Alors qui est John le rouge ?

[ATTENTION CE POST CONTIENT DES SPOILERS MAJEURS SUR LA SAISON 6 DU MENTALIST]

Qui est-ce ?

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Est-ce qu’il a une barbe ?
Non. Alors ce n’est pas Bill…

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Une moustache ?
Non plus…

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Est-ce une femme ?
Non, alors ce n’est ni Lisbon, ni Van Pelt, ni Maria et encore moins Mercotte.

Est-il blond, frisé et buveur de thé ?
Non, bon ce n’est pas Jane du coup.

Est-il gros ?
Pas trop…

A-t-il les yeux bleus ?
Euh….

Est-ce Robert ?

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Non…

Est-il vieux ?
Plutôt.

Est-il chauve ?
Carrément.

Alors c’est Sam !

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NON !!!!!!!!!!

Est-ce que c’est Hermann ?
Non, il n’est pas roux…

A-t-il des responsabilités au sein du CBI ?
OUI !

 Alors je pense que Red John est Gale Bertram le patron du CBI.

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Bien joué ! La ressemblance avec Sam est néanmoins troublante….

L’épisode 607 a donc révélé la véritable identité de l’homme qui dessine des smileys de sang sur les murs quand il assassine quelqu’un (quand Red John est énervé, lui toujours faire ainsi). Evidemment, la découverte de l’identité du serial-killer est forcément décevante, il suffit de voir la réaction du mentaliste, qui part prendre l’ascenseur seul comme un malheureux et finit par aller prier dans une église.

Plus que le nom de John le Rouge, c’est un gigantesque complot au sein des institutions californiennes que cette traque a permis de mettre à jour. On se doutait depuis un moment que le fâcheux bonhomme avait des disciples mais peut-être pas qu’une organisation secrète gravitait autour de lui.

Le souci est surtout que John le rouge est en fuite…

Evidemment, à ce stade du jeu, on se dit qu’il y aura peut-être un ultime « twist » pour bien parler français et qu’un retournement de situation est encore envisageable, mais sincèrement il me semble bien improbable.

Qui pourrait endosser ce rôle, maintenant que les principaux suspects sont morts pour la plupart ? La série n’assumerait pas de faire de Patrick, l’empereur du mal.

Ce que j’espère de l’épisode intitulé « Red John », c’est un retour sur l’histoire de ce démon : comment a-t-il commencé à opérer ? Pourquoi ? Ses réseaux ?…

En vrac

Pour une fois, je trouve la semaine spéciale d’« un presque parfait », limite intéressante. Il s’agit en effet d’une compétition réservée aux experts de la cuisine, comprendre des blogueuses culinaires qui macaronnent plus vite que leur ombre. Petit bémol, ces grandes compétitrices, et l’homme de la semaine, un ex critique gastronomique, ont un peu tendance à cuisiner toutes la même chose, à savoir évidemment des macarons et des mets d’exception (homard, foie gras, langoustines, turbot…).
Autre point négatif, la compétition ne pouvait apparemment avoir lieu qu’à Paris, capitale de tout ce qui se fait de bien en France. Mais, sinon, j’adore cette ambiance faussement policée entre des filles qui se détestent et qui feraient tout pour écraser leurs concurrentes.

Hier soir, les épisodes du « Mentalist » étaient franchement ennuyeux, le ventre mou de la saison certainement, mais j’ai eu un petit frisson en visionnant le deuxième inédit qui mettait en scène une intrigue proche du fléaut fléau de Stephen King. Oui, je private-joke avec moi-même et mes « amis » Facebook, de bon matin.

Les fées du logis de M6 s’attaquaient pour une fois, fait rare, à l’intérieur d’une famille presque normale, dont la seule particularité était d’être vraiment crade. D’habitude, « c’est du propre » intervient chez des gens qui ont été apparemment victimes d’un accident de la vie ce qui explique leur laisser-aller, alors que là pas du tout. La famille plutôt friquée, car propriétaire d’un centre équestre, n’a simplement pas le temps de faire le ménage, ni de songer apparemment à recourir aux services d’une spécialiste de la discipline. Cet épisode se rapprochait donc plus du concept anglais original.

J’ai un conseil à livrer aux blogueurs amateurs qui lancent leur publication en ligne. Pour s’assurer une audience dès le début, il suffit d’évoquer dans un post la publicité pour Kinder mettant en scène un tennisman français de renom très gourmand et sa voisine vorace ou s’interroger sur la sexualité de Stéphane Plaza (un sujet sur lequel même les experts sèchent). De mon côté, j’ai une pensée émue pour JW Tsonga à chaque fois que je passe devant le bureau de tabac / maison de la presse voisin de la place du Capitole qui offre un Kinder Bueno pour deux achetés. Je songe à lui envoyer un courrier pour lui donner l’adresse de l’endroit, ce qui ne simplifiera toutefois pas ses relations avec sa voisine parce qu’il aura ainsi toujours des friandises en nombre impair.

Depuis que je l’ai entendue, j’ai cette chanson en tête. Je la trouve tout simplement magnifique. J’aime la musique, les paroles, sa voix alors que je n’étais pas vraiment fan d’elle (j’ai le droit de le dire ça ou pas ?) lors de son passage à « La Nouvelle Star ». En écoutant ce single, j’ai presque envie d’aller acheter son album, ce que ma femme avait promis de faire quand elle regardait sa saison. Il faut savoir que je n’ai jamais franchi le pas. Si je possède le premier album de Lara Fabian, je n’en ai aucun de gagnants ou de vainqueurs tardifs des émissions de télé-crochet. J’avais pourtant songé à acheter le deuxième opus de Nolwenn, le premier album du vainqueur de la quatrième édition de « la Nouvelle Star » dont je tairai désormais le nom à jamais, ou celui de Julien Doré, mais allez savoir pourquoi je n’ai jamais transformé l’essai, comme on dit chez moi. En revanche, j’ai téléchargé légalement le single d’Emma Daumas « j’suis conne » que j’adorais et « elle panique » d’Olivia Ruiz, qui ne compte presque pas dans cette catégorie.

Voilà, je vous mets la chanson pour le plaisir. Elle me rappelle un bon vieux tube de M’sieur Eddy pour vous dire…

J’en profite pour souligner que j’adore le nouveau single de Jennifer et qu’en général je ne sais pas pourquoi mais j’adore les singles de Jennifer, du coup je vais vous faire un petit panel de mes favoris.

(Rien n’égale « Donne moi le temps » dans mon coeur, depuis la saison 6 de la star academy.)

Un point utile sur l’identité de John le rouge

Dernièrement mon regard a été attiré par la couverture d’un magazine télé qui osait ce cruel questionnement, « Patrick Jane et si c’était lui John Le Rouge ? ». Je crois me souvenir que nous nous étions posé la même question avec ma femme lors de la diffusion par TF1 de la première saison. La pirouette serait amusante mais il faudrait attendre la xième saison, pour que les créateurs de la fiction osent ainsi flinguer leur vache à lait. Plus largement, nous nous demandions hier si, à l’image des épisodes où l’assassin apparaît toujours à un moment de manière plus ou moins fugace [une règle fatigante qui vaut aussi pour « NCIS », « Bones » ou « les Experts » et qui a le mérite de flinguer tout suspense puisque l’apparition d’un personnage vain en fait immédiatement à nos yeux le suspect numéro 1, et finalement il s’avère en général au final d’ailleurs être le coupable. Hier un type débouchait un tuyau au milieu du premier épisode  de Mentalist et nous nous sommes doutées que s’il était là à faire de la plomberie, ce n’était pas pour rien, et évidemment que non…], nous connaissions déjà l’effrayant John Le Rouge. Du coup, ma femme pense que c’est Lisbon. De mon côté, je pense que c’est Bastien, le vrai-faux mentaliste de « Secret Story », mais nous pouvons nous tromper.

Dans le même ordre d’idée, ce matin, j’ai réalisé que le coup de l’horrible psychopathe qui s’est attaqué à la famille du héros, on nous l’avait déjà fait dans « Profiler » et apparemment de ce que je déduis de la fiche wikipédia de la série, nous ignorons toujours la véritable identité de Jack…
Saurons-nous un jour qui est John le rouge ?

Sinon, je profite de ce post vraiment très intéressent pour féliciter  TF1 de diffuser pour l’instant la deuxième saison inédite dans L’ORDRE, ce que M6 est notoirement incapable de faire avec « Bones », le jeudi.

En revanche, je suis un peu agacée en constatant que Jacob est apparu hier comme guest dans la série. A la place des producteurs de « Lost », je lui aurais imposé un moratoire de dix ans sur les apparitions dans d’autres fictions.

[Juste une parenthèse Secret Story, pour signaler que la production de l’émission qui a la même tournure d’esprit tordue que moi apparemment a poussé Anne-K et Maxime à flirter avec Amélie et Benoît. Malheureusement pour eux, ils sont très crédibles en bisexuels morts de faim et leurs proies ont pris peur.]

Petit débrief du mentaliste de M6

M6 ne désirait qu’une chose, hier, que nous regardions toutes et tous, son mentaliste à elle, « lie to me » et pour nous inciter à le faire, elle avait mis le paquet. En plus des bandes-annonces au milieu d’un « dîner presque parfait » et globalement diffusées toute la journée dès que possible sur la chaîne, la série a eu le droit à un sujet dans le « 19 45 » qui s’impose, comme le « six minutes » avant dans tous ses concepts, comme le journal télé que je tolère le mieux. A l’arrivée, les ménagères ont, semble-t-il, saisi le message et une partie de leurs effectifs a préféré la nouvelle série de M6 au risible « RIS » de TF1.

J’ai presque honte ce matin en constatant que France 3 et Arte programmaient deux Hitchcock d’avoir consacré ma soirée à « « lie to me ».

Un point sur le concept de la série s’impose-t-il réellement ?
On va dire que oui. Il s’agit d’une série policière classique, sauf que les énigmes sont résolues non pas par des flics ordinaires mais par un consultant et son équipe qui se chargent de déceler dans les expressions faciales des suspects et des témoins les traces du mensonge. Pour vous donner un exemple, le basketteur promis à un brillant avenir à la Nathan Scott lève le menton quand il évoque sa future carrière, ce qui démontre qu’il est en colère. Alors pourquoi est-il en colère quand il parle de son avenir ? Parce qu’il n’en a aucun finalement puisque il souffre d’arthrose… Le jeune témoin de Jéhovah accusé du meurtre de sa prof est en fait rongé par la concupiscence qui fait jaillir en lui un sentiment de culpabilité qui trompe les détecteurs de mensonges, mais démontre finalement son innocence.

Pour souligner la nature universelle des petits détails qui trahissent les suspects, la série s’appuie sur des images d’actualité, ce qui demeure la très bonne idée, certes forcément un peu gadget à la longue, de la série. Quand les coins de ta bouche d’affaissent, tu mens hop images de Clinton au sujet de Monica. Simple mais efficace…

Malheureusement pour le téléspectateur, M6 ne propose pas de version multilingue de la série et j’ai appris ce matin que le personnage principal, auquel j’ai franchement du mal à adhérer, est doté en vrai d’un superbe accent british, évidemment intransposable en VF et je pense que ce détail qui n’en est pas un collabore à nous éloigner du héros, qui de toute façon, comme toujours désormais, n’a pas une personnalité facile.
Et finalement, c’est bien tout le problème de « lie to me », la série ressemble à toutes les séries du même genre lancées depuis deux ans : un personnage ambiguë auquel il est difficile de s’attacher de prime abord – House, le mentaliste, le héros de Life – et surtout un gadget qui vient faire la différence par rapport aux séries classiques, ici le décryptage facial.
Comme dans toutes les séries de ce type, le héros complexe possède son alter ego moins torturé mais un peu quand même, et est entouré d’une équipe « rigolote ». Le personnage secondaire qui s’impose de dire la vérité en permanence est plutôt sympa, mais il s’agit encore d’un énorme gadget.

Au passage, je me dois quand même de féliciter M6, qui diffuse la série dans l’ORDRE, comme quoi c’est possible !

Brrrrr

La journée d’hier a été particulièrement anxiogène, d’abord, évidemment, parce que je n’arrivais pas à poster, mais surtout parce que j’ai regardé un horrible téléfilm sur la six et le final du Mentalist. Pour vous situer l’ampleur des dégâts avec les aventures de Patrick Jane, je n’avais pas eu aussi peur devant mon petit écran depuis le visionnage la première fois du « silence des agneaux », alors interdit au moins de 16 ans. Mais je vais y revenir, je vais commencer par cette fiction allemande kafkaïenne diffusée par M6.

Une femme, ressemblant vaguement à la soit disant sublime Mariella du « destin de Lisa », découvre à cause du test adn que son mari réalise sur sa fille, qu’il n’est pas le père, ce qui est plutôt étrange puisqu’elle a la certitude de ne jamais avoir trompé son légitime époux avant qu’il ne la quitte pour une pouffe blonde au physique passablement germanique.
Cette analyse plonge son existence dans le chaos le plus total. En effet, elle est alors accusée, car elle n’a rien de commun non plus dans l’ADN avec sa soit disant progéniture, du meurtre de son véritable enfant et du vol de celui-là dont on ignore la provenance.  Mais la dame clame son innocence, non seulement elle n’a jamais couché avec un garçon – enfin un autre homme que son mari -, mais surtout elle en est sûre, elle n’a jamais estourbi de bébé.
Fort heureusement, dans tout ce malheur déstabilisant, la dame rencontre au parc un charmant garçon, qui s’avère être un ténor du barreau, qui s’éprend immédiatement d’elle et de sa non fille.
Tout va de mal en pis, comme logiquement dans un téléfilm de l’après-midi, et notre amie est donc accusée d’infanticide et donc recherchée par la police, qui veut lui enlever sa fille de toute façon. Dans la bagarre, cette victime des pratiques peu scrupuleuses de la clinique où elle a accouché perd son appartement et son job et file tout droit en prison après une arrestation musclée.
Sa pauvre petite fille qui ne comprend rien à tout ça est, elle, enfermée dans un orphelinat glauque. La propriétaire des lieux lui subtilise les courriers de sa mère et va même jusqu’à lui expliquer qu’elle ne veut plus d’elle comme elle n’est pas sa véritable génitrice.
Je ne sais pas vous, mais tout ceci me donne une très, très mauvaise image de l’administration allemande.
Si vous pensez encore que tout peut s’arranger facilement grâce à un examen des archives de l’hôpital afin de savoir quelle petite fille a été mise au monde en même temps que celle de la dame à la clinique, je vous trouve bien optimiste, car si nos héros retrouvent l’enfant potentiellement échangé, ses parents sont morts, et les tests adn sont donc rendus complexes.
Je vous épargne les rebondissements inouïs de cette fiction glauque. Au final, après une fugue de la gosse, et un moment où on se dit que la dame ferait mieux de se foutre en l’air, elle finit par obtenir la garde définitive de sa non-gosse, ce qui est pour une fois facile à cause de la mort des parents illégitimes de sa vraie fille qui ne désire donc pas récupérer la chair de leur chair.
Au final, la petite famille bizarrement recomposée formée par la dame, sa non fille et l’avocat friqué coulent des jours heureux et ils ont bien du mérite.

Du côté du « Mentalist », les choses ont assez mal commencé puisque fort de ma nouvelle méthode pour trouver le coupable dans une série – je désigne immédiatement celui qu’on voit une minute au début et qui n’a guère d’importance, et en général je ne me trompe pas – le gars en fauteuil roulant était bien le coupable.
Je vous conseille d’essayer ma théorie qui fonctionne dans 90% des cas au moins avec « NCIS » et « Mentalist ». Un simple témoin, sans réelle importance, qui a l’air super proche du mort est en général son assassin, c’est comme ça.

Le deuxième épisode de la soirée et le dernier de la saison devait mettre face à face le glaçant John le rouge et Jane le mentaliste qui a des comptes à régler avec le psychopathe.
Rien à dire, l’intrigue bien menée a fait monter le suspense progressivement, au point qu’à la pub le moindre bruit me faisait sursauter. En revanche, avec ma toute nouvelle approche des séries, j’ai très vite compris que le gentil flic benêt du cru était un complice du vilain, mais j’ai adoré la présence glauque de ce personnage d’aveugle qui a côtoyé de près le glaçant serial killer qui a d’ailleurs laissé chez elle, sa marque.
Le final est évidemment exaspérant puisque John le rouge reste un mystère opaque pour le CBI et que son terrible complice est flingué par Patrick Jane, bien malgré lui. Entre parenthèse, je suis un peu atterrée que les supers agents aient abandonné sur une civière un témoin clé sans imaginer qu’il pourrait se réveiller ou être abattu par son mentor. Bref, au final, Jane préfère sa chef à la vérité et la saison 1 se termine un peu en queue de poisson.

Du côté des JO, le suspense était aussi assez glaçant pour le relais de ski de fond masculin, qui s’est planté sans l’aide de Nathalie Simon qui a juste fait annuler cette fois-ci la première manche d’une compétition de ski alpin où pour une fois une française était bien placée. Si elle avait couru, elle serait tombée de toute façon. Tous les espoirs sont permis ce soir, puisque Nathalie ira hantée une autre station, à moins qu’elle ne soit reconduite couverte de goudron et de plumes à la limite du bled.

Dis google…

En passant et par pur esprit de contradiction, je poste pour demander à l’omnipotent google, qui me lit apparemment, si le fil rouge autour de l’inquiétant John le rouge sera résolu à la fin de la première saison du Mentalist (sans e). Par ailleurs, pour soutenir TF1 dans sa démarche de programmation pas totalement aléatoire des épisodes de série, qui, si j’ai bien tout suivi, ne font pas peur à 20h50 – je tremble encore cependant après avoir entendu le rire sardonique du serial killer évoqué précédemment dans l’épisode d’hier soir – et ne sont pas intéressants à 22h15, je ne regarde pas le dernier épisode de la soirée, que la chaîne juge le moins bon.

Sinon, je pense qu’Ingrid avec sa décoration topissime et son ambitieux menu aurait du gagner cette semaine de dîners et non échouer à 2 dixièmes de son rival de lundi, essentiellement parce qu’elle a tenté de miser sur tous les tableaux – cuisine, décoration et ambiance – en se tenant à son fil rouge comme John, l’ennemi du Mentalist, tournant autour du bricolage. Je lui pardonne même son côté très légèrement hystérique et un rien agaçant, parce que ses desserts avaient l’air succulent.

Rien à ajouter, puisque je ne regarde la télé que pour le dîner et après 20h30 en ce moment, ce qui ne va pas durer, rassurez-vous !

Life, oh Life !

Dans un post récent sur les mots clés, un lecteur me faisait remarquer qu’il fallait être un peu taré pour poser une question à google en espérant que le moteur de recherche bien urbain y réponde.

Je dois l’admettre, je fais partie de la catégorie des gens qui posent des questions à google en espérant une réponse argumentée. Hier, à la demande de ma femme, je suis donc allée interroger l’oracle. Voilà ce que je lui ai demandé : La série Life a-t-elle un fin ?

L’omnipotent moteur de recherche m’a apporté une réponse relativement rassurante à ce sujet.

Je découvre « Life » avec six mois de retard sur les autres téléspectateurs de TF1 et une grosse année de décalage avec les sériphiles (j’imagine) à 14h15 – après « Walker Texas Ranger » – sur TF1, le dimanche. La série a même été diffusée par TMC pour vous donner une idée de la loose dont je suis victime sur ce coup là.
« Life » fait partie de ces nouvelles séries dont le concept tourne autour du personnage principal. Le héros, Charlie Crews, est dans le cas présent un flic qui a été mis en prison à tort pour un crime qu’il n’a pas commis. La série met en scène son retour dans la police, alors que logiquement après avoir obtenu une grosse compensation financière du gouvernement il aurait du vivre de ses rentes. Le téléspectateur en apprend plus sur ce personnage singulier grâce à des morceaux d’un documentaire centré sur le héros intercalés dans l’intrigue. Son passage par la case prison durant de nombreuses années a, semble-t-il, marqué le policier, qui est des plus étranges, un peu dans la veine du Mentalist d’ailleurs. Crews a pour partenaire une jeune et jolie fliquette, Dani Reese, qui paie ainsi son passé récent de toxicomane.

En plus du comportement étrange de Crews, qui feint la zenitude et qui découvre parfois avec étonnement les nouvelles technologies, « Life » met également en scène la contre-enquête menée par le flic pour retrouver les véritables responsables de l’assassinat de son meilleur ami et de sa femme.

Ma requête était donc motivée par les inquiétudes de ma femme, qui ayant appris que la série n’avait que deux saisons, craignait qu’on ne sache jamais la vérité sur les véritables responsables du crime qui a entraîné Crews en prison. A priori, d’après google et j’attends vos confirmations, nous aurons une réponse à cette question.

Ma femme préfère largement « Life » au « Mentalist ». Je ne suis pas sûre de la rejoindre sur ce coup là. Certes les intrigues du « Mentalist » sont simplistes, mais celles de Life ne sont pas démentes non plus et je préfère le fil rouge du prime du mercredi. Toutefois, « Life » a l’avantage certain d’être diffusé dans l’ordre, un exploit pour la une…

Et sinon Mentalist, c’est bien mais pas top non plus !

Après une parenthèse farmerienne, j’ai décidé de consacrer l’esprit reposé un petit post au fameux « Mentalist », sans « e » et sans « the », la nouvelle fiction phare de TF1. Je dois en préambule délivrer une bien mauvaise nouvelle à la chaîne. Si la fiction a cartonné mercredi avec 9 millions de téléspectateurs, ils ne seront a priori qu’une centaine à regarder la suite d’après ce que j’ai lu sur le Post. En effet, tous les gens qui ont regardé « Mentalist » ont détesté, zappé en cours de soirée et n’ont aucune intention de remettre ça.

De mon côté, je suis assez mollement convaincue. Je rejoins un peu le point de vue de ma femme qui en a assez de la mode des héros à problèmes et personnalité. Nous avions déjà le « Docteur House », teigneux et infirme, et Temperance Brennan, sociopathe et quasi orpheline, désormais nous aurons également Patrick Jane, aux facultés psychologiques ultra développées mais au lourd passé.

Le premier épisode, assez excellent au demeurant, permet de cerner la personnalité de ce héros iconoclaste. Notre « Mentalist » est capable de se faire un sandwich chez une victime avant de persuader la mère de la jeune fille assassinée que son mari abusif est le responsable de la mort de sa progéniture. Il est malin et perspicace, mais il est surtout gravement blessé. Le fameux « John le rouge », fil de la même couleur de la première saison a priori, a massacré sa famille pour se venger de ce type qui se moquait de lui à la télévision. Un classique chez les serial killer… Patrick Jane a en effet commencé sa carrière de mentaliste (avec un e puisque c’est le mot français) en se faisant passer comme le héros de « Psych » pour un médium. Dans ce cadre, il a défié le terrifiant « John le rouge », qui lui a bien rendu la monnaie de sa pièce. Depuis, enfin je suppose, Patrick exploite son génie pour aider les bons et non pour son profit personnel.
Fort heureusement, « Mentalist » (sans « the » et sans « e ») ne se limite pas à la personnalité complexe de son héros à bonne bouille. Comme dans toutes les bonnes fictions policières américaines, l’électron libre travaille avec une patronne franchement séduisante, qui ressemble vaguement à Rory Gilmore qui aurait bien vieilli, et possède des collègues un rien bourrins mais plutôt sympathiques. Dans l’équipe, Patrick affronte également le courroux de la jeune recrue de l’épisode 1, qui n’en est plus une dans l’épisode 5 qui a suivi, qui croit, elle, au pouvoir médiumnique, car Patrick pense, lui, que les médiums sont tous des escrocs. Je me demande si un cross-over avec « médium » est envisagé…


Bon, « Mentalist » est une série efficace, mais on a du mal en la visionnant à ne pas se référer à tous les emprunts des scénaristes. Comme je l’indiquais sur le Post, cette fiction nouvelle me fait énormément songer à « Profiler » qui reposait déjà sur un combat entre une héroïne extralucide et un terrifiant serial killer prénommé Jack, mais également à « Psych » et même légèrement à « Monk ». Quant aux rapports, belle brune ténébreux héros, ils évoquent forcément « Docteur House ». « How I met your mother » a pu réunir six amis à New York sans évoquer irrésistiblement « Friends », mais « Mentalist » ne réussit jamais réellement à me faire oublier toutes les références que je viens d’évoquer.

De plus, si l’équipe est sympa, j’en ai connu d’autres des teams séduisantes. Il me suffit de regarder « Bones » ou « NCIS ». Enfin, outre les facéties de Jane, les intrigues sont quand même ultra prévisibles….

Mais bon, pour être honnête, je ne vais pas bouder mon plaisir et si j’y pense, je regarderais volontiers la suite la semaine prochaine. Le fil rouge est diablement prenant…