Friends

Le mois d’août est venu et comme chaque année désormais, c’est le moment où ma relation avec Netflix se consolide.

Mercredi soir, j’ai regardé Ferris Bueller, et n’en déplaise aux grincheux, j’ai trouvé le film extrêmement regardable, drôle, et presque un peu profond. J’avais oublié qu’on y voyait un tout jeune Charlie Sheen, Jennifer Grey avec son véritable nez (vous saviez, vous, que sa carrière avait été brisée par la chirurgie esthétique ?), et Alan Ruck, que vous avez aperçu dans un tas de séries et de films, sans vous souvenir qu’il était un adolescent tourmenté dans ce chouette film des années 80, et sans connaître son nom surtout.
Si vous avez une chaude soirée d’été à combler, je vous recommande La folle journée de Ferris Bueller, qui était le film culte de mes 8 ans grâce à mon meilleur ami.

Mais, ce n’est absolument pas de Ferris Bueller dont je voulais vous parler. Avant de partir en vacances, j’avais commencé à regarder sans réelle conviction Friends from college. Et, à ma grande surprise, j’avais plutôt adhéré à une série qui ne semble pas recueillir un méga accueil critique et public. Je l’ai terminée hier avec regret et j’espère vivement qu’il y aura une saison 2. Bon, désormais avec Netflix, il faut rester prudent…

Bon, pourtant, la série part avec un gros handicap : les personnages sont assez antipathiques, et mon premier mouvement a été de me dire que je m’en fichais, comme de l’an quarante, de leurs petits soucis de privilégiés. Elle compte aussi d’énormes moments de malaise,  ce qui m’insupporte en général.
Mais bon, le format, la présence de deux acteurs que j’aime plutôt bien – Cobbie Smulders (Robin dans How I met your mother, que j’ai peu vue depuis l’arrêt de la série) et Fred Savage des Années coup de coeur – ont fini par me pousser à m’attacher un peu à Friends from college.

La série, comme son nom l’indique, narre les aventures de personnes qui se sont rencontrées à la fac et qui ont plutôt bien réussi dans la vie. Enfin, tout est relatif.
Ethan est devenu auteur à moyen succès, sa femme Lisa, avocate. Leur pote Max est éditeur et représente les intérêts d’Ethan. Nick, l’ex de Lisa, est rentier. Sam a épousé un homme riche et Marianne se paie un bel appartement en jouant dans des pièces sans queue, ni tête.

Pour les intrigues, Ethan couche avec Sam, son ex, plus ou moins depuis qu’ils ont quitté la fac, ce qu’évidemment Lisa ignore. Sa carrière d’écrivain va mal, et il se lance, avec son ami Max, dans l’écriture d’un roman pour ado, qui aura pour héros des loups garou. Max est gay et vit avec Felix, un type très bien, qui ne supporte pas ses anciens amis, et en visionnant les premiers épisodes, on le comprend et on le plaint.  Marianne est décalée.

J’ai compris en regardant le dernier épisode, hier, pourquoi j’avais apprécié cette série. J’y ai vu une très lointaine suite de Friends. Des Friends qui auraient un peu mal tourné… La suite tant attendue, qui a bien fait de ne jamais voir le jour, parce que Monica et Chandler seraient malheureux en couple, que Ross serait en dépression après sa rupture avec Rachel, et où Phoebe resterait elle-même. Marianne est d’ailleurs une assez parfaite synthèse de Joey et Phoebe.

Si vous avez passé l’année à ne rien regarder, je recommande en priorité la splendide saison 2 de Master of none, sur laquelle je n’arrive pas à mettre des mots tellement elle m’a scotchée, et puis la première surtout si vous n’avez jamais visionné la série. Mais, si vous avez envie de ne rien attendre d’une série, tentez peut-être Friends from college. Sur un malentendu…

 

 

Moins 10%

Je viens de me rappeler apparemment que j’avais un blog sur la télé, depuis treize ans, que je néglige depuis cinq ans.

Il faut dire que l’heure est grave : 10% m’a amèrement déçue.

Avant le démarrage de cette deuxième saison, je m’étais dit qu’il y aurait bien un connard pour venir dire qu’elle était moins bien que la première, par principe et par esprit de contradiction. Je ne m’attendais pas vraiment à être cette connasse.

Je ne partage pas du tout, mais alors pas du tout, le concert de louanges des critiques avertis sur cette deuxième saison. Je crois que ça s’appelle le phénomène Fais pas ci, fais pas ça. Il n’existe pas, je l’invente. En gros, quand une série française est bonne et fonctionne, il devient impossible de la dénigrer, même devant l’évidence de son déclin.

[ATTENTION, SI VOUS N’AVEZ PAS ENCORE REGARDE TOUS LES EPISODES DE LA SAISON 2, CE BILLET COMPTE DES SPOILERS]

 

Le premier épisode de la saison 2 ne m’avait pas renversée, loin de là. Le deuxième m’avait un peu calmée, plus drôle, plus enlevé, avec des dialogues qui font mouche. Mais, hier, 10% m’a perdu avec trois fois rien : Andréa Martel, la lesbienne la mieux des séries depuis Bette de The L Word, couche avec son patron et ex camarade du collège. Bon, je suis fermée sur le sujet et je sens bien que mon point de vue ne fera pas l’unanimité, mais pour moi, bêtement, une lesbienne, ça ne couche pas avec un mec. Du moins, les lesbiennes font bien ce qu’elles veulent dans la vraie vie, mais j’aimerais qu’elles évitent dans les séries, quand elles sont jolies, assumées et que leur présence à l’écran fait du bien à ma cause. J’ai mis assez longtemps pour faire comprendre à mes parents que non je ne reviendrai pas sur le droit chemin, je n’aime pas trop qu’une série vienne remettre en cause tous mes efforts. Je ne parle même pas des conséquences sur les gens un peu bas de plafond qui pensent que les filles qui aiment les filles sont en gros mal baisées.

Je ne suis pas demeurée, je comprends bien le propos défendu par les scénaristes. En couchant avec son envahissant patron, Andréa « Marteau » Martel entend reprendre le contrôle sur lui et le dominer.
Ca ne me plaît pas plus. Je trouve ça même carrément naze, si vous voulez le fond de ma pensée.

Je vous rassure, ce n’est pas le seul problème que m’ont posé les épisodes d’hier.

La première saison mettait en scène avec légèreté les aventures des guests. La deuxième les met au second plan certes, mais les utilise grossièrement. Virginie Efira et Ramzy remettent en cause l’équilibre économique de l’agence avec leur brouille. Julien Doré drague la copine de Gabriel, ce qui le rend bien malheureux. Isabelle Adjani est là pour faire plaisir aux créateurs de la série surtout et achève de couler Matthias.
Les stars ne sont plus la petite touche qui apporte un plus à la série, mais le gros moins qui la plombe.

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Bon heureusement, les acteurs restent formidables. Camille Cottin est à tomber. La déchéance de Matthias est touchante et la prestation de Noémie est renversante. Hervé est fabuleux.
Mais, je trouve que la mayonnaise ne prend pas entre leurs problématiques et la présence des stars.

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Les deux épisodes d’hier soir sonnaient le glas de la belle entente entre les agents d’ASK et j’avoue que je suis à deux doigts de me désintéresser totalement de leur avenir.

 

Fiche de lecture

Je voulais profiter d’être prisonnière d’un TGV pendant deux fois six heures pour regarder l’adaptation du formidable roman de Stephen King « 22/11/63 ». C’est l’un des livres qui m’a marquée l’an dernier et j’avais envie de voir ce que ça pouvait donner en série.

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Le pitch est simple : Jake Epping est mandaté par le tenancier du Diner, où il déjeune tous les jours, pour retourner dans les années 60 dans l’objectif d’empêcher l’assassinat de JFK. Si le restaurateur a cet étrange projet, c’est qu’il a découvert par hasard dans sa caravane un accès direct vers l’année 1958 (1960 dans la série). Vétéran du Vietnam, il considère que la mort de Kennedy est à l’origine de tous les maux de l’Amérique actuelle et que le sauver permettra de tout arranger. Au départ sceptique, Jake, qui n’est pas très heureux dans sa vie, décide de tenter le coup et va s’installer dans les années 60, afin de poursuivre l’enquête de son ami et de tenter d’empêcher le pire.

Le roman est haletant, malgré quelques légères longueurs et évidemment on a envie de savoir : le héros va-t-il sauver Kennedy et pour quelles conséquences ? Comme l’indique Al, le patron de la cantine de Jack, le passé est résistant et répugne à être changé. Il va donc falloir à Jack beaucoup de persévérance pour essayer d’accomplir son terrible dessein. Le justicier va également devoir enquêter pour se convaincre que Lee Harvey Oswald est bien le seul tireur et surtout l’instigateur unique du projet. Enfin, avant d’empêcher l’assassinat, Jack va vivre cinq ans, seul, dans une époque dont il maîtrise mal les codes.

Le roman est à la fois une plongée réaliste dans les années 60 aux Etats-Unis, une contre-enquête passionnante sur l’assassinat de JFK, qui met en lumière l’intime conviction de Stephen King sur le sujet (en bon écrivain américain, il s’est bien documenté, croyez-moi) et bien sûr un récit de science-fiction prenant.

Donc voilà en résumé, j’ai adoré le roman. Et, à ce jour, je crois que je n’ai jamais été convaincue par l’adaptation cinématographique ou en série d’un roman que j’ai aimé. Ca n’a pas loupé avec « 22/11/63 ». J’étais donc installée dans un TGV avec un roman qui ne me séduisait pas du tout au final, et très peu de choses à regarder. J’ai péniblement tenu 50 minutes sur les 1h20 du pilote de « 22/11/63 ».

Ca partait pourtant bien avec un générique vraiment sympa. Mais très vite, le premier très gros problème apparaît : James Franco ne colle absolument pas au rôle du héros. Il n’est pas assez cassé par la vie. Il fait jeune premier ravi de la crèche, alors que dans le roman Jack est malheureux et pas en phase du tout avec son époque, ce qui explique aussi qu’il fasse aussi facilement le choix de « partir » dans les années 60. D’ailleurs, dans le peu que j’ai consenti à regarder, il affiche toujours un rictus mi ironique, mi satisfait, qui me hérisse.

Deuxième problème de taille, l’adaptation. Je sais que c’est une mini-série et que nous n’avons pas la vie devant nous non plus, mais dans le roman, Jack fait une première plongée en 1958, où il éprouve physiquement la résistance du temps, qui refuse d’être modifié. Il en a besoin pour comprendre et s’imprégner de sa mission. A priori dans la série, il se jette bille en tête dans les années 60, ce qui nous prive d’un autre aspect très intéressant du roman. Stephen King a un talent certain, celui de rendre Le Maine inquiétant. Dans la série, Jack file immédiatement à Dallas et zappe le passage par Derry, qui est tellement marquant dans le roman et lui donne de l’ampleur.

J’allais m’accrocher, malgré tout ça, mais voilà pour moi le scenario pèche honteusement avec la séquence où Jack contre toute logique décide d’appeler son père en l’appelant « Papa » en 1960. Ce n’est pas dans le roman et pour cause c’est débile. Je ne comprends par pourquoi le personnage principal ferait ça. Vraiment pas. Cette séquence est censée nous montrer que le temps refuse d’être changé et pour cause, là on tombe carrément dans le paradoxe temporel.

Bref, si vous voulez lire un très bon roman, jetez-vous sur « 22/11/63 » plutôt que de regarder la série, même si vous avez une fiche de lecture à réaliser.

[Je sais la bande-annonce donne envie, mais prenez la comme une mise en bouche pour un roman de qualité.]

Seconds couteaux

Après trois semaines de vraies vacances dans mon île adorée, j’ai décidé de passer le reste de l’été sur Netflix. Un endroit moins ensoleillé mais assez distrayant !

J’ai commencé par rattraper mon retard en visionnant « Stranger Things ». Je cherche encore comment en parler sans redire ce qui a été écrit partout ailleurs. Puis j’ai poursuivi mon visionnage de la deuxième saison de « Scream ». Il faut bien le reconnaître, j’adore cette série. Je dois être la seule adulte dans ce cas, mais qu’importe.

Si vous n’avez vu aucune des deux saisons et que vous vous intéressez à la série, évitez de billet, il contient des spoilers.

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Bon, c’est vrai qu’au départ j’étais plutôt mitigée sur la possibilité de transposer cette tétralogie en série et puis j’ai été happée par les intrigues. La première saison sanguinole allègrement et l’intrigue autour du tueur , qui a harcelé la mère et qui revient pour embêter la fille m’a bien plu.
Emma, l’héroïne, n’a certainement pas le charisme du personnage campé par Neve Campbell dans la saga originelle, mais les rôles secondaires, à commencer par Audrey, la petite lesbienne qui adore filmer, et Noah, qui joue le rôle du fan de culture populaire qui replace la série dans la lignée de ses glorieux ancêtres, sont plutôt intéressants.

La première saison se terminait évidemment sur un splendide cliffhanger : [ATTENTION SPOILER] la complice de l’assassin de Lakewood s’avérait être Audrey, la meilleure amie de l’héroïne. Bim… frissons !

La deuxième saison est toute aussi flippante que la première, mais souffre d’un grave handicap : Les scénaristes semblent avoir beaucoup de mal à se résoudre à éliminer l’un des personnages principaux, les fameux survivants de la première tuerie.
Alors pour donner du grain à moudre au nouveau tueur masqué, qui comme dans les films originaux adopte le même look que son prédécesseur histoire d’être bien identifiable, il faut ajouter plein de nouveaux personnages forts mystérieux.

Nous avons l’étrange cousin de Kieran, le petit ami d’Emma qui abuse de la brillantine. On sent bien que ce garçon n’est pas tout à fait comme les autres. D’ailleurs, il aime s’introduire chez les gens la nuit.
Il y a aussi (Gu)Stavo, le sombre fiston du nouveau chef de la police, qui aime faire des dessins morbides des gens qu’il côtoie.
Du côté des adultes, la nouvelle psychologue scolaire obsédée par Emma n’est pas très nette non plus et en plus il semblerait qu’elle soit liée à Pipper, la fameuse psychopathe de la première saison.

Et puis bon, autre épine dans le pied des auteurs, que faire d’Audrey ? Alors il s’avère que finalement, elle n’était pas vraiment une tueuse, mais qu’elle a accidentellement attiré la méchante qui a buté tout le monde.

Mouais…

Comme si ça ne suffisait pas, il faut aussi supporter un scénario poussif qui n’est pas à l’abri de jolis poncifs des films d’horreur.
Les lieux extrêmement suspects où le tueur en série pourrait frapper à tout moment parce qu’ils contiennent des indices sur lui sont explorés exclusivement de nuit. Personnellement, je ne mettrai jamais un pied dans une fête foraine vers minuit et encore moins dans un ancien orphelinat / asile psychiatrique sordide où des enfants ont été abusés et des patients torturés.
Les personnages se séparent TOUJOURS pour explorer un lieu. Ils n’appellent jamais la police quand tout leur environnement leur hurle de le faire. Ils décrochent systématiquement quand le serial killer appelle en « masqué ». Et ils perdent leur virginité, alors que quand un tueur frappe, il faut éviter absolument d’avoir des rapports sexuels sous peine d’être la prochaine victime.

Qu’importe, j’avoue, je brûle de savoir qui est le tueur ou la tueuse, ou qui est son ou sa complice, en espérant évidemment apprendre qu’un personnage auquel je me suis attachée m’a manipulée depuis le début, ce qui me semble très improbable au demeurant.

Quant aux vrais films « Scream », il reste pour moi de merveilleux souvenirs d’été passés dans le Nord avec mes amis de l’après-bac. J’ai découvert le premier avec mon meilleur ami dans le cinéma désormais fermé de ma ville natale, qui ferait d’ailleurs un superbe décor de film d’horreur. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais voir et je n’ai pas été déçu du voyage. A l’époque, je retrouvais l’héroïne de « la vie à cinq » et l’une des « Friends » sur grand écran. 

Mon gros coup de gueule contre Netflix

J’avais rédigé un post, dont j’étais finalement si fière que je ne l’ai pas posté, sur les dix raisons qui m’avaient convaincue de me réabonner à Netflix. L’une d’elle était le plaisir que je pouvais prendre à découvrir trois, quatre, cinq ou dix ans après tout le monde une série à côté de laquelle j’étais passée à l’époque à cause de sa diffusion anarchique.

Je m’étais mise progressivement à « Fringe » grâce à Netflix et deux ou trois fois par semaine je me réjouissais par avance de retrouver ma série qui commençait en plus à bien décoller dans sa deuxième saison.
Un monde parallèle, JJ Abrams, l’ex Pacey de « Dawson », UN MONDE PARALLELE…un mix de « X Files » en bien, de « Alias » et de « Lost »…et puis le générique remixé façon années 80 pour un épisode dédié à l’époque.

Hier, je pensais sauver ma veille du lundi en regardant mon quota de deux ou trois épisodes et terminer pourquoi pas la saison 2, sauf que patatra ma série a été exclue sans sommation du catalogue de Netflix.

Je fais quoi maintenant ?

Je cherche où télécharger les trois saisons manquantes en sachant que justement j’avais pris Netflix pour m’épargner cette tâche que je juge (moi) fastidieuse.

Je m’achète l’intégrale de la série, en gros 50 euros sur Amazon, en sachant que ce n’est pas non plus une série que je rêvais forcément de m’offrir et que je ne tiens plus non plus à m’encombrer de dvd (un autre avantage supposé de Netflix).

Je renonce à regarder « Fringe ». Cette série est maudite. TF1 l’a programmée n’importe comment, c’est un signe.

Je n’ai pas tranché encore. Me désabonner de Netflix me fera économiser 8 euros par mois que je risque maintenant d’utiliser pour amortir mon investissement, j’imagine, dans la trois saisons manquantes de « Fringe ».

De toute façon – vous pouvez juger cette déclaration absurde, je l’assume – la confiance est rompue. Quel intérêt de commencer une série sur Netflix désormais si du jour au lendemain elle peut être virée du catalogue. Je pensais que celui-ci allait s’étoffer, pas fondre au fur et à mesure.

Comment je me lasse de How I met your mother ?

Voilà une semaine, grâce à mon court carême télévisuel, j’ai pu avancer dans mes deux séries du moment : « Vampire diaries » et « How I met your mother ».
Je consacrerai à nouveau un post à la magnifique deuxième saison de « vampire diaries » que TF1 devra entièrement disséquer pour en ôter toutes les scènes d’arrachage d’organes divers et variés et de torture raffinée pour pouvoir la diffuser le samedi après midi (toutefois comme je viens de me rendre compte en attaquant le visionnage du début de la saison 1 que la première était tout aussi glauque que la première, je m’étonne que personne ne se soit inquiété au CSA de la diffusion en journée d’une série aussi violente dans les idées, comme dans les images), mais aujourd’hui je vais reparler de « How I met your mother ».
Je vous ai finalement épargné mon post extrêmement courroucé après avoir visionné le terrifiant de nullité avant dernier épisode de la saison 5. J’en étais venue à me demander si les scénaristes de « Notre belle famille » n’avaient pas pris le relai à l’écriture de l’une de mes séries favorites jusque là, tant j’étais énervée. Mais le début de saison 6 m’a presque réconciliée avec « How I met your mother » alors certes comme les aimables sous-titreurs des épisodes que je me procure je me demande « who’s this fucking mother », mais le temps que Ted met à mettre la main sur sa moitié a été rattrapé par quelques éléments.

[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE HOW I MET YOUR MOTHER]

Vous êtes prévenus.
De jolies guests…
Pour une fois, ce ne sont pas les supers stars* – Jennifer Lopez est apparue relativement inutilement dans la saison 5 – qui me font plaisir mais bien respectivement l’arrivée au générique de l’ex Cameron du « Docteur House », qui ne risque pas d’être la mère des enfants de Ted puisqu’elle est mariée avec l’époux dentiste de Bree (et puis plus finalement), et de l’ex « new man in charge » de l’île de Lost. Hurley ne fait qu’une modeste apparition dans la série, mais qu’importe car comme tout le monde aime Hugo et que les scénaristes ont glissé une fine allusion à « Lost », elle m’a suffi. Cameron est, elle, plutôt séduisante dans son rôle d’activiste mariée à un homme plus âgé qu’elle et extrêmement riche. Je ne sais pas si Ted va être suffisamment vilain pour se taper une femme mariée (qui est en instance de divorce depuis que j’ai démarré l’écriture de ce post), mais j’ai hâte de savoir où cette intrigue secondaire mène (nulle part a priori d’après les flash-forward).
Bon, petit bémol cependant, le divorce éclair de la jeune femme, qui est tombée éperdument amoureuse de Ted (déjà deux invraisemblances dans une phrase) est très, très peu crédible, et démontre vraiment que les scénaristes ne se foulent plus vraiment pour les intrigues.

Un petit retour sur la carrière de Robin Sparkle
La promesse avait été faite dans la saison précédentes au moment de la rupture souhaitable entre Barney et Robin, et l’épisode 9 absolument hilarant a permis un nouveau zoom sur la carrière de ma teenage pop-star canadienne favorite, Robin Sparkles et de sa copine inconnue jusque là, Glitter. Je suis toujours très fan des apparitions d’Alan Thicke dans la série et cet épisode est vraiment bien construit.

La crise de la trentaine

Le gros point noir de cette sixième saison semble être les origines de Barney. Ce personnage est devenu un boulet pour les scénaristes qui semblent vouloir justifier à tout prix son attitude révoltante à l’égard des femmes, enfin j’imagine. Sinon, pourquoi s’entêter à lui chercher un père ? Mais, sinon j’avoue que je me retrouve pas mal dans les doutes de Ted, Robin voire Marshall sur leur carrière. Par ailleurs, il n’est pas mauvais de nous rappeler qu’en vieillissant nos parents deviennent mortels, même si c’est terriblement minant.

Mais bon, si cette sixième saison est largement meilleure que la précédente, ce qui n’est pas très difficile, elle reste très en dessous du niveau des qu…tro…euh deux premières. Le personnage de Ted, déjà passablement antipathique à la base, ne gagne pas en sympathie en vieillissant. Barney encombre, je me répète, les scénaristes et même ses théories fumeuses perdent de leur sel. Marshall et Lily font ce qu’ils peuvent en faisant un pas et en reculant de deux dans leur existence. Heureusement que Robin est plus belle que jamais…

Je me console désormais avec mon nouveau « Big bang theory », qui était déjà mon nouveau « how I met your mother » qui parait à l’absence de « Friends », avec « Modern family », qui ne m’a pas (encore) déçue au presque terme de sa deuxième saison.

*J’apprends en écrivant ce post sur Glitter est campée par l’ex chef de fil des Pussy cat dolls…

Plein de bonnes raisons de ne pas regarder Brothers & Sisters

L’attente tue parfois le désir et après avoir souhaité en vain pendant des années que TF1 daigne enfin programmer « Brothers & Sisters », je boude aujourd’hui ostensiblement la série pourtant auréolée de critiques élogieuses.


Voici au moins sept bonnes raisons de ne pas la regarder

TF1 balance la série de dépit à un horaire complètement improbable et en plus en quotidienne. « Brothers & Sisters » se trouve ainsi niché dans mon emploi du temps de téléphage entre « Dawson » sur TMC et « un dîner presque parfait » sur M6. Comme je regarde normalement les deux, je peux au mieux apercevoir 3 minutes de la nouvelle série phare de TF1.
Je pourrais effectivement enregistrer « Brothers & Sisters » pour le regarder plus tard, mais je sais déjà que l’accumulation de cinq épisodes de la série pourrissant sur une cassette ne m’incitera pas à la suivre. Il fallait réserver « Brothers & Sisters » pour une diffusion hebdomadaire à l’horaire des « Frères Scott » le samedi ou à la limite à celui de « Monk » le dimanche voire en deuxième partie de soirée à la place d’une franchise « law and order ».



Je l’avoue, je sature des séries aux contenus dramatiques. Je suis victime comme tout le monde de la Crise et bêtement j’ai plus envie de rire que de sangloter. Bon, je dis ça, mais je ne loupe plus une miette de « Dawson » qui va bientôt me mener à l’épisode qui me fait pleurer systématiquement à chaudes larmes, celui où Pacey parle à son père de sa merveilleuse Andy partie en maison de repos pour guérir de sa dépression. A ma décharge, je maîtrise avec plus ou moins de succès l’émotion que « Dawson » suscite chez moi.

Je m’en suis aperçue en la revoyant mais Calista Flockhart me révulse violemment. Je suis victime du même syndrome avec Meredith Grey, que j’adorais pourtant, sans pouvoir me l’expliquer. En voyant, la grosse tête de l’ancienne interprète d’Ally McBeal plantée sur son tout petit corps, j’ai eu immédiatement envie de zapper.

Si Calista Flockart me fait fuir, Sally Field ne me réussit pas plus. Pour moi, elle reste irrémédiablement liée à son horrible rôle dans « Urgences » où elle incarnait la mère bipolaire de la tête à pelles, Abby. Comme elle a le même doublage hystérique dans « Brothers & Sisters », je ne peux pas la supporter.

En plus, « Brothers & Sisters » ressemble un peu à une maison de retraite pour comédiens de séries. On y retrouve quelques ex d’Ally McBeal, une ancienne d’Urgences donc et même le cruel Sloane d’« Alias ». Je n’en peux plus de jouer à « oh mais je le connais, attends il jouait dans quoi ??? » en visionnant la série.

Bon pour conclure, j’ai gardé la meilleure raison pour la fin. A n’en pas douter, la série ne va pas fonctionner et être forcément déprogrammée alors à quoi bon s’attacher ?

Qu’en dites-vous ? Avez-vous eu envie de suivre « Brothers and Sisters » à 17 heures quotidiennement ?
[NDLA : N’oubliez pas de voter pour les POC TV AWARDS (post précédent), les résultats seront dévoilés en fin de semaine prochaine si le quota de votes est suffisant alors MO-BI-LI-SEZ VOUS !]