Une seconde chance pour Dawson

« Un volcan s’éteint, un être s’éveille » a un jour écrit le poète et finalement il n’avait pas tort. Aujourd’hui, alors que « Seconde Chance » a pris fin dans l’indifférence quasi générale vendredi, « Dawson » redémarre à 16h30 sur TMC, soit à l’heure précise où je regardais le soap de TF1 précédemment.
Vous l’ignorez parce que j’écris moins ici, ce qui est d’ailleurs terminé aussi grâce à la magie de la vie, mais depuis quelques semaines je n’avais qu’une phrase à la bouche : quand est-ce que TF1 ou la TNT va se décider à reprogrammer « Dawson » ? Aujourd’hui, j’ai ma réponse.
Je sais déjà que les premiers épisodes vont être un cauchemar à visionner. Les héros me paraîtront trop jeunes et plastiquement assez repoussants, mais qu’importe une infime partie de moi se souviendra que TF1 avait annoncé, à la fin des années 90, la diffusion de « Dawson » sur son antenne à grand renfort de slogan du genre « la série qui a ébranlé l’Amérique ».
Je suis obligée de parler de la conclusion de « Seconde chance ». Comme je l’espérais, décidément, la série a eu le droit à une vraie belle fin digne de sa grande qualité.


Laëticia, la méchante historique, qui voulait du mal à Alice Leroy, qui avait bien le droit à une « seconde chance », est redevenue sur le fil adorable. Elle coulera désormais des jours heureux au paradis des héros de séries défuntes avec Marc (Sébastien d’« Hélène et les garçons ») qui était fort heureusement toujours amoureux d’elle malgré ses six mois de manipulations diaboliques. Le demi-frère de Marc, Lucas, pas franchement adorable non plus au premier abord, va lui devenir le père de l’enfant de l’ex traîtresse de l’agence, qui était en fait une ex call-girl qu’un vilain faisait chanter. Enfant adopté, ce qu’il a appris vers la fin de la saison, il s’est recréé une sympathique famille qu’il a choisie.
Les stagiaires ont tous obtenu des postes à responsabilités et trouvé l’amour. Lionel, le garçon, est passé créateur à part entière et sort avec la fille d’Alice, l’ex héroïne de la série, qui va malheureusement partir six mois en Guyane et Audrey, la fille, dirigera désormais l’événementiel avant de partir accoucher de l’enfant de l’ex mari de l’ex héroïne de la série.
Emilie, la remplaçante d’Alice a elle aussi trouvé l’amour, un job de rêve et une nouvelle famille riche cette fois-ci.
Quant à l’ex patron d’Alice, il sort avec sa mère qui partage désormais sa vie avec deux hommes. Le père d’Alice est, lui, devenu chanteur célèbre, malgré son grand âge, grâce à un buzz du net, ce qui le console d’avoir un rival.
La standardiste sourde ne l’est plus, ce qui lui a permis d’avoir très logiquement une promotion…
Bref, c’est un peu n’importe quoi finalement cette fin, mais un n’importe quoi si jouissif qu’on le pardonne aux scénaristes au chômage.

Bref, tout est merveilleusement bien qui finit extrêmement bien dans la guimauve absolue.
Alice Leroy, la première héroïne à qui la série avait accordé une seconde chance avant que cette conne ne tombe enceinte, est même venue clore le propos en nous expliquant que nous avions tous le droit à une seconde voire une troisième chance, ce qui a du faire sangloter tous les grands dépressifs probablement sans emploi ou précaires qui regardaient l’émission vendredi, et je m’inclus dans le lot évidemment.

TF1, qui n’a plus de sous, comme nous le martèlent toutes les émissions médias compétentes, va nous balancer deux épisodes de « Grey’s anatomy » tous les jours, pour compenser. Dans deux semaines, quand la saison 4 aura été écoulée, ils réfléchiront à la possibilité de remettre « Monk » ou « Code Zoé » pour compenser mais pas « Las Vegas » car apparemment ça ne fonctionne pas. Mais moi je m’en fous, je regarderai « Dawson » sur TMC à ce moment là.

72 heures chrono

[NDLA : après moult hésitations, je (re)mets en ligne ce post finalement gentil, je te promets Maman.]

Je dédie ce post à mon frère qui va hurler (à un moment) en le découvrant…

Un post impudique pour changer

14h35 Je vois de la fenêtre de mon appartement ma femme grimper dans la voiture qui va l’amener à l’aéroport. Elle part deux jours et je retiens mes larmes à grande peine. Je positive aussitôt en passant l’aspirateur. Nous appartenons, ma femme et moi, au genre de couple détestable qui ne supporte pas la séparation.
17h07 Je réceptionne ma mère, venue me garder pendant les 48 heures où ma Moitié sera absente. Il s’agit d’un problème d’angoisses, et non de confiance, il est préférable que je reste pas seule (je sais, ça fait peur…).
17h08 Ma mère fait partie des gens qui ne comprennent pas la notion de « attends moi sur le quai », je la retrouve dans le souterrain au terme d’une course-poursuite épique.
17h20 Je me demande à quel moment je pourrai nous rapatrier devant la télé sans que ça paraisse trop cavalier.
18 heures Ma mère insiste pour découvrir « facebook ». Ma mère est une brèle en nouvelles technologies mais comme par hasard elle a retenu que mon frère y mettait des photos. Je la lâche sur le facebook de mon frère et je réponds au téléphone à W., blogueur sur le Post, qui semble penser que j’ai apprécié la performance de Virginie Guilhaume à la télévision non pas avec mon cerveau mais avec quelque chose qui se situe quelques dizaines de centimètres plus bas. Je ris jaune. Maman lit en détails les activités de mon frère sur facebook (je suis désolée) et n’y comprend rien. Ma mère, comme moi, n’a pas compris l’utilité du site.
20h35 Nous nous affalons enfin devant la télé. Ma mère adooooore « le petit journal people » et me demande comment je trouve Yann Barthez, sous-entendu physiquement. Je réponds vaguement qu’il a de jolis yeux. Ma mère, elle, le trouve TRES beau.
20h40 Ma mère me confirme qu’elle est fan d’Omar et Fred. J’ai du mal à saisir. Elle ne possède pas les références pourtant, Paris Hilton est notamment une inconnue pour elle. Pourtant, elle rit. Je m’interroge toujours à ce sujet
20h42 Nous attaquons le visionnage des « Bleus » sur M6. C’est mon choix, comme dirait Evelyne Thomas. Ma mère trouve le temps long. Elle n’est pas fan comme moi de l’écriture très moderne des dialogues. Elle finit pas se laisser porter. Jusqu’à ce que bang, évidemment je l’avais oublié, survienne le passage où le petit flic gay se sent obligé de flirter en mode SM avec son copain au commissariat. Ma mère souligne qu’il a tout le temps un gay ou une lesbienne dans les séries désormais. Je sens qu’elle désapprouve un peu, moi aussi d’un coup, non pas qu’elle rejette, mais bon…

Le lendemain
17 heures Après avoir arpenté la ville et travaillé, je m’affale devant « Seconde chance ». Ma mère me demande de quoi il s’agit et j’ai peine à lui expliquer. « Euh un soap à la française, c’est bien, tu vois, mais pas top quand même ».
17h40 Je ne m’en sors pas mieux avec « Las Vegas », alors « euh c’est une série américaine, tu vois qui se situe dans un casino à Las Vegas, euh c’est drôle, enfin c’est bien mais y’a mieux quoi ». On se réjouit que j’écrive et que je ne parle pas finalement sur ce blog.
17h50 Je m’échappe sur la six. Le dîner donnera à causer à ma mère, qui trouve les convives trop critiques, la déco moche et la cuisine moyenne. L’émission lui plaît mais elle ne l’admettra pas.
20h35 Rebelotte devant le petit journal et Omar et Fred, dont ma mère est toujours aussi fan.
20h40 J’ai laissé le choix du programme à ma mère. Nous regardons donc sur France 3 « la tourneuse de page ». Je suppose, sans m’avancer, que 99,8% de la production française ne compte aucune histoire de lesbiennes et que France 3 programme dans 99,8% des cas des films sans gouine, ce dont je ne me réjouis pas normalement. Jeudi soir, évidemment, je tombe ENCORE sur une histoire de lesbiennes. Le film est passable, le baiser léger, mais je fulmine. J’ai l’impression de revivre le visionnage de « Basic Instinct » avec mon père quand j’avais 14 ans.
22 heures Nous nous rapatrions sur « RIS » qui est encore plus navrant que ce que je pensais. La parenthèse légère après le film un peu lourd me remet légèrement d’aplomb. Fort heureusement, ma mère va se coucher avant l’ultime et téléphoné baiser lesbien de la dernière rediff de la soirée. Je suis officiellement maudite.

Vendredi
17 heures Je nous colle à nouveau devant « seconde chance », dont ma mère a déjà oublié l’existence (elle ne signera certainement pas la pétition pour son maintien à l’antenne) et « Las Vegas ».
18 heures Ma mère pense que le coiffeur va gagner le dîner de la semaine. Malheureusement, elle se trompe et le gros type dont j’ai loupé la performance l’emporte.
20h40 Je propose que nous préférions Temperance Brennan aux Experts Miami. Ma mère n’accroche pas avec le premier épisode de « Bones » mais apprécie le deuxième qui se penche sur la « mythologie » de l’héroïne, qui retrouve le cadavre de sa mère. Le troisième est moyen et sans aucun rapport temporel immédiat avec les deux précédents.
23 heures Ma mère va se coucher avant de découvrir les épisodes lesbiens de « Sex and the city ». La splendeur et la décadence de la relation de Sam avec une femme lui échapperont à jamais et j’en suis ravie.

Durant ces 72 heures, ma mère m’a expliqué qu’elle ne comprenait pas l’intérêt de 90% de ce que je regardais à la télévision. Je la soupçonne de me commenter en secret sur le Post depuis septembre du coup. Elle a également décrété que la pub était plus vulgaire sur la une, ce que je vérifierai par acquis de conscience. Nous sommes d’accord sur un point toutefois, les chaînes ont tort de diffuser les épisodes des séries américaines dans un ordre anarchique.
Globalement, ma mère continuera à préférer France Culture à la télévision à l’exception notable de la rubrique d’Omar et Fred, dont elle reste fan.

[NDLA : Il ne faut pas voir dans ce post une critique mais juste l’expression amusante d’un fossé de génération logique entre une mère et une fille. Quant au problème de l’homosexualité, personne, hétéro ou homo, n’aime finalement parler de sexe avec ses parents, si ?]

Il faut donner une seconde chance à « Seconde Chance » !

Avec l’arrêt prématuré de « Seconde Chance », nous allons perdre de vue la carrière de celle que j’ai décidé toute seule dans mon coin de qualifier de « Katie Holmes française ». Je songe ici à Stéphanie Pasterkamp, qui campe (justement) formidablement Lucie, la standardiste sourde dans la série culte. Elle est également apparue récemment dans l’autre excellente fiction française du moment « la vie est à nous », dans le rôle d’une bourgeoise qui a un liaison fugace avec le beau Nico.

J’espère donc que Stéphanie aura une « seconde chance » (mouhahahahahah).
Je vais également amèrement regretter de ne plus voir quotidiennement la formidable méchante du programme, la fourbe Laëticia (Isabelle Vitari), qui a réussi à dépasser avec brio son côté Wilhelmina Slater du pauvre.

Bref, TF1 devrait abandonner son projet criminel d’arrêter cette merveilleuse fiction et je vous invite à signer la pétition réclamant son maintien à l’antenne.

La Province contre-attaque !

En tant que provinciale, née au Pays des Chtis et vivant actuellement dans la patrie du cassoulet, je m’élève contre le traitement que la télévision réserve aux jolies contrées qui bordent la région parisienne.

Je vais prendre deux exemples au hasard pour m’agacer légèrement du racisme anti-provincial des décideurs télévisuels.

Je commence avec « seconde chance »toutoutoutoutou » d’ailleurs non parce que les paroles du générique ont disparu).

Depuis qu’Alice est partie faire carrière au Japon ou cacher l’existence dans un congélateur du fils caché de Marc afin de ne pas agacer plus son ancienne copine d’école déjà fort rancunière à son égard, la sœur des frères ennemis Broaman a fait son apparition dans la série. Cette coiffeuse légèrement beaufette sur les bords est censée venir de Toulouse et là tous les poncifs concernant la ville rose ont été envisagés. Ainsi, Laëtitia nous a proposé la totale évoquant largement notre goût prononcé pour le cassoulet. [Il faut vraiment le vouloir pour manger un cassoulet à Toulouse, je vous assure. Je suis bien placée pour le savoir parce que mon géniteur n’en pouvait plus de ne manger que quasi végétarien à cause de cette personne quand il venait me rendre visite et qu’il a fallu lui dégoter une table qui servait des fayots aux saucisses.] Quant aux autres, ils n’ont que « vous n’avez pas ça à Toulouse ? » à la bouche, ce qui m’agace souverainement. A écouter les protagonistes de « seconde chance », Toulouse est vraiment une ville d’arriérés. [Je vous assure, nous avons le métro…]
Je me retiens de signaler que la ville rose est un pôle aéronautique de dimension mondiale mais surtout je voudrais rappeler à TF1 que France 3 a fait son beurre dans «plus belle la vie» des particularismes régionaux a priori et que donc pour rivaliser il faudrait peut-être cesser de se moquer des provinciaux qui sont encore majoritaires dans ce pays, (bordel).

M6 ne fait guère mieux en envoyant le sophistiqué Cyril Lignac, qui mériterait un nouveau look pour une nouvelle vie surtout pour ses cheveux filasses et secs, à Lens, en plein cœur du bôssin minier et lô évidemment on ô le drôt à la crème de la population. Lô bô, les hommes pensent que la cuisine n’est pas une tôche pour les môles et ont accessoirement un joli accent couleur locale qui aurait manqué sinon et une passion dévorante pour le club de foot locôl. J’ai adoré les images hors sujet du pauvre type qui explique que « le foot c’est sa vie » et apparemment ça passe largement avant le bien être de son épouse.

La seule émission qui trouve grâce à mes yeux dans l’exploration de la « Province » demeure « un dîner presque parfait ». Nous sommes rarement assaillis par les particularismes régionaux, même si quelque fois des mémères se demandent pourquoi un niçois fait de la quiche lorraine ou des nems (il s’agit d’un exemple non contractuel) et en majorité les « Provinciaux » sont plus sympathiques que les Parisiens souvent trop compétiteurs. L’actuelle semaine rochelaise qui suit un séjour à Paris en est la preuve ultime d’ailleurs.

« Seconde chance » : le lourd passé d’Alice

Avant d’avoir « une seconde chance » (toutoutou « seconde chance ») et certainement avant que son mari ne la plaque, Alice avait passé un diplôme de comptabilité par correspondance car elle croyait beaucoup à cette profession pleine d’avenir.

Comment je le sais ?
Ce matin, pendant les pubs de « KD2A » apparemment destinées aux femmes au foyer désespérées qui regardent les émissions pour la jeunesse avec leurs enfants, je l’ai aperçue rayonnante dans un spot à ce sujet.
L’interprète d’Alice semble avoir un physique de gourdasse quelconque adaptée au profil de la ménagère qui cherche à retravailler parce que son mari la quitte du jour au lendemain…
Enfin, Alice a eu plus de chance que son homologue de la publicité, puisque une carrière dans la pub est quand même beaucoup plus réjouissante qu’un avenir dans la compta, même si c’est un monde de requins et que votre patronne cherche à tout prix à se venger de vous pour des raisons non encore élucidées.

(Il faut vraiment avoir mauvais esprit décidément pour comparer « Seconde chance » au « Destin de Lisa » même si nous attendons avec impatience que l’héroïne soit relookée comme dans les bandes-annonces ou le générique de la série… Source photo : http://www.linternaute.com)

Quant à la fille d’Alice, avant la quotidienne de la star ac’, elle tente d’évoquer ses problèmes de contraception avec une copine qui s’en fout. Je trouve que sa mère n’est pas bien à l’écoute. Son frère de 35 ans se drogue avec des pilules fournies par la pire ennemie et donc patronne de sa mère et elle, elle ignore tout des moyens de se préserver d’une grossesse…

Arghhhhhhh

Je ne poste pas et pourtant j’ai écrit l’autre fois 4 billets consécutifs sur les programmes que je regardais quand je n’étais pas assez présente ici. Il va falloir que je me réveille…Ce qui me fait sortir de mon mutisme est mon agacement certain au visionnage de « seconde chance », je croyais sincèrement et sans doute franchement naïvement que la direction des programmes de TF1 avait intégré que le pompage à deux balles sur les séries étrangères gavait fortement le téléspectateur beaucoup moins con finalement qu’il n’y paraît.

Je suis bizarrement devenue addict à « seconde chance ». C’est un peu comme la drogue ou la cigarette, on sait que c’est de la merde que ça vous ravage la santé ou le cerveau mais on essaie quand même et on aime. Je me réveille avec le générique dans la tête et j’ai plaisir à m’affaler devant la deuxième moitié du premier épisode en fin de journée en soupirant « oh chouette c’est seconde chance ».
Mais hier, la colère qui bouillait en moi depuis un moment pour plein d’autres raisons a débordé. Le demi-frère du patron de la boîte, qui est d’ailleurs un play-boy à deux balles relativement incompétent, fomente avec sa mère un plan de buse pour contrôler la société appartenant à son père. Ca ne vous rappelle rien ? Si peut-être Richard et sa douce maman dans Le destin de Lisa… Une super méchante orchestre une stratégie machiavélique pour pourrir la vie de la douce héroïne qui à n’en pas douter malgré son physique banal et ses capacités moyennes va conquérir tous les salariés de la boîte, séduire son patron et certainement sauver l’agence de pub.
Le personnage de la super méchante aux motivations assez obscures pour pourrir la vie d’Alice fait irrésistiblement penser à celui de Wilhelmina Slater dans « Ugly Betty », la ressemblance est quasi physique d’ailleurs.
Quant au reste des intrigues, c’est tellement copié sur « le destin de Lisa », que ça en devient accablant.
Mais comme si ça ne suffisait pas, on en rajoute une louche. Le gamin en sport étude prenait des dopants dès le deuxième épisode, un peu comme Nathan Scott dans la série éponyme, pour gagner un match crucial et ne pas décevoir ses parents. La citation n’est pas évidente mais globalement c’est un poncif des séries américaines.

Les intrigues sont non seulement inspirées largement de ce qui s’est déjà vu ailleurs mais complétement absurdes. Pourquoi une nana jolie, ambitieuse qui a apparemment réussi dans la vie voudrait-elle pourrir la vie d’une copine de 30 ans crucruche à souhait en allant jusqu’à séduire son fils de 17 ans ?

Parfois et même si je n’aspire qu’à une continuation de la star ac et un peu de « seconde chance » aussi, je pense que les chaînes commerciales paient vraiment le tribut de leur mépris pour le téléspectateur. Si on le prenait moins pour un imbécile heureux de bouffer de la merde peut-être que certains programmes fonctionneraient mieux !

Par ailleurs, je milite pour un parachutage en urgence de Raphie dans la cour de l’hôtel particulier pour sauver la promo 8 !

C’est le destin d’Alice

Afin de soutenir la star academy, dont les audiences s’effritent soir après soir, TF1 a lancé une nouvelle série française, « seconde chance », un mix entre « le destin de Lisa » et « Ugly Betty ».

Alice est une trentenaire relativement heureuse jusqu’au jour où son mari la plaque sans explication. La dynamique mère au foyer doit donc s’adapter et trouver un boulot d’urgence pour nourrir ses deux adolescents. Après maints refus, elle finit par trouver un job dans une agence de pub très select où son allure fait tâche. Toute ressemblance avec une autre série est évidemment purement fortuite puisque la laideur d’Alice n’est apparemment pas un moteur de l’intrigue et qu’il n’y a rien à espérer pour elle du côté d’un relooking. Elle est recrutée par une copine d’enfance à qui elle ravi par le passé son mari. Nous pensons naïvement, comme elle, que sa nouvelle patronne, et ancienne meilleure amie, a tout oublié (comme Marc Lavoine) de leur passé commun mais que nenni en lui filant ce boulot elle aspire en fait à lui faire vivre l’enfer.

Quel programme me direz-vous…
Effectivement !

La nouvelle série phare de TF1 semble décidée à balayer tous les sujets de société jusqu’aux plus ardus. Ainsi, l’ex mère au foyer est en concurrence avec des stagiaires surdiplômés qui ont fait des études aux Etats-Unis ou dans les grandes écoles françaises. Comment va-t-elle résister avec son peu d’expérience à l’ambition des jeunes aux dents qui rayent le parquet alors qu’elle n’est même pas capable de faire de simples photocopies ? De surcroît, la vilaine patronne a mandaté l’une des stagiaires pour pourrir la vie de la gentille Alice, qui n’en mérite pas tant.

Pour agrémenter le tout, en plus de l’héroïne crucruche tête à pelle, nous retrouvons l’ex de Laly dans « Hélène et les garçons », Sébastien Courivaud, mais également le fils de Caroline (RIP) de « sous le soleil », Tom.

Espérons que cette connasse de ménagère qui boude allégrement la carac devienne très vite fan d’Alice pour ensuite se taper dans la foulée la quotidienne du télé-crochet musical…

[NDLA : Pour savoir si Yvane va rester ou pas à la carac et connaître mes impressions à ce sujet, c’est toujours ici !]