Au revoir l’Enfant !

Parmi les très jolies choses que nous aura apportées 2020, il y a, à n’en pas douter, la deuxième saison de Mandalorian.

C’était vraiment chouette vendredi de se sentir moins seule, après avoir séché ses larmes, en lisant les commentaires sur Twitter de ceux qui venaient de voir l’ultime épisode de la saison 2.

Je ne vais pas vous raconter l’intrigue, soit vous l’avez vue, parce que ça vous intéresse, soit vous ne la regarderez jamais, parce que Star Wars ce n’est pas votre tasse de thé. Je vais cependant essayer de convaincre les indécis en vous disant pourquoi Mandalorian, c’est vraiment bien.

1- C’est beau…
Les décors, les planètes, l’image….

2- C’est contemplatif
Pas de dialogues inutiles, c’est certain.

3- C’est merveilleusement joué
Je l’ai déjà dit ici, mais il faut le faire pour être expressif sous un casque. Et quand le casque tombe, c’est le téléspectateur qui ne voit plus rien, tant il chiale comme un putain de veau. Outre le merveilleux interprète du Mandalorian, on retrouve quelques guerrières vraiment badass et ça fait plaisir. Et par exemple Ming-Na Wen que j’avais déjà adorée dans Urgences. Et bien sûr, on adore Gina Carano,  Carasynthia Dune, rescapée de la défunte Alderaan.

4- L’univers (étendu) Star Wars
Inutile d’avoir obtenu un doctorat en Guerre des étoiles pour comprendre Mandalorian, vous saisirez à votre échelle les allusions qui vous parlent, essentiellement celles qui se réfèrent à la trilogie ancestrale dans mon cas. Les férus de l’univers étendu verront plein de trucs que je n’ai pas compris, mais qu’importe ça n’empêche pas de se régaler.

5- L’empire contre-attaque
La série répond bien plus à mes interrogations sur ce qu’est devenue la galaxie après la chute de l’Empire, que l’immonde et inutile troisième trilogie. Et c’est un joli bordel… Esthétiquement, le film reprend les codes, les décors et les costumes des films originaux et ça suffit à mon bonheur.

6- Le meilleur personnage de série vu depuis un moment et son adorable créature
Le Mandalorian était formidable dans la saison 1, il est absolument fabuleux dans la deuxième. J’ai commencé à pleurer quand il a ôté son casque dans l’avant-dernier épisode afin de retrouver Grogu, je n’ai pas cessé de pleurer depuis qu’il l’a enlevé pour lui dire adieu.

7- Grogu
On ne va pas se mentir. Grogu est LA trouvaille des deux premières saisons. J’ai déjà 528 Pop! à son effigie (trois seulement, ça passe…). Je regretterai longtemps de l’avoir découvert un peu après l’univers, quand Disney+ est enfin arrivé en France.

8- En finir, il faut savoir
J’aurais adoré que le Mandalorian passe son existence à résoudre des problèmes sur des tas de planètes de la lointaine galaxie accompagné de son acolyte vert à grandes oreilles, mais la série aurait fini par me lasser (du moins, j’imagine). Il fallait trouver une nouvelle famille à Grogu, même si me brise le coeur. La suite sera certainement plus sombre pour le lonesome cow-boy. Enfin, je demande à voir et je n’aurai qu’un an à patienter…

9- Le retour du Jedi
Je vous entends grogner d’ici. Gnagnaga effets visuels à la con, c’est moche, ça ne sert à rien. N’empêche, qui pouvez venir chercher Grogu pour que ça soit la fin idéale du personnage ? Hein, qui ? Ben, oui, Luke forcément… Et bien sûr, ça laisse des tas de questions en suspens. Je pense personnellement que l’histoire de Grogu est terminée (bouhouhouhouhou). Et je ne suis vraiment pas convaincue que Luke soit le meilleur maître pour l’adorable créature vu le mal qu’il va faire à Ben Solo quelques années plus tard, mais c’est ainsi. Grogu se consolera avec le toujours craquant R2D2 déjà prêt à devenir son copain. Si Disney veut lancer un spin-off, je suis d’accord !

10- Et on fait quoi maintenant ?
(Je voulais un numéro 10 !) Je n’aurais rien contre, un nouvel acolyte. Et j’ai réfléchi. Un Gungan qu’on n’a pas vu depuis un moment dans la galaxie serait un formidable associé pour le Mandalorian. En plus, il ajouterait une touche de comédie bienvenue. Je plaisante… (Il me fallait un numéro 10.) Mais je vois bien un adorable Bébé JarJar. Allez ! Il nous reste plein de pain sur la planche avec le darksaber. Je ne suis pas très inquiète pour la suite.

Dix conseils séries pour supporter le reconfinement

Même si je suis certainement l’un des êtres les plus casaniers que la terre ait porté, ce reconfinement (qui donnera lieu à un re-déconfinement du coup ?) me mine.
Et pourtant, mon lieu de vie actuel a été aménagé ces derniers mois pour survivre à un éventuel reconfinement. Mais il ne compte, malgré mes efforts, toujours pas de jardin, ni de vue mer.
Comme me disait ma maman avant que je parte passer un examen, haut les coeurs ! (Du coup, c’est le moment d’écouter la chanson de Fauve ? Pas Hautot, hein ? Vous vous souvenez de Fauve ? Sans blague ?)

L’histoire étant un éternel recommencement, voici dix conseils séries, toujours totalement subjectifs, pour passer le confinement. Je vous interdis de dire que je me répète. Il n’y a pas d’ordre !

Mon nouveau mantra…

1- The Good Place (saisons 1 à 4 sur Netflix)
Oh une série qui parle de la mort en pleine pandémie, comme tu es drôle, Poc ! Certes, mais ce n’est pas son unique sujet (quoique…), elle vous permettra aussi de réfléchir au sens de la vie (« J’ai trouvé le sens de la raison qui m’entraîne » lalalala) et peut-être de vous intéresser à l’éthique. J’en suis restée personnellement à la série, mais rien ne dit que ce deuxième confinement ne sera pas celui qui me mènera vers la philosophie.

2-Dark (saisons 1 à 3 sur Netflix)
J’ai déjà tout dit sur Dark, qui est certainement la série qui m’a le plus secouée ces 5 dernières années. Je vous envie de la découvrir, je vous envie de pouvoir la regarder d’un trait. Pensez à prendre des notes quand même et prévoyez une grande feuille blanche pour dresser les différents arbres généalogiques !

3- The Boys (saison 1 et 2 sur Amazon)
Des têtes qui explosent, des supers-héros bien tordus, des effets spéciaux qui déchirent… voilà de quoi bien, bien se changer les idées

4- Gilmore Girls (saisons 1 à 7 sur Netflix et quatre épisodes supplémentaires non indispensables)
Pour se vider la tête, rien de tel que d’écouter Lorelai parler et encore parler en buvant du café chez Luke dans la très chouette bourgade de Stars Hollow. Ce monde parallèle si proche du nôtre et en même temps si lointain devrait apaiser vos nerfs un peu à vif. Et puis bon, prendre fait et cause pour Lorelai contre sa mère vous permettra de canaliser votre énergie négative.

5- Buffy contre les vampires (saison 1 à 7 sur Amazon)
C’est mon petit plaisir quotidien, redécouvrir les aventures de Buffy et du scooby-gang en VO ! Entendre les blagues et les références à côté desquelles j’étais passée durant toutes ces années, découvrir des morceaux d’intrigues qui résonneront à nouveau par la suite, noter les obsessions de Josh Whedon… J’ai presque envie de prendre des notes en regardant Buffy.

6- Community (mais vraiment que les saisons 1 à 3 sur Amazon ou Netflix)
Petit bijou de série qui s’étiole à partir de sa quatrième saison pour virer à l’immense n’importe quoi durant les deux dernières, mais les trois premières valent tellement le détour.

7- American Horror Story (saison 1 à 9 sur Netflix)
Je vous envie de découvrir cette série. Vous pouvez vous référer à mon classement pour les regarder, les prendre dans l’ordre, piocher au hasard selon vos préférences, plutôt le cirque et ses monstres, l’hôpital (et ses fantômes) psychiatrique et ses horreurs, les années 80 et ses meurtres sanglants

8- Family Business (saisons 1 et 2 sur Netflix)
C’est plus drôle que Dix pour cent, mieux joué que Joséphine Ange Gardien, moins chiant que Maigret et plus réaliste qu’Emily un Paris. Un bonheur de série française…

9- Friends (saisons 1 à 10 sur n’importe quelle chaînes de la TNT)
Pour revoir les têtes de bébés des acteurs dans la première saison, attendre dix saisons pour que Ross et Rachel finissent ensemble, parce que ça reste drôle même au dixième visionnage et surtout parce que c’est léger.

10- Mandalorian (saison 1 et bientôt 2 sur Disney +)
C’est LA série qui m’a réconciliée avec l’univers de Star Wars après la troisième trilogie. (On peut aussi profiter du confinement pour regarder I, II, III, Solo, Rogue One, IV, V et VI). C’est beau, c’est bien, et j’ai tellement hâte de voir la suite.

Je vais essayer de penser à dix conseils lecture et à dix émissions à ne pas manquer. On va y arriver, je vous le promets !

Le retour (de flamme) de la Force

Parmi les joies du confinement, il faut bien le dire, il y a l’arrivée tant attendue de Disney + en France. J’en profite pour voir enfin tous les dessins-animés que j’ai loupés dans ma longue existence. J’ai commencé mon rattrapage par La Petite Sirène, que j’ai adoré, je ne m’y attendais pas du tout. Il se peut que je chante « les poissons, le poissons » en boucle depuis. Le prochain film sur ma liste est La Princesse et la Grenouille, suivi certainement de Basile, détective privé.

Mais, évidemment, ce qui me réjouit le plus pour le moment, c’est de déguster (« les poissons, les poissons »), désormais à un rythme hebdomadaire, les nouveaux épisodes de Mandalorian.

Un peu comme pour Rogue One, je n’attendais rien, ou du moins pas grand chose, de cette série inspirée de l’univers Star Wars. J’étais même carrément sceptique, me rendant à l’avis que Disney allait essorer la franchise jusqu’à la moelle pour se faire du pognon. Et, non, je suis emballée !

Nous avons consommé à vitesse grand V ses premiers épisodes disponibles au lancement et le sixième, en ligne depuis vendredi, nous a laissées sur notre faim. Il était extrêmement réussi, peut-être le meilleur jusque-là.

Je ne suis pas une spécialiste de l’univers Star Wars, loin de là. Je suis juste née en 1977 et ce film a marqué ma vie, comme celle de tout bon Xennial, qui se respecte (je généralise exprès). Je rêve d’enrichir ma collection de Pop! avec cette figurine et celle-ci. Ceci n’est absolument pas un message subliminal pour un 13 mai qui approche à la vitesse de la lumière pour une personne à qui j’en ai déjà subtilement parlé en attirant son attention à plusieurs reprises sur la beauté de ces figurines. Bref… j’adore Mandalorian et pas uniquement grâce à Bébé Yoda (dont la Pop! sera bientôt en ma possession).

The Child

Moins de Skywalker, plus de fun
Mandalorian s’inscrit subtilement dans l’univers Star Wars en se détachant des Skywalker, comme quoi c’est possible, et en faisant des références à l’existant mais sans qu’il pèse trop sur le propos. L’apparition du conducteur de vaisseau prison avec son look 70’s / première trilogie m’a enchantée, tout comme le passage sur la planète Tatooine. Bon, ok, j’aurais voulu voir les deux soleils évoqués, mais ça aurait été trop facile certainement. Nous sommes dans la galaxie après la chute de l’Empire. On sent bien que la Nouvelle République galère encore à s’imposer et que c’est toujours le far-west, un peu comme avant en somme et puis après aussi certainement.

Le Rebelle dans l’espace
La série a un petit côté fiction des années 70 et 80. Un héros banni erre dans l’univers avec son enfant adoptif et relève des missions pour subsister. La menace rôde partout autour de lui, mais il s’en sort à chaque épisode et trace sa route. Il pourrait monter sur sa moto ou errer le long d’une route poussiéreuse du coeur de l’Amérique. Là, il s’envole avec son vaisseau spatial. Impossible pour lui de se poser auprès d’une jolie éleveuse de crevettes bleues. C’est un peu Le Rebelle, Bruce Banner / L’incroyable Hulk ou l’Agence tous risques à lui tout seul. D’ailleurs, la musique du générique final a des accents de l’époque.

Dans l’espace, personne ne vous entend parler
Moi qui adore les séries bavardes, je suis une inconditionnelle de Gilmore Girls après tout, je me surprends à aimer ce héros taiseux et ces épisodes quasi silencieux. Tour de force inattendu, le héros masqué est d’ailleurs extrêmement expressif.

Une programmation payante
La stratégie de Disney + de distiller les épisodes au compte-goutte me semble déjà très payante. Bon, d’abord, parce que ça empêche de s’abonner à la chaîne uniquement pour binge-watcher la série durant la quinzaine de jours de gratuité, mais aussi parce que ça fait du bien de découvrir une série à l’ancienne avec une véritable attente et une frustration à la fin. En ces temps de confinement, un rendez-vous régulier avec un truc qui fait plaisir, ça n’a pas de prix.