Tellementvraiphobe

Je suis décidément trop vieille pour regarder la télévision en ce moment. Ainsi hier après m’être réjouie l’espace d’une seconde que NRJ12 rediffuse « mariés, deux enfants », je vous livre l’information au passage, je suis tombée sur une rediffusion de « Tellement vrai », qui m’a totalement sciée. L’émission se consacrait à ces phobies qui vous pourrissent la vie, un sujet de société passionnant, je vous l’accorde, mais si elle mettait en scène une agoraphobe au destin plutôt tragique, elle se penchait surtout sur des phobies rares.

Nous avions donc un grand gaillard qui frôle les trente ans et qui souffre, depuis qu’il a visionné « ça » de Stephen King, enfant, d’une peur panique et franchement handicapante des clowns. Je me suis souvent moquée ici des sommaires délirants de « 100% Mag » avec la folie des brosses à dents ou de la poire, mais « Tellement vrai » atteint des Everest de connerie dans ses choix éditoriaux. Avoir peur des clowns au quotidien vous empêche de manger dans un fast-food bien connu, de vous rendre au cirque, et a priori de regarder à nouveau « ça » qui de toute façon est un navet en comparaison du bouquin. Mais voilà pour le témoin de « Tellement vrai », il s’agit d’un handicap réel car il cauchemarde la nuit des Auguste et des clowns blancs et que ses amis qui étrangement ne prennent pas au sérieux sa phobie lui envoient sur facebook, par texto ou mail des images de clowns, ce qui lui donne des frissons.
Bon, soit, acceptons, la candidate suivante souffrait, elle, d’une très sérieuse aquaphobie mais d’un manque de pudeur évident puisque pour démontrer qu’elle a peur de l’eau même sous sa douche, la sexagénaire en a pris une devant le cameraman. Cette peur de l’eau l’empêche de se doucher sereinement mais surtout d’aller à la piscine, logiquement, ce qui est dur parce qu’elle ne peut pas accompagner son petit-fils aux bébés nageurs. Là, j’imagine la rédaction de « Tellement vrai » en plein brainstorming, « putain on a que des phobies à la con et on doit les monter en épingle pour le reportage, il nous faut un angle vite, vite… »

Mais bon le sommet de la crétinerie n’était pas encore atteint, puisque nous n’avions pas découvert la phobie rare de cette dame qui ne supporte pas les fruits. Alors là les « journalistes » de l’émission ont décidé de la filmer en train de confectionner une compote pour ses enfants car si elle n’aime pas les fruits, elle ne veut pas priver ses mioches de vitamines, ce qui est très noble de sa part, et évidemment c’est l’horreur car les pommes sont un peu pourries, ce qui ne l’empêche pas de les mettre dans la préparation pour ses enfants, et pas parfaites. Mais la dame passe aussi au rayon fruits et légumes de sa grande surface favorite pour insulter d’innocentes pâtes de fruits et expliquer longuement que les fruits secs luisants et gluants l’écœurent. Au restaurant, elle fait vivre l’enfer à ses copines qui mangent des fruits. Bref, sa vie est impossible.

Si vous avez peur des endives, des écureuils, de l’asphalte, du plastique, des chauves-souris, des émissions de télé surréalistes, contactez « Tellement vrai » qui viendra vous filmer en pleine crise !

Si vous avez de bonnes idées de sujets pour une prochaine émission, « je suis chasseur et végétarien », « j’ai changé de sexe plusieurs fois », « je ne m’entends pas avec animal domestique », « j’ai une sincère admiration pour Mathieu Delormeau », ou « je ne supporte plus les conneries que je regarde à la télévision mais comme j’ai un blog sur le sujet je me crois obligée de les regarder à moins que je me cherche ainsi des excuses pour visionner n’importe quoi », appelez la chaîne !

« Tellement Vrai » : l’émission aux deux visages !

Je devrais désormais sous-titrer ce blog : « POC regarde la TNT pour vous », car hier soir je me suis à nouveau égarée, passé 22h30, à la recherche d’un raccourci programme potable que je n’ai jamais trouvé, sur NRJ12 pour visionner un « Tellement Vrai » baptisé « ils vivent du sexe ».

Je venais d’expliquer à ma Moitié que depuis la rentrée, la chaîne avait un nouveau concept porteur, une émission soft en première partie de soirée avec des thématiques parfois lourdes l’alcoolisme ou comme hier les troubles alimentaires, puis après 22h30 du grand n’importe quoi avec surtout du sexe dedans. Je m’étais déjà retrouvée à regarder un sujet sur les naturistes pervers du Cap d’Agde qui énervent les autorités locales.

Mon sujet sur le sexe était en fait un rien daté, puisque tourné en 2009, mais le sujet reste d’actualité finalement. Nous pouvions donc y découvrir une jeune belge, qui aurait pu participer à « Secret Story », mais qui ambitionne surtout de se réaliser dans le X, un anglais transsexuel qui a gardé son sexe de femme malgré une apparence très virile et une dame qui a ouvert dans la France profonde une agence pour fournir des alibis aux amoureux volages.

« Tellement Vrai » s’impose comme la synthèse parfaite des côtés Docteur Jekyll et Mister Hyde de « ça se discute ». Delarue enchaînait les sujets graves – les fameux troubles alimentaires, la violence, le suicide – avec des trucs extrêmement trashs : l’amour sous toutes ses formes avec un couple qui vit à trois, une femme qui fait du X dans le dos de son mari… « Tellement Vrai » fait à peu près pareil en ressuçant parfois d’ailleurs de vieux « jour après jour », mais surtout en assumant parfaitement son côté totalement trash. Certains profils semblent d’ailleurs être choisis pour que Matthieu Delormeau se foute de la poire des témoins au retour plateau.

Dans la sélection d’hier soir, j’avais un faible certain pour la future star du X, qui a choisi de se faire shooter à Avignon par un jeune photographe qui se destinait au départ à la photo de paysages et en particulier les grands sites de sa région. Désormais, le garçon a saisi que la PQR ne payait pas et que l’édition ne valait guère mieux, il se dédie donc à la photo porno mais avec un grand site en fond. Ainsi, nous pouvons voir la demoiselle écarter les jambes dans un village de charme ou devant une vallée d’une beauté époustouflante. A se demander quasiment, si ce n’est pas un peu du « photo bombing », cher à Daphné Bürki.

A la pub, j’ai abandonné tout ce petit monde à ses soucis pour me plonger dans les bras de Morphée. Je me dois quand même, avant de conclure, d’évoquer la mise en scène niveau CM2 de la problématique – Machine tournera-t-elle son premier film ? Le Monsieur qui a gardé des attributs de dame pourra-t-il présenter son show érotique au salon londonien du sexe ? La dame qui ne sert à rien avec son entreprise bidon trouvera-t-elle un alibi crédible à sa cliente ? – qui donne lieu à des relances à la fin de chaque séquence, « nous découvrirons ensuite si les photos de Truc ont inspiré le producteur de porno libidineux » (il y a de bonnes chances que oui car s’il n’est pas sensible à son charme, le paysage autour risque de l’époustoufler).

Voilà, sinon, de mon côté, je ne sais pas si j’assume de vouloir me procurer à tout prix les épisodes de la saison 4 de « Coeur Océan » où Daphné est lesbienne durant dix minutes autant dire que ça ne compte pas, mais si quand même… Dites-moi, pour ceux qui l’ont vu, si ça vaut le coup…

Desperate housewives, Drea Mattéo et les affres du camping : En un mot, ma soirée télé !

Hier soir, j’ai visionné comme ma petite maman certainement si l’antenne familiale daigne à nouveau capter M6, « desperate housewives », que je ne vais pas vous faire l’offense de résumer. J’ai juste beaucoup aimé le couplet de Lynette, qui est très crédible avec ses abdos et ses côtes saillantes en mère de quatre enfants qui en attend deux autres, sur les enfants qui ruinent une vie, mais je me suis surtout réjouie que Drea de Matteo fasse son apparition dans cette sixième saison.

Comme je suis une téléphage et pas une sériphile, je le reprécise, j’ai connu Drea de Matteo dans « Joey », le spin-off de « Friends » et non dans les « Soprano », ce qui aurait été beaucoup plus classe pourtant, et je l’ai adorée dans le rôle de la sœur alcoolique et nymphomane de mon personnage favori de « Friends ». A elle seule, elle m’a donné envie de m’accrocher à une série qui n’a pourtant pas excessivement, certainement à tort d’ailleurs, bonne réputation.
J’espère donc, je croise les doigts, qu’elle ne sera, comme je le suppute, qu’un témoin « en cavale », et non la responsable – c’est que ma femme pense – de l’agression de Julie Mayer. [Si vous pouviez m’épargner le spoilage en commentaires, je vous en serais reconnaissante, merci d’avance !]
Drea Matteo est une petite Lauren Graham à mes yeux pour vous dire…

Sinon, « desperate housewives » reste dans le droite lignée de ce qui fonctionne depuis sa création : d’étranges et forcément suspects nouveaux voisins, l’étranger étant un peu le mal quand même dans cette micro-société, Catherine qui reprend le rôle de salope laissé vaquant par Edie Britt, Gaby qui reste chieuse mais gentille au fond, Susan gaffeuse mais déterminée, et ainsi de suite… Mais comme « Bones » ou « NCIS », « DH » passe agréablement une soirée du mardi, même au rythme de trois épisodes.

A 23 heures, je n’étais pas fatiguée, enfin du moins pas épuisée, ce qui est rarissime en ce moment, je me suis donc intéressée à « enquêtes et révélations » sur TF1, en m’attendant bêtement à ce qu’une enquête poussée mène à des révélations surprenantes. L’émission se consacrait hier soir à un sujet franchement délicat : le camping, la tarte à la crème du moment, et au final le programme était digne d’un « zone interdite ». Il porte d’ailleurs aussi bien son nom que l’émission de M6.

Grâce à « enquêtes et révélations », j’ai à nouveau pu me demander pourquoi des gens appréciaient d’être confinés avec leurs semblables dans un espace réduit dont ils espèrent surtout ne pas avoir à sortir, la problématique du gérant des lieux étant de leur offrir un maximum d’animations pour les pousser à ne pas chercher à savoir si des fois il n’y aurait pas mieux à l’extérieur. Il convie donc un animateur qui escroque les badauds, qui ont pourtant un budget serré, période de crise oblige, en leur vendant 10 euros un film qu’il a réalisé durant la journée sur leurs activités dans le camping.
Mais pour certains, les vacances tournent au cauchemar, l’enquête a finalement mené à une révélation…
Le camping, ou plutôt l’hôtel de plein air, n’est pas à la hauteur de leurs espérances et ils doivent sortir se baigner dans la mer ou visiter la région (brrrrrrrrrrrrrr). Nous découvrons alors une piscine franchement peu ragoûtante et surtout insécure au possible avec des clous rouillés qui dépassent de clôtures couchées, et dont un spécialiste du genre nous explique qu’il est vecteur de tétanos, et d’autres trucs tout aussi scandaleux.

L’émission s’est ensuite penchée sur le scandale des mobile-homes qui est, à mon avis, surtout écologique mais c’est un autre problème. Des gens investissent dans une maison en carton et en plastique qu’ils installent sur un emplacement qu’ils louent dans un camping, libre ensuite au propriétaire de les exclure à la conclusion de leur bail de un an. Un sujet qui a certes sans doute mérité une enquête, mais dont nous connaissions déjà les tenants et les aboutissants…
Heureusement, avant la dernière publicité, le suspense était monté d’un cran, la fille des témoins, candidate à Miss Camping, allait-elle emporter le titre ? Je n’ai pas attendu la révélation pour dormir.

En France, on sait décidément faire des reportages d’investigation qui dénoncent à mort…

Pendant ce temps là à Palavas….

« Pour prolonger l’été », qui est pourtant bien loin d’être terminé à Toulouse comme en témoignent les coups de soleil, les premiers de l’été, que j’ai pris samedi au bord de la piscine, et pas du tout parce que je suis une inconditionnelle des sujets made in « zone interdite », hier soir j’ai regardé « un été à Palavas-les-flots » et j’ai su que j’avais fait le bon choix en découvrant la famille de Douai (ma ville natale) qui proférait des phrases définitives comme « les vacances à Pôlôvôs on ne pourrait pas s’en passer ». Mais, j’avoue que malgré la famille chti recomposée, l’autre tribu ardennaise et les bons copains qui finissent par ses déchirer sous le soleil, j’ai trouvé ce « zone interdite » un rien brouillon.

Pourtant, il avait tout pour plaire avec des séquences cultes d’aquagym, les animations camping – l’élection de Mister Camping où un des jeunes suivis par la caméra est le premier dauphin de l’élu et celles des Mini-Miss où la petite ardennaise échoue pour la troisième fois quand même sans même être dauphine -, les sorties en famille avec un budget serré – la fête foraine et surtout le fascinant « taureau piscine », une découverte pour moi – mais comme dans un « enquête exclusive » de bas étage, il a fallu que la caméra de M6 suive la police municipale et la gendarmerie en pleine veille active durant cet été mouvementé.
Notre Président aurait été ravi de découvrir ce documentaire qui mettait si parfaitement en valeur les talents de la gendarmerie nationale qui appréhendait tour à tour un voleur à la roulotte avec des investigations menées à l’américaine – caméras de surveillance, recherche du coupable grâce à sa plaque d’immatriculation, livrage au commissariat par la ruse, perquisition, aveux, le tout en 5 minutes à l’écran – et un dangereux pédophile qui n’était au départ qu’un quidam comme les autres mais qui s’avérait ensuite avoir un casier et être recherché, « une belle prise » pour l’adjudant Bidule.
Du fait divers au limite glauque, entre deux séquences d’aquagym, ce « zone interdite » était vraiment un peu raté et donnait l’impression que ses réalisateurs manquaient furieusement d’images.
Ils ont été quasiment sauvés par le rebondissement inattendu du sujet, aucune agression sur nos témoins, je vous rassure, qui aurait pourtant permis un genre de cross-over avec les interventions policières intercalées dans le sujet, mais un clash chez les bons copains qui partaient en vacances ensemble pour la première fois. Nous suivions donc trois garçons de l’Est dotés du délicieux accent de Norbert : le beau gosse, le type en couple qui fait style et le bon copain. Une fille se joignait au groupe sur le fil, ce qui n’a pas manqué de faire exploser l’amitié des jeunes gens. En effet, le beau gosse, certainement froissé par le rapprochement, entre son pote déjà maqué et la jolie nana, a envoyé un texto à sa copine pour « tout » lui raconter. Le lendemain, les vacances de la petite bande étaient écourtées, ce qui explique peut-être le manque d’images flagrant du sujet.

« Enquête exclusive » se consacrait par la suite aux dessous de Saint-Tropez, la ville de tous les vices, mais le « zone interdite » sur Palavas m’avait suffi.

Voilà c’est fini…

Hier soir, j’ai opté pour la contre programmation totale en regardant sur TMC deux reportages consécutifs sur les gens qui construisent eux-mêmes leur maison bonne pour la planète. Ce genre d’émission compte toujours le cas du type sans qualification aucune dans le bâtiment et surtout sans budget qui entraîne sa famille dans une galère innommable, parce qu’en général il a au moins deux gosses plus un sur le point de voir le jour, et comme sa femme est enceinte jusqu’aux dents elle ne peut pas l’aider sur le chantier, qui à la fin jette l’éponge. Nous avions vu sur M6 et revu sur W9, Monsieur Maison en Paille dans l’Est, que personnellement j’adore. J’attends avec impatience le « mois après mois » de « Zone interdite » afin de savoir s’il a enfin un toit décent ou s’il vit seul dans un mobile home à côté du chantier après son divorce.

En plus, tout le monde sait grâce aux « trois petits cochons » que la maison en paille sera détruite d’un souffle par le grand méchant loup… Fort heureusement, hier, dans les sujets, nous avions un retraité qui concevait lui-même sa maison en béton. Du solide ! Un vrai bunker…

Hier soir, donc, je me suis installée devant TMC et jusqu’à tard dans la soirée, j’ai sincèrement totalement zappé l’événement en train de se dérouler sur M6. A un moment, j’ai tenté de me remémorer mon Télé POC et j’ai enfin percuté que je fuyais inconsciemment la finale de la Nouvelle Star. A la pub, j’ai donc zappé sur Uruguay / Afrique du Sud, pour ne surtout pas être tentée.

En dix ans de téléphagie assumée, je n’ai pas du manquer une finale d’un télé-crochet, à l’exception de celle de la première saison d’à « la recherche de la Nouvelle Star », autant dire que ça ne compte pas, et j’ai quasiment vu, si on enlève « les Colocataires », « X Factor » et « la Ferme 3 », toutes les finales des émissions de télé-réalité.

Mais hier, j’ai lu cet article du Post sur les défis à placer par André Manoukian, qui m’a à nouveau souverainement agacé. Alors soit le jury devait assumer que c’est la dernière saison, tout retourner sur le plateau, insulter Ramon et toutes les ETC qui se sont produites devant lui depuis 10 ans, auquel cas il s’engage par contrat à ne plus être là l’an prochain, soit il arrêtait de prendre le public non averti pour des cons. J’ai lu cette interview sur Ozap également, un genre d’hagiographie de Sainte Virginie, la fabuleuse animatrice de la « Nouvelle Star », qui a pris tant d’aisance cette année et qui évoque un « lifting », comme c’est joliment euphémisé, nécessaire du programme. En gros, on vire le jury et on me garde ! L’animatrice a été plus que calamiteuse cette année et ces réflexions au jury plus qu’agaçantes.

En zappant je suis quand même tombée sur Luce et François qui reprenait le duo de Marc Lavoine et Catherine Ringer, « qu’est ce que t’es belle », avec un joli air de déjà vu puisque Cindy et Florian / Gaël l’avaient déjà entonné ensemble. Rhooo, c’est ennuyeux quand même que « la Nouvelle Star » dispose depuis huit ans d’un catalogue limité de titres à produire sur le plateau. J’ignore ce que les candidats ont chanté par ailleurs.

Il faut arrêter de se mentir, les audiences de « La Nouvelle Star » n’ont pas marqué le pas à cause du jour de programmation fluctuant. Aujourd’hui, les téléspectateurs sont suffisamment avertis pour comprendre que les castings c’était le mardi, les primes, le mercredi sauf les jours de foot. C’est bien la programmation musicale redondante d’une saison à une autre, éventuellement le marasme de l’an dernier, certainement l’animatrice, et surtout, surtout ce jury démodé depuis la première saison qui ont nui à l’émission.

Toi aussi 100% mag ta vie !

Parfois, j’aime « 100% maguer » ma vie et depuis 15 jours je m’adonne avec ma belle-mère et ma femme *voix de poissonnière d’Estelle Denis* à « la folie du vide grenier ». Après un passage décevant dans la braderie d’un petit bled du Tarn, où tout le monde avait trouvé son bonheur sauf moi, je me suis lâchée hier dans un village cossu et bien bobo de la même région. Comme Estelle pourrait vous l’expliquer, les vide-greniers sont en ces temps de Crise l’occasion de réaliser de bonnes affaires indispensables. D’ailleurs, c’est exactement ce que je me suis dit en me jetant sur le Trivial Pursuit Disney. Il aurait d’ailleurs fallu filmer mon regard de folle (à la Catherine de « Koh Lanta ») quand je l’ai aperçu de l’autre côté de la travée. J’ai payé ce magnifique objet….je vous laisse un instant « Juste prix » pour l’estimer….2 euros. Autant dire que j’étais aux anges, surtout qu’il est complet et dans un état relativement potable. Plus tard, j’ai arraché à une petite fille « un mille bornes » neuf pour 1 euro, j’étais donc aux anges hier soir et prête pour un second reportage « à ne pas manquer », « la folie » des jeux de société.

[Admirez le gros dé bleu et jaune.]

[Le même jeu sous un autre angle…]
Plus tard, mon bel enthousiasme a été un peu rafraîchi par un reportage pointu et intelligent de France 5 consacré au commerce équitable. La semaine précédente, après avoir visionné le sujet de « zone interdite » sur le bio, enfin les bananes bios, ma bonne conscience de « consomm’actrice » en avait déjà pris un bon coup et là je ne sais plus à quoi m’en tenir avec mon café équitable. Le sujet assez brillant expliquait en substance comment la grande distribution avait ruiné le concept même de commerce équitable et semblait décidée à continuer dans cette voie. Demain, je sais déjà que je mettrai 1 euro de plus dans un café équitable qui ne sera pas de la marque du distributeur. Na !
Quant aux bananes bios, la semaine précédente, je savais déjà à quoi m’en tenir à ce sujet. En gros, les organismes certificateurs des pays du Sud sont un peu plus complaisants que ceux de nos contrées et vos bananes sont à peu prés aussi bios que moi, sans compter que les faire venir de l’autre bout du monde n’est pas le top dans le registre du développement durable. Je caricature légèrement mais c’était l’esprit du sujet.
De toute façon, nous préférons, ma femme et moi, acheter nos légumes et nos fruits à nos petits producteurs à nous sur le marché et miser bio pour les basiques (farine, œufs,…).

Ce genre de reportages, certes instructifs, donne toujours l’impression aux téléspectateurs que la goutte d’eau de bonne conscience qu’il a tenté de diluer dans l’océan consumériste ne sert strictement à rien. Tant pis, je continue à me gausser des gens qui vivent dans une yourte ou usent de toilettes sèches (les autres must du moment *à ne pas manquer*, n’est ce pas Estelle) en me donnant bonne conscience avec mon café équitable et mes biscuits bios. C’est toujours mieux que rien…

[NDLA : Il n’est jamais trop tard pour participer au scrutin des POC TV AWARDS. Tant que telle Virginie Guilhaume à 10 secondes de la fin de la Nouvelle Star, je n’ai pas balancé le compte à rebours final, vous pouvez (devez !!!) vous exprimer, surtout que les votes sont très serrés dans certaines catégories… Vous ne voulez certainement pas voir votre favori perdre, alors votez !]

Faute de Télé POC…

A la base, je m’en suis souvenue hier que si je voulais rédiger ce post sur les running-gag, ce n’est pas du tout, comme je le pensais, à cause de la réflexion de ma femme sur le fait qu’elle ne les supportait pas, mais bien parce que lui ayant annoncé que je filais aux toilettes – toujours très classe, je suis – ma femme a entonné le célébrissime (chez nous au moins) « au revoir la Croze » (à chanter sur l’air d’« aller l’OM » ou n’importe quel hymne sportif répétitif).
Je vous sens intrigués, au moins je l’espère parce que c’était le but de cette longue introduction.

Depuis tout le temps que je vis avec ma femme, nous partageons la passion du « reportage de grande qualité » que ce soit du topissime « strip-tease » au toujours de bon aloi « zone interdite » en passant par d’ambitieux documentaires, nous n’en manquons généralement aucun. Je précise toutefois ce que j’entends par « reportage de qualité ». La thématique du sujet doit tourner autour des familles, nombreuses si possible, et catholiques pratiquantes c’est le top. Les célibataires nous conviennent également, tout comme les vacances surtout si elles impliquent des familles nombreuses catholiques pratiquantes et/ou des célibataires. J’ajoute de mon côté n’importe quel sujet sur les camping-cars.
Le top du genre reste pour ma femme le reportage sur la Croze.

« La Croze » est un hameau du Sud de la France qui a été retapé depuis des générations par une même famille. « Zone interdite » avait consacré un sujet à la Croze dans le cadre d’une thématique « maisons de famille ». Ce sujet présentait la doyenne d’une famille archi nombreuse et élargie qui chaque été se rendait à la Croze pour y accueillir sa tribu. Le reportage nous livrait plein d’indications passionnantes sur la gestion des lieux : dates d’arrivée des différents cousins, mode de gestion du hameau, répartition des chambres (les célibataires étant hébergés dans d’angoissants dortoirs)… Dans l’une des scènes préférées de ma femme, la doyenne expliquait la composition des menus et notamment la création par la Croze de « l’entrée surprise » censée regrouper tous les restes du séjour dans de la gelée (authentique). J’en arrive à notre running gag favori, à la fin du séjour, les nombreux cousins, enfants, oncles, tantes…montent dans une barque pour quitter la Croze et entonnent en cœur pour le plaisir de la doyenne et des vacanciers encore dans les murs du hameau « au revoir la Croze, au revoir la Croze »…ce qui nous a marqués à vie.

En bonus, je vous livre au passage les secrets de quelques héros de série. Pour le télé POC, j’ai abandonné l’idée jusqu’à ce que la grille télé redresse la barre.

Shane de « The L Word », Joey de « Friends » et Barney partagent certainement le même « tableau de chasse » (je n’avais pas encore saisi le sens du cerf encadré dans « le musée des secrets » et je remercie au passage Emilie qui se reconnaîtra d’avoir déchiffré cet indice pour moi) que John-David de « Secret Story ».

Monica de « Friends » est, quant à elle, un peu comme Nicolas de la première édition de« Secret Story» qui adore les plateaux télé, une ancienne obèse avec un comportement légèrement incestueux avec son frère qu’elle a embrassé – ok sans le savoir – lors d’une fête étudiante.

Izzie a eu une fille, ce que nombre de ses camarades de promo ignore, qu’elle a fait adopter. D’ailleurs, Izzie a passé son adolescence dans une caravane.

Jack de « Lost » est le demi-oncle de la fille de sa petite amie à son retour de l’île mystérieuse.

Je vous laisse cogiter sur ce dernier secret…