L’amour vu de mon canapé (épisode 3)

Je vous préparerai bientôt un Télé Poc afin que vous sachiez quelle émission regarder en soirée ! Mais le lundi, aucune hésitation, c’est L’amour est dans le pré. L’épisode d’hier a été riche en rebondissements et cette fois, promis, je ne vais oublier aucun agriculteur.

@M6

Je commence par ma déception de la semaine. Comment ai-je pu manquer David ,l’agriculteur occitan, qui était sur le marché que j’ai fréquenté tout l’été et une grande partie de l’automne ? Je n’ai pas écouté un mot de son dialogue avec ses Stéphanie pour me concentrer sur les images, afin de voir si je n’étais pas apparue, à mon insu, sur M6. Alors non… En même temps, je me promenais incognito, masquée avec mes lunettes de soleil. Je n’exclus pas désormais de le chercher sur ce même marché et de m’assurer qu’il est toujours avec la Stéphanie qu’il a choisie.


Revenons à nos moutons et à ses amours !


David fait selon moi un très mauvais choix en restant campé sur son coup de coeur des speed-dating, et en ne laissant pas sa chance à Stéphanie-sosie-de-Mireille-Darc, qui a l’air bien plus sympa et rigolote que Stéphanie qui fait des mises au point dans la rue pour ne pas perdre son avance. Et qui invite une prétendante dans un restaurant romantique pour lui annoncer au café qu’il préfère l’autre ?

Le pauvre Eric a eu le droit à un très artistique double râteau. On a tous eu très mal pour lui, d’autant qu’il ne l’avait pas vu du tout venir. Quand sa favorite lui a annoncé qu’elle préférait qu’ils restent amis, il était prêt à faire contre mauvaise fortune, bon coeur et à prendre l’autre en partant du principe très attirant qu’il s’habituerait peut-être. Mais elle n’était pas plus emballée que ça non plus à l’idée de se lancer dans quelque chose avec lui.
Mais qu’on se rassure, Karine lui réserve peut-être une chouette surprise, dès la semaine prochaine. A vos mouchoirs !

Paul-Henri se serait bien vu passer la nuit sous la tente par -5° avec ses deux prétendantes, mais elles ont préféré dormir sans lui dans le pick-up. Comme je les comprends… Là-aussi, je me demande ce qui a bien pu lui passer par la tête. Il a visiblement décidé d’éconduire la très gaie Maïté. C’est dommage, j’adorais son accent. La séquence des champignons, où il esquive toutes ses tentatives de rapprochement de manière plutôt grossière, ne me l’a pas rendu du tout sympathique.

Chez Laura, Jean-Eudes commence à se faire distancer par Benoît. Et honnêtement, je valide le choix de la fragile jeune femme. Jean-Eudes n’est certainement pas méchant et sans doute très maladroit, mais entre sa pipe et ses connaissances qu’il étale à la moindre occasion, il est parfaitement insupportable.

Je conclus par Laurent, qui n’est pas loin d’être l’un de mes favoris dans la catégorie mufle. Après avoir uriné tout ce qu’il savait aux speed-dating et convié ses prétendantes à se baigner dans l’abreuvoir des vaches, il les a obligées à triturer des boyaux à 3 heures du matin. Et pas question de se laver les mains avant de partir faire 3 heures de route pour aller au marché et vendre de la viande… A ce stade, je ne sais pas ce qui me dégoûte le plus. Les deux filles à bout se sont logiquement rebellées et le garçon va devoir redresser la barre s’il veut en conserver une à la ferme. A mon avis, le mal est déjà fait : quand les prétendantes se liguent contre un agriculteur, il est fichu.
Son cas a divisé les agriculteurs de L’amour vu du pré. Personnellement, j’ai toujours du mal avec les candidats qui considèrent leurs prétendantes comme des intérimaires. C’est souvent un travers féminin dans l’émission. Alors certes, c’est mieux de leur montrer la réalité du métier et de ne pas leur mentir sur ce qui les attend par la suite, mais il y a des limites, non ?

Bonjour Paris

Comme tout le monde, j’ai regardé Emily in Paris sur Netflix.

On a tous de bonnes excuses pour ça. Les températures ont chuté de 20° depuis la dernière fois où j’ai mis le nez dehors (nous sommes le 13 octobre et je suis confinée en attendant de râler quand on aura lieu le reconfinement officiel). J’ai du boulot par dessus la tête, le moral dans les chaussettes à l’idée de ne plus en avoir parce que c’est la crise, et je n’ai pas franchement de perspectives de vacances dans un horizon proche.

Donc voilà, je me suis dit que comme tout le monde, j’allais adorer détester Emily.

La série n’a pas eu l’effet escompté sur moi (me détendre !), car elle m’agace profondément. Je déteste Emily. En plus, je l’avoue, ça me saoule que les Français soient présentés comme des gens odieux, qui passent leur vie à fumer, paresseux (le pire à mes yeux), et suffisants. Ca me rappelle quand Marie-France a expliqué dans Koh Lanta que les gens du Nord étaient travailleurs, à l’opposé visiblement de ceux du « sud » qui se la couleraient douce. L’apparition d’Alexandre de la Star Ac en serveur mal-aimable n’a pas suffi à me réconcilier avec le propos.

Carrie à Paris à côté, c’était presque la panacée.

Mais bon plus que de pointer tout ce qui ne va pas dans la série, ce qui a été fait mieux ailleurs, je vais vous expliquer pourquoi les salariés de Savoir ont raison d’être odieux avec Emily.

J’ai un regard particulier sur la série, parce qu’en ce moment je m’intéresse de près à la question de la cession-reprise. Chacun ses hobbies !

Je voudrais juste que vous preniez deux minutes pour vous mettre à la place des salariés de Savoir. Monsieur Brossard, probablement un descendant de Papy Brossard, le créateur du délicieux Savane, a décidé de revendre sa société à des Américains, sans consulter sa seconde la vaillante Sylvie Grateau, dont le patronyme devait lui évoquer à une lettre près l’activité familiale.
Tous les salariés de Savoir vivent dans la terreur d’un licenciement, car ils sentent bien que les Américains n’attendent qu’une chose, tailler dans le vif des effectifs et certainement absorber Savoir à terme pour récupérer ses prestigieux clients. Et en ce moment, avec la conjoncture, ça ne serait pas gai pour eux d’être au chômage.
Sur ce, débarque l’arrogante Emily, qui ne parle pas un mot de français, et progresse étonnamment lentement dans son apprentissage de la langue de Victor Hugo. Elle a des idées sur tout et entend les mettre au pas des règles américaines (ouvrir à 8h30 le matin, ne plus coucher au boulot…). La jeune américaine veut « digitaliser » Savoir et je comprends que Sylvie le vive mal. Sylvie connaît les attentes de ses prestigieux clients, elle.
Je suis Sylvie sur ce coup-là, d’autant qu’elle s’est fait plaquer dans Dix pour cent par son agent de mari.

J’en suis au moment où Emily a découvert que sa nouvelle meilleure amie était la copine de son voisin et crush. J’imagine que d’ici la fin de cette saison, elle aura mis tout le monde dans sa poche et retourné tout un tas de situations défavorables en nouveaux succès. Mais je demeure très inquiète pour l’avenir de Savoir et de ses salariés.

Nailed it !

Comme presque chaque année depuis 16 ans, et à chaque fois pour une raison différente, j’ai loupé l’anniversaire de mon blog. En même temps, mes parents ont oublié celui de mon frère (oui je balance !), alors on va dire que c’est moins grave (et surtout tout le monde s’en tamponne le coquillard).

@M6

Cette semaine, j’ai regardé largement en replay L’Amour est dans le pré. J’ignore si c’est un problème de fatigue, de casting, ou de programmation, mais j’ai véritablement du mal à accrocher avec les agriculteurs cette année.
Même si je trouvais la phase des courriers souvent inutilement longue, elle permettait quand même de redécouvrir les candidats, de commencer à s’y attacher, et surtout de connaître leurs premiers coups de coeur. Là on passe directement à la case speed-dating avec l’impression d’avoir loupé les épisodes précédents. Alors certes, Karine Le Marchand est géniale dans le rôle de la téléspectatrice qui commente depuis son canapé, mais ça ne m’atteint pas.

Lundi, nous avons donc découvert Cathy, qui n’avait convié que trois prétendants, pour n’en retenir qu’un au final, après des speed-dating glaçants. Elle a certainement été déçue par ses courriers, mais on ne peut pas le savoir puisqu’on ne l’a pas vue les ouvrir !
Jérôme a, lui, reçu une foule de jolies jeunes femmes et a eu au moins cinq coups de foudre. J’attends de voir la suite maintenant. Et Lionel s’est autant ennuyé que nous pendant ces rendez-vous. Idem, je pense que Lionel a choisi des prétendantes par défaut.

Bref, ce n’est pas bien folichon et ça n’augure rien de bon pour la suite. Cathy devrait très vite nous quitter et Lionel sera peut-être le fameux candidat dont une prétendante a été repêchée in extremis.

Comme vraiment, je ne passe pas une super semaine sur M6, j’ai eu bien du mal aussi avec le Meilleur Pâtissier. Je me demande au final si ce n’est pas moi le véritable problème dans l’histoire. J’en veux peut-être inconsciemment à M6 de m’avoir sucré 5 hommes à la maison.

Donc pour cette nouvelle édition en plein covid, les pâtissiers sont 54 à s’affronter pour décrocher le titre de meilleur confectionneur de gâteaux. Et sur les 54, j’ai l’impression que certains ont mon niveau, ce qui n’est pas un compliment. Hier, après le cake et la charlotte, je me suis presque attendue à ce que quelqu’un prépare un gâteau au yaourt.

Vous reprendrez bien un morceau de 2020 ?

Le premier éliminé qui réalisait des merveilles dans son portrait a enchaîné les déconvenues. Je comprends. Il ne maîtrisait pas le four. Il n’a jamais cuisiné sous pression… Mais bon moi je regarde l’émission pour découvrir de beaux gâteaux, pas pour rigoler nerveusement en voyant un type sortir une préparation à moitié cuite de son four.

Mais le pire, c’est quand même le candidat qui aime tellement les States qu’il parle la moitié du temps en anglais. La production a jugé plus prudent de le sous-titrer. Vous savez qui aimez aussi les Etats-Unis ? XDDL ! Je dis ça, je dis rien.

Alors je précise, ils ne sont pas 54, ils sont 14, mais à l’écran, le sentiment est le même. En plus, ils portent des petites visières à bouche. Je pose la question : n’aurait-il pas été préférable de les isoler, de les tester et ensuite de tourner. D’autant que ni Mercotte, ni Cyril Lignac, ni la mirobolante Julie Vignalie ne portent ces ridicules accessoires. J’aurais préféré un masque à la limite.

Et puis bon, si c’est pour voir des gâteaux s’écrouler et ne ressembler à rien, je préfère Nailed it (C’est du gâteau) vraiment. Au moins, c’est drôle !

Voilà, voilà, ça va vous sinon ?
Je risque de poster une série de billets grincheux. Mais il faut dire aussi qu’entre l’automne, le stress et les journalistes sportifs de France 2 qui râlent parce qu’il pleut et il fait froid à Roland Garros en OCTOBRE, il y a de quoi être de mauvaise humeur. Non ?

La minute vieille

Vous allez dire que mon âge m’obsède, mais j’ai parfois le sentiment d’avoir pris dix ans dans la vue ces six derniers mois. Pas physiquement, je reste superbe – du moins je ne suis pas trop dégradée – et j’ai très peu de cheveux blancs. Mais dans la tête, j’ai 72 ans décidément (j’ai donc pris 29 ans).

Je ne suis pas non plus aidée par l’actualité. Hier matin, j’ai appris le décès de Mack Mackenzie (Kevin Dobson), le procureur intègre de Côte Ouest. Il formait l’un des couples les plus sympathiques de l’histoire des séries avec sa femme Karen. Il était surtout le père de Paige (l’immense fantasme de mon adolescence tourmentée).


Paige est devenue Edie Britt dans Desperate Housewives et j’ai perdu une partie de mon innocence déjà à cette occasion.
Et Mack Mackenzie est mort à 77 ans !
J’espère que Greg Sumner va bien… (ouf, oui, a priori mieux que Mack.)
Je vais me vanter mais j’ai vu le dernier épisode de Côte Ouest.

Je sais surtout que j’ai pris un méchant coup de vieux quand je garde un écran allumé pendant la journée afin de conserver un oeil sur le Tour de France. Vendredi, j’ai fait pire, j’ai regardé le Tour parce qu’il passait dans ma région et plus précisément dans la ville où je suis exilée. J’ai même monté le son pour entendre Franck Ferrand parler des curiosités touristiques du coin.
Hier, j’ai récidivé parce que le Tour de France a pénétré sur l’île de Ré (« ma belle adorée »). Bon, j’étais surtout curieuse de savoir comment ils allaient passer le péage du pont. Spoiler alerte, ils sont passés par la sortie et non par l’entrée…
A titre indicatif, mes parents et ma tante s’étaient installés en terrasse sur la fameuse île pour regarder l’arrivée. J’ai donc plus 76 ans que 72 ans…

Au-delà de ça, ce spectacle m’apaise. Et je sens bien qu’un lourd atavisme pèse sur mes épaules.

Quand j’étais petite, mes grands-parents m’avaient acheté le numéro de Pif dédié à la compétition. J’arborais fièrement la casquette qui allait avec.

Tous les après-midis de juillet, ma mamie branchait la télé sur le Tour. On ne loupait pas une étape, ni un commentaire de Jean-Paul Ollivier sur les charmes de nos belles régions ! Je suivais donc le Tour, je n’avais pas tellement le choix en même temps, c’était ça ou rien. Enfin si, l’ennui encore plus profond !
J’ai suivi les victoires de Bernard Hinault et Greg Lemond. Je sais qui est Sean Kelly.
Va savoir pourquoi, j’ai eu un faible pour Claudio Chiappucci.
Va savoir pourquoi je me souviens de son nom.
Va savoir pourquoi je l’ai googlé et maintenant ce crush m’inquiète avec le recul.

Pas de blanc sur les pages roses

Je tiens à remercier Claire qui a noté en commentaire que dans un accès de démence liée à la canicule de la semaine écoulée, j’avais supprimé brutalement le rose de ces pages pour en venir à une apparence pleine de blanc et de sobriété, qui sied mieux à mon humeur du moment.
Alors pour paraphraser Winnie l’ourson, « merci de l’avoir remarqué » !

Le avant et vous êtes sur le après

Depuis l’arrêt de 5 hommes à la maison, je me console en regardant des choses très diverses et vraiment variées…

Des films de cinéma
Ces trois derniers jours, j’ai atteint l’un des objectifs que je m’étais fixé pour l’été : regarder quelques films de François Truffaut sur Netflix. J’ai enchaîné Baisers volés, Domicile conjugal et L’amour en fuite.
Je ne suis pas cinéphile, je vais donc me contenter de dire que j’ai pris énormément de plaisir à les regarder pour des raisons qui m’appartiennent.

La première, c’est que j’adore découvrir la France des années 60. C’est le syndrome Maigret. Cette époque me fascine, je regarde les enseignes, les moyens de transport, les logements, la décoration, en partie les moeurs… C’est la France de mes parents et des mes grands-parents et elle m’intrigue.


La deuxième, je l’avoue, c’est que j’avais très envie de découvrir Dorothée actrice. Comme tous les enfants nés en 1977 ,et cinq à dix ans avant et après, j’aime Dorothée. C’est l’un des symboles de mon enfance heureuse. Je guette chacune de ses apparitions en plateau aujourd’hui et je regrette amèrement qu’elle n’ait jamais pu incarner L’Instit (je sais qu’elle avait été pressentie, j’ai même regardé la vidéo sur Youtube). J’ai été épatée par son jeu dans L’amour en fuite. Elle est formidable dans le rôle de Sabine, le nouvel amour d’Antoine Doinel.
J’ajoute que j’adore Marie-France Pisier, et pas uniquement pour son rôle dans Pourquoi pas moi, je me suis donc aussi régalée en la retrouvant dans le dernier film du cycle.

Il faut bien le reconnaître ces films sont assez épatants, souvent drôles, parfois émouvants… Il faut s’habituer à Antoine Doinel, mais on devient vite accro. Si j’osais, je dirais qu’il y a un petit côté série dans ses aventures et qu’on regrette qu’il n’y ait pas de suite.
L’avantage, c’est qu’ils sont sur Netflix et donc facilement accessibles à tous.

Du mystère
Je me suis aussi (re)mise à Fringe.
Après une longue hésitation, je voulais à la base me relancer dans Lost, j’ai finalement préféré Fringe. Pour une raison simple, je n’ai jamais vu la fin de la série. Elle m’a permis de découvrir l’une des immenses failles de Netflix à son démarrage, les séries ne sont pas éternellement diffusées sur la plateforme. J’avais donc été coupée dans mon élan en cours de saison 4 (alors 2 en fait…je suis allée bien moins loin que je pensais). J’ai failli acheter à plusieurs reprises l’intégrale en dvd sans jamais transformer l’essai.
Après mûre réflexion d’au moins deux minutes, j’ai décidé de reprendre à zéro la série et je ne regrette pas mon choix.
La première saison est vraiment excellente. Le personnage de l’héroïne est pour l’instant assez formidable. Forte, intelligente, drôle et charismatique, elle prend des décisions qui ont un sens. Au hasard, elle ne cache pas sa relation avec son ex collègue, elle partage les infos en sa possession… Je le souligne parce que souvent dans les séries, je ne comprends pas les choix des protagonistes. J’avais oublié à quel point sa relation avec Peter Bishop (Pacey de Dawson) était chouette. John Noble (Walter Bishop) est excellent en savant fou déphasé par un séjour prolongé en asile psychiatrique.
Les intrigues sont dans la veine de X Files : des crimes mystérieux commis par des humains aux étranges pouvoirs surnaturels. Mais la vérité ne viendra pas des étoiles, elle est ailleurs…

Je ne sais pas si j’irai au bout cette fois, car je ne suis pas sûre que la série tienne le rythme, une fois le mystère des phénomènes étranges qui frappent la terre éventé, mais je vais vraiment essayer.
Et du coup, je recommande Fringe sur Amazon Prime Vidéo.

De l’interactivité
J’ai également re-terminé, quoi pas tout à fait, Unbreakable Kimmy Schmidt en participant à l’épisode interactif.
J’ai beaucoup de tendresse pour cette série un peu inégale. Elle avait offert une happy-end méritée à Kimmy et j’appréhendais un peu ce nouvel épisode.

Pour mémoire, Kimmy est libérée dans le premier épisode de la série d’un bunker où un ignoble révérend la détenait en otage, depuis 15 ans, avec d’autres femmes, après lui avoir fait croire que l’apocalypse avait eu lieu. La naïve Kimmy débarque ensuite à New-York pour porter son regard décalé sur notre société toute viciée. En parallèle, elle continue son combat contre son kidnappeur, repris une nouvelle fois pour ce nouvel opus.

Cet épisode interactif est vraiment sympa et beaucoup plus abouti que Bandersnatch (celui de Black Mirror). On peut s’amuser à faire suivre le pire des chemins à Kimmy, simplement pour découvrir les conséquences atroces de nos choix et nous faire recadrer par des personnages de la série. J’ai aussi cru suivre la bonne piste et je me suis souvent trompée.
Globalement, c’est amusant à faire et la trame de l’épisode est vraiment bien.
Je voudrais le regarder à nouveau en essayant toutes les possibilités, mais ça risque d’être vraiment chronophage.

De la douceur pour se détendre
Pour me détendre le soir avant de dormir et me sortir de la tête que mon mal de gorge serait lié au covid et non au fait que les températures ont chuté de 20° en 24 heures, je me suis aussi remise à Nailed it, la meilleure émission de pâtisserie de la terre. La saison 4 est étonnamment drôle avec des pâtissiers de plus en plus calamiteux et le duo Nicole Byer / Jacques Torres mérite à lui-seul le visionnage. Le moment où l’animatrice est surprise de goûter un truc mangeable, voire bon, est assez irrésistible.
Je regrette vraiment que la version française ait été abandonnée. Artus avait su lui donner un ton et un humour bien particulier sans copier la version américaine.

Voilà qui a pas mal occupé ma semaine…. J’ai aussi regardé les rediffs de Doctor Who sur NRJ12 et écrasé une larme pour en moyenne un épisode sur deux. Décidément, j’aime vraiment Matt Smith dans le rôle.

Trop fort

Je suis très reconnaissante à France 2 d’avoir maintenu une diffusion de Fort Boyard cet été, étant donné la situation sanitaire. Ca ne semblait pourtant pas gagné au printemps.
Je ne peux concevoir un été sans Fort Boyard.

(L‘écran se brouille. Vous allez avoir le droit à un flashback…)

Quand l’émission a vu le jour, il y a 30 ans, j’avais déjà 13 ans (je vous laisse faire l’addition) et pourtant ma mère a eu l’étrange idée de m’interdire de regarder Fort Boyard, car elle jugeait le programme « débile » (ou quelque chose du genre). Je venais donc de passer les quatre dernières années de mon existence à regarder quasi H24 Club Dorothée (à l’époque, le programme jeunesse avait envahi la grille de TF1. On voyait Dorothée le mercredi toute la journée, durant l’ensemble des vacances scolaires et même le dimanche matin, sans compter la quotidienne.), mais dans un étrange sursaut de conscience, ma mère jugeait que Fort Foyard allait nuire à ma croissance intellectuelle. J’ai donc été interdite pendant de longues années de jeu d’aventure sur France 2.

Cette interdiction a certainement forgé ma passion pour l’émission.

Pour être tout à fait honnête, c’est surtout l’arrivée d’Olivier Minne à la tête du programme qui m’a définitivement rendue accro. Il est le meilleur maître du Fort de l’histoire selon moi. J’ai par exemple totalement zappé les années Jean-Pierre Castaldi et je m’en réjouis.

Un rythme (re)trouvé
Après quelques errements, la prise du Fort sur deux jours a été le pire, l’émission a trouvé un rythme de croisière très plaisant ces dernières années. La volonté marquée de vouloir écrire des histoires autour des personnages est parfois un peu agaçante et rallonge inutilement la sauce, mais on va dire que ça fait partie du charme du programme.

Depuis quelques années, le Père Fouras n’est plus simplement un sage enfermé dans une vigie qui pose des énigmes. Il est devenu le maître du Fort et les boyards que renferme la citadelles sont les siens. Il voit donc d’un mauvais oeil que des célébrités plus ou moins connues viennent lui piquer son pognon chaque année. Et quelque part je le comprends… Il gagnerait du temps à lâcher les tigres dès que l’équipe des Miss franchit le seuil de son domicile maritime. Mais le jeu serait moins drôle…

Des personnages (parfois trop) nombreux
La mythologie du Fort repose donc désormais sur l’histoire de ce vilain radin qui garde son argent pour lui. Pour protéger son magot, il s’est entouré de plein de personnages, dont le nombre et la pertinence varient chaque année.
Rouge et sa soeur Blanche restent les piliers d’épreuves qui ne me fascinent guère. Pourquoi avoir conservé la cage, c’est un mystère pour moi. Ca ralentit le jeu… Elle permet aux candidats de gagner trois clés en réalisant des épreuves athlétiques sans grand intérêt. Et en général, ils échouent. A quoi bon du coup ?
Cyril Féraud a réalisé son rêve en intégrant le programme en tant que Ken Humain. Je n’ai vu qu’un fois son épreuve. Difficile de juger !
Willy Rovelli a quitté son restaurant pour ouvrir un bar clandestin. Malheureusement, il semble plus aisé de boire des horreurs que de les manger. Du coup, les candidats vomissent moins et c’est dommage.

Des cellules renouvellées
Mais les personnages restent accessoires, ce sont les cellules ou les aventures qui comptent. Elles se renouvellent chaque année en conservant un socle commun. Les jarres qui étaient un peu mon épreuve préférée ont disparu et je le regrette, mais ainsi va la vie du Fort.

Le petit reproche que je ferai à cette saison tournée visiblement un peu en urgence, c’est justement la relative redondance des épreuves. Depuis le début de l’été, on a beaucoup vu la cellule de l’araignée – on a compris que le costume était rigolo et humiliant, mais bon au bout de la troisième fois, bof… – celle de la laverie aussi avec chute du candidat quasi obligatoire, la cabine téléphonique qui s’envole et fait hurler le malheureux enfermé dedans, et bien sûr la cabine abandonnée (Père Fouras propose une énigme à une pauvre candidate coincée dans une cabine téléphonique remplie de mouches qui se fait arroser d’insectes plus immondes les uns que les autres).
Heureusement, samedi dernier, nous avons eu le droit à la tête chercheuse, l’une de mes favorites, horriblement ratée par le candidat humoriste inconnu de moi.

Autre petit regret, autrefois, les équipes étaient constituées de candidats avec un rôle attribué : l’homme fort, l’acrobate… ce qui permettait une meilleure diversité des cellules. Aujourd’hui, les plus difficiles voire les quasi impossibles ont presque toutes disparu et on sait en général par avance lesquelles vont être gagnées. Heureusement on a parfois de bonnes surprises.

Je termine sur un dernier bémol : les animaux.
J’ai 43 ans (et oui, je sais) et j’ai plus de mal qu’à 12 ans et même 25 ans, voire 33 ans, avec les animaux utilisés dans les épreuves. Sans faire mon Hugo Clément (nooooooooon, et bien si, en slip, nu, en boxer, en couple, amoureux), je ne suis pas toujours heureuse de voir un pauvre crapaud malmené alors qu’il serait plus heureux dans son habitat naturel (la crapaudie ?).
Mais je sais que les animaux sont consubstantiels à l’émission, qui perdrait énormément sans eux. Je bâillonne donc POC de 43 ans pour qu’elle ne nuise pas au plaisir de POC de 8 ans.

Mon émission préférée de l’été
Tous ces bémols ne m’empêchent pas d’être au rendez-vous tous les samedis soirs à 21h15 et de me régaler devant ce qui reste, pour moi, le meilleur programme de l’été et certainement le meilleur jeu de la télévision française.

En plus, depuis quelques années, il y a eu un énorme changement : les candidats qui participent au jeu sont sincèrement motivés et se battent pour gagner les clés. Ils ont souvent connu le programme enfant ou des enfants qui adorent l’émission ce qui les pousse à se dépasser. Ca ajoute à la qualité du divertissement.

Et oui, je m’époumone devant mon écran pour encourager les candidats du jour. Je peste quand ils sont mauvais. Je leur indique où est la clé. Je les prie de sortir (sors, sors, mais putain sooooooooooooooooooooooooors !). Je suis un peu émue et fière par procuration quand ils réalisent un chouette exploit. Je tremble quand vient le moment de bien indiquer le mot clé sans se tromper, parfois en plaçant des boulets sur les lettres.

Et certainement, en mon très fort intérieur, une petite POC de 8 ans rêve de participer un jour à Fort Boyard.



La télé de l’été (chapitre 1)

Nous sommes le 21 juillet et je suis toujours confinée. Bon, j’exagère un peu. Je sors sans autorisation et je me suis même éloignée de plus de 100 kilomètres de ma résidence. Ce petit voyage m’a permis de constater que les gestes barrières n’étaient pas forcément très bien intégrés par tous.
J’ai fait l’effort de ne pas embrasser mes parents.
Bon, je dois reconnaître que ne pas embrasser quelqu’un, à l’exception de l’être aimé, n’est jamais une corvée pour moi. Je ne suis pas très bisous. N’empêche que pour mes parents, que je n’avais pas vus depuis février, ce n’est pas naturel du tout. Jusque-là tout allait bien, mais en voyant ma mère manger la confiture du pot familial avec sa petite cuillère, je me suis dit que ces précautions étaient un peu vaines… Je ne suis ni bisous, ni petit-déj. De quoi me plains-je ?

Mes vacances étant déjà terminées, ça a été rapide cette année. Je reprends mes bonnes habitudes estivales en tentant de trouver quelque chose de correct à regarder à la télévision. Ca méritera plein de posts à venir…

Je m’amuse toujours à constater que je vieillis. Dans ma tête cohabite une personne de 71 ans et une enfant de 8 ans et elles se supportent très bien.

L’enfant de 8 ans a beaucoup soutenu l’équipe de Daphné Burki partie à l’assaut de Fort Boyard samedi soir. L’animatrice a d’ailleurs brillé dans l’émission et m’a bluffée. Je n’ai pas encore vu le personnage de Cyril Féraud dans le jeu, j’espère que je pourrai me rattraper ce samedi.

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La personnage âgée s’est étonnée vendredi que Mc Do s’entête à utiliser les cuillères qui servaient à brasser le Mc Flurry dans le temps, alors que ses accompagnements ne sont plus intégrés avec vigueur à la glace depuis un moment. Ils ont encore du stock de longue cuillère bizarre ou ils rentabilisent une machine fort chère ? (Selon cette vidéo, il semblerait que la glace soit toujours touillée, mais j’étais persuadée que ce n’était plus le cas en France ou du moins dans les Mc Do que je fréquente.)

L’enfant de 8 ans a investi dans un fort joli Musclor chevauchant Kringer. En Pop ! évidemment.

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La personne âgée s’est découvert une nouvelle passion : Maigret sur C8.
Je me souviens de mon moi de 17 ans et quelques qui se lamentait quand ses parents imposaient un programme unique le vendredi soir à la télévision : Maigret avec Bruno Crémer sur France 2 à l’époque. S’il me voyait aujourd’hui me délecter des épisodes du polar le moins palpitant de la création, il hurlerait à la trahison.
Je n’y peux rien si Maigret convient parfaitement aux chaudes journées de juillet. Ce n’est pas très excitant et excessivement long. Un peu ennuyeux, je le reconnais, mais j’apprécie les décors (si, si, je vous jure). J’aime cette reconstitution minutieuse de la France des années 50/60. En plus, Maigret passe une partie de l’épisode à manger et j’aime bien voir les personnages manger dans les séries. Les filles Gilmore mangent beaucoup également. En plus, au hasard des épisodes, je retrouve des acteurs aujourd’hui connus ou du moins vus ailleurs dans la fiction française : Alexandre Brasseur (Demain nous appartient) ou Cécile Bois (Candice Renoir).

On ne va pas se mentir, je ne suis pas au stade où je regarde un épisode d’un bout à l’autre. Je zappe en général au bout d’une vingtaine de minutes sans jamais savoir qui est le coupable du forfait du jour, ce dont je me fous éperdument. Je découvre que je vais pouvoir me détendre devant 54 épisodes avec un format à l’ancienne de 90 minutes, dont on n’est plus vraiment coutumier aujourd’hui (et c’est une très bonne chose).

Je loue les vertus apaisantes de Maigret et le fait que ça soit une série très pratique pour jouer à Animal Crossing ou au nouveau Paper Mario sur sa Switch (on perd rarement le fil de Maigret).

Oh la belle vie… (Mon dé/confinement avec AnimalCrossing New Horizons)

Pendant le confinement, j’ai pris l’étrange habitude de regarder tous les jours le 13 heures de Marie-Sophie Lacarrau et de son complice, Léopold Audebert (naturellement), qui répondait aux questions que je me posais sur le confinement, puis le déconfinement.

J’ai surtout passé une grande partie de mon temps à jouer à Animal Crossing New Horizons et maintenant que (tout) Le Monde en parle, au point que mon frère s’intéresse au sujet, je me suis dit que j’allais y revenir.

Je me pense atteinte du syndrome de l’insulaire (une revisite personnelle de celui de la cabane). Non, non, je ne veux pas retourner à une vie normale. Je veux continuer à côtoyer une dizaine de sympathique animaux sur une île semi désertique où ne pénètrent que ceux que j’ai choisis et ils sont peu nombreux.

Ainsi s’organisent mes journées…

Le matin…
Méli ou Mélo me téléphone quand je passe le seuil de ma maison pour m’indiquer ce que ma chasse aux insectes et ma pêche de la soirée m’ont rapporté et qui va désormais figurer sur mon compte épargne.
Je prends le courrier pour constater que j’ai reçu un cadeau de l’AJD (les joyeux décorateurs qui jaugent mon intérieur avec mon consentement) ou de ma maman du jeu.
Je décide ensuite de faire le tour du village pour saluer mes habitants qui baguenaudent et creuser le sol pour ramasser quelques fossiles. Si j’ai le temps, je vais voir chez les soeurs Doigts de fée si je vais changer de tenue. La plus baroque fait en général mon affaire.  Je vais également vérifier l’arrivage du jour chez Méli et Melo. Je n’oublie pas de faire un tour sur la plage pour trouver le plan qui s’est échoué dans une bouteille et vérifier si je l’ai déjà ou pas. S’il est vraiment intéressant et que j’ai les ressources, je me remets en chemin vers la maison pour le réaliser immédiatement.
Avec la sensation du devoir accompli, je fais une pause ou je relève plusieurs missions pour gagner quelques miles (les miles du jeu permettent de gagner des bonus : nouveaux objets, plans ambitieux ou billets d’avion vers les îles désertes pleines de ressources). Il peut s’agir de couper du bois, de cogner des cailloux. Je ramasse toujours les jolis papillons que je croise et à l’occasion je plante ma gaule dans l’eau.

Dans la journée, je refais un passage sur l’île pour saluer mes habitants, pêcher quelques poissons, relever quelques missions et si j’ai la fibre bâtisseuse aménager un peu l’île.

Le soir venu…
J’achète des tickets Miles Nook pour partir à la découverte d’une île inconnue où je vais pêcher longuement, mais surtout essayer d’attraper des scorpions. Il faudra que je prenne garde de ne pas me faire piquer sous peine de faire un malaise et de me retrouver inconsciente sur le ponton face à un dodo inquiet.

Pour le moment, j’ai préservé mon île d’un aménagement trop systématique. Mais j’ai bien compris en échangeant avec Marie qu’il allait falloir que je construise plus et que je mette des clôtures pour espérer décrocher les 5 étoiles tant attendues. Ma maison est, elle, au top de ses capacités et j’ai même terminé de rembourser cet escroc de Nook. Pour me soutirer de l’argent, il propose désormais des objets hors de prix dans la boutique de ses neveux.

Pour les personnes qui n’ont jamais joué à Animal Crossing ou même jamais approché une console, cette vie parallèle peut sembler étrange. Autant on imagine bien ce que Mario peut faire (quoique…) et qui se résume souvent à sauver la Princesse Peach, autant jouer à Animal Crossing peut sembler étrange et vain.

Il n’y a pas réellement d’objectifs dans Animal Crossing, sinon décorer sa maison à son goût, tenter de capturer tous les poissons et les insectes du jeu – chaque saison apporte son lot de nouvelles créatures -, participer à tous les événements organisés par les intervenants du jeu (idem à chaque saison, sa célébration), aménager son île, rendre service à ses habitants, spéculer sur les navets, enrichir un raton laveur particulièrement vorace, jardiner, désherber, faire des bonshommes de neige, construire des choses désormais, aider un pélican amnésique à retrouver son bateau, accueillir des campeurs, tenter de déjouer les pièges artistiques d’un renard faussaire…

Mais depuis le départ, ce jeu est étrangement addictif. Il fallait avoir la foi pour s’attacher à la version Game Cube, qui me semblerait étrangement sommaire aujourd’hui. Mais je me souviens encore de certains des habitants de mon premier village, qui s’appelait Amaméson (à ma maison). Le jeu est vraiment monté en puissance dans sa première version nomade, mais il a atteint des sommets avec New Leaf sur 3DS, qui a eu le droit à une mise à jour avec Amiibo vraiment géniale, il n’y a pas si longtemps que ça. Je me suis même transformée en décoratrice forcenée avec Happy Home Designer, que je recommande aux maniaques de la décoration qui viennent juste de découvrir le jeu avec la Switch. J’ai été particulièrement fière d’aménager une start-up pour un hamster geek. Chacun ses petites satisfactions…

Animal Crossing a encore franchi un cap avec New Horizons. Il faut bien le reconnaître…

J’aime construire des objets grâce aux plans que je trouve ou que les habitants me donnent, y compris des toilettes en or.
J’aime (modérément) transformer mon île et l’urbaniser (le moins possible). Je suis extrêmement fière de mon café année 50 que j’ai baptisé le Pink Flamingo, où je respecte scrupuleusement les distances de sécurité.
J’aime me relooker chaque jour ou presque grâce aux nombreuses tenues disponibles au magasin. J’ai opté capillairement parlant pour la coupe Sarah Paulson (version Cult) que je ne peux arborer que sur mon moi imaginaire.
J’aime pouvoir transformer doucement mon île en une Isle of dogs avec mon chouchou George, que j’adore habiller, et ma jolie Cookie.
J’aime ce musée absolument magnifique. Il n’a jamais été aussi beau.
J’aime que les fleurs n’aient jamais été aussi belles, les insectes et les poissons aussi bien dessinés.

Et oui, j’ai photographié l’écran avec mon téléphone en ne cadrant pas le flamant rose qui donne son nom au café…

A mon bonheur, il ne manque que le café de Robusto, la pêche aux coquillages en haute mer et peut-être, mais elle ne reviendra jamais, la loterie de Nook de la première édition du jeu.

Mais malgré tout, à la question, aimerais-tu vraiment vivre sur ton île imaginaire ? La réponse est malheureusement non, parce que le soir venu, les scorpions et les tarentules attaquent. Ca s’est joué à rien !

Sur la plage abandonnée… (Evadez-vous avec Animal Crossing)

Nous n’avons pas hésité longtemps avant de réaliser qu’aller se confiner à l’île de Ré ne serait pas l’idée du siècle. La suite des événements nous a un peu donné raison. Depuis, Nintendo m’a permis de m’évader autrement. Animal Crossing : New Horizons vient de sortir sur Switch. J’ai eu l’immense chance de le recevoir le jour de sa sortie.

Entre Animal Crossing et moi, c’est une très longue histoire sur laquelle je reviendrai peut-être en détails dans un autre billet. J’ai commencé sur Game Cube avec la première version du jeu (ok, les puristes, ce n’est pas réellement la première), poursuivi sur DS, puis sur 3DS avec la meilleure version à ce jour. La seule que j’ai zappée étrangement c’est la version Wii. La Wii n’a pas du tout été ma console.

J’en viens à l’essentiel : ma nouvelle vie, bien loin du confinement !

Tom Nook

Premier point utile, je vais spoiler le jeu. J’utilise ce terme à dessein car j’avais choisi de mon côté de ne rien lire et de ne rien regarder sur le jeu à venir. Je suis donc entièrement surprise par ce que je découvre sur mon île.

 

Vendredi dans la soirée, j’ai donc débarqué à Moulinsart. Le choix du nom de l’île m’a été soufflé par quelqu’un qui connaît ma passion pour Tintin.
J’ai été accueillie par cet escroc patenté de Tom Nook, Meli et Melo, et mes deux premiers habitants, pas mémorables, dont j’espère me débarrasser rapidement. J’ai découvert une île vraiment déserte, à peine colonisée par Tom et ses sbires, qui n’avaient pas pris la peine du tout de désherber. Après un pot de bienvenue au coin du feu, j’ai pris mes marques, aménagé a minima ma tente et attaqué l’exploration. J’ai désherbé aussi beaucoup…

Petit souci, île déserte oblige, aucun pont ne reliait les différentes rives du fleuve qui traverse Moulinsart. Il faudra que je le baptise à l’occasion. Mais Tom m’a vite révélé, qu’il allait falloir que j’apprenne à bricoler, telle un Freddy l’ingénieur pour agrémenter mon quotidien. Quelques branches d’arbre plus tard, j’avais déjà une canne à pêche et un filet. La pelle a un peu attendu et la perche pour traverser le cours d’eau aussi.

C’est assez étrange de prime à bord d’être limitée dans son exploration de l’île. Si j’ai pu découvrir une grande partie de son territoire grâce à ma perche, il me reste encore toute la partie en hauteur à découvrir. Lost m’a tellement marquée que je me demande si je ne vais pas y trouver un bunker, un ours blanc ou des Autres…

 

Trêves de plaisanterie, j’en viens aux points forts du jeu…

Sa beauté, la version Switch est absolument superbe. Les décors n’ont jamais été aussi beaux, les insectes et les poissons aussi détaillés. Les feuilles des arbres bougent… Vous ne regretterez pas votre première visite au musée !

L’aspect Do it Yourself que je craignais énormément s’avère vraiment amusant. On peut tout construire de sa pelle à sa future commode, en passant par de jolis matriochkas ou un pot de succulentes avec une boîte de conserve rouillée et des mauvaises herbes.

Le joueur qui a déjà pratiqué Animal Crossing retrouve les fondamentaux du jeu : la boutique de Nook, le musée de Thibou, la pêche, la cueillette… Le jeu n’est pas dépaysant, tout en étant véritablement surprenant avec ses nouvelles options. Comme ses prédécesseurs, il suit le rythme des saisons et les heures de la journée. Certains insectes pointent leur nez le soir, des poissons n’apparaîtront qu’à l’automne.

Le plaisir de la découverte, il ne faut pas être pressé dans Animal Crossing. Vous ne réunirez pas tous les poissons en une semaine. Votre île ne sera pas en plein ordre de fonctionnement avant plusieurs jours (semaines ?). Il faut l’accepter et se laisser surprendre. Le jeu n’est pas non plus directif. A vous de choisir vos priorités, votre façon d’aménager votre île, votre emploi du temps…

Le jeu fourmille déjà de nouveautés que j’adore : le principe de ce billet mystère vers une île déserte où l’on peut récupérer ressources et futurs habitants (je l’ai découvert aujourd’hui avec bonheur), les miles qui permettent d’acheter des objets inédits et les fameux billets d’avion, les missions qui vous permettent d’engranger ces précieux miles, les ressources (limitées) de l’île à collecter chaque jour… et je sais que j’ai encore beaucoup à découvrir.

C’est le seul défaut d’Animal Crossing. Après une heure de jeu, le premier jour, je me suis heurtée au limite du développement de Moulinsart. Mais c’est aussi tout le sel d’Animal Crossing. Rome ne s’est pas non plus fait en un jour…

 

Je recommande le jeu…
Aux personnes qui possèdent une Switch (on va dire que c’est la base).

Aux personnes qui hésitent à acheter une Switch (cette console ne vous apportera que du bonheur).

Aux personnes qui ne supportent pas de gratter la terre en temps ordinaire, qui ont pêché une fois une truite dans un élevage,  et qui ont une phobie de tout ce qui rampe (les personnes comme moi donc).

Aux personnes confinées qui ont grand besoin de se vider la tête et de promener sur une plage, même toute virtuelle.

Aux personnes capables de s’attacher à un petit animal virtuel (et croyez-moi, ça fait mal quand ils s’en vont vers d’autres horizons….)

Comment s’occuper pendant le confinement avec sa télé ? (Episode 1)

Comme on va être nombreux à rester enfermés pendant un moment et que la plupart des gens normaux ignorent ce qu’il y a de bien à la télé en journée, je vais partager mes tuyaux. Vous appelez ça le confinement, moi c’est ma vie quotidienne !

(Je grossis le trait, mais il faut bien conserver le moral, ce qui n’est pas forcément évident pour une hypocondriaque.)

Je vais commencer par un article sur les programmes de la journée, après je donnerai des conseils séries et/ou replay.

Welcome
Je pense que c’est de circonstance. (Crédit : NBC)

Vous allez rire, ou plutôt pas, mais les dates de ce confinement tombent mal. La meilleure télé-réalité du moment diffusée sur TFX (NT1 / la 11) vient de se terminer. Vous n’aurez donc pas le bonheur de découvrir Lucie, la meilleure love-coach de la télévision française (vous pourriez profiter du confinement pour envisager un virage à 180° dans votre vie professionnelle et devenir love-coach d’ailleurs ou match maker), donner des conseils amoureux à d’anciens candidats de télé-réalité qui cherchent l’amour.

Heureusement pour vous, NRJ12 (oui, c’est une vraie chaîne) a décidé de faire un magnifique cadeau à ses fans en rediffusant la cinquième saison des Anges, celle qui a consacré Nabilla !

Mais bon, je me disperse, commençons par le matin !

9 heures / 13 heures
C’est, ça a été et ça sera toujours un désert télévisuel. La période actuelle n’a pas arrangé la situation. Du coup, vous pouvez zapper et vous fixer sur un truc qui vous intéresse sur Arte (7), sur une scripted reality (20 / 22) ou sur un reportage sur les flics / la légion (23 /24).

De mon côté, sur TMC, je vous recommande Drop Dead Diva. L’histoire d’un mannequin qui meurt dans un accident de voiture et se retrouve dans la peau d’une avocate en surpoids extrêmement intelligente. Bon là, c’est un peu bête, parce que vous allez prendre l’histoire en cours de route à la quatrième saison, mais vous devriez raccrocher les wagons assez vite. En espérant que cette fois TMC aille au bout de la diffusion de la série !
Pourquoi c’est bien ?
Je vais être honnête, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Mais c’est une série à tribunaux et les Américains font ça plutôt bien.

Le midi, on se tape le 13 heures pour prendre sa dose d’angoisse de la journée.

14 heures / 19h30
Dès 14 heures, on se fixe pour une bonne partie de l’après-midi sur France 2.

On prend le café devant Ca commence aujourd’hui. Vous vous étiez arrêté à Ca se discute ou C’est mon choix, la recette n’a pas pris une ride. Désormais, c’est Faustine Bollaert qui confesse ses invités sur leurs grands malheurs, leurs petits bonheurs ou leurs immenses joies. Elle fait ça très bien. Préparez un paquet de kleenex au cas où ! Je plaisante, mais elle aborde avec délicatesse des sujets pas forcément évidents.
Pourquoi c’est bien ?
L’émission est souvent extrêmement feel-good avec beaucoup de sujets sur l’amour (l’amour, l’amour). Faustine Bollaert est parfaite dans son rôle.

En alternative, il y a des rediffs sur la TNT : Gossip Girl (TFX), Columbo (TMC), voire pour les plus masos de NCIS (W9).
Il y a aussi les toujours formidables feuilletons de l’après-midi sur M6 et TF1. Moi, j’ai décroché ! Attention, c’est une drogue dure.

A 15 heures, vous pouvez tenter Love, etc. sur France 2. La qualité de l’émission fluctue selon les invités et mon humeur. Je ne vous la conseille pas énormément.

15h40, on zappe sur M6 pour regarder Incroyables transformations sur M6 avec le fabuleux Nicolas Waldorf, qui a fait de Vous avez un colis, une émission originale.

A 16 heures, on arrête tout et on se branche sur France 2 pour deux formidables épisodes d’Affaire conclue.
Vous serez sceptiques au départ puis vous allez adorer. Je ne vais pas me répéter, j’ai déjà tout ici et . On a bien besoin des câlinous de Caroline Margeridon en ce moment.

Oula déjà 17h50, avec mon programme vous n’avez pas vu la journée passer. Vos yeux saignent car vous manquez d’entraînement, mais vous ne vous êtes pas ennuyés une seconde.

Il est temps de migrer vers Un dîner presque parfait, un grand classique, sur W9. Vous avez l’énorme avantage de ne pas avoir vu l’émission depuis qu’elle a quitté M6.
Le principe n’a pas changé cinq personnes de mauvais foi, persuadées d’être des cordons bleus, s’invitent à tour de rôle et disent le plus grand mal du repas de leur hôte depuis sa salle de bain. La blanquette était trop salée, je ne ne mange pas les bébés animaux, le dessert était trop sucré, la déco trop / pas assez chargée, la neige trop molle…

Vous pouvez aussi opter pour le très surprenant Mamans et célèbres sur TFX (bouton 11 de la télécommande). Le pitch est dans le titre de l’émission. Pour vous, ça sera surtout Mamans parce qu’il est assez improbable que vous connaissiez les participantes de l’émission, toutes issues de différentes télé-réalités. Comme Affaire conclue, vous aurez du mal au départ avec le concept – suivre la vie de dames qui ont des enfants dans leur quotidien – puis vous deviendrez accro.
Pour vous donner une idée du contenu, après avoir fait les valises de son fils pour partir à la neige, hier Julie a fait un Puissance 4 avec son compagnon. C’était le moment le plus intéressant de l’épisode !

Vers 19h30, regardez Quotidien, tant que TMC maintient le direct !

Et vous voilà, à 22h15 pour regarder le… prime !