L’Amour est dans le pré : le retour de Françoise, des règles bouleversées…

Pour la première fois, cette année, je ne suis pas réellement contrainte de regarder L’Amour est dans le pré. J’étais donc libre de m’épargner cette énième saison, ses 425 épisodes trop longs qui suivent maintenant quasi minute par minute la vie des agriculteurs, et qui pour étirer encore la sauce déjà bien diluée se penchent maintenant sur l’avant courrier, l’avant rendez-vous, ou l’avant visite à la ferme. Mais non, je ne suis pas téléphage pour rien et je reste donc fidèle au poste.

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Voilà ce que je retiens de la soirée…

Les règles ont un peu changé.
Désormais, les candidats agriculteurs font un peu ce qu’ils veulent.

Pierre Emmanuel, qui a eu un coup de coeur dès les courriers, confirmé par le speed-dating, a ainsi choisi de recevoir une seule candidate, ce qui nuit totalement à la véritable philosophie de l’émission, qui repose quand même, quand tout se passe bien, sur l’humiliation systématique de celle qui devra un jour pousser sa valise à roulettes, seule, dans la gare où elle aura été larguée par un agriculteur pressé de vivre enfin sa relation comme il l’entend avec sa préférée depuis le début. En un mot, ce n’est pas du jeu !

Dans le même ordre d’idée, la jeune et espiègle Nathalie va, pour la première fois dans l’histoire de l’émission, recevoir trois candidats à son domicile, car elle a fait n’importe quoi aux speed-dating. Logiquement, elle devrait être tancée par Tata Karine, qui ne supporte pas normalement, que ses ouailles fassent n’importe quoi.  Pour ceux qui n’ont pas vu l’émission hier, étrangement la jeune femme n’a pas retenu son coup de coeur des courriers et des premiers rendez-vous. Mais, le type ne s’est pas laissé démonter et lui a écrit à son domicile pour lui dire qu’il ne lui en voulait pas.  Qui ira douter que le gars a trouvé seul son adresse et a décidé seul de retenter sa chance ? Le hasard faisant bien les choses, les caméras étaient pile présentes le jour où la candidate a reçu sa lettre, accompagnée de deux agriculteurs amis, déjà aperçus dans l’émission.

En clair, la production a désormais tellement peur que les candidats lui échappent, qu’elle leur passe tout. Désormais, les choses se jouent presque avant l’arrivée des caméras, ce qui gâche un peu la fête.

Le retour de la vengeance de Françoise
L’an dernier, Françoise avait été l’unique candidate à rendre visite à un candidat bien borné, qui voulait trouver une génitrice pour prolonger sa lignée. Malheureusement, Françoise avait passé l’âge et s’était fait remercier rudement par son hôte. Qu’importe, elle est bien décidée cette année à s’installer à la campagne à tout prix, pardon à trouver l’amour avec un grand A. Elle a donc visé à nouveau un agriculteur qui n’était pas programmé pour crouler sous le courrier et là voilà revenue dans le jeu pour obtenir sa place au vert.
L’an dernier, Françoise était touchante, cette année, elle est juste inquiétante. La production aurait dû lui épargner une éventuelle nouvelle humiliation.

Des chiffres et des lettres
Cette année, la région Occitanie est à nouveau très bien représentée dans l’émission grâce à Vincent, le Lotois, qui est un passionné de numérologie, et qui a donc choisi ses prétendantes sur des critères bien précis, leur chiffre de vie. Bon, j’avoue, j’ai été tentée de calculer un moment si j’étais compatible avec lui.

Avouez que ce que je viens d’écrire vous donne envie de voir la suite…

 

 

 

 

La saison de trop, mais vraiment de TROP pour Fais pas ci, fais pas ça

Hier soir, j’ai fait un mash-up entre « Top chef » sur M6 et « Fais pas ci, fais pas ça » sur France 2.

J’avais regardé le premier épisode de mon ex série française préférée sur Internet ce qui m’a permis de regarder le début de « Top chef ».

Contre toute attente, je continue à bien aimer cette saison. Je me suis presque habituée aux commentaires à la bouche des chefs. Comme si ceux des trois coachs ne suffisaient pas, Jean-François Piège, ex juge du concours, est, à son tour, venu parler façon « Car glass » ou débrief des Anges en voix off. Les émission télé ont inventé une nouvelle intonation horripilante, mais à laquelle on se fait, c’est ainsi.

L’épreuve de la boîte obscure reste amusante. Les chefs doivent reconstituer un plat qu’ils ont dégusté dans le noir. Pour pimenter un peu l’émission, elle compte son candidat horripilant, David, qui porte une toque alors que personne ne lui demande et qui fait des mimiques de psychopathe quand on le contrarie.

J’ai ensuite zappé l’épreuve du poulet/patates pour voir la suite de l’ultime saison de « Fais pas ci, fais pas ça ». J’ai lu partout que les producteurs et les acteurs ne voulaient pas faire la saison de trop. J’aime bien ce gentil manque de lucidité. Ils ont fait la saison de trop, il y a déjà quatre saisons. Il y a eu un peu de mieux vers la 6 dans mes souvenirs, mais la huit était totalement calamiteuse. Là, on continue la descente aux enfers.

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On va faire simple : Les Lepic et les Bouley n’ont strictement plus rien à nous raconter.
Ils sont rincés.

Nous étions restés sur l’improbable association des deux mères de famille dans un projet autour du macramé. L’entreprise est devenue florissante, mais Fabienne n’a plus d’idées et Valérie est hystérique comme d’habitude. C’est un paradigme de « Fais pas ci, fais pas ça », quoiqu’il arrive Valérie est hystérique et Denis, placide.
Denis, justement, a ouvert un food-truck bio, qu’il ne veut pas voir prospérer, car il est de gauche.
Renaud compose, lui, avec ses actionnaires asiatiques, ce qui suscite la jalousie de Fabienne.
Alors, bon, je suis une puriste de la série, mais je me souviens qu’il était allergique aux nems, ce qui lui avait épargné une mutation en Chine, il y a longtemps, et dans l’épisode 1 de la saison 9, il en mange. Bonjour la cohérence scénaristique.
Du côté des enfants, Soline, Tiphaine, et Christophe vont bien, on ne s’en fait pas pour eux, mais la pauvre Charlotte a été plaquée par sa meuf et mange des chips.
J’allais oublier le ressort comique autour d’Eliott, qui devient centriste. Ses convictions politiques étaient rigolotes dans la saison une, quand il s’affirmait comme un sarkozyste convaincu face à ses parents bobos. Là, le running-gag tombe juste à plat. Allez, ok, on va dire qu’un centriste de 18 ans, c’est rigolo. Mais, juste pour la forme.

Voilà, ça nous fait la matière pour deux épisodes bien lourdingues sans véritable conclusion avant, procédé scénaristique de dingue, un saut dans le temps de cinq ans la semaine prochaine. Bon, si les Américains l’ont fait (« Les Frères Scott », « Desperate housewives »), nous devons en être capables, mais ça sent quand même le truc bien raté.

Je ne comprends pas, et là ça m’agace vraiment, qu’une série qui trouvait sa valeur ajoutée et son comique dans la mise en avant du quotidien de deux familles aux convictions opposées, mais aux valeurs communes, en soit venue à juste proposer des intrigues aussi abracadabrantes;  limite stupides. Et puis surtout, ce n’est pas drôle.
Il suffit de regarder la première saison pour voir tout ce que « Fais pas ci, fais pas ça » a perdu. Je ne reviens pas sur la saison de trop. Au final, on en vient à ne plus aimer les Lepic et les Bouley. Pire, j’en viens à ne plus aimer du tout Fabienne.

 Ohhh, oui, tu m’énerves, Fabienne !

Quand je suis revenue sur « Top chef », les recalés des premières épreuves devaient réaliser une coque craquante avec une surprise à l’intérieur, soit à peu près un challenge du « Meilleur pâtissier ». Comme M6 se fout de la gueule du monde en calant la dernière publicité avant le nom du candidat éliminé, je suis allée me coucher sans savoir et en m’en fichant éperdument.

Des dîners franchement ratés

Je suis une fan d’un « Dîner presque parfait » depuis le lancement de l’émission sur M6. Je n’ai plus de la date exacte, mais je me souviens que la première semaine avait été organisée à Lyon et que c’était un certain Grégory, depuis devenu une star des fourneaux, qui avait triomphé. Je me rappelle également que la deuxième édition avait eu lieu à Lille.

A un moment, je ne manquais aucun épisode du programme. J’ai même proposé ici même (ou presque, puisque j’ai quand même déménagé entre deux) mon programme pour un dîner presque parfait, avec l’animation imparable dans laquelle je crois toujours : l’animation chatons.

J’avais même décliné en cinq chapitres (I II III IV V) les recettes pour emporter les 1000 euros promis au vainqueur.

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Evidemment, à un moment j’ai été gagnée par la lassitude et je suis passée à autre chose, comme M6 d’ailleurs, qui a arrêté l’émission pour la laisser un peu reposer et mieux la ressusciter quelques années plus tard sur W9, sa jumelle maléfique inversée. Pourvu qu’elle ne finisse jamais sur la triplée de l’enfer, 6ter, ce qui est le dernier stade avant le néant.

Le problème, c’est que sur la TNT, tout est permis. Il a donc fallu salir un peu l’émission pour la faire obéir aux codes de  la « nouvelle » télé-réalité, qui sont en vigueur au-delà du numéro 7 de ma télécommande. Du coup, le programme a bien souffert.

Entendons-nous bien, il y a des éditions quasi normales. Les dîners en Picardie passaient presque la semaine dernière. Les participants ont failli chialer en constatant qu’un candidat pas très aguerri en cuisine, pour rester soft, avait eu du mal à confectionner des crêpes et, ils ont résisté bravement à la tentation de le pourrir en découvrant son interprétation pourtant peu ragoûtante de la ficelle picarde.

A l’inverse, depuis lundi, c’est free-style. Les concurrents sont infects, calculateurs et mauvais joueurs, mais le clament haut et fort. C’est la W9’s touch : un protagoniste peut assumer frontalement de saboter le principe même de l’émission en notant n’importe comment et ça passe.

Bon, au point où en sont arrivés les participants, il semblerait que l’ultime dîner de la semaine, ce vendredi, tourne au pugilat entre la blonde sexagénaire sans filtre et le gourmet inutilement sophistiqué, qui a collé un 2/10 à un repas très honorable.

Je me demande du coup comment l’émission peut encore trouver des victimes pour accepter de participer à la compétition. D’ailleurs, quand personne ne se dévoue, ce n’est pas trop grave, la chaîne sort ou rediffuse une édition plus ou moins faisandée avec des vedettes. Sophie Tapie a ainsi fait des miracles avec son dîner de cow-girl plein de viande alors qu’elle est végétarienne. Un ex Miss France a été ravie de se revoir dans un truc qu’elle avait tourné, il y a au moins cinq ans.

Entendons-nous bien, je ne suis pas contre la mauvaise foi de bon aloi dans ce genre d’émission : je lui mets 2/10 pour sa décoration car je l’avais imaginée différente et que je ne gère pas bien la déception, il mérite un 5/10 car son homard avait des pinces minuscules…

Mais, je reste persuadée naïvement que le concept de l’émission était assez fort pour lui épargner de terminer aussi mal son existence. De mon côté, je regarde quand le programme s’annonce « normal » : aucun candidat border-line, aucune tension à l’horizon…

Top chef revisité façon The Voice, ça donne quoi ?

J’avais arrêté « Top chef » avec l’arrivée du nouveau jury et la nouvelle mouture. Ce rendez-vous du lundi m’avait lassée avec le temps, devenu bien trop long et plus assez appétissant…

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J’y suis finalement revenue hier probablement par réflexe pavlovien : un programme culinaire, le mercredi, c’est associé pour moi à mon émission préférée le « Meilleur pâtissier », donc pourquoi pas.

Je ne regrette pas mon choix. Je n’ai presque pas été tentée de zapper. Et si hier, j’ai fini par aller me coucher, j’ai regardé la fin aujourd’hui en replay.

Bon, en vrai, je ne suis pas sûre de poursuivre, car, je crois, que c’est surtout le process de recrutement de la brigade façon « The Voice » qui m’a séduite.

Pour cette nouvelle mouture, les trois membres du jury ont dû piocher parmi un panel de candidats pour composer une brigade.
Trois épreuves leur ont permis de choisir leurs poulains. La production n’a pas poussé l’expérience jusqu’à faire goûter à l’aveugle toutes les réalisations. Seuls les candidats recalés lors des trois premières étapes ont vu leur plat déguster ainsi lors de la dernière chance.
Les chefs ont choisi leurs poulains sur la base de leurs réalisations et aussi un peu, il faut bien l’avouer, sur leur apparence et leur répondant. Ainsi, Michel Sarran a passé la soirée à recruter pour son groupe les plus fortes têtes, et il a été bien déçu d’opter, lors de l’épreuve de la dernière chance, cette fois-ci à l’aveugle, pour le candidat le plus lisse. On a bien compris qu’il visait la jolie et émotive chef à domicile, qui aurait pu faire mannequin.

Comme dans « The Voice », quand les chefs se sont arrêtés sur un même « talent », c’est lui qui a pu choisir son coach.

Il y a eu quelques bons moments dans la soirée, comme celui où un candidat a proposé de faire un carpaccio chaud à l’immense stupeur des chefs, qui en ont conclu qu’il cuisinait un steak. C’est un peu comme le gaspacho avec les gros haricots rouges, un chili con carne donc (celui qui saisit la référence gagne un carambar).

J’ai bien aimé aussi la séquence où un pauvre cuisinier s’est tailladé le doigt et s’est mis à pisser le sang. Le malheureux gars a eu mal et a tenté de baisser les bras. De guerre lasse, Chef Etchebest est venu le réconforter en lui racontant son Vietnam, cette fois où il s’était coupé la main durant un concours et où il a continué malgré tout pour devenir meilleur ouvrier de France.

Je retiens aussi la pauvre chef à domicile, qui a pleuré en voyant les chefs et est tellement émue à l’idée de participer à l’émission qu’elle ne leur a rien servi au final.

« Top chef » garde des côtés horripilants. D’abord, l’émission est toujours bien trop longue. Pour optimiser les parts de marché, M6 fait comme tout le monde en détachant la dernière partie.
L’épreuve de la dernière chance est désormais indépendante, elle l’est probablement depuis deux saisons, mais ça ajoute une heure à une émission déjà bien trop délayée.
Le deuxième point, que je n’ai pas digéré dans la nouvelle formule et qui continue, c’est la manie de faire commenter à la bouche par les chefs ce qui se passe à l’écran. Ils jouent comme des patates, et pour cause ce n’est pas leur métier. Ca passe à peine dans « Cauchemar en cuisine » et là il faut se fader deux commentaires indigents de plus.

Quant aux épreuves, elles n’ont plus le charme d’antan. Faire des pâtes sans pâtes pourquoi pas, mais revisiter le bœuf carottes ou leur demander de faire couler le cœur de n’importe quoi, bof…

Bon, et puis « Top chef » demeure « Top chef », c’est sur un hasard qui fait drôlement bien les choses que Philippe Etchebest qualifie finalement in extremis le candidat qu’il a recruté lui-même en parcourant la France pendant des mois dans « Mission top chef ». Ca aurait fait désordre si son poulain avait été éliminé après seulement un pauvre prime.

Je tenterai la semaine prochaine de voir si le fonctionnement en brigade me sied. Pour le moment, je n’y crois guère.

L’Amour est dans le pré : Les nouvelles ouailles de Tata Kaka

Après moult tergiversations et hésitations, j’ai finalement regardé les portraits des nouveaux agriculteurs de « L’Amour est dans le pré ». Comme l’an dernier, ils semblent sur le papier assez sympathiques, et la vie ne les a pas épargnés. C’est d’ailleurs la nouvelle tendance de l’émission : les candidats dont il est quasi impossible de se moquer à moins d’être mort à l’intérieur.

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Romuald est un éleveur de poules bio. Bien fait de sa personne et plutôt drôle, il est en plus posé et parle bien. Du coup, on se demande pourquoi il est encore célibataire et ce que l’émission peut bien faire pour lui. Bon, il a indiqué à Karine Le Marchand, qu’il avait beaucoup changé après un gros burn-out et une rupture douloureuse, ce qui expliquerait sa situation.
Il devrait recevoir des tonnes de lettres. Je vous recommande de miser sur quelqu’un d’autre.

Nathalie attend l’amour comme Jenifer. Elle approche des trente ans et s’inquiète de voir ses copines se maquer, alors qu’elle est toujours seule. En gros, elle veut se caser avec un type pas trop grand et pas trop musclé.
Son niveau d’exigence devrait grimper en flèche au moment des courriers.

J’avoue que j’ai été très émue par le portrait de Gilles, l’adorable papa, qui a perdu la même année sa femme, et sa mère, et dont le fils a eu un accident extrêmement grave, qui l’a laissé très diminué. Il a sobrement indiqué que « la féminité lui manquait ».
Il devrait recevoir plein de lettres de jeunes femmes pleines de compassion, et je lui souhaite sincèrement de trouver le bonheur avec ou sans les caméras de M6

Christophe a été présenté comme « le bad boy de la saison », essentiellement parce que ce viticulteur du Jura est un peu looké cuir. Au final, c’est juste un type très passionné (exalté?) qui pourrait passer des heures à regarder la femme qu’il aime et qui apprécie autant les films de gangsters, que « Dirty Dancing ».
L’équation beau gosse plus viticulteur devrait lui permettre de recevoir des milliers de lettres.

Gérard dit « Gégé », qui affiche des escargots à la sortie de son exploitation pour demander aux automobilistes de ralentir, est, pour le moment, le candidat le plus caricatural. Ce grand sensible aime aller au bal danser la lambada après avoir dégusté une bonne tête de veau. Karine Le Marchand a bien souligné qu’il n’avait connu qu’un flirt à l’âge de vingt ans. Je retiens surtout de son entretien ce gros blanc après cette phrase « Mon père m’a pas fait voir, il m’a dit : tu montes dessus et tu laboures ». Comme il parlait des terres, l’animatrice, toujours en verve, lui a indiqué que c’était pareil pour les filles.
Je crains que Gégé ne reçoive que deux lettres.

Comme Gégé décidément, Julie n’a pas du tout connu l’amour, et elle n’a pas d’amis non plus. Alors, est-ce parce que les éleveuses de cheveux ont leur petit caractère, dixit l’animatrice, ou parce qu’elle a attendu en vain un homme qui ne s’intéressait pas à elle durant sept ans ? Mystère…
En tout cas, Karine Le Marchand, dans son rôle de protectrice de ses ouailles, a prié les hommes pas sérieux de s’abstenir.
Là encore, je souhaite le meilleur à Julie, qui n’a pas été présentée forcément sous son meilleur jour dans son portrait.

J’ai déjà prévu de caser Julie avec Vincent, le gentil éleveur de brebis, fan de numérologie, qui ressemble à Emmanuel Macron dixit la marieuse du programme. Je précise juste qu’il a de faux-airs d’Emmanuel Macron, qui n’aurait pas été très souvent chez le dentiste.

Je vous épargne toutes les bonnes blagues de « Tata Kaka » sur le sexe des hommes plus petits que celui des chevaux, ou ses commentaires sur le volume et la consistance des excréments des bêtes en fonction de leur alimentation. Je l’aime beaucoup, et elle excelle dans son rôle d’accoucheuse des sentiments des agriculteurs, mais elle devrait ralentir sur l’humour scatologico-grivois.

Une finale formidable pour le meilleur pâtissier

Plutôt qu’en faire deux billets, je vais vous faire une synthèse de ma semaine télé, marquée par deux temps forts.

Le retour d’une Famille formidable sur TF1

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Je regarde la série depuis son démarrage, et j’ai même acheté les dvd des trois premières saisons, qui restent à mes yeux les meilleures. Il m’est donc quasi impossible de lâcher les Beaumont. A l’inverse si je sens que si les aventures des Lepic et des Bouley sont aussi mauvaises dans la saison à venir que pour la précédente, je n’hésiterais pas à jeter ces deux familles aux oubliettes.

Nous avions donc laissé Jacques et Catherine en pleine installation au Portugal après une énième crise de leur couple. Frédérique venait d’avoir un accident de scooter et de perdre l’usage de ses jambes. Jérémy, fou de jalousie, s’était fait larguer par sa très jolie amoureuse. Seule éclaircie dans ce tableau bien sombre, la perspective de l’ouverture d’un food-truck, un nouvel espoir pour Jacques, qui ne prendra jamais sa retraite.

Tout commence le mieux du monde sous le soleil de Lisbonne. Le nouveau projet de restauration rapide cartonne et Reine est sur le point d’épouser on nouvel amoureux portugais. Mais, on sent bien pourtant que son bonheur va être de courte durée. Une petite douleur au dos se transforme en cancer du pancréas métastasé au foie, ce qui plombe un peu l’ambiance et l’épisode.

Les aventures de Jacques et de Julien font un peu tache à côté de ce rebondissement morbide.

Après la disparition de Richard, voir partir Reine serait un énorme coup dur pour la série. La semaine prochaine, on nous promet des miracles à La Réunion, mais je sens que cette saison ne va pas être la plus drôle de la série.

Voilà pour les faits, en dehors de ça, on sent bien que depuis quelques saisons (au moins neuf), les Beaumont n’ont plus grand chose à nous raconter. Le clan s’est agrandi, et on prend plaisir à revoir tout le monde, mais bon comme dans les vraies retrouvailles familiales, au bout de cinq minutes, on n’a plus grand chose à se dire.

« La famille formidable » tourne en rond. Jacques s’ennuie et nous ennuie. Une constante dans la série, mais il va falloir dépasser ça un jour. La complicité entre Julien et lui ne fonctionne pas autant que celle qui existait avec Richard.

Reine est parfaite dans le choc et la tristesse, Catherine également. La scène où elle apprend à son amie qu’elle est condamnée est magnifique. Mais bon, ça ne rattrape pas tout.

On s’en fiche un peu que la fille de Julien et Audrey divorce de sa copine hystéro. En plus, ça me saoule qu’une nana réputée lesbienne aille coucher avec le cousin de sa copine pour lui nuire.

Le nouveau pétage de plomb d’Audrey n’était pas vraiment nécessaire. Depuis le temps, on sait que les scénaristes la détestent autant que sa famille.

Mais voilà, par habitude plus qu’autre chose, je serai devant mon écran la semaine prochaine en espérant que Reine s’en sorte finalement.

Et quand j’aurai deux minutes je dresserai l’arbre généalogique des Beaumont pour rigoler un peu.

La finale du Meilleur pâtissier

Mercotte

J’ai été un peu injuste dans mon précédent billet sur les candidats de cette saison, car la finale féminine s’est avérée super chouette. Comme je l’avais prévu, Chelsea l’a emporté face à Lila, la diététicienne qui a un peu pris pendant le concours (non?), Mélanie, la sympathique Belge, et Sandrine.

Lila, qui n’avait absolument pas été sanctionnée pour son baba au rhum non alcoolisé, a été, en revanche, classée hors-sujet pour son Opéra revisité. Je pense qu’il va falloir revoir complètement cette épreuve, où les candidats doivent repenser les gâteaux sans les changer finalement, parce qu’elle embrouille tout le monde.

Les candidats ont ensuite plutôt brillé sur le gâteau de la mort de Mercotte, une spécialité hongroise la Dobos Torta, inutilement compliquée et a priori pas très bonne. Là encore, il va falloir trouver autre chose à l’avenir, car on sent bien que l’imagination de l’implacable pâtissière atteint ses limites.

J’ai été touchée de voir les quatre filles fondre (de circonstance avant de cuisiner du chocolat) en larmes en voyant apparaître leur idole…Pierre Hermé. Elles se sont ensuite bien battues avec leur chocolat.

Finalement, c’est Chelsea qui l’a logiquement emporté pour sa régularité sur la saison, j’imagine.

Divorcés au deuxième regard

Dans la suite et la fin de « Mariés au premier regard », qui aura finalement été une émission assez courte, une mariée a dit non, et deux couples ont divorcé.

Nous étions restés, la semaine dernière, sur un énorme cliffhanger : Valentine allait-elle trouver quelque chose à dire au maire ? Finalement, elle a opté pour le « non » et planté le pauvre Justin sur l’autel.
Je ne vois pas trop l’intérêt d’avoir poussé « l’expérience » jusque-là pour renoncer au dernier moment, mais c’est le jeu, j’imagine.

A l’inverse, Nathalie, qui avait bien hésité à convoler avec Benoît, file désormais le parfait amour avec le jeune homme. Il faut dire que l’entrepreneur s’est donné les moyens de la mettre en confiance en l’accueillant dans une maison décorée à sa convenance. Cependant, pour bien embêter la production, le couple a décidé de divorcer pour démarrer son histoire normalement sur de bonnes bases. Je trouve leur démarche assez cohérente.

Ce sont finalement ceux qui s’étaient plu au premier regard, qui ont explosé en vol. Thomas n’a pas supporté son installation chez Tiffany. En voyant l’intérieur de la jeune fille, le photographe a eu immédiatement envie de prendre ses jambes à son cou. Bon, j’avoue, je le comprends. Un intérieur en dit long sur une personne. Les éminents experts ont essayé de le remettre face à ses obligations en lui indiquant qu’il était marié et qu’il avait fui le domicile conjugal. Le psychologue lui en a bien remis une couche aussi sur sa personnalité introvertie. Bim ! Mais en vain, les tourtereaux ont divorcé et le petit cœur de Tiffany s’est brisé. Enfin pas pour longtemps, puisque la jeune fille a succombé au charme de Justin planté sur l’autel par Valentine. Ils n’ont même pas eu besoin de « La villa des cœurs brisés » pour cicatriser leurs blessures d’amour.

Quand je vois que tous ces jeunes gens héritent d’un premier divorce qui ne compte pas pour du beurre, je pense immanquablement au pauvre Ross si dépité avec ses « three divorces ».

Quant à la science, elle a moyennement marché au final. J’attends la deuxième saison avec impatience désormais.