Mes sept séries préférées de 2017

Je pense que mes 17 séries préférées de 2017, voire mes 2017 séries préférées de tous les temps, aurait été mieux, mais je ne regarde vraisemblablement pas assez de séries pour ça.

En plus, je dois reconnaître qu’avec mon grand âge – j’ai désormais 40 ans –  je m’embrouille un peu et je ne suis pas totalement sûre d’avoir vraiment aimé toutes ces séries en 2017. Mais on s’en fiche un peu.

Bon, je le précise tout de suite, ce sont mes choix, j’apprécie les conseils, mais pas trop les quoi, comment, pourquoi n’as-tu pas mis telle ou telle série dedans, tu es vraiment nulle ? 

Master of None (saison 2)
Je déteste ce moment où les gens te demandent : mais au fait ça parle de quoi cette série ? Un phénomène plus connu sous le nom de la malédiction de Doctor Who.
Master of None raconte la vie de Dev, un type assez banal, d’origine indienne, qui essaie de vivre de son métier d’acteur, adore manger (mais vraiment), et tombe parfois amoureux.
J’avais un énorme a priori contre Aziz Ansari qui campe le héros, à cause de Parks and recreation, où il jouait le rôle du terriblement agaçant (mais parfois touchant quand même) Tom Haverford. A priori vite oublié grâce à Master of None.
Dans la première saison, j’avais surtout retenu un épisode magistral, qui racontait une nuit de déambulations à Nashville. La deuxième saison compte plusieurs pépites de ce niveau. Si vous êtes déjà tombé amoureux, vous compatirez totalement avec les hésitations et les questionnements de Dev et vous terminerez la saison avec les larmes aux yeux.
Le plus : Vous pourrez montrer au prochain sceptique qui vous dit qu’il ne comprend pas l’intérêt de regarder des séries quelques uns des épisodes de cette petite merveille pour lui expliquer gentiment.

The Crown saison 2
Bon, je suis quasiment persuadée que j’ai vu la première saison en 2016, mais comme une deuxième est sortie en décembre 2017, on va dire que ça compte.
Bon, là aussi, on est dans le registre du putain-mais-une-série-de-cette-qualité-c-est-du-jamais-vu.
J’ai appris et compris beaucoup de choses sur Elisabeth II en la regardant. C’est à la fois un soap et un magistral cours d’histoire.
Le plus : Plutôt que de regarder Secrets d’histoire, jetez un oeil à The Crown. Vraiment…

Janet

The Good Place saisons 1 et 2
Alerte petit miracle… C’est drôle, c’est super intelligent et c’est magistralement joué. A peine diffusé et déjà dans le top 10 de mes séries favorites. Et pourtant la mort est loin d’être mon sujet préféré.
Ca parle de l’enfer, du paradis et d’éthique.
Janet s’est classée numéro 1 de mes personnages de série préférés après seulement une saison.
Le plus : Retrouver ou découvrir Kristen Bell et surtout la rencontre avec Janet.

Crazy ex-GirlFriend
Cette série n’est pas nouvelle, mais elle vient d’arriver sur Netflix et je l’ai adoptée, comme Beckie son personnage principal.
Si on m’avait dit que j’aimerais un jour une série qui chante, je ne l’aurais pas cru. C’est doux-amer, mais extrêmement drôle. J’en reparlerai certainement dans un post dédié. Essayez, ne vous arrêtez pas après le premier épisode. Vous allez adorer.
Le plus : Rire avec la dépression !

Hallo

Dark
Dans mon intérêt pour les séries allemandes, je m’étais arrêtée à la Clinique de la forêt noire. Dark est donc une petite révolution dans ma vie. Je viens de commencer, je n’ai pas terminé, mais je suis déjà happée. J’aime le mystère et les voyages dans le temps, autant dire que je suis gâtée.
Le plus : C’est mieux que Hallo Freunde pour se remettre à l’allemand.

Doctor Who saison 11
Tu le sens venir l’énorme chagrin avec grosses larmes de tristesse quand le Docteur 12 va mourir ? Moi oui ! Je ne suis pas une spécialiste de la série, mais je suis tombée amoureuse de Bill Potts, qui m’a fait oublier en un épisode Clara (j’ai honte). Cette saison est tellement virtuose, avec aucun épisode en trop, qu’elle pourrait bien être ma préférée du peu que je connais de Doctor Who. Je prends des précautions, les Whovians veillent.
Le plus : Avoir réussi à faire oublier Clara…

Et ça fait six et j’ai dit sept…
Je pourrai mettre en sept…American Horror Story saison 1 maté sur Netflix, Brooklyn 911 qui continue de me faire rire, voire Une famille formidable pour le quota français.

 

 

Master of none est finalement mon choix

Dans la vie, je suis plus téléphage que sériphile. En gros, je vais préférer me regarder un bon « C’est mon choix » avec Evelyne Thomas sur Chérie 25 (l’émission est parfaite, retour gagnant) que n’importe quelle série conseillée par des tas de gens que j’estime. C’est moche, mais c’est ainsi.

Alors quand Les Inrocks et surtout Télérama, que je vénère pourtant, m’ont chaudement recommandé la série d’Aziz Ansari, « Master of none ». J’ai haussé les épaules, surtout qu’en vrai, j’avais déjà regardé le pilote un soir d’errance sur Netflix, ce qui est quasiment un pléonasme. Je connais Aziz Ansari parce que j’ai adoré, et le mot est faible, « Parks and recreation », même si j’étais loin d’être fan de Tom. Et puis, je n’ai pas été subjuguée par la pilote de « Master of none ».

Mais bon, j’en reviens à mon errance sur Netflix, qui m’a conduite à nouveau vers cette série. J’ai pas mal aimé le deuxième épisode, enchaîné sur le troisième, le quatrième, et le cinquième sans me poser trop de questions.

Et là soudain j’ai adoré le sixième.

Dev a enfin un second rencard avec Rachel, la nana du plan cul du premier épisode, et il décide de l’emmener à Nashville pour le week-end, histoire d’être fun et original. Et là, c’est magique, je me suis laissée happer par les trente minutes de leur petite virée.

L’épisode repose uniquement sur l’interaction entre les deux personnages et tout est absolument parfait. Si j’osais, je dirais qu’il y a un petit côté Sofia Coppola dans ce pas grand chose pourtant absolument magique.
Ces trente petites minutes auraient pu durer le double voire le triple, tant je suis restée sur ma faim une fois l’épisode terminé.

Je n’avais pas été sensible à l’argument des spécialistes des séries sur le fait qu’Aziz Ansari était la voix d’une génération avec sa série. Mais là j’avoue que je me suis projetée et même reconnue dans cet épisode où les deux protagonistes flirtent en restant perpétuellement au second degré.