Sur la plage abandonnée… (Evadez-vous avec Animal Crossing)

Nous n’avons pas hésité longtemps avant de réaliser qu’aller se confiner à l’île de Ré ne serait pas l’idée du siècle. La suite des événements nous a un peu donné raison. Depuis, Nintendo m’a permis de m’évader autrement. Animal Crossing : New Horizons vient de sortir sur Switch. J’ai eu l’immense chance de le recevoir le jour de sa sortie.

Entre Animal Crossing et moi, c’est une très longue histoire sur laquelle je reviendrai peut-être en détails dans un autre billet. J’ai commencé sur Game Cube avec la première version du jeu (ok, les puristes, ce n’est pas réellement la première), poursuivi sur DS, puis sur 3DS avec la meilleure version à ce jour. La seule que j’ai zappée étrangement c’est la version Wii. La Wii n’a pas du tout été ma console.

J’en viens à l’essentiel : ma nouvelle vie, bien loin du confinement !

Tom Nook

Premier point utile, je vais spoiler le jeu. J’utilise ce terme à dessein car j’avais choisi de mon côté de ne rien lire et de ne rien regarder sur le jeu à venir. Je suis donc entièrement surprise par ce que je découvre sur mon île.

 

Vendredi dans la soirée, j’ai donc débarqué à Moulinsart. Le choix du nom de l’île m’a été soufflé par quelqu’un qui connaît ma passion pour Tintin.
J’ai été accueillie par cet escroc patenté de Tom Nook, Meli et Melo, et mes deux premiers habitants, pas mémorables, dont j’espère me débarrasser rapidement. J’ai découvert une île vraiment déserte, à peine colonisée par Tom et ses sbires, qui n’avaient pas pris la peine du tout de désherber. Après un pot de bienvenue au coin du feu, j’ai pris mes marques, aménagé a minima ma tente et attaqué l’exploration. J’ai désherbé aussi beaucoup…

Petit souci, île déserte oblige, aucun pont ne reliait les différentes rives du fleuve qui traverse Moulinsart. Il faudra que je le baptise à l’occasion. Mais Tom m’a vite révélé, qu’il allait falloir que j’apprenne à bricoler, telle un Freddy l’ingénieur pour agrémenter mon quotidien. Quelques branches d’arbre plus tard, j’avais déjà une canne à pêche et un filet. La pelle a un peu attendu et la perche pour traverser le cours d’eau aussi.

C’est assez étrange de prime à bord d’être limitée dans son exploration de l’île. Si j’ai pu découvrir une grande partie de son territoire grâce à ma perche, il me reste encore toute la partie en hauteur à découvrir. Lost m’a tellement marquée que je me demande si je ne vais pas y trouver un bunker, un ours blanc ou des Autres…

 

Trêves de plaisanterie, j’en viens aux points forts du jeu…

Sa beauté, la version Switch est absolument superbe. Les décors n’ont jamais été aussi beaux, les insectes et les poissons aussi détaillés. Les feuilles des arbres bougent… Vous ne regretterez pas votre première visite au musée !

L’aspect Do it Yourself que je craignais énormément s’avère vraiment amusant. On peut tout construire de sa pelle à sa future commode, en passant par de jolis matriochkas ou un pot de succulentes avec une boîte de conserve rouillée et des mauvaises herbes.

Le joueur qui a déjà pratiqué Animal Crossing retrouve les fondamentaux du jeu : la boutique de Nook, le musée de Thibou, la pêche, la cueillette… Le jeu n’est pas dépaysant, tout en étant véritablement surprenant avec ses nouvelles options. Comme ses prédécesseurs, il suit le rythme des saisons et les heures de la journée. Certains insectes pointent leur nez le soir, des poissons n’apparaîtront qu’à l’automne.

Le plaisir de la découverte, il ne faut pas être pressé dans Animal Crossing. Vous ne réunirez pas tous les poissons en une semaine. Votre île ne sera pas en plein ordre de fonctionnement avant plusieurs jours (semaines ?). Il faut l’accepter et se laisser surprendre. Le jeu n’est pas non plus directif. A vous de choisir vos priorités, votre façon d’aménager votre île, votre emploi du temps…

Le jeu fourmille déjà de nouveautés que j’adore : le principe de ce billet mystère vers une île déserte où l’on peut récupérer ressources et futurs habitants (je l’ai découvert aujourd’hui avec bonheur), les miles qui permettent d’acheter des objets inédits et les fameux billets d’avion, les missions qui vous permettent d’engranger ces précieux miles, les ressources (limitées) de l’île à collecter chaque jour… et je sais que j’ai encore beaucoup à découvrir.

C’est le seul défaut d’Animal Crossing. Après une heure de jeu, le premier jour, je me suis heurtée au limite du développement de Moulinsart. Mais c’est aussi tout le sel d’Animal Crossing. Rome ne s’est pas non plus fait en un jour…

 

Je recommande le jeu…
Aux personnes qui possèdent une Switch (on va dire que c’est la base).

Aux personnes qui hésitent à acheter une Switch (cette console ne vous apportera que du bonheur).

Aux personnes qui ne supportent pas de gratter la terre en temps ordinaire, qui ont pêché une fois une truite dans un élevage,  et qui ont une phobie de tout ce qui rampe (les personnes comme moi donc).

Aux personnes confinées qui ont grand besoin de se vider la tête et de promener sur une plage, même toute virtuelle.

Aux personnes capables de s’attacher à un petit animal virtuel (et croyez-moi, ça fait mal quand ils s’en vont vers d’autres horizons….)

Addiction (comment Tetris 99 a ruiné ma vie)

Je suis très, très amoureuse de ma console de jeux. Nintendo a réussi à me détacher de la Nintendo 3DS avec la Switch. Je crois l’avoir expliqué ici déjà, mais si j’adore la télé, je la regarde souvent en mode radio avec un autre écran dans les mains. La WiiU me donnait déjà l’opportunité de poursuivre ma partie sur un petit écran, la Switch m’offre la possibilité de jouer avec des jeux supers sans plus jamais passer par mon écran de télé, un rêve de téléphage schizophrène.

La lune de miel dure depuis deux ans…

J’ai passé des heures avec Mario surtout. En mode j’explore le monde, je joue au tennis, je fais des courses sur mon kart, je m’amuse avec des copains et bientôt mon Yoshi va rejoindre la partie.

Et puis, récemment, le drame !

J’avais réussi à me désintoxiquer de Tetris après avoir battu des records sur ma Nintendo 3DS, mais j’ai replongé à cause de Tetris 99.

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Ce jeu réveille mes pires instincts, à commencer par mon côté bêtement, extrêmement, compétitrice (et non compétitive, je ne suis pas une affaire. Merci à la télé-réalité d’avoir à jamais dénaturé ce mot).
Comme Monica Geller, je ne supporte pas de perdre, particulièrement au Monopoly et au Trivial Pursuit. Un peu aux 1000 bornes aussi.
Ma mauvaise réputation me précède : je suis infecte quand je perds et immonde quand je triomphe.

Je peux passer des heures à empiler des formes géométriques pour me classer première.

Quand je joue, je ne réponds pas au téléphone sauf priorité absolue (en gros, une personne et ce n’est pas ma mère).
Si j’ai mis un truc à cuire et que le partie se prolonge, le plat peut cramer et c’est déjà arrivé.
Mon chat peut se frotter à ma main pour quémander de l’attention, la partie est prioritaire !
Je ne parle même pas des fenêtres de chat intempestives qui ne comptent pas.
Je me tape des heures de pub, car je ne peux pas zapper quand l’enjeu devient trop fort.

Je fais une capture d’écran à chaque fois que je fais Top 1 et sans me vanter, ça n’est pas rare. (Infect, vous étiez prévenus !)

Nintendo a fait mon bonheur en remettant Tetris dans ma vie. Ma Switch s’est transformée en banal(e) Gameboy, mais j’assume.

Je ne peux pas regarder quelqu’un jouer, parce que ça me rend dingue. Les gens ne savent pas jouer. J’ai ma stratégie que je peux même parfois tenter d’expliquer à des gens que ça n’intéresse pas le moins du monde.

Et ne me dites pas que ce n’est qu’un jeu…

Le seul qui pourra me sauver, je le sens, je le sais, c’est Yoshi. En attendant, j’empile…

Yoshi

Swiitch, mon amour !

Je peux le dire maintenant, tant j’en suis tombée folle amoureuse : je n’attendais pas grand chose de la Switch. Il faut dire que je ne fais bizarrement pas partie des déçues de la WiiU. La WiiU doit être, avec la 3DS, la console pour laquelle j’ai acheté le plus de jeux. Mais, voilà, j’ignorais jusque-là que la WiiU ne serait qu’une étape dans ma vie avant la Switch.

Comment vous parler de ma petite merveille ?

Mon coup de foudre se résume avec le fameux effet whaou. J’avais été soufflée par sa vidéo de présentation. L’idée de la console de salon qu’on peut emmener partout m’avait bluffée. Nintendo tenait à nouveau, après un détour avec la WiiU, une idée aussi révolutionnaire que la Wii. Mais, bon, j’ai un peu trop écouté les spécialistes du jeu vidéo, qui trouvaient la Switch chère et qui ne comprenaient pas si c’était une console de salon ou une console portable.

Après deux semaines d’amour, j’ai ma réponse : on s’en fiche.

Pour le moment, je n’ai pas connecté ma Switch à un téléviseur, mais je ne la considère pas pour autant comme une console portable, puisque je joue dans mon salon.
Oui, je fais exprès d’être bête.

Bon, je reviens sur l’effet wahou. Il a démarré en ouvrant la boîte et en tombant sur l’écran, si beau, si bien fini, presque luxueux. Ensuite, j’ai pris en main les fameuses joy con (elles aussi, si bien terminées) et puis surtout j’ai compris qu’avec uniquement ces trois éléments, je pouvais jouer là, tout de suite, maintenant, dans la voiture, un vrai baiser de cinéma. Pardon je m’égare.

J’ai lancé MK8. J’ai joué à MK8 sur WiiU avec le pad ou sur ma télé. Mais sur Switch, c’est différent. Les petits joycon vibrent… il faut l’avoir senti pour le comprendre. La résolution est splendide. Le jeu ne me file plus une nausée d’enfer. Un progrès notable dans ma vie !

Ensuite, j’ai testé 1, 2, Switch. Et, bim, à nouveau l’effet wahou. Plus de capteur, plus de fil, toujours pas de télé. Juste du fun ! Mon plus grand plaisir a été de jouer comme une gosse sur la terrasse, de détacher les joycon, de placer l’écran sur la table et de répondre aux commandes du petit écran.

Je suis une gosse face à cette console. J’ai à nouveau dix ans. Elle m’émerveille, c’est le mot. En l’utilisant, j’ai compris ce que Nintendo avait raté avec la WiiU et amorcé avec la Wii. La Switch est une grande console et j’ai hâte qu’elle ait plein de jeux.

 

Nintendo c’est plus fort que moi

Grâce à Nintendo, j’en sais désormais un peu plus pour moi. Si je ne suis clairement pas un maçon du cœur, je suis en revanche une Valérie Damidot dans l’âme.

Ces deux derniers mois j’ai investi dans deux jeux très différents, d’un côté Super Mario Maker sur WiiU, et de l’autre Animal crossing Happy home designer sur 3DS.

Je n’ai absolument pas adhéré au premier. Je n’avais pas réalisé que je ne pouvais pas l’aimer puisque je ne suis absolument pas une fan de Mario version plateforme 2D. J’ai commencé mon histoire avec le plombier moustachu avec Mario 64, ce qui explique certainement cela. Je n’ai donc aucune imagination pour créer un parcours cohérent. J’ai même abandonné toute velléité de le faire, car ça me conduisait à de profonds remises en question sur mes capacités de conceptualisation.

En revanche, alors que j’avais acheté le jeu un peu à contre cœur juste parce que je suis fan d’Animal crossing, depuis le premier opus sur Game cube pour le coup, je suis dingue de Happy home designer.

Je m’étais jurée de ne pas acheter plus d’un ou deux paquets de cartes. Je sens que je vais y laisser mon PEL. Il faut dire que la marque japonaise a su me renvoyer à ce plaisir tout simple de l’enfance : ouvrir un paquet de cartes sans savoir ce qu’il compte et croiser les doigts pour ne pas avoir de doubles.

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Le principe de Happy home designer est bête comme chou. Après avoir été maire de votre village dans Animal crossing new leaf, suite à des abus de biens sociaux dénoncés par cette peste de Marie, vous êtes contraint d’aller travailler pour cet escroc de Nook (seule une partie de cette phrase est vraie). L’agent immobilier vous confie la lourde tâche de réaménager la zone commerciale et surtout d’aller démarcher les clients pour leur proposer de refaire leur intérieur mais aussi tous les extérieurs de leur maison. Des animaux errent dans le bourg avec un désir pour leur foyer, à vous de choisir la mission qui vous séduit le plus ou de réaménager le café, l’hôpital ou les commerces voisins. Si rien ne vous tente, vous pouvez dégainer vos cartes et choisir votre victime.

C’est ainsi qu’au milieu d’une journée de travail, je me suis sérieusement interrogée sur ce qui pourrait plaire à un hamster qui désire aménager les bureaux de sa start-up. Je lui ai notamment fait un extérieur digne des plus chouettes entreprises de la Silicon Valley. J’avais auparavant aménagé une maison dédiée aux smoothies pour un amateur de fruits.

Je ne prends aucune mission à la légère, même s’il n’y a aucun enjeu dans Happy home designer.

Au fur et à mesure des missions, on gagne quand même de nouveaux objets, ce qui est appréciable, même si l’étendue des possibilités est déjà très vaste au départ.

La connexion Internet ouvre la possibilité d’aller découvrir les décorations des joueurs du monde entier et des les juger. L’interface est très jolie et très intuitive, comme l’ensemble du jeu d’ailleurs. J’ai ainsi pu découvrir les hôpitaux zombies créés par des Japonais a priori très peu portés sur la mignonitude (vlan les idées reçues) qui m’ont fait flipper.

Bref si vous aimez les animaux qui savent ce qu’ils veulent, la décoration, les petites cartes hors de prix mais tellement mignonnes, Valérie Damidot, la procrastination, les questionnements philosophiques (tu penses vraiment que cet hippopotame va apprécier ce bureau ?), Animal crossing, ou seulement l’une de ces choses, je vous recommande Happy home designer.

Sinon c’est que vous êtes mort à l’intérieur ou sain d’esprit.

POC joue…la formidable histoire d’amour entre un plombier et POC

Cette nuit, j’ai rêvé que j’étais partie pour six jours en Amazonie. Avec ma petite bande d’aventuriers, nous avions dressé notre campement au milieu d’un quartier résidentiel, enfin à la frontière de la forêt où j’allais m’enfouir pendant six jours et de maisons. Je me retrouvais donc à uriner devant des immeubles et à manger du cheesy bread de chez Domino’s avec mes compagnons d’infortune.
Ce rêve illustre un grand tourment de mon âme à n’en pas douter.

Aujourd’hui, j’ai donc décidé de vous parler de jeux vidéo et plus spécifiquement du héros avec une grosse moustache qui occupe mes soirées depuis vendredi dernier, je pense ici évidemment à Mario et non à Magnum, car je n’ai pas acheté les dvd de la série malgré les incitations publicitaires.
Je suis devenue une fan des créations Nintendo sur le tard, je l’avoue. Petite, je possédais essentiellement des ordinateurs, d’abord le atari 520 STF, puis un pc. En 1999, « Mario 64 » a fait irruption dans ma vie et de prime abord je n’ai pas aimé ce jeu, pourtant complétement révolutionnaire, mais moi je l’ignorais puisque je n’avais qu’un bête ordinateur jusque là. La 3D m’a rendue positivement malade. J’ai trouvé les graphismes globalement assez laids et force est de constater qu’à l’exception du monde de l’horloge peut être, ils l’étaient. Mais bon, je devais reconnaître une qualité quand même à ce jeu : son côté foisonnant. Mario 64 comptait des dizaines de mondes, des niveaux bonus, quantités de personnages…
En 2000, j’ai récupéré ma propre N64 et j’ai recommencé à jouer, essentiellement à Mario Kart 64. J’ai découvert ensuite « Paper Mario » et j’ai été initiée en douceur à l’univers du plombier. A partir de ce moment, j’ai su ce qu’était un goomba, j’ai pu reconnaître les pokeys des maskass… J’ai investi, dans la foulée, dans les « Mario Party » et les aventures du compère de Mario, Yoshi son dinosaure-cheval, qui passe son existence à se goinfrer de fruits avec une prédilection pour le melon.
Bien plus tard, je saute des étapes, j’ai eu mon premier vrai choc avec un Mario. J’ai enfin investi mes économies dans la game cube et découvert « Mario Sunshine » : un jeu où Mario est équipé d’un genre de karsher pour nettoyer les exactions de son double maléfique qui met de la boue partout. Je pouvais ainsi allier mes deux nouvelles obsessions : la propreté et les jeux vidéo. « Mario Sunshine » était doté d’un 3D qui ne donnait pas la nausée. En plus, l’action se déroulait dans une charmante cité lacustre qui évoquait avec ses canaux, mais pas trop avec ses palmiers, Venise. J’ajoute à cela que mon personnage préféré de la famille de Mario, Yoshi était présent dans le jeu. Pour compléter mon bonheur, « Paper Mario » a été décliné sur Game cube et la nouvelle aventure était aussi géniale que la première.
Et puis patatra, la wii est sortie. J’ai mis du temps à l’acheter car le syndrome de la pénurie me saoulait. Mais bref, finalement, de guerre lasse, un jour de déprime, je l’ai commandée et elle est entrée dans ma vie. Pour débuter avec ma nouvelle console, faute de Mario, j’ai d’abord découvert les fonctionnalités géniales du nouveau bébé de Nintendo avec l’ennemi de mon plombier favori, Wario.
Grâce à « Wario Ware », j’ai pu découper des pizzas, faire exploser des ballons en pompant, arracher avec précision des poils de nez, mettre des ninjas en slip avec un sabre, brasser l’air après qu’un personnage répugnant ait pété…mais tout ceci était certes distrayant mais ne m’occupait pas non plus durant des heures.
Comme je tournais en rond, telle Zazie dernièrement, j’ai fini par tenter d’oublier que je n’aimais pas Zelda et j’ai acheté la suite de ses aventures sur Wii. Passé le moment où ça m’a amusée de faire tournoyer ma wimote au dessus de ma tête, pour voir le héros blond faire de même à l’écran, Zelda m’a logiquement saoulée et je me suis remise à soupirer en me demandant quand la wii aurait enfin un vrai jeu pour occuper les heures où il n’y a rien à la télé.
En septembre, « Super Paper Mario », une version bâtarde de « Mario Paper » et des aventures passées du dynamique plombier, m’a servi un temps de pis aller mais comme il manquait ce que j’aimais dans les premiers « Mario Paper » et ce que j’avais apprécié dans « Mario Sunshine », j’étais loin du compte niveau satisfaction.
Et puis, et puis… les premières vidéos de « Super Mario Galaxy » ont commencé à débouler sur le net. Les graphismes magnifiques ont tout de suite excité ma curiosité mais cette histoire de planète et de gravité me chiffonnait.
Bref, j’en arrive à l’essentiel…
J’ai commencé vendredi et le jeu est hautement addictif. Après la mise en bouche de rigueur, où Mario invité au château avec son frère Luigi pour boire un pot avec la Princesse Peach assiste, comme toujours impuissant, à l’enlèvement de sa dulcinée, le vif du sujet a été assez vite attaqué. Mario est « lost in space », heureusement il atterrit sur une planète observatoire dirigée par une princesse vachement plus sexy et indépendante que Peach qui consent à l’aider à retrouver l’autre écervelée. Pour cela, Mario va naviguer de galaxie en galaxie pour recueillir, comme à son habitude, une myriade d’étoiles qui lui permettront de ressourcer une boule d’énergie qui accroîtra ensuite l’amplitude de son champ d’action.
Mais quelque part, on se fout un peu de tout ça… L’essentiel est ailleurs. Le jeu est beau, coloré… Chaque monde recèle d’une foule de détails qui le rend super attrayant. J’ajoute que la prise en main avec la wimote et le nunchuck est complétement intuitive. En une seconde, on retrouve ses vieux réflexes et on se prend presque malgré soi à faire une attaque rodéo. Pour la première fois dans un jeu wii, enfin Zelda le faisait avant mais je n’aime pas Zelda, je vous le rappelle, les spécificités de la wimote, qui est plus une télécommande qu’une vraie manette, sont pleinement utilisée. Pour vaincre un monstre, on peut lui sauter dessus bêtement en pressant sur le bouton « A » ou secouer la wimote pour le renverser (et ensuite l’achever en bondissant avec « A »). Les planètes comptent en moyenne trois étoiles et un boss mais certains astéroïdes ne sont l’occasion que de mini-jeux : une course poursuite sur une raie manta, des jeux de plates-formes traditionnels… Les boss que j’ai combattu jusque là étaient terrifiants et attendrissants ce qu’il faut. J’ai adoré transpercé les bubons purulents d’une araignée en me jetant sur elle grâce à ma wimote depuis ses propres toiles d’araignées ou foutre en l’air un Bowser qui faisait 15 fois la taille de mon Mario en secouant de façon hystérique ma wimote.
En plus, nous ne sommes officiellement plus dans les années 90, la 3D n’est plus l’ennemie jurée du joueur. On peut nager tranquillement sous l’eau dans un jeu sans friser la dépression nerveuse parce que le personnage pataud ne va jamais où l’on veut.
J’allais oublier d’évoquer la gravité qui fait très peur dans la pub du jeu. Elle n’est pas du tout choquante quand on joue, encore un élément intuitif auquel on s’adapte en un seconde. En revanche, elle ouvre une foule de possibilités dans le jeu.

Bref, je mets un 20/20 à ce jeu à la veille des fêtes. Évidemment, les brutasses écervelées (mon mot du moment) qui n’aime que la violence sanguinolente n’y trouveront pas du tout leur compte, car tout est beau et poétique chez Mario, même les araignées purulentes y sont attendrissantes.
Si vous cherchez un jeu amusant un rien scatologique, avant tout destiné aux personnes qui sont restées un enfant de 5 ans dans leur tête, « Wario Ware » est excellent aussi. De plus, il exploite parfaitement les capacités novatrices de la console.
En revanche, je mets un assez gros bémol sur « Super Paper Mario », à n’acheter que si vous avez aimé les deux premiers opus de la saga en leur mémoire défunte.
Euh, « Zelda » a ses défenseurs sous d’autres cieux…