Les Français, l’amour, le sexe et…moi

Hier soir, par pur désœuvrement, j’ai regardé « les français, l’amour & le sexe » sur M6. L’ex petite chaîne qui monte offre en effet à sa ménagère qui vient de se délecter des inédits de « desperate housewives » un semblant de soirée coquine.

Autant vous le dire, je me sens sale et dégradée maintenant.

Je ne reviens pas (trop) sur le concept de l’émission, dont le nom est suffisamment explicite. Sur une thématique, que je n’ai pas très bien saisie hier, nous découvrons des témoignages de vrais gens entrecoupés du spectacle de stand-up d’un sexologue trivial.

Je me suis sentie salie et dégradée, mais j’ai regardé.

D’abord, parce que j’ai été scotchée par ce sujet sur ce couple dont le type, fasciné par les pompiers (je ne dirai rien de plus), cale à heures fixes les relations sexuelles qu’il aura avec sa femme selon un planning qu’il a lui-même créé. Monsieur aime faire l’amour au moment de la sieste dix minutes dans le noir un jour sur deux dans la même position. Madame, qui aimerait tellement de choses, subit. Quand ils discutent, elle lui parle cuni (désolée, je vais me laver la bouche avec du savon après), positions, 69 et Monsieur, effaré, explique que cela ne le tente pas du tout, enfin surtout le cuni, qui le dégoûte. Il n’aime pas trop les préliminaires, sauf pour lui.
Effarée, je suis restée à regarder ce garçon expliquer face caméra sa conception du sexe, en me disant que forcément il avait des collègues, des amis voire une famille.

A la fin, façon « confessions intimes », Madame bouleversait le quotidien en refusant « son rapport », ce qui faisait prendre conscience à Monsieur que sa façon de voir les choses était sans doute étriquée. Je ne peux pas vous affirmer vraiment que leur sexualité est plus épanouie aujourd’hui.

Je suis également restée bloquée devant cette jeune femme apparemment équilibrée qui n’a pas osé coucher tout de suite, ni exprimer ses désirs auprès de son nouveau mec ravi, car elle ne voulait pas avoir l’air d’une « putain » car elle le considérait comme l’homme de sa vie.
J’ai tenté de zapper pour revenir au XXIème siècle après.

J’ai également aperçu des gens qui sont sans doute les grands-parents de quelqu’un et qui parlait de leur désir sexuel. Je trouve admirable que des personnes âgées aient des rapports sexuels épanouis, je suis en revanche moins fan à l’idée qu’ils en parlent à la télé. Je vous rassure, ça vaut également pour toutes les classes d’âge aperçues dans l’émission.

Je suis certainement excessivement coincée, mais tout ceci m’a un peu donné la nausée (après avoir bien regardé au passage quand même).

Arte m’a bluffée !

A la lecture de mon marathon télé, si vous n’aviez pas encore cerné durant ces six dernières années la nature de ma consommation de télévision, vous avez du être édifiés ; et encore j’ai omis les quelques minutes à visionner « tellement vrai » ou le véritable temps que j’ai passé devant les faits divers de Pierre Bellemare.

[Une photo à moi du Colisée totalement hors sujet d’ailleurs étant donné que sa construction a été entamée en 70.]

Pourtant, il m’arrive d’être saisie par la grâce télévisuelle, quand intelligence et sujet intéressant se mêlent, et hier ça m’est à nouveau arrivé avec le cycle romain d’Arte. J’avais entendu dans « l’édition spéciale » que l’émission proposée en prime par Arte samedi allait être révolutionnaire avec notamment des personnages qui jouent en latin (!!!!!) mais je n’avais pas pensé que je serais scotchée comme ça.

J’aime l’histoire et les histoires, pourtant durant toute ma deuxième année de DEUG j’ai à moitié comaté durant mes TD et mes cours d’amphi d’histoire romaine. Si j’avais pu à l’époque découvrir ce génial docu-fiction, je serais peut-être aujourd’hui une éminente spécialiste en histoire romaine et non pas poclatéléphage…

Bref, ce docu-fiction nous plongeait donc dans la Rome de 44 avant Jésus Christ, juste après l’assassinat de César, fomenté par Brutus et Cassius, les partisans de la République qui voyaient d’un mauvais œil la dictature qu’entendait mettre en place le plus célèbre des Empereurs romains. Et après, le récit, entrecoupé pourtant de points de vue érudits d’éminents professeurs d’histoire, est digne de « Star Wars » avec deux clans romains qui s’affrontent dans une terrible guerre civile qui prend fin lors de la bataille de Philippes en Grèce.

A coups de reconstitutions bluffantes de la ville de Rome, des manœuvres, des batailles et d’apparitions surprenantes de la grande Cléopâtre sur son navire royal, « Rome » m’a bluffée. Je vousconseille d’aller vous rattraper immédiatement devant les deuxpremiers épisodes de 51 minutes de cette saga historique brillanterien que pour entendre Antoine haranguer en latin la foule…
[NDLA : Je suis ravie de constater que le tag « les émissions intelligentes que je regarde à la télé » peut enfin resservir.]

Desperate housewives, Drea Mattéo et les affres du camping : En un mot, ma soirée télé !

Hier soir, j’ai visionné comme ma petite maman certainement si l’antenne familiale daigne à nouveau capter M6, « desperate housewives », que je ne vais pas vous faire l’offense de résumer. J’ai juste beaucoup aimé le couplet de Lynette, qui est très crédible avec ses abdos et ses côtes saillantes en mère de quatre enfants qui en attend deux autres, sur les enfants qui ruinent une vie, mais je me suis surtout réjouie que Drea de Matteo fasse son apparition dans cette sixième saison.

Comme je suis une téléphage et pas une sériphile, je le reprécise, j’ai connu Drea de Matteo dans « Joey », le spin-off de « Friends » et non dans les « Soprano », ce qui aurait été beaucoup plus classe pourtant, et je l’ai adorée dans le rôle de la sœur alcoolique et nymphomane de mon personnage favori de « Friends ». A elle seule, elle m’a donné envie de m’accrocher à une série qui n’a pourtant pas excessivement, certainement à tort d’ailleurs, bonne réputation.
J’espère donc, je croise les doigts, qu’elle ne sera, comme je le suppute, qu’un témoin « en cavale », et non la responsable – c’est que ma femme pense – de l’agression de Julie Mayer. [Si vous pouviez m’épargner le spoilage en commentaires, je vous en serais reconnaissante, merci d’avance !]
Drea Matteo est une petite Lauren Graham à mes yeux pour vous dire…

Sinon, « desperate housewives » reste dans le droite lignée de ce qui fonctionne depuis sa création : d’étranges et forcément suspects nouveaux voisins, l’étranger étant un peu le mal quand même dans cette micro-société, Catherine qui reprend le rôle de salope laissé vaquant par Edie Britt, Gaby qui reste chieuse mais gentille au fond, Susan gaffeuse mais déterminée, et ainsi de suite… Mais comme « Bones » ou « NCIS », « DH » passe agréablement une soirée du mardi, même au rythme de trois épisodes.

A 23 heures, je n’étais pas fatiguée, enfin du moins pas épuisée, ce qui est rarissime en ce moment, je me suis donc intéressée à « enquêtes et révélations » sur TF1, en m’attendant bêtement à ce qu’une enquête poussée mène à des révélations surprenantes. L’émission se consacrait hier soir à un sujet franchement délicat : le camping, la tarte à la crème du moment, et au final le programme était digne d’un « zone interdite ». Il porte d’ailleurs aussi bien son nom que l’émission de M6.

Grâce à « enquêtes et révélations », j’ai à nouveau pu me demander pourquoi des gens appréciaient d’être confinés avec leurs semblables dans un espace réduit dont ils espèrent surtout ne pas avoir à sortir, la problématique du gérant des lieux étant de leur offrir un maximum d’animations pour les pousser à ne pas chercher à savoir si des fois il n’y aurait pas mieux à l’extérieur. Il convie donc un animateur qui escroque les badauds, qui ont pourtant un budget serré, période de crise oblige, en leur vendant 10 euros un film qu’il a réalisé durant la journée sur leurs activités dans le camping.
Mais pour certains, les vacances tournent au cauchemar, l’enquête a finalement mené à une révélation…
Le camping, ou plutôt l’hôtel de plein air, n’est pas à la hauteur de leurs espérances et ils doivent sortir se baigner dans la mer ou visiter la région (brrrrrrrrrrrrrr). Nous découvrons alors une piscine franchement peu ragoûtante et surtout insécure au possible avec des clous rouillés qui dépassent de clôtures couchées, et dont un spécialiste du genre nous explique qu’il est vecteur de tétanos, et d’autres trucs tout aussi scandaleux.

L’émission s’est ensuite penchée sur le scandale des mobile-homes qui est, à mon avis, surtout écologique mais c’est un autre problème. Des gens investissent dans une maison en carton et en plastique qu’ils installent sur un emplacement qu’ils louent dans un camping, libre ensuite au propriétaire de les exclure à la conclusion de leur bail de un an. Un sujet qui a certes sans doute mérité une enquête, mais dont nous connaissions déjà les tenants et les aboutissants…
Heureusement, avant la dernière publicité, le suspense était monté d’un cran, la fille des témoins, candidate à Miss Camping, allait-elle emporter le titre ? Je n’ai pas attendu la révélation pour dormir.

En France, on sait décidément faire des reportages d’investigation qui dénoncent à mort…

Je « 100% Mague » ma vie (Chapitre II)

Depuis que j’ai installé le gadget en bas des billets qui vous permet de découvrir pour les nouveaux venus ma prose passée et pour les anciens de vous replonger dans mes posts périmés, je suis tentée de m’auto-plagier, ce que je vais d’ailleurs faire immédiatement en vous livrant le deuxième tome de mon « 100% Magage de vie ».

Après la folie des vide-greniers, qui me poursuit, je l’avoue, surtout en cette période de reprise automnale des brocantes, j’ai succombé à la folie du «Bon coin », 100 ans après tout le monde mais j’assume.

Alors « Le bon coin », c’est ebay sans les enchères et surtout sans les frais de transaction. Vous mettez en ligne l’objet que vous désirez vendre, et croyez-moi ça peut être quasiment n’importe quoi et vous trouverez preneur, avec de jolies photos le mettant en valeur, l’annonce est validée et vous n’avez plus qu’à attendre patiemment qu’un ou plusieurs acheteurs se manifestent.
Dans les faits, vous passez votre temps à cliquer sur le bouton « envoyer et recevoir » de votre messagerie pour l’actualiser et vous assurer qu’en quinze secondes, personne ne s’est décidé à faire une proposition sur votre sorbetière neuve que vous n’avez jamais compris comment faire fonctionner (l’exemple est évidemment fictif). Si vous avez une vie sociale et/ou professionnelle, vous êtes hanté par l’idée que votre objet a peut-être trouvé preneur et vous vous précipitez à votre retour chez vous sur l’ordinateur pour vous en assurer. La déception est souvent à la hauteur de l’attente.
Mais un jour quand même…
Au bout d’un moment, qui varie selon le prix et l’intérêt du produit, quoique parfois même pas et il vaut mieux mettre un objet inutile et pourri à un tarif complétement inapproprié pour voir rappliquer la foule virtuelle qui se bat pour votre annonce (c’est un conseil de pro), un acheteur se manifeste et vient le moment délicat de le ferrer sans le faire fuir. Dans les faits, vous tentez de vous fixer un rendez-vous car vous avez bien mentionné dans l’annonce que votre piano droit désaccordé était vendu exclusivement à Toulouse et remis en main propre (nous ignorons toujours s’il faut mettre l’expression au pluriel ou pas) sur la ville rose. Normalement, si tout se passe bien, vous arrivez à vous caler, vous vous rendez donc à l’heure dite station xxxxx et vous guettez votre investisseur. Bon là, ça se complique parce qu’en général les gens n’osent pas vous aborder car ils n’ont pas la certitude exacte que, bien que vous portiez un étui à violon, vous vendez effectivement un instrument à cordes et les retrouvailles peuvent prendre un petit moment. Là, l’échange d’argent se passe en général très bien et vous remettez votre objet à la personne qui vous a contacté.

Pour la rédaction de « 100% Mag », grâce à mon récit quasiment parfait, la mise en scène du reportage est livrée clé en main. Du canardage de l’objet, appareil photo numérique en main à sa mise en ligne en passant par le moment où, victoire, quelqu’un se propose de l’acquérir, l’apothéose étant atteinte quand le vendeur échange l’objet avec l’acheteur au lieu de rendez-vous… En plus, j’ai même l’ouverture pour la conclusion : le vendeur peut ensuite à son tour se muer en acheteur…car nous avons aussi acheté beaucoup de choses sur Le Bon coin pour meubler et habiller notre futur chez nous.

Dans le prochain épisode de « POC 100% Mague sa vie », j’évoquerai les avantages et les inconvénients de vivre en centre ville.