La philo selon Peyton, Meredith, Lucas….et POC

« Les gens qui s’amusent sont dans l’erreur. »

Ce n’est pas une phrase tirée des profondes réflexions de Meredith Grey en voix-off dans un épisode de « Grey’s anatomy », mais bien une citation tirée des pensées de la personne à qui je peine à trouver un nom ici désormais.
 
http://punk-n-dis0rderly.tumblr.com/ Alors hein, qui ?
Je me demande qui est le premier scénariste à avoir eu l’idée de faire philosopher des ados de 15 ans (« Dawson » / « Les Frères Scott ») ou des internes en médecine (« Grey’s anatomy »).

Vous vous imaginez, vous, vous réveiller le matin et commencer à commenter votre vie à la bouche avec une approche extérieure extrêmement pertinente. En même temps, il est probable que dans votre quotidien, comme dans le mien d’ailleurs, vous ne vous posiez pas les mêmes problèmes que Meredith, Lucas ou Peyton. Il est ainsi fortement improbable, que votre père qui ne vous a jamais reconnu tue votre oncle qui s’apprêtait à vous adopter, pour un vieux conflit familial. Enfin, si c’est le cas peut-être que vous vous réveillez le matin en citant Hemingway, Steinbeck ou Faulkner, auquel cas je vous admire.

Comme, il y a désormais un Tumblr pour tout, voici celui des citations de Meredith.
 
Demain, on fera le commentaire composé de celles de Lucas Scott.

De mon côté, comme je me sens plus Peyton – c’est mon côté futur quadragénaire -, je vais bientôt dessiner sur mes murs et réaliser des compils à message, que Rachel, à qui je ressemble plus d’ordinaire, celle de « Friends » pas l’autre tête à claques qui chante, je vais pouvoir citer John Irving, ce qui est bien aussi, et « faire attention aux fenêtres ouvertes ».

Ce post implique plein de débats de fond : quels auteurs citez-vous de tête ? Commentez-vous votre vie à la bouche ? A quel personnage vous identifiez-vous ?

Voilà, c’était la minute Philo selon Philippe de ce blog.
Demain, je parlerai des héroïnes de série qui s’enduisent les mains de crème avant de dormir.

Publicités

Tree Hill c’est fini…

Bon, bon, bon je me rends compte que je peux disparaître plus d’une semaine sans que quiconque appelle ma mère ou la police. Le temps changent…

En parlant de changement d’époque, après 9 ans de bons et loyaux services, enfin surtout de matchs de basket à suspense et de serial killers bien décidés à les massacrer sans raison apparente, « les Frères Scott », réduits à la portion congrue depuis le départ de Lucas, nous ont dit définitivement adieu, voilà moins d’un mois.

Cette fin partait de toute façon extrêmement mal en l’absence remarquée de Lucas et Peyton. On avait pourtant annoncé la présence du frère de Nathan dans la dernière saison, mais il ne fallait pas attendre plus. Lucas est apparu dans la dernière saison, mais n’a pas daigné faire un tour dans l’ultime épisode. Quant à Peyton, c’est pire, même au téléphone, elle était impossible à joindre. Mais, si on se fie à la logique, et attention ce post va devenir philosophico-absurde, dans la mesure où toute la bande de Tree-Hill continue à vivre sa vie, pourquoi Peyton et Lucas seraient soudain revenus ? Je me demande si vous saisissez bien ma pensée. Tout était extrêmement intense dans ce dernier épisode. Clay épousait la sœur d’Haley, dont le nom m’échappera jusqu’au bout…Quinn donc, à la mairie, et retrouvait au passage Bevin, l’idiote des quatre premières saisons pour une vaine apparition, dans une scène trop, trop émouvante. Le Trick organisait une soirée des dix ans chargée également en guimauve.

Pourtant, ces jeunes gens vont continuer à vivre leur vie, donc il n’y avait aucune raison que ce dernier épisode soit spécialement intense. Du coup finalement, c’est presque cohérent.
Je ferme ma parenthèse.

La reprise du générique par le cast m’a émue, je suis obligée, de le révéler quand même. Mais sinon rien…

En plus, je n’ai toujours pas saisi l’intérêt de réaliser une saison extrêmement sombre pour en arriver à cette fin rose bonbon. Quand les caméras seront éteintes, ils seront enfin heureux sans psychopathe à leurs trousses. Dan est même mort, ce qui ôte une fière chandelle du pied à tout le monde. Julian réussit à rentabiliser son studio en produisant une série sur les années collège de Brooke, qu’il aime de trop. La belle brune a, elle, à nouveau une entreprise florissante. Nous voilà rassurées…

L’ultime bond dans le temps qui nous démontre que Jamie est devenu champion comme son papa était la cerise superflue sur ce gâteau indigeste. Je croyais à la base que le petit gros voulait faire du base-ball, mais il a une révélation dans l’ultime épisode.
[Pour ceux que ça passionne, Micro, qui a maigri, est aussi devenu papa dans le futur.]

Ce qu’il faudra conserver des « Frères Scott » finalement, ce sont les quatre premières saisons. L’histoire de deux frères, qui ne peuvent pas se saquer, parce que l’un a été élevé par son père et l’autre pas, le triangle amoureux improbable entre Peyton, Lucas, et Brooke, qui contre toute attente se conclut avec l’avantage pour la blondinette, et puis la relation foireuse entre Nathan et Haley, qui devient bon grâce à elle…

Moralité : Les séries pour ados ne devraient jamais se poursuivre au delà du bac, ou au moins ne jamais tenter l’après fac.

« Les Frères Scott » ont loupé leur sortie comme beaucoup avant eux. « Docteur House » et « Desperate housewives » semblent bien décidés à en faire autant. Pendant ce temps là, à 34 ans, Ted vient de réaliser qu’il n’avait toujours pas rencontré la mère de ses enfants, mais promis en 2015 il sera papa, ce qui nous laisse de la marge…

Plus que deux épisodes avant le dénouement des Frères Scott !

J’évoquais hier les séries que je suis en me demandant bien pourquoi avec l’exemple de « The new girl ». Aujourd’hui, j’enfonce le clou avec « How I met your mother », j’ai regardé l’épisode 16, alors que je me pensais beaucoup moins avancée dans la série, et « Les Frères Scott » (« One Tree Hill »), car je ne veux pas louper le dénouement du « Dawson » du pauvre.

[ATTENTION SPOILERS….]

Je commence par « How I met your mother » pour juste signaler que le rapprochement totalement débile entre Ted et son ex Robin m’a beaucoup fait rire. Dans la mesure, où Robin est stérile – le rebondissement tip top rigolo de la saison 7, vous me direz que Monica et Chandler l’étaient aussi -, je vois mal comment elle peut être la mère des enfants de Ted !
Parfois, quand tu n’as plus rien à dire, mieux vaut peut-être se taire.

Du côté des « Frères Scott », j’étais à peine remise de l’information la plus délirante, jamais aperçue dans une série, depuis l’apparition de Dawn dans la saison 5 de « Buffy contre les vampires », qui n’est pas vraiment la soeur de Buffy mais une clé  (qui était aussi le MEILLEUR rebondissement de l’histoire des séries) : le beau Clay a OUBLIE qu’il avait un enfant depuis la mort tragique de sa femme. Il se retrouve donc à 30 ans et des poussières avec un fils de cinq / six ans qu’il a totalement zappé de sa mémoire, ce qui explique au passage ses crises de somnambulisme diurne et nocturne. Là, je dis bravo les scénaristes, car celle-là, aucun esprit malade ne l’aurait vue venir. Je vous rassure le gosse, la fiancée, la famille, et Clay lui-même prennent très bien la nouvelle.

Bon, de son côté, Brooke a juste failli se faire violer avant d’être assassinée par le psychopathe du coin relâché par une police laxiste, mais elle a été sauvée in extremis par son ennemie jurée, la copine blonde de Chase.

Quant à Nathan, il est finalement libéré par son héros de papa, qui comme nous l’avions tous imaginé se prend une balle en plein assaut et meurt pardonné par son ex femme, son fils, sa belle-fille, ses petits-enfants, et même son frère qu’il a assassiné qui revient lui dire qu’il ne lui en veut plus et l’emmener au paradis. L’oeil ne sera pas dans la tombe pour regarder Dan. En revanche, Lucas, qui a fait un réapparition risible dans un coin d’aéroport pour chercher Jamie et Lydia, n’a pas tenu à venir à l’hôpital, il a trop souffert pour cela, ou le cachet n’était pas à la hauteur de ses espérances.

J’espère maintenant que les deux derniers épisodes restants de la série seront juste un aimable épilogue digne de ses débuts.
A noter le petit côté ironique des « Frères Scott », qui rend hommage, on va dire ça, à « Dawson » en terminant la série pas une mise en abîme. En effet, le roman de Lucas, qui traite des années lycée de la petite bande de « One Tree Hill » va donner lieu à une adaptation….télévisée réalisée par le cinéaste de la bande, Julian, l’époux de la belle Brooke.

C’est plutôt mignon comme conclusion.

Bon, maintenant, il nous reste à savoir comment les scénaristes vont torcher « Desperate housewives », vue la teneur des intrigues de la saison 8, ça risque d’être rigolo, et « Docteur House » !

Pour les non sériphiles, je suis navrée, rien à dire sur la télé. J’ai passé les trois derniers jours plantée devant i-télé à attendre une issue qui libérerait Toulouse du feu médiatique. Les seuls trucs que j’ai regardés pour me détendre sont « les Chtis font du ski », et je crains de plus en plus pour le couple formé par Kelly et Christopher, et « un dîner presque parfait » avec Philippe Candeloro.

Pendant ce temps là à Tree Hill, le ciel ne cesse de s’obscurcir.

Je sens que je vais faire une « Borgen », comprendre un post qui passe 48 heures sans un commentaire, avant qu’une personne sympathique vienne gentiment me sauver de l’humiliation, car elle pense, à raison, que le sujet en vaut la peine, mais il faut que je parle de la saison 9 des « Frères Scott ». Les gens courageux qui la suivent en live comme moi me comprendront.
Pour mémoire, avant d’attaquer le spoilage, il faut remonter à ce qu’était l’essence de la série à sa création. Il s’agissait d’une fiction pour ados, un peu moins sophistiquée que « Dawson », qui abordait pourtant avec intelligence parfois, la thématique de l’adolescence, et surtout cette notion étrange qu’est la popularité.
Les scénaristes « Les Frères Scott » ont décidé, à la sortie du lycée de ses héros, de zapper totalement la case fac pour nous amener à les découvrir une fois adultes dans la saison 5. C’était audacieux, et avant de virer au grand n’importe quoi, dont nous avons l’aboutissement aujourd’hui pour l’ultime saison de la série, la réflexion sur le passage d’une époque dorée pour ces ados à la vraie vie était plutôt intéressant.

En milieu de saison 5, les scénaristes se sont perdus et n’ont jamais retrouvé leur chemin.

Aujourd’hui, ils sont tous tombés dans une sévère dépression illustrée à l’écran par la saison 9.

Le paradigme est simple : AUCUN PERSONNAGE NE SERA EPARGNE !

[ATTENTION J’ATTAQUE LE SPOILAGE DE LA SAISON 9 DES FRERES SCOTT.]

Par quoi commencer….

Jusque là épargné le beau Chase, qui devait partir en mission pour l’US Air Force va finalement échouer en prison. Depuis le début de la saison, la série s’intéressait surtout à ses frasques amoureuses et à ses relations conflictuelles avec Chris Keller. Mais, au moment où le jeune homme pourrait se retrouver sanglé dans un très sexy uniforme à la « Top Gun », il décide d’aller sauver son protégé, un ex petit copain de classe de Jamie, d’un père violent, à qui il règle son compte à coups de démonte-pneu.
La violence était-elle rigoureusement indispensable ?
Certainement pas, mais en regardant « One Tree Hill », on a parfois l’impression de revoir un de ses vieux films des années 80 avec Charles Bronson qui joue les justiciers solitaires en démembrant à lui-seul et à coups de poings des réseaux terrifiants de dealers.

Je vous l’avais peut-être indiqué, mais Clay, le petit ami de Quinn, la sœur d’Haley, a échoué dans un asile psychiatrique à cause de son somnambulisme nocturne comme diurne. Dans le dernier épisode en date, il a appris que depuis la mort de sa femme adorée, il avait un fils, dont il avait zappé l’existence pour se préserver à l’époque. J’avoue que je ne l’avais pas vu venir du tout celle-là. Cette information fort perturbante pourrait avoir un impact négatif sur son couple déjà bien secoué par sa folie dure.

Brooke avait déjà fort à faire avec le beau Julian, qui avait oublié Davis, leur fils dans la voiture en plein cagnard, et qui déprimait depuis. La santé mentale de son époux semblait s’améliorer mais voilà une nouvelle menace plane sur sa petite famille. L’ignoble salopard qui a abattu sans sommation Q(entin) dans la saison 6 (ou 5), déjà fort déprimante, est sorti de taule, bien que Brooke ait indiqué à ses geôliers qu’ils feraient mieux d’éviter de le relâcher. Depuis, il épie la belle brune et on craint qu’il n’ait envie de se venger. Brrrrrrrrrrrrrrrr…….

Mais le pire est peut-être à craindre du côté de Nathan, qui a disparu, comme Meredith, sauf que lui, il n’est pas réapparu. Il a été enlevé par la terrible mafia yougoslave, à cause de ses activités d’agent sportif. Ses nathan-nappeurs ont mis sa tête à prix et il devrait mourir quoiqu’il arrive, sauf si Charles Bronson, pardon Dan, qui mène la contre-enquête pour retrouver son fiston, car la police est corrompue, elle-aussi, à Tree Hill, le retrouve à temps.

La réapparition survendue de Lucas n’a pas servi à améliorer l’ensemble. Nous avons eu le droit à une escale du beau jeune homme à l’aéroport et puis, raisonnable, il a aussitôt quitté la Bouche de l’enfer. Peyton, quant à elle, n’a même pas eu le droit à une conversation téléphonique avec Haley.

A ce stade du jeu, j’imagine, dans la version optimiste, que le vilain méchant qui menace Brooke va être abattu par Julian en état de légitime défense, et que sa petite famille coulera des jours heureux loin des desseins sordides des scénaristes de la série à l’avenir. Nathan sera, lui, sauvé par son père, qui périra dans la bagarre obtenant ainsi enfin la rédemption qu’il souhaite. Quinn devrait accepter l’enfant de Clay et en attendre un bien à eux.

Mais, si les scénaristes continuent à broyer du noir, le méchant pourrait égorger les jumeaux de Brooke sous ses yeux, la poussant au suicide. Julian, désespéré, mettra du coup le feu au café de Karen où malheureusement le fils de Clay prendra un milk-shake, provoquant son décès dans d’atroces souffrances et plongeant son père biologique, incapable de le sauver à temps, dans la folie totale. Quinn, seule et désespérée, entrera dans les ordres, tandis qu’Haley, apprenant la mort de Nathan, finira dans le même asile psychiatrique que son beau-frère. Jamie, devenu adulte, avec son passé familial chargé, se rendra au lycée de Tree Hill pour abattre un maximum de lycéens, dans l’optique de leur épargner les turpitudes liées à cette ville horrible, ce qui ne l’empêchera pas d’échouer dans le couloir de la mort.

Quelle belle fin pour cette série… Inutile de me remercier !

Plus de frères, moins de Scott, la saison 9 de One Tree Hill

Pour des raisons qui m’échappent, et qui tiennent certainement dans les fossettes de Brooke (les plus belles du petit écran) et la voix éraillée de la belle brune en VO, j’ai décidé de suivre en direct live depuis Tree Hill l’ultime saison des « Frères Scott ».

[Prenez garde ce post contient des éléments sur la saison 9 des Frères Scott…]

Vous avez une alternative à ce sujet, en allant découvrir mon post sur Alcatraz en cliquant <ici>

En regardant, les trois épisodes que j’avais manqués, je me suis fait plein de réflexions profondes.

A la base, il n’aurait jamais fallu adapter « One Tree Hill » en les « Frères Scott », même si la série était centrée sur la rivalité des deux garçons à son commencement. Après le départ de Lucas, ce nom n’était déjà plus très approprié, mais aujourd’hui avec un James Lafferty très peu présent dans la saison 9, et qui risque de l’être de moins en moins (mais je spoilerai plus loin), ce titre n’a vraiment plus aucun sens.

Bon, donc déjà on oublie cette histoire de fratrie Scott, l’autre élément fort de l’intrigue était le basket, il a longtemps cristallisé une partie de la rivalité entre les deux Scott et puis, par la suite, faire carrière dans la discipline était quasiment l’unique objectif de Nathan. Il a renoncé à ce sport dans la saison 8, maintenant on s’intéresse au base-ball, la passion de Jamie.

Plus de Scott, plus de basket… On a rarement vu une série changer totalement d’objet entre sa première et son ultime saison quand même. Buffy a évolué, mais elle a combattu jusqu’au bout des vampires. Les Friends sont restés amis. Ted cherche toujours la mère de ses enfants (on le lui reproche assez). Meredith continue d’être étudiante en médecine malgré ses cinquante balais…

Mais passons…
Mais là où les choses sont encore pire, si c’est possible, dans l’exemple particulier de « One Tree Hill », c’est qu’il ne reste quasiment plus de protagonistes « forts » des premières saisons. Lucas s’est tiré avec Peyton, et il a bien fallu les remplacer.
[Julian]
Pour compenser l’absence de deux personnages, les scénaristes en ont ajouté une myriade de secondaires sans intérêt, qui gravitent autour de Brooke et Haley, les deux piliers de la série. J’ai mis deux saisons à différencier Julian et Clay, et surtout à retenir leurs prénoms. Il fait dire qu’ils ont été choisis pour leur vague ressemblance avec Lucas. L’existence de Julian se justifie, car il est le mari de Brooke maintenant, et le père de ses enfants. Mais le pauvre Clay est le copain de Quinn, la sœur inconnue d’Haley apparue en sixième saison pour remplacer Peyton. Il est devenu opportunément l’agent de Nathan, quand celui-ci avait « perdu » son frère.
[Clay (nu, torse nu) avant son overdose de donuts]
J’aime beaucoup Chase, l’ancien jeune chaste de la saison 4 dépucelé par Brooke à l’époque à l’arrière d’une bagnole, mais il n’était certainement pas fait pour devenir un des personnages principaux de la saison 9 aux côtés du GRAND KRIS KELLER, de retour pour l’ultime saison, ce qui est avec le come-back de Dark Dan, la seule bonne idée des scénaristes.

Je ne vous parle même pas de Millie, qu’on a enfin autorisé à enlever ses lunettes, et de l’actrice qui complète le casting.

Imaginez « Desperate housewives » moins Bree et Gaby, mais avec six personnages complémentaires insignifiants !

C’est à peu la saison 9 des « Frères Scott ».

Pour en venir aux intrigues, là aussi les scénaristes sont fatigués. Bizarrement, ils ont voulu leur ultime saison noir de chez noir, avec un démarrage pourtant plutôt calme. Leurs vieux démons qui consistent à mettre dans les pattes de leurs héros des psychopathes sortis de nulle part ont resurgi.

Clay est devenu somnambule (et a priori il mange comme un fou pendant son sommeil, vu son triple menton). Dans l’épisode 1 de la saison 9, cette particularité semble insignifiante, sauf quand il devient fou. Rien que ça, et se retrouve interné dans l’épisode 4. Quinn le pensait juste drogué, elle était loin du compte.

Brooke est ravie d’avoir enfin eu des bébés aussi mignons que leur jolie maman. Julian, son mari, qui peine à faire exister les studios qu’il a décidé d’héberger dans d’anciens hangars, oublie un charmant bambin en plein soleil dans l’auto familiale. En plus, il choisit Davis, celui qui porte le nom de Brooke. Le bébé s’en sort, je vous rassure, mais le malheur n’en a certainement pas fini avec ces deux-là, car Julian semble incapable de se pardonner son horrible bourde. En même temps, on le comprend.

La partie comédie du show est assurée par Mouth / Micro, qui est devenu obèse, ce qui n’est pas si drôle que ça en fait. Il pourrait même bien tomber malade vu l’humeur maussade des scénaristes.
La partie comédie du show est en fait assurée par Chase et le formidable Kris Keller, qui s’unissent pour draguer les filles.

Enfin, le pire va venir du côté des derniers Scott en course. Alors que Dan est revenu plus inquiétant que jamais, Nathan disparaît. Pouf ! Les mafieux que Dan a habilement menacé sont-ils les responsables de ce forfait ou le jeune homme est-il tombé sur une « coucou » infirmière façon nanny Carrie de la saison 5 ? A moins que, comme le pense Haley, son gentil papa, y soit pour quelque chose…

Un point sur la sexualité de Stéphane Plaza et les séries de la semaine

Je n’ai pas été très bavarde sur ce blog cette semaine et je m’en excuse. Faute d’énergie, j’ai limité l’accès à mon clavier au strict minimum professionnel.   Pourtant, mercredi après-midi, plusieurs semaines après sa diffusion, j’ai enfin pu découvrir le téléfilm qui mettait en vedette Stéphane Plaza, « l’homme de la situation ». Comme il s’agissait d’une fiction M6, je n’ai pas bien saisi pourquoi le single d’Amandine Bourgeois, de circonstance pourtant, n’avait pas été choisi comme générique ou même comme musique de fond.

Ce que je retiens de cette fabuleuse fiction, quasiment un mois après sa diffusion, c’est que Stéphane Plaza est un plutôt bon, et presque courageux, acteur. Il a quand même osé camper un type absolument infâme et antipathique, irresponsable jouisseur de 36 ans, qui plaque sa dulcinée devant l’autel par manque de motivations, et qui est prêt à abandonner trois gosses à leur sort juste pour son bon plaisir. Bon, si Stéphane Plaza était loin d’être mauvais, Valérie Damidot pourrait en prendre de la graine d’ailleurs, le scenario, lui, était un peu à chier, mais là encore moins pire que n’importe quel « Victoire Bonnot ». On croit peu à « l’homme de la situation », n’empêche que je n’ai pas zappé cette horripilante histoire de maman célibataire coincée avec une chef tyrannique et un « male nanny » tête à claques.

J’en arrive évidemment au cœur du sujet. Cette fiction a surtout servi à lever le voile sur la sexualité de Stéphane Plaza, qui est évidemment 100% hétéro, la preuve il joue avec talent une scène d’amour improbablement acrobatique.

Bien sûr il ne s’agit que de fiction, et Stéphane est un tel acteur, qu’il a pu nous leurrer sur son orientation sexuelle. Nous revenons donc à la case départ… Continuez de googler sa sexualité les gens !

Cette semaine, outre me taper des téléfilms vieux d’un mois, j’ai regardé en quasi simultanée avec l’Amérique, la reprise de « Grey’s anatomy » d’abord. Je suis plutôt pudique des larmes, mais là j’avoue, je n’ai pas pu me tenir. Alors je ne vais rien révéler de l’intrigue, qui, de toute façon, finit par passer au second plan, mais je ne résiste pas au plaisir de faire figurer dans ce post la magnifique chanson, inconnue de moi, de Snow Patrol qui accompagnait mes sanglots.

J’ai également assisté – ALERTE SPOILER LA EN REVANCHE, enfin encore faudrait-il avoir quelque chose à spoiler… – au retour des Frères Scott, pour leur dernière saison. Là aussi, il s’agit d’un événement tout frais de la semaine. En parallèle, TF1 liquide curieusement la saison 8 en quotidienne.

Ce premier épisode était étrangement curieux. En effet, après des premières minutes qui promettent les pires turpitudes aux héros de la série, il ne se passait strictement rien d’édifiant. A chaque fois, je remarque simplement que Brooke a une voix terriblement sexy en VO.
Dans ces images de rien se cachent certainement les ferments du drame (dans le désordre) : le retour d’un Dan plus diabolique que jamais (on dirait du moins), Nathan qui voyage beaucoup et pourrait aussi bien disparaître, quelqu’un qui épie Haley (Dan ?), le somnambulisme de Clay (????), les dettes de Julian et les bébés de Brooke qui sont insomniaques.

Pour autant de ce rien se dégageait une espèce de nostalgie à laquelle les scénaristes ne nous avaient pas habitués.

Un seul Scott vous manque et Tree Hill est dépeuplé

Sachez en préambule que ce post est maudit, je l’avais rédigé dans les règles de l’art, ce matin, et mon ordinateur qui a pris sur lui de redémarrer me l’a avalé. Ne me parlez pas de sauvegarde automatique, celle de cette saloperie d’Open Office s’actionne trop tard pour avoir pu me sauver la mise et non je n’avais pas pensé au préalable à l’enregistrer non plus.

Ce qui est savoureux, c’est qu’en plus je répugnais à écrire ce billet sur la septième saison des « Frères Scott » diffusée en ce moment…

Pour en venir à mon sujet, la septième saison des « Frères Scott » réussit l’exploit extraordinaire d’être plus navrante que la sixième, qui n’était déjà pas terrible. Pour mémoire, dans la précédente, pas un mais bien deux psychopathes s’attaquaient à nos héros adorés : la baby-sitter hystérique et le tireur fou.

Mais là où la septième saison devient terriblement atterrante c’est qu’il manque désormais deux personnages clés de la série, l’un des Frères Scott et Peyton, la quadragénaire tourmentée, qui avait réussi miraculeusement dans la précédente saison à reconquérir son Lucas et surtout à monter son label musical indépendant très performant. Après avoir eu un bébé de son chéri, elle a donc préféré fuir Tree Hill et sa cohorte de psychopathes assoiffés de sang, en sa compagnie.

Il nous reste donc un Scott, Nathan, sa femme, son fils, Brooke et cette mocheté de Micro, du casting originel. J’ajouterai bien Skills, mais il ne sert définitivement à rien.
Qu’à cela ne tienne, les scénaristes ont intégré deux nouveaux mâles et une fille, dans la bande de Tree Hill. Les deux garçons, qui sont respectivement l’agent de Nathan et le copain scénariste de Brooke apparu déjà dans la précédente saison, sont tous les deux les sosies officiels de Lucas, et ils sont tellement charismatiques, que je les confonds encore. Pour les filles, la sœur d’Haley, qui pourrait être sa jumelle dans la vraie vie, remplace Peyton. Des personnages secondaires sont également venus faire nombre mais ils sont tellement inintéressants et semblables que je ne vais même pas prendre la peine de les évoquer.

Pour les intrigues, les scénaristes ont renoncé, au moins pour la première partie de saison, aux fous dangereux. Nathan est pris au piège par une bimbo qui prétend, la salope, porter son enfant. Mais le beau basketteur s’en défend et il a raison, car elle a tout inventé et nous l’apprenons grâce à l’infâme Dan, en quête de rédemption. Le super vilain de Tree Hill, qui souvenez-vous, souffre du cœur et avait vu l’organe sain qui devait lui être greffé par la suite bouffé par un chien, cherche en effet à se racheter pour ses péchés – avoir tué son frère et jamais reconnu son deuxième fils, entre autres… Cette malheureuse histoire a une incidence sur la carrière, déjà maudite, de basketteur de Nathan, puisqu’il perd son club et que son nouvel agent – il se brouille a priori avec l’ancien qui couche avec la sœur de sa femme qui n’est pas encore divorcé – veut l’envoyer en Espagne, ce qui s’apparente pour lui à l’Ouzbékistan.

Brooke, elle, se galère avec sa vie amoureuse. Le sosie de Lucas n’est en effet pas pressé de l’épouser et en plus la pauvre fille découvre qu’elle est stérile.

Micro est toujours laid et sort encore avec Mylie, qui en enlevant ses lunettes, a découvert qu’elle pouvait être mannequin grande taille pour la nouvelle ligne de vêtements de Brooke. Mais patatra, les paillettes et le strass lui montent à la tête et cette idiote veut maigrir, boit et se drogue, influencée en cela par un autre nouveau personnage sans intérêt, de petite starlette du cinéma qui travaille avec le chéri de Brooke à l’écriture d’un scénario.

L’agent de Nathan sort donc avec la sœur d’Haley qui vient de quitter son mari, mais il est hanté par le souvenir de la femme qu’il a aimée et qui est morte.

J’allais oublier qu’Haley a repris sa fabuleuse carrière de chanteuse et gère en parallèle le label créé par sa copine Peyton.

Le petit Jamie apparaît, lui, de temps en temps pour évoquer Tonton Lucas…


Voilà, les intrigues mauvaises sont en plus portées par des acteurs au top de leur forme. Nathan, qui perd chaque jour un peu de son modjo d’antan, est mono-expressif et comme il ne tombe plus jamais le tee-shirt, on s’en rend un peu trop compte. Les autres personnages sont interchangeables ou transparents, comme cette pauvre Haley qui ne sert à rien et que le pur Nathan répugne en plus à tromper. Brooke s’est empâtée, je sais, c’est moche de l’écrire mais c’est la vérité.
Sans sexe et sans personnages sexys, « les Frères Scott » moins un frère perd beaucoup de son charme.

En plus, il faut bien le dire, cette espèce de manie qu’ont les scénaristes de vouloir que leurs héros aient une carrière extraordinaire est un peu épuisante.
Souvenez-vous de vos années lycée, parmi vos anciens condisciples, comptez-vous l’équivalent d’Olivia Ruiz, de Guillaume Musso, de Tony Parker et de Pascal Nègre ? Non, au mieux, vous avez partagé le même self que Martine grande gagnante de la semaine d’un « dîner presque parfait » à Bourg en Bresse, qu’Emmanuelle, future tentatrice sur Virgin 17, ou que Nathalie qui a été finaliste deux jours consécutifs à « questions pour un champion ».

« Les Frères Scott » ont raté le virage du lycée. L’idée d’escamoter la fac n’était au fond pas idiote, mais retrouver tous les personnages, cinq ans après, dans des carrières extraordinaires de productrice de disque, chanteuse, basketteur de la NBA et auteur à succès est risible. Rory Gilmore a beau être sortie quasiment major de Yale, elle ne travaille pas pour le New York Times…mais pour un site web de seconde zone.
En plus, les scénaristes ne savent clairement pas quoi faire de leurs boulets de personnages. La série aurait du s’arrêter aux quatre années de lycée.

Bref, du coup, j’en suis venue à réfléchir et je désire proposer aux producteurs hollywoodiens qui me lisent une nouvelle série réaliste, antithèse des « frères Scott », où les héros du lycée, en général des branleurs de première dans mon souvenir, sont devenus ce qu’ils étaient destinés à être, soit pas grand chose. Dans « Friends », quand Monica retrouve Chip’, il travaille toujours à la caisse d’un cinéma et conduit sa vieille moto, je voudrais creuser cette idée. De mon côté, je me souviens que « biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip », star du collège, est devenue gendarmette, que « biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip », roi de la popularité au lycée, doit pointer au Pôle Emploi….