Top Chef : Cauchemar en cuisine pour…. (Qui ne sera pas finaliste ?)

Hier, « Top chef » a proposé l’un des demi-finales les plus nazes de l’histoire de la télé-réalité toutes disciplines confondues. Les quatre candidats encore en course étaient supposés s’affronter sur une série d’épreuves extrêmement difficiles. A l’issue de chacune de ces étapes, un top chef était susceptible d’être qualifié immédiatement pour la finale. Résultat, à 23h30, aucun des quatre concurrents n’avait réussi à franchir la ligne d’arrivée, et ils se sont tous affrontés lors d’une dernière chance très classique.

Le message de M6 est clair : le niveau est très élevé cette année, ce que j’en ai retenu moi diffère vraiment.

Cauchemar en cuisine

Pour la première épreuve de cette longue soirée de cuisine, les quatre top chefs étaient censés réaliser une préparation digne du Meilleur Ouvrier de France. Un défi qui a semblé immédiatement effrayer Tabata qui a participé au concours l’an dernier et s’est cassé les dents, au point de faire un semblant de dépression ensuite. Pour juger des capacités en cuisine des candidats, Philippe Etchebest « Monsieur Cauchemar en cuisine », mais surtout Meilleur Ouvrier de France depuis le début du siècle, avait été convoqué par l’émission. Sur les quatre plats réalisés, le chef étoilé devait n’en choisir que trois. C’est la nouvelle lubie de la production. Norbert, lucide, « je suis plus bof que mof », a été éliminé par le juré star. Ensuite, pour qu’un candidat l’emporte, il fallait qu’il décroche à la fois la voix de Cyril Lignac, désormais extrêmement légitime avec sa première étoile (ça a plus de gueule que le flocon quand même), et celle de Monsieur Etchebest. Et là, je crie un peu au scandale, Cyril Lignac a loué les qualités de la réalisation de Tabatah, alors que Philippe Etchebest a désigné Jean comme gagnant. Le plat de Jean semblait pourtant avoir des fragilités rédhibitoires et franchement je ne suis pas loin de penser qu’il y a eu tricherie éhontée de la production sur ce coup là.

Qu’importe, il restait au moins deux occasions pour Tabata de se qualifier.

Le cross-over de l’extrême entre « MasterChef », « Koh Lanta » et « Fort Boyard »
Les candidats étaient invités à séjourner dans le palace où Stéphanie grande gagnante de « Top chef » saison 2 est aux fourneaux. Après avoir passé une soirée de rêve à se prélasser dans des draps de soie, les concurrents ont été réveillés par la jeune femme qui les a invités, en toute modestie, à revisiter « son plat signature ». Mais avant cela, façon « MasterChef », les candidats ont été invités à une reconnaissance risible des produits, dans lequel Cyrille, pourtant chef étoilé, n’a pas été foutu de reconnaître des pommes, des abats, des spécialités régionales puis des tomates. Chaque épreuve ratée enlevait du temps dans la salle du trésor, pardon en cuisine. Jean a été le seul à conserver 1h30 pour sublimer « le plat signature » de Stéphanie, Tabata n’a eu qu’une heure, Norbert 45 minutes et Cyrille 13 secondes, pardon 30 minutes.
Malgré cela, Cyrille a eu la voix des chefs et Norbert celle de Stéphanie.
Pof, encore un coup pour rien, personne n’a été qualifié.

La croisière s’amuse
Pour l’ultime épreuve avant….ben quoi d’ailleurs…on ne sait pas, enfin l’ultime épreuve qualificative, les candidats devaient retravailler le buffet minable réalisé par des apprentis pour un couple de milliardaires sur leur yacht. Jonathan et Jennifer, les justiciers milliardaires, n’étaient pas contents de leur sort gustatif, aux chefs de réaliser une bouchée à la charcuterie, une bouchée au poisson, une bouchée au fromage et une bouchée sucrée, qui déchirent à partir d’un buffet de Campanile. Bon, là, ça a été un peu un massacre puisque les candidats ont attaqué presque à la main des tartes au citron et dézingué une abondance de nourriture excessive. Le couple de milliardaires, qui n’étaient pas vraiment les Hart finalement, a tout trouvé très bon, et désigné à nouveau Tabatah comme gagnant du défi, mais malheureusement pour elle, les chefs lui ont préféré Jean.

Et là, moi j’ai dit stop, et j’ai bien fait, car je crois que je serais devenue hystérique devant mon téléviseur en découvrant qu’au terme d’une soirée où elle avait prouvé par deux fois ses qualités Tabata a été éliminée.

Autant dire que je me contre-fous de savoir qui de Jean, Cyrille ou Norbert va l’emporter la semaine prochaine au terme d’un marathon culinaire qui sera forcément insupportable.

Télé-réalité : Le triomphe des infirmières

Je ne suis jamais revenue ici sur la victoire de Marie dans Secret Story 5. Je pense que comme la plupart des candidats mauvais joueurs après son sacre, j’ai été agacée par le fait que ce soit encore la victime du jeu qui l’emporte.

C’est en passe de devenir un théorème dans Secret Story, comme dans Koh Lanta, où un candidat de l’équipe décimée finit par ravir la victoire à la toute puissante tribu dominatrice (cette saison en prend d’ailleurs le chemin, si les jaunes rebranchent leur cerveau et que les rouges commencent à s’entre-tuer), les faibles se vengent à la fin. En même temps, ça apprendra à Ayem, Aurélie et tutti quanti, et surtout aux plus jeunes des téléspectateurs qui ont pu assister à un triste spectacle de harcélement moral dans quasi toutes les quotidiennes, que les vilains sont toujours punis à la fin. Marie va pouvoir réaliser le rêve de sa vie en s’installant dans un snack à Montpellier. D’ailleurs pour un super cross-over, je lui signale que dans c’est ma vie la semaine dernière, un couple vendait un local (pas franchement rentable) dans la jolie ville de Georges Frêche.

Mais tel n’est pas le sujet, Marie était infirmière dans la vie – bon certes désormais elle rêve d’ouvrir un snack avec Geoffrey…tout comme Elisabeth qui vient de gagner MasterChef.

Alors, de mon côté, j’étais pour la jolie avocate blonde éliminée en quart, puis pour Nathalie injustement virée en demi, mais je suis ravie de la victoire d’Elisabeth, qui a démontré qu’elle était très drôle et très fine au Grand Journal de Canal + et globalement dans l’émission. Je suis contente aussi qu’une femme ait à nouveau gagné l’émission dans une saison que j’ai suivie cette fois-ci.

Voilà j’en reviens au thème de ce post, deuxième victoire presque consécutive d’une infirmière dans une télé-réalité, je me demande bien ce que ça signifie. Et vous ?
Hasard ou coïncidence ?
A priori, il n’y en a pas dans Koh Lanta. Si ?

NDLA : C’est un post du dimanche…

Comme je ne suis apparemment jamais rassasiée, et que la concurrence n’est pas très féroce cette année, le jeudi soir, j’ai tenté de me mettre à « MasterChef ».

Première chose, le logo de l’émission me fascine. Je débarque un an après tout le monde probablement sur ce sujet, mais sa ressemblance avec une plaque vitrocéramique est-elle volontaire et assumée ?

Je l’avoue, je n’ai jamais tenu jusqu’au bout d’un épisode depuis la reprise de l’émission. Il faut dire que j’ai un problème de fond avec le programme, je ne supporte pas Carole Rousseau, qui n’est pas loin d’être, à mes yeux, la pire animatrice de la télévision française. Dans le fond, j’aimerais d’ailleurs que les émissions culinaires – ça vaut également pour « Top chef » – se passent de présentateur. Carole ne sert à rien et joue absolument faux. J’ai ouï dire qu’elle faisait des efforts cette année pour être moins désagréable et glaciale, mais pourtant je la trouve vraiment insupportable.

Le jury ne me déplaît pas profondément. Enfin disons que des trois jurés, je retiens surtout Sébastien Demorand, que je trouve plutôt sympathique avec son côté Stéphane Bern. Quand il souligne qu’il a envie de « taper » dans un plat, je suis aux anges. Les deux autres sont parfaitement inintéressants à mon goût.

Sur le déroulé du programme, ma femme, blogueuse culinaire de talent, je le rappelle, préfère les épreuves de « Masterchef » à celles de « Top chef », ce que j’ai du mal à comprendre. Hier, les candidats « amateurs », c’est la grande différence avec le programme de la six, devaient adapter une pâtisserie en une recette salée. Un défi casse-gueules pour des néophytes, qui ont pour la plupart échoué. La semaine dernière, ils s’attaquaient aux huîtres en luttant contre la marée montante.
Bref, tout ceci reste assez classique : les cuisiniers évitent d’exercer leur art dans une cuisine, revisitent les plats, ou subliment des ingrédients.

Devant la masse de candidats, j’ai pour le moment du mal à m’attacher à un profil plutôt qu’un autre et comme je ne regarde que des demis voire parfois des quarts d’émission, j’ai du mal à prendre parti. Si vous avez envie de rire, je vous conseille le générique, qui ressemble à un gag, tellement il est mauvais.