Valérie se prend à chaque épisode de D&Co de plus en plus pour Ty des Maçons du coeur

Je m’essaie aujourd’hui à un nouveau concept. Sur un même sujet, vous découvrirez le côté pile plus généraliste sur le Post et ici le côté face plus personnel dans l’analyse. J’inaugure cette formule avec l’épisode d’hier de « D&Co, une semaine pour tout changer ».

Valérie Damidot a une fois de plus, hier sur M6, changé la vie d’une famille méritante grâce à sa sympathique équipe de « designers » et à des entrepreneurs ultra qualifiés.

En visionnant le début de l’épisode, malgré mon début de grippe, j’ai littéralement fait un bond dans mon lit : Valérie tenait un mégaphone à la main. Pour ceux qui suivent, je m’étais déjà inquiétée lors du précédent « D&Co, une semaine pour tout changer » de la tyisation de Valérie, qui se prend d’épisode en épisode de plus en plus pour une « maçonne du cœur » et je lui avais suggéré de pousser jusqu’au bout la logique en se munissant d’un mégaphone, ce qu’elle a apparemment fait.

Dans le précédent épisode, Valérie s’attaquait à la méritante famille d’une jeune femme qui avait perdu ses jambes dans un accident de voiture. Cette semaine, elle s’occupait d’une brave famille d’accueil.
Comme nous ne sommes (pas encore) totalement des américains. Les liens de parenté entre les différents membres de la famille ont été passés sous silence. J’ai déduit que le grand garçon qui veut devenir militaire n’était probablement pas le fils de la famille, tout comme le joli petit dernier, Stan, mais pour le reste j’hésite encore.

Maçonnerie du cœur oblige, Valérie a vu les choses en grand à nouveau cette semaine : des murs ont été abattus, un escalier changé, un studio à nouveau aménagé, une terrasse installée, un jacuzzi posé dans le jardin.
Maçonnerie du cœur oblige bis, les conditions météorologiques ont également été contre l’équipe d’ouvriers qui a du, dans un style pas du tout développement durable, installer des chauffages électriques pour permettre aux nouvelles installations de sécher en temps et en heure.
De plus, l’interlocutrice privilégiée de Valérie, la fille de la famille, a chopé une bronchite en cours de route.

A terme dans un style absolument américain, la famille hystérique n’a pas eu besoin que Valérie « move the bus » pour hurler et sauter partout. Les plans semblaient tout droit sortis d’un épisode de la franchise américaine. La chambre-cabane-animaux du petit dernier était également dans un style très Connie ou n’importe laquelle des designeuses américaines aux 52 dents blanches. Enfin chaque chambre comptait son pc portable.

L’histoire ne dit pas encore si tels de cruels Leomiti, la famille d’accueil chassera les pauvres orphelins en conservant sa maison refaite à neuf…
En tout cas, la prod de l’émission doit lire attentivement les forums et parcourir avidement le net, je ne vois pas d’autre explication.

(Pour mémoire, ici l’autre versant de l’histoire…)

La maçonne du coeur

Depuis quelques émissions, Valérie Damidot semble se prendre, de plus en plus, pour une maçonne du cœur. Dans un numéro récent de « D&Co, une semaine pour tout changer », elle avait ainsi aidé une famille qui, faute d’argent, n’avait pas terminé l’aménagement de l’immense maison pour laquelle elle s’était endettée. Hier, elle est carrément intervenue en faveur d’une famille méritante, dont la cadette avait perdu l’usage de ses jambes, suite à un accident de moto. Émission française oblige, la majorité du pathos nous a été épargné, mais pas en fin d’émission les gros plans sur le papa, pourtant flic, en larmes en découvrant le studio aménagé spécialement pour le handicap de sa fille, nous ne pouvons donc que déduire en filigrane ce que les Maçons nous auraient expliqué avec beaucoup d’émotions. Je suppose que si le grand fils de plus de 20 ans vit encore chez ses parents alors qu’il travaille, c’est pour aider sa sœur dans un univers non adapté (Connie aurait abondamment pleuré à cette simple perspective).

Au-delà du sujet, plutôt touchant et intéressant – comment rendre une maison accessible à une jeune fille coincée dans un fauteuil roulant ? – l’émission était remarquable par l’intérêt que le jeune apprenti de Valérie lui portait.

Le fils de la famille, choisi par la super designeuse pour l’aider dans les travaux et sosie du fils d’Alice de « seconde chance » (toutoutou « seconde chance ») ou de Tom de « sous le soleil », semblait en effet raide dingue d’elle, passant son temps à la complimenter ou à la tripoter.
Si je n’avais pas constaté dans un reportage de samedi, que Valérie avait déjà un homme dans sa vie, j’aurais pu penser que la décoratrice médiatique avait précédé les mamans et trouvé l’amour sur M6.

A la fin, le résultat du relooking brutal de la maison, avec abattages de murs comme dans les maçons, et aménagement du garage, était complétement sidérant. Il faut dire que la maison partait de très, très loin. Valérie a, même, emprunté des gadgets à ces cousins américains, le miroir de salle de bains qui fait télévision par exemple. Pour le prochain épisode de « D&Co », je lui conseille donc de se munir d’un haut-parleur pour tyranniser ses équipes de façon encore plus efficace, en attendant le jumelage officiel avec « les maçons du cœur ».

Par la suite, j’ai visionné un inédit particulièrement sympathique de « c’est du propre ».

Les deux fées du logis de la six étaient mandatées pour intervenir chez deux colocs beaux gosses fans de soirée mais pas très doués pour récurer leur maison. Ma femme a été enchantée quand Béatrice et Danièle ont indiqué aux jeunes gens qu’il ne fallait pas mettre trop de lessive dans la machine – un sujet de discorde dans mon couple – et personnellement j’ai noté qu’un peu de vinaigre blanc dans le bac de l’adoucissant permettait de raviver les couleurs.

Bizarrement, après cette intervention particulièrement ludique, les deux dames ne sont pas revenues inspecter la maisonnée des jeunes gens….


J’ajoute à ce post, deux infos en vrac.

Grâce à « + clair », samedi, sur canal +, nous avons pu apercevoir brièvement Amel de « Koh Lanta 2 », qui a fait un magnifique teaser pour « le retour des héros », le fameux « Koh Lanta » « all stars ». Apparemment, il y aurait eu du sport entres les différents participants et l’aventure s’est avérée plus dure pour de nombreux participants que la première. J’ai hâte de découvrir ça.

Sinon, je tiens à jour la liste des gens qui me détestent grâce à mes interventions sur le Post – les fans de Michel Sardou, Serge Lama, Mylène Farmer, Patricia Kaas, Josh Groban, et Christophe Maé – auxquels s’ajoutent désormais ceux de Gautier et d’Anne Ducros.

La folie des grandeurs

Sans vouloir me porter la poisse, j’ai l’impression que mon ordinateur donne de plus en plus de signes de faiblesse.

Mais tel n’est pas le sujet du jour. Hier, Valérie Damidot nous a tenu en haleine durant 1h30, quand même, devant un « D&Co, une semaine pour tout changer », qui avait tout, je suis médium comme Marilyn à mes heures (cf mon dernier Télé POC), d’un épisode des « maçons du cœur ».
Valérie débarque en effet avec son acolyte Franck dans l’immense baraque d’un couple fort méritant mais surtout ultra fauché qui n’a pas songé un instant que miser sur les murs était une chose mais que l’aménagement intérieur d’une maison pouvait également avoir son importance.
Pour la méritude, je ne retiens à ce moment là que « fauché avec trois enfants et une baraque immense à entretenir sur les bras ».
Heureusement, Valérie n’a pas exactement des critères aussi draconiens que Ty et son équipe de designers, elle accepte donc de s’occuper de cette maison. A raison d’ailleurs, comme le téléspectateur peut le constater en découvrant la baraque.
Cette superbe demeure immense qui s’étend sur plusieurs étages compte à peine des murs et un toit. Le sol est en béton, les murs sont nus, l’immobilier presque inexistant… La pauvre épouse, car oui dans « D&Co » comme ailleurs c’est la femme qui est réputée être aux fourneaux, est contrainte de cuisiner à la cave car il n’y a pas d’arrivée d’eau au rez-de-chaussée, ni d’ailleurs de lavabo dans la salle de bains. Les chambres des enfants ressemblent à des cellules monastiques avec de laids dessins de leur composition collés au mur pour décorer.
Je vous rappelle au passage qu’aucune explosion au gaz, ni accident violent mettant en jeu des armes à feu, ni cyclone, ni maladie mortelle, ni champignons voraces ne sont responsables de cet état de fait, ces gens ont simplement mal évalué leur budget avant d’engloutir leurs économies dans leur nouvelle baraque.
Mais Valérie est au dessus de mes préoccupations méritantes, Bertrand de « Koh Lanta » a du pester de rage comme moi devant le peu de prévoyance de cette famille, et prend sa mission à bras le corps. Malgré le vide relatif de la maison, la benne est soit disant rempli de 900 kg de meubles – Valérie a du se glisser dedans à la pesée – soit 90 mille euros d’aménagement.
L’équipe des artisans, en France on emploie pas encore de « designers », peut donc se lancer pendant que la famille n’est pas envoyée en Floride mais parquée chez une connaissance.
Valérie a, un peu comme la famille, la folie des grandeurs avec le magot amassé grâce à sa benne rouge. Elle décide de peindre la maison, d’aménager les combles en suite parentale, d’installer une piscine (hors sol et minuscule certes) et une cabane (digne du décor de « Fantasy Land » à Disney Land) pour l’aîné de la famille dans le jardin, de faire venir du mobilier de cuisine mega design depuis l’Italie et de suspendre une cheminée dans le salon.
Bref elle a la folie des grandeurs. Les chambres d’enfants sont décorés dans un style vraiment filles à 45 dents des « maçons du cœur » avec un décor champêtre plus vrai que nature dans la pièce de la plus grandes gamines aux oreilles monstrueusement décollées et une ambiance rock « Tokio hotel » très marquée dans celle du grand garçon. Stéphane Plazza qui ne jure que par la depersonnalisation et les couleurs sobres aurait pleuré en découvrant la chambre de la cadette toute en rose.

A l’arrivée, rien à dire, le résultat est magnifique. Valérie a réalisé son chef d’œuvre et devrait même s’arrêter là plutôt que de pécher à nouveau par mauvais goût à l’avenir. Elle m’a fait plaisir en installant ENFIN une bibliothèque dans une maison où prendront place des livres. La cuisine au design italien m’a rendue extrêmement jalouse. J’étais plus sceptique sur la baignoire installée au milieu de la suite parentale dans laquelle aucun adulte ne pourra jamais se douche debout et sur la cheminée ultra découverte au milieu du salon avec trois petits enfants dans les murs.

A l’avenir, espérons pour elle que ce couple ne fasse pas des émules…

Un samedi de folie (télévisuelle)

Comme certains de mes lecteurs vivent ma vie de POC en regardant les mêmes absurdités que moi, le samedi, il faut bien que je signale que les Créationnistes tombent de plus en plus dans le grand n’importe quoi, ce qui n’est guère surprenant finalement.
Eric, qui accuse quand même ses 73 ans, est harcelé sexuellement par l’instit des jumeaux alors que madame Camden est opportunément absente de la série puisqu’elle séjourne chez ses enfants qui refusent désormais d’apparaître à l’écran. Inutile donc de miser sur une scène où l’on pourrait voir Annie en compagnie de Simon, Marie ou Matt, même si ça aurait pu être très rigolo et très cheap de la montrer des bébés sur les genoux – ceux de Marie ou de Matt donc – en train de communiquer avec un des enfants Camden disparus soit disant dans l’autre pièce, mais l’ultime saison n’est pas terminée et ce genre d’artifice peut encore être utilisé.
J’en reviens à mon Eric, très croulant à l’écran, à qui l’instit fait un peu de plat sans grande subtilité. Le révérend s’en accommode provisoirement mais le retournement de situation extrême de l’épisode d’hier le pousse aux pires extrémités finalement. Le brave pasteur rend visite à un noir odieux. La série n’est guère politiquement correcte sur ce coup là. Le personnage quota de couleur est arrogant, méchant, veule, sale et c’est en plus un escroc de première qui pique son plus beau veston à un Eric dépassé par tant de méchancetés réunie dans un homme. De mon côté, je trouve ça un peu scandaleux de faire du pauvre noir, une ordure. Bref, à l’occasion de cette visite de courtoisie, le révérend passe un petit check-up anodin et apprend – j’en reste encore sans voix – qu’il est condamné, ce qui logiquement le retourne. Il fonce donc à l’école des jumeaux pour faire un laïus délirant à l’instit qui l’a dragué et à sa directrice qui ne l’a pas pris au sérieux. Il met dans le même sac à cette occasion les femmes infidèles et les pédophiles, ce qui est quand même magnifique. En gros, « l’immoralité », dont s’est rendue coupable la pécheresse, rejaillit sur les bambins qu’elle a en classe et la poussera peut être même un jour à draguer un de ses élèves. Euh, comme les jumeaux ont genre 8/9 ans, cette hypothèse me paraît légèrement malsaine et complétement tirée par les cheveux. Mais notre révérend, peut-être saoul finalement, en vient à louer le courage des fonctionnaires non dévoyés qui souffrent justement de la mauvaise image que leur colle ces professionnels qui draguent les parents d’élèves et par extension leurs enfants.
Enfin, la prochaine fois, cette instit y réfléchira à deux fois avant de tenter de séduire un Camden.
Le deuxième épisode était à la hauteur du premier assez débile. Eric qui a, sur un coup de tête, déscolarisé les jumeaux sans en avertir Annie toujours en villégiature chez ses nombreux bambins délocalisés doit se débattre avec ses soucis à ce sujet et sa condamnation à mort.
Heureusement que Lucie a redressé la barre et couché avec Kevin, sinon tout irait à vau-l’eau.

Du côté de « Kyle XY », malgré les réserves émises la semaine dernière, j’ai envie de voir où le joli surdoué aux yeux si expressifs va nous emmener. Il a appris hier grâce à son génie de concepteur qu’il fallait qu’il se méfie de son nouveau mentor, Tom Foss, qui a d’ailleurs disparu fort mystérieusement avec son héritage à la fin de l’épisode.
J’aime finalement assez qu’il soit un super héros en plein devenir. La semaine dernière, il se jetait dans une cabane en flammes et en sortait indemne, cette semaine il s’est découvert une super vue, une méga ouïe et un pouvoir que je lui envie, celui d’avoir la faculté de repasser dans sa tête tous ses souvenirs comme un disque dur ultra performant.
Je m’interroge sur une simple petite chose, comme contrairement à XX on ne lui a mis aucune mémoire artificielle, Kyle est conscient de n’avoir que quelques mois malgré son corps d’ado, ce qui ne semble pas le traumatiser plus que cela. Ce genre de constat aurait du lui laisser quelques séquelles, c’est assez atroce d’être né au sens propre de la dernière pluie, non ?

Sinon, « les maçons » ont accueilli pour la deuxième fois en un mois un petit nouveau dans leur effectif. Après une fille tellement canon qu’elle éclipse cette pauvre Connie ou la magnifique Paige tout en dents, Ty a un sérieux concurrent avec le sosie musclé de Tom Cruise. Eduardo, déprimé, a choisi pour protester de se coiffer comme un premier communiant. De toute façon, il ne sert à rien.
Hier, nos braves amis bâtisseurs rencontraient une femme tellement bien qu’ils regrettaient que son mari l’ait battue à mort. Il faut être américain pour oser prononcer des phrases aussi édifiantes que « Machine est tellement méritante que je trouve injuste qu’elle ait été ainsi maltraitée ». Une autre, genre la salope d’instit qui draguait Eric, ne l’aurait pas plus mérité, je pense….

Une folle journée de Créationnisme

Je ne devrais pas vous le dire mais j’ai hurlé mon bonheur à ma femme en découvrant que la une programmait les inédits des « Créationnistes » (« Sept à la maison »).

Ma joie a vite été tempérée par le résumé de la saison 10 qui nous indiquait entre autres que faire l’amour hors mariage entraînait des risques importants de choper la syphilis, pardon de faire des bébés, ce qui est presque aussi grave, car vous ne l’ignorez pas, comme moi, la contraception ne fonctionne guère surtout si on ne l’utilise pas.
Le générique m’a ensuite renseignée sur ce qui va être à mon avis un des problèmes majeurs de cette onzième et ultime saison : le casting décimé. Sur les 7 originels de la maison, seuls 5 ont resigné, comme ça, je vous l’accorde, ça a l’air énorme mais ça n’inclut que les deux parents Camden, cette folle de Lucie, et ces têtes à claques de jumeaux. Il manque Matt, l’aîné devenu médecin à New-York et père de trois enfants déjà ; Marie, la fille à problème du groupe qui a ENFIN trouvé sa voie dans l’enseignement et élève également avec son mari latino ses trois bambins ; Simon, dont on ignore finalement à peu près tout du destin dans cette onzième saison ; et Ruthie (Rosie) apparemment bloquée en Écosse par une grève perpétuelle des aiguilleurs du ciel.

Du coup, outre les Camden de sang, on va chercher des personnages secondaires vraiment très intéressants pour faire nombre : ce pauvre Kevin, le mari de cette folle de Lucie ; une fille-mère qui aspire à devenir pasteur désormais sous l’influence bénéfique des Camden ; le père de son enfant, Martin, l’ancien voisin des Camden et c’est à peu près tout.

Cette nouvelle saison démarre fort mal avec le chagrin et la colère de cette folle (c’est son épithète homérique) de Lucie qui a perdu les jumeaux qu’elle portait comme la femme de son frère et sa sœur à la fin de la dixième et finalement pas ultime saison. Lucie est en colère contre la terre entière et finit par le démontrer en faisant un sermon scandaleux face à la paroisse qu’elle partage avec son père.
A cette occasion, j’ai appris et compris avec effroi que Lucie, faute de contraception, se refuse à Kevin la majorité du temps, et notamment maintenant depuis la fausse-couche tragique, pour ne pas attraper de bébés.
Un peu traumatisée par cet élément, j’ai jugé à la moitié du second épisode de la journée qu’il valait mieux pour cette semaine que j’arrête avec les « Créationnistes » purs et durs.
Oui, parce que ce que vous ignorez, c’est que si Lucie en pleine fleur de l’âge et super féconde refuse d’honorer son mari, Madame Camden ménopausée et dopée par les hormones épuise Eric qui n’est plus si jeune. Je vais rendre…
D’ailleurs, l’un des autres problèmes majeurs de cette dernière saison est, à mon goût, l’âge d’Eric qui fait franchement plus croulant à l’écran qu’Annie, toujours pimpante.
Pour le problème évoqué plus haut de l’absence des enfants, les Camden Seniors les ont régulièrement au téléphone et leur inventent donc à la bouche pour le plus grand bonheur des téléspectateurs une vie.

A 20h50, j’ai regardé la suite de la saison 2 de « Kyle XY » et je vais continuer à énerver les fans de la série en la plaçant dans la droite lignée de mes amis Créationnistes.
La fille de la famille Trager et sa copine décident de se faire « revirginiser » au moins par les mots, pas en acte fort heureusement, car leurs malheurs ont débuté avec leur vie sexuelle. C’est léger comme message mais extrêmement insidieux. Elle dissuade la fille dont Kyle est amoureux de céder à son petit copain, sous le prétexte qu’il est un queutard invétéré. D’ailleurs, son vice manque de coûter la vie à une jeune fille qui attend, la pécheresse, de se faire sauter dans une cabane.
Outre ces messages bien puants de moralisme, la série continue à sombrer niveau intrigue. Kyle est désormais un super héros en apprentissage car il doit développer son corps pour qu’il supporte les facultés de son super cerveau.
J’attends simplement le moment où la série sombrera complétement dans l’immoralité et où Madame Trager se tapera enfin Kyle, elle en crève d’envie…

A 23h20, j’ai visionné le plus gore des épisodes des « Maçons du cœur », jamais programmé. Dans une ville du Maine, qui pourrait aussi bien être Capeside, un brave pêcheur de homards a du se sectionner le bras avec un couteau de pêche pour ne pas mourir suspendu dans le vide sur son bateau perdu en mer. L’entrepreneur chargé de la réfection de la maison a légèrement craquouillé en évoquant ce cas et sa lâcheté supposée car lui il n’aurait pas accompli cette acte ultime.
Niveau méritude je ne sais pas si c’est très bon mais niveau courage, c’est le top. Enfin pour la méritude, ce mec a accompli cet acte désespéré pour retrouver sa femme et ses filles, donc c’est pas si mal.
Le second sujet était consacré à cette femme qui a adopté des enfants sans jambes, brûlés à mort ou globalement super abîmés et qui dit à Ty quand il arrive avec son équipe de designers, je ne pensais pas que vous nous choisiriez. La classe…

La voiture balai des posts (deuxième édition)

Comme c’est vendredi, qu’en plus tout le monde excepté moi (et vous peut être) fait le pont, je propulse à nouveau la voiture balai des posts, qui est vraiment très intéressante malgré son nom.

Au passage, je signale que je ne sais rien de l’« age de catherine chancelor » sauf qu’il m’apparaît éminemment canonique et je voudrais conseiller à ce lecteur « comment fair kar mon telephone neveu pi capté nul par » de changer de téléphone – il est probablement cassé – et de se rapprocher de cette personne « pose cafe veronique jano » pour prendre des cours de français, d’orthographe et de grammaire.

Samedi dernier – TMC – « les maçons du cœur »
Dans la série « c’est moche de se moquer et ça ne montre pas ma grandeur d’âme », samedi j’ai pris un sacré fou-rire devant « les maçons du cœur ». Le sosie de Ben Stiller, dont la maison a été extrêmement refaite durant l’émission, a été victime d’un horrible cancer du pancréas, et sa méritude ne se limite pas à ça, je vous rassure. Ce type, malade à crever d’un cancer du pancréas donc, à qui les médecins ne laissaient que 3 mois à vivre avec ses deux gosses et sa femme, a choisi, avant de mourir probablement, de refaire la cuisine de ses voisins.
Extraordinaire…
Il s’est en effet senti une âme de Ty Pennington et a incarné les « Vogica »/ «Cuisine plus» du cœur avec des membres de sa communauté. Il a joué le jeu jusqu’au bout en envoyant les gens en vacances et tout, et tout…
Ty et son équipe ont d’abord songé à le traîner devant les tribunaux pour violation du code de la propriété intellectuelle mais après réflexion se sont dit qu’il était franchement méritant d’avoir procédé ainsi alors qu’il était sur le point de mourir.
Pour le récompenser, le toujours très à la masse Eduardo a conçu dans son jardin un potager et un verger afin qu’il mange 5 fruits et légumes frais par jour pour assurer sa rémission.
Parfois « les maçons du cœur », c’est juste n’importe quoi.

Mercredi soir – France 4 – « Gilmore Girls »
Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa….voilà mon sentiment à l’égard de France 4 aujourd’hui…

Mardi, Lorelai s’est rendue en France avec Christopher pour accompagner sa fille Gigi dont sa mère réclamait pour quelques mois la garde. Elle est rentrée mariée au père de Rory.
Mais mercredi, à 18 heures, Lorelai prenait des cours d’anglais avec un mauvais accent, soit en version originale et intelligente des cours de français avec une cassette audio. Sa fille qui avait quitté hier ses responsabilités de rédactrice en chef du Yale Daily news était encore à la tête de la rédaction.
Mais c’est si dur que ça de programmer une série dans le bon ordre ????Autant je peux saisir que certains épisodes de « Buffy contre les vampires » jugés violents aient pu passer à l’as ou être réservés à des soirées spéciales au mépris de toute cohérence dans la diffusion de la série, mais là cette inversion n’avait strictement aucun intérêt, outre celui de me foutre en pétard à mort.
A 19 heures, les choses ont repris leur cours normal. Lorelai était mariée, Rory paumée…

Mercredi après midi – France 4 – « l’école des passions »
Bon, je pardonne à France 4 de ne pas traiter correctement une bonne série américaine puisque la chaîne ressort du placard toutes les daubes tardives d’AB.
Après la « philo selon Philippe », qui compte très peu d’épisodes malgré la grande qualité éducative de son propos – qui nous amène toujours à des réflexions profondes sur le savoir, l’amour, la fidélité, la colère… -, la chaîne nous propose « l’école des passions ». Ce chef d’œuvre recycle allégrement les décors de la série précédemment évoquée.
L’action se situe dans une prestigieuse école de théâtre qui compte la bagatelle de trois professeurs, deux jeunes et un ancien défenseur ardent des textes classiques. Pour être introduit dans ce milieu très fermé, nous suivons une jeune première tellement talentueuse qu’elle saute la première année d’apprentissage dès le premier épisode de la série.
Pour les décors, j’en ai repéré autant que les professeurs de la fabuleuse académie théâtrale : l’école – son hall et sa salle de classe -, le café où les théâtreux se réunissent et la pension de famille où tout ce petit monde habite dirigée par Madame Arlette.
Paris ressemble dans les fictions AB à la capitale de la France vue par les Américains dans leurs séries.
Dès le premier épisode, la jeune première, dont le physique n’est pourtant guère remarquable, fait craquer un bellâtre, un comédien passé du côté obscur vu le noir de sa tenue et son professeur de théâtre qui n’est autre que le Sébastien de Laly qui serait fâchée de savoir que son homme craque pour une autre. En même temps, ça lui apprendra à se casser sans prévenir sur Love Island.
Je suppute, mais je peux me tromper, que cette brillante sitcom n’a pas connu une foule d’épisodes.

Il ne faut pas corrompre Kyle, enfin là c’est raté…

J’ai regardé la suite de la saison 1 de « Kyle XY » sur M6 et décidément j’ai trouvé ça franchement pas désagréable.
Dans les fictions pour ados et adultes consentants, on recense les séries très réalistes («Angela 15 ans», « les années collège »…) qui y vont cash sur l’adolescence et ses tourments, et les plus métaphoriques (« Smallville » notamment). Dans les premières, les jeunes garçons ont des érections et doivent en parler avec leur géniteur, dans les deuxièmes Clark se met à léviter la nuit et à envoyer des rayons lasers avec ses yeux quand il voit des jolies filles, les métaphores sont d’une finesse confondante. « Kyle XY » mêle les deux de façon plutôt plaisante et le temps paraît loin d’un coup où TF1 censurait, au doublage, les réflexions de Joey et Dawson sur la masturbation. Kyle se baigne à la piscine et a la gaule quand une jolie fille, sa voisine qu’il aime en secret, vient le chercher au fond de l’eau, son père adoptif est donc obligé de lui expliquer comment parer à ce genre de désagréments, et son petit frère d’occasion lui conseille ardemment de se masturber. Pourtant, Kyle est un super héros à côté de ça, il lit une encyclopédie en quelques heures au lycée pour apprendre l’essentiel de notre civilisation et il surprend le proviseur en remplissant en 30 minutes des tests qui prennent cinq heures pour un élève moyen de son âge. Je ne vous parle même pas de la scène où il se prend pour Will Hunting et où il résout un problème qui donne du fil à retordre à des étudiants du MIT, en 2 minutes. Kyle est en plus un vrai gentil qui s’attache tout de suite à l’autre élève solitaire du lycée, parce qu’il cherche quelqu’un comme lui.
Pour l’instant, le fil rouge sur son identité ne me pèse pas. Le type qui le suit depuis le début de la saison dans son pick up démissionne d’une mystérieuse organisation qui s’apparente au Centre du « Caméléon ». Ce gars qui ne semble désirer pour l’instant qu’espionner Kyle et non lui remettre la main dessus s’immisce intelligemment dans la vie de ses naïfs parents adoptifs. Mais le bel inconnu a désormais des réminiscences. Il revoit un homme, qui s’avère être un scientifique disparu, et se souvient du code figurant sur la carte d’accès laissée près du cadavre découvert dans la forêt où il est apparu.

« Kyle XY » n’est pas une très grande série mais je reste complétement scotchée par le personnage principal, qui, je me répète, rend crédible l’ensemble. Kyle est très, très attachant. D’ailleurs, il sait se faire aimer de tous.Voilà, peut être justement, le seul petit écueil de cette série pour le moment, la différence de Kyle ne suscite ni la jalousie, ni les convoitises, et le gouvernement ne songe même pas à l’ouvrir en deux pour comprendre son absence de nombril et son intelligence hors du commun….
Kyle a atterri dans une famille de Bisounours où sa différence est comprise et tolérée même par deux ados rebelles.
Tant mieux pour Kyle en même temps….

Juste après « Kyle XY », j’ai constaté en zappant que Virgin 17 proposait « Arrested development » en VF, certes, mais bon à la limite, même si les voix françaises sont monstrueuses, la série est vraiment beaucoup plus facile à suivre ainsi. J’ai vu en quelques minutes des choses que je n’avais pas encore aperçues, focalisée que j’étais sur les sous-titres : les mouvements de caméra qui rendent crédible le côté reportage, les mines des acteurs…
Je vous conseille donc cette série sur Virgin 17 même en VF.

Dès 23h22, soyons précis, j’ai zappé sur « les maçons du cœur ». Je n’avais pas vu d’épisode depuis très longtemps à cause des multiples rediffs et de « la nouvelle star » essentiellement.
J’ai donc pu découvrir Billy-Jack, mon nouveau personnage culte, vrai cow-boy du Colorado qui recueille dans son ranch des enfants à la dérive, rejetés du système car jugés asociaux. Mais Billy-Jack sait dresser les chevaux sauvages et les adolescents rebelles car il sait lire dans le regard et leur murmure ce qu’il faut ensuite à l’oreille. Billy-Jack est en fait un maton du cœur.
Tye et son équipe, émue par le cas, se sont donc déplacés en bus dans les environs immédiats du très culte Colorado Springs, à Peyton précisément.
Le nouveau ranch fait au final 360 m2 de décoration sobre et de bon goût, je déconne, le style far west décliné dans toute la maison a un côté oppressant pour n’importe quel européen sensé. Ty a eu la délicieuse idée d’installer une grande rampe surplombant l’ensemble du gigantesque manoir dans la propriété ce qui favorisera à l’avenir le suicide par pendaison des adolescents mal dans leur peau.

Quelques remarques immensément intéressantes… (la voiture-balai des posts)

Je portais aujourd’hui le même polo exactement que Justin, le petit neveu gay de douze ans d’« Ugly Betty », dans ma télé quand j’ai regardé le dernier épisode de la soirée de lundi. Pour celles et ceux qui désirent savoir comment POC s’habille (mal), il s’agit d’un tee-shirt rouge à rayures blanches avec un col et des boutons acheté chez H&M au rayon femmes, pourtant dans mon souvenir, le mois dernier.

Santos est mort dans « Ugly Betty » mais cachetonne dans « les feux de l’amour », tous les jours sur TF1.

Toujours en visionnant « Ugly Betty », je me suis dit que Dawson n’était pas mal finalement en homme. Il a grandi le petit puceau fan de Spielberg, ce qui ne me rajeunit guère.

Je félicite, enfin pour clore le sujet et passer à autre chose, TF1 de ne pas avoir signalé que la diffusion de la série était interrompue jusqu’aux calendes grecques probablement. En tout cas, je suis heureuse d’avoir laissé Betty dans les bras d’Henry, que Justin soit redevenu un petit gay assumé et qu’Hilda ait de nouvelles perspectives d’avenir.

En zappant sur le « prince de Bel air » diffusé par France 4, j’ai constaté que Will Smith avait fait un sacré chemin depuis cette série (et pas uniquement au niveau capillaire). En revanche, son cousin Carlton a arrêté là sa route après sa première prestation remarquée dans « Ricky ou la belle vie ». J’espère pour lui qu’il n’est pas le collègue d’Arnold, devenu gardien de parking après l’arrêt de sa série.

Dans « Gilmore Girls », Jason, l’amant de Lorelei, est l’ex prof dépressif de l’équipe de surdoués du lycée de « Malcolm ». Il semble mieux dans sa peau depuis qu’il porte le bouc et qu’il sort avec la fille d’Emilie et de Richard Gilmore.

Je félicite Ty d’avoir tenté de régler dans un épisode fleuve des « maçons du coeur » le sort des vétérans « natifs américains ». Il a ainsi construit une magnifique – je suppose, je me suis endormie avant –maison perdue en plein territoire indien (pourvu qu’il n’ait pas choisi l’emplacement d’un ancien cimetière) pour les orphelins de la première femme tuée en Irak (quel titre de gloire…) et en a profité pour amener sur un camion un centre dédié aux vétérans indiens qui ont combattu pour la glorieuse nation américaine. En attendant, je me rends compte que les épisodes ont déjà 3 ans et que la guerre en Irak finit par durer. Mon dieu, je donne dans la politique aussi bien que Ty et ses designers aujourd’hui… Par ailleurs, je me demande où placer cette famille dans mon classement de la méritude, morte pour sa patrie, ça tape quand même, non ? Surtout que la dame était bien évidemment mère célibataire et habitait dans un mobile-home sur une réserve indienne.

Je n’aime pas le Docteur Cohen, le super nutritionniste médiatique, ami de Cyril Lignac et de Mac Lesggy, qui passe partout en ce moment pour expliquer que les sandwiches font grossir tout comme les crèmes dessert. Cet homme adore débiter à longueur de journée des évidences mais c’est son choix…

Quant aux dîners de la six, je suis fière que les Toulousains aient remonté le niveau de l’émission en démontrant qu’ils n’étaient pas que des compétiteurs mais aussi des gourmets.

Les rediffusions de « on a échangé nos mamans » m’ont conforté dans la très mauvaise opinion que j’avais déjà de cette émission passablement abjecte. Il ne s’agit pas d’un jumelage constructif, chaque parent juge le mode de vie de l’autre et le descend en flèche dès qu’on lui en laisse l’occasion. Ce comportement nocif est de toute façon induit par la construction du programme, la maman subit d’abord la vie de l’autre, puis se retrouve à imposer son mode de vie à elle. Peut être que pour étayer cette démonstration thèse, antithèse, une synthèse aurait été intéressante à trouver, non ? De plus, j’ai déjà du l’écrire à maintes reprises ici mais pourquoi, POURQUOI, POURQUOI, la six estime-t-elle encore que c’est la mère le centre du foyer qui lui insuffle apparemment son âme ? La parité aurait exigé depuis le temps qu’on échange les papas aussi, non ? De toute façon, dès lundi, une série nouvelle remplacera ce programme désagréable qui me révulse.

J’ai oublié dans mon post d’hier sur « la Nouvelle Star » de me poser la question fondatrice. Lio qui aurait amené les 28000 candidats à Baltard si on l’avait laissé faire et qui n’a décerné presque que des oui lors des castings, va-t-elle ou pas, ne mettre que des bleus aux apprenties nouvelles stars ? Réponse la semaine prochaine…

Une soirée (trop) riche en émotions

Pas grand-chose à dire pour commencer de la « nouvelle star », les épreuves du théâtre sont comme chaque année plutôt pénibles à suivre. Je les ai d’ailleurs prises en cours de route afin de savoir si Raoul – il faut vraiment être un écrivain du XIXème siècle pour appeler son jeune héros romantique, Raoul – allait mettre la main grâce au « Persan » sur le fantôme dans les recoins sombres de l’opéra.
Amandine reste ma favorite, même si je sens bien que Jules est celui de la prod. L’épreuve des trios a été accablante comme chaque année mais a permis de recaler Daniele, qui n’aurait jamais du même arriver jusqu’au théâtre, et l’infâme américaine gueularde que tout le monde souhaitait voir virer. Il ne reste que la néérlandaise, si je ne me trompe pas, pour la caution musique du monde.
Je n’ai pas bien saisi, en fin d’émission, l’organisation en trois pièces avec recalage de candidats dans la salle où l’on pensait limite que c’était tout bon et au contraire sauvage de candidats dans celle où l’on croyait que c’était tout mauvais (sauf que Ken-marin était dedans donc non finalement…). Les strates dans le suspense me laissent pensive. Je ne comprends pas bien pourquoi Jules qui était dans la salle A qui regroupait pas mal de bons a été délocalisé dans la C qui laissait penser qu’elle était remplie de mauvais (sauf Ken-marin donc).
Enfin, avec les pubs qui saucissonnent l’ensemble, la logique doit être implacable.
Avant de conclure sur le sujet, j’ai une réflexion peu politiquement correcte à faire.
Quand vont-ils jeter impitoyablement cette pauvre Yolaine et ses béquilles qui ne pourra pas faire les jolies chorés de Stéphane Jarny à Baltard ? Je lui reconnais une jolie voix et une présence mais a-t-elle vraiment sa place dans le programme ? Elle serait mieux chez Sevran, non ? Ok, j’arrête, je me tais, mais je n’en pense pas moins. Ce que je vois juste, c’est que ça pourrait donner d’horribles idées aux casteurs de la carac et que personne n’a envie de ça, hein ?

En parlant d’horribles idées, hier, nous avons tenté de tenir bravement sans nous effondrer en sanglots devant « les maçons du cœur ».
Je ne connaissais pas encore la famille Vitale et je pouvais encore sourire tous les matins à la vie, après visionnage, maintenant j’ai du mal.
John Vitale, un brave policier, et sa femme, Anne-Marie vivaient heureux avec leurs trois enfants, engendrés dans un laps de temps très court. Mais un jour, coup du sort, alors que le jeune couple venait d’investir dans la maison de ses rêves et qu’il s’apprêtait à la restaurer, Anne-Marie a appris qu’elle était malade de la leucémie et que son mal en était déjà à un stade avancé. Cinq mois plus tard, John était veuf avec trois petits bouts en très bas âge et une maison en ruines. [A ce stade du récit, Tracy et Connie étaient littéralement en sanglots comme cette grosse pédale de Michaël. Ma femme et moi n’en menions pas beaucoup plus large parce que John, vous comprenez, est si courageux et Anne-Marie était si chouette…]
*Sanglots étouffés, soufflage narine par narine dans ma serviette Paul*
Je reprends mes esprits.
Avant de mourir, Anne-Marie a fait jurer à John qu’il ne vendrait pas leur maison pour qu’elle sache toujours où les retrouver. Le pire c’est que je n’invente rien…
Motivés à mort, après avoir épongé leurs larmes, les maçons menés par Ty vont chercher John, qui en plus vit chez ses beaux-parents avec ses trois petits. Il les mène ensuite dans son ancienne baraque. Ty promet, jure et crache qu’il gardera l’esprit de la maison en hommage à cette pauvre Anne-Marie. Mais quelques coups de masses plus tard, la découverte d’une colonie de termites – la bonne excuse – lui fait hypothéquer largement cette promesse. Les designers consentent à peine à sauver un morceau de murs à laquelle la dame tenait.
Pour ceux qui avaient adoré la scène où Ty obligeait ses assistants à écouter la bande audio de l’appel au 911 de la nièce du type qui s’était fait tirer dessus par accident et qui en est resté paraplégique, il a osé pire : les contraindre à visionner une vidéo où l’on aperçoit la jeune femme décédée à peine deux mois avant sa mort. Ca n’a l’air de rien ainsi expliqué mais il faut le voir avec les commentaires ajoutés : « regardez comme elle est pleine de vie même si elle sent son dernier souffle arriver ! » ou « oh son mari la rejoint, il affecte d’être fort mais il n’ignore pas que la fin est proche, le pauvre ».
Rendus dépressifs par Ty, les maçons repartent à l’assaut du chantier, dont je ne connais pas l’issue, car malgré notre attachement à John et à ses trois fils, nous avons tenu à dormir avant la fin.
Paul était décidé, alors qu’il est le seul humain sur terre à ne pas maîtriser son univers, à créer une chambre Winnie pour l’un des petits. L’aîné devait hériter d’une chambre « police » parce qu’il veut devenir flic comme son papa quand il sera grand. Le tout bébé, qui ne gardera probablement aucun souvenir de sa mère *sanglots assez mal maîtrisés* aura lui le droit au bout de mur auquel elle tenait tant, seul reste de l’ancienne maison qui devait être conservée absolument par respect pour la défunte.
Moi qui pensais que la jeune dame qui avait perdu son mari et son fils aîné dans un accident de voiture et vivait dans un taudis depuis était le cas le plus lacrymal jamais vu dans une émission de télé, je m’étais trompée….
Dans les deux cas, les deux survivants ont sorti la phrase qui ferait pleurer même Wilhelmina Slater, pourtant réputée aussi morte à l’intérieur qu’à l’extérieur, « je suis sûre que c’est lui/elle qui vous a envoyé à moi ».
Excusez-moi, j’ai besoin d’un kleenex !

La famille Léomiti pourra toujours cogner à la porter du paradis, à mon humble avis, elle sera recalée !

Hier soir, il ne fallait pas chercher l’Evénement de la soirée du côté de la six, après deux semaines de casting la mécanique est bien huilée et j’ai confiance en mon nouveau jury, mais sur TMC dans « les maçons du cœur ». Il était en effet temps de découvrir les pires monstres de la Création, les fameux Léomiti, capables d’adopter non pas deux comme nous le pensions mais au moins cinq enfants de couleur, avant de les chasser du palais construit par Ty pour eux en plus. Mais pour conserver le suspense intact, je vais d’abord évoquer le télé-crochet de la six.

De cette soirée, je retiens encore quelques jolies surprises et essentiellement deux guitaristes gauchères : Alizée et Amandine. Je soupçonne la première très intense, qui a appris le chant aux Etats-Unis, d’appartenir à mon équipe mais je peux me planter comme souvent dans le domaine. La seconde, Amandine est toulousaine et à vrai dire comme ça ne payait pas de mine. Elle a d’abord chanté « Andy » et tout le monde sait qu’interpréter les Rita Mitsouko revient souvent à se tirer à la mitraillette dans le pied mais là nous sommes restées scotchées, ma femme et moi. Quelle voix ! Quelle présence ! Ensuite, comme pour prolonger la magie car elle sentait le jury et les téléspectatrices déjà conquis mais pas encore subjugués, elle a saisi sa guitare et interprété «knocking on heavens door» de Bob Dylan. Ma femme a levé un sourcil et sous-entendu qu’il s’agissait d’une tarte à la crème. De mon côté, j’étais de plus en plus frétillante.
J’adore cette chanson et j’ai été soulagée qu’elle ne commette pas de faute de goût en signalant qu’il s’agissait d’un titre de Guns and Roses. Ma génération l’a connue comme ça après tout et la jeune fille était loin de l’être tant que ça avec ses 28 ans. Pour achever la digression, je me sens obligée de vous signaler, petit plus de téléphage, que j’ai connu cette chanson dans sa version originale grâce à l’épisode de Beverly Hills où David, qui est animateur radio dans son lycée, la joue après la mort stupide de son copain blond qui lui crée des tas de remords.
Bref, elle prend sa guitare et Lio se met à pleurer, mais pour une fois je ne suis pas agacée, quand Lio faire ainsi, elle toujours avoir de bonnes raisons, pas comme Marianne James. La nana est simplement sublime et moi je dis déjà ça sent Baltard sauf si évidemment on déterre un single qu’elle a enregistré à 14 ans, auquel cas je serai furax.

Pour la parité, j’ai également beaucoup apprécié l’apprenti boulanger tout timide, jusque là frère de, qui s’est imposé face au jury avec sa compo rigolote.

Dans le registre des tocards, le fan de Johnny qui souffre, pas de bol, d’avoir exactement la même voix que son idole, m’a un peu accablée, tout comme le type archi-suffisant qui vient expliquer au jury que de toute façon il s’en sortira sans lui, tant mieux alors autant pas de te déplacer. Je suis un peu comme les jurés toujours tuée quand un mec qui se croit bon débarque en chantant des daubes qui n’auront forcément pas ses faveurs. Les candidats ne regardent-ils pas l’émission ou sont-ils juste fondamentalement abrutis parfois ?
Lio m’a beaucoup fait rire en signalant à l’interprète inspiré «du temps des cathédrales» que si elle avait eu la foi à l’entendre elle l’aurait perdue. Le type n’a pas apprécié et a manqué de retourner dans la salle du jury pour tout casser, sans doute parce qu’André Manoukian lui a conseillé d’arrêter la chanson.
Dans le même registre, l’aide-soignante qui adore chanter et qui justement prend des cours avec une professionnelle qui a l’air limite gêné d’être filmée avec son élève, pure casserole même en cours, m’a fait pitié en signalant qu’elle avait loupé son audition à cause du stress. Elle était déjà mauvaise face à son professeur qui s’est sentie obligée de lui dire qu’à défaut de justesse, elle pouvait y mettre du sentiment.
Je termine avec le gentil et massif toulousain de 18 ans, qui habite seul avec maman, dans un très neuf appartement toulousain, et qui pour se créer une identité se fait percer le visage à tour de bras rue Saint Rome. Il ressemble à un fan de hard-rock et face au jury un peu égaré par ce candidat, il se lance sur du Rihanna. Les jurés ont été incroyablement indulgents avec lui et leur démarche était limite humanitaire.

Je ne l’ai pas dit la semaine dernière mais changement majeur par rapport aux années écoulées, les candidats ont le droit à leur instrument dès le premier passage. Est-ce une nouvelle loi inspirée par la jurisprudence Julien Doré – le jury a quand même failli le manquer sous prétexte qu’il refusait de le voir chanter avec son ukulélé – ou simplement une nécessité absolue vu le profil de gagnant recherché ?
Nous le saurons probablement dès la semaine prochaine avec le début prématuré de l’épreuve du théâtre !

J’en viens aux pires monstres de la Création, les Léomiti.
J’avoue que pendant toute l’émission j’ai eu du mal à croire qu’ils avaient mis les gosses dehors à terme. A chaque fois que Ty ou qu’un maçon signalait à quel point cette famille était « super » ou « vraiment méritante », mon cœur se brisait un peu. Comment croire encore à l’Etre humain après cet horrible exemple ?
Je vous le présente, comme je l’ai vu hier, une sympathique fratrie se retrouve du jour au lendemain dans le désarroi le plus total après la mort consécutive de ses deux parents. L’aîné explique que son père est littéralement mort de chagrin après le décès de sa mère suite à un cancer. De sympathique voisins, des Samoas, proposent alors aux gosses de les recueillir tous afin qu’ils ne soient pas séparés.
Phil Léomiti ne cesse de répéter dans le reportage que ces gamins sont désormais les siens et met énormément en valeur sa culture d’origine Samoa qui loue l’hospitalité et la générosité. Comment ne pas craquer devant un exemple pareil ?
Ty se précipite donc avec son bus et ses assistants vers le Sud de la Californie pour aider cette famille au combien méritante.
Au premier abord, ce qui frappe dans ce cas, c’est que les conditions de vie de la famille sont vraiment loin d’être misérables en comparaison des cas déjà aperçus dans l’émission. Ils possèdent même une piscine super correcte pour vous dire. Le seul petit bémol vient de la place, accueillir cinq grands gaillards dans une maison conçue pour une famille certes nombreuse mais pas à ce point nécessite plus de volume évidemment.
Si je commence à spéculer sur les relations entre les protagonistes à ce moment là, mon regard sera forcément biaisé par ce que je sais de la suite. Je n’ai pas trouvé qu’il se dégageait de l’ensemble une grande chaleur humaine. Mais après tout, vraiment j’ai l’impression que nous ne connaissons pas à ce moment les dessous de l’arrangement et que pour la magie de la télé on essaie de nous faire croire que Phil, le père de famille, souhaite qu’il forme une grande et belle tribu.
Ty aurait du sentir que Dieu était contre cette réfection extrême puisque durant la construction alors qu’il ne pleut que rarement en cette saison dans le Sud de la Californie, le chantier a été ralenti par des averses incessantes et s’est transformé en véritable bourbier. Je ne vous parle même pas du nuage de sauterelles et des six autres plaies qui auraient vraiment du alerter l’équipe.
Au final, les maçons offrent non seulement une chambre ou presque à chaque protagoniste de la famille recomposée, mais également une voiture par enfant en âge de conduire et un emprunt remboursé à Phil le papa. De plus, ce cas est l’un des premiers où les maçons entament une démarche écologique en construisant une maison « verte », comme les produits ménagers.

Au final, ce que j’ai lu et ici m’a franchement déprimée. Alors que le coup de pouce était destiné aux pauvres gamins Higgins complétement orphelins, je vous rappelle, les Léomiti en ont non seulement profité mais les ont également amenés à se barrer en faisant pression moralement sur eux. Comme je le signalais plus haut, rien ne justifiait en dehors de cette adoption qui nécessitait un aggrandissement de la baraque, la réfection de la maison des Léomiti, jusque là très correcte.
J’espère que leur voisinage et leur communauté leur pourrissent désormais la vie car non vraiment je ne leur vois pas d’excuse à leur comportement avec tous les cadeaux qui leur ont été faits au passage. Je suggère à Ty de revenir avec un bulldozer et une boule de démolition pour rétablir un peu d’équilibre dans ce bas monde.
C’est dommage parce qu’en gardant les enfants et en étant juste humains, les Léomiti auraient eu une place enviable dans mon top de la méritude.