Coup de théâtre dans le pré !

Je ne m’étais pas préparée psychologiquement au coup de théâtre survenu hier soir dans L’Amour est dans le pré.

Pauvre Christophe
J’étais persuadée que Christophe et Angélique seraient l’un des couples phares de la saison. Et bien non, la jeune femme n’est pas tombée amoureuse du pourtant séduisant vigneron. Magie du montage, au moment où la prétendante exprimait ses doutes,  l’agriculteur se répandait auprès de ses amis et de sa famille sur son coup de foudre. Le petit cross-over chez Romuald, l’éleveur de poules, a-t-il joué ? On ne le saura jamais, car ce n’est pas Christophe le problème, mais Angélique. Elle lui a bien expliqué et ça l’a drôlement bien consolé…
Bon, cette issue est vraiment triste, mais elle a le mérite de rappeler que les prétendantes ont aussi le droit de reculer. Le choix d’Angélique rétablit un peu l’équilibre dans l’émission et venge toutes celles qui ont été ajournées et déposées avec leurs valises à la gare pour permettre à l’agriculteur de vivre sereinement avec le véritable objet de son désir. L’histoire ne dit pas si Angélique aura conservé le magnifique peignoir offert par son hôte. Un cadeau vraiment sexy et qui promettait un avenir vraiment emballant, non ?

Un menu coup de théâtre chez Romuald
L’éleveur de poules n’aime pas qu’on lui résiste. Aurélia a eu le malheur d’exprimer un peu son ressenti sur son séjour à la ferme, ce qui a anormalement contrarié son hôte. Il a donc finalement décidé qu’il préférait la douce (et soumise ?) Emmanuelle à sa fougueuse rivale. Ca tombe bien, sa petite maman, qui avait apparemment son mot à dire sur le sujet, partageait cette raisonnable résolution.
Mon pronostic : Le  couple pourra tenir péniblement jusqu’au bilan, mais ne fera pas long feu.

L’amour triomphe chez Gégé
Rien à dire, Gégé et Anne-Marie sont très touchants et se sont trouvés. Il parle déjà de lui acheter des chevaux, car elle adore ça.
Mon pronostic : Je leur souhaite une très belle histoire.

Et Carole dans tout ça ?
Comme beaucoup de celles qui l’ont précédée dans l’émission, Carole a de bonnes chances de repartir bredouille. Mais, si Didier se révèle enfin, les cartes pourraient bien être rebattues.
Mon pronostic : Wait and see…

Je conclus par une alerte enlèvement. Qu’est-il arrivé à Françoise, son prétendant et sa rivale ? J’espère qu’ils sont prévus au progamme de la prochaine émission. Sinon, ça va finir par être un peu inquiétant tout ça.

Point Pré

J’ai joué au Jéopardy avec M6, la semaine dernière. Le replay des épisodes inédits est arrivé tard et dans le désordre. J’ai donc découvert les choix des agriculteurs avant de comprendre comment ils avaient été motivés.

Mouton

Le choix de Nathalie
Nathalie a opéré un premier écrémage chez ses prétendants. Elle a finalement décidé de chasser le facteur motivé qui lui avait écrit après les speed-dating. Il faut dire que le garçon solitaire a pu la faire flipper avec son absence de second degré et sa vie sans amis. Ils ne sont plus que deux, le chiffre normal, à pouvoir l’emporter et le choix risque d’être complexe pour la jeune femme, qui a, face à elle, deux beaux garçons, drôles et motivés.
Je n’aimerais pas être à sa place.
Je n’aimerais pas non plus être à leur place, car la jeune éleveuse m’horripile avec ses rires forcés.

Roland et la bouchère
Roland a sagement opté pour la bouchère retraitée chti, qui a son âge et qui va attendre patiemment qu’il cesse son activité dans un an pour couler des jours heureux avec lui. Sa rivale plus jeune a pourtant cherché à enfoncer sa concurrente en soulignant qu’elle était vieille et abîmée. C’était peine perdue, Roland était déjà décidé.

Pierre-Emmanuel, premier amoureux officiel de la saison
Pierre-Emmanuel boit les paroles de Gwladys, qui lui narre de passionnantes histoires sur les animaux de compagnie qu’elle a eus depuis ses deux ans, et déguste ses petits plats alsaciens. Le couple est déjà sur les rails pour un bilan heureux.

Vincent, l’amoureux des chiffres
Je ne suis pas convaincue que Karine Le Marchand valide le choix de Vincent, qui a préféré la très urbaine Carine à Brigitte, qui rêvait de s’installer au grand air pour y mener de grands projets agricoles. En même temps, je comprends que Vincent ait préféré celle qui venait pour lui et non pour son activité.

Rattrapage accéléré de l’Amour est dans le pré avant l’épisode inédit de ce soir !

Je ne croyais pas ça possible, mais j’ai rattrapé en deux jours les six épisodes, trois soirées en réalité, de l’Amour est dans le pré, que j’avais loupés pendant mes vacances.

l-amour-est-dans-le-pre-2016-exit-james-blunt-le-nouveau-generique-sera-chante-par-00c8f56e9a5784480

Je trouve jusque-là cette saison bien mieux réussie, que la précédente. Si le temps continue de s’écouler avec une lenteur extrême, les épisodes me paraissent pourtant bien moins longs et laborieux que lors des deux saisons précédentes. Il faut dire que le casting est particulièrement bon cette année. Tous les candidats ne sont pas forts, mais il y a quelques figures marquantes, dont on se plaît à suivre les aventures.
D’ailleurs, c’est simple, la distinction va s’opérer entre ceux dont je me souviens et qui m’intéressent, et les autres.

Le choix de Sébastien
Sébastien a préféré Emilie, son coup de coeur des courriers et des speed-dating, à Noura. Si ce choix suit la logique des événements, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il a été précipité largement par sa favorite. Du coup, j’ai presque envie d’envoyer une lettre de candidature à la production pour coacher les candidats pendant le séjour à la ferme. Pourquoi ne pas avoir joué le jeu et laissé un peu de temps au temps… Sébastien pourrait bien d’en mordre les doigts.

Le coup de coeur de Gégé
Le coup de foudre entre Gégé et Anne-Marie aux speed-dating devrait vraiment rester dans les moments cultes de l’émission. Là, rien à dire, les choses se sont logiquement confirmées à la ferme et la rivale suisse d’Anne-Marie s’est gentiment eclipsée en leur souhaitant le meilleur. Elle se demandait de toute façon ce qu’elle fichait là, depuis le départ. Le couple perd une cuisinière et une femme d’intérieur hors pair.

Chistophe dépassé par ses prétendantes
Là encore, une évidence, Christophe a craqué sur la splendide Angélique, qui avait, avec son physique de rêve, osé ne pas lui envoyer de photos avec son courrier. Sylvie et ses allusions coquines font pâle figure à côté de la favorite de l’agriculteur, et elle devrait bientôt jeter l’éponge. Mais, en attendant, les deux filles ne se passent rien.

Roland et sa zigounette
Bon, là, l’objectif est clair : Roland cherche une femme pour occuper ses soirées d’hiver et ses vieux jours. Son choix se fera sur des motifs très précis.

Jean-Marc, des prétendantes en guerre
Cette année, Françoise est bien décidée à l’emporter, quitte à piétiner dans sa course folle à l’amour, sa rivale Yvelise. Mais, à sa place, je me méfierai quand même de la concurrence, qui n’entend pas s’en laisser compter.
C’est peut-être le face à face le plus violent et le plus angoissant de la saison.

Julie, Jim, et Jim, et Jim
Julie est la première candidate de l’histoire à ameuter non pas deux mais trois prétendants. Et, le pire, c’est qu’ils sont tous plutôt pas mal. La jeune femme a plus que l’embarras du choix. Optera-t-elle pour le facteur surmotivé qui l’a relancé jusque chez elle ou pour l’un ou l’autre des deux mignons garçons choisis à la base ? Je n’en ai aucune idée à ce stade.

Pierre-Emmanuel, le décidé
Le candidat a fait un choix extrêmement respectable en invitant uniquement une prétendante, son super coup de coeur, chez lui. Espérons que ça fonctionne pour lui, mais ça semble assez bien parti.

Les autres…
J’avoue que la destinée de Carole, ses chiens, et ses deux prétendants m’indiffère. Bon, je pense quand même qu’elle devrait préférer le timide au fou des toutous.
Raphaël, le globe-trotter, ornithologue et pêcheur, ne dégotera vraisemblablement pas l’amour dans l’émission.
Romuald a un beau potentiel de mufle. Il a patiemment expliqué à sa première invitée qu’elle n’avait aucun avantage compétitif à être arrivée la première, avant de revivre en voyant sa seconde prétendante pointer le bout de son nez.

Ceux que j’oublie carrément et j’en suis désolée, mais je reviendrai sur leur sort plus tard.

 

Près de l’amour !

Je suis un peu en retard dans mon suivi de L’Amour est dans le pré. Pourtant, cette saison continue de réserver des surprises.

Le malaise de la soirée
Sébastien avait été très touché à l’ouverture de son courrier de recevoir une lettre d’une de ses anciennes camarades de classe à l’école primaire. La quadragénaire ne l’avait jamais vraiment oublié et avait donc choisi de prendre la plume pour avoir enfin une chance de se déclarer, trente ans après son coup de foudre. Normal… Aux speed-dating, l’amoureuse transie est apparue tremblotante, nerveuse et proche des sanglots, expliquant au candidat qu’elle l’aimait déjà ou depuis toujours. Bon, pas de superbe histoire d’amour en pespective, Sébastien a flippé et ne l’a pas choisie. Il a préféré le sosie de Frédérique Bel, avec qui il a été tout aussi bizarre que sa précédente prétendante, en riant puis en pleurant, parce qu’il était épaté qu’une femme pareille se déplace pour lui.
Bilan : Je lui souhaite évidemment que ses sentiments pour le sosie de Frédérique Bel soient partagés. A l’avenir, il faudra simplement qu’il déménage pour éviter de retrouver son petit lapin en train de mijoter dans une casserole. Son ex de l’école primaire a déjà promis qu’elle l’attendrait.

Dorothée

Dorothée

+

F Bel

Frédérique Bel

=

Frédérique Bel

Emilie, la prétendante de Sébastien

Une prétendante a réussi à clouer le bec à Romuald, le candidat le plus insupportable de la saison, qui l’a logiquement choisie pour aller à la ferme. Si elle poursuit dans cette voie, elle pourrait bien être l’heureuse élue et faire beaucoup de bien aux oreilles et au moral des téléspectateurs.

Carole, la candidate posée et sensée de cette édition, qui habite dans un coin perdu avec ses chiens (elle fuit peut-être une vieille copine de l’école primaire), a fait des choix raisonnables, peut-être trop. Mais, on sent bien que ce n’est pas de ce côté que les choses vont réellement se corser. Enfin, on est jamais à l’abri d’une surprise avec L’Amour est dans le pré.

Toutes les prétendantes avaient révisé leur ornithologie pour séduire Raphaël, le séduisant pêcheur passionné par les oiseaux , qui n’a finalement pas choisi la guide ornithologue, qui pensait pourtant avoir toutes ses chances. Elle a, sans le savoir, été sauvée d’un terrible repas à base de foie de poisson. J’avoue que son cas ne me passionne pas plus que le précédent.

Il y a, en revanche, à dire sur Roland, qui participe clairement à l’émission pour avoir des relations sexuelles, beaucoup et le plus souvent possible. A son crédit, il a vite affiché la couleur lors des speed-dating, évoquant beaucoup sa « zigounette » et la nécessité de la faire travailler pour qu’elle fonctionne à l’avenir. Ses prétendantes n’ont pas pris peur et l’ont trouvé « coquin« . Doux euphémisme…

 

L’Amour est dans le pré : le retour de Françoise, des règles bouleversées…

Pour la première fois, cette année, je ne suis pas réellement contrainte de regarder L’Amour est dans le pré. J’étais donc libre de m’épargner cette énième saison, ses 425 épisodes trop longs qui suivent maintenant quasi minute par minute la vie des agriculteurs, et qui pour étirer encore la sauce déjà bien diluée se penchent maintenant sur l’avant courrier, l’avant rendez-vous, ou l’avant visite à la ferme. Mais non, je ne suis pas téléphage pour rien et je reste donc fidèle au poste.

l-amour-est-dans-le-pre-2016-exit-james-blunt-le-nouveau-generique-sera-chante-par-00c8f56e9a5784480

Voilà ce que je retiens de la soirée…

Les règles ont un peu changé.
Désormais, les candidats agriculteurs font un peu ce qu’ils veulent.

Pierre Emmanuel, qui a eu un coup de coeur dès les courriers, confirmé par le speed-dating, a ainsi choisi de recevoir une seule candidate, ce qui nuit totalement à la véritable philosophie de l’émission, qui repose quand même, quand tout se passe bien, sur l’humiliation systématique de celle qui devra un jour pousser sa valise à roulettes, seule, dans la gare où elle aura été larguée par un agriculteur pressé de vivre enfin sa relation comme il l’entend avec sa préférée depuis le début. En un mot, ce n’est pas du jeu !

Dans le même ordre d’idée, la jeune et espiègle Nathalie va, pour la première fois dans l’histoire de l’émission, recevoir trois candidats à son domicile, car elle a fait n’importe quoi aux speed-dating. Logiquement, elle devrait être tancée par Tata Karine, qui ne supporte pas normalement, que ses ouailles fassent n’importe quoi.  Pour ceux qui n’ont pas vu l’émission hier, étrangement la jeune femme n’a pas retenu son coup de coeur des courriers et des premiers rendez-vous. Mais, le type ne s’est pas laissé démonter et lui a écrit à son domicile pour lui dire qu’il ne lui en voulait pas.  Qui ira douter que le gars a trouvé seul son adresse et a décidé seul de retenter sa chance ? Le hasard faisant bien les choses, les caméras étaient pile présentes le jour où la candidate a reçu sa lettre, accompagnée de deux agriculteurs amis, déjà aperçus dans l’émission.

En clair, la production a désormais tellement peur que les candidats lui échappent, qu’elle leur passe tout. Désormais, les choses se jouent presque avant l’arrivée des caméras, ce qui gâche un peu la fête.

Le retour de la vengeance de Françoise
L’an dernier, Françoise avait été l’unique candidate à rendre visite à un candidat bien borné, qui voulait trouver une génitrice pour prolonger sa lignée. Malheureusement, Françoise avait passé l’âge et s’était fait remercier rudement par son hôte. Qu’importe, elle est bien décidée cette année à s’installer à la campagne à tout prix, pardon à trouver l’amour avec un grand A. Elle a donc visé à nouveau un agriculteur qui n’était pas programmé pour crouler sous le courrier et là voilà revenue dans le jeu pour obtenir sa place au vert.
L’an dernier, Françoise était touchante, cette année, elle est juste inquiétante. La production aurait dû lui épargner une éventuelle nouvelle humiliation.

Des chiffres et des lettres
Cette année, la région Occitanie est à nouveau très bien représentée dans l’émission grâce à Vincent, le Lotois, qui est un passionné de numérologie, et qui a donc choisi ses prétendantes sur des critères bien précis, leur chiffre de vie. Bon, j’avoue, j’ai été tentée de calculer un moment si j’étais compatible avec lui.

Avouez que ce que je viens d’écrire vous donne envie de voir la suite…

 

 

 

 

La saison de trop, mais vraiment de TROP pour Fais pas ci, fais pas ça

Hier soir, j’ai fait un mash-up entre « Top chef » sur M6 et « Fais pas ci, fais pas ça » sur France 2.

J’avais regardé le premier épisode de mon ex série française préférée sur Internet ce qui m’a permis de regarder le début de « Top chef ».

Contre toute attente, je continue à bien aimer cette saison. Je me suis presque habituée aux commentaires à la bouche des chefs. Comme si ceux des trois coachs ne suffisaient pas, Jean-François Piège, ex juge du concours, est, à son tour, venu parler façon « Car glass » ou débrief des Anges en voix off. Les émission télé ont inventé une nouvelle intonation horripilante, mais à laquelle on se fait, c’est ainsi.

L’épreuve de la boîte obscure reste amusante. Les chefs doivent reconstituer un plat qu’ils ont dégusté dans le noir. Pour pimenter un peu l’émission, elle compte son candidat horripilant, David, qui porte une toque alors que personne ne lui demande et qui fait des mimiques de psychopathe quand on le contrarie.

J’ai ensuite zappé l’épreuve du poulet/patates pour voir la suite de l’ultime saison de « Fais pas ci, fais pas ça ». J’ai lu partout que les producteurs et les acteurs ne voulaient pas faire la saison de trop. J’aime bien ce gentil manque de lucidité. Ils ont fait la saison de trop, il y a déjà quatre saisons. Il y a eu un peu de mieux vers la 6 dans mes souvenirs, mais la huit était totalement calamiteuse. Là, on continue la descente aux enfers.

Fpc pfc mariage

On va faire simple : Les Lepic et les Bouley n’ont strictement plus rien à nous raconter.
Ils sont rincés.

Nous étions restés sur l’improbable association des deux mères de famille dans un projet autour du macramé. L’entreprise est devenue florissante, mais Fabienne n’a plus d’idées et Valérie est hystérique comme d’habitude. C’est un paradigme de « Fais pas ci, fais pas ça », quoiqu’il arrive Valérie est hystérique et Denis, placide.
Denis, justement, a ouvert un food-truck bio, qu’il ne veut pas voir prospérer, car il est de gauche.
Renaud compose, lui, avec ses actionnaires asiatiques, ce qui suscite la jalousie de Fabienne.
Alors, bon, je suis une puriste de la série, mais je me souviens qu’il était allergique aux nems, ce qui lui avait épargné une mutation en Chine, il y a longtemps, et dans l’épisode 1 de la saison 9, il en mange. Bonjour la cohérence scénaristique.
Du côté des enfants, Soline, Tiphaine, et Christophe vont bien, on ne s’en fait pas pour eux, mais la pauvre Charlotte a été plaquée par sa meuf et mange des chips.
J’allais oublier le ressort comique autour d’Eliott, qui devient centriste. Ses convictions politiques étaient rigolotes dans la saison une, quand il s’affirmait comme un sarkozyste convaincu face à ses parents bobos. Là, le running-gag tombe juste à plat. Allez, ok, on va dire qu’un centriste de 18 ans, c’est rigolo. Mais, juste pour la forme.

Voilà, ça nous fait la matière pour deux épisodes bien lourdingues sans véritable conclusion avant, procédé scénaristique de dingue, un saut dans le temps de cinq ans la semaine prochaine. Bon, si les Américains l’ont fait (« Les Frères Scott », « Desperate housewives »), nous devons en être capables, mais ça sent quand même le truc bien raté.

Je ne comprends pas, et là ça m’agace vraiment, qu’une série qui trouvait sa valeur ajoutée et son comique dans la mise en avant du quotidien de deux familles aux convictions opposées, mais aux valeurs communes, en soit venue à juste proposer des intrigues aussi abracadabrantes;  limite stupides. Et puis surtout, ce n’est pas drôle.
Il suffit de regarder la première saison pour voir tout ce que « Fais pas ci, fais pas ça » a perdu. Je ne reviens pas sur la saison de trop. Au final, on en vient à ne plus aimer les Lepic et les Bouley. Pire, j’en viens à ne plus aimer du tout Fabienne.

 Ohhh, oui, tu m’énerves, Fabienne !

Quand je suis revenue sur « Top chef », les recalés des premières épreuves devaient réaliser une coque craquante avec une surprise à l’intérieur, soit à peu près un challenge du « Meilleur pâtissier ». Comme M6 se fout de la gueule du monde en calant la dernière publicité avant le nom du candidat éliminé, je suis allée me coucher sans savoir et en m’en fichant éperdument.

Des dîners franchement ratés

Je suis une fan d’un « Dîner presque parfait » depuis le lancement de l’émission sur M6. Je n’ai plus de la date exacte, mais je me souviens que la première semaine avait été organisée à Lyon et que c’était un certain Grégory, depuis devenu une star des fourneaux, qui avait triomphé. Je me rappelle également que la deuxième édition avait eu lieu à Lille.

A un moment, je ne manquais aucun épisode du programme. J’ai même proposé ici même (ou presque, puisque j’ai quand même déménagé entre deux) mon programme pour un dîner presque parfait, avec l’animation imparable dans laquelle je crois toujours : l’animation chatons.

J’avais même décliné en cinq chapitres (I II III IV V) les recettes pour emporter les 1000 euros promis au vainqueur.

3775c-dc3aenerm6

Evidemment, à un moment j’ai été gagnée par la lassitude et je suis passée à autre chose, comme M6 d’ailleurs, qui a arrêté l’émission pour la laisser un peu reposer et mieux la ressusciter quelques années plus tard sur W9, sa jumelle maléfique inversée. Pourvu qu’elle ne finisse jamais sur la triplée de l’enfer, 6ter, ce qui est le dernier stade avant le néant.

Le problème, c’est que sur la TNT, tout est permis. Il a donc fallu salir un peu l’émission pour la faire obéir aux codes de  la « nouvelle » télé-réalité, qui sont en vigueur au-delà du numéro 7 de ma télécommande. Du coup, le programme a bien souffert.

Entendons-nous bien, il y a des éditions quasi normales. Les dîners en Picardie passaient presque la semaine dernière. Les participants ont failli chialer en constatant qu’un candidat pas très aguerri en cuisine, pour rester soft, avait eu du mal à confectionner des crêpes et, ils ont résisté bravement à la tentation de le pourrir en découvrant son interprétation pourtant peu ragoûtante de la ficelle picarde.

A l’inverse, depuis lundi, c’est free-style. Les concurrents sont infects, calculateurs et mauvais joueurs, mais le clament haut et fort. C’est la W9’s touch : un protagoniste peut assumer frontalement de saboter le principe même de l’émission en notant n’importe comment et ça passe.

Bon, au point où en sont arrivés les participants, il semblerait que l’ultime dîner de la semaine, ce vendredi, tourne au pugilat entre la blonde sexagénaire sans filtre et le gourmet inutilement sophistiqué, qui a collé un 2/10 à un repas très honorable.

Je me demande du coup comment l’émission peut encore trouver des victimes pour accepter de participer à la compétition. D’ailleurs, quand personne ne se dévoue, ce n’est pas trop grave, la chaîne sort ou rediffuse une édition plus ou moins faisandée avec des vedettes. Sophie Tapie a ainsi fait des miracles avec son dîner de cow-girl plein de viande alors qu’elle est végétarienne. Un ex Miss France a été ravie de se revoir dans un truc qu’elle avait tourné, il y a au moins cinq ans.

Entendons-nous bien, je ne suis pas contre la mauvaise foi de bon aloi dans ce genre d’émission : je lui mets 2/10 pour sa décoration car je l’avais imaginée différente et que je ne gère pas bien la déception, il mérite un 5/10 car son homard avait des pinces minuscules…

Mais, je reste persuadée naïvement que le concept de l’émission était assez fort pour lui épargner de terminer aussi mal son existence. De mon côté, je regarde quand le programme s’annonce « normal » : aucun candidat border-line, aucune tension à l’horizon…