Hollywood Girls : Mon cerveau fait de la résistance

Vous me connaissez maintenant, je suis plutôt du genre à penser qu’on peut regarder n’importe quoi, si on le fait avec distance et intelligence. Et puis, j’ai découvert « Hollywood girls » et regardé « les Chtis font du ski » dans la même journée, et je me suis mise à douter.
Pour être totalement honnête, si j’arrive à rester inexplicablement scotchée aux « Chtis », j’ai tenu 5 minutes, par tranche de 2 devant « Hollywood girls ».

Pour le concept des « Chtis font du ski », on reprend ceux qui étaient allés à Ibiza, auxquels on ajoute quelques nouveaux, à cause des rares défections entre la première et la deuxième saison, et on les invite à être eux-mêmes dans une station de ski suisse. Comme pour la première édition, les protagonistes sont invités, en outre, à exercer leur art – gogo dancing, tenue d’un bar, ou animation de soirée derrière les platines – sur place et à démontrer que les vedettes du Nord sont au niveau des spots internationaux de la fête.

Comme ça demeure un peu chiant de voir des bimbos bas de gamme se trémousser sur le dance floor, l’intérêt du programme réside essentiellement dans les antagonismes, pardon antôgonismes, qui existent entre les filles et Kelly, la copine « à Christopher » que tout le monde déteste, parce que quand elle est là, Christopher, il est pas pôreil, quoô. En plus, elle fait trop des gômineries.
Pour vous donner un exemple du rebondissement qui m’a scotchée à ma télé cette semaine, pour l’anniversaire de Christopher, Machine, une nouvelle blonde, qui a priori bizarrement kiffe le jeune homme, lui a offert une barbie, pardon une biiiiiiiiiiiiiiiip, qui fait du ski, et celui-ci a trouvé malin de la teindre en brune. Tout le monde a par conséquent pensé que Kelly était derrière tout ça, alors que non en vrai.

Bref, après cette séquence, j’avais tellement débranché mon cerveau que je commençais à baver un peu. J’ai donc décidé de m’élever en regardant « Hollywood girls ».

Je vous explique, ce que j’ai saisi du concept : les protagonistes, je ne vais pas dire acteurs, improvisent sur une trame déjà scénarisée. Par exemple, si Ayem s’appelle Ayem dans « Hollywood girls », elle joue une autre Ayem. Idem pour Caroline, qui est devenue « Caro » dans la télé-réalité romancée, mais qui n’est pas la Caro que nous connaissons de « Secret Story » pour preuve elle est enceinte dans l’émission.

Pour autant, on ne va pas se mentir, Ayem ne campe pas non plus une agrégée de philosophie, mais juste une nana qui veut percer à Hollywood, d’où le nom de la série. Shauna Sand, elle, joue une Madame Claude américaine qui veut prostituer Ayem, pour vous dire si c’est de la fiction, imaginative en plus.

Là mon cerveau a repris le dessus et a obligé ma main à zapper.

J’ai échoué sur « un dîner presque parfait », cette semaine à Boulogne-sur-Mer, et entre le type, qui reçoit ses invités déguisé en Céline Dion plus vraie que nature, et le jeune candidat qui pète un plomb car ses pinces de crabes sont CRUES et non cuites, comme prévu, j’ai failli crier grâce et prendre un livre.