American Horror Stories saison 1, le classement des meilleurs épisodes

Je reviens vous chercher pour classer les sept épisodes d’American Horror Stories saison 1 (Disney +) du pire au meilleur.

Commençons par quelques considérations d’ordre général…

Pourquoi c’est bien d’après moi !
Le bonheur de retrouver un univers qu’on adore…

Un petit côté qui rappelle les Alfred Hitchcock présente ou Bizarre, bizarre, pour les plus anciens.

Chaque épisode a son propre générique et on ne va pas se mentir, les génériques comptent à 30% dans le plaisir de regarder une nouvelle saison de American Horror Story et à 80% dans le frisson préparatoire.

On retrouve tous les ingrédient qu’on aime dans la série originale : du mystère, du frisson, du sang, du gore et beaucoup, beaucoup de what the fuck !

Le casting est dans la plupart des épisodes plutôt pas mal. Mention spéciale à la sublime – et je pèse mes mots –Kaïa Gerber, digne fille de sa maman, Cindy Crawford.

Pourquoi c’est bien mais pas top…
On ne va pas se mentir, certaines histoires ont vraiment du mal à donner le meilleur d’elles-mêmes en seulement 40/45 minutes. J’y reviendrai plus en détails dans le classement.

Si le casting est vraiment pas mal, j’aurais aimé retrouver les têtes d’affiche de la série « principale ». Et moi, il me manque un « rise » de Sarah Paulson, même en clin d’oeil… même court.

On nous ressort la maison hantée jusqu’à l’épuiser et même la tuer (????), la pauvre.

On en vient à l’essentiel, mon classement !

Attention, il y a quelques spoilers sur la série !

7- La Liste des Vilains (The Naughty List) (épisode 4)

Typiquement l’épisode inabouti, dont l’intrigue aurait mérité de courir au moins sur trois fois 45 minutes. Sans compter que je trouve le propos limite indigent. C’est dommage parce que le père Noël qui est vraiment une ordure avec un peu de second degré, ça aurait pu fonctionner. Je sauve juste la petite morale finale.

6- Game Over (Game over) (épisode 7)

Là vraiment à regret. Le retour de la maison hantée, pour la deuxième fois de la saison. Et comme son nom l’indique, on veut vraiment en finir avec ce lieu. Mais la mise en abyme – la série est adaptée en jeu vidéo – fonctionne bien pendant l’introduction et me perd à la fin. Je ne sais plus différencier ce qui est « réel » du reste. La maison a-t-elle vraiment brûlé ?
C’est vraiment dommage parce que le côté méta est très sympa. On aurait aimé aussi voir encore plus de personnages de la saison principale.
Si la série est adaptée en jeu vidéo,je me précipiterais dessus, même si je doute qu’elle ait un portage sur Switch.

5– Ba’al (Ba’al) (épisode 5)

On commence déjà à attaquer les bons épisodes. L’intrigue semble prévisible et est plus complexe que prévu avec une série de twists finaux de très bon acabit. Et puis bon, même si elle joue comme une patate, j’adore Billie Lourd (la fille de la regrettée Carrie Fisher).

4 et 3- La femme en latex, partie une (Rubber (Wo)Man) La femme en latex, partie deux (Rubber (Wo)Man – Part Two) (épisodes 1 et 2)

Une famille emménage dans LA maison hantée, on sait que les choses vont forcément mal tourner. Ca massacre à tout va. Il y a Paris Jackson et Kaïa Gerber (d’autres filles de). Ce n’est pas forcément formidable, mais on retrouve l’esprit de la saison 1. Je regrette cependant l’absence des piliers de la fiction d’origine au casting.

2 – Sauvageons (Feral) (épisode 6)


Certainement le plus glauque. L’intrigue enlevée ne pâtit pas du tout du côté on-doit-tout-raconter-en-45-minutes. On a le temps de s’attacher suffisamment à la famille du petit garçon enlevé alors qu’il campait – un classique – pour trouver le final atroce. Il y a du Roanoke en bien dans cet épisode.

1 – Le Drive-in (Drive In)

Excellent épisode ! Intrigue au top, final génial. A voir ! Je pense que j’ai raté 80% des références cinéphiles.

Notre belle famille (les Goldberg(s) sur Amazon Prime)

Depuis que je suis devenue quadra, et le confinement n’a rien arrangé, je nourris une petite obsession pour les années 80. Il faut dire que j’avais 8 ans en 1985 et que je garde un souvenir plutôt heureux de mon enfance. J’étais tombée par hasard sur une chaîne de la TNT sur la série The Goldbergs. J’avais regardé quelques épisodes en passant, mais comme pour Superstore, la VF m’avait bien vite découragée. En quête d’un truc léger à regarder avant de dormir et ayant terminé Brooklyn Nine-Nine, je me suis rabattue sur Les Goldberg(s). Il n’y a bien sûr rien de comparable entre les deux séries.

The Goldbergs est une vraie série feel-good, qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais change agréablement les idées et vous replonge avec bonheur dans les eighties.

Le pitch
La série met en scène le petit Adam, qui devenu adulte, raconte en voix-off son enfance dans une famille plutôt particulière. Le dispositif est assez comparable à Tout le monde déteste Chris sur la forme (autre série qui méritait mieux que sa programmation française). Adam F Goldberg est aujourd’hui devenu producteur de séries que je n’ai jamais vues.
Adam grandit donc dans une famille juive avec une mère particulièrement envahissante et aimante, un papa toujours grognon qui traite ses enfants de « moron » (crétin / abruti) mais qui les aime dans le fond, un frère un peu trop enthousiaste (un vrai moron pour le coup) et une soeur populaire, excellente musicienne.
Adam est un ado lambda, qui nourrit une passion dévorante pour la culture populaire et se rêve en réalisateur. Il filme le quotidien de sa famille avec son caméscope.

La réalité rejoint d’ailleurs la fiction à la fin de chaque épisode, puisque le vrai Adam F Goldberg montre des images de sa famille filmée dans les années 80 en lien avec l’intrigue qui vient de se dérouler dans l’épisode, ce qui ajoute au charme de la série.

Un âge d’or
Chaque épisode revient sur un phénomène des années 80 : les New Kids on the block (la passion cachée de la grande soeur qui devient celle de ses frères qui veulent la faire descendre de son piédestal), les nombreuses séries cultes de l’époque (Alf, Hooker…), les Goonies, Short Circuit , Ferry Bueller, les jouets, le film Transformers…

La série mélange allégrement les époque – la chute du mur de Berlin est ainsi mentionnée avant bien d’autres événements qui ont eu lieu dans les années 80 – mais elle l’assume. Adam évoque toujours les années 80 et quelques sans jamais donner de date précise à l’intrigue qui se déroule à l’écran.
Et finalement, c’est le propre des souvenirs.
Si je me replonge dans les miens, j’ai l’impression d’avoir passé mon enfance à jouer avec mon meilleur ami dans sa chambre aux Mask ou aux Maîtres de l’Univers ou à regarder Freddy dans son salon, mais il est probable que cet âge d’or n’ait duré qu’une année scolaire, ou deux au mieux.

Et c’est d’ailleurs ce qui me touche dans la série… Je me retrouve d’une certaine manière dans ce gamin, même si mon bonheur a été de plus courte durée, je suis entrée au collège et il a bien fallu cesser de jouer (enfin j’avais mon Atari 520 ST pour compenser).

Une série familiale
Les aventures de la famille d’Adam sont toujours très touchantes et pleine de bons sentiments. (Elles sont souvent drôles aussi, il faut quand même que je le signale.) Il adore son frère Barry malgré ses excentricités et supporte sa mère qui lui pourrit pourtant la vie. Son grand-père est son meilleur ami. En ce sens, la série ressemble beaucoup aux sitcoms des années 80, où tout se terminait toujours au mieux dans le meilleur des mondes à la fin de chaque épisode. Avec une petite morale au passage !

La série est garantie sans violence, sans sexe et sans sujets de société et Amazon me bipe même les gros mots. On est vraiment sur quelque chose de léger, léger.

Beverly relègue Loïs (la maman de Malcolm) au rang de génitrice quasi normale. Son personnage de mère bien trop présente est vraiment très bien porté par Wendi McLendon-Covey que je ne connaissais pas auparavant (enfin apparemment je l’ai quand même vue dans l’excellentissime Mes meilleures amies), toute en choucroute laquée des années 80. Elle est clairement l’énorme plus et l’un des ressorts comiques majeurs des Goldberg.

Je recommande les Goldberg…
Aux nostalgiques comme moi des années 80…
Aux personnes que cette fin d’année chagrinent, parce qu’ils ont peu d’espoir que 2021 soit meilleure que 2020…
A ceux qui recherchent une série sympa et pas trop prise de tête…
Aux fans des sitcoms familiales des années 80 et 90….
A mon meilleur ami qui devrait se reconnaître en Adam…
A ceux qui aiment les séries qui durent vingt minutes…

Dix points pour dire tout le mal que je pense de la saison 4 de Dix pour cent

C’est peut-être un détail pour vous, et pour 99,9% des lecteurs de ce blog, mais vendredi les candidats de l’émission de NT1 (TFX, ça va….) ont trouvé les 10 couples parfaits in extremis. Je dois être la seule personne au monde à m’être demandé si, sur un malentendu, ils n’avaient pas opté pour les bonnes combinaisons dès la 1ere cérémonie ( 2e ou le 3e). Et si finalement, ces matchs parfaits existent vraiment.
De toute façon, je regarde aussi l’émission pour voir Elsa Fayer, qui mériterait tellement plus de présence à l’écran que le Loto et deux télé-réalités par an sur TFX !

Mais tel n’est pas le sujet du jour ! Jeudi, j’ai eu un énorme coup de barre et je me suis dit, quitte à avoir la flemme, autant terminer Dix pour cent. Heureusement que j’ai vraiment profité d’un moment très creux de mon existence pour ça.

Le dernier épisode ne m’a absolument pas réconciliée avec la série.

1- Mais pourquoi est-elle aussi méchante ?
Elise Formain a donc coulé ASK en deux temps, trois mouvements. L’agence n’allait déjà pas très, très bien depuis le départ de Mathias, mais un simple enregistrement a suffi à provoquer une hémorragie de talents assez notable pour que la boîte coule. J’y reviendrai largement. En revanche, on ignore tout des motivations de cette personne. Il aurait peut-être fallu contextualiser cette haine avec un flashback, même comique. Parce que là, une vengeance de cette ampleur a dû être causée par une humiliation de taille. On lui a refusé d’intégrer ASK ? Et surtout, pourquoi en veut-elle autant à Andréa ? Ben on ne saura jamais. A moins que la série ait un préquel…

Tu es vraiment un ancien si tu te souviens de cette pub et si tu as bu de l’Orangina rouge !

2- Pourquoi fallait-il tuer Jean Gabin ?
C’est la seule chose qui m’a arraché des larmes dans cet épisode : la mort de Jean Gabin ? Pourquoi avoir tué le chien d’Arlette, c’est un grand mystère pour moi ? Enfin si j’ai une petite idée et elle n’est pas très glorieuse. Si Jean Gabin a été tué pour amener le gag avec Jean Réno, c’est vraiment moche.

3- Pourquoi cette faillite d’ASK en deux temps, trois mouvements ?
A l’image, on passe donc d’un moment où ils sont suffisamment chez ASK pour créer une illusion de fourmilière en activité, puis le lendemain hop la boîte a coulé, on va fermer, il n’y a plus personne. On liquide ASK sans se soucier de toutes les petites mains qui vont se retrouver au chômage et même des talents plus mineurs qui ne vont plus avoir d’agent. Chez ASK, on se bat, jusqu’à un certain point. On vous rassure, Camille va les récupérer grâce à l’agence qu’elle va créer avec son père.

4- Pourquoi Hicham prend-il ça aussi bien ?
On passe d’un moment où Hicham explique qu’en gros il n’a plus de liquidités parce qu’il a racheté les parts de Mathias, à celui où il décide d’arrêter les frais. Le mec est zen et boit le champagne avec ces gens qui lui ont coûté une fortune, le sourire à la bouche. Alors, j’y ai vraiment réfléchi. Mettons qu’il soit un investisseur ultra fortuné, qui a des quantités de billes ailleurs, et qu’il relativise, mais à ce point…

5- Pourquoi Gabriel s’en sort-il aussi bien ?
Tout le monde perd son job, mais Gabriel, le mec le plus inutile d’ASK qui a grandement contribué dans la saison 3 à sa fragilité économique, retrouve un job en or dans une super agence d’artistes, parce que… Ben, pourquoi au fait ? On en revient à Elise, dont on ne saisit toujours pas les motivations.
Couler ASK pour récupérer Gabriel, sacré plan de buse !

6- Pourquoi Andréa s’en sort-elle aussi mal ?
A la fin de la saison 2, Andréa aurait dû devenir agent aux Etats-Unis. Au lieu de ça, elle est tombée enceinte et ensuite tout est allé de Charybde en Scylla pour l’héroïne de la série. Elle adorait le cinéma, bossait comme une dingue par passion pure, passait ses nuits à lire des scénarios et à la fin de la saison 4, son plan de carrière est de rencontrer sa fille et de reconquérir Colette (COLETTTE !!!!!!). Encore une série qui n’aime pas ses personnages et ne les comprend pas. Je ne tiens pas compte de la mise en abyme finale que je trouve juste simplette.

7- Pourquoi la série se termine-t-elle aussi mal ?
On a bien compris l’idée : il fallait en terminer avec ASK. Détruire l’agence pour ne pas se donner la possibilité de faire une suite. J’aurais trouvé mille fois plus intelligent que l’agence s’en sorte et continue son activité, quitte à être rachetée et à mettre dehors son équipe, sauf quelques traîtres.
Au final Dix pour cent est juste la chronique d’une entreprise qui fait faillite. Dans la saison 1, son créateur meurt bêtement la fragilisant, un contrôle fiscal n’arrange rien ; dans la 2, un investisseur rentre dans la société pour la reconsolider ; dans la 3, un associé majeur se barre ; dans la 4, elle coule. Tous les liens créés entre les agents et leurs talents n’auront servi à rien. Tout ce qu’on a vu était vain.

8- Pourquoi Colette ?
Il me manquait un point, je l’avoue, mais la question se pose !

9- Pourquoi la série a la carte ?
C’est un grand mystère pour moi. Tout le monde a encensé ce final bancal, souvent ennuyeux et globalement bien moins drôle que les saisons précédentes. La série a perdu progressivement son charme en se refusant, je me répète, à égratigner les artistes.
Et ce plantage m’en rappelle un autre. Fais pas ci, fais pas ça était une excellente série méconnue, mal programmée en fin d’après-midi, le samedi. Et puis, la série a été propulsée en prime, ce qui a scellé son déclin progressif pour très mal se terminer. Comme Dix pour cent, elle a perdu sa showrunneuse en cours de route, ce qui n’a pas été sans conséquence.

10- Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?
J’ai compris !
Depuis le départ Colette et Elise, couple diabolique, fomentaient un plan pour se venger d’Andréa, qui les a humiliées toutes les deux quand elle était une véritable tombeuse. Elles se sont adjoint les services d’Hicham, dont le rôle a dépassé leurs espérances, puisqu’il a mis Andréa enceinte. Il ne leur restait ensuite qu’à saper progressivement la confiance en elle de leur victime pour arriver à leurs fins en utilisant le servile Gabriel et le diabolique Matthias. Je crois que c’est la meilleure explication à cette fin et à l’ensemble de la série. Inutile de me remercier !

Vampire diaries (épisode 2)

Je continue mon visionnage de Buffy contre les vampires et comme convenu, la dernière fois, je reviens vers vous quand j’ai quelque chose à en dire.

1- Que c’est bien…
Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais vraiment Buffy contre les vampires est une excellente série. Chaque épisode me tient en haleine. J’apprécie même les plus secondaires. Je vous recommande chaudement la série en VO en ces temps de confinement.

2- C’est tellement bien que je convertis mon entourage proche
Ca y est, ma bulle sociale qui regardait la série d’un oeil en ma compagnie souhaite désormais la visionner avec moi en totalité. Ca ne m’arrange pas des masses, car ma bulle sociale ne télétravaille pas, elle.

3- Encore des guests, toujours des guests
J’ai bien reconnu le beau Jason Behr de Roswell, mais de manière beaucoup plus étonnante Stanford Blatch (Willie Garson), le meilleur ami de Carrie dans Sex and the city, dans le petit rôle du chef de la sécurité de l’hôpital où Buffy est hospitalisée pour « une mauvaise grippe ».

4- Une mythologie qui se construit
Le final de la deuxième saison m’a scotchée : découvrir l’origine d’Angel, les premiers pas de Buffy en tant que tueuse, leur lien… Et puis, il y a aussi les personnages secondaires en arrière-plan. Ceux qui prendront un jour de l’importance dans la série : Jonathan ou Harmony. Et presque Spike !

5- Des révélations qui inquiètent
J’ai réalisé que je pourrais être à 43 ans, la mère de Buffy. Je suis Joyce !!!!!
Depuis j’essaie d’oublier… D’autant que je reste farouchement du côté de la Tueuse quand elle quitte Sunnydale après « la mort » d’Angel et sa dispute avec sa mère. Mon regard change parfois avec l’âge sur les personnages de série, que je trouve immatures ou égoïstes, mais pas avec Buffy. Je persiste à penser qu’être Tueuse, ce n’est pas une sinécure et que ses proches devraient être un peu plus indulgents avec elle.

6- Des certitudes qui vacillent
J’ai pleuré quand Buffy tue Angel pour éviter que la dimension démoniaque s’empare de la terre. Préparez-vous au pire : si je devais sacrifier un être cher pour sauver la terre, vous seriez vite amenés à prendre le thé avec des démons ! La première fois, j’étais restée de marbre face à cette scène. Je me prépare pour bien d’autres gros chagrins. J’avais également une perception beaucoup plus sombre de Spike par le passé. Le vampire peroxydé est un tendre. Il aime sa Dru. Là-aussi, on se prépare bien à son idylle bancale avec Buffy. Et Bébé Yoda est une crevure qui mange les oeufs des gens, mais ça n’a rien à voir.

La saison 2 vient de se terminer. Je me prépare à l’arrivée de Faith, à la fin du lycée…. Tout va si vite !

(Girls and) Boys

J’avais été très moyennement convaincue par la première saison de The Boys sur Amazon Prime. Je trouvais la série inutilement violente et surtout je n’aimais pas du tout le traitement réservé aux femmes de la série (objets ou victimes). Je l’avais donc qualifiée un peu vite de série pour garçons. Sans mauvais jeu de mots. Et désolée si ça doit heurter certaines oreilles. J’en profite pour rappeler que j’étais la seule fille de ma ville membre du Club Musclor. Je regrette d’avoir perdu ma carte de membre si elle a jamais existé.

J’avais commencé la série pendant le confinement, puis fait une très longue pause pour terminer la première saison juste avant le démarrage de la deuxième. Elle s’était suffisamment bien achevée à mes yeux pour que j’aie envie d’enchaîner immédiatement sur la suite.

Je résume la série et je vous dis après pourquoi la deuxième est formidable.

The Boys montre certainement ce que seraient les super héros s’ils existaient dans la vraie vie : des crevures qui abusent de leur pouvoir pour obtenir ce qu’ils veulent. En général, le sexe et le pouvoir ! Vought, la société qui les a créés (on l’apprendra au cours de la saison 1) gère leur popularité et veille à ce que leurs exactions ne soient pas rendues publiques. Elle profite de leur notoriété pour s’enrichir sur leurs dos grâce à un merchandising très agressif.
Les supers héros sont de sacrées ordures…
Translucide, qui, comme son nom l’indique, est invisible, profite de son absence d’incarnation physique pour mater les filles aux toilettes et dans d’autres moments intimes. Il le paiera en terminant vraiment mal. Deep, Aquaman qui a pris les traits de Nate de Gossip Girl, abuse sexuellement de Stella, la nouvelle venue parmi les 7, la Justice League ou les Avengers de Vought. Tout commence d’ailleurs vraiment quand A-Train, le Flash de The Boys, réduit en miettes (littéralement) la copine du gentil Hughie, alors qu’il court en ville un peu dopé. Celui-ci se retrouve bien malgré lui embrigadé dans les plans vengeurs du terrible Butcher. Le fameux Butcher déteste les super-héros car le Homelander, le Captain America dévoyé, a violé sa femme, qui se serait suicidée ensuite. Du coup, il veut la peau d’un mec invincible. Ce qu’il ignore, c’est que sa femme est encore en vie et qu’elle élève l’enfant du super héros. Un genre d’enfant stellaire 2.0 en somme.
Comme je l’indiquais plus haut, tous ces supers héros ont été créés de toutes pièces grâce au Composé V, un produit créé par un genre de Mengele réfugié aux Etats-Unis. Le point Godwin est vite atteint dans The Boys. Et les fameux garçons du titre, une bande de bras cassés réunis par le Butcher (rien à voir avec la Butcher de Roanoke) va chercher à les percer à jour pour que le grand public découvre le vrai visage des supers héros.
C’est ainsi que tout commence et que le téléspectateur plonge dans le monde crapoteux des supers héros de 2020. Je ne peux évidemment pas raconter tous les détails scabreux. Mais il y a beaucoup de têtes explosées, de gens coupés en deux. Ames sensibles s’abstenir !

J’en viens à la saison 2 !

Je reprochais à la première saison de ne pas donner leur place aux femmes. La deuxième leur ouvre largement ses portes grâce à l’arrivée de Stormfront, une nouvelle super héroïne qui a un problème avec les gens de couleur. Et pour cause, on apprendra plus tard qu’elle a cent ans et qu’elle est une ex nazie. Star Light, la blondinette un peu naïve de la première saison, devient vraiment badass pour soutenir son petit ami Hughie et lutter contre le redoutable Homelander. On apprend que la Queen Maeve a un petit côté Xena. On aurait dû s’en douter en voyant son costume. Et surtout, une redoutable sénatrice a décidé d’entrer en résistance contre les supers…

D’abord un peu grand-guignol comme la première (l’explosion de baleine restera malgré tout un grand moment dans l’histoire des séries et on ne compte plus les explosions de têtes, la marque de fabrique de la série), la deuxième saison prend de l’ampleur à chaque chaque épisode pour se terminer en feu d’artifice. Le moment où les trois véritables héroïnes de la série s’en prennent à la vraie vilaine du show sous le regard médusé des garçons est absolument jouissif. Presque aussi bien que le rise de Sarah Paulson dans n’importe quelle saison d’American Horror Story.

Je ne vous dis rien sur le cliffhanger qui est tellement parfait que j’en suis restée sans voix !

Pour résumer…
La série est très bien produite et les effets spéciaux sont très réussis.
Les acteurs sont excellents. Mention spéciale au Homelander ! Anthony Starr, son interprète, est parfait. Son regard froid et sa mâchoire serrée en disent tellement long sur les combats intérieurs du personnage.
L’intrigue monte en puissance à chaque épisode et quand les pièces du puzzle s’assemblent, c’est le feu d’artifice.

Bon, après deux saisons, j’ai quand même envie de regarder un bon vieux Marvel avec des supers héros bienveillants.

Psychose (ma critique de Ratched de Ryan Murphy)

Parce que j’aime Ryan Murphy, parce que j’adore Sarah Paulson, (et que je suis abonnée à Netflix), je me suis précipitée sur Ratched.

Bilan… et bien la saison qui va de l’épisode 1 à l’épisode 6 est super, il faut oublier les deux derniers épisodes.

Ratched conte donc le destin de l’infirmière Mildred Ratched, personnage clé de Vol au dessus d’un nid de coucou.
Pour résumer brièvement la série, Mildred infiltre l’hôpital psychiatrique où son « frère » est détenu après avoir tué plusieurs prêtres. Il y est hébergé en attente d’un verdict sur sa santé mentale. Cet asile est dirigé par le docteur Richard Hanover, un médecin novateur qui pense être en capacité de guérir nombre de maladies mentales grâce à de nouvelles techniques, dont la lobotomie.
Je ne vous en dirai pas plus sur la relation entre Mildred et Edmund, le vilain tueur. Je vous laisse la découvrir dans le plus horrible des spectacles de marionnettes de l’histoire des puppets show.

Le début de la série a de faux-airs d’Asylum, la deuxième saison d’American Horror Story, avec des scènes à la limite du soutenable de lobotomie, d’amputations, et de tortures diverses et variées à base d’eau bouillante. Et comme il parle fortement d’homosexualité féminine, on pense d’autant plus à la brillante anthologie de Ryan Murphy.

La série fait également de multiples références à peine cachées à la filmographie d’Alfred Hitchcock dans les décors (le motel, les routes escarpées), l’allure et les tenues de Sarah Paulson, la mise en scène… J’en ai certainement loupé un paquet. Les six premiers épisodes sont remarquablement beaux et bien filmés.

Le casting laisse rêveur. Pour la première fois à l’écran, mesdames et messieurs, deux des plus célèbres lesbiennes d’Hollywood : Cynthia Nixon et Sarah Paulson. Elles vont s’apprécier, se détester et s’aimer à la folie.

Dès le départ, un problème de taille se pose cependant : où va la série et de quoi parle-t-elle ? On s’en fiche un peu dans un premier temps, tant c’est, je me répète, beau, bien filmé, horrible et finalement réjouissant.
Le souci avec Ratched, c’est que Ryan Murphy ne signe pas une anthologie pour une fois. Ratched n’est pas le premier épisode d’une série sur les origines des méchants de la littérature, ce qui, avouons-le, aurait été génial ! Non, Ratched va se penser en plusieurs saisons.


Et le malentendu (« du cul, vieille morue ») se pose dès l’épisode 6, où tous les personnages inutiles à la suite meurent violemment : le docteur Hanover, Sharon Stone et son fils mutilé. En revanche, le frère serial-killer survit, alors que je pensais qu’il allait mourir sur la chaise électrique, et décide arbitrairement de se venger de « sa soeur » pour les trois prochaines saisons.
Ratched avait un début de happy-end avec Gwendolyn au Mexique et bien non elle va en chier, ahahahahaha ! C’est gentil de mettre Mildred en couple et de la réconcilier avec l’infirmière Bucket, mais à quoi bon puisqu’elle est là pour souffrir ?
On sent bien que le scénariste ne sait absolument pas comment finir sa première saison. Et maintenant, il va falloir replacer Mildred dans l’hôpital psychiatrique, probablement se débarrasser de Gwendolyn (guérie du cancer par le gui !!!!) et faire un sort à Edmund !

Bien sûr, tout ce que je viens d’écrire ne m’empêchera en rien d’attendre avec impatience la suite de Ratched. Sarah Paulson y est divine et une mauvaise série de Ryan Murphy vaut dix séries normales.

Weeds

Si vous ne savez pas bien quoi faire ce week-end ou si vous avez le moral à zéro (je ne parle pas uniquement de moi, quoique… mais moi je vais passer le week-end avec un artisan moustachu qui doit nettoyer une ville souillée par son double maléfique, donc ça va), je vous recommande chaudement la saison 2 de Family Business sur Neftlix. Et si vous n’avez pas vu la première, les deux saisons de Family Business sur Netflix du coup !

Je pitche et après je vous dis pourquoi c’est bien.

Si vous ne souhaitez pas être spoilé sur la saison 1, passez directement à pourquoi c’est bien !

La famille Hazan décide de se lancer dans la production intensive de cannabis après avoir reçu un tuyau lui disant que la consommation de drogue douce allait être légalisée en France. A la fin de la première saison, il s’avère que c’est entièrement faux et les Hazan sont contraints de se débarrasser de leur production tout en composant avec une redoutable mafieuse néerlandaise, baptisée Jaurès. On retrouve la petite famille dans la saison 2 en plein commerce florissant, mais néanmoins clandestin, d’herbe. Sauf que la qualité de la production a décliné et que Jaurès veut sévir. Le fils de la famille qui a entraîné tout le monde dans cette galère aimerait bien arrêter pour avoir enfin la chance de voir ses enfants… Et ce n’est que le début du commencement des ennuis…

Ah juste, si la bande-annonce et la mention à Corneille ne vous font pas rire, passez votre chemin !

Voilà pourquoi il faut regarder Family Business !

1- Parce que c’est drôle !
Je vais me répéter, mais il en faut beaucoup pour me dérider. Et là, j’ai ri et même aux éclats, ce qui m’arrive de plus en plus rarement devant une série. En revanche, qu’est ce que chiale… Que de bons moments à avoir les yeux humides devant Dispatches from elsewhere (à bien prononcer dispatchise fromeuh elsewhereu).

2- Parce que c’est bien écrit
Je ris peu et je suis rarement surprise par les séries. Bienvenue dans ma vie pleine de gaieté ! Là, les rebondissements ne sont pas téléphonés, la série n’hésite pas à mettre ses personnages dans d’improbables situations dont ils ne sortent pas forcément vainqueurs et le cliffhanger final est vraiment inattendu.

3- Parce que c’est vraiment drôle
La séquence où Jonathan Cohen tente de découper la tête d’un cheval, puis d’un poney, avant d’essayer d’acheter un lapin pas en forme, voire mort, dans une animalerie, est hilarante. Bon, elle tombe très mal pour les équidés. La mention à Corneille présente dans la bande-annonce m’a aussi beaucoup fait rire et continue de me faire rire.

4- Parce que c’est extrêmement bien joué
Tous les acteurs sont formidables. J’avais tellement de réserves sur Jonathan Cohen, qui est très juste en fils prodigue gaffeur. Gérard Darmon est tout aussi génial en patriarche déphasé accro au cannabis. La grand-mère campée par Arlette de Dix pour cent (Liliane Rovère) est excellente et je ne parle même pas de Julie Piaton, qui est une parfaite petite soeur lesbienne obligée de réparer les conneries de son grand frère foireux. Je suis en adoration devant l’inepte Clémentine, qui est certes moins pire que dans la saison 1 où elle atteignait des sommets, mais toujours au top. Et Enrico Macias campe un guest délicieux !

5- Parce que c’est typiquement la série dont on n’attend rien et qui vous récompense beaucoup (contrairement à 70% des autres séries)
J’ignore encore ce qui m’a poussé à regarder le premier épisode alors que les critiques étaient très injustement mauvaises et que je fuis en général les séries françaises, surtout sur les plateformes de streaming. Peut-être la bande-annonce… mais je ne le regrette pas. Je mets Family Business à la hauteur de Dix pour cent. J’en oublierai presque le calamiteux Plan coeur (brrrrrrrrrrrrr).

Pas de blanc sur les pages roses

Je tiens à remercier Claire qui a noté en commentaire que dans un accès de démence liée à la canicule de la semaine écoulée, j’avais supprimé brutalement le rose de ces pages pour en venir à une apparence pleine de blanc et de sobriété, qui sied mieux à mon humeur du moment.
Alors pour paraphraser Winnie l’ourson, « merci de l’avoir remarqué » !

Le avant et vous êtes sur le après

Depuis l’arrêt de 5 hommes à la maison, je me console en regardant des choses très diverses et vraiment variées…

Des films de cinéma
Ces trois derniers jours, j’ai atteint l’un des objectifs que je m’étais fixé pour l’été : regarder quelques films de François Truffaut sur Netflix. J’ai enchaîné Baisers volés, Domicile conjugal et L’amour en fuite.
Je ne suis pas cinéphile, je vais donc me contenter de dire que j’ai pris énormément de plaisir à les regarder pour des raisons qui m’appartiennent.

La première, c’est que j’adore découvrir la France des années 60. C’est le syndrome Maigret. Cette époque me fascine, je regarde les enseignes, les moyens de transport, les logements, la décoration, en partie les moeurs… C’est la France de mes parents et des mes grands-parents et elle m’intrigue.


La deuxième, je l’avoue, c’est que j’avais très envie de découvrir Dorothée actrice. Comme tous les enfants nés en 1977 ,et cinq à dix ans avant et après, j’aime Dorothée. C’est l’un des symboles de mon enfance heureuse. Je guette chacune de ses apparitions en plateau aujourd’hui et je regrette amèrement qu’elle n’ait jamais pu incarner L’Instit (je sais qu’elle avait été pressentie, j’ai même regardé la vidéo sur Youtube). J’ai été épatée par son jeu dans L’amour en fuite. Elle est formidable dans le rôle de Sabine, le nouvel amour d’Antoine Doinel.
J’ajoute que j’adore Marie-France Pisier, et pas uniquement pour son rôle dans Pourquoi pas moi, je me suis donc aussi régalée en la retrouvant dans le dernier film du cycle.

Il faut bien le reconnaître ces films sont assez épatants, souvent drôles, parfois émouvants… Il faut s’habituer à Antoine Doinel, mais on devient vite accro. Si j’osais, je dirais qu’il y a un petit côté série dans ses aventures et qu’on regrette qu’il n’y ait pas de suite.
L’avantage, c’est qu’ils sont sur Netflix et donc facilement accessibles à tous.

Du mystère
Je me suis aussi (re)mise à Fringe.
Après une longue hésitation, je voulais à la base me relancer dans Lost, j’ai finalement préféré Fringe. Pour une raison simple, je n’ai jamais vu la fin de la série. Elle m’a permis de découvrir l’une des immenses failles de Netflix à son démarrage, les séries ne sont pas éternellement diffusées sur la plateforme. J’avais donc été coupée dans mon élan en cours de saison 4 (alors 2 en fait…je suis allée bien moins loin que je pensais). J’ai failli acheter à plusieurs reprises l’intégrale en dvd sans jamais transformer l’essai.
Après mûre réflexion d’au moins deux minutes, j’ai décidé de reprendre à zéro la série et je ne regrette pas mon choix.
La première saison est vraiment excellente. Le personnage de l’héroïne est pour l’instant assez formidable. Forte, intelligente, drôle et charismatique, elle prend des décisions qui ont un sens. Au hasard, elle ne cache pas sa relation avec son ex collègue, elle partage les infos en sa possession… Je le souligne parce que souvent dans les séries, je ne comprends pas les choix des protagonistes. J’avais oublié à quel point sa relation avec Peter Bishop (Pacey de Dawson) était chouette. John Noble (Walter Bishop) est excellent en savant fou déphasé par un séjour prolongé en asile psychiatrique.
Les intrigues sont dans la veine de X Files : des crimes mystérieux commis par des humains aux étranges pouvoirs surnaturels. Mais la vérité ne viendra pas des étoiles, elle est ailleurs…

Je ne sais pas si j’irai au bout cette fois, car je ne suis pas sûre que la série tienne le rythme, une fois le mystère des phénomènes étranges qui frappent la terre éventé, mais je vais vraiment essayer.
Et du coup, je recommande Fringe sur Amazon Prime Vidéo.

De l’interactivité
J’ai également re-terminé, quoi pas tout à fait, Unbreakable Kimmy Schmidt en participant à l’épisode interactif.
J’ai beaucoup de tendresse pour cette série un peu inégale. Elle avait offert une happy-end méritée à Kimmy et j’appréhendais un peu ce nouvel épisode.

Pour mémoire, Kimmy est libérée dans le premier épisode de la série d’un bunker où un ignoble révérend la détenait en otage, depuis 15 ans, avec d’autres femmes, après lui avoir fait croire que l’apocalypse avait eu lieu. La naïve Kimmy débarque ensuite à New-York pour porter son regard décalé sur notre société toute viciée. En parallèle, elle continue son combat contre son kidnappeur, repris une nouvelle fois pour ce nouvel opus.

Cet épisode interactif est vraiment sympa et beaucoup plus abouti que Bandersnatch (celui de Black Mirror). On peut s’amuser à faire suivre le pire des chemins à Kimmy, simplement pour découvrir les conséquences atroces de nos choix et nous faire recadrer par des personnages de la série. J’ai aussi cru suivre la bonne piste et je me suis souvent trompée.
Globalement, c’est amusant à faire et la trame de l’épisode est vraiment bien.
Je voudrais le regarder à nouveau en essayant toutes les possibilités, mais ça risque d’être vraiment chronophage.

De la douceur pour se détendre
Pour me détendre le soir avant de dormir et me sortir de la tête que mon mal de gorge serait lié au covid et non au fait que les températures ont chuté de 20° en 24 heures, je me suis aussi remise à Nailed it, la meilleure émission de pâtisserie de la terre. La saison 4 est étonnamment drôle avec des pâtissiers de plus en plus calamiteux et le duo Nicole Byer / Jacques Torres mérite à lui-seul le visionnage. Le moment où l’animatrice est surprise de goûter un truc mangeable, voire bon, est assez irrésistible.
Je regrette vraiment que la version française ait été abandonnée. Artus avait su lui donner un ton et un humour bien particulier sans copier la version américaine.

Voilà qui a pas mal occupé ma semaine…. J’ai aussi regardé les rediffs de Doctor Who sur NRJ12 et écrasé une larme pour en moyenne un épisode sur deux. Décidément, j’aime vraiment Matt Smith dans le rôle.

Le retour (de flamme) de la Force

Parmi les joies du confinement, il faut bien le dire, il y a l’arrivée tant attendue de Disney + en France. J’en profite pour voir enfin tous les dessins-animés que j’ai loupés dans ma longue existence. J’ai commencé mon rattrapage par La Petite Sirène, que j’ai adoré, je ne m’y attendais pas du tout. Il se peut que je chante « les poissons, le poissons » en boucle depuis. Le prochain film sur ma liste est La Princesse et la Grenouille, suivi certainement de Basile, détective privé.

Mais, évidemment, ce qui me réjouit le plus pour le moment, c’est de déguster (« les poissons, les poissons »), désormais à un rythme hebdomadaire, les nouveaux épisodes de Mandalorian.

Un peu comme pour Rogue One, je n’attendais rien, ou du moins pas grand chose, de cette série inspirée de l’univers Star Wars. J’étais même carrément sceptique, me rendant à l’avis que Disney allait essorer la franchise jusqu’à la moelle pour se faire du pognon. Et, non, je suis emballée !

Nous avons consommé à vitesse grand V ses premiers épisodes disponibles au lancement et le sixième, en ligne depuis vendredi, nous a laissées sur notre faim. Il était extrêmement réussi, peut-être le meilleur jusque-là.

Je ne suis pas une spécialiste de l’univers Star Wars, loin de là. Je suis juste née en 1977 et ce film a marqué ma vie, comme celle de tout bon Xennial, qui se respecte (je généralise exprès). Je rêve d’enrichir ma collection de Pop! avec cette figurine et celle-ci. Ceci n’est absolument pas un message subliminal pour un 13 mai qui approche à la vitesse de la lumière pour une personne à qui j’en ai déjà subtilement parlé en attirant son attention à plusieurs reprises sur la beauté de ces figurines. Bref… j’adore Mandalorian et pas uniquement grâce à Bébé Yoda (dont la Pop! sera bientôt en ma possession).

The Child

Moins de Skywalker, plus de fun
Mandalorian s’inscrit subtilement dans l’univers Star Wars en se détachant des Skywalker, comme quoi c’est possible, et en faisant des références à l’existant mais sans qu’il pèse trop sur le propos. L’apparition du conducteur de vaisseau prison avec son look 70’s / première trilogie m’a enchantée, tout comme le passage sur la planète Tatooine. Bon, ok, j’aurais voulu voir les deux soleils évoqués, mais ça aurait été trop facile certainement. Nous sommes dans la galaxie après la chute de l’Empire. On sent bien que la Nouvelle République galère encore à s’imposer et que c’est toujours le far-west, un peu comme avant en somme et puis après aussi certainement.

Le Rebelle dans l’espace
La série a un petit côté fiction des années 70 et 80. Un héros banni erre dans l’univers avec son enfant adoptif et relève des missions pour subsister. La menace rôde partout autour de lui, mais il s’en sort à chaque épisode et trace sa route. Il pourrait monter sur sa moto ou errer le long d’une route poussiéreuse du coeur de l’Amérique. Là, il s’envole avec son vaisseau spatial. Impossible pour lui de se poser auprès d’une jolie éleveuse de crevettes bleues. C’est un peu Le Rebelle, Bruce Banner / L’incroyable Hulk ou l’Agence tous risques à lui tout seul. D’ailleurs, la musique du générique final a des accents de l’époque.

Dans l’espace, personne ne vous entend parler
Moi qui adore les séries bavardes, je suis une inconditionnelle de Gilmore Girls après tout, je me surprends à aimer ce héros taiseux et ces épisodes quasi silencieux. Tour de force inattendu, le héros masqué est d’ailleurs extrêmement expressif.

Une programmation payante
La stratégie de Disney + de distiller les épisodes au compte-goutte me semble déjà très payante. Bon, d’abord, parce que ça empêche de s’abonner à la chaîne uniquement pour binge-watcher la série durant la quinzaine de jours de gratuité, mais aussi parce que ça fait du bien de découvrir une série à l’ancienne avec une véritable attente et une frustration à la fin. En ces temps de confinement, un rendez-vous régulier avec un truc qui fait plaisir, ça n’a pas de prix. 

 

Avec quel personnage de série aimeriez-vous être confiné ?

Sur un concept complètement piqué ici, mais avec une liste totalement personnelle de noms, voici mon grand sondage : avec quel personnage de série aimeriez-vous vous confiner ?

(Je prépare le contre sondage : avec qui n’aimeriez-vous vraiment pas vous confiner ?)
gilmore-girls-une-nouvelle-annee-un-hiver-cosy-critique-une-958x388

Lorelai Gilmore (Gilmore Girls)
Avantage : Elle est drôle, elle adore la junk food, elle parle tout le temps.
Inconvénient : Elle parle tout le temps.

Janet

Janet (The Good Place)
Avantage : Elle exauce tous les voeux. Elle sait tout, mais vraiment tout. Elle est hyper sympa…
Inconvénient : Je sèche…

Friends

Monica Geller (Friends)
Avantage :
Elle est maniaque. Elle vous aidera à vous lancer dans un grand plan de nettoyage chez vous et s’occupera de désinfecter les courses.
Inconvénient : Elle est mauvaise joueuse, les jeux de société peuvent très mal tourner avec elle. Planquez les fourchettes !

River Song (Doctor Who)
Avantage : Elle est sympa, elle est débrouillarde, et elle voyage dans le temps.
Inconvénient : Elle ne tient pas en place.

Rachel Green (Friends)
Avantage : Elle est facile à vivre et sympathique.
Inconvénient : Elle est un peu superficielle.

fc83c-sex-and-the-city-1

Samantha Jones (Sex and the city)
Avantage : Elle a bon fond, elle est rigolote et elle a plein de trucs à raconter.
Inconvénient : C’est une obsédée sexuelle. A deux, ça peut vite devenir lourd.

Bette Porter (The L Word)
Avantage : Elle est lesbienne et canon. Elle danse et soude super bien. C’est une femme forte, qui gardera la tête froide en toutes circonstances.
Inconvénient : Elle ne respire pas la joie de vivre.

Emily Prentiss (Esprits Criminels)
Avantage : Elle saura quoi faire quelle que soit la situation. Elle est cultivée et bien éduquée.
Inconvénient : Elle n’est pas super fun.

Samantha Stephens (Ma sorcière bien aimée)
Avantage : C’est une sorcière ! Elle peut exaucer tous nos voeux.
Inconvénient : Jean-Pierre risque de lui coller au basques. On lui préférera du coup sa cousine, Serena.

Max (2 Broke Girls)
Avantage : Elle est drôle, elle est douée en pâtisserie et surtout c’est une vraie new-yorkaise, elle sait donc se sortir de toutes le situations.
Inconvénient : Elle est trop franche.

Ron Swanson (Parks & Recreation)
Avantage : Il est doué de ses mains et pourra enfin vous réaliser l’étagère à Pop! dont vous rêvez.
Inconvénient : Il est un peu taciturne.

Buffy Summers (Buffy contre les vampires)
Avantage : Elle est sexy. Elle saura vous protéger si les choses tournent mal.
Inconvénient : Elle est sans doute un peu rigide.

Angela Bower (Madame est servie) et sa mère Mona
Avantage : Pour l’ambiance à la maison et le confort du foyer !
Inconvénient : Ils sont déjà nombreux dans la famille, pas sûr que vous trouviez une place.

Thomas Magnum (Magnum)
Avantage : Il est sympathique et il possède une magnifique moustache. En plus, il y a pire que Hawaï pour se confiner.
Inconvénient : Il est très poilu, les poils sur le savon c’est un peu dégueu.

98e2f-monk2

Adrien Monk (Monk)
Avantage :
Il est maniaque, le virus ne franchira pas le seuil de votre porte.
Inconvénient : Il est maniaque à l’excès et ne supportera pas que vous mettiez les pieds sur la table basse.

Jess Day (The New Girl)
Avantage : Elle est distrayante. Elle aura des idées originales pour des travaux manuels.
Inconvénient : Elle doit être extrêmement saoulante à la longue et je préfère Schmidt.

Carol Hathaway (Urgences)
Avantage : Pour les hypocondriaques, elle sera d’une compagnie rassurante.
Inconvénient : Je la soupçonne d’être sinistre.