Les poncifs des séries américaines : Le lait fait dormir (chapitre 13)

Avez-vous remarqué, comme moi, que certains éléments qui reviennent régulièrement dans les séries américaines nous sont (un plus d’un titre) totalement étrangers. Si nous avons réussi à piquer Halloween à nos cousins d’Outre-Atlantique, d’autres choses n’ont pas franchi l’océan qui nous sépare.

Ca fait bien longtemps que, faute d’inspiration, je n’ai pas proposé de poncifs des séries ici. Mais, hier soir, en revisionnant en « replay » l’épisode de « la famille formidable » diffusé par TMC, samedi matin, j’en ai trouvé un qui m’a toujours intrigué : Je n’arrive pas à dormir, du coup je me lève boire du lait. C’était Nicolas, dans le cas présent, qui bloquant sur son coming-out auprès de son père faisait une petite insomnie et se levait dans l’obscurité pour boire à même la bouteille un grand verre de lait frais.
L’autre variante étant : « tu n’arrive pas à dormir, chéri. Tu veux que je te fasse un lait chaud ? », que j’ai du voir dans toutes les séries de mon enfance. J’ai d’ailleurs du longtemps penser, petite, que le lait était un excellent somnifère.

Alors, pourquoi boit-on du lait la nuit dans les séries ?

Le lobby des produits laitiers y est-il pour quelque chose ?
Le lait fait-il vraiment dormir ?

Je ne sais pas pour vous, mais moi je bois rarement du lait la nuit quand j’ai du mal à trouver le sommeil. J’ai peut-être tort d’ailleurs.

[NDLA : Pour les fans d’une famille formidable, TMC diffuse la quatrième saison de la série, qui date de 2000, le samedi matin à partir de 8h50. Dans le prochain épisode, toute la famille Beaumont sera au Portugal pour le mariage de Fred et Sébastien.]

Les poncifs des séries américaines : Le curieux rapport des américains aux oeufs (chapitre 12)

Avez-vous remarqué, comme moi, que certains éléments qui reviennent régulièrement dans les séries américaines nous sont (un plus d’un titre) totalement étrangers. Si nous avons réussi à piquer Halloween à nos cousins d’Outre-Atlantique, d’autres choses n’ont pas franchi l’océan qui nous sépare.

Chaque année aux Etats-Unis, plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’œufs terminent dans le caniveau, car les américains souffrent a priori d’une surproduction de cette marchandise, que les professeurs de sciences-naturelles locaux sont chargés d’éponger.

Sinon, comment expliquer cette tradition bizarre qui consiste à trouver un moyen de balancer un œuf du xième étage sans qu’il se casse. Je l’avais découverte, je crois, dans « les années collège » et elle a fait son grand retour dans l’épisode 312 de « Modern family ». A chaque fois, je me mets à m’interroger : quelle serait le meilleur biais pour permettre à un œuf de survivre à une chute en hauteur ? (Le parachute d’Alex, avec amortisseurs pour l’atterrissage, me paraît effectivement être la solution la plus habile.)

Ne pas jongler avec ou éviter de les jeter depuis une fenêtre, telle sera ma réponse pour le moment.

Parfois, pour préparer les élèves à une grossesse prématurée, les œufs accèdent au statut plus enviable de bébé de substitution pour ados immatures, ce qui ne les empêche pas de terminer écrasés sur le sol et je n’ose imaginer leur sort à la sortie de l’exercice car sincèrement qui irait cuire son bébé, la symbolique est lourde.
En général, la fille prend un soin jaloux de l’objet, lui dessinant un visage pour le personnifier (« les années collège »?), alors que le garçon prend cette mission par dessus la jambe. Je ne crois vraiment pas qu’en France, on tienne à former les lycéens voire les collégiens à l’idée qu’ils pourraient être parents à 15 ans.

Dans le registre des sciences-naturelles, quelques œufs sont parfois épargnés au profit d’un classique des travaux pratiques : la réalisation d’un volcan plus ou moins réaliste qui crache de la lave.

J’ignore en écrivant ce billet si nous devons nous réjouir ou pas que notre enseignement des sciences soit aussi peu pratique. En tant qu’ancienne collégienne, j’aurais tendance à l’apprécier.

[Pour trouver des photos afin d’illustrer ce poncif, j’ai tapé sur google « bébé œufs séries », « oeufs avec un visage »,  ou « j’élève un œuf comme mon bébé séries », et je n’ai rien trouvé. J’ai songé aussi à dessiner un visage sur un des œufs de mon frigo, et j’ai renoncé car je vis en couple et que je tiens à ce que ça dure.]

Les poncifs des séries américaines : Chérie, si je subissais une vasectomie (chapitre 12)

Avez-vous remarqué, comme moi, que certains éléments qui reviennent régulièrement dans les séries américaines nous sont (à plus d’un titre) totalement étrangers. Si nous avons réussi à piquer Halloween à nos cousins d’Outre-Atlantique, d’autres choses n’ont pas franchi l’océan qui nous sépare.
Depuis une semaine, je me dis qu’il faut absolument que je parle de vasectomie sur mon blog.
Cette rubrique me permet en effet de jeter un regard nouveau sur les séries que je dévore à longueur d’année et en revoyant l’épisode de « Malcolm » où Loïs, enceinte jusqu’aux dents, découvre que Hal a fait semblant de subir une vasectomie, le poncif par excellence de toute bonne série américaine qui se respecte, je me suis dit que vraiment il fallait que je parle de vasectomie sur mon blog.
Je crois que je peux précisément dater la première fois où ce terme a franchi mes petites oreilles et tournoyé dans mon cerveau. Il s’agissait d’un épisode de « Santa Barbara » où Gina, probablement (qui d’autre?), tentait de faire croire à Channing Capwell qu’elle était (à nouveau) enceinte de lui, ce qui était apparemment impossible car le père de Kelly et d’Eden avait eu recours à une vasectomie.

Plus tard, je crois bien que c’est Victor Newman en personne qui a pensé subir cette intervention, ce qui expliquerait pourquoi (ou pas) on s’arrache son sperme congelé à Genoa City. Mais je peux aussi bien confondre avec un autre soap… Dans « Scrubs », le docteur Cox est bien le seul homme, à ma connaissance, qui souscrit volontairement à l’opération pour embêter Jordan, qui se venge en faisant bien trop de chirurgie esthétique par la suite. Le pénible époux de Sookie de « Gilmore girl » fait, lui, semblant comme tout le monde d’en avoir fait une.

Outre la question qui me hante depuis trente ans, à savoir ce qu’est vraiment une vasectomie (j’ai eu un début de réponse grâce à un reportage animalier sur France 4 où une antilope mâle particulièrement fertile en subissait une), je me demande si les médecins français en pratiquent et si c’est le cas, si mes concitoyens y ont autant recours que les américains ?
En même temps, je trouve cette pratique très noble, parce que pour une fois, ce sont les hommes qui prennent en charge le problème de la contraception.

Les poncifs des séries américaines : Je suis un vrai champion du mangeage de hot dogs (chapitre 11)

Avez-vous remarqué, comme moi, que certains éléments qui reviennent régulièrement dans les séries américaines nous sont (à plus d’un titre) totalement étrangers. Si nous avons réussi à piquer Halloween à nos cousins d’Outre-Atlantique, d’autres choses n’ont pas franchi l’océan qui nous sépare.

Si en France, nous avons le concours du cracheur de noyaux de cerise ou de pruneau, nous ne possédons pas, du moins à ma connaissance, une compétition qui honore l’espèce humaine : celle du plus gros mangeur de tartes / hot dogs / saucisses / pizzas…

[Je vous présente Joey Chestnut, l’un des champions du monde de la discipline.]

En visionnant, parce que Brenda est devenue folle et que désormais elle m’envoie tout (voire n’importe quoi), le dernier épisode en date de la saison 7 de « Bones » diffusé jeudi, sur laquelle je resterais muette, j’ai ainsi pu assister comme les protagonistes à un concours d’ingurgitation de hot dog.
Pour les autres exemples, dans la saison 4 de « How I met your mother », nous apprenons à un moment où Lily n’est pas encore censée être enceinte du moins à l’écran, qu’elle a participé à ce genre de concours, ce qui nous permet d’apercevoir, pour une fois, son gros ventre jusque là caché.
Dans « Friends », (Fat) Monica a gagné un concours de mangeuse de tartes.
Durant la saison 5 de Malcolm, Loïs et Hal découvrent incidemment à la fête de leur quartier et participent au concours du plus gros mangeur de saucisses. Dans mon souvenir, ils se livrent une compétition acharnée pour l’emporter…

(D’autres exemples ?)

Dans les séries américaines les plus gros mangeurs sont de véritables athlètes qui s’entraînent pour arriver à leurs f(a)i(m)ns.

Je vote pour l’introduction de ce genre de concours en France en l’adaptant à notre gastronomie : le plus gros mangeur de cassoulet / tartiflette / choucroute / aligot…

(A priori le concours du plus gros mangeur de maroilles existe déjà, mais il ne me semble pas que ça soit aussi professionnel que chez nos voisins américains.)

Qu’en pensez-vous ?