Let’s go to the mall

Nous sommes quasi à J + 1 mois depuis le début du déconfinement. Et en bonne irréductible que je suis, je résiste encore et toujours à ce mouvement.
Je savoure le fait de pouvoir sortir sans autorisation et d’avoir la liberté de circuler, mais je n’en abuse pas.
Le confinement a été agréable pour moi et je ne préjuge pas en écrivant ceci de ce qu’il pu être pour d’autres. Je pense que la génération Club Do qui passait ses journées confinée à regarder toutes les émissions de la prêtresse des programmes pour enfants était bien préparée à cette situation.

Il faudrait me couper Internet, l’accès à Animal Crossing New Horizons et les chaînes de streaming pour que j’accepte de sortir.

Pour ne rien arranger, Netflix m’a annoncé au moins trois bonnes nouvelles dernièrement :

  • La saison 3 de Dark. Avec toujours cette même hésitation : faut-il repartir de zéro pour savourer pleinement son dénouement ?
  • La saison 7 de New Girl. Bon ok, la six avait une fin tellement parfaite que j’aurais pu m’en tenir là et je sens déjà avec ses deux premiers épisodes qu’elle est parfaitement redondante, mais qu’importe il faut en finir pour de bon.
  • Les saison 9 et 10 de Modern Family. Idem la série a beaucoup perdu, mais il faut que le voyage se termine. Je prépare les mouchoirs.

En parallèle, Amazon s’enrichit de séries des années 2000 que j’ai toujours eu envie de revoir ou qui ont été si mal programmées par les chaînes hertziennes que j’ai loupé leurs fins. Je vais enfin pouvoir terminer Fringe par exemple.

Et surtout, je me suis mise au très bon et bizarrement passé inaperçu Superstore.

Superstore narre le quotidien d’une équipe qui travaille dans un supermarché américain à la périphérie d’une petite ville lambda.
Je n’attendais rien de particulier de cette série et j’ai été immédiatement séduite.
D’abord parce que c’est vraiment drôle, et vous pouvez me faire confiance sur ce point, je n’ai pas le rire facile.


C’est aussi très, très bien joué. J’avais aimé America Ferrera dans Ugly Betty sans savoir que sous les lunettes et l’appareil se cachait une aussi jolie nana (oui, je sais, c’était le principe), mais surtout qu’elle avait une jolie voix rauque éraillée parfaitement charmante.
J’avais vu Ben Feldman dans le très moyen Drop Dead Diva et il est formidable dans Superstore dans le rôle de l’ex étudiant en commerce idéaliste. Le personnage de Dina ne devrait pas vous laisser indifférent, pas plus que celui Sandra. Et je n’oublie pas Glenn, le directeur du magasin, qui en VO (je ne pense pas que la série doive se regarder autrement) a la voix de Fozzie l’ours, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Superstore réussit l’exploit d’être une série légère qui évoque de vrais sujets : la discrimination, l’immigration illégale, l’avortement… Elle m’a aussi permis de découvrir qu’on vendait la pilule du lendemain ou qu’on votait dans les supermarchés aux Etats-Unis.
Je la placerai dans la lignée de Scrubs (Amazon, quand achètes-tu l’intégrale de Scrubs ?) ou de Brooklyn Nine-Nine(et oui, je vais jusque-là).

La série a été diffusée par NRJ12 en lieu et place de The Big Bang Theory à titre informatif.

Bon, foncez, faites moi confiance, vous ne le regretterez pas. Superstore est une série hautement addictive.

Ma question du jour sur Modern Family

Amazon Prime ayant fait son entrée dans ma vie (une excellente nouvelle, le catalogue me met déjà des étoiles dans les yeux), j’ai repris le visionnage de Modern Family où je l’avais arrêté sur Netflix. A la saison 8 donc.

 

Ils sont grands ces petits…

Bon, ça confirme un peu mes inquiétudes. La série reste sympathique, mais elle tourne vraiment en rond. Certains personnages sont devenus insupportables. Je pense surtout à Alex, qui m’horripile et rend parfois le visionnage des épisodes assez pénible. Les enfants Dunphy ne sont globalement pas aussi funs et sympathiques que leurs parents. Ca arrive…

Il faut parfois savoir arrêter une série. Je sais que c’est imminent pour Modern Family.

Mais en regardant Modern Family m’est revenue une vieille question longtemps restée en suspens dans mon esprit : pourquoi les Pritchett / Dunphy / Tucker / Delgado sont-ils filmés ?

Régulièrement, les personnages apparaissent sur leurs canapés respectifs face caméra pour commenter l’action ou livrer un témoignage émouvant ou drôle sur la famille ?
Mais quelle est la finalité de ces images ? Qui les filme et pourquoi ?

Je suis sérieuse…

Alors je sais bien que c’est un ressort scénaristique, merci. Je ne suis pas totalement débile non plus. Mais quand on filme des familles pendant dix ans, ces images doivent bien servir un projet. Si oui, lequel ? Les saison 9, 10 et 11 ont-elles apporté une réponse à cette question ? La fin de la saison 11 y répondra-t-elle ?

J’ai bien conscience d’être victime du syndrome Lost des pourquoi, mais je m’interroge malgré tout.

La filiation avec Fais pas ci, fais pas ça de Modern Family est plus ou moins assumée. Dans la première saison de la série française, le même procédé scénaristique était utilisé pour un résultat souvent drôle et malin d’ailleurs. Il a totalement été abandonné dès la saison 2, certainement parce que des gens (comme moi) auraient posé des questions. Mais idem, on ignore toujours pourquoi les Bouley et les Lepic étaient filmés.

Je me demande si je suis la seule que ce point turlupine. Je ne sais pas non plus pourquoi Fleabag s’adresse à nous, mais je m’en fiche. Je vais en parler assez vite car cette série m’a bien retournée…

 

 

Les poncifs des séries américaines : Le curieux rapport des américains aux oeufs (chapitre 12)

Avez-vous remarqué, comme moi, que certains éléments qui reviennent régulièrement dans les séries américaines nous sont (un plus d’un titre) totalement étrangers. Si nous avons réussi à piquer Halloween à nos cousins d’Outre-Atlantique, d’autres choses n’ont pas franchi l’océan qui nous sépare.

Chaque année aux Etats-Unis, plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’œufs terminent dans le caniveau, car les américains souffrent a priori d’une surproduction de cette marchandise, que les professeurs de sciences-naturelles locaux sont chargés d’éponger.

Sinon, comment expliquer cette tradition bizarre qui consiste à trouver un moyen de balancer un œuf du xième étage sans qu’il se casse. Je l’avais découverte, je crois, dans « les années collège » et elle a fait son grand retour dans l’épisode 312 de « Modern family ». A chaque fois, je me mets à m’interroger : quelle serait le meilleur biais pour permettre à un œuf de survivre à une chute en hauteur ? (Le parachute d’Alex, avec amortisseurs pour l’atterrissage, me paraît effectivement être la solution la plus habile.)

Ne pas jongler avec ou éviter de les jeter depuis une fenêtre, telle sera ma réponse pour le moment.

Parfois, pour préparer les élèves à une grossesse prématurée, les œufs accèdent au statut plus enviable de bébé de substitution pour ados immatures, ce qui ne les empêche pas de terminer écrasés sur le sol et je n’ose imaginer leur sort à la sortie de l’exercice car sincèrement qui irait cuire son bébé, la symbolique est lourde.
En général, la fille prend un soin jaloux de l’objet, lui dessinant un visage pour le personnifier (« les années collège »?), alors que le garçon prend cette mission par dessus la jambe. Je ne crois vraiment pas qu’en France, on tienne à former les lycéens voire les collégiens à l’idée qu’ils pourraient être parents à 15 ans.

Dans le registre des sciences-naturelles, quelques œufs sont parfois épargnés au profit d’un classique des travaux pratiques : la réalisation d’un volcan plus ou moins réaliste qui crache de la lave.

J’ignore en écrivant ce billet si nous devons nous réjouir ou pas que notre enseignement des sciences soit aussi peu pratique. En tant qu’ancienne collégienne, j’aurais tendance à l’apprécier.

[Pour trouver des photos afin d’illustrer ce poncif, j’ai tapé sur google « bébé œufs séries », « oeufs avec un visage »,  ou « j’élève un œuf comme mon bébé séries », et je n’ai rien trouvé. J’ai songé aussi à dessiner un visage sur un des œufs de mon frigo, et j’ai renoncé car je vis en couple et que je tiens à ce que ça dure.]

Famille

Il aura fallu l’insistance de deux courageux lecteurs pour que je daigne enfin y jeter un œil et depuis je suis juste raide dingue de « Modern Family ». J’ai consenti à regarder un épisode, puis le suivant et la saison 1 y est passée. Par chance, avec un an de retard, j’avais déjà la deux à me mettre sous la dent et l’attente a été dure quand j’ai recollé au rythme américain. Désormais, je suis en souffrance permanente, il me faudra attendre septembre pour retrouver les familles Dunphy et Pritchett.Pour reprendre l’expression de Pierre à propos d’une autre fiction, qui illustre merveilleusement mon sentiment, « Modern Family est mon arrested development de 2011 », même si les deux séries n’ont strictement rien à voir. Enfin, si elles parlent de famille et « Modern Family » ose une chose rare, qu’affectionnait ma série culte de tous les temps, les épisodes construits entièrement pour la chute. Ceux qui connaissent bien « arrested development » me comprendront, les autres doivent se précipiter sur les trois saisons déjà disponibles en dvd à même pas cher puisque la série est ancienne et n’a eu qu’un succès d’estime.

Mon enthousiasme pourrait se résumer dans cette photo.

Phil a trouvé le cadeau parfait pour ses parents à Noël en reconstituant une photo de son enfance. Son choix en dit long sur sa personnalité.

Les personnages de « Modern family » sont absolument fabuleux. Personnellement, j’ai une tendresse particulière pour Phil, le mari de Claire et le père de Luke, Alex et Haley, beau-fils de Jay et beau-frère de Mitchell, car je le rappelle tous les protagonistes de la série sont apparentés.

Phil est un gros geek de 40 ans, qui se voudrait le papa pote de ses trois enfants. Il est marié à Claire, son opposé, totalement freak control, qui joue le méchant flic dans le couple de parents. Phil est velléitaire, hyperactif, vaguement crétin, mais surtout extrêmement gentil et positivement attachant. Je me reconnais souvent dans Phil et je jette des regards amusés à ma femme, quand ils s’opposent notamment sur les choses qu’il aurait du faire (réparer la marche, accrocher l’étagère au mur pour éviter qu’elle ne tombe en cas de tremblement de terre…) à sa moitié.

J’ai également beaucoup d’affection pour la très démonstrative Gloria, la jeune colombienne qui a épousé Jay, le patriarche des Pritchett, père de Mitchell et Claire (vous situez ?). Gloria a un accent à couper au couteau qui entretient quelques quiproquos sur ce qu’elle désire et une voix absolument tonitruante qui a réussi à convaincre le voisin que le couple possédait un perroquet. Elle est également la maman du craquant petit Manny, 12 ans, qui boit du café et voudrait tomber les filles comme un latin lover, alors qu’il est un rien trop potelé.

Le troisième couple est formé par Mitchell et Cam, le fils gay de Jay et son compagnon, ainsi que leur petite fille Lily. Je le redis mais la scène où cette « drama queen » de Cam présente Lily à la famille m’a rendue amoureuse de la série.

Ce qui fait le charme de « Modern family », c’est d’abord sa drôlerie, conjuguée cependant parfois avec une légère gravité qui fait réfléchir. D’ordinaire, je ne suis pas fan du tout de ce genre de rupture de ton mais ici elles sont juste tendres et ne nuisent pas du tout au rythme des épisodes ou à leur intérêt.
La série est également admirablement construite. Les épisodes se suivent et ne ressemblent pas, à l’inverse d’autres fictions qui systématisent leurs effets, « How I met your mother » au hasard. « Modern family » sait parfois jouer à merveille du quiproquo, comme dans cet épisode de la saison 2 où Gloria pense que Claire est fâchée à cause du mail qu’elle lui a envoyé alors qu’elle est juste retournée parce que les enfants viennent de la surprendre en train de faire l’amour avec Phil. Gloria lui annonce donc tout de go que ça lui est déjà arrivée avec une copine, et Phil, très sensible aux charmes de la jeune colombienne, manque de défaillir. C’est bête mais ça me fait beaucoup rire. Mais, le comique de situation est également présent… Je vous promets que je ne raconte plus la série après ce dernier exemple mais l’épisode où Dylan, le petit ami de la fille aînée des Dunphy se lance dans l’interprétation d’une chanson qui se veut extrêmement romantique devant toute la famille réunie vaut son pesant de cacahuètes.

Bref, c’est drôle et fin.
Il faut ajouter que tous les acteurs sont merveilleux. J’ai déjà évoqué les personnages de Gloria et Phil, mais Cam dans son rôle de gay too much, pourtant ancien garçon de ferme, est génial. Jay est quant à lui campé par l’ignoble Al Bundy et on est donc presque étonné de s’attacher autant à lui.
Mais l’autre force de la série vient des gamins qui sont très, très bons et peuvent même porter des épisodes à eux-seuls.

Bon, voilà, de mon côté, je vais devoir me sevrer jusque septembre. En attendant, je revisionne toute la série depuis le commencement. J’ai donc été très sensible au très joli clin d’oeil aux téléspectateurs de l’épisode final de la saison 2, qui reprenait habilement des séquences clés des deux saisons dans un montage admirable.

Ca se voit que je suis fan, je le crains…

Je n’ai pas hâte finalement que la série soit diffusée sur une chaîne accessible puisqu’il me faudra entendre ce qui est arrivé à la voix de Gloria, impossible à mon avis à transposer en VF, même si ça me permettrait de faire figurer enfin les coffrets des deux saisons dans ma vidéothèque. M’en fous, je les ramènerai de Londres.

Un post qui a du chien

En vieillissant je développe un symptôme inquiétant, ma passion pour les bestioles à poils et à plumes ne cesse de s’amplifier. Récemment lors d’une réunion très sérieuse de travail chez mon chef, j’ai fini en extase à quatre pattes devant la cage du lapin de ses filles. La charmante bête m’a mordue, car j’ai officiellement un problème avec les rongeurs certainement du aux mauvais traitements que j’ai réservés à mes hamsters, les Roudoudous (1,2 et 3), mais je l’ai quand même photographiée sous le regard incrédule de mes compagnons de travail.
J’avais déjà dressé ici à l’époque de ma folie des classements le top 20 de mes animaux de séries favoris et voilà qu’un chien vient le bouleverser totalement car Stella fait officiellement son entrée à la première place de mon hit parade des meilleures bêtes de séries.

Mais qui est Stella me direz-vous ? Il s’agit de la petite chienne que Jay adopte presque contre sa volonté dans l’épisode 22 de la saison 2 du génial « Modern family ».

Stella est absolument craquante et c’est un peu pour ça que Jay la garde au lieu de la ramener à son propriétaire légitime pour la plus grande joie de Gloria et Manny. Je vous joins les photos afin que vous fassiez connaissance avec Stella, dont je guetterai désormais les apparitions dans la série.

Stella est quand même bien supérieure en tout à cette tâche de Comète, le golden retriever qui ne sert absolument à rien dans « la fête à la maison ».

Une famille en or

En ce moment, je visionne avec retard les bonnes séries que tout le monde a adoré, l’an dernier. Je me suis donc enfin mise à « Modern family », qui est l’anti-thèse parfaite de la fiction que j’évoquais ici. « Modern family » est en effet une série drôle et intelligente, qui fait réfléchir un peu aussi sur ses propres rapports avec les siens, une fiction tellement sympathique que je pense que les français seraient incapables de faire aussi bien surtout en vingt petites minutes.

J’ai eu doublement tort d’attendre pour découvrir « Modern family », d’abord parce que c’est une bonne série, je viens de le dire, mais aussi parce qu’elle a été inspirée au tout départ par « fais pas ci, fais pas ça », ce qui est un gage de qualité. En dehors du côté fiction réalité, « Modern family » n’a rien à voir avec ma série française favorite du moment. « Modern family » met en scène trois couples, reliés entre eux par des liens familiaux.

Jay a épousé en seconde noce la sanguine et diablement sexy, Gloria, colombienne et mère de l’adorable petit Manny, qui tient à ses racines.
Jay est le père de Mitchell, qui est en couple avec Cam, un exubérant obèse, ensemble il ont adopté la mignonne petite Lily, venue du Vietnam, et non de Chine, et je comprends que ça ait de l’importance pour ses pères.
Mitchell est le frère de Claire, qui vit avec Phil, un grand enfant. Ils ont eu trois enfants : Haley, la petite bombe, qui découvre sa sexualité ; Alex, la geekette ; et le problématique Luke, qui n’est pas doué pour grand chose de l’aveu même ses ses propres parents.

« Modern family » suit donc le destin croisé de ces couples, qui sont amenés à interagir ensemble régulièrement puisqu’ils appartiennent à la même famille.
La série parle bien des familles modernes, et je ne peux imaginer qu’on traite un jour en France avec autant de finesse de l’homoparentalité, sans en faire un sujet lourdingue, ou de l’affirmation de ses origines par un adorable petit colombien, qui tient à conserver son identité. Dans « Modern family », il a des thématiques à foison pour plein de téléfilms français à « sujet » à la con.

Je suis particulièrement sensible aux affres de la co-paternité de Mitchell et Cam, qui doivent composer avec leur envie d’intégration et d’affirmation de leur différence, à l’extérieur comme dans leur propre famille d’ailleurs. Mitchell est le versant sensé du couple, et doit gérer la folie de Cam. Dans le premier épisode, la scène où Cam présente sa fille façon « Roi Lion » est absolument irrésistible. Cam en fait toujours trop, quand il se déguise en clown ou quand il pleure en même temps que sa famille. Mitchell essaie, lui, d’arrondir les angles avec le monde entier en faisant par exemple une mise au point dans l’avion sur sa paternité homosexuelle ou en s’écrasant dans un groupe éducatif. En tant que lesbienne, mon dieu je fais mon coming-out sur ce blog, je suis vraiment sensible à la façon dont est traitée l’homosexualité dans la série, car elle renvoie les bons messages : nous sommes des gens normaux, qui aspirons parfois à des trucs pas vraiment festifs, comme le mariage ou l’adoption et surtout à être considérés par nos familles comme un VRAI couple. Je suis impressionnée que les américains sachent le dire bien mieux que nous… Bon, l’exubérance de Cam devrait rassurer le grand public quand même, les gays sont aussi festifs parfois.

Je trouve également que la relation entre la Colombienne caliente et Jay est très émouvante. Al Bundy n’a pas toujours été un bon père mais il est un beau-père parfait et super tolérant pour l’adorable petit Manny, qui se rêve en latin lover et qui débarque au collège en poncho pour présenter ses origines à ses camarades de classe. Si on projetait ce même « sujet » dans une série française, ça passerait tellement moins bien que j’ai énormément d’admiration pour les scénaristes de « Modern family ». La relation entre Manny et Jay est l’un des ressorts les plus émouvants de la série, tempérée par la personnalité géniale de Gloria, la colombienne typique.

Enfin, le couple hétéro apporte souvent la touche délirante de l’intrigue. Claire, plus rigide que son époux, un peu timbré, doit composer entre l’éducation qu’elle aimerait donner et les règles décomposées par son mari qui se voit comme un père copain. Dans le deuxième épisode, le pauvre Luke doit se faire tirer dessus au pistolet à billes par son père parce qu’il a fait mal à sa sœur. Phil vole le vélo qu’il pense appartenir à son fils pour lui donner une leçon et se retrouve en possession de trois vélos identiques, dont un qu’il a piqué à un pauvre gosse. Mais rien n’égale le moment où il décide de porter une fausse moustache, façon Magnum…

En visionnant « Modern family », je me dis que « fais pas ci, fais pas ça » aurait finalement du rester sur sa bonne idée du départ de « docu-fiction », puisque les scènes où les protagonistes parlent à la caméra ou celles où ils lui jettent un regard complice sont parmi les meilleures de la série.

Comme je ne suis pas sûre de dépeindre avec brio la qualité de la série, je vous indique à regarder en VO son pilote pour vous faire une idée. A nouveau, nous ne sommes pas dans de la série hilarant, on rit souvent évidemment, mais on est ému également régulièrement.