La Casa de Netflix

Je n’ai pas pu passer à côté. Voici les 8 bonnes raisons pour lesquelles j’adore La Casa de Papel.

1- Parce que c’est inattendu
Une série qui parle du casse du siècle, espagnole en plus, la bonne blague ! Pourtant, en une minute, j’ai été happée par la Casa de Papel. Un seul personnage a suffi à me convaincre.

2- Parce que finalement j’adore entendre de l’espagnol
Et non la langue espagnole, ce n’est pas que celle parlée très fort dans les queues de Disneyland Paris par des personnes bruyantes et pas forcément aimables. C’est aussi la jolie langue de Pedro Almodovar. Elle est mélodique et assez douce à l’oreille.

3- Parce que les personnages féminins sont très forts
Je n’ai pas encore terminé de visionner la première saison et je n’ai toujours pas tranché. Suis-je du côté de Raquel, l’enquêtrice de talent ou de Tokyo et Nairobi, les séduisantes braqueuses ? En tout cas, aucun de ces personnages n’est simpliste ou caricatural. Ces femmes sont fortes et affirmées.

4- Parce qu’une série espagnole jusque-là pour moi c’était Un, dos, tres
Est-ce pour cela que les personnages principaux de la Casa de Papel s’appellent Nairobi, Tokyo, Helsinki, El professor ou Berlin ? En tout cas, si Pedro et Lola avaient entrepris un braquage avec Roberto et Juan, j’aurais peut-être eu plus de mal à me plonger dans l’intrigue, c’est certain.

5- Parce que Raquel est le sosie d’une héroïne de la télé-réalité
Sérieux, vous ne trouvez pas ?

6- Parce qu’il y a beaucoup de brio dans cette série
L’épisode de la casse (le 8) m’a scotchée. Bon, la série n’échappe pas à un léger ventre mou et je me demande si elle peut vraiment tenir sur la longueur, mais il faut bien le dire, chaque temps mort est compensé par une véritable surprise, qui relance mon intérêt.

7- Parce que chaque personnage existe
Je n’arrive pas à savoir si je suis du côté des braqueurs ou de Raquel. J’avoue que je suis un peu perturbée à l’idée de préférer les méchants (si, si, je vous promets, ces braqueurs ne sont pas des enfants de choeur et malgré toute ma sympathie objective pour Tokyo, je n’aimerais pas être enfermée avec elle plus de deux minutes) aux pauvres otages terrorisés. Il faut dire que le plan est tellement joli sur le papier qu’on a un peu envie qu’ils réussissent et repartent avec leurs milliards d’euros. Pourtant, ce ne sont pas vraiment des Robins des Bois modernes. Je suis un monstre ?

8- Parce que le plan du Professor aurait dû se dérouler sans accroc
Mais c’était sans compter sans les états d’âme de tout le monde et l’amour bien sûr… Que c’est agaçant !

Il me reste trois malheureux épisodes à voir pour terminer la saison 1, merci de ne pas me spoiler !

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La p…. de bonne série

Comme je ne peux pas me passionner exclusivement pour les aventures des coeurs brisés de NT1, je continue à regarder des séries sur Netflix et de préférence des formats courts.

En janvier / février, j’ai poursuivi mon visionnage tardif de The New Girl et ça valait vraiment la peine de supporter une première saison pas terrible et une deuxième moyenne, la série prend tout son sens à partir de la troisième.
C’est un peu bizarre de donner autant de chances à une série aussi bizarrement (in)intéressante. Mais le personnage de Schmidt m’a suffi pour tenir et j’ai été récompensée par cette scène qui a rejoint le Top 50 de mes séquences favorites de séries où il fait ses adieux aux seins de Cece, son ex, qui pense à avoir recours à une réduction mammaire.

J’ai essayé de poursuivre la saison 1 de Crazy ex girlfriend et je me retrouve toujours face au même paradoxe : j’aime beaucoup cette série, mais elle me met trop souvent mal à l’aise. Mon empathie pour le personnage principal nuit à la qualité de mon visionnage. Mais je m’accroche…

J’ai tenu un épisode devant The Ranch. Et finalement, oui mais non, comme dirait Mylène Farmer.

The End of The fucking world

Netflix

J’en arrive à mon vrai sujet, doucement mais sûrement… The end of the f…ing world !

Genre : Wes Anderson trash
James est un ado pas vraiment comme les autres. Il pense sincèrement qu’il est psychopathe. Pour preuve, il tue régulièrement des animaux et ambitionne sérieusement d’assassiner son père à court terme.
Alissa n’est pas non plus la fille la mieux dans ses baskets au monde. Son beau-père hésite entre la sauter et la pousser hors de chez elle. Sa mère subjuguée par cette ordure avec qui elle a eu de magnifiques jumeaux ne sait pas très bien quoi faire d’elle non plus.
James et Alissa étaient faits pour se rencontrer et décident un jour de prendre la route ensemble.
Leur objectif : aller retrouver le père d’Alissa qui s’est tiré un jour et lui envoie chaque année une carte pour son anniversaire. Le garçon pense tuer la fille en route. Mais les choses se corsent rapidement et James réalise de la pire des façons qu’il n’est pas vraiment un psychopathe.

Je m’accroche à ma comparaison avec Wes Anderson. Même si les images sont loin d’être aussi chiadées que dans les films du cinéaste, il existe cependant une vraie communauté d’esprit entre les deux univers.  Les ados essaient de se conduire comme des adultes, mais ne sont pas vraiment prêts à se confronter à la réalité du monde des grands, et les vrais adultes ont bien du mal à comprendre les errances des gosses, qu’ils ont pourtant contribué à bien abîmer.

Tous les personnages sont remarquables. Je suis pleine d’admiration pour l’acteur qui incarne James. Il se transfigure d’épisode en épisode.
Les deux policières qui prennent en chasse les deux héros sont excellentes également. Entre celle qui est pleine d’empathie pour James et Alissa et l’autre qui a un sens absolu du devoir…

J’ajoute que la bande-originale est absolument parfaite et que la bande-annonce résume assez bien l’esprit de la série, sans cependant trop mettre en avant le côté gentiment tragique de cette fuite en avant.

Je vous recommande The en of the f…ing world, si vous aimez Thelma et Louise, les films de Wes Anderson, les road-movies, les anglais, et les lesbiennes.

 

 

Mes sept séries préférées de 2017

Je pense que mes 17 séries préférées de 2017, voire mes 2017 séries préférées de tous les temps, aurait été mieux, mais je ne regarde vraisemblablement pas assez de séries pour ça.

En plus, je dois reconnaître qu’avec mon grand âge – j’ai désormais 40 ans –  je m’embrouille un peu et je ne suis pas totalement sûre d’avoir vraiment aimé toutes ces séries en 2017. Mais on s’en fiche un peu.

Bon, je le précise tout de suite, ce sont mes choix, j’apprécie les conseils, mais pas trop les quoi, comment, pourquoi n’as-tu pas mis telle ou telle série dedans, tu es vraiment nulle ? 

Master of None (saison 2)
Je déteste ce moment où les gens te demandent : mais au fait ça parle de quoi cette série ? Un phénomène plus connu sous le nom de la malédiction de Doctor Who.
Master of None raconte la vie de Dev, un type assez banal, d’origine indienne, qui essaie de vivre de son métier d’acteur, adore manger (mais vraiment), et tombe parfois amoureux.
J’avais un énorme a priori contre Aziz Ansari qui campe le héros, à cause de Parks and recreation, où il jouait le rôle du terriblement agaçant (mais parfois touchant quand même) Tom Haverford. A priori vite oublié grâce à Master of None.
Dans la première saison, j’avais surtout retenu un épisode magistral, qui racontait une nuit de déambulations à Nashville. La deuxième saison compte plusieurs pépites de ce niveau. Si vous êtes déjà tombé amoureux, vous compatirez totalement avec les hésitations et les questionnements de Dev et vous terminerez la saison avec les larmes aux yeux.
Le plus : Vous pourrez montrer au prochain sceptique qui vous dit qu’il ne comprend pas l’intérêt de regarder des séries quelques uns des épisodes de cette petite merveille pour lui expliquer gentiment.

The Crown saison 2
Bon, je suis quasiment persuadée que j’ai vu la première saison en 2016, mais comme une deuxième est sortie en décembre 2017, on va dire que ça compte.
Bon, là aussi, on est dans le registre du putain-mais-une-série-de-cette-qualité-c-est-du-jamais-vu.
J’ai appris et compris beaucoup de choses sur Elisabeth II en la regardant. C’est à la fois un soap et un magistral cours d’histoire.
Le plus : Plutôt que de regarder Secrets d’histoire, jetez un oeil à The Crown. Vraiment…

Janet

The Good Place saisons 1 et 2
Alerte petit miracle… C’est drôle, c’est super intelligent et c’est magistralement joué. A peine diffusé et déjà dans le top 10 de mes séries favorites. Et pourtant la mort est loin d’être mon sujet préféré.
Ca parle de l’enfer, du paradis et d’éthique.
Janet s’est classée numéro 1 de mes personnages de série préférés après seulement une saison.
Le plus : Retrouver ou découvrir Kristen Bell et surtout la rencontre avec Janet.

Crazy ex-GirlFriend
Cette série n’est pas nouvelle, mais elle vient d’arriver sur Netflix et je l’ai adoptée, comme Beckie son personnage principal.
Si on m’avait dit que j’aimerais un jour une série qui chante, je ne l’aurais pas cru. C’est doux-amer, mais extrêmement drôle. J’en reparlerai certainement dans un post dédié. Essayez, ne vous arrêtez pas après le premier épisode. Vous allez adorer.
Le plus : Rire avec la dépression !

Hallo

Dark
Dans mon intérêt pour les séries allemandes, je m’étais arrêtée à la Clinique de la forêt noire. Dark est donc une petite révolution dans ma vie. Je viens de commencer, je n’ai pas terminé, mais je suis déjà happée. J’aime le mystère et les voyages dans le temps, autant dire que je suis gâtée.
Le plus : C’est mieux que Hallo Freunde pour se remettre à l’allemand.

Doctor Who saison 11
Tu le sens venir l’énorme chagrin avec grosses larmes de tristesse quand le Docteur 12 va mourir ? Moi oui ! Je ne suis pas une spécialiste de la série, mais je suis tombée amoureuse de Bill Potts, qui m’a fait oublier en un épisode Clara (j’ai honte). Cette saison est tellement virtuose, avec aucun épisode en trop, qu’elle pourrait bien être ma préférée du peu que je connais de Doctor Who. Je prends des précautions, les Whovians veillent.
Le plus : Avoir réussi à faire oublier Clara…

Et ça fait six et j’ai dit sept…
Je pourrai mettre en sept…American Horror Story saison 1 maté sur Netflix, Brooklyn 911 qui continue de me faire rire, voire Une famille formidable pour le quota français.

 

 

Cet été…

Après m’être dépensée en juillet, j’ai occupé mon mois d’août avec des loisirs d’intérieur.

J’ai lu La servante écarlate.
Mon premier réflexe après avoir terminé ce bouquin a été de souhaiter l’offrir à tout mon entourage. Je me suis vue en une Emma Watson diffusant à mon échelle ce grand roman dystopique.
J’ai eu plus envie de lire le livre que de regarder la série. Et, pour le moment, je vais en rester là.
Que dire…
Alors, j’ai entendu les critiques : c’est lent, c’est un peu ennuyeux au début… Plus je vieillis et plus j’aime les choses lentes et ennuyeuses.  J’ai adoré le dernier Sarah Waters par exemple. Mais, l’intrigue est portée par ce rythme. La vie de l’héroïne est loin d’être palpitante, elle est répétitive, angoissante à cause de ce vide, qui convoque les souvenirs pas si lointains.  On comprend par petites touches progressives ce qu’est devenu notre monde (enfin les Etats-Unis) et quel est le rôle de cette femme. J’aurais aimé ne rien en savoir pour que la surprise soit totale et encore plus révoltante.
Bref, je recommande à tous et à toutes la lecture de La servante écarlate.

Chanel

J’ai regardé Scream Queens saison 2.
Attention série à prendre au 192ème degré. Scream Queens est un slasher totalement décalé, qui met en scène Chanel et les Chanels, les membres d’une sororité qui ne jurent que par la beauté et l’argent. La série a été créée par Ryan Murphy, qui poursuit son exploration du mauvais goût après Glee. Cette deuxième saison compte toujours Jamie Lee Curtis, Emma Roberts, Lea Michele (Rachel de Glee) et ma nouvelle chouchoute Billie Lourd, la fille de Carrie Fisher, auxquelles viennent s’ajouter en guest John Stamos (Oncle Jessie de La Fête à la maison) et le loup garou de Twillight (Taylor Lautner).
Bon, je recommande la série aux Xenniaux geeks qui ont aimé Scream, qui ont supporté Glee, et qui aiment Jamie Lee Curtis depuis Un poisson nommé Wanda. En vrai, je ne la recommande pas vraiment, parce que je crois que les gens m’en voudraient de leur avoir infligé ça. Mais, bon, c’est spécial, mais intéressant. Pour poursuivre l’exploration de l’oeuvre de Ryan Murphy, je m’essaie à America Horror Story.


L’hommage de Billie Lourd à sa petite maman.
J’ajoute que je suis Xenniale, parce que son discours me fait pleurer à chaque visionnage et que je craque complètement quand elle déclame la tirade enregistrée par Leia sur R2D2

J’ai regardé Ferris Bueller en VO.
Quand j’étais petite avec mon meilleur ami, nous avions trois films cultes : Une créature de rêve, La folle journée de Ferris Bueller, et Gremlins.
Je n’avais pas revu Ferris Bueller depuis mes 8 ans et ça a été une révélation. Dans les années 80, on savait faire des films légers, mais qui recèlent un petit fond intéressant.
Première chose, Ferris Bueller révèle un acteur qui n’a pas vraiment transformé l’essai par la suite, Matthew Broderick. Il est probable que son visage angélique ait mal supporté la vieillesse. Bon, il a quand même été l’Inspecteur Gadget au cinéma.

Deuxième élément intéressant, le film est drôle. La mobilisation de la ville pour sauver Ferris d’une maladie totalement imaginaire est hilarante. Elle apparaît par petites touches souvent au second plan.
Enfin, le film est plus profond qu’il ne semble au premier abord. Bon, je me fiche un peu du rapport du meilleur pote de Ferris avec son papa. En revanche, j’aime beaucoup que ce gamin me dise que parfois il faut savoir s’arrêter pour regarder un peu les choses, sous peine de passer à côté.
Je recommande aux non Xenniaux, qui, du coup, ont pu passer un côté d’un joli film. Je déconseille aux grincheux.

J’ai lu et vu d’autres choses. Je vous en parlerais peut-être par la suite.

Friends

Le mois d’août est venu et comme chaque année désormais, c’est le moment où ma relation avec Netflix se consolide.

Mercredi soir, j’ai regardé Ferris Bueller, et n’en déplaise aux grincheux, j’ai trouvé le film extrêmement regardable, drôle, et presque un peu profond. J’avais oublié qu’on y voyait un tout jeune Charlie Sheen, Jennifer Grey avec son véritable nez (vous saviez, vous, que sa carrière avait été brisée par la chirurgie esthétique ?), et Alan Ruck, que vous avez aperçu dans un tas de séries et de films, sans vous souvenir qu’il était un adolescent tourmenté dans ce chouette film des années 80, et sans connaître son nom surtout.
Si vous avez une chaude soirée d’été à combler, je vous recommande La folle journée de Ferris Bueller, qui était le film culte de mes 8 ans grâce à mon meilleur ami.

Mais, ce n’est absolument pas de Ferris Bueller dont je voulais vous parler. Avant de partir en vacances, j’avais commencé à regarder sans réelle conviction Friends from college. Et, à ma grande surprise, j’avais plutôt adhéré à une série qui ne semble pas recueillir un méga accueil critique et public. Je l’ai terminée hier avec regret et j’espère vivement qu’il y aura une saison 2. Bon, désormais avec Netflix, il faut rester prudent…

Bon, pourtant, la série part avec un gros handicap : les personnages sont assez antipathiques, et mon premier mouvement a été de me dire que je m’en fichais, comme de l’an quarante, de leurs petits soucis de privilégiés. Elle compte aussi d’énormes moments de malaise,  ce qui m’insupporte en général.
Mais bon, le format, la présence de deux acteurs que j’aime plutôt bien – Cobbie Smulders (Robin dans How I met your mother, que j’ai peu vue depuis l’arrêt de la série) et Fred Savage des Années coup de coeur – ont fini par me pousser à m’attacher un peu à Friends from college.

La série, comme son nom l’indique, narre les aventures de personnes qui se sont rencontrées à la fac et qui ont plutôt bien réussi dans la vie. Enfin, tout est relatif.
Ethan est devenu auteur à moyen succès, sa femme Lisa, avocate. Leur pote Max est éditeur et représente les intérêts d’Ethan. Nick, l’ex de Lisa, est rentier. Sam a épousé un homme riche et Marianne se paie un bel appartement en jouant dans des pièces sans queue, ni tête.

Pour les intrigues, Ethan couche avec Sam, son ex, plus ou moins depuis qu’ils ont quitté la fac, ce qu’évidemment Lisa ignore. Sa carrière d’écrivain va mal, et il se lance, avec son ami Max, dans l’écriture d’un roman pour ado, qui aura pour héros des loups garou. Max est gay et vit avec Felix, un type très bien, qui ne supporte pas ses anciens amis, et en visionnant les premiers épisodes, on le comprend et on le plaint.  Marianne est décalée.

J’ai compris en regardant le dernier épisode, hier, pourquoi j’avais apprécié cette série. J’y ai vu une très lointaine suite de Friends. Des Friends qui auraient un peu mal tourné… La suite tant attendue, qui a bien fait de ne jamais voir le jour, parce que Monica et Chandler seraient malheureux en couple, que Ross serait en dépression après sa rupture avec Rachel, et où Phoebe resterait elle-même. Marianne est d’ailleurs une assez parfaite synthèse de Joey et Phoebe.

Si vous avez passé l’année à ne rien regarder, je recommande en priorité la splendide saison 2 de Master of none, sur laquelle je n’arrive pas à mettre des mots tellement elle m’a scotchée, et puis la première surtout si vous n’avez jamais visionné la série. Mais, si vous avez envie de ne rien attendre d’une série, tentez peut-être Friends from college. Sur un malentendu…

 

 

Moins 10%

Je viens de me rappeler apparemment que j’avais un blog sur la télé, depuis treize ans, que je néglige depuis cinq ans.

Il faut dire que l’heure est grave : 10% m’a amèrement déçue.

Avant le démarrage de cette deuxième saison, je m’étais dit qu’il y aurait bien un connard pour venir dire qu’elle était moins bien que la première, par principe et par esprit de contradiction. Je ne m’attendais pas vraiment à être cette connasse.

Je ne partage pas du tout, mais alors pas du tout, le concert de louanges des critiques avertis sur cette deuxième saison. Je crois que ça s’appelle le phénomène Fais pas ci, fais pas ça. Il n’existe pas, je l’invente. En gros, quand une série française est bonne et fonctionne, il devient impossible de la dénigrer, même devant l’évidence de son déclin.

[ATTENTION, SI VOUS N’AVEZ PAS ENCORE REGARDE TOUS LES EPISODES DE LA SAISON 2, CE BILLET COMPTE DES SPOILERS]

 

Le premier épisode de la saison 2 ne m’avait pas renversée, loin de là. Le deuxième m’avait un peu calmée, plus drôle, plus enlevé, avec des dialogues qui font mouche. Mais, hier, 10% m’a perdu avec trois fois rien : Andréa Martel, la lesbienne la mieux des séries depuis Bette de The L Word, couche avec son patron et ex camarade du collège. Bon, je suis fermée sur le sujet et je sens bien que mon point de vue ne fera pas l’unanimité, mais pour moi, bêtement, une lesbienne, ça ne couche pas avec un mec. Du moins, les lesbiennes font bien ce qu’elles veulent dans la vraie vie, mais j’aimerais qu’elles évitent dans les séries, quand elles sont jolies, assumées et que leur présence à l’écran fait du bien à ma cause. J’ai mis assez longtemps pour faire comprendre à mes parents que non je ne reviendrai pas sur le droit chemin, je n’aime pas trop qu’une série vienne remettre en cause tous mes efforts. Je ne parle même pas des conséquences sur les gens un peu bas de plafond qui pensent que les filles qui aiment les filles sont en gros mal baisées.

Je ne suis pas demeurée, je comprends bien le propos défendu par les scénaristes. En couchant avec son envahissant patron, Andréa « Marteau » Martel entend reprendre le contrôle sur lui et le dominer.
Ca ne me plaît pas plus. Je trouve ça même carrément naze, si vous voulez le fond de ma pensée.

Je vous rassure, ce n’est pas le seul problème que m’ont posé les épisodes d’hier.

La première saison mettait en scène avec légèreté les aventures des guests. La deuxième les met au second plan certes, mais les utilise grossièrement. Virginie Efira et Ramzy remettent en cause l’équilibre économique de l’agence avec leur brouille. Julien Doré drague la copine de Gabriel, ce qui le rend bien malheureux. Isabelle Adjani est là pour faire plaisir aux créateurs de la série surtout et achève de couler Matthias.
Les stars ne sont plus la petite touche qui apporte un plus à la série, mais le gros moins qui la plombe.

Andréa 2

Bon heureusement, les acteurs restent formidables. Camille Cottin est à tomber. La déchéance de Matthias est touchante et la prestation de Noémie est renversante. Hervé est fabuleux.
Mais, je trouve que la mayonnaise ne prend pas entre leurs problématiques et la présence des stars.

Andréa

Les deux épisodes d’hier soir sonnaient le glas de la belle entente entre les agents d’ASK et j’avoue que je suis à deux doigts de me désintéresser totalement de leur avenir.

 

Sans commentaire (ou presque)

J’avais simplement envie de partager ces deux scènes apparues dans une série, que je découvre (« Sense 8 »), et une autre à laquelle je me remets régulièrement (« Orange is the new black »).

Elles peuvent servir dans une discussion ayant pour thème « les séries, c’est quand même surfait », tant elles sont fabuleuses (à mes yeux du moins).

Rien à ajouter…

En effet, je suis encore sous le choc de la présence d’un candidat du « Meilleur pâtissier » dans les « Anges ». Je reviendrai quand j’aurai digéré.

Je pense quand même un peu à Dominique  de la Star ac’ 6 en entendant cette chanson.

« Orange is the new black » est une série pleine de défauts, mais le final de la saison 3 est une petite merveille.