Horreurs en série

J’avoue que malgré ma super bonne résolution de manger des lentilles le 1er janvier pour m’assurer une assise financière correcte toute l’année, 2019 ne commence pas exactement aussi bien que je l’aurais souhaité. Rien de bien grave, juste des menues contrariétés accumulées et puis la grippe pour couronner le tout !

Dans cette morosité ambiante, une bonne chose s’est cependant détachée. Un soir, j’ai proposé qu’on essaie American Horror Story. Sans plus de convictions que cela. J’avais supporté, et le mot n’est pas trop fort, la première saison, et calé avec le premier épisode très gore d’Asylum. Du coup, je m’étais vue plus courageuse que je ne suis, et j’avais tenté le cirque. Jusqu’à l’apparition du clown, je tenais à peu près.

Clowb

nicole

Cette fois, je me suis accrochée! ! Et, ça a été une véritable révélation. Je connaissais Ryan Murphy évidemment. J’ai regardé Nip / Tuck avant de m’en dégoûter quand la série est devenue franchement de mauvais goût.  J’ai visionné pas mal d’épisodes de Glee et puis Scream Queens aussi. Mais American Horror Story – Asylum a été une véritable révélation. Comme je suis de nature un peu obsessionnelle, ça m’a donné envie de tout voir de lui.
Je viens donc d’attaquer American Crime Story – The assassination of Gianni Versace. Nous avons enchaîné sur Coven (saison 3 d’American Horror Story), qui est un peu trop bordélique à mon goût, mais qui reste plaisant.

Ce que j’aime chez Ryan Murphy, c’est qu’il ne recule pas devant le grand-guignol et le mauvais goût absolu. Il pousse le bouchon toujours un peu trop loin, mais pour le meilleur !

J’ai cru que j’allais arrêter dès le gars qui se fait arracher le bras dans un asile de fou désaffecté par une entité inconnue, mais j’ai tenu.
J’ai cru que j’allais caler aux extraterrestres sadiques qui engrossent des jeunes femmes, mais j’ai tenu.
J’ai cru que je n’allais pas supporter l’ancien médecin nazi qui réalise encore des expériences atroces sur les patients d’un asile psychiatrique (et l’image de Chloë Sevigny  les jambes sectionnées me hantera longtemps), mais j’ai tenu.
J’ai cru que j’allais stopper à la nonne possédée, mais j’ai tenu.
Alors le viol collectif dès le premier épisode dans Coven, ça a presque été du pipi de chat. J’ai serré les dents à l’inceste maternel, mais j’ai tenu au plan à trois avec deux morts-vivants.

Et maintenant, j’attends la suite !

En un mot, Ryan Murphy m’a déjà poussé au-delà des limites de ce que j’estimais possible  et supportable de voir dans une série. Les épisodes finaux de la saison 2 de American Horror Story – Asylum ont été ma récompense. Et j’espère que Coven me réserve au moins quelque chose d’aussi bien.

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Et puis bon, grâce à lui, j’ai aussi découvert que Jessica Lange était une immense actrice et j’ai fait la connaissance de Sarah Paulson.
Je ne vous parle même pas d’Evan Peters, que j’avais déjà croisé dans Les Frères Scott, le pauvre, de Taissa Farmiga ou d’Emma Roberts, que je connaissais déjà grâce à Scream Queens.

Désormais, j’ai presque envie de revoir Glee, surtout que je n’ai jamais vu la fin de la série.

Je recommande American Horror Story aux fans de Mylène Farmer (les asiles psychiatriques, tout ça), aux amateurs de Stephen King, aux gens morts à l’intérieur, à ceux qui ont peur de tout (comme moi, comme quoi), aux anciens enfants qui regardaient Freddy avec leur meilleur ami à 8 ans (et qui depuis bizarrement ont peur de tout), aux gens qui n’ont peur de rien, et à peu près à tout le monde (qui ne tente rien perd bêtement des occasions de découvrir des supers séries).

 

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How I met your friends (pourquoi je n’ai pas aimé la saison 2 de Friends from college)

Pour des raisons qui m’échappent désormais, j’avais gardé un plutôt bon souvenir de la première saison de Friends from college, la série proposée par Netflix. J’ai donc été ravie de constater que la chaîne de streaming avait lancé sa suite en ce début d’année.

J’aurais peut-être dû être plus attentive aux signes. La série n’avait pas eu des retours critiques phénoménaux en 2017 et cette deuxième saison n’a pas fait l’objet d’une énorme promotion.

Mais qu’importe, j’aime les séries courtes qui comptent des épisodes de moins de quarante minutes. Et Friends from college répond parfaitement à ce cahier des charges. On pourrait presque dire que c’est sa seule qualité.

 

friends from college

Alors de gauche à droite : Marianne, Nick, Lisa, Ethan, Sam et Max (Netflix)

J’aimerais pouvoir vous résumer parfaitement la première saison, mais mes souvenirs sont flous.

En gros, ce sont cinq amis d’université qui se retrouvent à New York à la faveur du retour du couple formé par deux d’entre eux, Lisa et Ethan. Il s’avère qu’Ethan, auteur désœuvré, couche depuis des années avec Sam(antha), son ex de la fac. Il est aussi resté proche de Max, qui est son agent littéraire. C’est d’ailleurs lui qui le pousse à essayer d’écrire (enfin) un roman à succès en s’inspirant des livres pour ados. Après de multiples tentatives, il publie un ouvrage mettant en scène des centaures. Dans la bande, il y a également Nick, un type fortuné au charme assez british, et Marianne, une actrice ratée, un peu fantasque.

A la fin de la première saison, tous les secrets volaient en éclats. La bande apprenait que Sam et Ethan couchaient ensemble depuis une éternité et au passage la petite liaison de Lisa et Nick était dévoilée.

La saison 2 reprend grosso modo un an plus tard. Lisa et Ethan sont séparés. Le bouquin écrit par Ethan poussé par Max, qui lui a filé la majorité de ses idées, a été publié et rencontre un succès prometteur. Max, qui s’était remis avec son compagnon dont il s’était séparé durant la première saison, parce qu’à raison il ne supportait pas ses amis, va finalement l’épouser. Samantha est encore en couple avec son mari, mais ça ne va pas durer. Lisa s’est retrouvé un mec, un avocat insignifiant et presque débile. On se fiche de ce que fait Marianne et Nick va avoir une histoire avec une riche héritière new-yorkaise, un genre de B. qui aurait mal tourné.

Et là se nouent les intrigues d’une saison 2 vraiment, mais vraiment, ratée. Alors, j’ai bien compris que Friends from college doit se voir comme une comédie douce amère sur la fin de la trentaine et les illusions perdues. Mais j’ai déjà ma vie pour ça ! Et surtout, les personnages sont trop caricaturaux pour qu’on se projette.

Lisa décide de tomber enceinte de son avocat transparent. Avant cela, elle couchaille avec son ex. Et puis elle se rapproche de Nick qui est fou d’elle et qui largue, pour ses beaux yeux, sa splendide héritière.
J’avoue, j’ai eu mal pour Cobbie Smulders (Robin dans How I met your mother), qui est abonnée au rôle de la meuf dont on ne comprend pas pourquoi elle rate sa vie alors qu’elle a autant d’atouts. Lisa est une Robin bis en encore moins gâtée. Chaque scène où elle apparaît est un profond moment de malaise. Dans la première partie de la saison, elle est humiliée en permanence par l’existence même de la liaison de son ex mari. Quand elle pourrait reprendre son destin en main, elle ne fait que des choix absurdes, ABSURDES ! Et oui, parce que si elle tombe enceinte, c’est du fameux Ethan après un petit coup malencontreux dans un garde-meuble. Charlie, l’amoureux transi, a bien du mal à l’encaisser et nous aussi. Rien ne nous est épargné, et même pas la scène où Lisa se rend compte à l’échographie qu’elle ne peut pas être enceinte de Charlie après avoir accepté sa demande en mariage. Ne parlons pas de Nick qui pensait pouvoir faire sa vie avec elle.

Samantha est une merveille d’élégance et de beauté, mais elle est amoureuse de ce tocard d’Ethan, qui la plante dans le dernier épisode à l’aéroport, pour rejoindre son ex à l’échographie. Elle se remet donc avec son ex mari qui va lui pardonner ses incartades.

Max est le pauvre type intégral. Il donne l’impression d’épouser son beau docteur car il en a peur. Quant à sa relation avec Ethan, elle est toute pourrie. Il l’exploite sans vergogne en lui volant ses idées. Et quand enfin, il se décide à reprendre la main, il s’avère être un écrivain raté.

Nick ne sert à rien, sinon à être une porte de sortie sympathique pour Lisa, qui lui préfère donc son ex, qui l’a trompée toute sa vie.

Et la série passe carrément à côté de Marianne, juste là pour recueillir les confidences de ses amis toxiques qui ne la méritent pas. Comme les scénaristes se rendent compte à deux épisodes de la fin qu’elle ne sert à rien, ils tuent son petit ami particulièrement gratiné dans un accident insensé de base-jump.

Ethan se classe dans le top 5 de mes personnages de série honnis pas très loin de Tom Scavo (Desperate housewives), qui reste à mes yeux le pire de tous.

Alors une saison 3 où Lisa serait enceinte, trompée par Ethan qui reviendrait à Samantha parce que son ex femme s’avérerait insupportable en cloque, n’est pas nécessaire. Il faut laisser Cobbie tranquille maintenant !

Autre variante, Sam serait enceinte également d’Ethan, qui doit faire un choix entre son ex maîtresse et son ex femme avec Max qui devient un écrivain torturé et se fait larguer par son horrible médecin.

Vous l’avez compris, je ne recommande pas du tout cette deuxième saison de Friends from college. Alors oui, elle passe le temps plus agréablement qu’un détartrage, mais le dernier épisode peut rendre vraiment fou le téléspectateur ! Et au moins, un détartrage c’est utile pour vos dents.

 

Piece of cake ! (Quand POC joue à C’est du gâteau)

J’ai passé les vacances de Noël à visionner les épisodes spécial fêtes de mon émission de pâtisserie préférée sur Netflix, Nailed it / C’est du gâteau !

nailed it

J’adore ce programme qui récompense avant tout l’effort et le fait d’avoir essayé, et non la réussite au millimètre près. Le chef Jacques Torres et son acolyte la géniale Nicole Byer ne mercottent jamais. Ils sont au contraire archi bienveillants. En plus, pour l’épisode dédié au Nouvel An, l’émission accueillait le génial Pimento de Brooklyn 99 (Jason Mantzoukas), et accessoirement l’amant frappadingue de Janet dans The Good Place pour une session particulièrement déjantée de pâtisserie.

Comme en 2019, j’ai décidé de tout essayer, je me suis dit que moi-aussi je pouvais réaliser des sablés décorés à la pâte à sucre. Ca allait être une partie de plaisir même…

Après avoir cherché une recette de sablés en ligne et en avoir trouvé 45 différentes, avec ou sans oeufs, avec une tonne de beurre ou 8 grammes…. j’ai ouvert la Bible de la cuisine des filles qui n’ont (presque) rien appris de leur mère : le Ginette Mathiot. Ginette toujours de bons conseils avait une recette équilibrée que j’ai choisie d’adopter pour la partie sablés.

D’ailleurs c’est ce que j’ai fait de mieux dans la recette ! Ils ont bien cuit. J’avais ajouté un peu d’arôme vanille (naturelle) à la pâte pour qu’elle ait bon goût.

Ne me restait qu’à décorer mes petits palets bien identiques.
Et là, j’avais eu une idée de génie. J’avais choisi de faire une déco Kermit. Après tout, reproduire la tête de la plus célèbre grenouille de la culture populaire me paraissait plutôt simple. Bon, faute de moyens, j’ai opté pour un Kermit monochrome. Ce n’est pas facile d’être vert, mais c’est économique au moins.

J’avais donc mes sablés et ma pâte à sucre verte. J’avais choisi de la confiture d’abricots pour lier les deux. J’étais prête.

Bon, en fait, il me manquait plein d’outils pour bien tailler le visage de mon invité et puis le monochrome n’était finalement pas l’idée du siècle.

Bref, Nailed it !

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Alors soyons clairs, pour ceux qui en doutaient (personne ?), la pâte à sucre n’apporte pas grand chose au pauvre sablé. C’est insipide totalement.

A l’avenir quand j’aurais envie de pâtisser à l’américaine, je me munirai de mon kit play-doh.

playdoh

Finalement, mes sablés ont séduit une personne qui va au delà des apparences pour juger. Mon prochain projet pour écouler ma pâte à sucre verte: des sablés Yoda !

 

Replay

A force de ne pas écrire sur mon blog, je n’ai pas dit que j’avais adoré Vous avez un colis sur 6ter (numéro 22 sur votre télécommande) malgré la présence de Jean-Pascal, qui compte parmi les candidats de la star ac’ que j’aime le moins. Le concept est simplement génial : des gens déballent un colis et testent le produit qui se trouve dedans. Parfois, le bonheur c’est simple comme le passage du facteur. A titre indicatif, je suis d’ailleurs candidate pour la saison 2. Je suis maladroite et facilement enthousiaste. En plus, je représente au moins une minorité.

Je n’ai pas parlé non plus de l’Amour est dans le pré saison 13 ou très peu, alors que le début du bilan a été diffusé lundi dernier et qu’un agricultrice est déjà enceinte. De mon côté, je me demande depuis trois mois s’il est vraiment pertinent que je reprenne un chaton et l’incidence que ça pourrait avoir sur ma princesse-obèse. C’est le temps, rencontre comprise, qu’il fallu à cette personne pour décider de faire un enfant avec son prétendant qui passait pourtant son temps à parler de ses flatulences. Chapeau à la dame! J’essaierai d’en parler lundi quand tous les couples se seront confiés à Karine. Pour le moment, la moisson amoureuse me semble assez maigre.

Je n’ai pas (re)parlé de ma passion pour Affaire conclue. Je ne suis pas la seule apparemment à trouver que cette émission est géniale et que Sophie Davant est la meilleure animatrice du moment (et de loin). Son mélange ironie-empathie surclasse de loin l’émotion qui paraît souvent surjouée de Karine Le Marchand.

Janet

Je n’ai pas évoqué à nouveau ma passion pour les séries Netflix. J’ai adoré, le mot est faible, The Haunting of Hill House. Je pense que The Good Place est ce qui est arrivé de mieux dans ma vie de piètre sériphile depuis Master of none. Et là, je découvre avec plaisir Great News. Je peine, en revanche, devant Riverdale, parce que malgré tout, j’ai 41 ans et les ados de 25 ans torses nus ne me font pas frissonner, ce qui rassurera au moins une personne.

Dans le prochain post, je vais essayer de parler vraiment de quelque chose : la saison 3 de 10% !

 

La Casa de Netflix

Je n’ai pas pu passer à côté. Voici les 8 bonnes raisons pour lesquelles j’adore La Casa de Papel.

1- Parce que c’est inattendu
Une série qui parle du casse du siècle, espagnole en plus, la bonne blague ! Pourtant, en une minute, j’ai été happée par la Casa de Papel. Un seul personnage a suffi à me convaincre.

2- Parce que finalement j’adore entendre de l’espagnol
Et non la langue espagnole, ce n’est pas que celle parlée très fort dans les queues de Disneyland Paris par des personnes bruyantes et pas forcément aimables. C’est aussi la jolie langue de Pedro Almodovar. Elle est mélodique et assez douce à l’oreille.

3- Parce que les personnages féminins sont très forts
Je n’ai pas encore terminé de visionner la première saison et je n’ai toujours pas tranché. Suis-je du côté de Raquel, l’enquêtrice de talent ou de Tokyo et Nairobi, les séduisantes braqueuses ? En tout cas, aucun de ces personnages n’est simpliste ou caricatural. Ces femmes sont fortes et affirmées.

4- Parce qu’une série espagnole jusque-là pour moi c’était Un, dos, tres
Est-ce pour cela que les personnages principaux de la Casa de Papel s’appellent Nairobi, Tokyo, Helsinki, El professor ou Berlin ? En tout cas, si Pedro et Lola avaient entrepris un braquage avec Roberto et Juan, j’aurais peut-être eu plus de mal à me plonger dans l’intrigue, c’est certain.

5- Parce que Raquel est le sosie d’une héroïne de la télé-réalité
Sérieux, vous ne trouvez pas ?

6- Parce qu’il y a beaucoup de brio dans cette série
L’épisode de la casse (le 8) m’a scotchée. Bon, la série n’échappe pas à un léger ventre mou et je me demande si elle peut vraiment tenir sur la longueur, mais il faut bien le dire, chaque temps mort est compensé par une véritable surprise, qui relance mon intérêt.

7- Parce que chaque personnage existe
Je n’arrive pas à savoir si je suis du côté des braqueurs ou de Raquel. J’avoue que je suis un peu perturbée à l’idée de préférer les méchants (si, si, je vous promets, ces braqueurs ne sont pas des enfants de choeur et malgré toute ma sympathie objective pour Tokyo, je n’aimerais pas être enfermée avec elle plus de deux minutes) aux pauvres otages terrorisés. Il faut dire que le plan est tellement joli sur le papier qu’on a un peu envie qu’ils réussissent et repartent avec leurs milliards d’euros. Pourtant, ce ne sont pas vraiment des Robins des Bois modernes. Je suis un monstre ?

8- Parce que le plan du Professor aurait dû se dérouler sans accroc
Mais c’était sans compter sans les états d’âme de tout le monde et l’amour bien sûr… Que c’est agaçant !

Il me reste trois malheureux épisodes à voir pour terminer la saison 1, merci de ne pas me spoiler !

Piece of cake (C’est du gâteau sur Netflix)

J’ai deux passions dans la vie : Netflix et le Meilleur pâtissier. Alors quand Netflix revisite, que dis-je, sublime Le Meilleur pâtissier, je suis évidemment aux anges.

Peace of cake, devenue POC, puis Agnès, est évidemment obligée d’aimer les gâteaux.

L’émission s’appelle C’est du gâteau, Nailed it (soit j’y suis arrivé) en anglais.

C’est du gâteau est l’anti Meilleur pâtissier. L’émission met en scène des amateurs de pâtisserie, qui aiment vraiment ça, mais qui n’ont pas spécialement le temps ou l’envie de faire ça professionnellement. En gros : moi !

J’adore l’émission de M6, mais je me demande comment des gens normaux sont capables d’avoir une idée en un quart de seconde pour revisiter un fraisier sous forme de profiteroles et de lancer 300 cuissons en même temps pour arriver en une heure en plus à personnaliser le machin avec une sculpture de Mercotte (nue, c’est bon pour mes mots clés) en pâte à sucre.
J’adore faire des gâteaux, mais je me limite aux cookies. En plus, je dois bien l’avouer, je ne suis pas exactement une perfectionniste quand il s’agit de cuisine. En gros, je me fous de l’apparence, tant que c’est bon. Je suis l’anti cake-designeuse.

Dans C’est du gâteau, des gens normaux, enfin ça se discute, revisitent des trucs impossibles et font justement leur possible avec leurs capacités pour le copier. Le résultat est souvent hilarant. La bande-annonce est un parfait résumé de la situation.

La force de l’émission tient dans la bienveillance des coachs. L’animatrice (Nicole Byer) est exubérante et drôle, et ne pense en général qu’à picoler. Le chef français (Jacques Torres) est magique avec son accent à couper au couteau qui plaît aux ménagères du Wisconsin. L’invité du jour trouve toujours du positif dans le gloubi-boulga confectionné par les candidats.

Nous sommes bien loin du pinaillage de Mercotte, qui trouve qu’on ne devrait pas voir les fraises, que le glaçage n’est pas très régulier, que c’est trop sucré, que la noix de coco n’était pas indispensable dans un congolais, que les cinquante phrases à reporter sur le gâteau ne respectent pas les règles calligraphiques de l’école de la Troisième République, que la pièce montée de cinquante mètres de haut est un peu petite…

Non là, on présente un gâteau ni fait, ni à faire, pas cuit et où il manque les oeufs, et les jury trouve qu’il est moelleux et qu’au moins les gens ont essayé…

Soyons clairs, si ce qui suit ne vous fait pas rire, passez votre chemin !

Mon seul bémol, c’est que cette merveille ne compte que trop peu d’épisodes. En tout cas, ça fait bien longtemps que je n’avais pas autant ri devant ma télé.

La p…. de bonne série

Comme je ne peux pas me passionner exclusivement pour les aventures des coeurs brisés de NT1, je continue à regarder des séries sur Netflix et de préférence des formats courts.

En janvier / février, j’ai poursuivi mon visionnage tardif de The New Girl et ça valait vraiment la peine de supporter une première saison pas terrible et une deuxième moyenne, la série prend tout son sens à partir de la troisième.
C’est un peu bizarre de donner autant de chances à une série aussi bizarrement (in)intéressante. Mais le personnage de Schmidt m’a suffi pour tenir et j’ai été récompensée par cette scène qui a rejoint le Top 50 de mes séquences favorites de séries où il fait ses adieux aux seins de Cece, son ex, qui pense à avoir recours à une réduction mammaire.

J’ai essayé de poursuivre la saison 1 de Crazy ex girlfriend et je me retrouve toujours face au même paradoxe : j’aime beaucoup cette série, mais elle me met trop souvent mal à l’aise. Mon empathie pour le personnage principal nuit à la qualité de mon visionnage. Mais je m’accroche…

J’ai tenu un épisode devant The Ranch. Et finalement, oui mais non, comme dirait Mylène Farmer.

The End of The fucking world

Netflix

J’en arrive à mon vrai sujet, doucement mais sûrement… The end of the f…ing world !

Genre : Wes Anderson trash
James est un ado pas vraiment comme les autres. Il pense sincèrement qu’il est psychopathe. Pour preuve, il tue régulièrement des animaux et ambitionne sérieusement d’assassiner son père à court terme.
Alissa n’est pas non plus la fille la mieux dans ses baskets au monde. Son beau-père hésite entre la sauter et la pousser hors de chez elle. Sa mère subjuguée par cette ordure avec qui elle a eu de magnifiques jumeaux ne sait pas très bien quoi faire d’elle non plus.
James et Alissa étaient faits pour se rencontrer et décident un jour de prendre la route ensemble.
Leur objectif : aller retrouver le père d’Alissa qui s’est tiré un jour et lui envoie chaque année une carte pour son anniversaire. Le garçon pense tuer la fille en route. Mais les choses se corsent rapidement et James réalise de la pire des façons qu’il n’est pas vraiment un psychopathe.

Je m’accroche à ma comparaison avec Wes Anderson. Même si les images sont loin d’être aussi chiadées que dans les films du cinéaste, il existe cependant une vraie communauté d’esprit entre les deux univers.  Les ados essaient de se conduire comme des adultes, mais ne sont pas vraiment prêts à se confronter à la réalité du monde des grands, et les vrais adultes ont bien du mal à comprendre les errances des gosses, qu’ils ont pourtant contribué à bien abîmer.

Tous les personnages sont remarquables. Je suis pleine d’admiration pour l’acteur qui incarne James. Il se transfigure d’épisode en épisode.
Les deux policières qui prennent en chasse les deux héros sont excellentes également. Entre celle qui est pleine d’empathie pour James et Alissa et l’autre qui a un sens absolu du devoir…

J’ajoute que la bande-originale est absolument parfaite et que la bande-annonce résume assez bien l’esprit de la série, sans cependant trop mettre en avant le côté gentiment tragique de cette fuite en avant.

Je vous recommande The en of the f…ing world, si vous aimez Thelma et Louise, les films de Wes Anderson, les road-movies, les anglais, et les lesbiennes.