécessaire de lancer fin août, à deux semaines de la reprise de Koh Lanta, un nouveau jeu d’aventure ?

Pour moi, la réponse est non.

Le concept :
Dix candidats débarquent sur une île et se voient attribuer aléatoirement une carte. Une seule d’entre elles mène à un trésor enterré (la bagatelle de 100.000 euros en liquide dans un coffre). Le veinard qui la trouve en premier se voit attribuer l’honneur d’être le maître du jeu. En gros, l’homme ou la femme à abattre, parce que les autres doivent tout faire pour l’éliminer et récupérer le magot. Tous les candidats s’estiment évidemment être de fins stratèges et dès les premières minutes du jeu, ils débutent leurs déductions pas du tout pénibles. Si Machin dit ça, c’est parce que c’est lui le maître du jeu ou au contraire il dit ça parce qu’il ne l’est pas…
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

L’animateur : Pour ne rien arranger au problème, l’émission est « présentée » par Benjamin Castaldi, qui intervient en fait essentiellement pour lancer les jeux façon Koh Lanta et animer les fameuses assemblées où sont désignés les futurs éliminés ; ici pas de vote secret d’ailleurs, chacun doit dire à haute voix qui il a choisi. Autant je le supportais et je l’aimais plutôt bien sur TF1, autant il m’insupporte sur C8. Il ne fait aucun effort, bouffe systématiquement ses mots et il a été carrément graveleux dans Touche pas à mon poste (autre problème, me direz-vous !). C’est d’ailleurs certainement parce qu’il refuse d’articuler qu’il n’est pas la voix off.

Les candidats : Ils ont choisi immédiatement d’éliminer Stan, la forte tête et le beau gosse de l’émission. Le premier maître du jeu a arboré une tête de labrador coupable qui a mangé le rôti et qui attend sa correction, dès que les autres joueurs ont commencé à enquêter, alors qu’il aurait dû maîtriser celle du chat qui ne doute de rien (quoi ? Moi j’aurais pissé sur le lit ? M’enfin, c’est dégueulasse de se laisser aller ainsi. Comment peux-tu m’accuser d’un tel forfait ?).

Cette tête là !

Je vous épargne les épreuves longuettes, incompréhensibles et sans intérêt. J’ai lâché l’affaire au bout de dix minutes hier devant le deuxième épisode et je ne suis apparemment pas la seule.

Mais, j’adore 10 couples parfaits.
C’est MON émission de l’été.

Le concept : Il est sans réel intérêt, mais je vais vous l’expliquer pour le principe. Vingt jeunes gens, dix garçons et dix filles, sont regroupés dans une maison. Charge à eux de découvrir les matchs parfaits qui les unissent. En gros, comme dans Mariés au premier regard, ils ont été testés pour découvrir quelle personne avait les meilleures affinités avec une autre. Chaque semaine, ils doivent tenter de former les dix couples parfaits pour espérer emporter aussi 100.000 euros, mais à 20. Ils peuvent  tester, au préalable, après des rendez-vous en tête à tête, les unions qu’ils pensent être les bonnes. Si les deux personnes matchent, elles quittent la maison pour une lune de miel. Mais, évidemment, des couples se sont formés contre toute logique scientifique, et ils répugnent à se séparer, ce qui crée plein de tensions entre ceux qui aimeraient gagner des sous et ceux qui préfèrent l’amour.

Le point fort de l’émission : Ses candidats ! Je n’en peux plus de voir des Marseillais, des Chtis et des Anges, et des cross-overs entre les différentes tribus. Ils sont tous plus ou moins sortis les uns avec les autres, ils se fritent sur les réseaux sociaux, à l’écran…du coup, ils ne peuvent plus se sentir, se rabibochent et se ré-embrouillent. Au moins, ces candidats-là sont frais et plutôt moins bêtes que la moyenne. Ils font certes quelques fautes de français, mais dans l’ensemble le niveau n’est pas exécrable.

L’autre bon point : Elsa Fayer ! Tel Dorian Gray, Elsa a cessé de vieillir un jour, par miracle. En plus d’être vraiment jolie, c’est une excellente animatrice. Elle est complice avec les candidats, sans trop de familiarités, et elle sait aussi les recadrer quand tout part en vrille. Elle serait super à l’animation de Secret Story.

Ce soir, c’est la finale et ces vingt candidats vont me manquer, enfin surtout Iris bizarrement. Je vous recommande chaleureusement la scène où elle recadre son compagnon d’aventure un peu volage avec les autres candidats morts de rire derrière elle.

10 couples parfaits: Iris et Hagda clashent et balancent sur le montage de l’émission !

 

Beauty ou geek, POC ne sait dans quelle catégorie se ranger…

Hier, je me suis tenue à mon Télé POC, comme lundi avant d’ailleurs, et j’ai donc attendu patiemment 22h15 devant un petit « fais pas ci, fais pas ça » pour visionner sur NRJ12 la saison 4 de « Beauty and the geek ».

Alors je sais déjà que vous avez déjà vu toutes les saisons sur une chaîne du satellite que je ne pouvais pas m’offrir jusque là mais laissez-moi (danser) m’enthousiasmer pour ce programme que je découvre !

Tout d’abord, je n’ignore plus, parce que j’ai lu la mention à la fin de chacune des émissions de ce type, que les chaînes en plus de les redoubler entièrement à la bouche, les remontaient complétement, je me demande donc si l’étape très « Nouvelle Star » où le sosie de Benjamin Castaldi et le couple vainqueur de l’an dernier arpentent les Etats-Unis à la recherche de la crème des tarés d’informatique et des bimbos les plus superficielles n’est pas légèrement plus développée outre-atlantique.

Ma femme qui était bien décidée hier à gâcher tout mon bel enthousiasme m’a indiqué que la plupart des répliques cultes stupides entendues dans la bouche des beautés devaient être truquées. Je m’en moque, j’adore que ces blondes stéréotypées gonflées à l’hélium pensent avoir un QI de « 7 » ou grand comme ça *elles écartent les bras*, qu’elles pensent que Boston est un pays tout comme l’Asie ou l’Europe…
Les moches intelligents ne sont pas en reste parce qu’ils ont du tous ou presque admettre face caméra qu’ils n’avaient jamais embrassé une fille ou pas eu de rencard depuis 5 ans. Mon favori étant de loin celui qui vit chez ses parents et qui compte faire croire à sa future petite amie que ce sont ses colocs qu’il appelle « papa et maman » pour déconner.

J’en suis venue à me demander si nous avions des « geek » en France. Ce site tendrait à prouver que oui évidemment mais je ne suis pas sûre qu’ils s’assument aussi bien que leurs confrères américains en portant des bermudas qui remontent jusque sous les aisselles ou en se laissant couper les cheveux par leurs mamans.

Ensuite, j’ai cherché des modèles célèbres de « geek », après avoir songé immédiatement à George-Michael Bluth qui adore se filmer en train de jouer à « Star Wars », à son oncle inadapté Buster, j’ai pensé dans un registre plus intégré à ce pauvre Ross, devenu paléontologue adulte.

Le seul problème c’est que je découvre l’émission dans sa quatrième saison et que donc l’animateur, un genre de Stéphane Rotenberg américain, n’a pas trop pris la peine de rappeler l’intérêt du jeu. Enfin si plutôt, il a tenté de me faire croire qu’il s’agissait d’une expérience sociologique ou anthropologique majeure destinée à faire progresser les deux parties. Les « geek » devraient devenir socialement acceptables grâce aux bimbos et les « belles » un peu plus intelligentes grâce aux surdoués. Je suis sceptique, je vous l’avoue. Ca me rappelle l’époque où Fred Courtadon (qui présente désormais des jeux chiantissimes sur la cinquième) essayait vainement de nous convaincre que « les colocataires » allaient nous en apprendre plus sur la jeunesse (dépravée) de notre beau pays.

Dans les deux épisodes d’hier, les candidats étaient donc recrutés et les binômes formés.
J’ai déjà remarqué de cruelles injustices, si certains partent avec un sacré handicap dont Josh famélique, blanc comme un cadavre, tout petit, et couvert d’acné avec en plus une tête de personnage de dessin animéScreech de « sauvez par le gong » est un canon à côté – d’autres n’auront besoin que d’une coupe de cheveux et d’une remise à niveau de leur garde robes pour devenir des garçons physiquement très acceptables.
Du côté des filles, certaines personnalités sont plus attachantes que d’autres, la fille qui a comme boulot « incarner Betty Boop » est par exemple super craquante.

Vous allez me dire « mais POC, tu ne t’indignes pas d’un tel concept où on se moque de femmes objets forcément stupides ?» Je vous l’accorde partir du postulat que les belles femmes sont stupides est légèrement agaçant, mais l’émission tape dans un typologie très particulière, la bimbo de base, je pense que les garçons pourraient également être navrés que l’on songe que les types intelligents sont forcément laids mais ils savent que l’émission vise un genre de surdoués très particulier.

Pour le moment, je trouve ça plutôt distrayant mais j’attends de voir la suite, si j’y pense évidemment.