Onze moments qui ont marqué ma vie de téléphage pour onze ans de blog

Caramba j’ai encore raté l’anniversaire de mon blog. Ca devient une habitude puisque l’an dernier j’ai carrément loupé ses dix ans. En même temps, en dehors du compte rond, ça n’avait rien de bien symbolique puisque sans lâcher l’affaire, je blogue trop peu. Mais pour marquer ces rendez-vous manqués, j’ai décidé de vous expliquer en onze moments télé pourquoi j’aime autant mon petit écran, et tant pis si je radote, parce que bon an, mal an j’en ai écrit des choses en onze ans.

1 Croque-vacances
Je suis une disciple de Dorothée, je ne peux pas le nier. J’ai adoré Récré A2, mais bizarrement j’en garde beaucoup moins de souvenirs heureux que de « Croque Vacances ». J’imagine que c’est parce que cette émission marquait justement des périodes heureuses de congé. J’affectionnais particulièrement les émissions de Noël avec « Super Ted », mais je garde des souvenirs émus de « Deux ans de vacances », le générique me fait monter les larmes aux yeux, ou de « Dare Dare Motus ».

2 Les feuilletons de mon enfance
« Monsieur Merlin » reste ma madeleine absolue. J’ai une image fixée dans la tête, celle de la salle blanche avec le hibou, qui continue de me fasciner et de me faire rêver. A priori, si je me fie à la fiche Wikipédia de l’émission, la série était diffusée dans le cadre de Récré A2.

« Dick Turpin » fait également partie de mes bons souvenirs d’enfance passés devant la télé en compagnie de mon père et de mon frère.

3 Les dessins animés
Captain Flam, Goldorak, Gigie et Bififoc occupent forcément une place de choix dans mon cœur, mais il faut bien reconnaître que ce sont les dessins animés qui m’ont fait acheter des jouets qui m’ont le plus marquée. Le marketing a bien formaté ma génération. J’ai donc acheté des Mask, des GI-Joe et même des chevaliers du Zodiaque à des prix délirants. Certaines séries, Mask en tête, avaient été créées juste pour ça d’ailleurs.

4 Santa Barbara
J’ai toujours regardé plus la télé avec mon père que ma mère. Mais ma mère, avant « Bones » et « The good wife », a eu une passion coupable pour « Santa Barbara » et ça tombe bien moi je trouvais Eden magnifique. Aujourd’hui, l’actrice est bonne sœur.

Eden

5 La une est à vous
Si une chaîne lançait un grand sondage consistant à demander quelle émission du passé les téléspectateurs souhaiteraient voir revenir, je voterais un million de fois pour « La une est à vous » présentée par Bernard Montiel. Imaginez, les gens pouvaient choisir les séries qu’ils souhaitaient regarder le samedi après-midi. Bon au final, les gens souhaitaient toujours voir « Stingray » ou « Le Magicien » mais c’était super quand même.

6 Giga
Car je n’étais plus tout à fait une enfant, ni vraiment une adulte, j’adorais Giga qui proposait des séries pour les grands, un peu trop même parfois. Je pense évidemment aux « Années collège », auxquelles j’ai dû préférer un moment « Sauvés par le gong » parce que j’étais amoureuse de Kelly. M’en fous, j’assume.

Kelly

7 Les premières séries
Bon, j’ai été fan absolue des feuilletons, « Amicalement vôtre », « Les deux font la paire », « L’homme qui tombe à pic », « L’homme qui valait trois milliards », « Pour l’amour du risque »…et j’en oublie, avant de succomber aux charmes de « Côte ouest » parce que je craquais, je fondais pour Paige, un truc de fou. Mais bon, un jour, la télé nous a appris que le séries, ça pouvait aussi être quelque chose de respectable. Ca a commencé avec « Friends » puis « Urgences », et là évidemment une révolution a démarré. Je ne parle pas de « Dawson », qui m’a tellement fait pleurer.

Paige

8 Le Loft
La deuxième révolution culturelle télévisuelle que j’ai connue de mon vivant a démarré avec « Le Loft » qui a marqué l’avènement de la télé-réalité. Bizarrement, je n’en garde pas de souvenirs bien précis même si je peux certainement retrouver de tête tous les lofteurs et que je me souviens encore de Kimy. Il faut dire que le « Loft 2 » a un peu tout gâché.

9 La star academy
J’avais boudé la première saison parce que je préférais « Popstars » – la honte – mais comme tout le monde j’ai adoré la deuxième. Nolwenn, Anne-Laure, Eva, Aurélie, Fabien, Jérémy, Houcine, Emma… Ils étaient tous super. La trois a réussi le mérite d’être presque aussi bien et puis l’émission a décliné un peu jusqu’à la six, mais je n’en ai loupé aucune.

10 « Koh Lanta », « L’Amour est dans le pré » et « Pékin Express »
La star ac’ reste au firmament, mais ces trois télé-réalités d’aventure ou de dating la suivent de près dans mon cœur. « Koh Lanta » est resté au top, « L’Amour est dans le pré » décline, et « Pékin Express » a disparu. Mes plus fidèles lecteurs se souviendront de la saison 2 des bébés. « Pékin Express » a été une grande émission de télé-réalité.

11 La TNT
C’est peut-être la dernière chose qui a révolutionné ma vie de téléphage. Une dizaine de chaînes gratuites supplémentaires qui proposent des télé-réalités plus ou moins au rabais, des séries plus ou moins anciennes, des émissions américaines redoublées à la bouche, des tas de programmes sur les faits divers et des talks.

« Un fiancé pour Noël » : ceci n’est pas un appel à candidature, mais le résumé d’un téléfilm vraiment très intéressant…

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous narrer le super téléfilm de Noël que j’ai visionné hier. Il s’agissait d’un « fiancé pour Noël », qui aurait aussi bien pu être baptisé « une psychotique pour Noël » ou « un enlèvement crapuleux pour Noël ». Autant vous le dire dès le départ sans le « Noël » du titre, cette fiction aurait pu très bien figurer dans la programmation annuelle anxiogène des téléfilms de l’après-midi de TF1 où je vous rappelle une mère est capable de mandater un tueur pour éliminer son beau-fils uniquement pour récupérer sa progéniture et ses petits enfants.

[Joyeux Noël à mes lecteurs gays et à mes lectrices hétéros !]

« Un fiancé pour Noël » a retenu mon attention essentiellement parce que j’étais immobilisée dans mon lit avec mon ordinateur portable sur lequel je jouais aux Sims et que j’avais la flemme de zapper après mon énième rematage de « Didier ». Mais « un fiancé pour Noël » comptait également un atout de taille qui fait toujours la différence pour une fiction américaine ou canadienne : son casting ! Hier, au générique, nous avions Slater de « sauvés par le gong » (Mario Lopez nu, Mario Lopez torse nu) et Sabrina, l’apprentie sorcière.

Cette fiction terrible raconte l’histoire d’une jeune fille qui est clairement une loseuse, plutôt brillante elle se rêve en peintre mais végète en attendant en jouant les serveuses dans un boui-boui sordide. Ses parents lui décrochent à la veille des fêtes un inespéré entretien d’embauche qu’elle rate comme tout le reste et son fiancé imbus de sa personne, avec qui elle n’a pas couché et qu’elle connaît depuis à peine deux mois, la plaque juste avant sa réunion de famille. Elle est donc SEULE et déséspérée pour Noël, ce qui commence très mal pour un téléfilm de Noël.

Sabrina, passablement mal coiffée au départ, pète donc totalement les plombs et enlève un type qui se trouve juste au mauvais endroit au pire moment et le traîne de force dans sa famille. Quand je vous disais que nous étions à la frontière du sordide…
Le gars effaré (Mario Lopez torse nu) fait tout pour s’échapper mais Sabrina, habile, briefe sa famille sur les névroses supposées de son fiancé.
Evidemment comme nous sommes dans un conte de fée et non dans une fiction anxiogène de l’après-midi, Slater tombe peu à peu amoureux de Sabrina et lui pardonne son côté fantasque, notamment quand il découvre qu’elle a du génie et que sa famille psychotique lui plombe l’existence. Mais entre temps, quand il ne sait pas encore à quel point elle est formidable, il réussit à prévenir sa fiancée qu’il est retenu contre sa volonté en rase campagne par une folle.
Le réveillon de Noël tourne au fiasco dans la famille de Sabrina, malgré la bonne volonté de Slater, quand ses parents apprennent que son frère aîné est gay et que sa sœur a arrêté ses études de droit et pompon sur le gâteau la police débarque pour venir secourir le faux fiancé de la jeune fille.

Je vous avoue qu’à partir de ce moment là, j’ai été légèrement accaparée par la dépression majeure de mon Sim intellectuel qui n’a pas supporté que le directeur de l’école privée refuse d’accueillir Alex, son fils adoré, dans son institution. Il faut dire que j’avais mis le paquet sur le buffet et le cirage de pompes pour l’accueillir mais que ma maison fait un peu pitié, ce qui a semblé le rebuter. Je joue aux Sims pour leur permettre d’atteindre un accomplissement personnel et professionnel, mais je ne joue pas à D&co, alors ma maison est assez laide et pauvrement décorée. Comme la jauge de bien-être liée à l’environnement de mon Sim avait considérablement chuté dernièrement, ma femme avait placé un tapis et un tableau avec un lama dans son intérieur pour qu’il repasse dans le vert, ce qui n’a pas suffi au directeur de l’école privée. Entre parenthèses, la jauge d’environnement vaut bien la note d’animation ou de décoration d’un « dîner presque parfait », puisqu’elle est totalement subjective. Bref, devant le refus catégorique de l’homme influent de faire entrer son fils dans le privé, mon sim a littéralement pété les plombs. Désormais, il parle à un ballon et sa jauge de bonheur est totalement rouge, même si par ailleurs tout est dans le vert. Quelqu’un connaît-il une solution pour parer à cet écueil ?

Quand je me suis remise à mon téléfilm, Slater (Mario Lopez nu) allait épouser sa snob fiancée finalement contre son gré – ce garçon ne sait décidément pas ce qu’il veut – et Sabrina avait choisi d’être elle-même, mais son fiancé d’un soir lui manquait énormément. Fort heureusement, comme dans n’importe quel conte de fées, tout est bien qui finit bien et ces deux là se retrouvent et s’aiment, bien que physiquement Slater soit bien au dessus d’elle.


Dans la version anxiogène du téléfilm, à la fin Sabrina aurait tenté d’assassiner Slater au moment où il allait être retrouvé et secouru par les flics et sa fiancée. Dans le rôle de Sabrina, nous aurions eu Tracey Gold (Carol Seaver dans « quoi de neuf docteur ») et dans celui de la fiancée de Slater, dont nous aurions suivi attentivement les recherches sur un mode dramatique et non comique, Yasmeen Bleeth (nue), qui aurait formé un couple autrement plus logique avec Slater.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite un très joyeux Noël à toutes et à tous en espérant que vous ne soyez pas contraint(e) d’enlever quelqu’un pour fêter le réveillon avec vous et que votre existence ressemble plutôt à un téléfilm des fêtes qu’à une fiction ordinaire…
[NDLA : Il vaut mieux éviter de faire son coming-out le soir du réveillon de Noël…]

Le TOP 5 des ruptures qui m’ont brisé le coeur

Ma femme trouve mignon que je ne puisse pas regarder les épisodes où Luke et Lorelai rompent. Vous êtes libres, de votre côté, de trouver ça franchement atterrant. Voici un petit Top 5 bizarrement chronologique des ruptures les plus douloureuses de mon existence de téléphage…

5) Zach Morris et Kelly Kapowski « sauvés par le gong »
Aujourd’hui, en visionnant des épisodes de « sauvés par le gong » je me demande comment j’ai pu être aussi accro à cette série franchement naze. Mais c’était les années « giga » et à l’époque nous ignorions encore ce qu’était une vraie bonne série. Nous étions en 4 ou 5 avant « Friends » ou « Urgences ». Bref, un jour, j’ai allumé mon téléviseur et j’ai découvert un faux blond avec une coupe défiant la gravité dont l’objectif était de conquérir la capitaine de l’équipe de volley-ball de son lycée. Malgré les bâtons que Slater lui a longtemps mis dans les roues, un jour Zach est arrivé à ses fins et il est enfin sorti avec, on disait comme ça à l’époque, Kelly. Un jour, cependant, après moult micro fâcheries, un soir de bal même, je m’en souviens, Kelly et Zach ont rompu parce qu’ils étaient trop jeunes pour une histoire aussi sérieuse et que Kelly voulait vivre d’autres aventures. Je l’ai pris pour moi, je l’avoue, car moi aussi j’étais amoureuse de Kelly (pas de commentaire, merci). Plus tard, dans les téléfilms « sauvés pas le gong », le jeune couple s’est retrouvé et s’est marié, mais pour moi c’était déjà trop tard, j’étais occupée ailleurs par…

4) Brenda et Dylan de « Beverly Hills »
J’ai attendu longtemps l’arrivée de cette série sur mon petit écran comme un espèce de Graal de téléphage. A l’époque, « la Belge » que nous captions dans le Nord, sauf chez moi car notre antenne craignait, diffusait les épisodes inédits en France de ce soap pour ados et une copine m’en avait parlé. Je me suis immédiatement identifiée à Brenda, la jumelle maléfique de Brandon qui souffrait de la perfection de son frère agaçant. J’ai flashé sur Dylan, même si aujourd’hui j’ai réalisé qu’il avait déjà 30 ans à l’époque. Je me souviens encore du lapin qu’il a posé à la jeune fille pour leur tout premier rendez-vous sur fond de « she’s like the wind », la BO de « Dirty Dancing ». Les choses se sont compliquées quand l’affreux paternel de Brenda s’est opposé à sa liaison avec le jeune rebelle et finalement c’est cette connasse de Kelly qui les a fait rompre définitivement, je la hais encore pour ça.

3) Ross et Rachel de « Friends »
Entre 1994 et 1995, nous avons enfin découvert de vraies bonnes séries sur les chaînes hertziennes et je suis devenue, en une soirée dédiée, fan intégrale de « Friends ». La série n’a pas pris une ride et je peux encore rire ou m’émouvoir en la regardant. Je ne vous ferai pas l’offense de vous résumer l’idylle entre Ross et Rachel mais cette rupture à cause de la jalousie de Ross, de la fille de la photocopie ou d’un malentendu sur la notion de « pause » m’a brisé le cœur. Bon, j’ai cessé de m’attacher par la suite pour comme la petite bande ne plus mal vivre chacune des ruptures du couple explosif.

2) Buffy et Spike de « Buffy contre les vampires »
Le bovin Angel m’a toujours complétement laissé complétement indifférente et je lui ai immédiatement préféré, malgré son physique un peu difficile, le sombre Spike. La construction de l’idylle impossible entre les ennemis d’hier et d’aujourd’hui est un de mes rebondissements favoris de la série. Tout commence à l’entrée à la faculté de Buffy, Spike se rend peu à peu compte qu’il aime la Tueuse. La saison 5 les rapproche opportunément. Revenue d’entre les morts, Buffy, plus dark que jamais, succombe enfin aux charmes du vilain vampire. Leur rapprochement amoureux est extrêmement violent et se termine évidemment très mal. La mort de Tara, malgré mon orientation sexuelle, m’a beaucoup moins affectée que la rupture entre la Tueuse et William le sanglant. Spike part même en quête de son âme pour reconquérir Buffy et finit par succomber pour le bien de l’Humanité. Si Buffy et Spike demeurent de loin mon couple favori de série, la rupture de Luke et Lorelai reste celle qui m’a le plus affligée.

1) Luke et Lorelai de « Gilmore Girls »
Dès le premier épisode de la série, le téléspectateur comprend que la brune bavarde est faite pour le cafetier taciturne. Il est fou d’elle et elle ne lui est pas indifférente, mais ils passent 4 saisons à se louper. Luke finit par prendre le taureau par les cornes et sort enfin avec Lorelai. Mais Lorelai a une famille compliquée et un ex benêt envahissant et ils rompent une première fois, premier déchirement de taille. Ils finissent par se résoudre à l’évidence et ils se remettent ensemble. Là le sort se ligue contre eux malgré la courageuse demande en mariage de Lorelai à son ténébreux compagnon. Une fille cachée plus tard, Lorelai se console dans les bras du père de sa fille et scelle le sort du couple. Je me console en songeant qu’à la fin des fins ces deux là se retrouvent.

Vous l’aurez compris, selon mon âge et ma situation maritale, les choses qui me touchent évoluent. Globalement, je sais, j’ai 31 ans de téléphagie à mon actif, qu’un couple heureux n’est pas télégénique et que pour une série dure, il faut que le couple phare s’unisse le plus tard possible ou ait des relations totalement orageuses et inconstantes. Parfois, ce précepte de base m’épuise un peu, mais je suis obligée de reconnaître qu’il est juste.

J’en suis arrivée à la conclusion que ma femme et moi formerions le couple télévisuel le moins intéressant du monde et ma moitié a acquiescé en m’indiquant « surtout quand nous avons la grippe ».
Rien à ajouter sur le sujet, enfin si quelles ont été pour vous les ruptures télévisuelles les plus douloureuses ?