La sorcière et l’Inquisiteur

Moi qui me lamentais récemment de la disparition des bonnes vieilles sagas de l’été avec une envie prononcée de regarder « les grandes marées » ou « les yeux d’Hélène », mais surtout en vrai « Zodiaque » ou « Le M du Z », je suis ravie que France 2 ait lancé « Inquisitio » pour la période estivale.

Au moyen-âge, on se fout de la date exacte, le contexte historique n’est qu’un prétexte pour parler sorcellerie et peste, deux papes se déchirent, et contestent le pouvoir de l’autre. Nous avons d’un côté, celui de Rome qui devrait avoir gain de cause à un moment, et de l’autre celui d’Avignon, qui ne va pas faire long feu à mon avis… Cette guerre au sommet de la religion catholique affecte la sympathique ville de Carpentras où les ecclésiastiques sont régulièrement crucifiés. Pour mettre un terme à cette hérésie, le pape d’Avignon envoie sur place le sympathique Grand Inquisiteur bien décidé à tout faire pour mettre un terme à cette rébellion inacceptable par tous les moyens en son pouvoir, surtout la torture en fait. Il ignore que c’est Rome, bien décidée à répandre le fléau de Dieu, la peste noire sur le sud-est de la France, qui est derrière ce complot.

Outre le sympathique inquisiteur borgne, un jeune médecin juif, mais pas tant que ça, enquête sur les meurtres d’ecclésiastiques, ce qui permet de mettre en relief les persécutions dont était victime cette communauté à l’époque. Car « Inquisitio » est un peu aussi une série pédagogique du service public.
Ce que je retiens du Moyen-âge grâce à France 2 cadre bien avec l’image d’Epinal que j’avais de l’époque. Au XIVème siècle, les gens vivaient en beige sale, gris et blanc. La couleur n’était pas encore apparue apparemment. Les gens d’Eglise étaient très, très légèrement dépravés, et se tapaient même les novices des couvents, et les seigneurs violaient à tout va les gueuses, surtout rousses et soupçonnées d’être des sorcières.

Les RITA MITSOUKO La Sorciere… par candyraton

« Inquisitio », qui n’est toujours qu’interdit au moins de 10 ans, le prochain qui me parle de la violence des séries américaines devrait me voir sourire, est vraiment une série pédagogique pour toute la famille. Je vous recommande de coller votre fille de 10,5 ans devant ce chef d’œuvre
Outre, le côté salement violent du propos, j’avoue que je suis devenue bien malgré moi accro à « Inquisitio », car j’ai bien envie de savoir où tout ça va nous mener. Nous avons déjà découvert que le médecin juif était le frère du Grand Inquisiteur. Avant d’être un fou de Dieu, le super tortionnaire du Vatican avait en effet répandu par mégarde la peste dans sa famille et croyait donc son cadet mort, alors qu’en fait le médecin juif qui a inventé la césarienne l’avait guéri de la peste.

On sent bien que les scénaristes de « Inquisitio » ont envie d’introduire une touche de modernité dans leur Moyen-âge dégoûtant. Du coup, l’Inquisiteur invente le portrait-robot en faisant appel à un peintre pour recueillir les témoignages des personnes qui ont vu de leurs yeux la rousse démoniaque qu’il entend bien faire passer sur le bûcher, et il ausculte les scènes de crime avec presque autant de talent qu’Horatio Caine (RIP).
Pour résumer, « Inquisitio » est une série bête, sale et méchante, sans grand intérêt, que je vous recommande chaudement en ces soirées d’été de toute façon trop froides pour sortir.

« Un fiancé pour Noël » : ceci n’est pas un appel à candidature, mais le résumé d’un téléfilm vraiment très intéressant…

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous narrer le super téléfilm de Noël que j’ai visionné hier. Il s’agissait d’un « fiancé pour Noël », qui aurait aussi bien pu être baptisé « une psychotique pour Noël » ou « un enlèvement crapuleux pour Noël ». Autant vous le dire dès le départ sans le « Noël » du titre, cette fiction aurait pu très bien figurer dans la programmation annuelle anxiogène des téléfilms de l’après-midi de TF1 où je vous rappelle une mère est capable de mandater un tueur pour éliminer son beau-fils uniquement pour récupérer sa progéniture et ses petits enfants.

[Joyeux Noël à mes lecteurs gays et à mes lectrices hétéros !]

« Un fiancé pour Noël » a retenu mon attention essentiellement parce que j’étais immobilisée dans mon lit avec mon ordinateur portable sur lequel je jouais aux Sims et que j’avais la flemme de zapper après mon énième rematage de « Didier ». Mais « un fiancé pour Noël » comptait également un atout de taille qui fait toujours la différence pour une fiction américaine ou canadienne : son casting ! Hier, au générique, nous avions Slater de « sauvés par le gong » (Mario Lopez nu, Mario Lopez torse nu) et Sabrina, l’apprentie sorcière.

Cette fiction terrible raconte l’histoire d’une jeune fille qui est clairement une loseuse, plutôt brillante elle se rêve en peintre mais végète en attendant en jouant les serveuses dans un boui-boui sordide. Ses parents lui décrochent à la veille des fêtes un inespéré entretien d’embauche qu’elle rate comme tout le reste et son fiancé imbus de sa personne, avec qui elle n’a pas couché et qu’elle connaît depuis à peine deux mois, la plaque juste avant sa réunion de famille. Elle est donc SEULE et déséspérée pour Noël, ce qui commence très mal pour un téléfilm de Noël.

Sabrina, passablement mal coiffée au départ, pète donc totalement les plombs et enlève un type qui se trouve juste au mauvais endroit au pire moment et le traîne de force dans sa famille. Quand je vous disais que nous étions à la frontière du sordide…
Le gars effaré (Mario Lopez torse nu) fait tout pour s’échapper mais Sabrina, habile, briefe sa famille sur les névroses supposées de son fiancé.
Evidemment comme nous sommes dans un conte de fée et non dans une fiction anxiogène de l’après-midi, Slater tombe peu à peu amoureux de Sabrina et lui pardonne son côté fantasque, notamment quand il découvre qu’elle a du génie et que sa famille psychotique lui plombe l’existence. Mais entre temps, quand il ne sait pas encore à quel point elle est formidable, il réussit à prévenir sa fiancée qu’il est retenu contre sa volonté en rase campagne par une folle.
Le réveillon de Noël tourne au fiasco dans la famille de Sabrina, malgré la bonne volonté de Slater, quand ses parents apprennent que son frère aîné est gay et que sa sœur a arrêté ses études de droit et pompon sur le gâteau la police débarque pour venir secourir le faux fiancé de la jeune fille.

Je vous avoue qu’à partir de ce moment là, j’ai été légèrement accaparée par la dépression majeure de mon Sim intellectuel qui n’a pas supporté que le directeur de l’école privée refuse d’accueillir Alex, son fils adoré, dans son institution. Il faut dire que j’avais mis le paquet sur le buffet et le cirage de pompes pour l’accueillir mais que ma maison fait un peu pitié, ce qui a semblé le rebuter. Je joue aux Sims pour leur permettre d’atteindre un accomplissement personnel et professionnel, mais je ne joue pas à D&co, alors ma maison est assez laide et pauvrement décorée. Comme la jauge de bien-être liée à l’environnement de mon Sim avait considérablement chuté dernièrement, ma femme avait placé un tapis et un tableau avec un lama dans son intérieur pour qu’il repasse dans le vert, ce qui n’a pas suffi au directeur de l’école privée. Entre parenthèses, la jauge d’environnement vaut bien la note d’animation ou de décoration d’un « dîner presque parfait », puisqu’elle est totalement subjective. Bref, devant le refus catégorique de l’homme influent de faire entrer son fils dans le privé, mon sim a littéralement pété les plombs. Désormais, il parle à un ballon et sa jauge de bonheur est totalement rouge, même si par ailleurs tout est dans le vert. Quelqu’un connaît-il une solution pour parer à cet écueil ?

Quand je me suis remise à mon téléfilm, Slater (Mario Lopez nu) allait épouser sa snob fiancée finalement contre son gré – ce garçon ne sait décidément pas ce qu’il veut – et Sabrina avait choisi d’être elle-même, mais son fiancé d’un soir lui manquait énormément. Fort heureusement, comme dans n’importe quel conte de fées, tout est bien qui finit bien et ces deux là se retrouvent et s’aiment, bien que physiquement Slater soit bien au dessus d’elle.


Dans la version anxiogène du téléfilm, à la fin Sabrina aurait tenté d’assassiner Slater au moment où il allait être retrouvé et secouru par les flics et sa fiancée. Dans le rôle de Sabrina, nous aurions eu Tracey Gold (Carol Seaver dans « quoi de neuf docteur ») et dans celui de la fiancée de Slater, dont nous aurions suivi attentivement les recherches sur un mode dramatique et non comique, Yasmeen Bleeth (nue), qui aurait formé un couple autrement plus logique avec Slater.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite un très joyeux Noël à toutes et à tous en espérant que vous ne soyez pas contraint(e) d’enlever quelqu’un pour fêter le réveillon avec vous et que votre existence ressemble plutôt à un téléfilm des fêtes qu’à une fiction ordinaire…
[NDLA : Il vaut mieux éviter de faire son coming-out le soir du réveillon de Noël…]

Joyeux Noël !!! (quel titre fabuleusement original…)

Ce soir, c’est Noël, je dois aussi donner dans le scoop…

Chez mes parents, c’est la misère de la TNT. Je suis obligée de mater les clips sur Europe 2 TV parce que mes parents ne captent ni NT1, ni W9… En revanche, je peux me gaver de Direct 8 ou de BFM TV.

Grâce à ma moitié indiscrète, je sais déjà que j’aurai la saison 2 de « Weeds » dont je n’ai malheureusement pas visionné le début. Si quelqu’un a eu l’inverse, on pourra peut être faire des échanges à l’issue des fêtes.

Aujourd’hui, vous pouvez regarder…

sur TF1 :
– « La course au jouet » avec le gouverneur de Californie, un sujet brûlant pour ceux qui n’ont pas encore tous leurs cadeaux…
– « Walker Texas Ranger », qui soutient, lui, un des candidats républicains les plus conservateurs pour les présidentielles américaines de 2008 et qui milite activement pour le port d’arme, un sujet bien fédérateur pour les fêtes (une idée de débat pour ce soir ???) ;

sur France 2 :
– dans un registre people déjà plus festif, le petit ami de Sophie Marceau dans « Greystoke » ;
– pour faire plaisir à POC ensuite, « Gremlins » ;

sur M6 :
– ceux qui ont loupé « la fille du père Noël », hier, ont une nouvelle chance à 15H15 après « une seconde chance à Noël » (est-ce un hasard ? Une seconde chance pour voir « la fille du Père Noël » ?). Je me demande vraiment s’il s’agit du même téléfilm et bien d’une fiction de prétoire comme semblait le sous-entendre Monty que j’ai naïvement cru…

Les gens seuls pourront sourire, ce soir, devant leur petit écran grâce à un double bêtisier sur la une et la deux à 22h30/50…

Je vous souhaite à nouveau et pour la dernière fois un joyeux Noël. Demain, la petite famille de POC reprend le TGV dans l’autre sens. A mercredi donc…

En direct du front de Noël

Je suis arrivée à destination et j’ai passé une grande partie de la journée d’hier à rattraper mon sommeil manquant. Du coup, j’ignore complétement si TF1 a diffusé l’épisode du « Destin de Lisa » que je souhaitais par dessus tout voir. Quelqu’un peut-il me dire si les noces légitimes de Renaud et Lisa ont eu lieu ? Si c’est le cas, pour le petit Noël de la téléphage, j’aimerais qu’une bonne âme, qui aura ma reconnaissance éternelle, me donne un moyen de visionner la cérémonie que j’ai appelée de mes voeux.
Tenez-moi au courant si cela vous paraît envisageable !

Sinon, mon papa à moi regarde Auto-Moto, le dimanche matin, mais ne se connecte pas sur internet ensuite, fort heureusement (cf mes posts récents sur mes mots clés).

Aujourd’hui, ne manquez pas sur TF1 l’indigeste festival de « Noël » (« appelez-moi le Père Noël » et « Un Noël pour l’éternité ») et surtout les aventures du gros chien baveux devenu aventurier pour l’occasion (« Beethoven et le trésor perdu »), qui vous berceront jusqu’au débrief de Raphie qui ne devrait pas être trop mordant quand on songe à tous les compliments qu’elle a adressés aux élèves lors du prime de vendredi pour contrer le jury !
Ceux qui aiment les justaucorps à paillettes et la danse sur glace – la crème de mon lectorat – apprécieront certainement de visionner à 15h20 sur France 3, « patinage artistique Noël sur glace » à Las Vegas. Céline Dion jouera peut les guests de choix…
Les fans de Julie Gayet qui ont adoré (ou pas) le « Da Vinci Code » ne manqueront pas, de leur côté, la redif’ du premier épisode de « la légende des 3 clés » à 15h50 sur M6.

Je me dépêche de terminer ceci pour ne pas louper « les vacances de l’amour » sur NT1 car j’ai déjà raté « les chevaliers du Zodiaque » en grasse mâtinant.
Au passage, un peu de teasing, à mon retour je vous parlerai de ma future « révolution » mais motus pour le moment…

Des jumeaux, des quintuplés et des divas à l’ego boursouflé

Hier, j’ai appris que les allemands avaient un sens particulier de la famille. Dans le superbe téléfilm de l’après-midi, « une croisière teutonne » (en vrai « une croisière de rêve », tout un programme), Ric et Roc (cette blague ne devrait amuser que les clients de chez Auchan et encore…), non Ric et Lara se rendaient compte, à 10 ans, qu’elles possédaient une jumelle. Leurs parents avaient, en effet, trouvé pratique de prendre, chacun, un de leurs enfants sous le bras après le divorce et de l’élever à leur guise. Je me demande dans quelle mesure l’Union européenne autorise ce genre d’arrangements. J’en suis venue à me poser plein de questions sur la gémellité dans les séries. Dans « Danse avec moi », la telenovela de mon enfance, Roberto et Paolo (j’ai oublié les prénoms réels) avaient été aussi séparés à la naissance et se retrouvaient une fois adulte. Je pense que cette séparation devait être le fruit d’un complot ourdi par le cruel Raul pour faire souffrir leur mère, Juanita. Les deux héroïnes de « Sister Sister », heureusement plus diffusé dans KD2A, ont été adoptées chacune de leur côté et se retrouvent sur le tard réunies par les gentils parents qui les ont recueillies, prêts à vivre ensemble malgré leurs différences pour le bien des gamines. « Sunset Beach » reste la série culte en matière de jumeaux avec le frère maléfique de Ben qui prend longuement sa place sans que personne ne se rende compte de la supercherie. Les jumeaux sont un ressort magnifique pour les séries puisqu’ils peuvent permettre à un acteur de revenir, même si son rôle dans la série est décédé dans une avalanche.
J’en étais là de mes réflexions vraiment très intéressantes quand je suis tombée pour la deuxième fois de la semaine sur la nouvelle sitcom de TF1, « les quintuplés ». Comme son nom l’indique « les quintuplés » met en scène une famille qui héberge les fruits d’une naissance multiple. Cette série est super angoissante car les différents produits de la fratrie ne sont pas tous très bien finis. Deux des cinq gosses sont les stars adulées de leur lycée. La seconde fille est une geek un peu asociale, ce qui passe encore, mais ça se gâte avec les deux autres garçons, Pierce est particulier, limite retardé et Patton est, lui, minuscule. Dans l’épisode d’hier, le meilleur des fils devenait une star du basket tandis que son frère nain devait se contenter de la place de pom-pom boy. Le taré optait, lui, pour le rôle de mascotte. Le nabot était victime d’érections incontrôlables au contact des pom-pom girl. Charmant…

Plus tard, j’ai découvert que les étudiants ou apprentis chanteurs de la carac sont déjà de véritables divas aux melons délirants. Noémie pleure toutes les larmes de son cœur car, en à peine une semaine, la carac a brisé son rêve et même sa vie. Elle ne chantera pas avec la Marraine de cette année, Madame Céline Dion et elle le dit haut et fort dans le confessionnal argenté, elle aimerait bien qu’on lui explique pourquoi, *petit rictus crispé*, ah oui elle adorerait qu’on le lui dise… Au lieu de ça, on veut qu’elle interprète « une merde », je la cite textuellement, quand elle parle quand même d’une chanson de Serge Gainsbourg. Son échelle musicale des valeurs semble sacrément déréglée. Elle fait bien la paire avec Sevan qui refuse également de chanter du Gainsbourg car son titre n’a pas de rythme, le pauvre petit a peur de s’endormir entre chaque couplet. Il n’est pas là pour se ridiculiser et surtout pas prêt à faire n’importe quoi, « chanter avec Eve Angeli » par exemple. Oula, Eve Angeli est donc équivalente à Gainsbourg qui est bien en dessous de la braillarde québécoise, la jeune génération manque décidément de repères. Le trentenaire à l’air défoncé a du mal à faire relativiser ces jeunes gens en s’enthousiasmant à la perspective imaginaire de chanter avec Annie Cordy.

Plus de douze heures de télé en une journée…

Comme nous étions officiellement patraques avec ma Moitié hier, nous nous sommes lancées dans un marathon télé épique.

12h10, Cyril Lignac sur M6
Nous avons commencé à midi par les aventures de Cyril Lignac et des champignons de Paris. Pour une fois, aucune recette de dessert à l’horizon et donc une grosse déception pour la téléphage sucrée que je suis… En même temps, comme le chef médiatique de la six travaille en priorité la mangue, je ne regrette pas vraiment l’absence de dessert.

[En vrai, j’ai regardé « KD2A », le matin, mais ça ne compte presque pas]

13h10, la grosse Valérie sur M6
Nous avons enchaîné avec une rediff’ des aventures hebdomadaires de la papesse de la D&Co qui a mis trop de noir et de blanc dans le salon d’une dame divorcée, enduit de beige et de taupe la chambre d’une des gamines et déliré sur le pop art dans la dernière pièce qu’elle avait à relooker. Pas de mauve, ni de sticker à l’horizon…

14 heures, un téléfilm catastroph(iqu)e sur TF1 et finalement « Miss Marple » sur France 2
Le téléfilm de l’après-midi avec un building qui prend feu sur TF1 nous a si peu scotchées que nous avons zappé sur les aventures surannées de « Miss Marple » sur la deux. L’épisode était complétement incompréhensible et j’ai préféré clore mes yeux que de le suivre. Pourtant, j’ai été comme toute bonne ado boutonneuse qui se respecte, une inconditionnelle d’Agatha Christie.

16h05, deux épisodes des « Frères Scott » sur TF1
A 16 h 05, je suis sortie de ma torpeur pour zapper sur « les Frères Scott » qui ne cessent de transiger depuis une semaine. Le premier épisode était si heureux pour tout le monde que j’imaginais déjà des catastrophes chimériques dans le second, tout aussi mièvre.
Lucas et Peyton s’aiment toujours mais la quadragénaire ne sait pas cuisiner. Pour preuve, elle sale bien trop ses cookies que Lucas finit par manger sous forme de pâte sur elle pour la punir. Brooke a détourné un « teen clean » («jeune et chaste» en français) du droit chemin. Micro, le gentil geek, a, lui, aussi dévoyé la chef scout des purs du lycée de Tree Hill. Hayley imite super bien Joey de « Dawson ». Nathan a été beaucoup torse nu dans les deux épisodes pour remercier tous les gays qui ont voté pour lui lors des « POC AWARDS ». Peyton sous acide a décrété que le beau brun était un martyr. Lucas a avoué à un laideron qu’il écrivait un roman. La pauvre Rachel a été jartée des « jeunes et chastes » car elle n’est ni l’un, ni l’autre.
J’espère que la suite réserve quelques surprises, sinon l’ennui me guette.
Bon, après une bonne nuit réparatrice de sommeil, je dois admettre que l’angle du second épisode, qui préfigure l’entrée à la fac des Treehilliens était relativement intéressant. Un prof de …, sociologie peut être, leur balance qu’ils appartiennent chacun à une caste bien définie dans leur lycée : « les sportifs », «les geeks» (traduits en « ringard », je m’insurge un peu), « les reines du bal », « les solitaires », « les friendly» (comprendre filles faciles, les garçons qui couchent sont des sportifs, le plus souvent)… Peyton qui se rêve en solitaire est « une reine du lycée », tout comme Lucas depuis qu’il a fait sa couleur.
Dans les séries américaines, la quatrième saison est souvent celle de l’entrée à la fac, le moment où la star de Sunnydale qui massacre quand même les vampires la nuit ou le Steven Spielberg de Capeside se fondent dans la masse et amorcent une grosse dépression car dans le monde des adultes, ils ne sont plus personne. Gageons que la chute risque d’être dur pour Nathan, Brooke et Rachel. Haley qui se rêve en professeur et Peyton qui se croit rebelle devraient s’en sortir. Les Frères Scott sont loin d’être très précoces, puisque ils attendent la cinquième saison pour faire le grand saut, souvent fatal d’ailleurs aux séries pour teenagers (ils ont du redoubler parce qu’ils sont plus sportifs qu’intellos).
Je ne relève même pas que le traînée du lycée, Rachel, est frigide, car l’air de rien « les Frères Scott » continue leur petite propagande pour les « jeunes et chastes », qui sont quand même vachement plus sympas que ceux qui couchent.

17h30, « sous le soleil » sur TF1
A 17h30, Jessica a admis Clara, la fille de Laure revenue de ses lubies humanitaires, dans son académie de danse en auditeur libre. Il y a donc eu beaucoup de danse et très peu de sexe. Valentine a réalisé une imitation très réussie de Céline Dion pour satisfaire Roméo Sarfati qui est quand même bien meilleur dans « une famille formidable ». L’intrigue était trop légère pour avoir un intérêt quelconque. En effet, ce que j’aime dans « sous le soleil », ce sont les jumeaux maléfiques, les frères incestueux qui tuent leur demi-sœur, les amants éconduits qui martyrisent Jessica, Laure ou Caro mais pas les chansons mièvres qui accompagnent de risibles chorégraphies même pas dignes de la carac malgré la présence du beau Lucas, qui vieillit inexorablement, mais ne sait toujours pas jouer !

19 heures, « Fais pas ci, fais pas ça » sur France 2
Le tout meilleur est arrivé à 19 heures grâce à « Fais pas ci, fais pas ça », qui s’impose décidément comme une excellente série. Aujourd’hui, les deux familles recevaient les bulletins de leurs enfants. Les Lepic étaient atterrés par les résultats de leur grand garçon et lui faisaient la morale tandis que les Bouley positivaient les notes désastreuses de leur fille pas bien douée en accablant le corps professoral.
Les Lepic sont évidemment les plus drôles. Le père qui souligne en constatant que l’élève, qui a eu une bien meilleure note que son fils en philo, a un nom à consonance africaine que la discrimination positive fonctionne déjà à plein dans ce pays, m’a beaucoup fait rire. Les Bouley s’en sortaient assez bien également ce soir en étant, bien que très de gauche, minés à l’idée que leur fille souhaite s’orienter vers un bac techno pour devenir esthéticienne. La série est grinçante, ce qu’il faut, avec des numéros d’acteurs assez époustouflants. Je conseille évidemment.
[En deux mots, parce que finalement je n’en ai jamais parlé ici, les héros de « Fais pas ci, fais pas ça » sont supposés être suivis par des caméras de télévision, ce qui explique la mise en scène très bien vue, avec des apparitions face caméra des deux couples qui réagissent aux images diffusées]

Puis nous avons fait une pause jusqu’à la finale du soir….

Travailler moins pour regarder plus de téléfilms….

L’après-midi, je m’ennuie souvent. Je travaille plutôt le matin et mes tâches m’occupent rarement, de toute façon, à plein temps. Comme ma moitié a fait sienne la devise de notre président adoré, et qu’elle travaille plus pour gagner plus, la journée, fidèle à moi-même, je m’abrutis devant la télévision.
Je suis obligée de me réjouir en constatant que TF1 a enfin refait son stock de téléfilms quotidiens avec un afflux majeur de productions canadiennes.

Un téléfilm, c’est simple. Ainsi, :

– « le courage d’une mère » parle inévitablement d’une maman qui possède un enfant sourd, autiste, handicapé, aveugle… et qui est plaquée durant les premières minutes du téléfilm par son mari qui pense qu’il ne va pas y arriver. Pendant les 90 minutes suivantes, avec une rechute au milieu, la mère démontre que son enfant est finalement formidable, son père un connard et tout s’arrange à la fin même si l’enfant reste diminué.

– « une trahison impardonnable » narre les aventures d’une femme mariée depuis 10 ans à un homme parfait qu’elle adore dans une banlieue pavillonnaire de rêve ou plus rarement dans un quartier juste résidentiel ; mais un jour, un grain de sable se glisse dans la magnifique mécanique et la dame apprend que son mari est bigame, que son époux la trompe avec sa secrétaire, que son prince charmant a une liaison avec tous les pompiers de la caserne du quartier (plus rarement)… Elle repart donc à zéro après 10 minutes de téléfilm en divorçant. Cette femme courageuse reprend souvent un travail et tombe sous le charme de son nouveau patron, d’un client, de SA chef (beaucoup moins souvent que le reste…). A 10 minutes de la fin, son mari lui propose de reprendre la vie commune mais elle refuse parce qu’elle préfère garder le contrôle de sa vie.

– « une cruelle disparition » raconte souvent les aventures d’un jeune couple sous tension après la naissance d’un bébé qui engage une baby-sitter trop sympa qui enlève le chiard pour le refiler en deux temps, trois mouvements à un réseau clandestin d’adoption. La police soupçonne d’abord les parents qui finissent par mener l’enquête et ouvrir les yeux aux autorités. Tout est en général bien, qui termine bien. Parfois, la baby-sitter est une infirmière qui tronçonne la mère pour récupérer au plus vite l’enfant pas encore né. C’est bien aussi…

– « une vie brisée » joue un peu dans la même catégorie que le précédent sauf que l’enfant est déjà grand, vit souvent avec sa maman et son beau-père, et est enlevé par un voisin, son prof de sport, le facteur… On le retrouve ensuite mort dans des circonstances sordides. Le beau-père passe quelques jours en prison avant que la mère ne le fasse innocenter et mène l’enquête. A la fin, l’enfant est toujours aussi mort mais la vérité triomphe.

– « un inquiétant voisinage » évoque sûrement le harcèlement psychologique de l’héroïne par sa voisine psychopathe

– les téléfilms fantastiques, plus rares, ont souvent « prémonition », « intuition », « terreur »… dans leur intitulé.

– les femmes battues ont « brisé », « volé »… dans le titre de leurs mésaventures.

Au-delà du titre, parfois trompeur mais j’y reviendrai, le casting peut nous renseigner sur le contenu à venir du téléfilm. Ainsi, Lucy Knight ou l’ancienne Carol de « quoi de neuf docteur ? » sont en général des victimes. Elles vont être enlevées, battues, privées de leur enfant, maltraités par leur mère… Antonio Sabato Junior, tout comme l’ex Jack musclé de « Melrose Place », privilégient, eux, les aventures avec de l’action et se muent en héros sauveur du monde cuit par le soleil ou congelé par la banquise. Jane Seymour, AKA Michaëla Quinn, est souvent une femme dynamique ce qui ne l’empêche pas d’être trompée mais elle refait toujours sa vie en mieux après.

Quant aux titres, je l’avoue, ils me posent parfois problème.
L’autre fois dans « l’intuition d’une mère », une dame essaie d’empêcher sa fille de sortir un soir parce qu’elle a école le lendemain. La gamine est enlevée. La génitrice retrouve son adolescente désagréable grâce à ses prémonitions dignes d’Allison Dubois. Personnellement, j’aurais appelé ça, « il faut écouter ses parents ». Ca aurait été bien plus percutant.
Il y a quelques semaines, dans « un amour contrarié » ou quelque chose d’aussi peu significatif, une femme plaquait son riche fiancé pour un grand reporter rencontré à Venise. Après une brève liaison, le type partait au Kosovo en promettant à sa nouvelle copine de la retrouver dans la ville des amoureux après son reportage. Il était en court de route enlevé par des rebelles et laissé pour mort. Moi j’aurais intitulé ça « rendez-vous à Venise »…
Tout ça pour dire à l’unité de production de TF1, qu’en plus de bosser virtuellement à des scénarios de téléfilms familiaux et au clonage de séries américaines (souvenez-vous de « Lesbiennes ») je peux faire de l’adaptation de titres américains de téléfilms….

Un post passionnant qui parle de téléfilms, de Noël et de Géraldine Carré

Puisque mes posts sur « zone interdite » n’intéressent apparemment personne, je vais reprendre mon Observatoire des téléfilms de l’après midi à l’approche de Noël qui a suscité presque autant d’intérêt la dernière fois que mes digressions sur le jambon à l’os.

Je disais ici très récemment qu’« un bébé à tout prix » ne me paraissait pas être une thématique vraiment noëlienne. Comme je me trompais lourdement (oui je sais que c’est horriblement redondant mais mon erreur était si flagrante que ça s’impose)… J’ai par souci éthique regardé ce fabuleux téléfilm presque en intégralité. Pour ceux qui penseraient à cette occasion que je ne branle rien de mes journées, je précise que j’attendais un coup de fil professionnel qui m’immobilisait chez moi à ce moment là.
Une charmante américaine assiste avec son mari au spectacle de fin d’année de sa petite fille quand elle est saisie des douleurs de l’enfantement. Le bébé arrive un peu tôt mais en bonne santé mais patatra une maniaco-dépressive quadragénaire qui vient de perdre son enfant décide d’enlever le nouveau né le 23 décembre. La fourbe se déguise pour cela en infirmière car elle est drôlement rusée. Heureusement dans cette petite bourgade riante de l’Amérique profonde, la police est drôlement efficace puisqu’elle compte dans ses rangs une charmante sergente aux cheveux courts et au sens du devoir tellement acéré qu’elle préfère ne pas passer Noël avec les siens pour retrouver ce bébé en fuite. Elle démêle à elle seule les fils de l’intrigue, identifie la kidnappeuse, la suit presque à la trace avant de la retrouver à minuit le 25 décembre avec le poupon dans une église où elle assiste à la messe. Son fils qui fera une grande carrière comme sa maman avait dit plus tôt qu’il savait ce que sa génitrice voulait pour Noël, « retrouver le bébé ». Elle a donc été comblée.
Le deuxième téléfilm de la journée sur la une « 8 jours pour survivre » tenait lui ses promesses de non-Noël. Il s’agissait juste d’un gamin disparu à retrouver en une semaine pour ne pas qu’il meurt de faim et de soif mais pas pendant les fêtes, en janvier ou février juste, avec aucune allusion à la naissance du Christ.

Sinon, hier soir, j’ai été heureuse d’apprendre que Géraldine Carré avait toujours une vie médiatique. Je vous rappelle que Géraldine Carré a d’abord été la fabuleuse présentatrice des premières saisons de « confessions intimes » avant d’animer une émission de canal durant le déjeuner. Elle est une des « langues de VIP » de la nouvelle émission de Benjamin Nouvelle Star Castaldi. Nous avons tenu deux sujets et deux interventions des « spécialistes » avant de préférer faire tout autre chose. D’abord comme dans chaque émission people qui se lance, nous avons du subir la figure imposée sur le thème « les paparazzis vont-ils trop loin » puis la Une finaude a ressorti de ses poubelles les rushs des castings des candidats le plus populaires de la télé-réalité. Nous avons craqué avec la lapidation de la pauvre Loana par les intervenants en plateau alors que gag elle était en coulisses.
1) Ils savaient qu’elle était là et ils n’ont donc aucun respect pour elle, c’est super crade et cette émission pue décidemment.
2) Ils l’ignoraient. Le concept de cette émission est complétement con.
Dans tous les cas, Castaldi, le présentateur des Lofts quand même, avait l’air aussi embêté que quand il ouvrait l’enveloppe à la Nouvelle Star et que le nom du candidat partant le surprenait pour de faux.