Des nannies vraiment pas supers

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
C’est le constat amer que fait certainement M6 depuisla disparition de Super en 2010.
A mon goût, et je ne reviendrai pas sur mes positions, Cathy est totalement irremplaçable et c’est une aberration de relancer « Super Nanny » aujourd’hui, d’autant que la mode du coaching télévisuel est un peu passée.
Mais M6 s’en tamponne de mon opinion, tout comme NT1 d’ailleurs, et a décidé hier de nous balancer en prime les aventures de deux héritières de ma super héroïne favorite du petit écran.
M6
D’un côté, nous avons Jocelyne, coach parental, qui ne doute de rien, et de l’autre Emilie, jeune diplômée d’une prestigieuse école de nanny anglaise.
Aucune des deux n’a fréquenté les plus grandes familles et les palais des maharadjas.
A elles deux, elles vont s’occuper de deux familles. Je ne saisis pas bien l’intérêt de cette surenchère. Il aurait suffi de propulser Jocelyne « grande soeur » et Emilie « Nanny junior ».
Il faut croire qu’Emilie n’avait pas les épaules pour endosser l’héritage de Super et que Jocelyne n’a pas convaincu en coach pour familles désemparées.
Ce que je retiens de l’émission…
Je n’avais pas précisément l’intention de perpétuer la lignée de Latéléphage, mais M6 a achevé hier de me convaincre. De toute façon, à en croire le cas de la première famille, sans père présent, aucun espoir de salut, et dans celle suivie par la sémillante Emilie, si un enfant bugge, votre vie est fichue.
J’ai adoré voir la fille du premier exemple pleurer à l’idée de passer un moment avec son père qui est un parfait inconnu pour elle, et entendre la famille de la deuxième émission hurler à sa gamine de 3 ans de fermer sa gueule.
Tout va bien.
Comme je l’ai déjà très bien expliqué ici, le problème c’est que ces « Nannies » sont amenées à intervenir dans des cas, qui vaudraient à eux-seuls un épisode entier de « Confessions intimes » : « Mon mari est un adolescent », « Mon fils de 3 ans n’a jamais mangé d’aliments solides », « Mon couple boit le bouillon à cause de notre fille ingérable sur laquelle nous hurlons régulièrement pour la faire taire tant nous sommes désemparés », et « Mes enfants sont accrocs aux jeux vidéos ».
On a tellement mal pour ces gens que le visionnage de l’émission en devient presque douloureux. Alors évidemment, on sait qu’à la fin les nannies auront résolu tous les problèmes, mais on ne voulait pas voir les malheurs de ces familles étalés en prime.
Ce qui faisait la force de Super Nanny c’est sa sensibilité et son humanité. Ce n’est pas en reprenant les règles du programme – observation, constat, élaboration de nouvelles règles, mise en place, et résolution – que la magie va opérer. J’attends maintenant au tournant celle qui va reprendre le titre de « Super Nanny ».

Le meilleur de 2010 (4) : L’Evénement télévisuel de l’année

Il ne me reste que deux petits jours pour en finir avec 2010. Aujourd’hui, j’ai décidé de me pencher sur l’Evénement de l’année télévisée, qui s’est imposé à moi dès le départ comme une évidence.

Il ne s’agit pas de l’arrêt de « la Nouvelle Star » que nous étions nombreux à appeler de nos vœux depuis la première saison du nouveau jury, qui aura réussi à propulser trois nouveaux chanteurs avant d’être remercié. Si nous savons déjà du moins partiellement ce que sont devenus Lio, qui est désormais chroniqueuse sur France 2 jusqu’à ce que la chaîne s’avise d’arrêter l’émission (nulle) de Jean-Luc Lemoine ; André Manoukian, qui s’amuse avec sa wii en compagnie d’anciens camarades de jeu à lui,quand il ne joue pas les guests dans de la fiction française de plus ou moins grande qualité ; ou Philippe Manœuvre, qui avait une carrière avant ; j’ignore en revanche ce qu’il est advenu de Virginie Guilhaume qui n’est même plus aux commandes de l’atterrant « accès privé » confié à l’ambitieuse Faustine Baullaert. L’apparition impromptue de son téton en direct à la télévision aurait-elle compromis à jamais sa carrière ?
J’ai mis vingt bonnes secondes à me remémorer le nom de la gagnante de cette édition de l’émission, et une minute à me rappeler celui du finaliste (à vous de jouer !). Je me suis ensuite demandé si j’avais un ou une favorite pour en arriver à la conclusion que non avant d’être frappée par l’évidence, j’adorais Lucie et je l’ai déjà oubliée.

L’arrêt de « la Nouvelle Star » ne pouvait donc pas être mon événement de l’année…

Le véritable événement de l’année est beaucoup plus triste, il s’agit évidemment au décès de Super Nanny. Je crois que je l’ai appris par Pierre et je me suis sincèrement demandé comment j’allais l’annoncer à ma femme qui était une grande fan de la nounou médiatique.
J’ai été vraiment attristée par la nouvelle, car même si je n’étais pas une inconditionnelle de l’émission, j’appréciais le personnage et surtout ses résultats. En pleine mode de l’enfant roi, Super Nanny nous apportait une véritable bouffée d’oxygène.
A jamais, elle restera l’auteur de l’inoubliable « on ne menace pas son enfant avec une ratatouille » et je pense que si un jour j’ai des gosses je les tancerai, sans qu’ils le sachent, en pointant le doigt à la manière de Super Nanny.
Dans les derniers épisodes diffusés par M6, la super nounou avait du composer avec les cas les plus extrêmes de sa courte carrière médiatique et s’en était sortie comme toujours avec brio, cependant ces émissions avaient créé un certain malaise autour du personnage et du programme.
Je me souviens qu’elle avait emmenée une gamine particulièrement imaginative dans sa façon de torturer sa mère célibataire à la bibliothèque pour la canaliser, et rien que pour ça Super Nanny méritait le respect.
M6 a aujourd’hui du mal à lui trouver une remplaçante digne de ce nom, personnellement je trouve l’idée vraiment déplacée.

Un dernier mot sur Super Nanny

Hier, l’information m’a tellement retournée que quand ma mère m’a téléphoné, j’ai cru bon de lui annoncer le décès de Super Nanny. Comme ma génitrice ne partage malheureusement pas ma culture télé, l’information est tombée un peu à plat.

J’ai été frappée par la proximité étrange que je ressentais pour la gouvernante médiatique. Pourtant, je n’ai pas vraiment fan de l’émission, alors certes je ne manquais pas un inédit, mais il s’agissait plus de satisfaire ma femme, qui, elle, l’adorait.

En y réfléchissant, je me dis que malgré la critique incisive à son égard, ma super héroïne favorite véhiculait des messages vraiment positifs.

D’abord, malgré le virage déplaisant pris par ses dernières aventures, Super avait le mérite d’intervenir dans tous les milieux. J’ai gardé un souvenir ému de ce père de famille, riche au point de ne pas travailler, que Cathy avait contraint d’emmener ses enfants à l’école, le pauvre type s’était paumé ne sachant pas où ses propres gosses pouvaient étudier, et ensuite de les accompagner pour jouer dans un parc. Le gars avait ressenti le simple fait de s’occuper de ses enfants comme une atroce corvée. Le dimanche avec sa femme, ce couple avait d’ailleurs l’habitude étonnante de laisser les mioches à leur fille aînée pour aller faire je ne sais quoi, je ne sais où. Bon, évidemment, les familles, dans lesquelles Super Nanny est intervenue, n’étaient pas toujours reluisantes. La famille de dix enfants et la glorieuse mère célibataire qui partageait sa vie avec un étrange voisin moustachu en sont la preuve récente. Mais à voir Cathy évoluer chez tous ces gens, on pouvait aisément imaginer qu’elle avait élevé les enfants d’émir dans des palais orientaux.

Super avait également un petit côté féministe qui ne pouvait pas me laisser indifférente. Elle a à maintes reprises houspillé les pères démissionnaires et souvent paresseux des petites terreurs qu’elle remettait sur le droit chemin leur rappelant régulièrement qu’un papa peut donner le bain ou lire une histoire à sa marmaille remuante. Super Nanny savait aussi trouver les mots et les attitudes face aux mamans célibataires souvent crevées et donc démunies pour gérer toute seule leurs remuants bambins. Je crois d’ailleurs que mon aventure préférée la mettait en scène avec une jeune mère un peu laxiste qu’elle réussissait finalement à convertir en douceur à ses méthodes.

Super Nanny rappelait enfin aux parents que la télévision ne suffit pas comme baby-sitter et que les enfants doivent aussi lire quand ils en ont l’âge ou bien s’endormir en écoutant les histoires narrées par leurs parents. Elle se souciait aussi de l’équilibre alimentaire des enfants, ce qui n’est pas du luxe en ce moment.

Pour tout ça, mais aussi son humour parfois cinglant, ses grimaces en découvrant l’ampleur de la démission parentale ou son célèbre doigt (j’y tiens), Super Nanny manquera à mon petit écran…

Je réclame des inédits de Super Nanny !

Je confirme et j’affirme que « Générations famille » est l’une des meilleures émissions télévisées du moment.

Hier, elle se penchait sur les anciens, non pas à la mode de « Confessions intimes » sur les seniors qui se prennent pour des ados, mais s’intéressait plutôt aux vieux biens dans leur peau, qui n’ont pas envie que leur existence se limite à la garde de leurs petits enfants.
J’ai eu par moment l’impression de revivre ma scène favorite de « la Crise » où Maria Pacôme explique à ses deux grands enfants consternés que désormais elle va profiter du peu d’années qui lui restent à vivre pour se donner du bon temps parce qu’après tout elle a passé la meilleure partie de son existence à gérer leurs petits problèmes. Dans le sujet, on voyait ainsi une dame partir pour le Sénégal alors que son grand fils boudait parce qu’il traversait une période difficile.
Toujours un peu à la manière de « jour après jour », le sujet principal s’intéressait donc à plusieurs sexagénaires voire septuagénaires, qui profitent totalement de leurs vieux jours pour s’adonner à leurs passions. Parmi ces individus, nous avons découvert le portrait de trois femmes, la soixantaine passée ou à peine, qui ont décidé pour vaincre la solitude après un divorce ou le célibat de toute une vie, de vivre en colocation.
Bref, même si le traditionnel sujet sur la sexualité des seniors m’a mise réglementairement mal à l’aise, j’ai apprécié le ton original et pas du tout simpliste ou voyeuriste des sujets. De plus, Karine Le Marchand reste une excellente animatrice de débats en plateau et j’ai décidément hâte de la voir les deux pieds dans la boue et au cul des vaches des agriculteurs de « l’amour est dans le pré ».

Nous avions ensuite prévu de ne pas louper « Super Nanny » et les aventures diffusées n’étaient évidemment pas inédites. M6 se fout allègrement de la poire de ses téléspectateurs en diffusant le samedi et en deuxième partie de soirée le lundi des épisodes franchement pas inédits de ses meilleures émissions de coaching.

Je ne sais pas si la chaîne mise sur l’amnésie de ses bœufs de téléspectateurs, mais en tout cas ça devient pénible à la longue et en plus les audiences sont loin d’être fabuleuses, donc je ne vois pas l’intérêt de la démarche, outre boucher des trous.
Dans la rediffusion d’hier soir, nous étions dans du très, très classique, une famille dont on se dit que Super ferait mieux d’appeler la DASS plutôt que d’essayer de mettre un pansement sur une jambe de bois.
Madame et Monsieur vivent dans le trou du cul du monde et ont eu l’excellente idée d’ajouter deux plus un enfant à leurs famille recomposée. Comme Monsieur semble incapable d’éduquer ses mômes et préfère ses bêtes et que Madame est débordée, seule face à trois démons, l’éducation, enfin le dressage à ce niveau, des enfants part à vau l’au. Fort heureusement pour remédier à la situation, les heureux géniteurs des jumeaux et d’une horrible petite fille hurlante ont eu la joyeuse idée d’installer la tête de lit de leurs chères têtes blondes sous une prise de courant… Deux petits doigts mouillés et hop !
L’intervention de Super est évidemment une réussite, même si on sent très bien que les bases qu’elle a jetées sont extrêmement fragiles et que les enfants peuvent faire basculer la situation à tout moment. Alors, certes, elle a appris au père à compter jusqu’à 3 (« tu ranges tes jouets ! 1, 2, 3, tu es puni. Va dans ta chambre »), ce qui l’a rendu horriblement tyrannique d’ailleurs, mais bon on le voit mal tenir la distance…

Il faut désormais que Super émerge de sa forteresse de solitude, qu’elle lâche sa wii, et qu’elle entraîne avec elle tous les coachs de la six, Christina, Stéphane… afin qu’ils reprennent du service. Je suis sûre que des gens ont des maisons à vendre, des appartements à louer (alors qu’ils sont chômeurs en fin de droit et sans caution, l’horreur…), des enfants à éduquer…!

La kryptonite de Super

Depuis que Super Nanny exerce ses talents sur M6, nous brûlons de trouver sa kryptonite. Hier soir, en visionnant l’épisode inédit (n’en déplaise aux mauvaises langues) de l’émission de coaching enfantin, j’ai cru que la chaîne avait dégoté le Graal, l’enfant perdu même pour la Super gouvernante de la six.

(Copyright : M6.fr)

Il faut dire que Super, de plus en plus enceinte et donc plus que jamais engoncée dans son chemisier blanc, a débarqué dans le Nord (déjà) pour découvrir une famille de dix enfants.
Madame, à peine âgée de 34 ans et limite squelettique, a produit une quantité d’enfants assez incontrôlable, essentiellement à cause de Morgan et Christopher, deux charmantes têtes blondes à peine âgées de 7 ans.
Ces deux gamins sont tellement ingérables, que Monsieur prend la précaution, chaque soir, avant de dormir, de les enfermer dans la chambre dans laquelle ils dorment. Ce lieu très accueillant pour deux gosses d’à peine 10 ans donc, n’est ni doté d’une ampoule – les chiards la cassent en jouant -, ni de tapisserie – les monstres l’ont arrachée (avec les dents) de leurs délicates petites menottes encore potelées.

Super est atterrée en découvrant ce que les gremlins font, une fois la porte fermée à clé. Ils bondissent sur le lit superposé, se sautent les uns sur les autres et en gros tout le monde se demande comment ils ont survécu à leur mode de vie.

Un peu accablée, Super, pour la première fois de son histoire d’héroïne médiatique, tourne les talons, au bout de dix minutes d’émission, pour courir appeler la DASS, enfin, elle, elle indique qu’elle va laisser le temps à la maman de se retaper avant d’intervenir.

Après quelques jours, semaines, mois, années…(nous l’ignorons) passés dans sa forteresse de solitude, Super revient pour retrouver une maman relookée, mais pas franchement reposée et une maison redécorée (enfin repeinte surtout pour cacher la misère).

Là le téléspectateur s’interroge. La chaîne est-elle responsable du nouveau look pour une vie tout aussi minable de la dame et une adjointe de Valérie, peut-être même Franck, est-elle passée pour filer un petit coup de jeune à la maison ?…
Nous n’en saurons rien. Ce mystère rejoindra les nombreuses interrogations liées aux émissions de la six. Je cherche encore pourquoi l’agriculteur posé a chassé, cet été, sa dulcinée bavarde.

J’ai même cru un instant que Super avait accouché mais non elle avait simplement enfin opté pour un chemisier adapté à son état.

(Super devient presque aussi massive que son ancêtre anglaise avec sa grossesse. Copyright photo : ma femme qui m’aime et pense à moi, même à Londres.)

Là, évidemment, le miracle escompté se produit. Super recadre assez sévèrement la maman, prompte à tout passer à ses gosses, à ne pas se faire aider du tout, et à ne pas assumer sa famille nombreuse et grâce à quelques ajustements la famille finit par vivre en bonne intelligence.
Le papa, franchement attachant, prend sa place auprès des gamins qu’il adore et avec lesquels il n’hésite pas à jouer ou cuisiner, ce qui est assez rare pour être souligné. La maman réussit enfin à déléguer à ses grandes filles.

J’ai de plus en plus de mal à penser ou dire du mal de Super, dont les méthodes élémentaires sont finalement toujours justes et appropriées. Elle apprend simplement aux parents à cadrer des gosses qui ne demandent que ça.
Ce qui me désespère toujours en revanche, ce sont les situations dans lesquelles se placent les parents « aidés ». Cette maman de dix enfants en vient quasiment à les détester et ne prend aucun plaisir à leur existence.
Je ne rererereredirais pas, que l’interdiction qui pèse sur les homos d’en avoir sous peine de les traumatiser, me fait toujours doucement rigoler quand je découvre dans des émissions l’état de nombreuses familles hétéros, complétement légitimes aux yeux du monde pour en élever.

Par la suite, j’ai évidemment jeté un œil à l’inédit de « nouveau look pour une nouvelle vie », sans Véronique Mounier (arghhhhhhhh) mais avec Emilie, la relookeuse cheap (triple arghhhhhhhhhhh). Elles ont malgré tout fait du bon boulot sur le clerc de notaire coincé et la jeune femme qui niait « sa féminité » après ses grossesses.
La rediff était, elle aussi, plus que réjouissante puisque elle mettait en scène le plus bel exemple de relookage réussi jamais aperçu dans une émission de ce style (foncez sur M6replay si vous ne l’avez pas encore vu). Une femme devient en l’espace de 30 minutes simplement magnifique en exploitant son potentiel. Sa sœur, en sanglots à la fin de l’émission, ne s’en est toujours pas remise.

Un contenu aussi édifiant ne mérite pas de titre

[Je vais essayer de rédiger ce post en me gardant de toute considération du type « eux on leur donne le droit librement de procréer à mort bien qu’ils soient incapables d’élever leurs enfants alors qu’on refuse encore ce droit en France aux homosexuels putain », pourtant ça risque d’être tentant franchement.]

A l’instar des plus grandes stars du petit écran, Pierre Dhostel dans le mémorable « gloire et fortune » et Céline Géraud dans « l’île de la tentation », Super a choisi d’arriver hier sur le lieu de son intervention à cheval. La voix off nous a indiqué qu’il s’agissait d’un percheron comme la gouvernante intervenait dans le Perche (logique imparable).
Si le cheval avait été un rien plus élancé et Super affublée pour l’occasion d’un masque et d’une cape noire, nous aurions évidemment songé à Zorro et l’intervention d’une justicière masquée n’aurait pas été du luxe hier.

Je prends une bonne respiration car le cas m’a beaucoup, beaucoup irritée.

Deux gamins de 25 ans, mal dégrossis ont eu la riche idée de se marier et d’avoir beaucoup d’enfants, comme dans les contes de fées.
A 25 ans donc, je le répète des fois que ça vous échappe à un moment, ces deux grands gamins ont déjà QUATRE enfants et Madame a un nouveau polichinelle dans le tiroir, soit un CINQUIÈME chiard en route. L’écart d’âge des mômes implique clairement que dès que Madame a enfanté, elle a remis en route un autre bébé, comme ça histoire de rigoler et évidemment je ne jugerai pas si ses enfants étaient les plus adorables têtes blondes jamais entrevues sur le petit écran. Mais non ces gosses ressemblent plus à une meute de petits animaux sauvages livrés à eux-mêmes depuis leur naissance.
Je ne sais pas si ces deux jeunes gens ignorent que les moyens de contraception sont légaux, que les capotes existent…mais le résultat est là et fait beaucoup de bruit.
D’ailleurs à un moment sans mauvais esprit, en voyant les gamins jouer en hauteur sur leur lit superposé avec un écran de télé allumé à portée de petites menottes ou en constatant que tous les chiards se détachaient systématiquement de leur siège auto quand leur mère les transportait au supermarché, je me suis demandé si consciemment elle ne cherchait pas en tuer un ou deux pour l’exemple histoire d’avoir la paix. J’en suis même venue à songer qu’elle en avait peut être un ou deux de plus à la base, mais je m’égare.
Logiquement, deux gamins qui ont eu quatre gosses avant 30 ans sont forcément légèrement dépassés par la charge de travail mais à ce point…. A la place de Super, en constatant donc que les enfants étaient loin d’être en sécurité, j’aurai tourné les talons et appelé la DASS, sans hésitation et sans même une once de remord. Les trois garçons dorment dans une pièce unique sans aucune décoration évoquant une chambre d’enfant et la petite dernière couche dans la buanderie, tout de même…
Pour se faire respecter, car leur petit de moins de trois ans sait déjà faire un doigt d’honneur même s’il se trompe légèrement de phalange à dresser, alors qu’il ne sait pas articuler une phrase en français mais j’y reviendrai, et que la gamine de 18 mois maîtrisent comme personne le « ta gueule », le papa a eu la formidable idée d’inventer un croque-mitaine maison, « Bidouille », le fantôme. Monsieur sort donc dehors pour menacer ses gosses sous son identité secrète. Malheureusement, il en faut plus pour traumatiser l’Antéchrist et ses frères.
J’ai parlé du doigt d’honneur, des grossièretés, et j’ai oublié la violence physique des petits anges à l’égard de leurs parents (coups de fourchette ou de pieds, selon l’arme qu’ils ont à la main). Enfin, comme le tableau n’est pas encore assez noir, l’avant dernier plutôt mignon dans son genre, Simon, a un retard de parole assez alarmant pour son âge. Vous pensez bien que sa petite maman épanouie dans sa maternité n’a pas le temps de s’entretenir assez avec lui pour qu’il maîtrise quelques mots élémentaires de vocabulaire. Super a pris cette mission à cœur pour apprendre au gosse à dire « lapin » et « je t’aime ».
Je n’en jette plus, la coupe est pleine.

Le seul bon point de la famille est bizarrement Monsieur, qui du haut de ses 25 ans, est un papa plutôt bon même s’il ne déborde pas d’autorité avec ses gamins.

Super prouve aux pauvres parents en deux temps, trois mouvements, que le problème venait, comme nous nous en doutions, d’eux et pas du tout de leurs enfants. Elle remet dans le droit chemin la marmaille à une vitesse littéralement supersonique.
Je n’avais pas été impressionnée aussi favorablement par la super gouvernante depuis un moment.

Quant à « c’est du propre », j’imagine la tête de l’heureux propriétaire qui loue son appartement depuis 4 ans au nouvel ami des papesses de la propreté quand il a découvert ce que le jeune type avait fait de son bien. Comme à leur habitude, les deux super ménagères n’ont pas hésité à gratter, toucher et sentir la saleté. A leur place, je n’aurais pas essayé de décoller d’un doigt la couche de saleté incrustée de l’évier, ou humé le pantalon qui traînait là certainement depuis un moment et qui apparemment « sentait l’homme », je n’aurais pas non plus tripoté la serpillière « gluante ». Enfin, c’est leur marque de fabrique et on ne se refait pas certainement… Pour celles et ceux qui se demandaient de quoi était composée la couche noire à côté et sur les toilettes du charmant jeune homme, il s’agissait selon lui de vomi cristallisé par le temps, l’autre explication qui venait immédiatement à l’esprit était tout aussi gerbante d’ailleurs…

Retour aux fondamentaux…

Pour attaquer ce post par un constat complétement déprimant, les vacances sont tellement terminées, mortes et même enterrées qu’il est largement temps de reprendre le cours normal de nos programmes.

Quoi de mieux pour revenir aux fondamentaux qu’un inédit de Super Nanny…
Je suis loin d’être conquise par le nouveau look de la gouvernante de choc de la six, que je trouve désormais limite négligée. Sa mission du jour : remettre dans le droit chemin de la discipline Mohammed et Ryad, assez peu d’écart d’âge, gentiment insupportables. Ce qui m’a en effet frappé hier, c’est que les gamins à redresser n’étaient pas les Antéchrist coutumiers, juste deux boules d’énergies virtuellement incontrôlables et épuisantes pour les parents.
D’ailleurs, évoquons les géniteurs… Madame, femme au foyer, est épuisée par ces deux gamins qui lui font caprice sur caprice quand ils sortent et ravagent son intérieur quand elle les confine entre quatre murs. Monsieur a des horaires de dingue et ne fait que croiser ses garçons quand il rentre, épuisé, après des heures de transport de son boulot.
Deux gosses qui tournent en rond dans un HLM assez minuscule, une mère épuisée par ses gamins qui cherchent à la rendre chèvre pour se distraire, un père absent…le modèle me paraît malheureusement assez courant.
La situation me semblait donc d’autant plus difficile pour Super, qui désormais se lance dans l’ironie – « et si je pleure, vous m’offrez un cadeau » -, rédige ses premières constatations dans un très chic carnet moleskine avant de les remettre « au propre » le soir sur son pc portable dans sa chambre d’hôtel assez miteuse.
Quant à la recette pour calmer ces deux piles électriques, elle m’a paru à la hauteur du problème. Super opte, comme la maman auparavant d’ailleurs, pour le chantage éducatif. Elle passe juste du « si tu arrêtes de me taper sur les nerfs, tu auras un paquet de bonbons » au « si tu es sage, tu obtiendras un bon point », qui plaira certes plus aux dentistes mais n’arrange pas grand-chose sur le fond à mon avis. Quand les bons points ne suscitent par l’intérêt des deux hyper actifs, Super se proposent de leur lancer des défis pour les canaliser : celui qui se lavera le plus vite les dents, celui qui s’habillera en premier, celui qui terminera son yaourt avant l’autre… alors certes les gamins sont occupés et accomplissent leur tâche mais à terme je ne suis pas sûre que ça repose Madame au bord de la dépression nerveuse.
Super a prouvé hier avec son système de récompenses que l’éducation n’était finalement pas très loin du dressage animalier, ce qui n’a fait que conforter ce que je pensais à ce sujet.
Autre écueil, Monsieur n’est jamais là et il faut lui inculquer également les nouveaux principes, ce qui n’est pas une mince affaire, car il a l’autorité d’un bulot.
Bref, heureusement que les gamins n’étaient pas vraiment des monstres, mais juste des boules d’énergie ingérables. Je ne pense pas que la solution tienne véritablement sur le très long terme. Enfin, il faudra aux parents attendre que leurs deux jolies têtes brunes deviennent des ados apathiques et dépressifs ou camés aux substances plus ou moins légales pour avoir le calme. Pas sûre que Madame qui a commencé à pleurer en voyant Super tienne jusque là…

Comme la soirée était bonne, après nous avoir fait l’affront mercredi de programmer quasiment dix épisodes pas du tout inédits de « recherche maison ou appartement » – je râle – la six nous a proposé ensuite un nouvel épisode de « c’est du propre », certainement destiné à dissiper les doutes des téléspectateurs sur la vraisemblance des cas abordés.
Une amie de la victime consentante a ainsi déclaré qu’avant de pénétrer chez le saligaud, elle pensait que l’émission était truquée, doute dissipé en voyant que des gens pouvaient réellement être crados.
Pour une fois l’émission s’est limite étendue sur l’accident de parcours qui a mené ce type à vivre dans une maison en voie de pourrissement infestés de mégots de cigarettes et de plats tout préparés en mutation après six mois à l’extérieur du congélateur.
J’ai été particulièrement frappée, de mon côté, par la table de la cuisine caramélisée par le café renversé pendant des années dessus et le matelas jaune et troué sur lequel le propriétaire des lieux s’assoupit depuis des années sans y mettre de draps.
Malheureusement pour nous, nous avons vu l’état affligeant des lieux sans le découvrir enfin propre car il nous fallait zapper vite, vite sur « Ugly Betty ».

J’espérais dans l’un de mes Télé POC une fin de saison épique et je n’ai pas été déçue. Les scénaristes ont joué à fond la carte soap pour le plus grand plaisir des téléspectateurs.
Pour résumer, Amanda, la standardiste de Mode, est en fait la fille cachée de Faye Summers, l’ancienne rédactrice en chef du journal, assassinée par la femme du patron du groupe, Claire Meade, ce qu’elle a découvert en trouvant la pièce secrète qui hébergeait les amours coupables de sa vraie mère et de Bradford Meade. Dans les premiers épisodes de la troisième saison, où je m’en suis arrêtée avant de me jeter dans les bras de Morphée, Amanda fusillée par le secret ressemble de plus en plus physiquement à Betty et découvre que ses parents sont échangistes en journée. Par ailleurs, elle pourrait être bien être la demi-sœur d’Alexis et de Daniel.
La fourbe Wilhelmina avance dans ses projets de conquête du magazine en se faisant épouser par Bradford, le grand patron, mais Betty pourrait bien l’handicaper avec la découverte de son adultère, si Claire Meade ne lui règle pas son compte avant.
Santos, le finalement gentil papa de Justin et futur mari d’Hilda, s’est fait tirer dessus en allant acheter un cadeau pour la première de son fiston so gay. Malheureusement, contrairement à ce que nous laissait penser le premier épisode, il est bel et bien mort.
Le père des filles, Ignacio, est coincé au Mexique avec un type dangereux qui a juré de se venger de lui à ses trousses.
Daniel et Alexis se sont plantés dans l’auto sabotée par l’homme de mains d’Alexis qui voulait ainsi attenter à la vie de son père. Ultime rebondissement de début de saison, Alexis a oublié qui elle était et c’est Alex qui s’est réveillé dans son nouveau corps de femme.
Pendant ce temps là, Betty doit composer avec l’ensemble et gérer en parallèle son chagrin d’amour, son preux chevalier, Henry, a quitté New-York pour vivre avec la mère de son supposé bébé.

Cette série accomplit le tour de force de rendre chaque personnage, ou presque – Bradford est assez détestable -, sympathique. Ainsi même la pourtant très fourbe Wilhelmina, qui passe son temps à comploter contre les Meade est attachante notamment dans sa relation avec son assistant Mark ou dans la façon où elle reconnaît le talent du petit Justin, l’elfe de la mode. Mark tient, lui, beaucoup à sa « Mandie ». Quelle adorable relation ! Daniel n’a pas un rôle facile mais il s’en sort souvent bien quand il ouvre les yeux sur le quotidien des personnes qui l’entourent…
Je pars donc avec plaisir à l’assaut de cette deuxième saison que j’espère aussi soapesque que la première.

[Parenthèse inutile, pour ceux qui se poseraient la question, Alexis est bien une femme. En vrai, elle s’appelle Rebecca Romijn et elle a épousé Oncle Jessie de « la fête à la maison » d’où son nom Rebecca Romijn-Stamos. De plus, une raison de plus pour moi de l’adorer, elle a joué dans un épisode de « Friends » saison 4, la petite amie fugace car trop souillon de Ross.]

Quant aux dîners, la semaine écoulée a renoué, elle aussi décidément, avec les fondamentaux, avec des candidats sympathiques et beaux joueurs, des menus décalés (mention spéciale à la langue de bœuf) et même le subterfuge de la purée mousseline remis au goût du jour (j’ai acheté mes antipastis et ma sauce au pesto dans le commerce, mes convives n’y voient que du feu), je ne peux donc qu’être déçue par le nouvel opus à venir.

2008, année du coaching ?

Alors que M6 s’apprête à coacher les pauvres au pouvoir d’achat en berne en leur expliquant comment ne plus être à découvert – j’ai des pistes : ne plus chauffer, s’habiller sur les marchés, fouiller les poubelles bien garnies des supermarchés -, en ce debut de semaine, la chaîne s’est contentée de trouver un appartement à des clients exigeants et de remettre un délinquant juvénile sur le droit chemin.

« Recherche maison ou appartement »
Je loue décidément la patience de Stéphane Plazza mandaté par un couple friqué de la région parisienne pour leur trouver une immense baraque pas trop laide, avec un parc et à proximité des transports pour leurs descendantes légèrement tête à pelles. En effet, Monsieur rêve de vivre à la campagne alors que Madame ne conçoit pas de s’éloigner d’Arpajon. Les désirs de Monsieur semblant passer bien après de ceux de Madame et de Mademoiselle, la mission s’est vite avérée impossible pour l’agent immobilier qui a fini par décréter qu’ils devraient faire des travaux dans leur actuelle maison parfaite. Monsieur n’a pas eu voix au chapitre réellement pendant que Madame appelait déjà l’architecte pour prévoir la réhabilitation de leur baraque. A la place de Stéphane Plazza, j’aurais étranglé la bourgeoise avec le fil de mon téléphone. On pouvait quand même lire la haine dans ses yeux.

Il a été vengé par sa collègue infecte de Montpellier, qui a essayé de refourguer ses biens les plus pourris à un couple assez dépareillé. Nous avons soupçonné tout au long du sujet un arrangement entre ces deux personnes puisque Monsieur paraissait farouchement gay et Madame très sinistre. Bref, ces deux personnes au demeurant charmantes cherchaient simplement une maison de plein pied près du centre de Montpellier pour un budget modique. De guère lasse, l’agente immobilière un peu vicieuse leur a montré un truc topissime et bien trop cher pour leur prouver que c’était moche d’être pauvre. Na !

Sa concurrente a eu plus de chances avec de magnifiques puceaux provinciaux prêts à tout pour habiter ensemble dans un appartement pas trop petit de la capitale.

Dans la deuxième émission, nous avons croisé le couple le plus haïssable de la terre. Moins de 30 ans, déjà riches, beaux, amoureux avec des projets… Ce cas a été confié à ce cher Thibault Chanel, qui a cherché dès le départ, agacé qu’il était par leur perfection, à leur briser le moral en leur signalant qu’ils ne trouveraient jamais ce qu’ils cherchaient et que de toute façon leur projet d’avoir un enfant en 2012 était ridicule. Thibault s’est ainsi gentiment fait la voix du téléspectateur agacé par ces gens. Je tiens à dire personnellement à la demoiselle que la frange l’enlaidit. Bang dans les dents…
Je me reprends. A terme, Thibault, décidément vicieux, a cherché à créer des dissensions dans le couple en poussant le beau gosse à signer un compromis de vente alors que sa moitié n’était pas séduite par le lieu dans lequel son copain voulait investir ses économies. Ils sont finalement repartis bredouille comme tous les clients indécis de cette deuxième émission qui a occupé des agents immobiliers pour rien. Avec ma moitié, nous aurions acheté ou loué tous les biens présentés (ou presque) dans le programme si nous l’avions pu.

« Super Nanny »
Mardi soir, Super Nanny revenait pas du tout relookée sur nos petits écrans pour remettre Méziane, 5 ans, dans le droit chemin. Pour mon plus grand plaisir, cette intervention se déroulait au pays des Chtis et le petit parlait déjà avec affection de son « pôpô » et de sa « môman ».
Cette émission a à mon avis posé malgré elle un problème assez épineux. Pourquoi des gens apparemment gentils et méritants, propriétaire d’une jolie maison plutôt bien décorée, qui ont tout pour être heureux, se foutent dans les pattes un horrible marmot qui leur gâche la vie ?
Oui en voyant le « Super Nanny », mardi, nous nous sommes dit que si Madame pleurait autant et que si Monsieur avait l’air aussi désabusé, c’était à cause de la graine d’Antéchrist qui courait partout sans jamais les écouter et qui se mettait à hurler à la moindre remontrance pourtant modérée.
Super Nanny a eu beau intervenir et répandre à nouveau la joie dans cette famille, je ne doute pas une seconde que dès qu’elle a disparu, le gamin a aussitôt refait des siennes. Je ne doute pas des capacités de Super mais bien du vice de ce gamin. D’ailleurs, j’ai été confirmée dans l’idée que les enfants étaient une plaie par « le Grand Frère » hier qui devait intervenir dans une famille bien sous tous rapports où une gamine de 18 ans mettait le bronx. De braves gens, relativement friqués, avec une situation pas trop désastreuse ont sur les bras une espèce de virago qui passe sa vie à les insulter dans un langage qu’ils ne lui ont à coup sûr pas inculqué. Quand elle ne leur hurle pas dessus, elle leur jette des objets au visage et pour ça elle n’est pas sélective verre, cd, papier, télécommande, chaise,…tout ce qui lui passe sous la main est bon pour leur envoyer dans le visage. Cette charmante enfant rejette en bloc son éducation et la situation de ses parents et passe ses soirées à se faire sauter par les gars de la cité voisine. Comme le souligne le commentaire « une réputation est vite faite », ce qui augure bien pour l’avenir de cette jeune fille qui a en plus évidemment arrêté l’école à 16 ans et ponctionne les revenus de ses parents pour ses sorties parce qu’ils lui doivent bien ça puisque elle n’a pas demandé à venir au monde. Imparable ! J’ai lâché l’affaire avant de savoir ce que cette douce créature reprochait à sa maman qui a été victime d’un cancer de l’oreille (authentique) Julien Courbet’s touch oblige. Je me demande combien de jeunes couples ont reconsidéré depuis mardi leur envie d’être parents. En tout cas, je me cantonne à mes chats. Déjà que Scarlett me répond quand je la prie de cesser de faire ses griffes sur le fauteuil à x euros.

Hier soir, grâce à M6 et TF1, j’ai réalisé totalement que les enfants étaient une plaie et qu’il valait mieux éviter à tout prix d’en avoir !

Tout a commencé avec une nouvelle apparition de Super Nanny qui a débarqué chez les futurs initiés dans un TER bleu. Elle a ensuite pu observer durant un long moment les mœurs de Noëlyne et de ses délicieux parents. Lorsque le prénom de l’enfant est aussi laid que « Noëlyne » (merci de ne pas me rapporter que votre petite cousine par alliance, votre filleule, votre nièce ou votre fille porte ce délicieux prénom car je resterai campée sur mes positions : c’est drôlement moche !) je ne peux que m’en souvenir le lendemain quand je rédige. Les parents de Noëlyne, qui sont à peu près aussi gracieux que le patronyme de leur gamine, ont drôlement bien fait de se reproduire vu la qualité fascinante de leurs gênes et leurs atouts incontestables de géniteurs. Super Nanny débarque dans une maison aux murs dénudés, apparemment (ouf) en travaux. Elle est soudain prise d’un doute affreux : la chaîne n’aurait-elle pas interverti son ordre de mission avec celui de Valérie Damidot ? Mais en entendant l’horrible mégère propriétaire des deux gosses qui vivent dans la maison hurler, elle est vite rassurée. En effet, hier en découvrant ce nouvel opus de « Super Nanny », j’ai réalisé que nous n’étions pas tous faits pour avoir des enfants. La maman de Noëlyne (délicieux prénom) passe son existence morne de femme au foyer désespérée à japper sur sa pauvre gosse. Si elle joue sagement dans la cuisine couvée par le regard bienveillant de son papa qui détapisse depuis déjà deux ans, la mère de famille concernée entreprend d’obliger sa pauvre gosse à dessiner sur la table du salon. Comme la môme est un peu déphasée par cet ordre soudain, elle pigne pour la forme et la maisonnée sombre dans le chaos. Bon, à la décharge de la mère, la gamine est un rien capricieuse mais rien de dramatique avec des parents normaux et dignes de ce nom capables de recadrer doucement une enfant. D’ailleurs, le papa arrive très bien à se faire obéir de sa gosse.
Super Nanny met les formes pour indiquer à la maman qu’elle est une grosse incapable et reprend doucement les choses en mains. Elle arrive évidemment à ses fins mais abandonne une génitrice inquiète lors de sa pause traditionnelle de moitié d’émission. A son retour, le père lui a laissé une lettre vibrante de reconnaissance pour le travail accompli et elle repart de là, sa mission réussie, avec une horrible gerbe de fausses fleurs.
A n’en pas douter, les conseils prodigués ne permettront pas à la maman de reprendre le dessus bien longtemps mais Super et les caméras seront déjà loin quand la bouche de l’enfer se réouvrira.

Les deux fées du logis ont ensuite nettoyé de fond en comble la maison de famille d’un pauvre type édenté et probablement malade. Rien de bien réconfortant sur le fond même si la forme est toujours amusante…

Ensuite pour mon plus grand plaisir, sur TF1, « Confessions intimes » s’est penché sur le sort d’un pauvre type qui traumatise sa lamentable épouse en passant son temps à jouer à la play portable ou non.
C’est mal de s’attaquer au physique, je ne l’ignore pas, mais là la dame qui n’a pas perdu un gramme depuis sa dernière grossesse en date et le type partiellement chauve qui croit élégant de se laisser pousser d’horribles méchouilles filasses dans le cou, occasionnellement relevées en catogan, me poussent à me moquer un peu. Ce fabuleux couple possède trois merveilleux enfants, mais au bout d’une dizaine d’années d’un amour fou, leur histoire bat de l’aile. Raymonde (le prénom est fictif) passe son existence éveillée à gérer ses gosses dans son taudis. Robert (idem pour le prénom) exerce une activité épuisante de manœuvre dans un atelier bruyant.
Quand Robert rentre du taf, il n’aspire qu’au silence et à la détente.
Quand Raymonde voit rentrer Robert du taf, elle rêve qu’il prenne les choses en mains avec les gosses, qu’il lui concocte un dîner romantique et qu’ils matent ensuite ensemble un film.
Alors évidemment, lorsque le petit dernier pigne, que Robert dépité s’isole dans la chambre pour jouer avec sa petite guitare colorée à la play’, Raymonde est submergée par une vague de désespoir. Putain, quelle vie de conne ! Robert pense à peu près la même chose en entendant les bruits qui émanent du salon.
Les gosses enfin lavés et rangés, Robert ose une fugitive incursion dans le salon et avec ses grands talents de psychologue cherche cette pauvre Raymonde qui n’en peut déjà plus en lui faisant remarquer qu’elle a dîné, seule, sans l’attendre alors qu’elle l’a appelé 101 fois pour qu’il se joigne à elle. Evidemment, Raymonde se déchaîne : « tu es un enfant, tu ne t’occupes jamais de tes gosses, j’en ai marre, bouhouhouviedemerdebouhouhouhouteplaquerbouhouhouj’auraisduécoutermamèrebouhouhouhou…. Robert, bien décidé à tout arranger, fait alors remarquer à Raymonde que « quand même elle a les gosses ».
Du bonheur donc…
Comme si ça ne suffisait pas, Robert sollicite beaucoup Raymonde pour qu’il fasse l’amour et note même avec beaucoup de classe dans le calendrier les jours où ils l’ont fait. Malheureusement, le moral vacillant de Raymonde lui coupe légèrement ses envies.
Avant que le couple et ses trois enfants ne terminent pendus, « Confessions intimes » dépêche en urgence sur place la psy blonde qui arrange la situation en deux temps, trois mouvements…

Je tiens, de mon côté, à ne pas féliciter TF1 qui programme « Confessions intimes » bien trop tard le mardi après trois épisodes laborieux des plus mauvais « Experts » de la franchise.

Sinon, je remercie chaleureusement les trois personnes qui se sont courageusement manifestées hier pour apporter leur pierre à l’édifice « POC AWARDS », il ne me manque plus que 15 voix ! A ce rythme, en sachant que le millième post approche dangereusement, je vais bientôt, telle Meredith dans une flaque d’eau, disparaître. J’ai déjà presque tout essayé : le chantage, l’appel à vos bons sentiments… Je ne vais pas en être réduite à vous proposer des cadeaux, si ?
Cliquez ICI pour donner votre avis sur ça) !!! C’est la dernière fois que je vous le dis…

Help me, Super Nanny !*

*(Cette citation modifiée fait référence à ma saga culte. Saurez-vous la reconnaître ???)

Après plusieurs mois passés dans sa « forteresse de solitude », là bas au pôle, Super Nanny est enfin sortie de son hibernation pour voler au secours d’une famille de français moyens en pleine France profonde.
Le premières images nous ont un peu fait froid dans le dos et même si Scarlett avait entrepris de tester ses toutes nouvelles capacités bondissantes d’un fauteuil à l’autre, se retenant au passage avec les griffes de ses quatre minuscules pattes, nous nous sommes dit avec ma femme que nous avions définitivement fait le bon choix en devenant « des vieilles aux chats » plutôt que des « jeunes mères dynamiques ». Je m’explique, Antoine, 4 ans, n’en fait absolument qu’à sa tête. Il torture en permanence son aînée, il frappe occasionnellement son papa démissionnaire et il fait tourner en bourrique sa pauvre maman. Ce gamin a en plus un horrible vocabulaire de charretier très choquant dans la bouche d’un petit bout. Antonio, le brave papa qui a la même voix que Joey Starr mais apparemment pas son heureux caractère, est convaincu que ça lui passera avec l’âge. En attendant, il mène sa vie tranquillement à l’écart du petit dernier. La maman est moins convaincue que les choses vont s’arranger et regrette un peu de ne plus pouvoir recevoir, sortir de chez elle ou même aller chez ses parents chéris à cause d’un nabot maléfique issu de ses entrailles. La petite sœur, que le chiard ne laisse jamais en paix, prend tout ceci tellement mieux qu’elle pèse déjà 100 kg à 11 ans.
Super Nanny est donc attendue dans cette famille comme le messie de l’éducation.
Afin de protéger ses supers pouvoirs, nous ne savons pas réellement comment elle atterrit (le terme me semble juste) en plein milieu du Lot. Elle débarque visiblement aux aurores pour surprendre ses futures victimes dans leur sommeil. Elle constate au passage qu’ils ne dorment pas vraiment au bon endroit. Classique… Le père est dans le lit de sa fille, le gamin dans celui de sa mère et la gosse dans le clic clac du salon. Super devrait remettre tout ça au pas. Pour la première fois, lors de ses opérations, notre héroïne craquouille au rayon des surgelés de la supérette en mesurant l’ampleur des dégâts. Durant un instant, comme le téléspectateur mué de stupéfaction, elle s’est fait la réflexion atroce à éviter : « ça ne devrait pas être ça d’avoir un enfant ». Nous, on ajoute, « si ???? » à la fin…
Bref, heureusement, grâce à ses techniques éprouvées dans des palais orientaux et des maisons bourgeoises, elle remet le gamin, qui s’avère être un petit ange de 4 ans, au pas. Elle fait au passage pleurer les sensibles parents.
Ma femme qui rêve toujours un peu que Super débarque dans nos vies s’est demandé s’il fallait que nous concevions et que nous rations l’éducation d’enfants pour autant.
Peut être pas, car la famille soulagée du poids de la mauvaise éducation de son petit dernier, a offert un chaton à Super. Elle pourra désormais apporter ses conseils avisés aux maîtresses dépassées par une boule de poils hystérique. Nous avons hâte…