Les joies d….e la télé d’Orange

Je ne voudrais faire peur à personne, mais je crains que Christian ait des problèmes de drogue. Hier, dans « Hélène et les garçons », la petite bande se rendait compte qu’il avait taxé des sous à tout le monde et Nicolas semblait fort soucieux à son sujet. Seule Linda L., qui plane toujours à 15.000 pieds au dessus du sol, pensait que peut-être « il voulait s’acheter oune trouc qui lui faisait plaisir ». Heureusement pour elle, Linda s’est rattrapée par la suite en proposant la meilleure interview de Mylène Farmer au monde….sinon j’aurais pu penser qu’elle était un peu conne.


[La première question me laisse sans voix déjà…elle a peut-être demandé des trucs à Christian finalement.]

En parlant d’addiction, je me réveille tous les matins à 8 heures et je bois mon café au lait désormais devant « Premiers baisers » sur AB1. Je dois encore me taper François, Suzie et Suzon, et Debbie, en attendant que la vraie star de la série, Virginie Desarnauts évidemment, daigne enfin y faire son apparition.

Je me rends compte que je n’ai strictement rien à raconter dans ce post et que mon hommage à Linda Lacoste, bizarrement rare à la télévision depuis ce morceau de bravoure, ne suffit pas. Je balance donc en désespoir de cause le single de Manuela Lopez, qui fera plaisir à Pierre, à défaut d’autre chose.

NRJ Music Awards : La chanteuse de diamants

Hier, contrainte par une pause dans la diffusion de « Vampire diaries » et de « Grey’s anatomy » qui va revenir avec L’Episode que j’attends depuis quelques mois déjà – attention micro spoiler que je masque : il portera sur l’existence de Meredith si elle était heureuse et normale dans une dimension parallèle  -, et mue par la volonté de trouver enfin quelque chose à écrire pour mon blog, je me suis décidée à contraindre ma femme à regarder les « NRJ Music Awards » sur TF1. Ca tombait bien une certaine Mylène Farmer était attendue (comme presque chaque année) à la cérémonie pour une apparition exclusive et rare.

Pour comprendre ma soirée, il faut imaginer que les deux vieux du Muppet show ont pris la forme de deux charmantes jeunes femmes, qui accusent cependant leur trentaine…et qui sont un peu dépassées par la musique « contemporaine ».

[Ca ne mange pas de pain de se faire un peu de promo sur le dos des seins de Shy’m aux NRJ Music Awards.]

Tel un « champs elysées » pour les jeunes, l’émission a démarré avec l’arrivée sur le tapis rouge des célébrités invitées. L’infatigable Nikos était sur place en direct live pour ouvrir les portes des voitures et nous présenter les stars qui arrivaient. J’ai craint un moment qu’avec sa chance légendaire, il n’ouvre la portière de Tata Monique, mais non dans les grosses autos qu’il accueillait, il a trouvé d’abord Shy’m avec ses seins moulés dans un buste de silicone (les seins de Shy’m en photo donc), qui donnait l’impression que sa poitrine avait été cryogénisée. Il a fallu que je convainque au passage ma femme que Shy’m était une vedette, enfin une personne connue, la preuve elle a gagné « danse avec les stars ». Ensuite, il a trouvé Justin Bieber dans un hummer.

Cette séquence improbable et longuette passée, nous avons retrouvé sur scène Shakira, qui a entonné « je l’aime à mourir ». Un chanson bien dansante pour ouvrir le bal (plomber) d’une cérémonie bien pesante…

D’emblée, j’ai été frappée par une grosse tendance chez nos amies les stars pour jeunes : la reprise. Ma femme a trouvé M. Pokora un peu gonflé de chanter un titre appelé « à nos actes manqués », comme la chanson de Goldman, avant que je lui explique que c’était en fait une resucée. Shakira donne donc elle dans le Francis Cabrel, Nolwenn Leroy dans le patrimoine breton, et Shy’m a tout piqué à Calogero, qui est d’ailleurs gentiment venu lui prêter main forte sur son titre, « une bien belle surprise », n’est ce pas Nikos.

Bon, cette soirée, qui manquait diablement de rythme, et de vrais beaux enchaînements rigolos à l’américaine, n’était pas destinée à deux trentenaires qui n’écoutent jamais NRJ. Nous connaissions vaguement LMFAO pour avoir été obligées de subir Virgin Radio cet été en vacances, mais Keen V, révélation francophone de l’année, pas du tout. Nous avons été surprises de constater que Shy’m pouvait être l’artiste féminine de l’année, et moins que Mika à l’idée qu’il soit l’artiste masculin de l’année. Enfin, vu le public votant, nous avions plus misé sur Sean Paul, bien que nous ignorons un peu qui c’est.

Pour ne rien arranger, les awards étaient remis comme chaque année par des célébrités plus ou moins en promo et plus ou moins pathétiques dans une séquence « on a honte pour eux ».

De toute façon, nous, enfin je, attendions Mylène Farmer pour une performance d’anthologie, forcément… La vedette qui a un rapport « très particulier avec son public », Nikos y tient beaucoup, a livré le minimum syndical, soit la choré du clip avec les danseurs du clip dans la tenue du clip sur une scène disproportionnée pour une telle prestation. Mais juste avant la pub, Nikos a invité Mylène à ne pas partir car une immense surprise provoquée par un ami à elle l’attendait. J’imaginais à cet instant, Mylène figée sur scène dans l’attente de ce moment inoubliable, pendant que Nikos débitait des âneries à Mika, dont j’ai cru un instant qu’il était le fameux ami de Mylène, et lancé un nouvel appel aux votes. La pub est arrivée et je pensais à Mylène, transie sur scène dans l’attente de sa surprise. Au retour de la pub, elle avait apparemment préféré se changer en coulisses plutôt que d’attendre en vain et elle est revenue pour recevoir des mains de Jean-Paul Gaultier un Awards de DIAMANTS. Comme on ne peut plus vraiment la soumettre aux votes de gens qui votent pour Shy’m, il fallait bien trouver une ruse pour la faire venir, et quoi de mieux qu’une récompense pour l’ensemble de son œuvre en DIAMANTS. Voilà, voilà… Mylène visiblement très émue, et décidément trop heureuse pour être honnête, a balbutié son amour pour Jean-Paul avec qui elle est d’ailleurs mariée (hihihi) et puis voilà quoi.

De là à penser que Mylène était un peu une chanteuse de diamants maintenant…

Moi, j’avais eu ma dose. J’ai regardé Mika chanter et je suis allée lire « un homme de tempérament », que je vous recommande chaudement ainsi que tout l’oeuvre de David Lodge qui est un génie et qui mériterait un award de diamants lui-aussi.

NRJ Music Awards : Nikos et les hologrammes

Je n’ai pas fait l’effort de regarder hier soir les « NRJ Music Awards ». A la place, j’ai fait plaisir à ma femme et nous sommes allées voir ensemble « Another year » de Mike Leigh avec tout le personnel de l’éducation nationale toulousain dans le cinéma bobo du centre ville. En caricaturant un peu, cette situation résume un peu ma vie en ce moment…

Mais, in extremis, je peux quand même avoir un point de vue sur les fabuleux « NRJ Music Awards », puisque durant les trente minutes que je leur ai consacré, j’en ai vu la quintessence.

Les Black eyed peas ont joué à Jem en ne venant sur scène qu’à deux, j’avoue que j’ignorais qu’ils étaient quatre, et en proposant grâce à Synergie et aux boucles d’oreilles en forme d’étoiles de Nikos, de faire apparaître les deux autres membres du groupe en hologramme. M’enfin, tout ça ne dit pas comment les hologrammes des deux absents ont peu chanter en live…. Nikos est resté terrassé de surprise face à une technologie aussi novatrice, il ne fréquente a priori pas Jem, et a demandé au groupe s’il y recourait lors de ses dates françaises. Nikos est un génie, les Black eyed peas resteront chez eux, et enverront leurs hologrammes en France pour une série de concert à 50 euros la place.

Malheureusement ce ne sont pas des hologrammes, mais bien la fine fleur de la chanson française actuelle, qui a repris « mon fils ma bataille » de Daniel Balavoine et Grégoire et ses amis n’ont pas le quart du millième du talent du « chanteur ». Nous avons donc assisté à un massacre en bonne et due forme.
Je songeais déjà à arrêter au bout de cinq minutes.
Mais j’ai subi bravement l’hommage à ce « génie » de David Guetta et là j’ai compris que Nikos serait toujours plus fort que moi puisqu’il a adapté son « des millions d’albums vendus, des milliards de singles » en « des millions de followers sur les réseaux sociaux ». Chapeau bas l’artiste…

J’ai quand même perçu un léger malaise sur la pertinence de tout ça, quand Lady Gaga et Beyoncé, bien sûr absentes, ont reçu le NMA du meilleur clip… Non les NMA ne seront jamais les MMA, enfin les MTV Music Awards.
Moi je suis officiellement trop vieille pour ce Barnum stérile qui ne daigne même plus honorer Mylène Farmer, mais lui préfère Jenifer, produit maison, qui comme le rappelle cet article a vendu bien moi que l’idole rousse cette année. Mylène ne pourra même pas se consoler avec une victoire de la musique.

Je vais résister, je vous promets, au côté obscur de la Force, et pour la peine je vous épargne ma chronique du dimanche sur « Another year ».
Juste une idée en passant avec ces supers hologrammes peut-être pourrait-on ressusciter la star ac’, non ?

Oui mais non…

Un déménagement, dans sa globalité, s’apparente un petit peu (très légèrement) à une gestation, de la conception – la visite et le coup de foudre -, à la gestation (le dossier, la longue attente…), au plus pénible, qui demeure l’accouchement, dans ce cas le déménagement. Ensuite, les heureux nouveaux locataires sont frappés d’un léger baby-blues et sont épuisés durant les premières semaines, entre le défaisage des cartons, le positionnement et le repositionnement des meubles et les dernières démarches à accomplir (inscrire le bébé en crèche relier les lieux au monde EDF, GDF, internet…).

Comme de nouveaux parents, les heureux locataires sont ensuite fiers de présenter le nouveau bébé l’appartement nouvellement occupé à la famille et aux amis et là j’ai remarqué quelque chose de très surprenant.

Les gens qui ont franchi le seul de notre nouveau chez nous se sont évidemment extasiés sur les lieux absolument magnifiques, mais pour la plupart d’une façon assez particulière : « non mais c’est chouette / bien / super », « non, mais vous allez être bien ici »…

Alors, j’en appelle à Patrick Jane, « le mentaliste » de TF1 au Docteur Lightman (« lie to me ») de M6 ou même à Bastien de « Secret Story », je voudrais savoir ce que ça reflète des sombres pensées des gens quand ils commencent une phrase affirmative par un « non ». Je ne peux pas croire un instant que cette tournure soit totalement innocente. Dans le cerveau de ma belle-mère, je le décrypte parfaitement, « ah finalement, elles n’ont pas opté pour un taudis, non mais c’est super ! » mais chez les autres…

J’attends vos analyses et j’en profite pour vous livrer le dernier single de Mylène Farmer dont on peut dire « non, c’est pas si mal » sans trop se tromper !

[NDLA : Par ailleurs, Télérama consacre dans son édition de cette semaine un petit sujet à la tribu des sans télé, comme quoi les grands esprits…De mon côté, je suis toujours candidate pour y travailler, je dis ça, je dis rien…]

Je ne vous parlerai pas d’Elle, et puis finalement si….

J’ai décidé aujourd’hui de m’attaquer à un sujet extrêmement délicat. La dernière fois que j’ai parlé d’Elle, c’était sur le Post et j’avais atteint un nombre de commentaires et de pages vues absolument délirants, surtout pour un billet écrit sur le pouce simplement pour m’amuser. En vrai, je vous promets que je n’ai jamais réellement cru que Mylène Farmer tirait les ficelles à la star ac’ et surtout pas pour la huitième promotion. Mylène aurait pu être de la partie pour la deuxième ou la troisième, mais jamais de la vie pour la huitième. A cette occasion, j’avais récolté des commentaires d’une stupidité rare, mais j’ai connu pire depuis. J’avais été attaquée par des écervelés convaincus que je blasphémais à qui j’aurais volontiers répondu que je psalmodiais mon « pourvu qu’elles soient douces » alors qu’ils ne savaient pas encore parler. Un type avait même eu l’aplomb de m’expliquer que les fans devaient La défendre à cause de toutes les horreurs colportées sur Elle par les médias. Certes, mais je pense vraiment qu’Elle s’en fout, c’est son truc d’ailleurs…


En préambule, je rappelle que je ne peux pas répondre à la dénomination de fan. Devenir fan de Mylène Farmer, sauf peut-être sur Facebook où ça doit pouvoir se faire en un clic, est à peu près aussi complexe que d’obtenir une carte de presse (et j’en sais aujourd’hui quelque chose). Je ne suis pas fan, mais pourtant j’ai commencé à L’apprécier à l’âge de 8 ou 9 ans quand elle est apparue dans l’émission de Marlyse de Lagrange « les animaux du monde ». J’avais immédiatement adoré son clip, à l’époque « ainsi sois-je ». Contrairement à nombre de ses fans, j’ai assisté à son zénith à Elle. Je possédais et je l’ai perdu, ce qui me fait rire, mais qui n’amuserait aucun vrai fan, une authentique relique le maxi CD de « pourvu qu’elles soient douce » avec des remixes géniaux et « puisque » en « face B ». C’est mon papa qui me l’avait offert. Plus tard, et ça a été un choc également, j’ai eu pour un Noël « le live 89 », qu’aucun concert n’égalera jamais dans mon cœur.
Mon intérêt pour Mylène Farmer est par la suite resté stationnaire avec des phases de dégoût et de nombreuses retrouvailles. J’ai appris à apprécier « anamorphosée », cinq ans après sa sortie. J’ai immédiatement adoré « inamoramento », qui me séduit moins désormais.
A mon actif, j’ai quand même la conversion de deux personnes, dont le fan numéro 1 non débile de la chanteuse, qui est mon meilleur ami accessoirement, et ma femme, qui ne l’est pas restée (elle s’est enflammée trop vite).

Aujourd’hui, mon sentiment à l’égard de l’Artiste est mitigé. Je fuis ses passages télés. Ca ne m’intéresse pas de l’entendre minauder au 20 heures de Pujadas sur sa timidité et sa discrétion. Je n’ai jamais été fichue de la voir sur scène, mais j’y reviendrai…


J’en arrive au « N°5 on tour », qui est, pour les enfants du placard, son dernier album live.
En bonne française que je suis, j’aurais tendance si j’en avais les capacités à remettre en cause la sélection de l’équipe de France de football – ma femme qui n’y connaît rien rêve encore que Trézeguet face son come-back chez les Bleus. De mon côté, je me contente de commenter avec aigreur le choix des titres que Mylène Farmer interprète sur scène. Pour tout vous dire, en dehors du fait que ma femme avait opposé un veto ferme et définitif à l’idée de m’accompagner à Toulouse pour La voir sur scène, le fait qu’Elle chante à nouveau « rêver » a également énormément joué.
« Rêver » demeure pour moi la chanson interprétée dans une émission de M6 par des fans hystériques, dont Jean-Rémy Gaudin Bridet qui s’en est bien sorti, à la bouche. Je les vois encore lever les bras quand la chanson évoque cette idée. Depuis 1996, Mylène Farmer adore chanter « rêver » sur scène, même si ça lui fait souvent beaucoup de peine et qu’elle en pleure. Dans le registre, du « mais pourquoi la chante-t-Elle sur scène », nous avons également « XXL » et là mon souvenir est encore pire. Dans un « c’est quoi l’amour » sur les obèses qui s’assument, les filles potelées faisaient une choré sur ce titre, ce qui m’a marqué à vie. Je ne vous parle même de « l’âme-stram-gram » et son clip risible avec les deux Mylène et leur grande langue qui me fait encore pouffer.

Voilà pour mes réserves, sinon à l’écoute, le concert est vraiment magnifique. La plupart des réorchestrations sont sublimes et comme dans le Live 96 nous avons le droit à ces fabuleux intermèdes musicaux entre les titres.
J’ai abondamment commenté les titres que je n’aimais pas, mais je suis aux anges en constatant qu’Elle a interprété « à quoi je sers », que j’adore, « point de suture », son meilleur titre à mon avis depuis « anamorphosée » avec cette phrase sublime « mais sur les blessures point de suture », et un inattendu « nous souviendrons nous » extrêmement émouvant. Dans les titres récents, j’avais pratiquement tout aimé de l’album « point de suture », je suis donc ravie de pouvoir écouter en live « c’est dans l’air », « dégénération » ou « je m’ennuie », beaucoup moins « appelle mon numéro ». Je conclus par l’émotion qui m’étreint à chaque fois que j’entends « si j’avais au moins… », qui me fait toujours penser à quelqu’un que ce titre touche énormément.

« N°5 on tour » achève donc comme « point de suture » de me réconcilier avec Elle. J’aurais une suggestion, si je peux me permettre, et si Elle donnait enfin une interview intéressante à Michel Denisot vingt ans après mon « zénith à moi » avec du temps, des documents, et des témoins pertinents.