Premier post de 2012…

Pour mon premier post de l’année, j’avais envie de frapper un grand coup. Je souhaitais ainsi trouver au moins 12 bonnes raisons d’apprécier l’année télévisuelle, à défaut d’en compiler 2012. Mais rien ne m’est venu…Ensuite, je me suis dit que je pourrais plus simplement vous donner mon opinion sur la saison 1 de « Downton Abbey », que j’ai terminée hier. Puis,je me suis dit que les rares sériphiles qui apprécient ce blog et ceux qui lui reprochent justement d’avoir toujours deux ou trois ans de retard sur les séries trouveraient que je démarre fort mal l’année avec mon point de vue sur une série que tout le monde a vue puisqu’elle est même déjà passée sur TMC.

Par conséquent, j’ai craqué face à toute cette pression et du coup j’ai décidé de vous parler du terrifiant téléfilm que j’ai regardé hier après-midi sur TF1.

Pas de bol, j’ai manqué le télé-biopic consacré à JK Rowling avec Poppy Montgomery, qui a campé aussi Marylin, dans le rôle de l’auteur anglais. Pourtant, ça avait l’air top et ça m’aurait sûrement permis d’apprendre plein de choses que j’ignorais sur les aventures du petit sorcier. Mais, à ce moment là, je me promenais pour la première fois dans les artères désertées de la ville rose en louant la douceur des températures.
En rentrant, j’ai donc échoué devant « un flirt pour Noël » ou plutôt « un flirt à Hawaï», qui avait le mérite de mettre en scène Heather Locklear dans le rôle d’une femme qui s’apprête à avoir 40 ans. J’ai été prise d’un fou-rire irrepressible pendant les vingt premières minutes de ce téléfilm de science-fiction a priori, avant de réaliser que Heather entendait vraiment nous faire croire qu’elle allait avoir 40 ans. Soit…

(Je confirme au passage, en me fiant à Wikipédia, qu’au moment où Heather a tourné ce chef d’œuvre, elle avait 47 ans, si on se fie à l’âge de son CV.)

Heather a donc 39 ans et 364 jours et son mari l’a évidemment plaquée pour plus jeune qu’elle, une gamine de 28 ans, ce qui la mine. Elle décide donc pour se venger d’aller passer quelques jours à Hawaï. Là bas, elle se mue en (jeune) cougar et drague un jeune professeur de surf « musclé très bien ». A noter que le bellâtre est joué par Tray des « Frères Scott ». Si je veux donner une valeur ajoutée à ce post, je peux signaler que « One Tree Hill » revient très prochainement sur les écrans américains, très précisément le 11 janvier pour sa neuvième et dernière saison, qui comptera plein de morts et de ruptures en seulement 13 épisodes.

Heather, qui est presque vierge – ce téléfilm n’était pourtant pas une comédie, je vous jure – se fait donc sauter par son jeune amant et en tombe bien vite amoureuse. Elle enchaîneles, après son départ, les visites à Hawaï, avant d’être rattrapée par sa vie et son connard de mari, qui lui reproche sa conduite inqualifiable, car oui ce téléfilm était finalement un peu féministe. Heather a le droit d’être mère et de travailler, mais pas de s’épanouir en tant que femme. Elle renonce donc à son flirt à contre-coeur. En plus, à cause d’un vilain quiproquo, elle croit que son amant la trompe. Mais à la fin, alors qu’elle s’apprête finalement à aller le retrouver avec ses gosses, il la rejoint chez elle pour lui annoncer qu’il est prêt à devenir un homme. Il a en effet entamé la production et la commercialisation de son huile pour les planches de surf bio.

Heather et ses quarante ans ont donc le droit à une magnifique happy end.

Maintenant, je vais chercher 12 bonnes raisons de se réjouir pour l’année télé. La première pourrait être que, les vacances de Noël terminées, nous n’aurons plus à nous taper de téléfilms indigents abordant de près ou de loin la thématique des fêtes.

Pour en finir avec 2011, un bilan télé très léger !

Je me suis rendue compte que j’avais pris l’habitude ces dernières années de terminer l’année avec plein de petits bilans, mais 2011 aura vraiment été une morne plaine télévisuelle…

Pour preuve, sans réfléchir, sans utiliser google, et à brûle pourpoint pouvez-vous me dire :

Qui a gagné Secret Story 5 et dans la foulée me donner le nom d’au moins 5 candidats de l’aventure ?

Qui a emporté la « Nouvelle Star » « X Factor » et de la même façon me livrer l’identité de 5 de ses concurrents ?

Qui a participé et finalement gagné « Pékin Express » ? (Là personnellement je sèche.)

Plus vicieux, qui était les « has been » « VIP » de « Carré ViiiiiiP » et me retrouver les noms de quelques « wanna viiip » ?

Enfin, pour le fun, êtes-vous capables de m’énumérer le nom de tous les des jurés de « X Factor » sur M6 ?

Si vous ne vous appelez pas Pierre, et même si, ça me paraît épineux. La solution ne figurera d’ailleurs pas à la fin de ce post ou alors dans le désordre.
2011 aurait pu être l’année de la télé-réalité avec la célébration des 10 ans du « Loft » ou l’avènement de la star ac’, mais les échecs successifs de « Carré ViiiP », vraiment trop crétin, et de « familles d’explorateurs », le « Koh Lanta » version Canada Dry, ont surtout démontré que les chaînes hertziennes ne savaient plus faire de bonnes télé-réalités. Autant, miser sur les vieux pots dans lesquels on fait décidément les meilleures soupes, quitte à tirer sur la corde comme M6 n’a cessé de le faire en ruinant la nouvelle saison de « Pékin Express » ou en délayant à l’extrême « le bonheur est dans le pré ».

Si je devais chercher une nouvelle émission qui m’a conquise en 2011 ou l’animateur qui s’est révélé, je sécherais… Je citerais bien un « trésor dans votre maison » que j’affectionne mais mettre Jérôme Anthony à l’animation est une aberration.

Idem pour les séries, les chaînes livrent décidément le service minimum. En dehors de MA révélation de l’année, « Vampire Diaries », j’ai vu très peu de nouvelles séries sur les chaînes hertziennes et à peine « Downton Abbey » sur TMC.

Je nous souhaite en 2012 une meilleure année télévisuelle (au moins). A titre personnel, j’espère trouver enfin l’énergie d’offrir à ce blog l’apparence qu’il mérite au moins pour ses 7 années d’existence et dans l’espoir de retenir les quelques lecteurs qui y passent moins de 5 secondes selon estate.

D’ailleurs, j’en profite pour passer un appel : vous êtes graphiste téléphage ou sympathisant appréciant ce blog, j’ai besoin de vous pour m’aider à lui créer un nouveau look pour une nouvelle vie (vos tarifs seront les miens, enfin ça se discute du moins). Ceci est une proposition sérieuse !

Pour lancer le débat, que retenez-vous de 2012 télévisuellement (je pense évidemment aux sujets légers par à l’actualité de crise ou de catastrophes) !

Je conclus forcément en vous souhaitant une belle et prospère année 2012 !

[Pour les solutions sans google et dans le désordre : Afida Turner, Olivier Schulteis, Christophe Willem, Thomas et Benoît, Princesse Alexandra, Matthew Raymond-Parker (Baker ?), Aurélie, Juliette, Simon, Véronique Dicaire, Marie (la gagnante de Secret Story 5) mais j’ai zappé son mec, Marina Damico (???), le type qui avait été membre de Police et qui était corse, euh et puis là je sèche dans le temps imparti. Honte sur moi ! Geoffrey !!!! Pour le quatrième membre du jury de X Factor, sur le fil, c’est Henry Padovani, mais là les concurrents, j’ai du mal. Le type à la mèche qui était, et doit toujours être pizzaoïolo, le groupe glauque de Lille… Vous faites mieux sincèrement ?]

Un dîner presque parfait spécial brunch : Et là c’est le drame (semaine 2) !

Pour les vacances de Noël, afin de bien renouer avec l’esprit de partage des fêtes, M6 nous propose depuis deux semaines les « dîners presque parfaits » les plus angoissants de son histoire. J’ignore si les relations entre les candidats ont été conditionnées par l’appât d’un gain plus important que dans une compétition normale (2000 euros) ou par le fait qu’ils soient contraints de cohabiter 24 longues heures ensemble, mais j’ai rarement vu des rapports aussi dégradés entre les convives durant la compétition. Hier, Cyril, l’hôte du jour, une tête à claques absolument infect, qui a passé la semaine à démonter les mets des autres, a bien résumé la situation : « on n’est pas loin de se détester », un sentiment largement partagé par les téléspectateurs. La semaine dernière, nous avions eu le droit à plusieurs tentatives de meurtre, pour cette édition ce sont les grimaces et les petites phrases assassines qui tuent.

Lundi, Alexandra ouvrait en toute inconscience le bal avec un dîner russe, qui n’a convaincu personne. En même temps, je soupçonne la directrice de fondation de ne pas savoir DU TOUT cuisiner, ce qui justifiait par conséquent le nombre de 3 attribués à sa cuisine et à sa décoration absente.

Mardi, nous avons fait connaissance avec la délicieuse Fabienne, qui aime chanter et cuisiner. En découvrant son intérieur, les candidats ont d’abord cru qu’elle avait poussé la décoration du repas très loin avant de comprendre que c’était TOUT LE TEMPS comme ça chez elle. Le très sympathique Cyril, qui n’avait jamais vu un intérieur aussi kitch, a songé à le photographier. L’hôtesse de la soirée a essuyé des critiques très, très dures de la part de ses convives, enfin essentiellement de Cyril, le chef de la semaine, qu’elle a très mal supportées au point de finir le repas en faisant atrocement la gueule. Sans être très fan de Cyril, je n’étais pourtant pas loin d’être d’accord avec lui. Ce n’est pas parce que vos amis aiment vos bons petits plats que ça fait de vous un grand chef. La pauvre Fabienne se berce un peu d’illusions sur la qualité de sa cuisine. La jeune femme n’a en plus pas trop apprécié le fait que ses invités ne soient pas ABSOLUMENT fans de son animation « culturelle » consistant à visiter un vieux fort militaire du voisinage.
Bref, Fabienne, suite aux réactions très mitigées de ses convives sur son accueil, a décidé de se venger.

Mais mercredi, rien n’a pu nuire au calme absolument olympien de Sowa, l’hôte asiatique de la semaine. Curieusement à Paris, les casteurs d’un « dîner presque parfait » ont décidé qu’il y aurait un hôte asiatique par semaine désormais, ce qui se défend certainement. Sowa est zen, même quand il se montre incapable de servir son brunch dans les temps, après tout il n’a que deux mains et les autres devraient le comprendre. Malgré cela, il obtient la meilleure moyenne à base de 3/10 de la semaine.

Hier, l’heure de la vengeance était enfin venue pour Fabienne qui débarquait chez Cyril, le père au foyer. Monsieur se prend pour un chef, la preuve il a une veste de professionnel. L’habit ne fait pas le moine normalement. Fabienne, au top du top, a évidemment tout dénigré, même et surtout le crabe royal trop salé ou la tarte au chocolat, fabuleuse d’après le maître des lieux, trop chocolatée. Entre l’hôte, qui « badait » sa cuisine à chaque bouchée, et l’invitée de très, très mauvaise foi, l’ambiance du brunch a du être polaire. En même temps, il aurait fallu expliquer aux candidats qu’un brunch n’est pas un dîner ou un déjeuner bis, et qu’on ne sert pas un plat, dans le cas présent un poulet aux écrevisses, et un dessert, dans ce genre de repas. Qu’importe, malgré son anti-jeu de la semaine, et la mauvaise foi de Fabienne, Cyril est en tête d’un classement, essentiellement grâce à Alexandra, la première hôtesse de la semaine, que Fabienne a taxé avec sa classe habituelle d’avoir une histoire avec le maître des lieux, où les notes ne dépasseront jamais le 5,9/10.

Les candidats ne passeront certainement pas leurs prochaines vacances ensemble…

J’avoue, que je ne saisis pas bien la stratégie de M6 avec ses dîners. Ce genre de rendez-vous a le mérite de créer le buzz – si je me fie à Twitter hier où « #lagrosseblonde » s’en est pris plein la tête – mais il suscite aussi un certain malaise et une très grosse envie de zapper. Bon, là, évidemment j’ai suivi et je commente pour voir jusqu’où ils iront (voilà, voilà). Sinon pour 2012, ça serait pas mal de sanctionner l’anti-jeu vraiment car c’est super fatiguant les candidats qui saquent parce qu’ils n’aiment pas le chocolat / les endives / le poulet / les olives….

Des questions pour Noël

Après avoir regardé la télévision pendant les fêtes, je me pose quelques questions existentielles.

Je démarre par la plus triviale, qui m’a tellement turlupinée que j’ai fini par zapper le film : pourquoi Aladdin n’a-t-il pas de téton ?

La preuve, en image, il a bien des pectoraux bien dessinés mais pas l’ombre d’un mamelon en dessous. A-t-on jugé obscène chez Disney de faire figurer sur un héros pour enfant un tel détail anatomique ou tel Kyle XY, qui est dépourvu de nombril, Aladdin est-t-il doté d’une particularité physiologique étrange ? Je l’ignore, mais je l’avoue, ça continue de m’inquiéter.

Pourquoi les américains se sentent-ils obligés de doter le Père Noël d’une famille ? Dans tous les téléfilms à base de mère Noël, de « fiancée pour Noël » ou de « fille du Père Noël » (1 et 2), ce cher Santa Claus vieillit et entend bien laisser les clés du Pôle Nord à son fils, s’il se trouve une femme, ou à sa fille, si elle cesse d’être une working-girl sans cœur pour se laisser submerger par l’esprit de Noël. Dans mon esprit d’enfant, le Père Noël est immortel et célibataire (il vit avec des rennes et des lutins…). Il n’entend pas prendre sa retraite car son sacerdoce est de livrer une fois par an des cadeaux partout dans le monde.

Dans l’échelle de la gravité, je monte d’un cran. J’avoue, que j’ai perdu une part de ma légèreté et de mon humour à force de me gaver de séries américaines. En regardant « le père Noël est une ordure » le film, je me suis donc demandé quel était le pourcentage de chances pour que la petite équipe d’assassins de Détresse Amitié échappe à la prison. Une fois la disparition du réparateur d’ascenseur signalée, il ne faudra pas longtemps à la police pour se rendre dans les locaux de l’association et trouver une porte criblée de balles. Dans le même temps, au zoo, les soigneurs tireront du repas habituel des fauves des os apparemment humains. La « Bones » locale reconstituera le corps et l’identifiera en deux temps, trois mouvements. Quant aux traces de sang, je vous laisse imaginer ce qui peut rester dans la camionnette.
Je sens que Félix va tomber pour meurtre…

Mon avant-dernière question me turlupine depuis au moins 25 ans : mais qui peut bien être le père du bébé de Marie-Thérèse qui n’a pourtant jamais couché avec un garçon « j’vous l’jure » ? J’évoque évidemment le très, très culte « la vie est un long fleuve tranquille », qui me donne envie à chaque fois de piquer une tête dans la Deûle.
Enfin, je ne souhaite pas que ma dernière interrogation trouve une réponse. Je n’ai en effet pas vraiment envie de savoir ce que Bob Harris peut glisser à l’oreille de Charlotte à la fin du génialissime « Lost in translation ». Nous avons longuement débattu hier avec ma femme du réalisme ou non du fait qu’ils ne couchent pas ensemble et de savoir lequel des deux désire le plus l’autre.

Virginie pour les fêtes

Avec deux jours de retard, dus essentiellement aux préparatifs du réveillon, et en lieu et place d’un Télé POC des fêtes – « Mary Poppins » est un film horriblement ennuyeux*, et « Sissi » est de retour…pour hanter les programmes télés de la semaine – je vais revenir sur le très sympathique « à la maison pour Noël » diffusé par France 2 vendredi soir. 

Ce téléfilm m’a de prime abord attirée car il comptait Virginie Efira dans son casting. Il faut savoir que je suis fâchée avec l’ancienne présentatrice de « la Nouvelle Star », depuis qu’elle a quitté M6 nous abandonnant avec la terrible Virginie G., exfiltrée depuis sur France 2 où elle devrait réapparaître prochainement, pour faire du cinéma d’auteur. Mes chances de revoir Virginie Efira étaient très minces, puisque je n’allais pas me taper une comédie française (un genre d’oxymore) juste pour revoir son joli minois. J’avais donc fait mon deuil de Virginie, ce que je regrettais d’autant plus, que je fais partie des gens qui l’ont adorée dans « Off prime » et d’ailleurs j’achèterais le coffret dvd comptant les deux saisons de la série, dont la 2 totalement inédite à la télé, si on me la vendait 1 euro.

Bref, tout ça pour dire, que j’ai usé de plein d’arguments persuasifs finalement pour convaincre ma moitié qu’il fallait regarder ce téléfilm taxé en gros de pas désagréable par Télérama, qui lui avait même mis un t.

Pour l’histoire, Sarah est une jeune et jolie cadre dynamique, pète sec, qui au quotidien, est extrêmement dirigiste. Elle impose ainsi ses vues à son gentil époux mollasson et rêveur, comme aux pauvres usagers des transports en commun de région parisienne.

En une soirée, le réveillon ça tombe bien, la vie de Sarah bascule.

En effet, suite à une série de quiproquos et de micro-situations plus ou moins embarrassantes, elle se retrouve à la rue sans argent, sans papiers et surtout sans téléphone, ce qui à notre époque, est le comble de la lose. Elle tente malgré tout de regagner son chaleureux foyer ce qui ne se fera pas sans encombres.

Je vous épargne la soirée rocambolesque de Sarah, qui doit subir une déclaration d’amour de son trop pressant et âgé patron, marié, une tentative de meurtre de la femme (Marie-Sophie L. hilarante) de celui-ci convaincue à raison depuis peu qu’il a une liaison, et qui fait perdre son œil de verre neuf à un pauvre volontaire de l’Armée du Salut, avant de se retrouver dans les pattes de contrôleurs de la SNCF très peu compréhensifs.

Le téléfilm plutôt enlevé mettait en valeur les qualités d’actrice de Virginie Efira, qui mériterait vraiment de revenir à la télévision dans une série d’ailleurs. Comme je l’avais remarqué précédemment sur Canal +, pour ne rien gâcher, l’ex animatrice de M6 est de plus en plus belle avec l’âge…

Voilà, si vous avez loupé « à la maison pour Noël », je vous conseille un revisionnage sur Pluzz, si c’est possible. La participation de Jonathan Lambert, en ex amoureux transi de Sarah, et de Claire Nadeau (ex Madame Foldingue de « Cocorico Cowboy »), dans le rôle de sa mère, mérite à elle-seule le détour.

PS : Nous l’avons revisionné avant les fêtes, sans avoir qu’il serait à nouveau programmé cette année, et j’ai manqué de m’endormir devant cette histoire soporifique, qui dure plus de deux heures. Pour une malheureuse scène connue et jolie avec les personnages de dessins animés et deux chansons sympathiques, le reste est loooooooooooooooooooooong….

Noël ensemble

Pour jouer aux portraits chinois, si ma famille était un téléfilm, elle ne serait certainement pas une fiction de Noël.

L’année dernière, nous avons frôlé « une tragédie pour Noël » en évoquant à table tous les sujets qu’il ne faut pas : politique, eugénisme, religion…et nous étions exclusivement entre gens de la même famille proche pourtant. Résultat, notre « réveillon gâché » s’est terminé en « un Noël sans bûche » et en « sanglots pour Noël ».
Aucun de ses téléfilms, bien que je me sois montrée totalement prête à vendre les droits à ABC, NBC et même M6, n’a encore vu le jour.
Cette année, nous avons donc opté raisonnablement pour un « Noël à la maison » qui pourrait même se muer en « Noël à Toulouse » (que seule TLT, la chaîne locale pourrait m’acheter). Ma mère en réaction a argué que mes parents feraient donc « Noël à trois » ou seraient « seuls pour Noël » et pour se venger elle a adapté «pas de cadeaux pour Noël ». J’ai finalement eu le droit à « un virement pour Noël » car ma mère, à l’instar des parents de Joey (dans « Friends ») n’a aucune confiance dans les postiers bien qu’elle n’ait pas d’aversion particulière pour les irlandais a priori, et ne veut donc pas poster un chèque pour éviter « une arnaque pour Noël » ou « les voleurs de Noël ». 
Finalement, nous aurons de notre côté un inédit « Noël végétarien » garanti sans animaux morts, même pas un malheureux « crustacé pour Noël ». [Voici d’ailleurs en exclusivité MONDIALE, le menu de Noël garanti sans être vivant : CLIQUEZ ICI pour le découvrir.]

Par conséquent, nous éviterons « une indigestion pour Noël » et nous garderons nos lignes de déesses.

Voilà pour ma contribution à l’esprit de Noël !

[Pour les cadeaux, je vais profiter du virement de ma maman pour m’offrir la géniale saison 4 de « Fais pas ci, fais pas ça » en dvd et peut-être me payer une partie de Dominique Fidanza dans mon salon du coup. Si vous connaissez 18, euh 19 en fait, autres fans prêts à se joindre à nous!]

Télé POC de Noël

Je me rends compte que nous sommes déjà la semaine de Noël et que j’ai omis de dresser mon traditionnel Télé POC des fêtes.

Dimanche
Journée
Pour expier cet oubli, j’ai commencé très sérieusement à regarder « un amour de Noël » sur M6, qui narre la quête de l’âme sœur du fils du Père Noël (qui n’a rien à voir avec sa fille, Marie-Noël), mais je me suis quand même épargné « un amour de Noël 2 » qui raconte leur union.
Soirée
Si vous n’avez jamais vu « le Père Noël est un ordure », si vous ne le connaissez pas encore par coeur au mot près, ou si vous avez été miné qu’aucune chaîne ne le diffuse l’an dernier, vous regarderez France 2 ce soir, en sachant que France 4 propose un joker en cours de semaine. De mon côté, le lion de Madagascar me faisant penser à mon affreux vieux chaton, je songe à visionner « Madagascar 2 ».
Toujours original, M6 se démarque avec un « Capital » sur les « achats de Noël » et poursuit avec « enquête exclusive » sur les bas-fonds de Chamonix.

Lundi
Journée
Chez M6, on a acheté en gros un stock de téléfilms « noëly » et aujourd’hui nous avons le droit à « un mariage pour Noël », qui n’a probablement rien à avoir avec « un amour de Noël », et à « un souhait pour Noël » (se marier ?).
TF1 joue mieux le jeu avec essentiellement « Aladdin » à 17h30 qui suit malgré tout « la ville du Père Noël », diffusé chaque année depuis sa création.
Soirée
J’avais émis le « voeu pour Noël » de voir « la Belle et la Bête » de Disney, que M6 diffuse ce soir. Je leur pardonne par conséquent leur programmation merdique de téléfilms. Mais France 4 diffuse en parallèle « E.T »…

Mardi
Journée
On attaque à 11h00 sur M6 avec « l’amour au pied du sapin », on poursuit avec « le costume du Père Noël » et on frôle l’overdose avec « sauvez le Père Noël ». Pour le fil rouge, le Père Noël tombé amoureux au pied du sapin a quitté son costume et s’est donc retrouvé nu, ce qui lui vaut une condamnation pour exhibitionnisme et donc la nécessité d’être sauvé de la taule.
France 2 nous replonge dans les 90’s avec d’abord « chéri, j’ai rétréci les gosses », le film culte de ma vieille enfance, puis « True lies ».
Soirée
Je n’ai pas vu le premier chapitre du Monde Gnignia, et le D&Co plein de bons sentiments me gave par avance, je vais donc piocher dans ma collection de dvd un film de circonstance.

Mercredi
Journée
Comme tous les jours, M6 commence fort la journée de célébration avec « l’Arbre des voeux » à 11 heures, qui est suivi logiquement par « la Guerre des guirlandes » et se conclut par « la Mère Noël », qu’on oublie trop souvent.
France 2 va rappeler aux petits européens trop gâtés ce qu’était la vraie vie du temps où les enfants travaillaient avec « Oliver Twist » de Roman Polanski à 16h35 que je serais curieuse de voir tant je vénère Dickens et ce roman.
Soirée
Vous avez aimé le « Père Noël est une ordure » dimanche sur France 2 et bien vous pouvez le revoir ce soir sur France 4.

Jeudi
Journée
J’ai l’impression que M6 a déjà diffusé « un souhait pour Noël » cette semaine, mais je dois confondre. Nous avons ensuite « Noël sans cadeaux », crise oblige, et « un fiancé pour Noël » qui n’a donc rien à voir « un amour de Noël » et « un mariage pour Noël » et qu’en plus je suis persuadée d’avoir déjà vu.
France 2 diffuse « les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire » que j’ai toujours eu envie de voir et « la momie ».
Soirée
Le soir venu, je ne suis pas sûre de regarder l’édition Junior de « MasterChef » car je vois mal les chefs leur dire le fond de leur pensée sous peine de les traumatiser.

Vendredi
Journée
On n’a pas déjà sauvé le père Noël cette semaine sur M6 ? Dans tous les cas on remet ça, et on se fade ensuite « les Amoureux de Noël », une suite probable d’« un fiancé pour Noël » et « les oubliés de Noël », qui sent la déprime à plein nez.
Après « Aladdin », TF1 programme « le Bossu de Notre-Dame », que honte sur moi, j’avais adoré en salle par deux fois.
Soirée
J’ai presque envie de donner sa chance à Virginie Efira, qui, c’est amusant, est, comme Virginie Guilhaume à la rentrée, sur France 2 ce soir avec « A la maison pour Noël », un téléfilm pourtant pas américain mais auquel Télérama a attribué un « t ».