Les fesses sales de POC

Ce week-end, j’ai eu peur de passer sur i-télé avec les fesses sales, ce qui pourrait être un secret inavouable de POC, mais qui aurait été du uniquement au fait que je m’étais assise dans la boue comme une vraie festivalière endurcie à Rock en Seine, et qu’au moment où je me redressais pour aller écouter les Kills, le journaliste « culture » de la chaîne, qui ne s’appelle pas Baptiste Muckensturm* et dont je n’ai pas retrouvé le nom, semblait filmer.

J’ai visionné le magnéto sur le site de i-télé, et j’ai été rassurée, le journaliste people de la chaîne, à qui j’aurais pu demandé un autographe tellement il était proche de moi au moment de réaliser son sujet, n’a finalement pas tourné pendant le concert des Kills, mais celui de CSS. Au concert des Kills, en revanche, j’ai vu passer Marco Prince sous mon nez en me demandant de quelle nouvelle star il était responsable. (La bonne reponse est Luce.)

Sinon, à Paris, j’ai regardé la BBC et un trésor dans votre maison en VO non sous-titrée.

Ce magnéto est garanti sans apparition des fesses sales de POC (je pense maintenant attirer les pires requêtes des moteurs de recherche avec cette simple phrase).

[*J’ai passé l’été à voir Baptiste Muckensturm partout – au marché à l’île de Ré et à Rock-en-Seine vendredi – mais finalement je ne l’ai jamais croisé vraiment.]

(Je suis la) Dancing Queen

Hier soir, bien que je sois trop vieille pour sortir passé 19h30 de chez moi, j’ai profité de mon immense influence blogueuse pour assister en avant-première – et c’est le cas de le dire, car la comédie musicale ne se produira pas à Toulouse avant janvier 2013, soit deux semaines après la fin du monde, ce qui fera de ce show-case une prestation unique dans la ville rose – à une (re)présentation de « Mamma Mia ».

Comme je l’expliquais aux quelques heureux gagnants de mon immense concours que j’ai croisés hier au Bikini, ma connaissance d’Abba se limite à « Muriel » et à quelques rares prestations dans la « star academy». J’étais donc presque vierge d’a priori avant de découvrir du ABBA en français, car soyons honnêtes, c’est certainement ce qui a choqué le plus mes compagnons de soirée. Mais je brûle les étapes.

Pour ce show-case, une partie de la troupe, essentiellement des toulousains* ou des personnes ayant vécu dans la région à leurs dires, ont fait le déplacement afin de nous présenter la pièce.

Nous avons à la fois eu le droit aux plus grands tubes, mais également à quelques explications utiles sur le projet et notamment sa traduction en français.

J’ai admiré l’énergie des chanteurs et chanteuses présents dont l’enthousiasme a été plutôt communicatif. Je me suis prise à filmer leurs prestations, comme une groupie adolescente à un concert de Justin Bieber, juste pour le plaisir de le faire une fois dans ma vie. Vous admirerez une fois de plus mes talents de réalisatrice…

[Comme l’indiquent la photo et la vidéo, je ne possède pas un smart-phone, mais bien un portable très 2008….]

Bon, parfois, je l’avoue les traductions prêtent à sourire, le pire étant à mon goût « gimme, gimme », mais « dancing queen » avec les costumes fabuleusement kitsh des trois interprètes, et le second degré de leur interprétation, passe merveilleusement comme « Money, money, money », dont le refrain est fort heureusement resté le même, ou « Mamma Mia ».

De mon côté, j’ai décidé de me laisser aller pour une heure et j’ai vraiment passé un bon moment. Je pourrais en profiter pour remercier tel un grand vainqueur des NRJ Music Awards la maison de disque (Polydor) sans qui je n’aurais pas pu assister à cet événement (et Coralie, qui m’a permis de proposer ici quelques places à mes lecteurs), mais je n’en ferais rien, on m’accuserait de publicité déguisée.
Jeudi, en bonne (Télé) POC que je suis, je suis obligée de vous indiquer que M6 diffuse « Mamma Mia, le film » avec la merveilleuse Merryl Strip (à qui s’est substituée avec talent Sophie Delmas*

l’interprète de la maman dans la version française, dotée d’une voix fantastique). Je vais tenter de convaincre ma femme de lui laisser une chance pour me faire une opinion sur le sujet. Le pauvre Cam de « Modern Family » défend bec et ongle la prestation de l’interprète de « Out of Africa » dans ce film, et j’ai envie de me faire une opinion sur le sujet.

(*Sophie Delmas, je l’apprends grâce à Wikipédia, a joué dans le très culte et fort mésestimé « l’ombre d’un géant ». Elle a aussi fait d’autres comédies musicales beaucoup mieux cotées dont « autant en emporte le vent». Mais dans « l’ombre d’un géant », elle devait jouer avec Rose Laurence quand même. Je regrette de ne pas être allée lui demander un autographe du coup…)

La parenthèse musicale de l’été et 5 petites choses au préalable

Ce soir, c’est officiellement le début de la fin de l’été avec le dernier numéro de «l’amour est dans le pré » sur M6. La période estivale sera définitivement clôturée avec la fin de « Koh Lanta », la victoire de Cyril dans « Secret Story » et l’avènement de la carac en plein Paris, autant dire n’importe quoi.

Avant de me lancer dans une critique musicale de haut vol, qui donnera envie à Philippe Manœuvre de m’appeler dans la seconde pour me proposer des piges dans son magazine* et de le remplacer comme juré de la « Nouvelle star », deux ou trois choses qui n’ont rien à voir.

1) Je rebondis sur mon post sur « Secret story » et sur mes commentaires. Effectivement, la quotidienne d’hier pourrait amorcer ma phase de désamour pour l’émission si Alice ne cesse pas immédiatement de chouiner ! Sans être démago, mais un petit peu quand même, les candidats devraient peut-être réfléchir à l’idée que «transsexuel» n’est pas une insulte non plus.
Bref…

2) Il fait chaud à Toulouse et même si je ralentis sur les cachetons, l’addition de ces deux éléments me donne des idées lumineuses. Samedi, je me suis exclamée très sérieusement en me tournant vers ma femme, « samedi prochain, je live-blogue devant ‘Fort Boyard’ ».
Je persiste dans cette idée, mais ma femme qui trouve déjà le programme pénible suppute qu’il sera insupportable si en plus je suis complétement aréactive, obnubilée que je serai par la télé et le pc.
En même temps, je rêve de partager mon exaspération quand un candidat perd une minute à chercher la clé dans une cellule pourtant connue du téléspectateur et surtout, surtout mon hystérie quand alors que la salle du trésor est grande ouverte, ils persistent à ne pas trouver le mot code.
Vous êtes de quel côté du mien ou de celui de ma femme ?

3) Nous avons vraiment cherché Sylvie dans la bande-annonce de « l’amour est dans le pré » et nous ne l’avons pas vue. Je croise quand même les doigts pour que l’auto-flagellation de Jean ne soit qu’un honteux teasing qui cache en fait un enchaînement du style « et je l’ai demandée finalement en mariage ».

4) Vous devez également savoir que « Foudre » saison 2 nous la joue « Lost » et j’en reste légèrement sans voix. A la place de la trappe nous avons un baraquement de l’armée américaine et dans le rôle de l’ours blanc, un chien, moyens à la française oblige. Nous avons déjà pu entrevoir des images prometteuses de sexe et de magie noire pour les épisodes futurs.

5) Enfin, six participations pour mon mega concours de l’été, avec les délais délirants que vous avez eus, je trouve ça très peu.

(La parenthèse musicale débute ici)
J’ai très rarement des coups de foudre musicaux. Je suis plutôt du genre à succomber finalement au charme des titres d’un album après l’avoir écouté au moins 3 ou 4 fois ou encore pire je suis le style de fille à être très influençable musicalement. Je n’écoute la radio que durant mes vacances ensoleillées et je ne suis pas une inconditionnelle des émissions robinet à clips des chaînes plus ou moins musicales de la TNT. En conséquence, je n’achète en moyenne que 2 ou 3 disques par an, 5 au très grand maximum et encore les années où Cali, Zazie et Mylène Farmer se sont passés le mot pour sortir un album. En gros, quand un alignement astral improbable est source de créativité inouïe pour mes artistes favoris.
MAIS, j’en arrive à l’essentiel cet été, à mon retour de l’océan j’ai acheté d’un coup, d’un seul non pas un mais DEUX albums de musique !

J’ai cédé au matraque de Virgin Radio, la seule radio consensuelle sur laquelle nous avons pu nous entendre avec ma femme pendant les vacances. NRJ, Fun et Sky, c’était veto pour nous deux nous ne supportons pas la soupe à la mode, le rap ou le reuneubeu. J’aurais personnellement opté pour RFM qui diffuse le meilleur de la musique des années 70 à nos jours, un petit coup de Michel Delpech ne fait pas de mal de temps en temps après tout. Mais Virgin conjuguait à la fois la daube rock et pop commerciale que j’apprécie et des titres plus pointus complétement rock propres à séduire ma femme. C’est ainsi qu’à force d’entendre le nouveau single de Coldplay, je me suis mise à follement désirer leur nouvel album « viva lavida » et à peine rentrée j’ai foncé ventre à terre dans ma grande surface culturelle pour me l’offrir enfin.
Je n’ai pas été déçue du voyage, c’est joli à écouter, émouvant quand il le faut, remuant quand c’est nécessaire, j’ai juste l’impression que le single est un peu le meilleur morceau de l’album mais je ne regrette rien.

J’en viens à mon vrai coup de foudre musical de l’été qui ne doit rien au matraquage. J’ai rarement des coups de cœur de cette intensité pour une chanson ou un chanteur. Le dernier qui m’ait marqué, vous pourrez rire dans une seconde, c’était « Caroline » de MC Solaar à sa sortie en single, j’avais 15 ans en gros. Comme je suis une femme de contraste, en 2008 j’ai littéralement flashé sur « qu’est ce qu’on va faire de toi ? » d’Alister.
Dans sa dernière chronique dépressive de l’année de « l’édition spéciale » sur canal +, Sébastien Thoen était venu accompagné de ce chanteur qui avait à l’époque interprété « Miami », un des autres titres phare de son album « aucun mal ne vous sera fait ». J’avais bien aimé, j’avais surtout cru à une blague – « je veux manger des pamplemousses, à MIAMI ! ». Mais un matin en regardant W9, je suis tombée sur le clip vidéo-gag décalé du single « qu’est ce qu’on va faire de toi ? » et les paroles me sont restées en tête – « on va t’utiliser pour des crash-tests, on va te présenter à des derviches tourneurs, on va bloquer ton compte, on va te dire les astres, on va détartrer tes dents…». Virgin, dans son heure spéciale chanson française, me l’a remise en tête et je me suis décidée à investir à mes risques et périls dans l’album à mon retour.
Conclusion, l’album conjugue des textes qui me transcendent – j’adore ses énumérations, je voudrais être capable d’en faire d’aussi bonnes – et des musiques qui m’entraînent.
Bref, je suis conquise.
Je vous conseille un tour sur le myspace d’Alister le où vous trouverez le clip qui m’a amenée à acheter son album. En revanche, parmi le choix proposé à l’écoute, il n’y a pas mes deux préférées, les deux titres les plus mélancoliques de l’album. J’ai un gros faible pour « le désordre », une jolie chanson sur des gens qui se séparent avec cette phrase que j’adore « tout c’qui est à moi n’est plus à toi, c’est fini Woodstock, maint’nant c’est Bagdad ».

Je suis assez fière d’avoir effectué le grand écart entre la soupe commerciale tubesque mais néanmoins de qualité de Coldplay et Alister, un artiste français, qui me comble.

[*Comme je suis notoirement incapable de situer artistiquement Alister, je sais malheureusement déjà que Philippe Manoeuvre ne m’appelera pas.]

Aujourd’hui, POC fête dignement la musique !

Je l’avoue et vous ne l’ignorez pas, je suis dans un cycle nostalgique.
Grâce à mon meilleur ami, qui m’a envoyé ce matin écouter le nouveau single d’Ysa Ferrer, j’ouvre une parenthèse à son sujet juste après, en m’invitant à reconnaître, je le cite, « le sample culte » utilisé dans son nouveau single. J’ai été prise d’une bouffée de nostalgie parce qu’en un instant j’ai été projeté 25 ans en arrière dans les années «croque-vacances» où le Rondo Veneziano avait un clip vraiment marquant pour mes yeux de petite fille avec des musiciens en train de jouer dans la ville de Venise submergée par les eaux.
Magie de l’internet, je l’ai retrouvé à l’instant.
Ce lien devrait faire de l’effet à tous les grands enfants de ma génération qui ont été élevée un peu comme moi avec la télé.
Vous imaginez la tête de mon père mélomane en découvrant que sa fille était fan du «Rondo Veneziano».

J’ouvre ma parenthèse sur Ysa « Seconde B » Ferrer, qui a aujourd’hui une formidable carrière de chanteuse dans l’ombre de la grande Mylène (« Dégénération » est un chef d’œuvre !!!!). Ysa Ferrer est donc avant tout, je m’en excuse auprès de mon meilleur ami, la formidable interprète de Nadia, l’élève assidue et sérieuse de la seconde B d’un lycée d’un quartier forcément difficile quand on voit toute cette mixité sociale. Seconde B était une des séries phares des années « Giga » avec « sauvés pas le gong ».
Pour situer « Seconde B », il faut dire que niveau réalisme, la série est plus proche d’«Hélène et des garçons» ou du « Groupe » que « des années collège ». Pourtant, je suis sûre qu’à la base en osant utiliser des personnages prénommés Kader et Nadia « black, blanc, beur », les scénaristes de cette série culte étaient persuadés de donner dans le réalisme social. A l’arrivée, à cause certainement de la fausse station de radio dans le lycée, des décors (le café, la salle de classe, la piaule du redoublant…) et des situations archi convenues, le résultat est plutôt moyen mais bon tout le monde se souvient de «Seconde B», non ?

Cette série a donné lieu plus tard à une fausse suite ou un spin-off avorté pour utiliser les termes consacrés avec la méchante de « Premiers baisers », Kader et le grand type de «Seconde B», où ils étaient plus ou moins brocanteurs, qui n’a pas eu un succès dément. Elle s’appelait pour de vrai en plus « c’est cool » et elle compte quand même 69 épisodes. Ysa Ferrer était déjà partie faire carrière dans la musique.
A noter que le professeur de français de la second B est apparu depuis dans tout un tas de figurations ou de second rôles dans des productions françaises mais je suis incapable de retrouver son nom.

En résumé de ce post, pour fêter dignement la musique aujourd’hui, on se délecte du Rondo Veneziano , on jette une oreille à Ysa Ferrer (j’avoue que j’ai un faible pour « to bi or not to bi » même si le jeu de mots n’est guère subtil) et on se jette sur «Dégénération» car qu’on se le dise Mylène (Farmer) est revenue !

La voiture balai des posts

Aujourd’hui, c’est dimanche et j’ai décidé de ne pas faire vraiment dans l’inédit. Je vais éditer mes posts des derniers jours avec quelques trucs assez importants que j’ai oubliés de vous raconter.

D’abord, j’ai omis de vous parler de l’effet spécial inouï trouvé par les réalisateurs des magnétos diffusés pendant les primes de la carac. Ils usent maintenant de la multiplication des Alexia. Au lieu de n’en avoir qu’une à l’écran, la directrice apparaît en petit ou en grand dans la deuxième partie de nos téléviseurs. Ca ne sert à rien. C’est assez laid. J’adore. Du coup, nous en sommes arrivées à la conclusion, avec ma moitié, qu’après avoir dirigé quatre promos – elle a séché par deux fois – elle se négligeait complétement cette année et qu’il faudrait la relooker. Evelyne Thomas devrait faire son come-back sur la une avec un « c’est mon choix 2006 » juste pour la directrice.

Dans mon post sur les concerts auxquels j’ai assisté dans mon existence, j’ai oublié de vous parler de ceux où je suis allée gratuitement. Il est possible que, petite, à la foire expo annuelle de mon bled, j’ai assisté à un récital de C Jérôme ce qui expliquerait ma fanitude absolue de « et tu danses avec lui ». Ce dont je suis sûre en revanche, c’est que j’ai vu Dave sur scène le jour de la victoire de l’équipe de France en coupe du monde et que personne ne l’écoutait vraiment. Deux ans après, j’ai suivi pour le Daily Planet local, je suis la Clark Kent chti, le concert de Gérard Blanc ce qui explique ma fanitude totale de « et on démarre une autre histoire » et du sosie français de Mylène Farmer. Une autre star a chanté ce jour là en play back, j’avais fait de la dénonce dans mon article, mais je n’arrive pas à me rappeler qui. Si les personnes qui étaient là avec moi s’en souviennent, merci de m’aider. Oh, la même année, bien avant l’émission de télé-réalité, j’avais du aussi suivre la tournée de ma publication et assister à un spectacle de Jean Roucas. Heureusement Gold sans son leader parti avec les Images – le fourbe – avait assuré sa première partie et j’avais vu les rescapés du groupe à 2 mètres. Je m’étais retenue de réaliser une interview exclusive.

Pour revenir sur le prime de vendredi et rebondir sur le commentaire d’une lectrice non obsessionnelle de l’orthographe des boissons à base d’eau et de sirop (les gens qui ont passé l’été à me supporter à la terrasse des cafés savent que je préfère les diabolos grenadine), je pense qu’il y a de l’eau dans le gaz entre Dominique et Cynthia. Nikos qui s’essayait à un fabuleux enchaînement vendredi entre la performance de Wonder Woman et celle de la superbe italienne toute de cuir vêtue a tenté de lui demander si Dominique était un de ses soutiens au château. Cynthia a fourni une réponse assez claire sur le fait que non mais que Cyril et Gaël oui. Tout ceci me permet de revenir sur la chanson culte qu’elles ont interprété ensemble dotée d’un fabuleux clip.

Enfin donc, comme je vous en parlais hier du magnifique clip de Céline Dion, je suis allée le chercher sur youtube et pour une fois je n’avais rien idéalisé. Tout commence quand l’abruti de petit ami de Céline Dion, qui habite un palais des 1001 nuits inchauffable à la périphérie, part faire de la moto un soir d’orage. L’histoire ne dit pas s’ils viennent de se disputer. Peut être, ça rendrait le propos encore plus fort… Là, la foudre s’abat sur un arbre qui barre la route du véhicule à deux roues de notre héros et pof il se croûte connement avant d’exploser parce qu’il avait bu du pétrole certainement. Une autre nuit d’orage, bien après le drame, Céline est habillée comme une princesse chez elle. Elle vit seule depuis le décès prématuré et absurde de son motard de petit copain. Elle regarde des photos du passé et elle pense à son homme décédé. Là, tout lui revient, un peu comme ce qu’elle hurle dans la chanson, et miracle comme elle semble voir des gens qui sont morts, son mari apparaît pour danser des slows avec elle ou traverser le salon à moto. Vous remarquerez que tout mort qu’il est, il n’a pas la décence de lui épargner la vue du véhicule qui est à l’origine de la fin de leur idylle. Le réalisateur du clip a manifestement vu et adoré le film culte de mon adolescence « Ghost ». J’espère que vous apprécierez autant que moi la décoration pas du tout kitsh de l’intérieur sobre de la québécoise…Comme Alexia La Roche Joubert, Céline apparaît elle aussi plusieurs fois à l’écran. J’avais un peu la même brosse qu’elle quand j’étais petite pour m’occuper de mon hamster prénommé Roudoudou 1, 2 ou 3 selon l’année.

Puisque je n’irai finalement pas voir la carac en concert…

En voyant Eddie Mitchell chez Laurent Ruquier, j’ai réalisé que j’avais assisté sous chapiteau à un de ces concerts quand j’étais encore une toute petite chti. Comme vous aimez les posts sur ma culture musicale désastreuse, j’ai décidé de vous dresser l’inventaire exhaustif des concerts de « variété » auxquels j’ai assisté dans ma misérable existence.

Le premier dont je me souvienne et c’était il y a fort longtemps dans un très lointaine galaxie, c’était celui d’Alain Souchon et Véronique Sanson qui tournaient à l’époque ensemble. Comme nous affichions une nette préférence pour Alain Souchon et que j’étais très peu agée – j’ai passé le concert à sucer mon pouce -, ma maman espérait qu’il passe en premier. Pas de bol, je ne me souviens que de ma déception en réalisant que j’allais devoir écouter la dame que je ne connaissais pas longuement.

A l’école primaire toujours, j’ai assisté à un récital de Charles Trénet. Je me souviens que j’avais beaucoup, beaucoup aimé au point qu’après la meilleure amie de ma maman m’avait fait des cassettes des 33 tours qu’elle possèdait. Là, j’ai l’impression d’être née dans les années cinquante mais je jure que je ne n’ai que 29 ans…

Un peu plus tard vers le CM2 peut être, mon papa m’a accompagnée au concert de Niagara qui cartonnait à l’époque. Pas question de se mettre dans la fosse vu mon âge et celui de mon accompagnant, nous avons donc aperçu la chanteuse remuante du groupe derrière un pilier. J’ai eu un CD en sortant.

J’étais déjà au collège, je crois, quand ma maman m’a donc emmenée voir Eddie Mitchell. La mère de ma meilleure amie de l’époque a hurlé qu’il devait chanter la fille aux yeux menthalo. Là aussi, je me suis plongée dans son œuvre après coup.En terminale, le temps passe, je suis allée voir Texas, que je n’appréciais pas plus que ça à l’époque sur scène. J’ai été très impressionnée par l’énergie de la chanteuse. A ce point du récit, autant vous dire que nous allions voir tous les trucs un peu « impressionnants » qui passaient au centre d’action culturelle voisin. Cependant, j’ai passé mon tour pour MC Solaar pour des raisons logistiques, Patricia Kaas (je regrette) et JJ Goldman mais j’étais un peu jeune à ce moment là. Pour d’autres trucs bizarres aussi comme Pierre Perret…

J’ai eu ma revanche pour JJ Goldman en maîtrise. A peine avais-je quitté le Nord que ma ville natale se dotait d’une impressionnante salle de concert où même Mylène Farmer est passée. Premier rendez-vous manqué avec mon idole en 1999/2000 mais pas question de rater JJG, je sais que j’ai parfois de drôles de priorités. Bon au risque de perdre le peu d’estime que vous aviez encore de moi, j’ai adoré Goldman sur scène, son énergie, son charisme… J’étais limite amoureuse en sortant.

Je ne suis pas une malade de concert apparemment puisque mon dernier choc artistique, je l’ai eu tout récemment en voyant Zazie sur scène. Là, je n’étais pas « limite » amoureuse mais complétement conquise. Nous aurions donné beaucoup avec la femme de ma vie pour la revoir lors d’une autre date.

Je conclus avec les deux autres rendez-vous manqués. Mylène Farmer une fois de plus lors de ses concerts uniques à Paris, Cali à cause de la grippe…
Comme nous avons attendu d’avoir de l’argent pour acheter les places pour Placebo au Zénith de Toulouse, nous sommes en passe de le manquer. Si vous vendez ou connaissez quelqu’un qui en vend pour un peu moins d’un rein, j’étudierai les propositions avec attention. Vous avez mon mail !

14 nouvelles chansons pour toucher le fond (après promis j’arrête)

Je jure, je crache, etc…que ce blog ne se transforme pas en plate-forme musicale de piètre qualité. Mais comme certaines personnes ont trouvé mes goûts musicaux avouables délirants, je vais maintenant vous livrer la liste secrète des chansons que j’ai adorées et qui vont vous faire halluciner.

Pour vous ménager, je vais commencer par les titres que j’ai oubliés dans les deux précédents posts et sans prévenir je vais basculer dans le côté obscur de la musique.

« Funeral » – Arcade Fire
C’est le coup de foudre musical qui m’a limite rassurée sur mes goûts durant l’année 2006. Si j’ai su reconnaître la qualité d’un album unanimement encensé par les critiques, tout n’était peut pas tout perdu. Non ? J’aime chacune des chansons de l’album pour des raisons différentes et j’ai du mal à m’en lasser. Je suis une véritable obsessionnelle, ne l’oubliez pas !

« Downtown » – Petula Clark
J’ai d’abord adoré cette chanson dans le film avec Winona Ryder et Angelina Jolie sur les internements arbitraires en hôpital psychiatrique dans les années 60 et récemment je l’ai entendu dans le premier épisode d’une saison inédite d’une série culte. Je n’en dirai pas trop parce qu’on touche limite au génie dans le choix du titre pour cette scène. Elle fait d’ailleurs écho sans en dire trop au précédent début d’une saison de la même série dont le nom commence par un L….

« Marre des pauvres » – Didier Super
Je cherchais une chanson un peu sympa et drôle pour alléger ma précédente sélection et j’ai pensé trop tard à celle là. La Chti que je suis ne peut s’empêcher de brailler en karaoké par-dessus ce titre dès qu’elle l’entend. « Chirac en prison » des Wampas me fait le même effet dans un autre registre.

« Sing for absolution » – Muse
C’est la chanson la plus utilisée entre 2005 et 2006 pour illustrer les moments dramatiques des « mardis de la vie » de la six. On a du l’entendre dans « Super Nanny », « le camp des fortes têtes », « affaires de famille »… à toutes les sauces. Au bout d’un moment, c’est complétement addictif et vous cherchez à vous la procurer par tous les moyens à votre disposition.

« I want to know what love is » – Tina Arena
Oui, oui, j’assume de le choisir dans la version braillée par l’Australienne quasiment naturalisée française. C’est lié à deux souvenirs bien précis, « Fucking Amal » dans sa version originale et un clip mettant en scène la liaison entre Bette et Tina dans sa version approximative qui correspond à mon premier contact avec la Super Héroïne Lesbienne.

« Caroline » – MC Solaar
Avant de me mettre à RFM sur le 89.9, j’écoutais NRJ sur le 101.1. C’était à l’époque où POC de 14 ans faisait sa crise d’ado. « Caroline » a été un de mes nombreux chocs artistiques. Difficile à croire, quand on entend les paroles aujourd’hui « je suis l’as de trèfle qui pique ton cœur, Caro… », de la vraie poésie des années 90. Il faut savoir quand même que j’avais acheté la cassette single. Je dois être une des rares propriétaires de cet objet à la carrière fulgurante qu’a été la cassette single.

« Nuit Magique » – Catherine Lara
J’ai vu et entendu Catherine Lara, pour la première fois, dans l’émission pour la jeunesse « Vitamines » et je suis devenue fan dans la minute. J’adorais « la rockeuse de diamants » et « nuit magique » donc. Je ne comprenais pas à l’époque pourquoi mon frère et ma mère s’acharnaient autant sur elle. Ma petite maman devait soupçonner déjà que derrière cet intérêt contre-nature se cachait quelque chose de plus profond…

« Without you » – Mariah Carey
Rhaaaaaaaaaaa, là aussi, POC Karaoké se déchaîne dans un festival de fausses notes pour accompagner la diva américaine sur ce slow sirupeux.

« Aucun dieu pourra me pardonner » – Stomy Bugsy
Rien que le titre… Là vous hallucinez mais préparez-vous à l’aveu qui tue. Je possède ce tube en single et je l’ai acheté en 2000. Il n’y a pas encore prescription. Je n’ai pas d’excuses. Le clip passait en boucle sur la six, j’adorais… Je ne sais pas, je ne sais plus…

« Requiem pour un fou » – Lara Fabian / Johnny Hallyday
Encore un tube que je possède en CD single mais bon comme c’est magnifique, je n’ai même pas honte. J’ai appris grâce à cette chanson ce qu’était l’hallali, prononcé par Johnny c’est irrésistible. Tout cela date évidemment de mon époque addict à Lara Fabian.

« Je marche à l’envers » – Ophélie Winter
Je maintiendrai jusque la mort que cette chanson n’est pas une daube. C’est son meilleur single à ce jour. Je l’ai aussi en CD.

« L’amour n’a pas de loi » – Les What for
Ce que j’aime dans cette chanson, c’est qu’elle nous aide à comprendre pourquoi le deuxième groupe issu de l’émission de la six « Pop Star » n’a pas fait carrière. Nikos dirait en entendant le single que c’est un titre vraiment pas facile à interpréter. Oui mais bon c’est LEUR chanson alors pourquoi on a l’impression que c’est complétement faux même sur le single…

« Avant de nous dire adieu » – Jeane Manson
Au début, je croyais que c’était Michèle Torr l’interprète de cette chanson à message mais non c’est Jeane… « Faisons l’amour avant de nous dire adieu, faisons l’amour parce que c’est fini nous deux. » Rien à ajouter, c’est juste superbe.

« Comme je t’aime » – Loana
Autant finir en beauté cette sélection, « aime comme je t’aime, aime jusqu’à la haine… » Une chanson magnifique aux paroles remplies d’oxymores qui donnent une profondeur démente au texte, je connais quelqu’un qui a acheté le single mais je jure que ce n’est pas moi. J’ai quand même honte de l’avoir oubliée dans la sélection des chansons attachées à la télévision. J’ai été contente de m’apercevoir que Loana était à nouveau l’égérie de la Halle aux vêtements ce qui vous donne une nouvelle chance pour m’offrir une PLV d’elle.

Sinon, comme Peyton, j’aimerais poadcaster ma vie à la bouche. Si quelqu’un sait comment faire, qu’il me maile. Non, je n’ai pas retrouvé ma mère naturelle atteinte d’un cancer et été quittée par le père célibataire d’un joli bébé mais j’ai d’autres choses à dire ou…à chanter.

13 songs – 1 (Celles qui n’ont rien à voir avec la télévision…)

« Pourvu qu’elle soient douces » – Mylène Farmer
Mon père m’avait offert le maxi single parce qu’il savait que j’adorais Mylène Farmer. Je chantais à tue tête, déjà à l’époque, les paroles du tube avec le lecteur CD du salon. C’est ainsi que j’ai converti mon meilleur ami qui est devenu depuis fan professionnel et obsessionnel de l’artiste. Il y a eu le clip, mon deuxième choc artistique… Seul petit bémol dans tout ça, mon grand frère qui essayait d’expliquer à mon papa qu’il n’était peut être pas très sain que je braille sur une chanson qui causait de sodomie. J’ignorais ce que ce mot signifiait à l’époque.

« Total eclipse of the heart » – Bonnie Tyler
Longtemps, j’ai eu honte d’admettre que je passais mes soirées à écouter RFM, 89.9 dans mon bled natal, sur la radio de la salle de bains et celle de ma chambre mais bon en même temps il s’agissait de la seule fréquence que nous captions. J’ai tout de suite adoré ce tube de Bonnie dans sa version longue. Oui, il y a deux versions. Je ne sais pas si ça vient de sa voix rauque ou des paroles.

« Je te souhaite à mon pire ennemi » – Cali
Bon j’aurais pu mettre à peu près n’importe quelle chanson de Cali. Je ne comprends pas pourquoi il insupporte à ce point tant de personnes. Personnellement, toute lesbienne que je suis, je le trouve très beau et j’adore son petit accent du Sud-Ouest. Ma femme avait acheté son premier album et ne se doutait pas que la fan de Bonnie Tyler et de Mylène Farmer que je suis allait autant flasher sur ce chanteur. J’ai écouté « l’amour parfait » jusqu’à l’user. Je me suis précipitée dans ma grande surface musicale favorite quand « Menteur » est sorti à son tour. Pour le choix de la chanson, au risque de faire hurler la terre entière, je lui trouve des accents de Bono de U2 quand il gémit sur le refrain. Désolée… Oh, j’adore aussi la chanson sur la séparation avec son enfant et évidemment toutes celles où il parle de rupture.

« Dans 150 ans » – Raphaël
Je confirme que je suis une midinette. C’est quasiment un souvenir télé. La première fois que j’ai entendu Raphaël interpréter ce titre, il était sur le plateau de la carac et j’ai eu l’impression que toute la salle retenait son souffle ou juste moi comme d’habitude.

« Confessions nocturnes » – Diams
Cet été, mon frère, un garçon très sérieux, BCBG à souhaits, m’alpague sur msn pour me dire qu’il a découvert une nouvelle artiste et qu’il adore ce qu’elle fait. Comme j’ai confiance dans les goûts de mon frère qui m’a quand fait découvrir Gainsbourg et Renaud, je lui demande très vite de me faire partager son bonheur. Il s’agissait de « confessions nocturnes » de Diams. Personnellement, je suis au bord du fou-rire, malgré le propos, à chaque fois que je l’écoute. Mon passage préféré c’est quand même « elle s’appelle Andy, fille de la nuit, elle a un mec qui vit sur Saint Denis ». Je vous passe le commentaire composé sur la dramatisation quand elles éclatent la BM du mec à coups de cric et que la délicieuse Diams demande au mec infidèle s’il a « un problème avec son slip » pour tromper sa copine. Magnifique tout simplement…

« Ne me quitte pas » – Brel
Je sais que c’est LA tarte à la crème par excellence mais je m’en tape, c’est mon post après tout. Vous ne m’avez jamais entendu, ou peut être que si à l’époque, expliquer après un extrait de la chanson que je la dédiais à quelqu’un qui allait partir et à qui je tenais. Je crois que j’avais à l’époque le message de répondeur le plus lacrymal de la terre. A ma décharge, j’avais 20 ans.

« Voilà c’est fini » – Jean-Louis Aubert
Tant que j’en suis à raconter ma vie, à une époque je me désespérais donc sur mon répondeur du départ d’une personne, deux ans plus tard (et dans 150 ans ?), elle m’envoyait cette chanson pour me signifier quelque chose. Je cherche encore quoi. Des indices ? Comme j’ai un sens de l’humour très particulier, j’éclate de rire à chaque fois que je l’entends désormais.

« La marche impériale » – John Williams
Il fallait que je choisisse une musique de film et c’est celle qui m’est apparu la plus pertinente. Bon, j’en ajoute quelques unes au passage, celle de « Thelma et Louise », de « Jeanne et le garçon formidable » qui m’a fait sangloter comme une bête, « Dracula » le film de la fin de mon adolescence…

« Wise up » – Amee Mann
Rhaaaaaaaa, dire que j’ai failli l’oublier celle là. Bon il s’agit de la bande originale de mon film culte de tous les temps « Magnolia ». La scène où tous les acteurs reprennent en chœur la chanson est juste magnifique.

« Puisque tu pars » – Jean-Jacques Goldman
Vous n’ignorez plus désormais que j’ai de vrais goûts de chiottes quand il s’agit de musique. Le pire c’est que j’ai hésité dans le titre tant je les aime toutes ou presque. Mais bon celle là, elle est attachée à un souvenir précis, tellement dramatique que je vais peut être éviter de le narrer ici.

« La danse des canards » « Tirlinlipimpon sur le chihuahua » euh une chanson gaie, là je panique parce que je ne trouve pas…

« Hexagone » – Renaud
Si j’avais choisi « Mistral Gagnant », ma femme aurait demandé le divorce. J’ai donc pris un titre énervé pour lui faire plaisir. Mon grand frère ado était fan. J’ai récupéré ses cassettes et je suis devenue addict à mon tour. Le premier album que mon père m’a offert, c’est apparemment lui qui achetait les CD à la maison, était « putain de camion ». Je venais d’exploser la cassette de « Mistral Gagnant ». On ne va pas évoquer les sujets qui fâchent. J’ai lâché l’affaire depuis au moins quatre albums. Je déteste ce qu’il fait actuellement et malheureusement ça jette une ombre sur le passé. Mais bon, c’est toujours amusant de réécouter au hasard « société tu m’auras pas »…

« Everybody knows » – Léonard Cohen
J’en connais une qui a parcouru cette liste fiévreusement pour en arriver là. Déjà hier, j’ai senti une pointe d’amertume dans sa voix quand elle a constaté que j’avais oublié d’ajouter « I’m your man » à ma liste de chansons que j’avais adorées dans les séries (la scène dans le parking entre Kit et celle qui veut devenir son mari). Alors bon, autant vous le dire « everybody knows » c’est MA chanson avec la femme que j’aime en plus d’être une magnifique chanson.

J’ai évidemment regardé le programme de la deux sur le destin de notre président hier. J’ai lu quelque part que l’Elysée n’avait pas apprécié des masses. Etrange, pourtant, avec ma femme très de gauche, après visionnage on souhaitait qu’il se représente parce qu’il est drôlement sympa quand même malgré les coups tordus énumérés dans le documentaire. J’ai particulièrement aimé le passage où un journaliste lui demande d’où lui vient son énergie légendaire et où il répond sans réfléchir « je mange ». Rien que pour ça, je me sens très proche de lui. Rhooo, ça va, je vais voter Ségolène quand même…
Sinon, « Confessions intimes » tape dans des sommaires tellement glauques que je n’ai pas tenu longtemps devant. Je tiens à féliciter l’affreuse mère qui dit à sa fille qu’elle la préfère quand elle est anorexique parce que quand elle est boulimique elle est vraiment super pénible. Rhaaa, moralité, faites des enfants !