Notre belle famille (les Goldberg(s) sur Amazon Prime)

Depuis que je suis devenue quadra, et le confinement n’a rien arrangé, je nourris une petite obsession pour les années 80. Il faut dire que j’avais 8 ans en 1985 et que je garde un souvenir plutôt heureux de mon enfance. J’étais tombée par hasard sur une chaîne de la TNT sur la série The Goldbergs. J’avais regardé quelques épisodes en passant, mais comme pour Superstore, la VF m’avait bien vite découragée. En quête d’un truc léger à regarder avant de dormir et ayant terminé Brooklyn Nine-Nine, je me suis rabattue sur Les Goldberg(s). Il n’y a bien sûr rien de comparable entre les deux séries.

The Goldbergs est une vraie série feel-good, qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais change agréablement les idées et vous replonge avec bonheur dans les eighties.

Le pitch
La série met en scène le petit Adam, qui devenu adulte, raconte en voix-off son enfance dans une famille plutôt particulière. Le dispositif est assez comparable à Tout le monde déteste Chris sur la forme (autre série qui méritait mieux que sa programmation française). Adam F Goldberg est aujourd’hui devenu producteur de séries que je n’ai jamais vues.
Adam grandit donc dans une famille juive avec une mère particulièrement envahissante et aimante, un papa toujours grognon qui traite ses enfants de « moron » (crétin / abruti) mais qui les aime dans le fond, un frère un peu trop enthousiaste (un vrai moron pour le coup) et une soeur populaire, excellente musicienne.
Adam est un ado lambda, qui nourrit une passion dévorante pour la culture populaire et se rêve en réalisateur. Il filme le quotidien de sa famille avec son caméscope.

La réalité rejoint d’ailleurs la fiction à la fin de chaque épisode, puisque le vrai Adam F Goldberg montre des images de sa famille filmée dans les années 80 en lien avec l’intrigue qui vient de se dérouler dans l’épisode, ce qui ajoute au charme de la série.

Un âge d’or
Chaque épisode revient sur un phénomène des années 80 : les New Kids on the block (la passion cachée de la grande soeur qui devient celle de ses frères qui veulent la faire descendre de son piédestal), les nombreuses séries cultes de l’époque (Alf, Hooker…), les Goonies, Short Circuit , Ferry Bueller, les jouets, le film Transformers…

La série mélange allégrement les époque – la chute du mur de Berlin est ainsi mentionnée avant bien d’autres événements qui ont eu lieu dans les années 80 – mais elle l’assume. Adam évoque toujours les années 80 et quelques sans jamais donner de date précise à l’intrigue qui se déroule à l’écran.
Et finalement, c’est le propre des souvenirs.
Si je me replonge dans les miens, j’ai l’impression d’avoir passé mon enfance à jouer avec mon meilleur ami dans sa chambre aux Mask ou aux Maîtres de l’Univers ou à regarder Freddy dans son salon, mais il est probable que cet âge d’or n’ait duré qu’une année scolaire, ou deux au mieux.

Et c’est d’ailleurs ce qui me touche dans la série… Je me retrouve d’une certaine manière dans ce gamin, même si mon bonheur a été de plus courte durée, je suis entrée au collège et il a bien fallu cesser de jouer (enfin j’avais mon Atari 520 ST pour compenser).

Une série familiale
Les aventures de la famille d’Adam sont toujours très touchantes et pleine de bons sentiments. (Elles sont souvent drôles aussi, il faut quand même que je le signale.) Il adore son frère Barry malgré ses excentricités et supporte sa mère qui lui pourrit pourtant la vie. Son grand-père est son meilleur ami. En ce sens, la série ressemble beaucoup aux sitcoms des années 80, où tout se terminait toujours au mieux dans le meilleur des mondes à la fin de chaque épisode. Avec une petite morale au passage !

La série est garantie sans violence, sans sexe et sans sujets de société et Amazon me bipe même les gros mots. On est vraiment sur quelque chose de léger, léger.

Beverly relègue Loïs (la maman de Malcolm) au rang de génitrice quasi normale. Son personnage de mère bien trop présente est vraiment très bien porté par Wendi McLendon-Covey que je ne connaissais pas auparavant (enfin apparemment je l’ai quand même vue dans l’excellentissime Mes meilleures amies), toute en choucroute laquée des années 80. Elle est clairement l’énorme plus et l’un des ressorts comiques majeurs des Goldberg.

Je recommande les Goldberg…
Aux nostalgiques comme moi des années 80…
Aux personnes que cette fin d’année chagrinent, parce qu’ils ont peu d’espoir que 2021 soit meilleure que 2020…
A ceux qui recherchent une série sympa et pas trop prise de tête…
Aux fans des sitcoms familiales des années 80 et 90….
A mon meilleur ami qui devrait se reconnaître en Adam…
A ceux qui aiment les séries qui durent vingt minutes…

Dix points pour dire tout le mal que je pense de la saison 4 de Dix pour cent

C’est peut-être un détail pour vous, et pour 99,9% des lecteurs de ce blog, mais vendredi les candidats de l’émission de NT1 (TFX, ça va….) ont trouvé les 10 couples parfaits in extremis. Je dois être la seule personne au monde à m’être demandé si, sur un malentendu, ils n’avaient pas opté pour les bonnes combinaisons dès la 1ere cérémonie ( 2e ou le 3e). Et si finalement, ces matchs parfaits existent vraiment.
De toute façon, je regarde aussi l’émission pour voir Elsa Fayer, qui mériterait tellement plus de présence à l’écran que le Loto et deux télé-réalités par an sur TFX !

Mais tel n’est pas le sujet du jour ! Jeudi, j’ai eu un énorme coup de barre et je me suis dit, quitte à avoir la flemme, autant terminer Dix pour cent. Heureusement que j’ai vraiment profité d’un moment très creux de mon existence pour ça.

Le dernier épisode ne m’a absolument pas réconciliée avec la série.

1- Mais pourquoi est-elle aussi méchante ?
Elise Formain a donc coulé ASK en deux temps, trois mouvements. L’agence n’allait déjà pas très, très bien depuis le départ de Mathias, mais un simple enregistrement a suffi à provoquer une hémorragie de talents assez notable pour que la boîte coule. J’y reviendrai largement. En revanche, on ignore tout des motivations de cette personne. Il aurait peut-être fallu contextualiser cette haine avec un flashback, même comique. Parce que là, une vengeance de cette ampleur a dû être causée par une humiliation de taille. On lui a refusé d’intégrer ASK ? Et surtout, pourquoi en veut-elle autant à Andréa ? Ben on ne saura jamais. A moins que la série ait un préquel…

Tu es vraiment un ancien si tu te souviens de cette pub et si tu as bu de l’Orangina rouge !

2- Pourquoi fallait-il tuer Jean Gabin ?
C’est la seule chose qui m’a arraché des larmes dans cet épisode : la mort de Jean Gabin ? Pourquoi avoir tué le chien d’Arlette, c’est un grand mystère pour moi ? Enfin si j’ai une petite idée et elle n’est pas très glorieuse. Si Jean Gabin a été tué pour amener le gag avec Jean Réno, c’est vraiment moche.

3- Pourquoi cette faillite d’ASK en deux temps, trois mouvements ?
A l’image, on passe donc d’un moment où ils sont suffisamment chez ASK pour créer une illusion de fourmilière en activité, puis le lendemain hop la boîte a coulé, on va fermer, il n’y a plus personne. On liquide ASK sans se soucier de toutes les petites mains qui vont se retrouver au chômage et même des talents plus mineurs qui ne vont plus avoir d’agent. Chez ASK, on se bat, jusqu’à un certain point. On vous rassure, Camille va les récupérer grâce à l’agence qu’elle va créer avec son père.

4- Pourquoi Hicham prend-il ça aussi bien ?
On passe d’un moment où Hicham explique qu’en gros il n’a plus de liquidités parce qu’il a racheté les parts de Mathias, à celui où il décide d’arrêter les frais. Le mec est zen et boit le champagne avec ces gens qui lui ont coûté une fortune, le sourire à la bouche. Alors, j’y ai vraiment réfléchi. Mettons qu’il soit un investisseur ultra fortuné, qui a des quantités de billes ailleurs, et qu’il relativise, mais à ce point…

5- Pourquoi Gabriel s’en sort-il aussi bien ?
Tout le monde perd son job, mais Gabriel, le mec le plus inutile d’ASK qui a grandement contribué dans la saison 3 à sa fragilité économique, retrouve un job en or dans une super agence d’artistes, parce que… Ben, pourquoi au fait ? On en revient à Elise, dont on ne saisit toujours pas les motivations.
Couler ASK pour récupérer Gabriel, sacré plan de buse !

6- Pourquoi Andréa s’en sort-elle aussi mal ?
A la fin de la saison 2, Andréa aurait dû devenir agent aux Etats-Unis. Au lieu de ça, elle est tombée enceinte et ensuite tout est allé de Charybde en Scylla pour l’héroïne de la série. Elle adorait le cinéma, bossait comme une dingue par passion pure, passait ses nuits à lire des scénarios et à la fin de la saison 4, son plan de carrière est de rencontrer sa fille et de reconquérir Colette (COLETTTE !!!!!!). Encore une série qui n’aime pas ses personnages et ne les comprend pas. Je ne tiens pas compte de la mise en abyme finale que je trouve juste simplette.

7- Pourquoi la série se termine-t-elle aussi mal ?
On a bien compris l’idée : il fallait en terminer avec ASK. Détruire l’agence pour ne pas se donner la possibilité de faire une suite. J’aurais trouvé mille fois plus intelligent que l’agence s’en sorte et continue son activité, quitte à être rachetée et à mettre dehors son équipe, sauf quelques traîtres.
Au final Dix pour cent est juste la chronique d’une entreprise qui fait faillite. Dans la saison 1, son créateur meurt bêtement la fragilisant, un contrôle fiscal n’arrange rien ; dans la 2, un investisseur rentre dans la société pour la reconsolider ; dans la 3, un associé majeur se barre ; dans la 4, elle coule. Tous les liens créés entre les agents et leurs talents n’auront servi à rien. Tout ce qu’on a vu était vain.

8- Pourquoi Colette ?
Il me manquait un point, je l’avoue, mais la question se pose !

9- Pourquoi la série a la carte ?
C’est un grand mystère pour moi. Tout le monde a encensé ce final bancal, souvent ennuyeux et globalement bien moins drôle que les saisons précédentes. La série a perdu progressivement son charme en se refusant, je me répète, à égratigner les artistes.
Et ce plantage m’en rappelle un autre. Fais pas ci, fais pas ça était une excellente série méconnue, mal programmée en fin d’après-midi, le samedi. Et puis, la série a été propulsée en prime, ce qui a scellé son déclin progressif pour très mal se terminer. Comme Dix pour cent, elle a perdu sa showrunneuse en cours de route, ce qui n’a pas été sans conséquence.

10- Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?
J’ai compris !
Depuis le départ Colette et Elise, couple diabolique, fomentaient un plan pour se venger d’Andréa, qui les a humiliées toutes les deux quand elle était une véritable tombeuse. Elles se sont adjoint les services d’Hicham, dont le rôle a dépassé leurs espérances, puisqu’il a mis Andréa enceinte. Il ne leur restait ensuite qu’à saper progressivement la confiance en elle de leur victime pour arriver à leurs fins en utilisant le servile Gabriel et le diabolique Matthias. Je crois que c’est la meilleure explication à cette fin et à l’ensemble de la série. Inutile de me remercier !

2%

J’ignore si c’est mon niveau d’attente qui était trop élevé ou mon humeur pas assez bonne, mais je suis vraiment restée sur ma faim devant les deux premiers épisodes de la saison 4 de Dix pour cent. Je regrette même de ne pas avoir regardé Le meilleur pâtissier à la place, car la revisite des barres chocolatées avait l’air bien plus alléchante.

Rien à voir, mais elle est bien cool ma nouvelle Pop !, non ?

Je ne sais pas ce qui ne marche pas ou plus sur moi. J’avais adoré la première saison, j’étais très réservée sur la deuxième et j’avais apprécié la troisième. Mais là, clairement, j’ai trouvé les enjeux très faibles.

1- Les guests
On a surtout l’impression qu’ils sont là pour se faire plaisir et donner du lustre à la série. L’intrigue autour de Charlotte Gainsbourg était archi faiblarde. Oulalala elle ne veut pas jouer dans un film de SF débile écrit par son meilleur ami. Clairement, il ne fallait pas trop égratigner la star. A se demander si quelque chose de plus fort n’a pas été réécrit. Et en plus, Charlotte, elle est trop, trop sympa. Elle signe le plâtre de la débutante. Il y avait peut-être autre chose à faire en surjouant son côté timide. Les seuls moments que j’ai trouvés un peu inspirés, c’est quand elle a du mal à se faire entendre. Ca aurait sans doute été convenu d’insister là-dessus, mais au moins on aurait joué avec son image.
Même chose pour Mimie Mathy, dont j’ai trouvé la présence limite aussi humiliante que ce qu’elle reproche à ses agents. Je n’ai pas compris pourquoi elle avait piqué un écran plat chez ASK. Il faudra m’expliquer.
Dans le deuxième épisode, c’est la même chose : Franck Dubosc a du mal à jouer avec un acteur qui monte et le méprise et à la fin ils s’aiment bien. D’accord… Nathalie Baye fait une apparition pour le fun. OK ? Mais moi, je m’ennuyais ferme devant ma télé.
J’espère que Sandrine Kiberlain va relever un peu tout ça, la semaine prochaine.

2- La vie des agents
Gabriel a trouvé une meuf et Sofia est jalouse. C’est tellement peu subtil que ça frise le grotesque. Mathias a décidé de devenir producteur grâce à tout le pognon qu’il a récupéré en vendant ses parts d’ASK et a emmené Noémie avec lui. Leur histoire est devenue ennuyeuse. Va-t-il assumer que c’est sa meuf désormais et que son ex femme dirige Savoir et torture une américaine à Paris ? Camille ne sert à rien, ce qui ne change guère, et Hervé est drôle. Il est toujours là pour dire le bon mot.

3- Les petites phrases
On va dire que c’est bien écrit et certes elles sont drôles ces petites phrases. Ca ne rattrape cependant pas deux heures d’ennui relatif. Si vous voulez savoir de quoi je parle, elles étaient toutes citées, hier, sur Twitter.

4- L’agence
ASK va mal à cause du départ de Mathias, mais devrait retrouver des couleurs dès mercredi prochain avec l’arrivée d’une nouvelle agente, transfuge de l’agence rivale, probablement lesbienne, car elle a une coupe au carré et porte des tailleurs. Hicham râle un peu, mais à sa place je serais un peu plus inquiet pour mon investissement. En vrai si l’agente au carré et au tailleur est vraiment lesbienne, ça craint !

Vous le sentez arriver le truc qui m’a bien, bien posé problème dans les épisodes d’hier ?

5- Andréa
Le problème de Dix pour cent, c’est que la série repose énormément sur les épaules de Camille Cottin et de son personnage. Et là, Andréa a bien du mal à gérer de front sa vie de couple, d’agente et de nouvelle patronne d’ASK. Du coup, elle porte un pull atroce pendant 80% des deux épisodes, néglige sa femme et sa fille, et n’est plus vraiment très douée dans son boulot. En bref, elle est chiante et la scène où elle va dans le nord manger des tonnes de nourriture chti n’est pas drôle. Il y a une boulette d’Avesnes sur le plateau de fromage, une spécialité odorante au goût remarquable. Pourquoi ne pas passer plus de temps sur ce repas absurde ? Je m’attendais à la voir vomir, moi. Je ne sais pas…
A la limite, on s’en fiche. Mais on en revient toujours au problème de la saison 2 : pourquoi a-t-elle couché avec Hicham et surtout gardé un enfant dont elle ne voulait visiblement pas et dont elle se désintéresse ? Pourquoi est-elle encore avec Colette ? C’est malaisant son désintérêt pour sa meuf et son gosse à la longue. Je comprends que Colette se barre et je le sens vraiment venir l’épisode Trois hommes et un couffin la semaine prochaine.

Je sauve quand même la meilleure invitée de l’épisode, Fabienne Pascaud de Télérama !

Je regarde certainement bien trop de séries américaines efficaces sur les plateformes pour supporter à nouveau une série français qui se traîne. J’irai au bout bien sûr et je reviendrai dire que j’ai eu tort la semaine prochaine s’il le faut, mais là bof quoi !

Si j’osais, je vous dirais que Capitaine Marleau ce n’est pas pire.

(Girls and) Boys

J’avais été très moyennement convaincue par la première saison de The Boys sur Amazon Prime. Je trouvais la série inutilement violente et surtout je n’aimais pas du tout le traitement réservé aux femmes de la série (objets ou victimes). Je l’avais donc qualifiée un peu vite de série pour garçons. Sans mauvais jeu de mots. Et désolée si ça doit heurter certaines oreilles. J’en profite pour rappeler que j’étais la seule fille de ma ville membre du Club Musclor. Je regrette d’avoir perdu ma carte de membre si elle a jamais existé.

J’avais commencé la série pendant le confinement, puis fait une très longue pause pour terminer la première saison juste avant le démarrage de la deuxième. Elle s’était suffisamment bien achevée à mes yeux pour que j’aie envie d’enchaîner immédiatement sur la suite.

Je résume la série et je vous dis après pourquoi la deuxième est formidable.

The Boys montre certainement ce que seraient les super héros s’ils existaient dans la vraie vie : des crevures qui abusent de leur pouvoir pour obtenir ce qu’ils veulent. En général, le sexe et le pouvoir ! Vought, la société qui les a créés (on l’apprendra au cours de la saison 1) gère leur popularité et veille à ce que leurs exactions ne soient pas rendues publiques. Elle profite de leur notoriété pour s’enrichir sur leurs dos grâce à un merchandising très agressif.
Les supers héros sont de sacrées ordures…
Translucide, qui, comme son nom l’indique, est invisible, profite de son absence d’incarnation physique pour mater les filles aux toilettes et dans d’autres moments intimes. Il le paiera en terminant vraiment mal. Deep, Aquaman qui a pris les traits de Nate de Gossip Girl, abuse sexuellement de Stella, la nouvelle venue parmi les 7, la Justice League ou les Avengers de Vought. Tout commence d’ailleurs vraiment quand A-Train, le Flash de The Boys, réduit en miettes (littéralement) la copine du gentil Hughie, alors qu’il court en ville un peu dopé. Celui-ci se retrouve bien malgré lui embrigadé dans les plans vengeurs du terrible Butcher. Le fameux Butcher déteste les super-héros car le Homelander, le Captain America dévoyé, a violé sa femme, qui se serait suicidée ensuite. Du coup, il veut la peau d’un mec invincible. Ce qu’il ignore, c’est que sa femme est encore en vie et qu’elle élève l’enfant du super héros. Un genre d’enfant stellaire 2.0 en somme.
Comme je l’indiquais plus haut, tous ces supers héros ont été créés de toutes pièces grâce au Composé V, un produit créé par un genre de Mengele réfugié aux Etats-Unis. Le point Godwin est vite atteint dans The Boys. Et les fameux garçons du titre, une bande de bras cassés réunis par le Butcher (rien à voir avec la Butcher de Roanoke) va chercher à les percer à jour pour que le grand public découvre le vrai visage des supers héros.
C’est ainsi que tout commence et que le téléspectateur plonge dans le monde crapoteux des supers héros de 2020. Je ne peux évidemment pas raconter tous les détails scabreux. Mais il y a beaucoup de têtes explosées, de gens coupés en deux. Ames sensibles s’abstenir !

J’en viens à la saison 2 !

Je reprochais à la première saison de ne pas donner leur place aux femmes. La deuxième leur ouvre largement ses portes grâce à l’arrivée de Stormfront, une nouvelle super héroïne qui a un problème avec les gens de couleur. Et pour cause, on apprendra plus tard qu’elle a cent ans et qu’elle est une ex nazie. Star Light, la blondinette un peu naïve de la première saison, devient vraiment badass pour soutenir son petit ami Hughie et lutter contre le redoutable Homelander. On apprend que la Queen Maeve a un petit côté Xena. On aurait dû s’en douter en voyant son costume. Et surtout, une redoutable sénatrice a décidé d’entrer en résistance contre les supers…

D’abord un peu grand-guignol comme la première (l’explosion de baleine restera malgré tout un grand moment dans l’histoire des séries et on ne compte plus les explosions de têtes, la marque de fabrique de la série), la deuxième saison prend de l’ampleur à chaque chaque épisode pour se terminer en feu d’artifice. Le moment où les trois véritables héroïnes de la série s’en prennent à la vraie vilaine du show sous le regard médusé des garçons est absolument jouissif. Presque aussi bien que le rise de Sarah Paulson dans n’importe quelle saison d’American Horror Story.

Je ne vous dis rien sur le cliffhanger qui est tellement parfait que j’en suis restée sans voix !

Pour résumer…
La série est très bien produite et les effets spéciaux sont très réussis.
Les acteurs sont excellents. Mention spéciale au Homelander ! Anthony Starr, son interprète, est parfait. Son regard froid et sa mâchoire serrée en disent tellement long sur les combats intérieurs du personnage.
L’intrigue monte en puissance à chaque épisode et quand les pièces du puzzle s’assemblent, c’est le feu d’artifice.

Bon, après deux saisons, j’ai quand même envie de regarder un bon vieux Marvel avec des supers héros bienveillants.

Weeds

Si vous ne savez pas bien quoi faire ce week-end ou si vous avez le moral à zéro (je ne parle pas uniquement de moi, quoique… mais moi je vais passer le week-end avec un artisan moustachu qui doit nettoyer une ville souillée par son double maléfique, donc ça va), je vous recommande chaudement la saison 2 de Family Business sur Neftlix. Et si vous n’avez pas vu la première, les deux saisons de Family Business sur Netflix du coup !

Je pitche et après je vous dis pourquoi c’est bien.

Si vous ne souhaitez pas être spoilé sur la saison 1, passez directement à pourquoi c’est bien !

La famille Hazan décide de se lancer dans la production intensive de cannabis après avoir reçu un tuyau lui disant que la consommation de drogue douce allait être légalisée en France. A la fin de la première saison, il s’avère que c’est entièrement faux et les Hazan sont contraints de se débarrasser de leur production tout en composant avec une redoutable mafieuse néerlandaise, baptisée Jaurès. On retrouve la petite famille dans la saison 2 en plein commerce florissant, mais néanmoins clandestin, d’herbe. Sauf que la qualité de la production a décliné et que Jaurès veut sévir. Le fils de la famille qui a entraîné tout le monde dans cette galère aimerait bien arrêter pour avoir enfin la chance de voir ses enfants… Et ce n’est que le début du commencement des ennuis…

Ah juste, si la bande-annonce et la mention à Corneille ne vous font pas rire, passez votre chemin !

Voilà pourquoi il faut regarder Family Business !

1- Parce que c’est drôle !
Je vais me répéter, mais il en faut beaucoup pour me dérider. Et là, j’ai ri et même aux éclats, ce qui m’arrive de plus en plus rarement devant une série. En revanche, qu’est ce que chiale… Que de bons moments à avoir les yeux humides devant Dispatches from elsewhere (à bien prononcer dispatchise fromeuh elsewhereu).

2- Parce que c’est bien écrit
Je ris peu et je suis rarement surprise par les séries. Bienvenue dans ma vie pleine de gaieté ! Là, les rebondissements ne sont pas téléphonés, la série n’hésite pas à mettre ses personnages dans d’improbables situations dont ils ne sortent pas forcément vainqueurs et le cliffhanger final est vraiment inattendu.

3- Parce que c’est vraiment drôle
La séquence où Jonathan Cohen tente de découper la tête d’un cheval, puis d’un poney, avant d’essayer d’acheter un lapin pas en forme, voire mort, dans une animalerie, est hilarante. Bon, elle tombe très mal pour les équidés. La mention à Corneille présente dans la bande-annonce m’a aussi beaucoup fait rire et continue de me faire rire.

4- Parce que c’est extrêmement bien joué
Tous les acteurs sont formidables. J’avais tellement de réserves sur Jonathan Cohen, qui est très juste en fils prodigue gaffeur. Gérard Darmon est tout aussi génial en patriarche déphasé accro au cannabis. La grand-mère campée par Arlette de Dix pour cent (Liliane Rovère) est excellente et je ne parle même pas de Julie Piaton, qui est une parfaite petite soeur lesbienne obligée de réparer les conneries de son grand frère foireux. Je suis en adoration devant l’inepte Clémentine, qui est certes moins pire que dans la saison 1 où elle atteignait des sommets, mais toujours au top. Et Enrico Macias campe un guest délicieux !

5- Parce que c’est typiquement la série dont on n’attend rien et qui vous récompense beaucoup (contrairement à 70% des autres séries)
J’ignore encore ce qui m’a poussé à regarder le premier épisode alors que les critiques étaient très injustement mauvaises et que je fuis en général les séries françaises, surtout sur les plateformes de streaming. Peut-être la bande-annonce… mais je ne le regrette pas. Je mets Family Business à la hauteur de Dix pour cent. J’en oublierai presque le calamiteux Plan coeur (brrrrrrrrrrrrr).

Perdue dans les ténèbres (La fin de Dark)

Cette année, deux de mes séries préférées de ces cinq dernières années ont tiré leur révérence : The Good Place et Dark. Et curieusement, les deux ont parfaitement réussi leur sortie. Leur point commun : leurs créateurs avaient programmé leur fin dès le départ sûrement. J’ajoute qu’elles n’ont pas excédé les cinq saisons.

Je ne vais pas me lancer dans un résumé détaillé de Dark. D’abord parce que personne n’y comprendrait rien et ensuite parce que je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi.

Voici quelques points qui résument mon amour pour cette série ! Ils ne sont pas exempts de spoilers, vous êtes prévenus (cependant, je ne donne aucune information sur la résolution de la série)!

Une sortie digne de ce nom
Je craignais une fin ouverte, une absence de fin, ou une fin incompréhensible. Que nenni ! Si la troisième saison de Dark nous promène énormément et nous égare régulièrement, sa fin est étrangement totalement compréhensible. Limite limpide ! Elle se résume en une phrase : ne partons pas fâchés ! Ceux qui savent comprendront. La dernière scène vous permettra de bien vous prendre la tête pour resituer qui est absent et pourquoi.

De merveilleux voyages temporels
(Vraiment merveilleux… La série porte bien son nom. Tout est sombre, pluvieux et généralement poisseux. Mon moi de 71 ans a passé son temps à souhaiter que les gens se lavent à un moment entre deux sauts temporels….)
Pour en arriver là, il aura fallu passer par tout un tas d’époques : les années 80, la fin des années 2000, aujourd’hui ou presque, les années cinquante, la fin du XIXè siècle… Les personnages eux-mêmes se sont un peu perdus à traverser les décennies. Il aura fallu assimiler que tel personnage a plusieurs incarnations à plusieurs âges. Je ne suis pas extrêmement physionomiste, j’ai souffert. Ca m’a replongé dans ma lecture d’Anna Karénine où j’ai mis beaucoup de temps à assimiler les noms des différents protagonistes. (C’est juste pour placer que j’ai lu un roman russe. La honte…)

Un arbre généalogique touffu
Je ne vous parle même pas des arbres généalogiques. Moi qui me vantais de maîtriser celui de la famille Beaumont, je me réveille encore en sursaut en me demandant: mais qui est Tronte déjà ? Je fais une petite fixette sur Tronte, j’avoue. Et je sais que c’est le père d’Ulrich et le fils d’Agnès désormais, merci. Quant à Charlotte qui est la mère de sa mère, ça fait partie du charme de Dark.

De légers paradoxes temporels
Sur ce dernier point d’ailleurs, j’ai piqué une crise de nerfs après le visionnage du dernier Avengers pour ne pas avoir respecté des paradoxes temporels qui font rigoler à côté de certains de ceux de Dark, mais je pardonne beaucoup à la série.

Une BO au top
Je suis également reconnaissante à Dark pour avoir remis au goût du jour ce tube de Nena, que j’adore. Je vous conseille vraiment d’aller au-delà de 99 Luftballons.

Globalement, la bande-originale de Dark est une véritable merveille qu’en bonne ancienne, je rêve de voir éditer en CD un jour. (Imaginez le final sur la chanson qui suit…)

Des rebondissements inattendus
Vous l’aviez vu venir vous : la mère de Katharina, infirmière dans l’établissement où Ulrich est interné dans le passé, qui tue sa fille et fait tomber la médaille que sa petite-fille trouvera dans le futur en train de s’amuser sur le lieu même où sa mère a été tuée par sa grand-mère. Ahahahahaha !

Jonas qui sort sans le savoir avec sa tante, c’est du pipi de chat à côté.
Je vous passe le rebondissement de la série qui a le plus fait tomber ma mâchoire à la fin de la saison 2 et qui restera l’un des plus forts de ma vie de sériphile avec le bunker qui s’allume dans Lost.

Une série terminée
Si vous n’avez pas vu Dark, vous allez pouvoir découvrir la série d’un bloc, sans oublier d’une saison sur l’autre qui est Tronte ou pourquoi Claudia disparaît. Vous avez beaucoup de chance !

Pour conclure, je recommande Dark…
A ceux qui aiment autant le voyage que la destination.
Aux déçus de Lost.
A ceux qui ont adoré Lost.
Aux fans des voyages dans le temps.
A ceux qui n’ont pas entendu d’allemand depuis Hallo Freunde.
A ceux qui adorent les histoires drôlement mystérieuses.
A ceux qui se promènent souvent en forêt.
Aux curieux…

Et pour ceux qui cherchent encore des réponses, la série est décortiquée à l’envi sur Youtube.

Pour conclure, ce merveilleux duo entre deux stars des années 80 qui ont su rester sexys avec le temps.

Fleabag fait mouche

J’ai pris la résolution, il y a quelques années, de ne plus télécharger de séries illégalement. Je me contente de l’offre légale. Du coup, c’est fatal, je loupe plein de trucs et j’ai abandonné plein de séries en route. Mais en même temps, on ne peut pas tout voir, ni s’intéresser à tout. Cette introduction indigente mène à quelque chose promis. J’étais passée à côté de Fleabag et un an après tout le monde, j’ai envie d’en parler, parce que mine de rien, cette série m’a fait de l’effet.

Pour une fois, ce post est garanti sans spoil.

Réaction après le premier épisode…
Bof, je ne me sens pas concernée par les aventures de cette trentenaire dépressive et obsédée sexuelle. Je me retrouve bien plus dans des gamins qui trouvent des clés magiques. Logique…

Il faut dire que le pitch n’est pas engageant. L’héroïne (dirige un commerce qui va TRES mal. Ses relations familiales sont catastrophiques. Sa mère est décédée, son père démissionnaire entretient une relation avec une artiste autocentrée qui n’aime pas ses belles-filles, et sa sœur est compliquée (pour faire court). Elle est mariée avec un sale type (une ordure) qui ne la mérite vraiment pas. Sa seule bouffée d’oxygène – sa meilleure amie – est morte dans des circonstances qui vont s’éclaircir au fur et à mesure de la saison 1.

Bon, on regarde quand même le suivant ? Oui, ça ne dure que 26 minutes.

Réaction après le deuxième épisode…
Ca passe. Il est l’heure de dormir, on avisera demain. Le lendemain, on en discute. Toujours pas emballée… mais on se met à la suite, après tout ce sont les vacances.

La suite…
J’ai eu un véritable coup de foudre pour Phoebe Waller-Bridge. Je ne suis pas la seule, j’en ai conscience. Elle est formidable. Tête à claques parfois dans ce rôle certes, mais aussi extrêmement émouvante et drôle. Ses apartés qui nous sont adressés sont phénoménaux. L’actrice qui joue sa soeur Claire est tout aussi formidable. Olivia Colman en belle-mère insupportable est une perle. Tout le casting est à l’avenant.

La première saison est vraiment excellente. C’est très bien écrit. Nous avons ri beaucoup, mais aussi apprécié la mélancolie du propos. Il faut me faire confiance quand je dis que la série est drôle, elle l’est vraiment. Certaines scènes nous ont fait rire aux éclats et c’est si rare. Quand elle ne l’est pas, elle va tout aussi loin. La scène du confessionnal dans la saison 2 restera.

Nous avons visionné la saison 2 dans la foulée. Elle est certainement moins percutante, mais elle montre d’autres facettes du personnage. Mais j’en réclame une troisième, une quatrième…. car je l’assume, Fleabag me manque. Je me suis attachée à ce personnage, à son humour, à son ton, à son accent anglais… Je lui souhaite un happy-end.
(Bon, ok, j’ai lu qu’elle avait annoncé que la deuxième serait la dernière, mais je ne peux pas y croire.)

Du coup, il me semble impossible de regarder Mouche, même si j’adore Camille Cottin. Je ne comprends même pas pourquoi la série a été adaptée en France et aussi littéralement (je me suis fait une idée en regardant la bande-annonce, confirmée hier par les retours sur Facebook).

Bref si vous n’avez pas vu Fleabag, foncez ! Vous ne le regretterez pas.

Je recommande Fleabag….

Aux amateurs de cochons d’Inde, comment résister à un animal qui fait pouic

Aux fans de Sex and the city

Aux amoureux de Londres

Aux amateurs d’humour anglais

Aux êtres humains en général

American Horror Story : mon classement de la pire à la meilleure saison

Pour bien commencer l’année 2020, j’ai décidé de dresser le classement des saisons d‘American Horror Story de la moins réussie à la meilleure.  D’abord parce que ça me fait plaisir et ensuite parce que j’ai uniquement envie de parler de cette série et surtout parce que j’ai enfin tout vu (ou presque, la 9 ne figurera pas dans ce top, je l’ajouterai plus tard).

Pour réaliser ce classement ultime, je suis allée consulter les autres. J’avais envie de vérifier si mon avis était partagé et bizarrement il ne l’est pas vraiment.

Quelques petits avertissement préalables…

Ce post sera bourré de spoilers sur la série. Donc si vous ne l’avez pas vue, je vous déconseille de le lire.

Pour ceux qui auraient envie de se lancer, American Horror Story est une excellente série. J’envie ceux qui vont la découvrir. Mais elle a aussi les défauts de ses qualités (j’adore cette expression) : elle est grand-guignol, souvent bordélique, parfois lente et ennuyeuse, choquante à l’occasion…

8- Cult, la plus tristement réaliste
J’ai longuement hésité entre les deux dernières. Mais je dois bien me résoudre à l’évidence. La saison 7 est celle que j’ai le moins aimée.
Tu nous la résumes ?
Oui, mais en deux mots alors. Donald Trump est élu président des Etats-Unis, ce qui plonge Ally (Sarah Paulson) dans un profond désarroi. Ses multiples phobies refont surface et sa compagne Ivy, malgré sa bonne volonté, a de plus en plus de mal à la gérer. Pendant ce temps-là, ailleurs en ville, Kai ne va pas très bien non plus. Il bascule  lui-aussi dans une psychose inquiétante.
Comme son nom l’indique, Cult parle d’une secte.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
Les cheveux lisses de Sarah Paulson, principalement.
L’arrivée de Billie Lourd.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Elle est trop ancrée dans la réalité pour me distraire.
Trop de rebondissements tue le rebondissement.
Tu en retiens quoi ?
Ce que je nomme désormais « The rise of Sarah Paulson ». Malgré une saison bien galère pour elle, elle triomphe de l’adversité et gagne à la fin.

7- Freakshow, de loin la plus ennuyeuse
C’est là que je m’éloigne beaucoup des autres classements. Freakshow compte parmi les saisons les plus surcotées à mon avis.
Tu nous la résumes ?
Tout est quasiment dans le titre. Le cirque d’Elsa Mars s’implante à Jupiter en Floride. Les monstres de la belle allemande dégoûtent et fascinent les habitants de la petite ville. Un clown tue des gens suivi par un fils à maman.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
La thématique prometteuse du cirque.
Jessica Lange, toujours formidable.
Deux fois plus de Sarah Paulson et de cheveux lisses (elle interprète le rôle d’une siamoise).
Les quatre derniers épisodes qui démontrent que cette saison aurait pu être formidable.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Sa langueur et sa longueur. Tous les ingrédients étaient réunis pour que cette saison soit mémorable : la thématique, Jessica Lange, les différents personnages… Mais Ryan Murphy se perd totalement en chemin et ne sait pas très bien quoi faire de ses personnages. L’histoire commence avec un clown psychopathe, qui meurt à mi-saison. Dandy, le fils prodigue, prend le relais niveau monstruosité. Un méchant décime les créatures du cirque. Evan Peters ne sait pas bien ce qu’il doit faire. Sarah Paulson apparaît et disparaît. A la fin tout le monde (ou presque) meurt, car c’est la fin d’une époque. Moralité : 13 épisodes, c’est bien trop long.
Tu en retiens quoi ?
Un petit sentiment de gâchis.
La performance de Jessica Lange.

6- Roanoke, la plus gore
Tu nous la résumes ?
Des gens achètent une baraque et ils n’auraient pas dû. Un classique ! Ils se sont installés sans le savoir sur les terres de la bouchère, la chef de la communauté disparue de Roanoke. La saison démarre comme un docu-réalité sur le paranormal. A mi parcours, elle change de ton. Les protagonistes du documentaire et les vrais acteurs de l’histoire retournent sur les lieux du crime et se font massacrer un par un. C’est une véritable boucherie.


Tu aimes quoi dans cette saison ?
La prestation de Kathy Bates en bouchère.
La construction en deux parties vraiment originale.
L’histoire qui donne envie d’en savoir plus sur Roanoke et la fameuse disparition des colons.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Son côté inutilement gore et violent. Les tarés cannibales qui arrachent les dents de leurs prisonnières, ça a été le coup de grâce pour moi.
Tu en retiens quoi ?
Le sentiment que c’est une saison vraiment mineure.

5- Apocalypse, la plus cadeau aux fans
Cette saison devrait quasiment être hors-catégorie. Elle croise principalement deux opus de la saga : Coven et Murder house.
Tu nous la résumes ?
C’est simple, c’est l’apocalypse. Des bombes s’abattent sur le monde entier. Seuls quelques rares privilégiés, qui ont payé leur place dans un abri ou ont été choisis pour leur brillant ADN, ont été sauvés d’une mort atroce. Bon, leur bonheur est de courte durée, car ils terminent dans un abri souterrain sous le joug de Sarah Paulson-aux-cheveux-lisses version vieille fille cruelle. On comprend au bout de trois épisodes que l’Antéchrist est derrière tout ça et les sorcières de Coven débarquent. Elles sont belles (mais pas lesbiennes).

Arrivée
Tu aimes quoi dans cette saison ?
Le cross-over entre deux saisons que j’adore : Coven et Murder House. Les retrouvailles avec Emma Roberts, Taissa Farmiga, Frances Conroy et Lily Rabe sont délicieuses, tout comme le retour inattendu de Jessica Lange, que je n’attendais pas là.
Le fait que cette saison mette un point final à certains problèmes laissés non résolus à la fin de Murder House.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Les deux geeks qui précipitent la fin du monde.
Tu en retiens quoi ?
Cette saison est loin d’être immortelle  mais elle est plaisante. J’adhère au fan-service.

4- Coven, la plus Harry Potter trash
Bon là, les choix se compliquent pour moi.
Tu nous la résumes ?
A l’instar de Poudlard, il existe une académie pour former les sorcières. Elle se trouve à la Nouvelle-Orléans. Au démarrage de la série, rien ne va à la maison pour jeunes filles exceptionnelles de Madame Robichaux. La Suprême, comprendre la Dumbledore en jupon, a bien du mal à céder sa place et entend supprimer toutes celles qui brigueraient son fauteuil. Elle est bien sûr incarnée par Jessica Lange. Sa fille humiliée la supporte comme elle peut. De plus, la princesse vaudou aimerait bien régler son compte aux élèves de l’académie. Pour ne rien arranger, une cruelle esclavagiste complique la donne (merveilleuse Kathy Bates dans le rôle d’une personne qui a vraiment existé Delphine Lalaurie).
Tu aimes quoi dans cette saison ?
L’atmosphère.
La musique.
Les sorcières.
L’intrigue.
Les rebondissements.
Taissa Farmiga avec un chapeau.
Le deuxième rise de Sarah Paulson.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Le viol collectif du départ.
Tu en retiens quoi ?
Après une formidable saison 2, Coven tient bien le coup. Je ne comprends pas pourquoi cette troisième saison est parfois décriée.

3- Murder House, le début du voyage
Ca vire au choix de Sophie…
Tu nous la résumes ?
Un couple achète une maison. Il ignore qu’un paquet de crimes y a été commis et qu’elle est habitée par le mal en personne. A la fin, TOUT LE MONDE meurt, mais le bonheur règne quand même.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
Tout.
La découverte à presque chaque épisode d’un nouveau meurtre commis dans la maison.
Le casting. Connie Britton !!!!
La (re)découverte de Jessica Lange.
Une intrigue formidablement menée.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Sarah Paulson-aux-cheveux-lisses fait presque de la figuration.
Tu en retiens quoi ?
On peut revisiter le mythe de la maison hantée formidablement.

2- Asylum, la surenchère
Quand j’ai commencé Asylum, j’ai arrêté au bout du premier épisode. Je ne supportais pas que Sarah Paulson soit internée à cause de son homosexualité. J’avais mal et peur pour elle. (Ses cheveux n’allaient pas rester lisses longtemps à cause des électrochocs.)
Tu nous la résumes ?
Un asile psychiatrique dans les années 60. La journaliste Lana Winters a le malheur de s’intéresser d’un peu trop près aux affaires de la redoutable mère supérieure, Soeur Jude. Elle souhaite enquêter sur le redoutable tueur en série Bloodyface qui vient d’être incarcéré à Briarcliff. Elle se retrouve internée contre son gré et c’est le début d’un très long calvaire pour elle.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
La surenchère dans l’horreur. Vous aimez l’asile psychiatrique, vous aurez en plus les extraterrestres, le psychopathe monstrueux, le boucher nazi, le diable qui s’incarne dans une bonne soeur, et pour le même prix quelques zombies font de la figuration..
Lily Rabe est extraordinaire dans le rôle de la bonne soeur malmenée qui finit par devenir le diable en personne.
Jessica Lange est au sommet de son art.
Sarah Paulson se révèle et rises pour la première fois.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Le côté trop c’est Tropico peut-être, mais il faut aussi le charme d’Asylum.
Tu en retiens quoi ?
Comme toutes les mentions aux asiles psychiatriques, cette saison ne laisse pas indifférent.

1 Hotel, la plus mieux
Le premier épisode m’a inquiétée, la suite m’a enchantée.
Tu nous la résumes ?
Si j’ai un conseil à vous donner, évitez de séjourner à l’Hôtel Cortez. Il est peuplé de fantômes aigris et de vampires assoiffés de sang, les matelas peuvent vous engloutir et à coup sûr vous vous perdrez dans ce dédale en y laissant peut-être la vie.
Tu aimes quoi dans cette saison ?
La musique.
L’esthétique.
L’histoire.
Lady Gaga.
Le chemin abouti des personnages.
L’émotion.
La fin.
Elizabeth Taylor.
Tu détestes quoi dans cette saison ?
Son démarrage poussif.

 

 

Urgences

J’avais pensé rédiger un post passionnant sur le fait que je n’ai jamais regardé un épisode de Game of Thrones. C’est d’ailleurs certainement ce que j’aurais fait si Le Plus existait encore. Mais en vrai, comme ça se résume à : « une fois j’ai essayé, j’ai pas aimé, j’ai arrêté ». Ca n’aurait pas été super.

Je pourrais en profiter pour lister les séries essentielles qu’il faut avoir vu sinon c’est trop la honte et tu te dis téléphage et que justement je n’ai pas vues parce que je suis libre et téléphage pas sériphile. Alors Les Sopranos, Six feet under, The Wire, Breaking Bad… (Quoi t’as jamais vu Breaking Bad ? C’est pas possible et tu te dis téléphage ?).

En vrai, je voulais vous parler de 911, qui ne passionne apparemment que moi.

C’est une série de Ryan Murphy et je me suis prise de passion pour lui depuis que j’ai découvert American Horror Story.

Je vis désormais dans la crainte que M6 déprogramme 911 parce que la série ne réunit pas assez de téléspectateurs.

Suivre une série à la télévision (et parfois aussi sur Netflix, vous en parlerez à mon frère qui se demande toujours ce qui est arrivé aux personnages de The New Girl entre la saison 3 disparue de la plateforme et la 6 qui y est encore toute seule, isolée, pendant que j’attends la 7. Ou à moi, qui me suis arrêtée à la fin de la saison 3 de Fringe et qui depuis me demande si je verrai un jour la suite sans que ça m’empêche cependant de dormir), c’est vivre dans l’angoisse perpétuelle de ne pas revoir ses personnages favoris.

Tout récemment, je m’étais bêtement attachée à Drop Dead Diva. NT1 TFX diffusait chaque matin la série. L’avantage d’une diffusion sur NT1 TFX le matin, c’est que si vous souffrez d’amnésie à très court terme, la chaîne rediffuse tous les matins les mêmes épisodes que la veille moins un ou deux, ce qui fait que la progression est très lente. Mais bon, j’avais quand même réussi à m’attacher et je brûlais de savoir si Jane allait terminer ou pas avec Grayson, son amoureux de quand elle était encore une autre. Et bien, je ne le saurais jamais, puisque NT1 TFX a arrêté la diffusion de la série avant l’ultime saison. Ils ont tout diffusé 45 fois, sauf les ultimes épisodes. Et je fais quoi, moi ? Je ne vais pas m’acheter l’intégrale quand même ?

Donc là je me suis attachée à 911.
Alors je sais que ça rappelle New York 911, sauf que c’est 40 fois mieux puisque Ryan Murphy est dans le coup. L’argument est spécieux, je sais. Et en plus, j’adorais New York 911.

En gros la série raconte le quotidien agité d’une brigade de pompiers, d’une super flic (Angela Basset, excusez du peu) et d’une merveilleuse receveuse d’appel d’urgence (Connie Britton et là évidemment on s’incline).
Chaque situation est introduite par un appel au 911. Les interventions mises en scène sont souvent énormes et c’est ça aussi qui fait le charme de la série.
En plus des sauvetages, on découvre la vie de chacun des protagonistes : Connie s’occupe de sa vieille mère malade et tombe amoureuse du pompier sexy, Peter Krause a un lourd secret sur la conscience, le marie d’Angela vient de faire son coming-out.

911 joue aussi sur tous les leviers qui marchent avec moi : la grosse émotion, la bluette sentimentale, la lesbienne au top mais dans la tourmente…

Alors oui, 911 est surtout une bonne grosse série qui sort l’artillerie lourde, mais Ryan Murphy est un malin et ajoute des petites subtilités qui la rendent fort agréable à regarder. Pourquoi bouder mon plaisir ?

Et si demain, M6 l’arrête, je serais bien dégoûtée. Au fait, ils l’ont construit leur pont, les autres ?

 

Mes sept séries préférées de 2017

Je pense que mes 17 séries préférées de 2017, voire mes 2017 séries préférées de tous les temps, aurait été mieux, mais je ne regarde vraisemblablement pas assez de séries pour ça.

En plus, je dois reconnaître qu’avec mon grand âge – j’ai désormais 40 ans –  je m’embrouille un peu et je ne suis pas totalement sûre d’avoir vraiment aimé toutes ces séries en 2017. Mais on s’en fiche un peu.

Bon, je le précise tout de suite, ce sont mes choix, j’apprécie les conseils, mais pas trop les quoi, comment, pourquoi n’as-tu pas mis telle ou telle série dedans, tu es vraiment nulle ? 

Master of None (saison 2)
Je déteste ce moment où les gens te demandent : mais au fait ça parle de quoi cette série ? Un phénomène plus connu sous le nom de la malédiction de Doctor Who.
Master of None raconte la vie de Dev, un type assez banal, d’origine indienne, qui essaie de vivre de son métier d’acteur, adore manger (mais vraiment), et tombe parfois amoureux.
J’avais un énorme a priori contre Aziz Ansari qui campe le héros, à cause de Parks and recreation, où il jouait le rôle du terriblement agaçant (mais parfois touchant quand même) Tom Haverford. A priori vite oublié grâce à Master of None.
Dans la première saison, j’avais surtout retenu un épisode magistral, qui racontait une nuit de déambulations à Nashville. La deuxième saison compte plusieurs pépites de ce niveau. Si vous êtes déjà tombé amoureux, vous compatirez totalement avec les hésitations et les questionnements de Dev et vous terminerez la saison avec les larmes aux yeux.
Le plus : Vous pourrez montrer au prochain sceptique qui vous dit qu’il ne comprend pas l’intérêt de regarder des séries quelques uns des épisodes de cette petite merveille pour lui expliquer gentiment.

The Crown saison 2
Bon, je suis quasiment persuadée que j’ai vu la première saison en 2016, mais comme une deuxième est sortie en décembre 2017, on va dire que ça compte.
Bon, là aussi, on est dans le registre du putain-mais-une-série-de-cette-qualité-c-est-du-jamais-vu.
J’ai appris et compris beaucoup de choses sur Elisabeth II en la regardant. C’est à la fois un soap et un magistral cours d’histoire.
Le plus : Plutôt que de regarder Secrets d’histoire, jetez un oeil à The Crown. Vraiment…

Janet

The Good Place saisons 1 et 2
Alerte petit miracle… C’est drôle, c’est super intelligent et c’est magistralement joué. A peine diffusé et déjà dans le top 10 de mes séries favorites. Et pourtant la mort est loin d’être mon sujet préféré.
Ca parle de l’enfer, du paradis et d’éthique.
Janet s’est classée numéro 1 de mes personnages de série préférés après seulement une saison.
Le plus : Retrouver ou découvrir Kristen Bell et surtout la rencontre avec Janet.

Crazy ex-GirlFriend
Cette série n’est pas nouvelle, mais elle vient d’arriver sur Netflix et je l’ai adoptée, comme Beckie son personnage principal.
Si on m’avait dit que j’aimerais un jour une série qui chante, je ne l’aurais pas cru. C’est doux-amer, mais extrêmement drôle. J’en reparlerai certainement dans un post dédié. Essayez, ne vous arrêtez pas après le premier épisode. Vous allez adorer.
Le plus : Rire avec la dépression !

Hallo

Dark
Dans mon intérêt pour les séries allemandes, je m’étais arrêtée à la Clinique de la forêt noire. Dark est donc une petite révolution dans ma vie. Je viens de commencer, je n’ai pas terminé, mais je suis déjà happée. J’aime le mystère et les voyages dans le temps, autant dire que je suis gâtée.
Le plus : C’est mieux que Hallo Freunde pour se remettre à l’allemand.

Doctor Who saison 11
Tu le sens venir l’énorme chagrin avec grosses larmes de tristesse quand le Docteur 12 va mourir ? Moi oui ! Je ne suis pas une spécialiste de la série, mais je suis tombée amoureuse de Bill Potts, qui m’a fait oublier en un épisode Clara (j’ai honte). Cette saison est tellement virtuose, avec aucun épisode en trop, qu’elle pourrait bien être ma préférée du peu que je connais de Doctor Who. Je prends des précautions, les Whovians veillent.
Le plus : Avoir réussi à faire oublier Clara…

Et ça fait six et j’ai dit sept…
Je pourrai mettre en sept…American Horror Story saison 1 maté sur Netflix, Brooklyn 911 qui continue de me faire rire, voire Une famille formidable pour le quota français.