Piece of cake ! (Quand POC joue à C’est du gâteau)

J’ai passé les vacances de Noël à visionner les épisodes spécial fêtes de mon émission de pâtisserie préférée sur Netflix, Nailed it / C’est du gâteau !

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J’adore ce programme qui récompense avant tout l’effort et le fait d’avoir essayé, et non la réussite au millimètre près. Le chef Jacques Torres et son acolyte la géniale Nicole Byer ne mercottent jamais. Ils sont au contraire archi bienveillants. En plus, pour l’épisode dédié au Nouvel An, l’émission accueillait le génial Pimento de Brooklyn 99 (Jason Mantzoukas), et accessoirement l’amant frappadingue de Janet dans The Good Place pour une session particulièrement déjantée de pâtisserie.

Comme en 2019, j’ai décidé de tout essayer, je me suis dit que moi-aussi je pouvais réaliser des sablés décorés à la pâte à sucre. Ca allait être une partie de plaisir même…

Après avoir cherché une recette de sablés en ligne et en avoir trouvé 45 différentes, avec ou sans oeufs, avec une tonne de beurre ou 8 grammes…. j’ai ouvert la Bible de la cuisine des filles qui n’ont (presque) rien appris de leur mère : le Ginette Mathiot. Ginette toujours de bons conseils avait une recette équilibrée que j’ai choisie d’adopter pour la partie sablés.

D’ailleurs c’est ce que j’ai fait de mieux dans la recette ! Ils ont bien cuit. J’avais ajouté un peu d’arôme vanille (naturelle) à la pâte pour qu’elle ait bon goût.

Ne me restait qu’à décorer mes petits palets bien identiques.
Et là, j’avais eu une idée de génie. J’avais choisi de faire une déco Kermit. Après tout, reproduire la tête de la plus célèbre grenouille de la culture populaire me paraissait plutôt simple. Bon, faute de moyens, j’ai opté pour un Kermit monochrome. Ce n’est pas facile d’être vert, mais c’est économique au moins.

J’avais donc mes sablés et ma pâte à sucre verte. J’avais choisi de la confiture d’abricots pour lier les deux. J’étais prête.

Bon, en fait, il me manquait plein d’outils pour bien tailler le visage de mon invité et puis le monochrome n’était finalement pas l’idée du siècle.

Bref, Nailed it !

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Alors soyons clairs, pour ceux qui en doutaient (personne ?), la pâte à sucre n’apporte pas grand chose au pauvre sablé. C’est insipide totalement.

A l’avenir quand j’aurais envie de pâtisser à l’américaine, je me munirai de mon kit play-doh.

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Finalement, mes sablés ont séduit une personne qui va au delà des apparences pour juger. Mon prochain projet pour écouler ma pâte à sucre verte: des sablés Yoda !

 

Piece of cake (C’est du gâteau sur Netflix)

J’ai deux passions dans la vie : Netflix et le Meilleur pâtissier. Alors quand Netflix revisite, que dis-je, sublime Le Meilleur pâtissier, je suis évidemment aux anges.

Peace of cake, devenue POC, puis Agnès, est évidemment obligée d’aimer les gâteaux.

L’émission s’appelle C’est du gâteau, Nailed it (soit j’y suis arrivé) en anglais.

C’est du gâteau est l’anti Meilleur pâtissier. L’émission met en scène des amateurs de pâtisserie, qui aiment vraiment ça, mais qui n’ont pas spécialement le temps ou l’envie de faire ça professionnellement. En gros : moi !

J’adore l’émission de M6, mais je me demande comment des gens normaux sont capables d’avoir une idée en un quart de seconde pour revisiter un fraisier sous forme de profiteroles et de lancer 300 cuissons en même temps pour arriver en une heure en plus à personnaliser le machin avec une sculpture de Mercotte (nue, c’est bon pour mes mots clés) en pâte à sucre.
J’adore faire des gâteaux, mais je me limite aux cookies. En plus, je dois bien l’avouer, je ne suis pas exactement une perfectionniste quand il s’agit de cuisine. En gros, je me fous de l’apparence, tant que c’est bon. Je suis l’anti cake-designeuse.

Dans C’est du gâteau, des gens normaux, enfin ça se discute, revisitent des trucs impossibles et font justement leur possible avec leurs capacités pour le copier. Le résultat est souvent hilarant. La bande-annonce est un parfait résumé de la situation.

La force de l’émission tient dans la bienveillance des coachs. L’animatrice (Nicole Byer) est exubérante et drôle, et ne pense en général qu’à picoler. Le chef français (Jacques Torres) est magique avec son accent à couper au couteau qui plaît aux ménagères du Wisconsin. L’invité du jour trouve toujours du positif dans le gloubi-boulga confectionné par les candidats.

Nous sommes bien loin du pinaillage de Mercotte, qui trouve qu’on ne devrait pas voir les fraises, que le glaçage n’est pas très régulier, que c’est trop sucré, que la noix de coco n’était pas indispensable dans un congolais, que les cinquante phrases à reporter sur le gâteau ne respectent pas les règles calligraphiques de l’école de la Troisième République, que la pièce montée de cinquante mètres de haut est un peu petite…

Non là, on présente un gâteau ni fait, ni à faire, pas cuit et où il manque les oeufs, et les jury trouve qu’il est moelleux et qu’au moins les gens ont essayé…

Soyons clairs, si ce qui suit ne vous fait pas rire, passez votre chemin !

Mon seul bémol, c’est que cette merveille ne compte que trop peu d’épisodes. En tout cas, ça fait bien longtemps que je n’avais pas autant ri devant ma télé.

Les limites du feel good du Meilleur pâtissier de M6

Mon humeur tire sur le maussade voire le grincheux en ce moment. Je comptais donc hier sur « Le Meilleur pâtissier », mon émission préférée du moment, pour me remonter un peu le moral. Et bien, ça n’a pas marché.

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Source photo avec en plus un bel article sur ce que deviennent les gâteaux 

Je trouve cette saison un peu en dessous, comme si, avec des candidats sous doute moins attachants que les éditions précédentes, l’émission révélait ses travers.

Des recettes qui s’épuisent
Au rythme d’un paquet de défis par saison, il devient difficile de renouveler le panel de gâteaux à pâtisser. Je l’avoue, j’aurais été incapable de décrire la composition d’un Succès pour l’épreuve du classique revisité, hier. Je n’ai donc pas pu être extrêmement bluffée par les réalisations des candidats.
Quant au vieux grimoire de Mercotte, il est carrément épuisé. Je ne cesse de le répéter, mais depuis deux saisons, elle ne propose plus que la confection de gâteaux inutilement compliqués qui n’ont, en plus, pas l’air bon du tout.
Hier, à la place des candidats, je lui aurais volontiers collé le nez dans son ignoble Mimosa. Elle en a rajouté jusqu’à l’écœurement dans le pinaillage. « Ce n’est pas un Mimosa » parce que les morceaux de gâteaux qui parsèment ce truc ne sont pas jaunes, et qu’il y a de la croûte. « Ce n’est pas un Mimosa », parce qu’on ne sent pas bien le goût de l’Ameretto.
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

Comment savoir ce qu’est vraiment un Mimosa quand la recette se plaît à piéger les candidats qui font ce qu’ils peuvent au final ?

Du beau mais rarement du bon
L’épreuve de la figure imposée tourne de plus en plus à la performance artistique, voire architecturale, au détriment du goût. Hier, j’ai suivi rêveusement les pâtissiers pendant qu’ils confectionnaient un gâteau évoquant les contes de fées avec une centaine de biscuits. En voyant les machins qu’ils ont sortis, assez laids dans l’ensemble en plus, je me suis dit qu’ils étaient dans leur grande majorité immangeables.
En plus, à quoi bon les embêter à leur faire construire le truc le plus improbable possible en biscuits, pour ensuite le casser afin qu’il soit engouffré du bout des lèvres par Mercotte et dégusté par Cyril la bouche grande ouverte (beurk!).

Des éliminations étranges
Cette année, les candidats sont souvent dans un mouchoir de poche au niveau des résultats et l’élimination semble se faire de plus en plus à la tête du client, tout comme l’attribution du tablier bleu d’ailleurs. Les pâtissiers ne sont pas tous logés à la même enseigne. Ainsi, certaines peuvent foirer une épreuve et s’en tirer à bon compte, quand d’autres sortiront immédiatement.

Je regrette tous ces bémols, car je persiste à trouver cette émission absolument délectable. En plus, parmi les vrais plus de la saison, il y a Faustine Bollaert qui devient vraiment excellente dans son rôle d’animatrice douce amère. Elle m’a beaucoup fait rire hier en évoquant le Prince et la sorcière, qui composait le jury.

Sauf catastrophe, Chelsea fera une belle gagnante pour le programme.

Le Meilleur pâtissier, la meilleure émission de M6 (et même de toute la télé)

-Je pense que je peux désormais affirmer très sérieusement que « Le meilleur pâtissier » de M6 est mon émission préférée. C’est le seul programme « feel good » qui fonctionne sur moi, car littéralement je me sens mieux et détendue en le regardant.

Jusqu’à 23h30, hier, je suis restée scotchée.

Bon, il y a quand même un léger détail qui froisse mes petits nerfs sensibles, la figure imposée de Mercotte.

La juge implacable sort de ses livres de pâtisserie des recettes antiques que plus personne ne cuisine en général pour une bonne raison. J’ai encore la nausée en songeant au Bloody cake, cuisiné à base de concentré de tomates. Si ce gâteau est tombé à jamais dans l’oubli, c’est en gros parce qu’il n’est pas bon, et que sa recette a été créée après la crise de 29 quand le beurre et/ou les œufs, je ne sais plus exactement, manquaient.

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C’est rigolo, la recette du Tennis cake figure sur le site de la BBC qui diffuse l’émission outre-Manche… 

Hier, Mercotte, de plus en plus sadique, a ressorti le « Tennis cake » de ses tablettes. C’est un genre de grany pour le mélange de fruits secs de la base, recouvert de pâte d’amande ET de pâte à sucre. Pour corser le tout, le pâtissier doit dessiner un terrain de tennis, avec un vrai filet, des raquettes et UNE balle, en glaçage royal.

Autant dire que personne ne mange les éléments de décoration, ni d’ailleurs le nappage bien trop sucré. Je crois que la base n’a pas plus d’intérêt. Bref, il faut jeter ce gâteau dès qu’il est prêt.

Mercotte tenait dur comme fer à son filet, ses raquettes, sa balle, et son glaçage vert CLAIR façon gazon de tennis. Sans filet, ce n’est pas un « Tennis cake ».
Une candidate effrontée a mis deux balles de tennis sur le « Tennis cake ». Il n’y en a qu’une, voyons. A la place de la malheureuse concurrente humiliée, j’aurais évoqué les balles neuves, mais qu’importe.

Ca me rappelle le Voyageur-gate. Une pâtissière avait écrit « Bon voyage » sur le gâteau « Le Voyageur », alors qu’en fait il faut écrire « Voyageur », le nom de l’infecte réalisation.

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La prochaine épreuve imposée du Meilleur pâtissier

Alors évidemment, cette séquence m’a fait penser au fameux gâteau de la Saint-Grotus que la pauvre Loïs doit concocter dans Malcolm pour satisfaire Ida, son ignoble génitrice. Comme le « Tennis cake », le gâteau de la Saint-Grotus est concocté à base d’une tonne de fruits secs et il n’est pas très bon. Je pense même que ça sera la prochaine épreuve imposée.

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Ce que les pâtissiers ont rêvé de faire avec le Tennis cake hier

Après ce moment crispant, les candidats ont réalisé de superbes gâteaux d’anniversaire d’après les dessins de gamins imaginatifs.

La petite Agnès, qui aura seulement 40 ans en mai, rêve qu’un gentil pâtissier lui fasse un joli gâteau Star Wars-Mario-Yoshi-Friends au praliné, à la pâte d’amandes et aux fraises. A bon entendeur !

Un, deux, trois bloguez !

Si en ce moment je traîne des pieds pour regarder le marathon de danse du samedi ou le recrutement oiseux d’une future nouvelle star, il y a une émission que je ne louperai pour rien au monde et sur laquelle je mets même la pause du direct pour pas en perdre une miette, c’est…. « Le meilleur pâtissier » de M6.

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[Mon magnifique gâteau d’anniversaire de grande fille de 36 ans.]

Cette émission est tellement sympa qu’elle est animée par une femme enceinte pour vous dire.

Bon, en vrai, « le meilleur pâtissier » est pour moi une source perpétuelle d’agacements.  J’imaginais naïvement jusque-là que la cuisine, et plus particulièrement la pâtisserie, était un (relatif) plaisir, une chose peut contraignante que l’on fait aussi pour se détendre, éventuellement pour régaler ses amis ou quelqu’un qu’on apprécie. Grâce à M6 et Craquotte, la juge impitoyable, une blogueuse célèbre devenue juge de paix du sucré (mais pas trop), je me suis rendue compte que je me trompais lourdement.

Dans la pâtisserie, il y a des règles et on n’est pas là pour s’amuser !

Hier, par exemple, les candidats devaient confectionner un dessert qui me paraît quasiment impossible un réaliser : un fraisier ! Je ne m’interroge pas sur ce que le gâteau sophistiqué faisait dans la catégorie « biscuits », je suis sûre qu’il y a une explication plausible. Tous les apprentis meilleurs pâtissiers ont présenté des choses bluffantes, visuellement proches du résultat chez un professionnel, mais Pompote a recalé tout ceux dont le gros gâteau appétissant laissait entrevoir son socle de génoise, le coquin, car, voyez-vous, dans un fraisier, on ne doit pas le voir. C’est ainsi et on ne mégotte pas avec le sujet.

J’aimerais que nous prenions quelques minutes pour évoquer l’art et les contraintes…

Plus tôt lors de l’épreuve signature, les candidats devaient réaliser leur biscuit, celui qu’ils maîtrisent et qui régale leurs proches, et Cyril Lignac et Jacquotte avaient humilié une participante qui préparait la recette du biscuit corse de sa grand-mère en lui expliquant que ce n’était pas ainsi que ça se faisait.
J’ai manqué de sortir de mes gonds.
Les justes causes décidément…

Je me projette un peu en imaginant Cyril et Biscotte en train de juger mon gratin dauphinois ou mon cake aux fruits confits, et en estimant que non il n’y a pas de fromage dans le gratin.

Qu’importe, j’adore l’ambiance très feutré des cuisines du meilleur pâtissier, où l’on peut sans rougir balancer 450 macarons à la poubelle en ces temps de crise sans que personne ne s’alarme juste parce qu’ils n’ont pas la forme parfaitement adéquate.

Demain, je vous dirai qui est Red John, et a priori ce n’est pas Chouquette.