POC recherche appartement (épisode III) : Le retour de POC

Pour vous donner une image précise de ma situation actuelle, j’ai l’impression d’être un candidat de Fort Boyard apeuré par le vide qui s’apprête à sauter la tête en bas pour récupérer une clé. Tout le monde lui hurle de sauter et lui, il hésite, il ne sait pas… A priori, il ne va pas mourir, mais il crève quand même de trouille. Il n’a qu’un pas à faire pour satisfaire tout le monde, se sentir mieux, accomplir son destin… mais il joue la clepsydre !

Episode III

Ce pas minuscule à l’échelle de l’Humanité mais immense à mes yeux c’est celui ou pas de faire une proposition et de m’engager dans la grande aventure de la propriété.
Alors, je sais, je sais… faire une proposition ne signifie pas qu’elle sera acceptée, surtout si je négocie de 60.000 euros comme dans les émission de M6, et même ensuite j’aurai le droit de me rétracter, mais quand même….

Dans le épisodes précédents, je visitais donc avec le Padawan de Stéphane Plaza. Et puis, un peu découragée par ses propositions, j’ai repris le taureau par les cornes et trouvé l’appartement qui correspond à 75% de mes critères. Je l’ai même contre-visité avec mon armée mexicaine, qui a été, vous allez rire, à 75% emballée. L’unanimité m’aurait fait peur en même temps.

J’ai donc accepté un troisième rendez-vous avec mon nouvel ami de la fin de semaine. Bon, je ne sais pas, je ne sais plus. L’appartement vraiment bien, mais ni dans le secteur, ni dans le prix, ni même au bon étage… Je crois que je vais arrêter de lui répondre au téléphone, ou lui reparler du SECTEUR !
Je comprends désormais pourquoi des gens voient des appartements géniaux sur M6 et refusent sans qu’on comprenne bien leurs raisons. Ils sont juste à  trente p**** de bornes de leur secteur ! Et je m’en fous du Lidl à côté si vous saviez…

Donc, voilà, je suis un peu comme Hal dans Malcolm quand il doit décider ou pas de débrancher son voisin. Alors je sais que ça se revend un appartement et que ça n’engage pas pour la vie, mais je ressemblerai à ça, si j’y suis encore quand j’aurai fini de payer mon emprunt :


Finalement, je me suis décidée à ne pas sauter dans le vide, parce que les réserves l’ont emporté sur le coup de coeur.
Peut-être que l’absence de fenêtres a moins pesé que la proximité immédiate d’un boulevard et une certaine méfiance à acheter un appartement pas terminé sur la foi seule des dires du promoteur ! Pourtant, je m’étais vraiment projetée. J’avais trouvé l’emplacement de la caisse des chats, le bureau serait passé ric-rac dans la chambre, mais il restait le problème de la télé / box et du canapé. Bref, je repars à zéro.

Pour la prochaine visite potentielle coup de coeur, il faudra que je trouve l’accompagnateur idéal pour mon père, le mythique « garçon de mon entourage qui s’y connaît en bricolage et en travaux« , qui pourra livrer un avis autorisé de mâle sur le bâti. Bizarrement, cette phrase ne se décline pas au féminin.

 

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Recherche appartement ou toit

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de ma vie à moi. A quarante ans (pour quelques semaines encore), j’ai décidé de faire leur grand saut. Mieux vaut tard que jamais… Je vais m’acheter un toit. Le banquier est d’accord, le projet est donc sur les rails.

InkedPOC recherche appartement

Et des cours de Photoshop

Avec mon banquier, on s’est d’ailleurs trouvé un point commun de taille. Nous sommes tous les deux fans des émissions immobilières de M6.
Mon premier contact avec un vrai agent immobilier m’a justement donné l’impression d’avoir traversé le petit écran.

Après une heure de recherches intensives avec mon coach en immobilier, j’ai sélectionné trois biens sur Le Bon Coin dans mes critères de prix, de superficie et de localisation. J’ai réussi au terme d’une préparation psychologique digne de celles de Lucie, la coach des Coeurs brisés, à envoyer un mail à chacune des agences, qui les proposait à la vente. Et le soir, miracle, j’ai reçu mon premier appel. L’appartement est vendu loué, donc retour à la case départ, mais l’agent immobilier avait l’air bien motivé pour poursuivre l’aventure avec moi malgré tout. S’il savait…

Et là, ça a été comme à la télé.

  • Lui : Vous avez vu votre banquier ?
  • Moi : Oui.
  • Lui : Ahhhh, c’est bien vous avez fait les choses dans l’ordre.
  • Moi : …. (bizarrement, le fait de me voir félicitée pour ce que j’ai fait ou pas fait par un inconnu au téléphone ne m’a guère enthousiasmée)
  • Lui : Vous faites quoi dans la vie ?
  • Moi : Journaliste
  • Lui : Ah et vous savez pour quel journal vous travaillez ? (authentique, mais il s’est repris quand même, conscient qu’il avait dit une bêtise)
  • Moi : Non, non, j’adresse des papiers chaque mois à une boîte postale, qui me renvoie ensuite un chèque anonymisé Vague réponse…
  • Lui : Et vous savez ce que vous cherchez ?
  • Moi : (Une villa avec piscine à débordement à Saint-Tropez, ça ne doit pas être cher puisqu’une serveuse au bar de la plage en possède une) Oui, globalement.
  • Lui : (Serein) Très bien, alors qu’est ce qui vous intéresse ?
  • Moi : Euhhhhhhh, alors c’est compliqué, dans ce budget, un appartement, neuf ou ancien, avec une chambre (c’est important la chambre), dans pas mal de quartiers plutôt centraux mais pas trop éventuellement… Une chose seulement : pas de rez-de-chaussée (je regarde Faites entrer l’accusé, Crimes, Dossier criminels, Esprits criminels….)

A cet instant, les choses sont devenues assez réelles. J’avais Stéphane Plaza, ou plutôt Thibault Chanel (nu, en couple, hétéro), vu le niveau de complication de mon cas, face à moi et il fallait que je lui décrive ce que je désirais vraiment.  J’ai bien senti que l’agent immobilier se méprenait totalement en se disant que ça allait être facile avec moi.
Euh, déjà, je suis incapable de dire si je veux du neuf ou de l’ancien. Et, en plus, j’ai bien failli lui répondre que je trouvais ses questions passablement indiscrètes. Normal donc…

  • Lui : Hmm, hmmm, très bien ! Vous savez comment ça va se passer.
  • Moi : (Déjà un peu lassée par cet entretien longuet) Oui, j’en ai parlé avec mon banquier (demi mensonge).
  • Lui : Bon alors, voilà comment on va s’organiser.
  • Moi : …. (oulalala ne me mets pas la pression…)
  • Lui visiblement formé à la M6 Agency : Alors, je peux vous proposer des rendez-vous ponctuels ou des après-midis de visites de biens que j’aurais choisis en fonction de vos critères.
  • Moi : Je vais plutôt m’inscrire sur le site de M6.

Je songe désormais à lancer la web-série : POC visite des appartements avec plein de guests, soutiens psychologiques du jour.

Je me mets à comprendre les gens horriblement hésitants dans les émissions immobilières, que l’on a envie de gifler systématiquement. Comment savoir que c’est le bon ? Comment avoir la certitude que si je choisis celui-là, il n’y en a pas un mieux qui m’attend derrière ?

Je ne veux pas terminer dans Maison à vendre.
Au secours !

Je veux bien très sérieusement que vous partagiez vos expériences de primo-accédants avec moi ou que vous me branchiez avec Stéphane Plaza (nu, hétéro, en couple) !
Ou alors si tu es agent immobilier que tu tombes par hasard sur ce post et que tu as le goût du défi, tu m’intéresses !

Xenniale, la blogueuse volume 2

Levons immédiatement le malentendu, je déteste les catégories et les cases. Mais, bon, j’avoue que j’ai été intriguée à l’idée de potentiellement être une xenniale. Je pensais jusque-là appartenir à la Génération X, d’autant que j’avais lu le livre, ce qui me semblait être une bonne preuve que j’en étais. Mais non, a priori, je suis une X’, mais quelle prime!

Alors, j’ai décidé de commencer à recenser ce qui fait de moi un xénnie. J’étofferai probablement la liste en fonction de mon inspiration.

Voici la suite du volume 1

Mes parents m’ont offert mes premiers 45 tours – les Fabulettes d’Anne Sylvestre, quelques singles de Dorothée, des titres de Lio et de Madonna – et mon premier 33 tours, l’album de Dorothée illustrée par Cabu, que j’ai toujours dans mon étagère. Mon papa m’a acheté le maxi single CD de Mylène Farmer, Pourvu qu’elles soient douces.
J’ai emprunté des VHS et puis plus tard des dvd dans des vidéo clubs.

J’ai connu le téléphone à cadran avec le petit écouteur. C’est l’ancêtre du haut-parleur.

J’ai connu les plages horaires de couleur de France Télécom. Blanc, tarif plein pot en journée, bleu un peu moins cher le soir, et bleu marine encore plus rentable la nuit. J’ai payé des sommes dingues en téléphone pour appeler des gens dans la même ville que moi.

J’ai été équipée d’un répondeur à mini-cassettes sur lequel j’enregistrais des annonces personnalisées. J’étais toute contente en rentrant de week-end si le nombre de messages était supérieur à zéro (il faut apprendre à se contenter de peu).  Quand les gens en laissaient un, on l’entendait dans toute la pièce. Idem quand on choisissait d’appuyer sur le bouton en public, tout le monde profitait de ce que disait votre interlocuteur. Bon, en général, les personnes se répandaient sur le fait que vous n’étiez pas là et qu’elles vous laissaient un message. Mais quand même, ça faisait plaisir.

Mon meilleur ami et moi, nous avons ruiné ses grands-parents en jouant sur Minitel.

J’ai mangé du fromage Belle des champs, mais surtout du Cham-Cham-Chamois d’or. C’était insipide, mais ça ne m’a pas empêchée d’aimer le vrai fromage, adulte.

J’ai mangé des Yes, des treets et des raiders en buvant du Tang.

J’ai tellement aimé Les animaux du monde et Marylise Delagrange.

Grâce à la Trilogie du samedi, j’ai assisté aux premières diffusions télé de Buffy et Charmed.

J’ai vu se terminer Buffy, Charmed, Ally Mc Beal, Friends…

Je clique aujourd’hui sur des articles qui disent « Découvrez la fin particulièrement étonnante de tel dessin animé ou de telle série ! » Pour apprendre en général, qu’il n’a pas eu de vraie fin, comme Jayce, qui parcourt encore aujourd’hui l’univers à la recherche de son père en combattant les inépuisables Monstroplantes. Parfois, c’est plus dur : Alf a été fait prisonnier par le gouvernement, les habitants de Walnut Grove ont fait péter leur village en représailles face au progrès qui menaçait de les envahir, ou Sunnydale a été rayé de la carte…

J’ai programmé un magnétoscope grâce au ShowView. Et j’ai donc des tas d’enregistrement avec dix minutes de trop au début et un film sans fin. Bon, à l’époque, les films commençaient à 20h45 et on râlait. Si on avait su…

J’ai connu les pellicules 12, 24 et 36 poses. J’ai ressenti le petit frisson qui consistait à venir chercher les photos déposées pour développement dans une officine spécialisée. Ca coûtait un bras et les clichés étaient moches dans leur grande majorité, mais au moins on y réfléchissait à deux fois avant d’appuyer sur le déclencheur. Nous n’avions aucun scrupule avec mon meilleur ami à déposer des films contenant des photos parfois franchement compromettantes, ce qui était une riche idée, puisque à l’époque les employés de ce genre d’officines devaient bien se marrer en regardant les clichés. Anecdote absolument véridique, la dame de chez Photo Station avait expliqué en toute candeur à mon meilleure ami qu’elle me reconnaissait, car j’étais une bonne cliente, sur ses photos à lui.

 

 

Confession diurne

Il y en a qui additionne les addictions (surtout pour la splendide allitération, je pense), moi je collectionne les collections.

Je réfléchissais l’autre fois à mon accumulation de plus en plus préoccupante de Pop, qui va m’amener à :
1) Déménager
2) Bientôt apparaître dans un Tellement Vrai sur les personnes souffrant du syndrome de Diogène
3) Louer un box, dont je ferai renouveler l’abonnement pour éviter de perdre bêtement ma magnifique collection dans une émission dédiée aux enchères
4) Réfléchir sur cette accumulation délirante quand la planète va mal et me pousser à devenir minimaliste
5) Devoir l’interrompre quand la mode sera passée

[Les bonnes réponses sont probablement 1, 2 et 5]

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Bref, je réfléchissais donc à mon accumulation et j’ai réalisé qu’en fait j’avais totalement oublié que j’étais coutumière du fait. J’adore collectionner. Mais je ne collectionne pas très bien. J’achète des éléments coups de coeur, je crée mon propre univers et puis je passe à autre chose. Ma collectionnite aiguë a sans douté été freinée par celle que mes lecteurs les plus fidèles et anciens ont longtemps connu sous le nom de la femme de POC. Depuis que nos routes se sont séparées, j’accumule et elle, de son côté, elle s’allège. Je laisse les psys s’éclater…

Je me suis amusée à recenser toutes mes collections, des plus normales aux plus absurdes…

La plus grande et la plus belle à ce jour reste ma collection de Swatch.
J’ai accumulé une vingtaine de montres (peut-être plus) dans les années 90. Tout part d’un traumatisme très triste… Mon papa m’avait offert ma première Swatch pour mon anniversaire, elle était belle, rose et on voyait le mécanisme. Elle a été bêtement perdue sur une plage. Ensuite j’ai acheté des montres pour les grandes occasion (anniversaire / Noël / Halloween / Saint Valentin quand je suis devenue grande…). J’en ai porté certaines, d’autres sont restées parfaitement intactes car elles n’étaient pas portables ou décoratives.
Où est cette collection aujourd’hui ?
Probablement chez mes parents.
Elle a potentiellement de la valeur (mais je ne me fais aucune illusion en vrai à ce sujet).
Maintenant, je porte une seule et unique Swatch qui m’a été offerte et à laquelle je tiens.

La plus grande demeure ma collection de Playmobils.
J’avais énormément de véhicules, de personnages, d’accessoires… J’ai tout dispersé dans une braderie à une époque où l’argent comptait plus à mes yeux que les souvenirs. Je le regrette.

La plus « normale » est sans doute ma collection de timbres.
Tout le monde les a collectionnés, non ? Bon, j’ai été particulièrement obsessionnelle au début de l’adolescence avant de m’en désintéresser totalement.
Je ne me leurre pas sur sa valeur et sa qualité.

La plus débile, et je pèse mes mots, est à n’en pas douter ma collection de machins de canettes.
Vous savez le truc pas fait pour se détacher, que je détachais systématiquement pour le mettre dans un distributeur de bonbons moche et bon marché. J’en avais peut-être des milliers.
Elle a été jetée certainement et c’est tant mieux.

La plus adolescente est bien ma collection de billes de cartouches, qui égale en absurdité la précédente.
Je n’ai jamais compris pourquoi je m’était lancée là dedans un jour. A un moment, j’ai eu la super flemme de découper les cartouches et elle a périclité.
Elle doit aussi avoir terminé à la poubelle.

Pour la plus romantique, je dirai ma jolie collection de crayons de bois / à papier / gris (selon les particularismes régionaux).
Elle est en constante progression, bien que je ne la travaille plus beaucoup.

En vrac, je continue à accumuler les jolis porte-clés (j’en ai moins de dix), les clés usb qu’on me donne dans le cadre de mon activité professionnelle, les carnets (là c’est mon côté journaliste), les mauvais goûts musicaux diront des personnes mal intentionnées en se référant à la vidéo d’introduction…

Conflits de génération

Pour mes quarante ans, j’ai entrepris un petit quart de France pour retrouver mes racines. J’y reviendrai peut-être. J’ai surtout échoué pendant quelques jours chez mes parents.

Mercredi soir, nous n’avions pas forcément envie d’écouter du Johnny, nous nous sommes donc retrouvés face à la question fatidique : que regarder en famille ?

J’ai proposé à mon père de profiter de mon abonnement Netflix pour trouver un film ou un série qui nous conviendrait à tous.
Il m’a proposé d’aller voir dans les cassettes VHS là haut si je ne trouvais pas quelque chose à regarder. (Oui mes parents ont encore un magnétoscope en état de fonctionnement.)

VHS

Netflix est très vite apparu comme une option extrêmement dangereuse pour mon père. J’allais l’abonner de force à la chaîne de vidéo à la demande et surtout braver la loi en utilisant mon compte chez lui. J’ai essayé de me défendre et puis j’ai renoncé en ne trouvant pas le canal approprié sur la box SFR. Je crois qu’il a refusé avec tellement de véhémence la proposition de SFR de lui filer un essai gratuit, qu’ils ont banni à jamais le canal de sa box.
De mon côté, je suis montée voir la sélection des VHS et l’idée de me retrouver face à mon enregistrement sautilleur de 1994 du Père Noël est un ordure sur un écran HD m’a fait  capituler.

Finalement, ma mère a trouvé que Wallander sur la 25, c’était super. J’ai tenu vingt minutes poliment avant d’aller regarder Crazy Ex-Girlfriend – j’en reparlerai – sur Netflix dans mon lit.

Mon père pense que les jeunes générations complotent contre les anciennes en créant des technologies qui les mettent sciemment sur la touche. De mon côté, après réflexion, je me dis qu’il n’est surtout jamais prêt à écouter quand on essaie de lui apprendre ou de l’initier. Il se sent diminué et attaqué dans son orgueil de grand scientifique, qui, jusque-là, maîtrisait tout.

De toute façon, le rapport de mes parents aux nouvelles technologies a toujours été un poème. J’en ai déjà parlé ici, mais nous avons eu notre premier magnétoscope en 1994. Mes parents  ont déménagé dans les années 2000 leur première télé couleur qui devait peser un âne mort. Elle était tellement lourde que lors du grand cambriolage de 1996, les voleurs l’ont déplacée, avant de renoncer à l’emporter (ce qui est certainement une bonne chose, car j’ai toujours entendu mes parents dire que si la télé tombait en panne, ils ne la remplaceraient pas. La menace / le mensonge ultime).

Depuis, ils se sont essayés, enfin surtout mon père, avec dégoût au smartphone et à la tablette en décrétant que l’outil n’était pas fait pour eux. Ca m’attriste un peu, mais je ne le referai pas. J’ai quand même réussi à démontrer à ma mère que sa tablette pouvait avoir un intérêt en lui téléchargeant une ou deux applis.

J’imagine que dans trente ans, peut-être vingt, je n’espère pas dix, à moins d’un retour spectaculaire à l’âge du tube cathodique et du modem 56k, je serai plus que dépassée et que je serai certainement aussi rétive aux nouvelles technologiques.

Wait and see !

Putain 17 ans !

J’ai pleuré à grosses larmes en lisant ce texte. Je me disais justement, depuis quelques semaines, qu’il faudrait que je (vous) parle de ma vie avec mon vieux chat et j’ai lu sous cette plume pas mal de choses que je ressentais.

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Mon chat m’a super bien dressée et je pense que secrètement il profite du statut que lui confère son âge canonique pour abuser de ses privilèges. Mais, c’est ainsi. Ce n’est pas à 17 ans que nous allons revenir en arrière.

Quand j’ai décidé, il y a 17 ans, alors que j’habitais encore à Tours et que j’étais sur le point d’arrêter définitivement mes études contre l’avis de mes parents et de la raison, d’adopter un chat, je ne m’était pas imaginée que notre relation tiendrait aussi longtemps.

Le premières années, il s’est plutôt conduit comme un colocataire, qui vivait avec nous parce que c’était un mal nécessaire pour sa survie et son confort. En échange du gîte et du couvert, il était décoratif, mais absolument pas câlin. Il n’a jamais ronronné par exemple.

Avec le temps, il s’est habitué à nous. Il a commencé à nous considérer. Nous ne lui avons jamais rien imposé. Je suppose qu’il a apprécié notre délicatesse à son égard.

L’été, il avait le droit de batifoler à l’île de Ré et il venait quand même vérifier régulièrement que nous étions là pour assurer sa sécurité. Quand, il y avait un feu d’artifice à Toulouse, il arrivait en courant sur le lit, pour nous réconforter évidemment. Ce chat n’est pas un trouillard.

Quand il a eu 7 ans, nous lui avons pris une petite compagne. Il n’a pas vraiment trouvé que nous l’avions bien choisie. Il s’est habitué à elle.

Il a subi pas mal de déménagements, exploré des appartements plutôt vastes puis finalement réduits. Il a voyagé un nombre incalculable de fois dans sa boîte sans jamais élever la voix, restant stoïque sous son pull jusqu’à l’arrivée.

Bon, il n’est pas parfait non plus. Il a dézingué des tapisseries et coûté des cautions à sa maîtresse. Il a aussi rendu des fauteuils inesthétiques au possible. Il a pissé dans des coins auxquels je n’aurais pas songé, avant de m’apprendre qu’on ne laisse rien traîner par terre et qu’on défait son lit pour bien l’aérer le matin. Il faut aussi surveiller les cartons abandonnés. Mon nouveau matelas repose la journée contre le mur, parce qu’il le prend pour sa litière.

Il m’a vraiment bien dressée décidément.

Aujourd’hui, nos relations sont cordiales. Il n’a jamais été câlin, il ne l’est toujours pas. Mais, une chose que seuls les possesseurs de chat pourront comprendre, il est présent. Parfois trop, le matin à 5h30, je me lève au radar pour le nourrir. Il a 17 ans, il a bien le droit à ce genre de caprice.
Parfois pas assez, quand il fait 35° chez moi, je ne le vois plus.
Mais, j’aime tellement quand il vient s’asseoir à côté de moi sur le canapé ou quand il vient se coucher sur la table quand je discute avec quelqu’un dans le salon. J’aime qu’il ait ses têtes et qu’il choisisse les gens qu’il va apprécier. Je suis vraiment désolée pour les autres.

Et puis, mon chat est un vrai beau gosse. Comme sa maîtresse, il aime les filles et elles le lui rendent bien.

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Nous vivons ensemble depuis 17 ans. Au début, c’est un colocataire un peu pénible parfois, aujourd’hui c’est un compagnon.

Il a 17 ans et je sais que j’ai de la chance qu’il soit encore là. Je sais aussi que nous ne passerons pas les 17 prochaines années ensemble.

Reprise des activités

Je me suis rendue compte que mon blog me manquait dernièrement. L’idée de le laisser s’éteindre paisiblement ne me satisfait guère, alors j’ai décidé en lisant ma collègue qu’en novembre je bloguerai tous les jours.

Bon, ça va être contraignant, et ça ne sera certainement pas intéressant, ni drôle, tous les jours,  mais il faut ce qu’il faut.
 Lydia Grant avait raison…


Je devrais peut-être arrêter Danse avec les stars…

[J’ai un petit problème avec Blogger qui n’affiche plus ni liens, ni commentaires,  ni mail où me contacter, si  quelqu’un a un avis utile sur le sujet, envie de m’aider, ou simplement de discuter, merci de me contacter à poclatelephage@gmail.com]