Xenniale, la blogueuse volume 2

Levons immédiatement le malentendu, je déteste les catégories et les cases. Mais, bon, j’avoue que j’ai été intriguée à l’idée de potentiellement être une xenniale. Je pensais jusque-là appartenir à la Génération X, d’autant que j’avais lu le livre, ce qui me semblait être une bonne preuve que j’en étais. Mais non, a priori, je suis une X’, mais quelle prime!

Alors, j’ai décidé de commencer à recenser ce qui fait de moi un xénnie. J’étofferai probablement la liste en fonction de mon inspiration.

Voici la suite du volume 1

Mes parents m’ont offert mes premiers 45 tours – les Fabulettes d’Anne Sylvestre, quelques singles de Dorothée, des titres de Lio et de Madonna – et mon premier 33 tours, l’album de Dorothée illustrée par Cabu, que j’ai toujours dans mon étagère. Mon papa m’a acheté le maxi single CD de Mylène Farmer, Pourvu qu’elles soient douces.
J’ai emprunté des VHS et puis plus tard des dvd dans des vidéo clubs.

J’ai connu le téléphone à cadran avec le petit écouteur. C’est l’ancêtre du haut-parleur.

J’ai connu les plages horaires de couleur de France Télécom. Blanc, tarif plein pot en journée, bleu un peu moins cher le soir, et bleu marine encore plus rentable la nuit. J’ai payé des sommes dingues en téléphone pour appeler des gens dans la même ville que moi.

J’ai été équipée d’un répondeur à mini-cassettes sur lequel j’enregistrais des annonces personnalisées. J’étais toute contente en rentrant de week-end si le nombre de messages était supérieur à zéro (il faut apprendre à se contenter de peu).  Quand les gens en laissaient un, on l’entendait dans toute la pièce. Idem quand on choisissait d’appuyer sur le bouton en public, tout le monde profitait de ce que disait votre interlocuteur. Bon, en général, les personnes se répandaient sur le fait que vous n’étiez pas là et qu’elles vous laissaient un message. Mais quand même, ça faisait plaisir.

Mon meilleur ami et moi, nous avons ruiné ses grands-parents en jouant sur Minitel.

J’ai mangé du fromage Belle des champs, mais surtout du Cham-Cham-Chamois d’or. C’était insipide, mais ça ne m’a pas empêchée d’aimer le vrai fromage, adulte.

J’ai mangé des Yes, des treets et des raiders en buvant du Tang.

J’ai tellement aimé Les animaux du monde et Marylise Delagrange.

Grâce à la Trilogie du samedi, j’ai assisté aux premières diffusions télé de Buffy et Charmed.

J’ai vu se terminer Buffy, Charmed, Ally Mc Beal, Friends…

Je clique aujourd’hui sur des articles qui disent « Découvrez la fin particulièrement étonnante de tel dessin animé ou de telle série ! » Pour apprendre en général, qu’il n’a pas eu de vraie fin, comme Jayce, qui parcourt encore aujourd’hui l’univers à la recherche de son père en combattant les inépuisables Monstroplantes. Parfois, c’est plus dur : Alf a été fait prisonnier par le gouvernement, les habitants de Walnut Grove ont fait péter leur village en représailles face au progrès qui menaçait de les envahir, ou Sunnydale a été rayé de la carte…

J’ai programmé un magnétoscope grâce au ShowView. Et j’ai donc des tas d’enregistrement avec dix minutes de trop au début et un film sans fin. Bon, à l’époque, les films commençaient à 20h45 et on râlait. Si on avait su…

J’ai connu les pellicules 12, 24 et 36 poses. J’ai ressenti le petit frisson qui consistait à venir chercher les photos déposées pour développement dans une officine spécialisée. Ca coûtait un bras et les clichés étaient moches dans leur grande majorité, mais au moins on y réfléchissait à deux fois avant d’appuyer sur le déclencheur. Nous n’avions aucun scrupule avec mon meilleur ami à déposer des films contenant des photos parfois franchement compromettantes, ce qui était une riche idée, puisque à l’époque les employés de ce genre d’officines devaient bien se marrer en regardant les clichés. Anecdote absolument véridique, la dame de chez Photo Station avait expliqué en toute candeur à mon meilleure ami qu’elle me reconnaissait, car j’étais une bonne cliente, sur ses photos à lui.

 

 

Encore un générique avant mes 40 ans

Je vais décréter que mai sera le mois de la nostalgie, au moins sur ce blog. 

Dans les quarante (et des poussières) génériques pour mes quarante ans, j’ai oublié cette merveille.

Holmes et Yoyo

J’adorais cette Holmes et Yoto. J’étais fascinée par le robot, qui mettait les aliments qu’il mangeait dans un petit sac poubelle.

Ce qui est fou, c’est que cette série m’a énormément marquée, alors qu’elle ne compte que très peu d’épisodes, et qu’elle n’a pas été diffusée énormément.

Vous vous en souvenez, vous ?

"Et Sophie rit tout le temps"

A une époque, en France, nous savions faire des séries, et même des sitcoms, comme va le prouver mon sujet du jour, « Marc et Sophie ». J’ai finalement renoncé à évoquer immédiatement « Maguy » pour me concentrer sur la série qui osait mettre en scène un vétérinaire et un médecin généraliste, qui partageaient le même cabinet.

Quand je vous disais que nous avions du talent et surtout de l’audace dans le temps…

Si je retiens une chose de « Marc et Sophie », c’est bien son casting de qualité. La sitcom comptait en effet l’ex leader (???) des Charlots, Gérard Rinaldi dans l’un des rôles titres, et celle qui est aujourd’hui devenue l’égérie des savates qui font maigrir de la boutique de M6, Julie Arnold, mais également Marie-Pierre « je ne ferai pas ça tous les jours » Casey, alias la star de la publicité « Plizz », « la mise à mort de la poussière ». En outre, Ginette Garcin et Claude Gensac, partenaire de Louis de Funès dans la série des « gendarmes » notamment, campaient les deux mères très différentes des deux héros. Je n’oublie pas le merveilleux Daniel Gélin qui jouait, lui, le rôle du père de Sophie.


Grâce à ce site fort bien documenté, j’ai également pu retrouver la liste quasi exhaustive des guest-stars, qui vous feront rêver si vous prenez le temps de la parcourir.

Il faut être un vrai enfant des années 80 pour la savourer pleinement et avoir été un fidèle de la classe, des émissions de Stéphane Collaro et de toutes les productions de l’époque pour pousser des « ah » ou des « oh » en redécouvrant – accrochez-vous bien ! – : Katia Tchenko (notamment au générique de « vivement lundi »), Michel Crémadès (il faut utiliser google images pour se souvenir là, une tête connue forcément apparue dans « Maguy »), Maurice Travail (le genre de comédien dont on a oublié le nom forcément mais qu’on se souvient vaguement avoir aperçu dans « Marc et Sophie »), Bernard Menez, Jean Rougerie, (l’inoubliable, notamment présent dans « vivement lundi ») Richard Taxi, Patrick Préjean (illustre sociétaire de « l’académie des neuf »), Gérard Hernandez, Chantal Ladessous (mon idole…),…

Pour les ressorts comiques de la série, la différence de milieux entre les deux héros, leurs patients à peau, à poils ou à plumes et leur concierge devaient fournir des intrigues à n’en plus finir. La série compte quand même cinq saisons et 220 épisodes !

Puissance et gloire….

Devant le succès rencontré par mon post sur « l’amour du risque », bien que certains aient remis en cause mes souvenirs du programme, j’ai décidé de remonter encore dans le temps pour évoquer l’un des autres « feuilletons », car à l’époque le terme série n’existait pas, de ma petite enfance.

Quand j’ai évoqué la possibilité de réaliser un remake filmé de « l’amour du risque », Audrey a proposé de faire incarner Jennifer Hart par Chantal Nobel. Il faut le faire pour simplement se rappeler de ce nom. Il me renvoie immédiatement à une femme superbe avec des cheveux rebondissants, comme ceux de Madame Hart effectivement, mais surtout à un fait divers sordide des années 80, qui, je crois, a mis un terme définitif à sa brillante carrière de comédienne télé entamée avec « Châteauvallon ». Petite, je n’avais pas saisi en quoi il était problématique Chantal Nobel ait eu un accident de voiture avec Sacha Distel et maintenant il y a prescription de toute façon…

Pour en venir à mon sujet « Châteauvallon », je n’irai pas très loin dans l’analyse, car je ne me souviens strictement de rien, à part le générique, que j’aime tellement qu’il figure sur ma clé USB. Il m’arrive donc de traverser la place du Capitole et de soudain entendre Herbert Léonard entonner « puissance et gloire », je redresse alors la tête fièrement et je savoure ce moment de grande musique. A l’époque, nous regardions en famille « Châteauvallon », mes parents, que mes plus fidèles lecteurs connaissent sous l’affectueux surnom des « intellectuels de gauche » suivaient bien évidemment le « feuilleton » au troisième degré. Cependant ma mère n’en loupait pas un épisode, ce qu’elle nierait farouchement aujourd’hui d’ailleurs..?
Je me souviens que durant le générique, ils pouffaient beaucoup notamment sur la brûlante et quand même très audacieuse scène de sexe qui figure dedans en prétendant qu’elle avait gardé ses collants, ce qui n’avait pas grand sens pour moi à l’époque.

« Châteauvallon » est à n’en pas douter à l’origine de ma vocation téléphage et quand je lis le résumé sur wikipédia je me rends compte que ça a pu également me pousser à devenir journaliste…Il est d’ailleurs très, très ironique à mes yeux que cette série ait été inspirée d’une célèbre famille toulousaine, je vous laisse lire la partie « anecdotes » de la fiche wikipédia à ce sujet.

Dans le prochain épisode de ma saga des « meilleurs feuilletons des années 80 qui comptent une héroïne à coiffure rebondissante », j’évoquerai certainement celle « qui voit toujours rouge », mais « avec elle ça bouge », « Maguy soleil ou bien Maguy larmes », qui me vaut de détester cordialement Anne Sinclair, car il fallait regarder « 7 sur 7 », le dimanche, et non mon feuilleton…

Comment reconnait-on une série culte ?

Comment reconnait-on une série culte ?
Facile, elle sert encore de références aux meilleures fictions actuelles et dans ce registre, « Docteur Doogie » est très bien positionné. Quand Phoebe accouche dans la saison 5 de « Friends », elle fait fuir l’interne trop jeune à son goût en lui disant en gros « casse-toi Docteur Doogie » ! Je l’ai déjà évoqué ici maintes et maintes fois mais la scène où Barney blogue à la manière de Doogie dans « How I met your mother » est doublement culte (pour les enfants du placard, Doogie a campé, dans sa jeunesse, Doug Howser).
Pour le pitch de la série, à 16 ans, Doogie ne peut pas boire d’alcool mais il peut prescrire de la vicodine au Docteur House. Ce jeune surdoué est confronté dans son métier à des problématiques d’adultes alors qu’il est encore un adolescent en proie à ses premiers émois, notamment sexuels. Pour faire le tri dans ses pensées, chaque soir, il rédige son blog son journal intime dans lequel il philosophe sur sa journée. Oui, Doogie a inventé le blog, je l’ai suffisamment écrit ici.
La série a été diffusée par France 3 essentiellement dans mon souvenir.
J’ai été soulagée, de mon côté, de constater que Neil Patrick Harris, que j’avais croisé dans ce téléfilm adapté d’une histoire vraie, où sa famille se perd dans le blizzard mais survit à la fin, avait retrouvé avec « HIMYM » un rôle à sa mesure.

[La vidéo est malheureusement en français. Désolée…]

A quoi reconnait-on une série culte ? (2)
Diffusée il y 10, 20 ou 30 ans, elle traite de problématiques qui sont devenues centrales aujourd’hui ou qui ont toujours une résonance à notre époque.

(Attention, c’est très, très tiré par les cheveux parfois.)

Je pense ici à une série qui évoque la difficulté pour certaines familles d’avoir des enfants, qui recourent donc à des méthodes toujours plus extrêmes pour y arriver, en passant notamment par la science voire les technologies. Je songe ici à…. « la petite merveille » évidemment.
Aujourd’hui, la série aurait un ton beaucoup plus dramatique et traiterait de l’intégration d’une petite fille robot qui souffre en plus de vivre dans un placard et s’interroge sur sa place dans le monde, ses origines, son avenir – elle ne grandit pas a priori. Mais bon, là il s’agissait d’une comédie. Le brave père de famille, bricoleur à ses heures, a créé dans son garage la parfaite fille pour sa ménagère de femme et son obèse de fils. Vicky n’a aucun sens de l’humour et ne risque pas de se rebeller. En plus, elle ne coûte pas cher parce qu’elle porte toujours la même robe. La seule véritable inquiétude autour de Vicky tourne autour de la découverte de son secret par la laide et trop curieuse voisine.

Nous avons également dans le même registre une autre de mes madeleines, « huit ça suffit », qui évoque le destin d’une famille nombreuse monoparentale qui se recompose à la faveur d’une rencontre du patriarche. Certains enfants le supportent bien et d’autres moins
De mon côté, j’étais amoureuse de l’aîné, Steven, qui possédait un bus Volkswagen et de Johannie, la comédienne, qui se met toute nue sur scène dans un épisode, scandalisant ainsi son petit papa.


[Bon courage là, pour ne pas avoir les larmes aux yeux…]

Dans le genre « familles à problème », nous avions également ce pauvre enfant contraint de vivre avec son irresponsable de père, qui hérite d’une belle-mère en pleine adolescence mais qui se console en jouant avec son train géant que j’enviais…

Plus sérieusement, je peux aussi penser à l’inoubliable « Corky, un enfant pas comme les autres » diffusé épisodiquement par France 3 qui m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps quand le fiancé de Becca meurt. Les plus grandes stars – Shannen Doherty surtout – y ont fait une apparition. Ce sujet délicat n’a jamais été traité depuis et la série mériterait presque un remake actuel.

A quoi reconnait-on une série culte ? (3)Elle compte trois malheureux épisodes et elle est devenue une référence. C’est le syndrome « Punky Brewster ». J’ai du systématiquement voir dans mon enfance les cinq mêmes épisodes de la série et pourtant je l’adorais.

Bon, et puis il y a aussi les séries juste bien écrites et drôles que personne n’a oublié et je commence évidemment par « quoi de neuf docteur » qui pourrait se situer dans la case sociétale. Qui va rester à la maison si madame reprend une carrière et bien monsieur qui pourra faire psy depuis son domicile malgré ses ados. J’ai là aussi pleurer toutes les larmes de mon corps à la mort imprévue et imprévisible du fiancé de Carol, qui avait déjà eu beaucoup de mal à se maquer avec son physique difficile.

[A noter que si Carol ne joue plus que les psychopathes dans les téléfilms de seconde zone, Alan Thicke est redevenu une star lui-aussi grâce à How I met your mother (décidément).]

D’autres m’amenaient à m’interroger : est-ce que je préfère avoir un chat ou héberger un extra-terrestre venu de la planète Melmac qui tentera de cuire mon compagnon à quatre pattes dans le grille-pains ?

J’allais oublier sur le fil, « Parker Lewis ne perd jamais », qui me sert pourtant encore de référence quand mentalement « je note quelque chose pour plus tard » ou que je suis tentée de « synchroniser ma montre avec ma moitié ». « Parker Lewis » est, à mon avis, une série honteusement sous-estimée, qu’il faudrait réhabiliter.

Et puis pour Johnny Depp, pour l’infiltration dans des lycées de trentenaires qui restera culte à jamais, je ne peux pas oublier 21 Jumpstreet

Sur le renversement des rôles dans la société, le mâle se met au service des femmes qui travaillent, il faut que j’ajoute Madame est servie.

[Mon frère me comparait à Mona quand j’étais ado, parce que j’avais de gros seins….]

Je consacrerai un cycle spécifique aux séries françaises, mais là je crois avoir ratissé large. A vous de me dire ce que j’ai oublié et ce que ces séries vous rappellent !

[NDLA : Je tiens à préciser que je n’ai pas oublié La fête à la maison. Michèle Tanner me donne encore aujourd’hui des envies de meurtre…tout comme ses oncles malsains et son père qui refoulait mal son homosexualité et souffrait pour la peine d’une maniaquerie inquiétante. Aucun adulte sensé ne vit dans le garage de son ami/beau-frère et ne tient à héberger sa famille dans son grenier…]

Une (petite) fleur de POC

Hier soir plutôt que de m’intéresser au sujet que Capital consacrait aux destins hors du commun d’agriculteurs qui ont décidé d’innover dans leur exploitation – je me demande d’ailleurs si un futur cross-over avec « l’amour est dans le pré » est envisagé – j’ai regardé la suite de la première saison de « The Big Bang Theory » et j’ai été très sensible à l’allusion à « Petite Fleur » (« Blossom » en VOST). J’avais déjà adoré la référence à  « Docteur Doogie ».

Qui se souvient de cette série diffusée par TF1 au début des années 90 ?

Dans mon souvenir, il s’agissait d’une sictom plutôt amusante qui mettait en scène une adolescente au physique difficile voire totalement ingrat. Je me rappelle simplement d’un épisode où une de ses copines se rasait la tête et découvrait qu’elle avait une tache de vin sur le crâne, ce qui lui valait de se faire surnommer « Gorbatchev » par ses camarades.

Sinon rien…

Mais j’avais envie malgré tout de partager ce magnifique souvenir télé avec vous.

[Monsieur Merlin, une série qui m’a longtemps obsédée, alors qu’elle ne compte que 22 malheureux épisodes dont seulement 13 ont été diffusés en France….]

Et vous quelles sont vos madeleines et de quels épisodes de Petite Fleur, vous souvenez-vous (si vous voyez de quoi je parle) ?

France télé devrait éviter la télé-réalité

Après m’être endormie lamentablement juste après quelques minutes du prime de « Secret Story » qui s’annonçait pourtant palpitant avec la réaffectation des habitants dans deux demeures différentes, j’avais décidé hier soir de me racheter en regardant le démarrage de la première télé-réalité du service public : « repas de famille ». Le concept est simpl(ist)e : deux familles très différentes se reçoivent tour à tour à dîner pour confronter leurs modes de vie très différents. Ensuite chaque famille note le mode de vie de l’autre et la meilleure façon d’exister gagne 1000 euros. Je plaisante, à la clé, même pas une encyclopédie sur les oiseaux, juste une meilleure compréhension d’autrui….ou pas surtout.

J’ai essayé, voilà tout ce que je peux dire.
La présentation façon « on a échangé nos mamans » a commencé à m’agacer et puis j’ai découvert la famille Sud-Ouest qui ne jure que par le confit et le foie gras et j’ai crié grâce. Monsieur qui ne supporte pas la cuisine exotique va-t-il supporter d’aller dîner chez des indiens pur jus ?

Ma tolérance à moi à la connerie surtout dissimulée sous des tonnes de fausses bonnes intentions n’était pas assez forte. Je me suis donc rapatriée sur le tout aussi lamentable mais toujours plaisant « fan des années 80 » diffusé par TMC. Vous connaissez forcément cette émission présentée par Laurence Boccolini durant laquelle célébrités au rabais et people à deux balles viennent évoquer devant des images d’archives leurs souvenirs de l’année 198x. Les invités n’étaient déjà pas super reluisants mais désormais Angie Bee et Cindy Lopes viennent nous raconter leurs souvenirs de « Fame » ou « Bioman ». Ainsi, l’ex scandaleuse de « Secret Story » se souvenait que dans « Fame », les personnages portaient des chaussettes par-dessus leur justaucorps ou dansaient sur des voitures. De mon côté, j’aurais pu raconter que « Bioman », dont j’ai adoré au passage revoir quelques images, avait été diffusé au départ sur canal +, le midi. Vous vous en souveniez de ça, vous ?

[Plutôt que de me taper l’émission de TMC, j’aurais mieux fait de parcourir le fabuleux site Coup de vieux, qui évoquait justement cette semaine les Crok’Images.]

Du côté de « Secret Story », la production décidément extrêmement taquine a à nouveau redistribué les cartes en séparant les couples et en atomisant les clans. Amélie, Maxime et Anne-Krystel, rebaptisés par leur perspicace colocataire Benoît « l’hystérique », « la plante verte » et « la québécoise » ont été isolés dans l’ex purgatoire du début du jeu, tandis que les candidats restants (Senna, Bastien, Stéphanie, Chrismaëlle et Thomas) sont restés dans la maison. Chaque tribu devra nominer deux personnes dans l’autre demeure.
Je me demande si cette nouvelle ruse de la production permettra en outre de former de nouveaux couples inattendus surtout du côté des bannis. Amélie a commencé à chauffer l’énorme Anne-K et Benoît pourrait en profiter pour abuser du très passif Maxime.

Je souhaite décidément du courage à la production qui doit empêcher « Secret Story » de devenir l’accident industriel de la rentrée.

Le paysage télévisuel de rentrée me rend morose. Je ne sais pas si j’ai mal à ma téléphagie ou si c’est la télé qui devient trop navrante, même pour moi, à force de se répéter. Je mise beaucoup sur la nouvelle saison de « Koh Lanta » et la guerre des sexes au Vietnam, car oui les équipes seront formées sur la base du genre des candidats, pour retrouver la foi.

[En parlant de coup de vieux, avez-vous remarqué que le Captain Iglo était revenu ?]

C’est encore mieux l’après-midi

En tant que travailleuse occasionnelle, j’ai acquis une connaissance quasiment encyclopédique des programmes de l’après-midi des chaînes hertziennes et de la TNT. Ainsi, je sais que « l’édition spéciale » terminée, je peux m’orienter soit vers le téléfilm de M6, souvent léger, mais parfois aussi allemand ou déprimant, soit vers les rererererediffusions des adaptations de l’œuvre d’Agatha Christie sur TMC, car je ne suis ni « les feux de l’amour » (enfin plus depuis 1998 et je suppose que peu de choses ont changé depuis), ni « Derrick » sur France 3. Vers 14h50, si je le souhaite, je peux toujours me rapatrier devant le téléfilm de TF1, qui me permettra de ne pas zapper jusqu’à l’heure du « dîner presque parfait » de M6 puisque j’enchaînerai avec « New York : police judiciaire » et les rediffs de « Monk ».

Ces habitudes et surtout ces certitudes m’ont fait passer à côté d’une information de taille…

Vous saviez-vous que Stéphane Bern présentait tous les jours un sympathique talk-show après « toute une histoire » sur France 2 ?
[Soyons encore plus naïfs, vous saviez-vous que Jean-Luc Delarue intervenait encore sur le service public dans une émission bien plus trash que « ça se discute » ou « c’est mon choix » et notoirement indigne de figurer sur une chaîne publique…dans laquelle des hommes qui se refusent à demander leurs femmes en mariage, au point qu’elles viennent pleurer sur l’épaule de Jean-Luc pour évoquer ce sujet douloureux, leur proposent sur le plateau de les épouser.]

L’émission est baptisée « comment ça va bien » et hier, en zappant, je suis tombée stupéfaite sur une rubrique dédiée au point de croix durant laquelle l’animateur du « fou du Roi » sur France Inter avait entrepris de s’initier avec sa chroniqueuse à la broderie, conseillée par une mamie du public dans cette tâche. Cette séquence a duré au moins cinq bonnes minutes…

J’aimerais aujourd’hui en apprendre plus sur cette émission et même pourquoi pas la regarder en intégralité pour voir, car je trouve cette contre programmation super audacieuse. Elle me rappelle un peu la grande époque de « c’est encore mieux l’après midi » sur Antenne 2 présentée à l’époque par Christophe Dechavanne. Nous regardions l’émission avec mon frère. Plus tard, Vincent Perrot, ou un autre, a fait la même chose en un peu moins bien sur France 3, mais avec le relooking coiffure via un ordinateur qui me faisait rêver à l’époque.

Si j’arrive à me détacher de TF1 et à me concentrer sur France 2, je vous narrerais cette aventure prochainement. En attendant à 15h30 aujourd’hui, TF1 propose un épisode de la dernière saison regardable sans sangloter d’« une famille formidable ». Je vous préviens cependant qu’il s’agit de celui où Catherine apprendra qu’elle a un cancer…

La fille de la télé, PART I : mon dessin animé favori

Aujourd’hui, j’avais envie d’évoquer ici le dessin animé favori de mon enfance.
Je pense que 80% des jeunes adultes que l’on interroge sur le dessin animé favori de leur enfance répondent à brûle pourpoint « les mystérieuses cités d’or ». Ensuite, « Lady Oscar », « Goldorak » et « Tom Sawyer » doivent être assez bien placés.
Bizarrement de mon côté, j’ai été très fan, petite, et je le suis encore adulte – au point d’avoir songé à m’acheter l’intégrale de la série en dvd – de « Mask ».

Le principe de « Mask » est simple. Le « Mask » est une organisation secrète de gentils dirigée et coachée par un milliardaire, je suppose, Matt Trakker. Cette puissante association combat les vilains de Venom dirigé par le moustachu Miles Mayhem qui s’habille bizarrement comme un capitaine de marine. Chacune des deux équipes disposent de véhicules transformables et surtout de masques, qui ressemblent d’ailleurs à des casques, dotés de super pouvoirs, essentiellement à base de lasers. En gros, dans chaque épisode, la bande de Mayhem commet un crime (enlèvement, vol, préparation de l’apocalypse nucléaire…) et fort heureusement le Mask l’apprend assez vite pour neutraliser les plans diaboliques de l’équipe de Venom.

Nous ignorons complétement qui a créé ses masques et pourquoi deux organisations rivales en possèdent. Nous n’en savons pas plus sur la conception mystérieuse des véhicules transformables. Pourtant, petite et maintenant encore, j’étais littéralement fascinée par les véhicules transformables et tout le folklore du dessin animé. D’ailleurs « Mask » a emprunté à « Mission impossible », je crois, la constitution de l’équipe. Matt Trakker appelle les uns après les autres les agents qu’il a choisis pour participer à la mission. Nous découvrons chacun des fabuleux membres de l’équipe dans ses tâches journalières avec Matt qui déclame en voix off le nom de l’agent, son pouvoir et le patronyme de son véhicule. Je me souviens que Brad Turner conduisait « Condor » (une moto qui se transformait en hélico) et qu’accessoirement il était chanteur de rock (d’où ses lunettes noires), que Bruce Sato et Alex Sector se partageaient le contrôle de « Rhino » (un camion qui renfermait un laboratoire informatique mais surtout un gros canon), qu’Ace Riker possédait « slingshot » (un van avec un avion dedans et que le jouet ne propulsait pas l’avion ce qui m’a beaucoup, beaucoup fait pleurer, petite)…
Chez les méchants, je me souviens de la moto « vampire » et de son personnage aux cheveux hirsutes, mais surtout de l’affreux au side-car et de son comparse à l’œil bandé (Cliff Dagger).

Grâce à wikipédia, j’apprends que M.A.S.K signifie littéralement Mobile Armored Strike Kommand (Commando Blindé de choc) et que V.E.N.O.M est la crase de Vicious Evil Network of Mayhem, un nom passablement évocateur. Miles Mahyem serait en fait le cofondateur du MASK et aurait tué le frère de Matt pour s’emparer de la technologie des masques. En revanche, aucun renseignement sur sa tenue d’officier de marine…le vrai sujet brûlant du jour !

J’ai tellement aimé « Mask » enfant que j’ai exigé de mes parents qu’ils m’offrent le plus régulièrement possible les véhicules transformables de la série. Dans mon souvenir, j’avais « vampire », la moto transformable d’un vilain blond aux cheveux hérissés, le side-car de Sly Rax, « Condor » la moto du gentil Brad Turner, « slingshot » le van qui contenait un petit avion, « Raven », la voiture noire de Calhoun Burns qui jetait un disque rouge , le buggy orange dont j’ai oublié le nom et j’ai acheté plus tard alors que j’avais presque dépassé la limite d’âge « Rhino » sur un marché pour 50 francs de l’époque.

Si comme moi, vous avez refourgué sur une braderie l’ensemble de vos jouets encore en bon état à des prix décents, ne vous rendez jamais sur un site spécialisé par curiosité…

Aujourd’hui, comme je suis vieille et morte à l’intérieur, je me demande pourquoi enfant je ne me suis jamais interrogée sur l’origine de « la base secrète où déjà les moteurs grondent » et du reste, alors que le moindre épisode de « Lost » m’amène à me poser des milliers de questions.
Aujourd’hui, comme je suis vieille et morte à l’intérieur, je sais en plus que la série n’était là que pour faire la promo des produits dérivés assez merdiques de la série. Les personnages étaient tout petits et n’avaient pas de traits sur leurs visages et la transformabilité des véhicules était toute relative. N’empêche que petite, j’affichais sur mes murs avec de la pâte à fixe bien dégueu les posters publicitaires mettant en scène les jouets.
Aujourd’hui, comme je suis encore un peu jeune dans ma tête et finalement pas totalement morte à l’intérieur, il m’arrive de rêver sur ebay essentiellement devant « Volcano » et l’immense camion des méchants qui est sorti sur le tard quand la série a du connaître sa dernière saison.

[Non, je ne parlerai pas de cet effronté de Scott qui ne peut s’empêcher, malgré les recommandations de son père, de suivre l’équipe sur son robot de sale gosse de riche au mépris du danger parce qu’il m’agace.]

Pour ceux que ça intéresse, dans ma chambre d’enfant, il y avait énormément de playmobil parce que ma mère prenait plaisir à m’en offrir, quelques véhicules « Mask », une dizaine de « GI Joe » qui se battaient en duel, deux ou trois personnages de la série « Bravestar » (« la force de l’ours, l’ouïe du pumas »…), un popples violet, mais pas de Barbie ou de petits poneys. Mon amour pour le rose ne m’est venu que beaucoup plus tard avec ce blog.

Aujourd’hui, POC fête dignement la musique !

Je l’avoue et vous ne l’ignorez pas, je suis dans un cycle nostalgique.
Grâce à mon meilleur ami, qui m’a envoyé ce matin écouter le nouveau single d’Ysa Ferrer, j’ouvre une parenthèse à son sujet juste après, en m’invitant à reconnaître, je le cite, « le sample culte » utilisé dans son nouveau single. J’ai été prise d’une bouffée de nostalgie parce qu’en un instant j’ai été projeté 25 ans en arrière dans les années «croque-vacances» où le Rondo Veneziano avait un clip vraiment marquant pour mes yeux de petite fille avec des musiciens en train de jouer dans la ville de Venise submergée par les eaux.
Magie de l’internet, je l’ai retrouvé à l’instant.
Ce lien devrait faire de l’effet à tous les grands enfants de ma génération qui ont été élevée un peu comme moi avec la télé.
Vous imaginez la tête de mon père mélomane en découvrant que sa fille était fan du «Rondo Veneziano».

J’ouvre ma parenthèse sur Ysa « Seconde B » Ferrer, qui a aujourd’hui une formidable carrière de chanteuse dans l’ombre de la grande Mylène (« Dégénération » est un chef d’œuvre !!!!). Ysa Ferrer est donc avant tout, je m’en excuse auprès de mon meilleur ami, la formidable interprète de Nadia, l’élève assidue et sérieuse de la seconde B d’un lycée d’un quartier forcément difficile quand on voit toute cette mixité sociale. Seconde B était une des séries phares des années « Giga » avec « sauvés pas le gong ».
Pour situer « Seconde B », il faut dire que niveau réalisme, la série est plus proche d’«Hélène et des garçons» ou du « Groupe » que « des années collège ». Pourtant, je suis sûre qu’à la base en osant utiliser des personnages prénommés Kader et Nadia « black, blanc, beur », les scénaristes de cette série culte étaient persuadés de donner dans le réalisme social. A l’arrivée, à cause certainement de la fausse station de radio dans le lycée, des décors (le café, la salle de classe, la piaule du redoublant…) et des situations archi convenues, le résultat est plutôt moyen mais bon tout le monde se souvient de «Seconde B», non ?

Cette série a donné lieu plus tard à une fausse suite ou un spin-off avorté pour utiliser les termes consacrés avec la méchante de « Premiers baisers », Kader et le grand type de «Seconde B», où ils étaient plus ou moins brocanteurs, qui n’a pas eu un succès dément. Elle s’appelait pour de vrai en plus « c’est cool » et elle compte quand même 69 épisodes. Ysa Ferrer était déjà partie faire carrière dans la musique.
A noter que le professeur de français de la second B est apparu depuis dans tout un tas de figurations ou de second rôles dans des productions françaises mais je suis incapable de retrouver son nom.

En résumé de ce post, pour fêter dignement la musique aujourd’hui, on se délecte du Rondo Veneziano , on jette une oreille à Ysa Ferrer (j’avoue que j’ai un faible pour « to bi or not to bi » même si le jeu de mots n’est guère subtil) et on se jette sur «Dégénération» car qu’on se le dise Mylène (Farmer) est revenue !