Vis ma vie de confinée !

Je déplorais qu’il manque un couple de filles dans les duos confinés de Quotidien et je m’apprêtais à poster ma candidature, quand deux nanas visiblement du Sud-Ouest (Caramba, encore raté !) ont pris la place. Tant pis ! Je me contenterai de raconter ma vie de confinée ici.

Si je reprends mon Télé POC journée du tout début du confinement, qui a déjà un mois (!!!!), il ne reste quasi aucune émission du départ.

Tom Nook

Du coup, j’occupe mes journées en jouant énormément à Animal Crossing New Horizons. Je me souviens de ma déception, il y a grosso modo un an, quand Nintendo avait annoncé le report du jeu à mars 2020. Désormais comme Francis Cabrel, je pense que c’était écrit. Le jeu rend ce confinement tellement moins insupportable. J’ai même réalisé tous les plans d’Albin, le lapin sautillant. J’ai aussi attiré l’un de mes habitants favoris sur mon île (George), grâce à une carte Amiibo. Qui se félicite aujourd’hui d’avoir mené bien trop loin cette collection ? Un indice chez vous : Moi !

Je profite aussi du confinement pour rattraper un relatif retard en séries. J’ai enfin visionné en quasi intégralité Grégory sur Netflix et pleuré à chaudes larmes devant la scène de l’enterrement du petit garçon.
Si vous ne l’avez pas vu, je vous recommande ce documentaire. Je me rends compte en le visionnant à quel point le fait divers était présent en arrière-plan de mon enfance et de mon adolescence, sans que je m’y sois jamais vraiment intéressée. Sauf bien plus tard à l’âge adulte.

Je me suis également mise à The Boys sur Amazon, la version trash de l’univers Marvel. Les super-héros y sont dépeints comme des super-ordures managés par une société sans scrupule qui gère leur image. C’est violent, un peu hard, mais le propos est assez passionnant. J’ai hâte de voir où ça va me mener.

 

The Child

Je me suis évidemment abonnée jour 1 à Disney + et j’ai enfin vu les trois premiers épisodes de Mandalorian. Que dire ? C’est vraiment chouette de retrouver l’univers Star Wars dans une série. Je pense forcément à mon moi de 8/10/12/15 ans qui aurait tellement aimé ça. Mon moi de 42 ans kiffe aussi un max, je vous rassure.
Je n’aurai finalement qu’un regret : avoir su pour le Bébé Yoda et ne pas avoir bénéficié de l’effet de surprise qui a dû être absolument magique pour les vrais premiers téléspectateurs.
En super fan d’Arrested Development, je suis ravie de découvrir que Carl Weathers est vraiment un acteur !

Je poursuis aussi Community, une série sur laquelle je reviendrai un jour plus en détails. Mais quelle merveille de drôlerie ! Je retrouve ce que j’ai adoré dans Parks & Recreation ou Arrested Development, ce côté tout pour la blague qui fonctionne si bien. Pour les garçons sensibles et les filles hétéros, j’ai rarement vu une série qui mette autant ses héros plutôt canons et bien bâtis en slip gratuitement.

Le confinement destiné à se prolonger me donne désormais envie de me remettre à Lost (attendu sur Amazon prime apparemment), Buffy (déjà sur Amazon Prime) et Scrubs (nulle part et c’est dommage).

Et sinon, je regarde aussi la télé, mais j’en parlerai dans un autre post, histoire d’économiser mes cartouches.

Mon panthéon des séries

Sur mes 42 ans d’existence si je ne devais retenir que maximum dix séries, pour lesquelles opterai-je ?

Je n’ai bien sûr pas tout vu, je n’ai même quasi rien vu de la masse de séries existantes et ceci n’est qu’un point de vue entièrement subjectif.

Plutôt que de juger mes choix, je vous invite si vous avez envie et que vous lisez ceci à me donner les vôtres !

 

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Lost
Même si aujourd’hui il est de bon ton de cracher sur Lost à cause de la fin de la série, je reste persuadée qu’il fallait juste savourer le voyage plutôt que s’attacher uniquement à la destination. C’est LA série qui nous a poussées, mon ex copine et moi, à passer des heures sur Internet à chercher des réponses à toutes les questions que nous nous posions (et que nous nous posons encore) et  à émettre tout un tas d’hypothèses, qui se sont avérées fausses pour 99% d’entres elles.
Je reste marquée par le bunker qui s’illumine à la fin de la saison 1, comme par le « Not Penny’s boat » ou le « Not in Portland« . Cette île qui bouge, ça peut sembler ridicule et dérisoire, mais elle nous a passionnés et s’il y a UNE série que j’aimerais revoir sans rien en savoir, c’est bien celle-là.

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Friends
C’est la seule série dont j’ai vu tous les épisodes au moins deux ou trois fois, bien plus pour certains. Il ne se passe pas une semaine sans que je l’évoque pour illustrer un moment de ma vraie vie. Elle me fait encore rire. Je peux citer certains passages par coeur.
Alors bien sûr on peut l’étudier avec un regard critique, ne pas ou ne plus l’apprécier… mais pour moi c’est de loin la numéro 1 dans mon coeur.

La croisière s’amuse
Petite Poc a passé des heures et des heures à regarder les passagers d’un paquebot faire d’improbables escales à Puerto Valarta. Dès le générique qui présentait les guests du jour, j’étais embarquée. La série était légère, mais traitait parfois des sujets plus graves. Je la choisis comme flamboyante représentante de toutes ces séries des années 80 qui ne valaient certainement pas grand-chose, mais qui m’ont fait passer de bons moments devant mon petit écran quand j’étais petite.

 

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Buffy contre les vampires
La trilogie du samedi de M6 a marqué une génération. Il existe encore, aujourd’hui, des réfractaires qui pensent encore que cette série racontait simplement les histoires d’une blondinette capable de mettre une raclée aux suceurs de sang. Les autres savent. L’arrivée de Dawn dans la saison cinq est de l’un de mes plus mémorables souvenirs de téléphage. Once more with feeling est dans le top 10 de mes épisodes de série favoris de tous les temps. La relation entre Buffy et Spike m’a fait vibrer et je l’assume.

American Horror Story
Je me suis très longtemps tenue éloignée de tout ce qui pouvait me faire peur. Avec AHS, je me suis en quelque sorte totalement rebootée. J’ai aimé la maison hantée, adoré l’asile et Hotel es une petite claque dans ma vie de simili sériphile. Cette série me hantera longtemps, je le sens et ce n’est pas terminé.

The good place
Presque la perfection pour moi… C’est drôle, malin, extrêmement bien joué, profond. Ca parle d’une chose qui me terrifie (la mort) en jouant avec des tas de concepts éthiques et philosophiques. Je n’attends même pas la quatrième saison pour trancher et savoir que cette série restera à jamais essentielle dans ma vie.

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Scrubs
C’est une jolie série d’apprentissage qui n’a pas assez fait parler d’elle en France, je trouve. Elle a raté sa sortie, comme beaucoup, mais sur l’ensemble c’est une série que je pourrai revoir à l’infini. Là encore, on rit beaucoup mais on pleure aussi pas mal. Je suis par ailleurs une fan inconditionnelle de JD.

Parks and Recreation
Alors ok la saison 1 était ratée. Ca arrive ! Mais cette série est un véritable monument. Elle compte quand même à son générique Amy Poehler et Aziz Ansari (Master of None, rien que ça). Le personnage de Ron Swanson mérite à lui-seul qu’on la visionne. Il m’a réconciliée avec les moustachus. Et puis bon, rien que pour voir Chris Pratt quand il n’était pas taillé en super-héros. Ca vaut le détour.
Pour tout ça et surtout pour une scène d’anthologie sur la patinoire qui reste pour moi l’une des plus drôles toutes séries confondues, Parks and Recreation est forcément dans mon panthéon.

 

 

 

Abrams rate sa Revolution

Pour donner dans le titre ou l’attaque facile, ce que j’ai fait d’ailleurs, JJ Abrams a raté sa révolution. Il aurait peut-être du consulter Jenifer à ce sujet, la sienne était plutôt réussie.

 
 
J’avais toutes les raisons d’adorer la nouvelle série de JJ (djidji). En premier lieu, je suis fan de son œuvre, enfin surtout de « Lost », un peu de « Alias » et pas mal de « Alcatraz » (je suis bien la seule dans ce cas). Dans un deuxième temps, la thématique de « Revolution » était plus qu’alléchante : le monde se retrouve du jour au lendemain sans électricité et nous allons suivre les aventures des protagonistes de la série au moment de la coupure et 15 ans après. Comme tout le monde, j’ai lu et toléré « Ravage » de Barjavel. La thématique est bonne, Abrams allait forcément en faire quelque chose de grand. Je conclus par le casting, enfin surtout Elizabeth Mitchell, qui semblait carrément prometteur.
En voyant le pilote, je sentais la « Terra Nova » arriver à grands pas, en découvrant le deuxième épisode, je me suis dit que c’était la cata totale et le fait qu’un sosie de Ayem de « Hollywood Girls » (qui s’appelle en vrai Daniella Alonso) débarque dans le casting ne m’a pas aidé à donner une chance à « Revolution ».
 
Je vous jure que ce n’est pas Ayem ! Enfin j’espère…
Pourquoi c’est raté ?

J’avais bien aimé dans le pilote cette scène terrible où l’électricité part d’un coup et où hop du coup un avion tombait du ciel. J’appréciais l’idée qu’un homme, voire plusieurs, sache ce qui s’était passé. J’aimais l’idée du bond dans le temps.

En visionnant l’épisode 2, je n’ai pas cessé de songer à « La planète des singes » version série, en moins bien. Les vestiges de l’Humanité sont uniformément recouverts de la même plante verte grimpante ridicule. Je me demande si les responsables du décor ont eu un prix sur ce végétal grotesque. La Milice de Monroe, qui désormais est le dernier rempart contre l’anarchie aux Etats-Unis, car pour le moment, faute de moyens de communication on ignore ce qu’est devenue l’Europe, l’Asie, ou l’Afrique, est habillée d’un élégant uniforme évoquant probablement la guerre de Sécession. Moi je n’arrête pas de me demander qui et comment a cousu ses tenues.
 
Au premier plan, le lierre, le véritable personnage principal de Revolution
 

Bon, les costumes et les décors sont risibles, mais rien n’égale le jeu des comédiens. Le personnage du tonton, qui a du être ninja dans la vie d’avant le black-out, joue comme une patate. La nièce a l’avantage d’avoir un physique très avantageux et s’en contente. J’aime bien JJ, mais pourquoi nous ressort-il un geek, qui ressemble à Xavier Leherpeur d’ailleurs – désolée pour lui. On a adoré Hurley dans « Lost », puis Hurley dans « Alcatraz », et on sent bien que Jorge Garcia, échaudé, n’a pas voulu resigner pour « Révolution ». Du coup, ça craint de nous ressortir le même personnage en moins bien.
On se fout des intrigues, profondément. La sœur, désormais orpheline, mais finalement qu’à moitié, en quête de son frère asthmatique, je m’en tamponne le coquillard.

Je ne vous parle même pas des scènes de combat au sabre, qui doivent être un clin d’oeil maladroit à Star Wars, mais qui me font surtout pouffer.

Mais pourtant je pense sincèrement que « Revolution » pourrait être une bonne série. Il suffirait de presque rien, comme le chantait si bien Reggiani. Le « Power », l’électricité, excellent jeu de mots, pourrait revenir car sa disparition est le fait des hommes. C’est intéressant, vraiment, et on ne demande qu’à savoir pourquoi. Le personnage de Monroe, ex militaire fêtard vaguement alcoolo, devenu le chef d’une milice qui dirige les Etats-Unis, n’est pas inintéressant. Mais voilà, il a fallu coller en face des Rebelles, qui vénère le drapeau américain, et veulent rétablir la bonne vieille bannière étoilée. C’est ringard et limite réac.

Je ne retiens finalement qu’une chose de cette série : Il faut imprimer ses photos captives sur l’iphone, son téléphone portable ou même son ordinateur, avant qu’il ne soit trop tard. Quand le black-out total arrivera, vous n’aurez plus que vos yeux pour pleurer si vous ne l’avez pas fait, car votre batterie vous lâchera et vous ne garderez aucun souvenir. Bien fait !

Lost – New man in charge : Joli nouveau pied de nez aux fans !

Avant le spoiler ultime des onze minutes inédites de Lost qui devraient figurer sur le dvd de la saison 6, quelques infos sur la vie des pages roses…

Je me suis un peu emmêlée les pinceaux dans mes mails, j’ignore donc l’identité de l’usurpateur d’identité qui est le grand vainqueur de la première saison de POC Story. Si cette personne veut (me pardonner) me renvoyer un mail, ça serait gentil de sa part. Du coup, vous avez également le nom du grand vainqueur du jeu de l’été. Je vous interdis de vous faire passer pour lui ou elle, merci d’avance…

Je serais ravie, pour répondre à la question de cectoch de relancer l’idée des dîners totalement virtuels. Si les candidats qui s’étaient portés volontaires sont prêts à jouer le jeu à nouveau et si d’autres candidats se présentent, nous conviendrons ici ou ailleurs (poclatelephage@gmail) d’une date au moment de la rentrée. De mon côté, je boycotte l’émission et je lui préfère les quotidiennes de « Secret Story ». Le réchauffé belge me saoule.

J’ignore d’où viennent les images et je ne sais pas pourquoi elles circulent déjà sur le net alors que le coffret ne sortira, du moins en France, en DVD qu’en octobre, mais deux gentils lecteurs, que je remercie, Gaëtan et Fanny, ont été assez gentils pour m’envoyer le lien pour visionner 11 minutes de mini-épisode inédit de « Lost ».

[Si vous ne les avez pas encore vues, ne lisez pas la suite !]

J’ai été immédiatement saisie par l’émotion en entendant la musique de la série. Dans cette courte séquence, on aperçoit Ben qui vient rendre visite à deux ouvriers Dharma qui ignorent que leur patron n’existe plus depuis 30 ans et qui se chargent encore de l’approvisionnement de l’Ile, notamment en indispensables biscuits pour nourrir des ours blancs. Les deux hommes se posent des tonnes de questions sur leur travail et Ben leur accorde une réponse à chacun. Pour se faire, il leur diffuse l’un de ses petits films cultes signé Dharma. La deuxième partie de l’intrigue m’a paru moins intéressante avec le retour sur le fil, enfin bien entamé déjà, de Walt.

Les choses ont changé sur l’Ile et « the new man in charge » semble beaucoup plus cool que son prédécesseur, Jacob.

J’ai déjà beaucoup pardonné aux scénaristes de « Lost » et j’ai adoré les dix premières minutes surprenantes et amusantes de cet ultime épisode. Les créateurs de la série continuent d’assumer le côté « vous n’aurez pas toutes les réponses à vos questions », ce qui peut à la longue faire grincer des dents certains mais ce qui m’amuse plutôt finalement.

Les réponses apportées par l’épisode concernent essentiellement Dharma, ce qui me satisfait, mais également les difficultés à enfanter des femmes sur l’Ile. En revanche, nous ignorerons sans doute à jamais en quoi Walt était important ou spécial. De toute façon, on ne pouvait guère imaginer en onze minutes apprendre plus de choses. Les détracteurs encore énervés par l’ultime saison de la série culte s’agaceront à nouveau des réponses expédiées en quelques minutes à des problématiques de grande ampleur.

De mon côté, j’adorerais que JJ crée une mini-série intitulé « un gars, un gars » au hasard et mettant en scène « the new man in charge » et son nouveau complice, Ben. Je pense que le projet, comme celui de réunir les Friends dans de nouveaux épisodes de la série, demeurera le fantasme des fans à l’avenir et sera relancé périodiquement par les acteurs, les médias, ou les fondus de la série.

Je laisse la parole aux fans énervés ou enthousiastes… (tout est possible) !

I want to believe

[VOICI LE DERNIER SPOILER DE LOST]
[VOICI LE DERNIER SPOILER DE LOST]
[VOICI LE DERNIER SPOILER DE LOST]
[VOICI LE DERNIER SPOILER DE LOST]
[VOICI LE DERNIER SPOILER DE LOST]

Je pense qu’écrire un billet pour exprimer un point de vue sensé sur la fin de « Lost » s’avèrera quasiment aussi impossible et improbable que de conclure cette série pour ses auteurs, comme l’a d’ailleurs prouvé le final de la fiction culte.

Je vais me garder de vous résumer les trois derniers épisodes, parce que les gens que ça intéresse les ont vus et que par essence les autres s’en moquent.

Pour tenter d’exprimer ce que je ressens, je vais emprunter un artifice utilisé par mon magazine préféré : la double critique j’aime / j’aime pas. Chez Télérama, en général, ce sont deux journalistes de la rédaction qui s’opposent sur un sujet, mais j’ai toujours été un peu schizo.

J’ai aimé la fin de « Lost ».
Enfin disons que j’ai aimé toute la première partie du final, mais pas du tout les dernières minutes. J’ai adoré les retrouvailles de la réalité alternative, où strictement personne ne manque à l’appel et tant pis si c’est un peu téléphoné. Shannon, Boone, Juliet (ahhhhhhhh Juliet…), et même Rose, son mari et surtout Vince…tout le monde est là pour le final et on s’attend presque à ce que les personnages se mettent à chanter en chœur comme dans une comédie musicale ou à saluer le public. Chacun à leur tour, les personnages de la série entrevoient leur… – j’ai envie de dire passé – sur l’Ile. Les Kwons le découvrent avec émotion en apercevant leur bébé pour la première fois lors d’une échographie réalisée par Juliet qui est bien la mère du fils de Jack (tada), Sayid quand il retrouve Shannon, Sawyer quand il flashe sur Juliet et Jack en bon dernier quand il croise Kate, qui a elle-même tout réalisé en accouchant à nouveau Claire. Ces scènes extrêmement fortes et chargées de sens s’accompagnent de flash-backs qui donnent le frisson au téléspectateur fan de la série.

Sur l’Ile, j’ai apprécié cet instant mythique où Hurley prononce la phrase culte qui ne manque à aucun épisode de la saga « la Guerre des étoiles, « I have a bad feeling about this ». Rien que pour ça, cette série et ce final demeureront à jamais culte à mes yeux.

Par la suite, le règlement du conflit sur l’Ile m’a partiellement séduite. J’ai du mal à saisir ce que Jack, le faux Locke et Desmond espèrent faire en envoyant l’écossais au fond de la grotte enchantée et lumineuse. Mais en revanche, j’apprécie que ce soit le sympathique Hurley qui succède à Jacob, et j’aime la façon dont il désigne le pauvre Ben, dupé tour à tour par Jacob puis par l’homme en noir, comme adjoint.

Je complète mon post après discussion avec ma moitié et j’ajoute un ultime paragraphe à ce que j’ai aimé. La question du « choix », bien que je confirme ma conclusion sur le fait que la philosophie dans la série n’est pas mon truc, qui a sous-tendu l’ensemble des saisons, s’impose comme le fil rouge de ce final. Jack choisit de se sacrifier pour l’Ile et se désigne un successeur inattendu en la personne d’Hurley, qui saura prendre soin de l’Ile (et de ses futurs habitants ?). Sawyer, Kate, Richard, Claire, Lapidus et Milus choisissent de quitter l’Ile en laquelle ils ne croient finalement que peu, tandis que Ben et Hurley restent. Benjamin indique à Hurley en conclusion, qu’il pourra choisir d’aider Desmond à rentrer chez lui car Jacob n’a pas forcément opté pour les bonnes options en décidant que les non-initiés devaient rester ses prisonniers.
Plus tôt dans l’histoire de la série, certains avaient déjà choisi de partir (les six de l’Océanic), d’autres de rester plus ou moins malgré eux (Sawyer), quelques uns avaient choisi de taper jour après jour un mystérieux code, d’autres non…
D’une certaine manière, Jack choisit également de croire Jacob en tuant le faux Locke et en ne laissant pas l’Ile s’autodétruire après siphonage de la source magique.

L’Ile est-elle réellement essentielle et sa destruction aura-t-elle précipité quelque chose de grave ? Locke était-il réellement démoniaque ou une simple victime de la destinée ?
A vous de voir, finalement les scénaristes nous laissent également le choix de nos croyances.

Pour le reste, je suis très réservée et je passe donc le clavier à mon moi agacé.

Je n’ai pas aimé la fin de « Lost ».
Récemment, on m’expliquait qu’on aimait « Lost » pour ses personnages ou ses intrigues et apparemment j’ai toujours eu le cul entre les deux chaises, comme le prouve ce qui précède.

Je ne vais pas dresser la liste des réponses qui nous manquaient à ce stade du jeu (car quelqu’un la fait mieux que moi), mais il en restait un paquet, et même si nous étions prévenus que n’aurions pas toutes les réponses, là quand même ça vire presque au foutage de gueule.

Nous ignorerons jusqu’à la fin des temps le prénom du jumeau de Jacob. Ma femme prétend qu’il faut se référer simplement à la Bible, alors pourquoi ne pas avoir enfoncé le clou tout simplement et s’il était tellement important, pourquoi nous le cacher jusqu’au bout.

Nous ne saurons rien de l’origine de la statue, de celles des Autres, qui demeureront à jamais de simples pions, ni réellement celle de l’Ile et de ses pouvoirs. Il faudra se contenter de penser qu’une source enchantée et lumineuse fermée par un gros bouchon en carton-pâte en garantit la force, mais pourquoi nous ne le saurons jamais. Pour les difficultés de procréation sur place, nous nous contenterons également de conjectures. Quant à ce que Widmore visait en revenant là, nous devrons supposer également parce qu’il est exécuté vite faire bien fait dans le 616 par Locke agacé. Je ne vous parle même pas de Walt…

Le 616, dont je n’ai pas parlé ici, avait apporté d’autres réponses, presque rigolotes parce que franchement dérisoires. Les candidats l’étaient parce que comme beaucoup l’avaient déjà supputé, ils avaient juste une vie de merde. Les noms barrés dans la liste de la grotte n’étaient qu’une plaisanterie, un trait qui n’impliquait pas grand-chose, dixit Jacob himself.

Bon, on va faire semblant que tout ceci est aisément pardonnable, mais ce qui ne l’est pas en revanche, c’est la nature même de l’autre réalité, qui n’est effectivement pas alternative. Dans un délire oecuménique (cf le vitrail à côté du cercueil de Christian qui représente toutes les religions), tous les personnages – les pécheurs comme les bons – se retrouvent dans un lieu de culte, qui n’est en fait qu’un endroit où les héros désormais tous morts – nous ignorons quand est le « now » comme le précise le père de Jack – se retrouvent pour se marrer, se câliner et discuter, avant de « partir » pour…un endroit très lumineux, décidément.

Sans cette fin un peu grotesque, j’aurais sans doute plus pardonné à ce dernier épisode.

Conclusion…
Mon dieu, j’ai opéré selon le plan « thèse / antithèse / synthèse », fidèle à ma devise, je pense qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Cette sixième saison est globalement une blague. A se demander si les scénaristes vexés de devoir en conclure n’ont pas juste fait un bras d’honneur à leurs commanditaires dont nous avons été les victimes au passage.

Mais, « Lost » demeurera une série géniale, la preuve nous en avons discuté des heures entre nous et émis des caisses d’hypothèses, que j’ai hâte de revoir en intégralité. Il me faudra cependant un peu de temps pour oublier ce final. Sinon, je ne savourerais pas la redécouverte de la trappe, des effrayants Autres, de Dharma…

Plus, j’y réfléchis et plus je me dis que ce que j’avais adoré en fin de saison, l’apparition de Jacob et son jumeau maléfique, est ce qui a plombé finalement cette dernière saison, car il a fallu non seulement solder la majorité des mystères accumulés en cinq opus délirants, plus une mythologie créée de toute pièce sur le fil. Il n’était peut-être finalement pas nécessaire de nous dévoiler l’origine du pouvoir de l’Ile surtout pour nous apprendre qu’elle venait d’une source lumineuse….

Si je ne me place qu’en fan des personnages, je suis ravie pour Hurley, Ben, Sawyer, Kate…
Si je me place ne puriste de l’intrigue, je vomis du sang.

Par ailleurs, je me refuse à entrer dans toute dimension philosophique de la série et c’est mon choix assumé.

J’aimerais maintenant qu’on en discute ici. Je suis sûre que beaucoup ne seront pas d’accord avec mes interprétations et mon point de vue…

Le cultissime épisode 615 de Lost !

[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]
[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]
[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]

[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]

[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]

L’épisode 815, pardon 615 de « Lost », m’a totalement et irrémédiablement scotchée. C’était ce que j’attendais sans plus y croire depuis le début de cette dernière saison et ce que j’aurais aimé avoir pour le Richard Centric, mais comme Jacob et son ennemi sont beaucoup plus intéressants que lui, ils méritaient évidemment un épisode bien supérieur.

Un jour, que l’on imagine se situer en pleine époque antique, sur une plage bien connue, une femme s’échoue. Elle est évidemment enceinte et sa tenue, sa coiffure et surtout son langage – du latin a priori – laissent penser qu’elle est romaine. Sur l’Ile qu’elle croit abandonnée, elle croise une autre femme qui la recueille et le moment venu l’aide à accoucher. Elle donne naissance à un petit Jacob, que la femme mystérieuse a des réticences à lui confier, puis de façon surprenante à un second bébé, un garçon. Malheureusement, elle n’a prévu qu’un seul prénom et malheureusement pour elle sa nouvelle amie et apprentie sage-femme décide de l’assassiner.

Vlan…

Treize ans plus tard, Jacob et son frère ont grandi. Jacob est aussi blond que son frère est brun, et aime porter du blanc tandis que son jumeau préfère le noir. Les deux garçons un peu naïfs pensent que l’Ile est la finalité de l’univers, comme leur maman leur a dit. Mais le petit garçon en noir a comme un doute, notamment quand il trouve un jeu étrange composé de pierres noires et blanches sur la plage, qui est vite confirmé par la présence sur l’Ile d’autres humains, des hommes qui tuent sous les yeux des deux gamins un sanglier. Leur mère est alors obligée de reconnaître qu’il existe d’autres hommes mais qu’ils sont mauvais et qu’ils ont tendance à tout corrompre, un discours qui en évoque d’autres dans la série. Elle tient à les protéger de l’Homme parce que leur destin est de protéger un étrange endroit : une source lumineuse, qui est le centre névralgique de l’Ile.
Mais ses plans sont contrecarrés par la mère biologique des deux garçons, qui apparaît à l’ado en noir, qui voit donc des gens qui sont morts, et qui l’amène aux siens (« my people » encore une formule culte de la série), les autres survivants du naufrage qui l’a amenée sur l’Ile. Le jumeau de Jacob, furieux, décide de rejoindre son peuple et de tourner le dos à sa mère adoptive, qui le trouve pourtant spécial et semble lui vouer silencieusement un certain culte. Jacob sait qu’elle lui préfère son frère, mais il est gentil et ignore le mensonge et la colère. Pour éviter que la jalousie vienne assombrir leur relation, cette femme étrange a d’ailleurs mis en place quelque chose qui les empêche de s’entre-tuer.

Vingt ans plus tard, en gros, les deux hommes se retrouvent autour du fameux jeu que sa mère adoptive a laissé au gamin sans nom. L’homme en noir n’a plus qu’un désir : fuir l’Ile. Il a fait le tour des siens et admet devant Jacob que les hommes sont profondément mauvais. Ils vont cependant l’aider à accomplir son désir le plus cher. La mère du frère de Jacob a vent du plan de son fils et décide de l’en dissuader, mais elle s’aperçoit vite qu’il est allé loin dans sa démarche, concevant une roue qui fera bouger l’Ile grâce à la source primitive qu’elle renferme. Elle décide donc de l’en empêcher violemment. Elle assomme son fils et à son réveil, le puits qui menait à la source et à la future roue est bouché. De plus, elle a tué tous les siens sans vergogne.

Parallèlement, la femme mystérieuse, se sentant probablement menacée par son fils préféré, passe le flambeau de la protection de l’Ile à Jacob, qui écope de cette lourde tâche à la place de son jumeau. Elle lui conseille enfin de ne jamais franchir le seuil de la source lumineuse sous peine que quelque chose de terrible lui arrive.
A son retour sur le camp, elle est abattue par son fils adoré qui lui reproche de ne pas avoir voulu le laisser partir.
Jacob furieux, qui ne peut tuer son frère, décide pour se venger de le précipiter dans la source d’où l’homme en noir ressort sous forme de fumée noire. Il place ensuite les deux corps avec les deux dernières pièces du jeu existantes, un caillou noir et un caillou blanc, dans une grotte où Kate et Jack les retrouveront des siècles plus tard, comme le montrent les dernières images de l’épisode.
L’homme en noir est mort.

Vlan…
Je tiens enfin mon épisode legen- wait for it – dary, car il est pétri de cette mythologie lostienne que j’aime tant et qui m’avait fait adorer par exemple la découverte de la trappe ou l’apparition de la gigantesque statue qui allait au bout du pied restant. Il est également assez drôle, notamment quand la dame qui recueille la mère des jumeaux, qui la presse d’interrogations, lui répond que des réponses à ses questions entraîneront forcément d’autres questions. J’ai eu l’impression à plusieurs reprises que JJ s’adressait par sa bouche aux fans de « Lost ».

Effectivement, même si l’épisode apporte des réponses notamment sur la construction de la fameuse roue et sur l’origine de Jacob et son double, il en entraîne des tas d’autres et notamment la plus importante, quel est le prénom du jumeau de Jacob ? Mais aussi, est-il vraiment maléfique ? Si oui n’est ce pas par la faute de Jacob ? Pourquoi attire-t-il des gens sur l’Ile finalement alors qu’il semblait si réticent auparavant à fréquenter l’Humanité ? Qui a construit la statue et quand, puisqu’elle a apparemment volontairement absente de tous les plans dans cet épisode en particulier ? Qui a finalement installé la roue conçue par le jumeau de Jacob ?…

En conclusion, j’ai lu le post de ce garçon au sujet du 615 et je ne partage évidemment pas son point de vue, car si on a accepté que l’Ile puisse bouger – il faut « move the island » dans la saison 4 – qu’il y ait des ours polaires en plein Pacifique ou une trappe sur une île apparemment deserte, on peut tolèrer l’explication fantastique voire merveilleuse, certes un peu abracadabrante, de la source enchantée. Par ailleurs, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain selon mon expression favorite et « Lost » demeurera une grande série, même si son final s’avère désastreux.

[A titre personnel, quand je repense au bougeage de l’Ile, j’entends toujours Ty Pennington hurler « move the bus » et pourtant j’y crois…]

What happened, happened et il ne reste que quatre épisodes pour conclure Lost en beauté…

[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]
[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]
[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]
[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]
[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]

Il ne reste désormais plus que quatre épisodes, dont un double allongé apparemment de trente minutes, pour conclure la série la plus foisonnante et à mon goût la plus passionnante de ce nouveau millénaire.

En écrivant cela, je vois le verre à moitié plein, alors qu’après le visionnage de l’épisode 14, promis legen- wait for it –dary par au moins trois lecteurs assez peu lucides, je suis à nouveau en proie aux doutes. Cette saison n’est qu’une longue et pénible partie d’échecs, qui consiste à amener les survivants de l’Océanic 815 à un endroit, puis à un autre, de la coupe d’un supposé vilain à celle d’un personnage ambiguë. Chaque épisode semble amorcer LA transition vers le processus de fin, qui verra probablement un violent affrontement final entre les deux forces représentées sur l’Ile.

Pour en venir aux faits, au début de l’épisode 14, nous retrouvons Jack aux mains de Locke et de son âme damnée, dans tous les sens du terme, Sayid, tandis que tous les autres sont enfermés par les sbires de Widmore dans les fameuses cages aux ours de la saison 3, ce qui rappelle de bons souvenirs à Kate et Sawyer, qui y avaient consommé leur idylle. Le rebelle à la mâchoire serré a alors une réflexion qui illustre assez bien le sentiment du téléspectateur : « on tourne en rond ».

Locke, de son côté, décide de partir à l’assaut du camp retranché de Widmore pour récupérer la fine équipe de d’habitude. Au passage, nous avons eu la confirmation par Widmore que Kate ne servait plus à rien. Elle n’est effectivement plus sur aucune liste. D’ailleurs, le running-gag de la liste qui rebondit depuis six saisons commence à me fatiguer un peu également.

La fumée noire s’attaque donc aux cages permettant la libération de nos amis, que Jack guide ensuite jusqu’au fameux avion, impeccablement garé dans la jungle et le détail de la passerelle construite en bambous à manquer de me faire éclater de rire malgré l’ambiance pesante de l’épisode. Le mauvais de l’Ile enlève une grosse bombe laissée là prudemment par Widmore voire par la fine équipe de Richard et décide finalement que le gang ferait mieux de se tirer de cette galère en sous-marin. Nous avons donc perdu cinq minutes vitales à déplacer les naufragées du camp de Charles à l’avion pour finalement en conclure que le sous-marin serait un moyen plus approprié de se tirer de là.

L’assaut du véhicule amphibie est tellement une formalité qu’on se demande pourquoi personne ne l’avait piqué avant à l’équipe de Charles. Au terme d’une minuscule fusillade, au cours de laquelle Jack un peu taquin pousse Locke à l’eau – il pense apparemment que la solution à tous les problèmes de Jacob était un simple bain de l’homme en noir, l’idiot – les survivants de l’Océanic 815, moins Claire décidément mal aimée, embarquent dans le sous-marin. Kate est au passage blessée à l’épaule, rien de vital a priori.

Tout semble arrangé, les gentils prennent l’eau et semblent partis pour se tirer enfin de ce mauvais pas et Locke reste seul avec Claire et Charles sur son Ile. Mais, évidemment, ce n’est pas si simple, car Locke, comme Hannibal Smith, avait un plan et a glissé la bombe de l’avion dans le sous-marin.

Jack, qui y voit enfin clair dans le jeu du super vilain, en déduit que la charge explosive ne peut pas leur péter au nez, car Locke est dans l’incapacité de les agresser, mais Saywer refuse de prendre le risque et précipite le drame. Sayid qui a enfin décidé de se rédempter prend sur lui de sauver tout le monde en se faisant atomiser presque seul. Avant de mourir, il signale à Jack qu’il doit récupérer Desmond au fond d’un puits.

L’explosion dans le sous-marin n’est évidemment pas sans conséquence. Sayid meurt donc, mais Sun qui venait de retrouver Jin est juliette-bloquée dans le sous-marin. Les amoureux coréens décident de périr ensemble dans une scène longuette. Finies les kwoneries, au moins sur l’Ile, donc… deux candidats en moins.
Sur la plage abandonnée, le sous-marin coulé, nous retrouvons donc Jack, désemparé, Kate blessée, Sawyer assommé et Hurley encore vaillant.
Locke a assez vite conscience qu’il n’en a pas encore massacré assez…

Du côté de la réalité alternative, rien ou presque…
Jack désire opérer le pauvre John Locke qui refuse parce que, je vous la fais courte, dans cette réalité, il est responsable de son accident et que son papa, le pourtant vilain Anthony Cooper, est un légume à cause de lui. Il refuse donc la possibilité de remarcher un jour, malgré les conseils du brillant neurochirurgien et un « what happened, happened » un peu vain.
Oui, je sais, l’affrontement entre John diminué et Jack tout puissant est un clin d’œil à la vie sur l’Ile où leur relation est inversée. Mais à ce stade du jeu, je n’y vois que de vains enfantillages.

Cet épisode continue d’amener des questions, à un stade du jeu où on ne voudrait que des réponses. Ainsi, Widmore se passe volontiers de Jack lorsqu’il veut protéger les candidats. Jack a-t-il été rayé comme Kate de la liste ? Quel sera le rôle de Desmond dans tout ça ? Pourquoi Charles est-il aussi passif quand Locke attaque ? Comment Locke va-t-il faire pour exécuter les derniers aventuriers ? Claire sera-t-elle à raison son ultime bras armé ?

Bref, en voyant cet épisode, j’en suis arrivée à la conclusion que la bombe aurait mieux fait de ne pas exploser en 1977 (quelle belle année…) et que les naufragés revenus à la réalité auraient gagné à y rester.

Quant à la suite, comme Locke semble vraiment être le Mal, je crains d’être forcément déçue. Il va falloir que les scénaristes soient très, très costauds pour les épisodes consacrés à Jacob et l’Homme en noir, vraiment…

Lost in translation !

Alors que trois personnes au moins ont jugé bon de me conseiller un visionnage rapide de l’épisode 14 de la saison 6 de « Lost », hier soir, j’ai regardé « lie to me ». Cette série ne mérite pas un deuxième post et pourtant je vais en rédiger un. Que de paradoxes…

D’abord, je dois m’excuser auprès de M6, qui s’en fiche, d’avoir osé dire que « lie to me » n’était pas proposé en version multilingue, car c’est le cas. J’ai donc donné une seconde chance à la série en VO et clairement ça rend son visionnage un rien plus intéressant, mais pas passionnant non plus, car si les acteurs sont plus convaincants logiquement dans leur version originale, la chaîne pêche par un sous-titrage assez nul. Le personnage principal est souvent assez peu loquace et répond à ses interlocuteurs par des morceaux de phrases. Quand Tim Roth balance un « ok », le sous-titre me dit « je suis d’accord », ce qui illustre déjà une partie du problème. En plus, comme pour le « Docteur House », ils sont souvent mal calés. Alors si sur TF1, ils arrivent deux secondes en retard, ce qui me permet de bosser un peu mon anglais, sur M6, ils apparaissent deux secondes trop tôt. Je suis donc transformée en médium et je sais avant tout le monde ce que va dire le personnage à l’écran. Mais globalement sur les deux chaînes, ils sont souvent incomplets ou partiellement hors sujet voire parfois dans le total contre sens. Heureusement que je regarde des séries en anglais et non en tchèque par exemple, ce qui me permet dans un cas sur deux en gros d’ajuster le propos, parce que sinon je passerai à côté de pas mal de subtilités « lost in translation ».

En découvrant les incohérences du sous-titrage professionnel, je suis obligée de rendre hommage aux amateurs qui me rendent « Lost » intelligible depuis six saisons et qui font un boulot formidable, même s’ils ne respectent pas à la lettre les canons du métier. Mais moi je préfère avoir trois lignes de sous-titres fidèles à l’écran, qu’une phrase à côté de la plaque qui est l’intime conviction qu’un pro s’est fait de ce que disait le personnage…

Bref, j’en reviens à mon mouton, « lie to me », qui est donc un peu mieux, mais pas formidable en VO. J’ai trouvé LE défaut de la série, et malheureusement il est assez profond puisqu’il s’agit du propos en lui-même. Comme le concept de la fiction est basé sur les émotions, les acteurs ont été invités à exagérer leur jeu pour coller à la démonstration du spécialiste. Les types méprisants sont donc exagérément méprisants avec le coin de leur bouche qui se relève vraiment beaucoup trop et les mecs en colère en sont limite à montrer les dents.

A ce petit jeu, je peux devenir spécialiste de la lecteur des visages moi aussi…

Sans compter que comme le soulignait quelqu’un la semaine dernière en commentaire, les intrigues sont aussi transparentes que celles du « Mentalist » de la une. J’ai donc déduit que le chef des pompiers était responsable de la mort de la jeune recrue dès l’arrivée de l’équipe dans la caserne, sans voir réellement comment, mais un peu pourquoi.

Pour « Lost », avec « Koh Lanta » ce soir et « les bleus » demain sur M6, je crains de ne pas voir l’épisode 14 avant dimanche.

Questions pour un Lostie !

[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 INEDITE DE LOST]

Je sens que je vais être obsédée par Lost durant le dernier mois qui nous sépare de l’issue finale de la série. En parcourant les commentaires du blog séries du Monde, et bien que – je suis vraiment navrée de l’indiquer, ce qui démontre que je n’ai aucune solidarité téléphage – son auteur soit à côté de la plaque notamment en soulignant que Jack se rallie à Locke, ce qui pourrait pourtant par certains côtés semblait juste puisque sa demi-soeur lui notifie que dès qu’on lui parle, on tombe sous sa coupe, je pense avoir trouvé dans les commentaires UNE révélation de taille, qui me paraît extrêmement fondée et sensée et qui a déprimé ma femme, persuadée qu’elle est juste, quand j’ai eu la bêtise de lui donner.

[Personne ne vous oblige à lire cette théorie]
Jacob aurait pris possession de Desmond. Ce qui expliquerait aussi pourquoi le faux Locke tient autant à s’en débarasser, mais ne peut pas l’achever : il se contente de le pousser dans le puits, mais ordonne à Sayid de le tuer ! De plus, à partir du moment où Sayid laisse Desmond lui parler, il ne semble plus décidé à l’abattre, ce qui est typique des attitudes de l’homme en noir et de Jacob. Cette théorie se vérifie dans la réalité X, car Desmond va, tel Jacob, au devant de chaque aventurier et qu’en plus il connaît personnellement, Ilana, le bras droit (voire gauche) de Jacob.
Bon, si vous le saviez depuis le début, je vous autorise à faire les malins dans les commentaires…

Par ailleurs, dans les autres questions existentielles que posent cette saison, je n’avais pas songé à m’interroger sur l’identité de la mère de l’enfant de Jack. Il paraîtrait que les scénaristes vont lancer un spin-off baptisé « How I met your mother dans la réalité X » mettant en scène Jack. Les commentateurs du Monde pensent qu’il pourrait s’agir de Juliett. Vlan…

A titre personnel, je me demande où est passé Vince, ce brave toutou, qui sera à mon avis, l’une des clés de la série. Le labrador me renvoie évidemment à Walt. Les scénaristes vont-ils réussir à l’intégrer dans le puzzle ? Si je pense au fils de Michaël, je m’interroge également forcément sur cet enfant, qui apparaît à l’homme en noir…
Hors sujet, je me demande également pourquoi et surtout comment Dharma a pu livrer de la bouffe aux aventuriers dans la saison 2. La réponse est forcément pour qu’ils ne crèvent pas de faim, mais le comment demeure !

Et Libby dans tout ça ? Il s’agit quand même de la femme qui a donné le bateau qui l’a mené sur l’Ile à Desmond…

Je vous invite à m’indiquer en commentaires ou par mails les questions qui vous obsèdent au sujet de Lost et nous verrons le lendemain de la diffusion du dernier épisode de toute la vie de la série, si une réponse y a été apportée ou pas.

En attendant, histoire de rire un peu avec Lost…

ou

Lost, saison 6 épisode 13

[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]

[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]
[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]
[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]
[ATTENTION JE SPOILE LA SAISON 6 DE LOST]

L’épisode 13 de « Lost » qui est un « everybody centric » est du genre qui ne mérite pas réellement de résumé, mais une simple allusion, dans une évocation plus vaste de plusieurs autres épisodes. Malheureusement, comme je n’ai pas encore vu le 14 et le 15 et qu’il faut bien alimenter ce blog en posts sur « Lost » qui déchaînent les passions des derniers fans de la série, qui risquent de se faire de plus en plus rare au rythme où vont les scénaristes, je vais me pencher sur ce treizième épisode de la saison 6, la dernière quand même, de la série culte.

Dans le précédent épisode, le groupe dirigé désormais par Hurley rejoignait l’équipe de Locke, pour des raisons qui apparaissaient quasiment incompréhensibles à l’entendement. Je vous rassure, elles ne sont guère plus explicables après le visionnage de l’épisode 13, enfin si elles se justifient juste par la nécessité de réunir les aventuriers, à part ça… Bref, Jack semble horrifié en découvrant le faux Locke et celui-ci le convoque immédiatement à un entretien. Le neurologue obtient l’autorisation de son nouveau chef pour discuter avec le terrifiant revenant et apprend au détour d’une conversation que la chose qui possède Locke a également fait joujou avec le corps de son père, mais pour amener Jack à trouver l’eau.
Claire rejoint les deux hommes et confirme à Jack qu’elle est sa demi-sœur. Elle s’assure au passage qu’il a bien appris de la bouche du possesseur du corps de Locke qu’il avait joué à être leur père un temps. Elle affirme par ailleurs, ce qui aura de l’intérêt ou pas pour la suite, que quiconque parle avec Locke rejoint forcément sa cause. Depuis le début de la saison, le fait de laisser parler ou pas son interlocuteur, qu’il s’agisse de Jacob ou de l’homme en noir, semble assez essentiel. Ainsi, Richard ne tue par Jacob et se rallie à sa cause après l’avoir écouté.

A son retour sur le camp, celui qui possède le corps de Locke a la surprise de recevoir la visite de la jolie Zoé, le lieutenant de Widmore, qui le somme de lui rendre ce qu’il a piqué à leur équipe, sous peine d’être violemment attaqué à coup de missiles à têtes apparemment chercheuses. Locke ne semble pas disposé à jouer le jeu et décide au contraire de lancer l’offensive plus tôt que prévu. Il missionne donc Sawyer pour qu’il aille récupérer le fameux voilier de Desmond, afin que son équipe rejoigne l’île de l’Hydre. Pour mémoire, la fumée noire ne peut pas traverser l’eau sans embarcation, ce qui explique que l’Ile soit un bouchon aussi sûre pour le malin. Mais le rebelle a un plan, il désire récupérer le bateau pour son propre compte et rejoindre l’équipe de Widmore avec les siens pour ensuite fuir en sous-marin cet enfer.
Locke charge également Sayid, qui n’est décidément plus que l’ombre de lui-même – il est passé du côté obscur sans rédemption possible, comme le signale Sawyer à Hurley -, d’abattre de sang froid le pauvre Desmond prisonnier de son maudit puits. L’histoire ne dit pas si l’irakien réussit finalement ou pas à le tuer. En tout cas, il assure à son chef qu’il l’a fait…

Le plan de Sawyer se déroule quasiment sans accro, jusqu’à ce que Claire, qui n’était clairement pas invitée par ses anciens camarades et qui les a suivis les rejoigne. La mère d’Aaron semble un peu stone depuis son retour dans la série. Elle se fait d’abord menaçante, puis Kate la convainc qu’elle est bien revenue la chercher afin qu’elle élève enfin son fils. Claire rejoint donc l’équipe de Sawyer, Hurley est déjà passé au second plan. En pleine croisière, Jack, pris de remords, réalise que leur destin n’est pas de quitter l’Ile envers et contre tout, mais bien de préserver le monde de l’effarant faux Locke. Sawyer exaspéré par l’attitude de son ennemi juré, le somme de choisir son camp et Jack quitte donc le bateau pour retourner sur l’Ile. Cette scène m’a fait songer évidemment à celle où Sawyer se sacrifiait à la fin de la saison 4 pour que l’hélicoptère puisse s’éloigner de l’Ile en sautant à l’eau. Cette fois-ci, le rebelle ne cède pas sa place et le courageux capitaine des aventuriers reprend son rôle de héros.

En même temps, l’attitude de Jack est logique. Kate est retournée sur l’Ile pour remettre la main sur Claire et Sun pour retrouver Jin. Seuls Jack et Hurley n’ont finalement pas de réelles bonnes raisons de se casser de là sans accomplir leur Destin.

L’équipe de Sawyer débarque finalement chez Widmore sans Jack, et Jin et Sun se retrouvent enfin. Leur bonheur est de courte durée, puisqu’à peine arrivés sur l’Hydre, Kate, Sawyer, Hurley, Jin, Sun, Claire et Lapidus sont faits prisonniers par les alliés du beau-père de Desmond, qui décident contre toute logique de mener l’assaut contre Locke alors qu’ils n’ont pas récupéré Desmond et que Jack est avec lui sur l’Ile principale.

Dans la réalité X, une partie des aventuriers convergent vers un même endroit qui semble être l’hôpital de L.A. Sun y est admise après avoir pris une balle suite à l’intervention musclée de Sayid dans le restaurant de Keamy. Elle est évidemment accompagnée de Jin. Jack y est convoqué pour opérer un Locke réellement mal en point et quand la coréenne croise sur son brancard le paraplégique, elle semble le reconnaître et être réellement être effrayée par sa présence.

Les autres naufragés se croisent et se décroisent. Sawyer a arrêté Kate et met également fin aux agissements criminels de Sayid. Desmond tombe sur Claire au moment où elle se rend dans une agence d’adoption et lui permet de rencontrer son demi-frère, Jack. L’avocate qui les met en contact n’est autre qu’Ilana.
Impossible de savoir pour le moment où toutes ces rencontres nous mènent…
Il est certain que Sun, qui a subi un choc, a vu des choses, ce qui sera certainement également le cas de Locke quand il se relèvera à plus d’un titre, à mon avis, de son opération délicate. Seul Hurley est pour le moment sur la touche, comme dans l’épisode d’ailleurs…

Encore un épisode de transition, cette saison six semble s’imposer comme une gigantesque transition vers un final qu’on espère sensationnel, car même si les réponses nous sont jetées comme des petites récompenses à notre patience et à notre assiduité, on garde malgré tout l’envie de savoir où tout cela nous mène.
J’espère simplement que les prochaines « réponses » seront amenées de façon plus subtiles, que celles apportées à l’existence des murmures et de la présence du père de Jack sur l’Ile. J’imagine en effet qu’à la question « mais qui a construit une roue pour déplacer l’Ile et pourquoi ? », la réponse « Jacob et moi, pour déplacer l’Ile », ne sera pas réellement satisfaisante.

Il nous reste à savoir quel est le dessein de Widmore ? Qui sont réellement Jacob et l’homme en noir ? Qui a construit cette statue, la roue, le puits à la con ?… D’où venaient les Autres, qui ont été éliminés consciencieusement dans l’épisode d’hier ? Et Walt et Aaron dans tout ça ?

Sur une petite carte de l’Ile, désormais, il faudrait placer un petit drapeau jaune sur le village Dharma, où Miles, Richard et Ben sont localisés, un noir sur la plage où se trouvent Locke et Jack, et un blanc pour l’Hydre où se trouvent tous les autres aventuriers.