Les joies du célibat (2)

Parole de fille qui a une pêche d’enfer – PAUSE Digression : Suis-je la seule à associer à jamais « pêche d’enfer » au parfum créé par Victoria Newman dans les « Feux de l’amour » et destiné à la clientèle jeune de Jabot ? – en ce moment, il faut profiter des petits plaisirs que la vie nous offre au quotidien.

C’est donc dans cette optique que j’ai bondi de joie en apprenant que Mangas, ma nouvelle chaîne préférée, que j’espère capter jusqu’à la fin de mes jours, rediffusait « Les chevaliers du Zodiaque » depuis le commencement. Bon, si j’étais une puriste, je dirais « Saint Seiya » (‘rrrrrrrr), mais je préfère rester avec ma bonne vieille nostalgie du Club Do, déjà que Mangas a zappé le générique de Bernard Minet.

J’ai adoré les « Chevaliers du Zodiaque » à 10/11 ans au point d’avoir eu en ma possession le taureau, le poisson, la balance (si vous avez eu la balance, vous savez quel supplice c’était de monter cette saloperie avec les pièces qui ne tenaient jamais), et le chevalier du dragon, et je ne sais pas pourquoi ce n’est jamais passé. Je peux regarder le dessin-animé en murmurant le prénom du chevalier d’or à l’écran pour me la péter auprès de moi-même a priori.

Objectivement, « Saint Seiya » (‘rrrrrrrrr) est un salmigondis indigeste mêlant de façon plus ou moins inspirée les références à toutes les mythologies avec un peu de zodiaque façon Elisabeth Teyssier, mais j’adore ça. C’est plus fort que moi.

Je sais qu’il va falloir que je sois patiente car, avant la bataille du sanctuaire, qui est, et de loin, la phase que je préfère dans le dessin-animé, je vais devoir me fader les combat pour l’armure d’or, que Ikki va chouraver, le fourbe, et l’apparition des minables et fiers à bras chevaliers d’argent. Mais à un moment, ils vont pénétrer dans le sanctuaire et courir au ralenti de maison en maison rencontrant des hôtes plus ou moins accueillants, le top étant la vierge. Bon, le taureau perd une corne face à Seiya (rrrrrrrrr) comme un couillon, et ça m’agace tout autant à 35 ans, qu’à 10, mais qu’importe.

Pour lancer un débat constructif, quel est/était votre chevalier favori ? Et si vous en avez possédé, lesquels aviez-vous ?

Mon week-end télé !

(Mieux vaut tard que jamais…)

A défaut de Télé POC, car la semaine ne le mérite pas, voici un petit zapping édifiant de ce que j’ai regardé à la télévision ce week-end…

Vendredi 21h11
J’ai décidé en accord avec ma Moitié de zapper les Enfoirés. C’est un peu comme « la Nouvelle Star », j’en ai assez de voir les mêmes têtes reprendre avec des déguisements approximatifs des vieux standards ou les tubes de l’année écoulée dans une compilation musicale destinée à enchanter tous les publics. J’ai mauvais fond, mais je ne vois pas pourquoi Catherine Lara, Maxime Leforestier, ou le gamin des « Choristes » qui a vieilli en plus ont encore leur place dans le programme alors que Leslie n’a jamais pu y participer ce qui lui a (presque) coûté sa carrière.
Un peu ramollie par mon bain, je débarque donc devant les très toniques experts, pardon l’équipe de Los Angeles de « NCIS ». Un cartel de la drogue a pris en otage une gamine, son oncle est mort, et l’équipe du NCIS de la Côte Ouest est prête à intervenir. Le père a finalement enlevé sa fille et je n’y ai pas compris grand-chose. Le deuxième épisode tout aussi tonitruant met en scène les Navy Seals, je rigole en remarquant que ce sont les phoques de la marine. L’un des agents du « NCIS » L.A., ancien Navy Seals, prend mal que ses compagnons d’infortune d’autrefois soient accusés du vol de drogue chez un trafiquant. Je saisis à nouveau mal la chute. Les agents canardent beaucoup. « NCIS Los Angeles » est loin, comme prévun d’égaler en qualité la série d’origine. Il manque le second degré de Dinozzo ou d’Abby pour faire passer la pilule patriotique particulièrement indigeste dans les deux épisodes aperçus.

Vendredi 23 heures, après avoir erré longuement en zappant de chaîne en chaîne, je tombe enfin sur un programme alléchant : « Next Made in France » avec un gay qui recherche un vrai mec pour lui faire porter une jupette en cuir de gladiateur. Le candidat hors du bus repart évidemment seul. La deuxième fournée me permet d’apercevoir mon premier module bi. Dans le bus, ça fricote sec entre mecs et nanas. Le candidat exclut bizarrement des prétendants très potables pour se concentrer sur une fille bizarre un peu rondelette et livide aux énormes seins. Je devrais cautionner ce choix, mais j’ai du mal à le saisir. Dans les modules bis, les candidats déclarent en préambule avoir couché avec le mec de leur meilleure amie ou le père de leur ex.

Samedi 18 heures
Mon destin cruel m’impose de tomber toutes les semaines sur « accès privé », l’émission la plus trash de M6. Après un sujet, la semaine dernière, sur les fans tombées du côté Obscur qui harcèlent le groupe allemand Tokyo Hotel, je visionne un reportage sur la relation complexe qu’entretiennent Jacques Dutronc et Françoise Hardy depuis des années… J’apprends également qu’Eric Galliano vend désormais des chaussures, ce qui me navre pur lui.
J’enchaîne logiquement avec un vieux « maison à vendre » que j’ai déjà vu…

Samedi 20 heures
J’ai le choix entre « M.I.A.M » sur M6 et le grand retour de « Fa si la chanter » sur France 3. Je choisis le programme culinaire pour faire plaisir à ma femme. Cyril Lignac affronte des particuliers sur la confection de raviolis au foie gras et se fait battre par une équipe qui utilise de la mangue dans sa préparation. Le chef est trahi par son fruit favori, quelle injustice ! Pendant ce temps là Greg d’un dîner presque parfait mais surtout de « Top Chef » part à la découverte de la cuisine moléculaire, qui sera également au menu de la compétition culinaire ce soir… Hmmm… étrange ! Fort heureusement, je sais déjà grâce à la bande-annonce que Greg sera lui jugé sur sa capacité à faire la cuisine chez des particuliers avec des fonds de placard.
Quant à « Fa si la chanter », le peu que j’en ai vu m’a paru aussi ringard que l’émission original. Dans « accès privé » justement, le pauvre Pascal Brunner revenait sur son alcoolisme et sa descente aux enfers. Je souhaite mieux à Cyril Hanouna qui a bien du mérite de se coltiner ce jeu. Sur le coup, j’imaginais que c’était une bonne idée de relancer l’émission mais en voyant le décor tout droit sorti des années 90 et les braves choristes aussi raides qu’à l’époque, je me demande l’intérêt de remettre à l’antenne ce jeu.

Dimanche 9 heures
Comme il faut aller voter et bien voter, je loupe la rediffusion de la première saison des « Chevaliers du Zodiaque » sur NT1. La semaine dernière, Hyoga du Cygne affrontait son ancien maître (alors qu’en vrai c’est Camus du Verseau, mais bon…), le chevalier Cristal qui, hypnotisé par le Grand Pope, qui est en fait son jumeau maléfique, désirait la mort de son disciple. J’ai de toute façon un peu de temps avant de redécouvrir la Bataille du sanctuaire.

Dimanche 15 heures
J’ai regardé « Monk » apprivoiser un chien, à moins que ça ne soit l’inverse, alors que j’ai loupé d’après Pierre, un épisode clé de cette ultime saison la semaine dernière. « Monk et le chien » m’évoque irrésistiblement « Monk et le bébé ». De plus, comme personnellement je ne supporte pas de toucher un chien sans me laver les mains dans la seconde qui suit, je trouve Monk super normal sur ce coup là.

Dimanche 18 heures
Gordon tente de sauver un restaurant de la faillite et se prend la tête avec son chef français. Ce résumé peut s’appliquer à 90% des épisodes de « panique en cuisine » multi rediffusés par W9, le dimanche soir. Qu’importe, je me délecte et je me dis que M6 devrait réhabiliter ses « paniques au » qui étaient vraiment géniaux.

Dimanche 20 heures
Je fais le tour de mon appartement en hurlant de joie en découvrant le score du parti socialiste aux élections régionales puis pour le fun je remets ça en apprenant celui de Ségolène Royal puis à 22 heures celui de Martin Malvy dans ma région ! Je me contiens difficilement – je finis par apostropher mon petit écran – en écoutant le porte-parole de l’UMP énoncer des contrevérités grotesques.

« Les Chevaliers du Zodiaque s’en vont toujours à l’attaque en chantant une chanson bien haut, c’est la chanson des héros »

Parmi les choses géniales que diffusent la TNT – promis, juré je serai bientôt remise de cette nouvelle attraction dans ma vie – sur NT1 (je crois) j’ai pu découvrir les épisodes des « Chevaliers du Zodiaque », consacrés à la Bataille d’Hadès.
Bon, je l’avoue, je me serais contentée d’une toute bête rererediff de la bataille du sanctuaire mais Hadès c’est encore inédit à mes yeux.
Passée la surprise du double générique – une première partie consacrée au nouveau combat de Seiya et de ses amis, puis le vrai générique mais pas interprété par Minet ce qui est surprenant– il faut également s’accrocher devant les graphismes plus « nouveau millénaire » du dessin animé. Personnellement, n’y étant pas encore habituée, pour le moment je déteste.
Quant à l’histoire, je la connais, j’ai lu les mangas.
J’ai lu les mangas est une variante intéressante du « j’ai lu le livre » quand on me parle d’un film comme « le Seigneur des Anneaux », « le Monde selon Garp » et même « ensemble c’est tout ».
Pour le moment, je ne suis pas habituée aux nouveaux dessins donc, ni aux nouveaux doublages qui me perturbent un peu. Le problème avec ces nouvelles voix c’est qu’elles vont de pair avec d’autres changements perturbants. Ainsi, Shiryu s’appelle désormais « ShiryOU », c’est peut être un détail pour vous mais moi ça me contrarie beaucoup, et Mû du bélier est devenu « MOU », super nom pour un vaillant chevalier, du bélier. Quant à la « cosmoénergie » aussi baptisée « cosmos » pour gagner du temps, elle est devenue « Cosmo », comme le magazine féminin. Je suis donc obligée de rajouter le « s » à chaque fois que les chevaliers l’évoquent. « Oh je sens un puissant cosmo *ssss* jaillir de la maison du bélier ».
Sinon, la série garde ses bons côtés qui m’avaient rendus fan, petite. Je suis toujours aussi accro au mix savant des mythologies. Quant aux dialogues, ils sont toujours aussi puissants. Avant de combattre, l’ex Grand Pope et chevalier du Bélier, Sion, explique à son adversaire que « grâce à son cosmo *sss* superpuissant, il va lui briser l’intégralité de ses os, du plus minuscule situé dans l’oreille au plus grand certainement placé dans la jambe, pour lui prouver ainsi qu’il est vraiment le meilleur, grâce à la toute puissance d’Hadès, son nouveau maître qui va prochainement patater Athéna en combat décisif ce qu’il n’avait pas pu faire lors de leur précédente confrontation, il y a 244 ans, d’ailleurs il va tuer son adversaire en un coup car il est magnanime et moins cruel qu’Hadès, le maître des ténèbres aux noirs desseins pour l’univers…blablablablabla ».
Ma femme m’a expliqué qu’il prenait ainsi l’ascendant psychologique sur son adversaire qui finit toujours par le battre parce qu’il ne faut pas vendre la peau de l’ours et qu’il le saurait s’il avait suivi les précédents épisodes. Seiya, Shiryu (prononcez dorénavant ShiryOU) et les autres ont déjà pataté tous les chevaliers d’or, ceux d’Asgard, les lieutenants de Poséidon et ne feront donc qu’une bouchée de chevaliers déjà morts et ressuscités par la toute puissance du roi des Ténèbres, Hadès. C’est un peu contagieux les phrases à rallonge.
Hier, j’ai vu le moment que j’avais préféré dans le manga, mis en image. Doko de la balance est en fait le vieux maître de Shiryu (prononcez Shiryou). Il est assis depuis la bagatelle de 243 ans auprès d’une cascade sans bouger d’un iota. Nous pensions depuis trois batailles mémorables qu’il était gâteux et qu’il était assis là à se chier dessus parce qu’il ne pouvait pas faire autrement. Mais en fait non, en 243 ans, son cœur n’a battu que 100 mille fois par an, je sens que ça vous fait une belle jambe, parce que contrairement à Sion du bélier, vous ignorez peut être que le cœur humain bat normalement 100 mille fois PAR JOUR (!!!!). En restant ainsi sans bouger à garder en fait un sceau précieux qui tenait prisonnier de vilains chevaliers démoniaques, Doko, le vieux maître, a vécu 243 ans au rythme de 243 jours, il n’a donc pas pris une ride et il a toujours 18 ans du coup, comme son adversaire ressuscité par Hadès. Ca a même un nom mais là j’ai la flemme d’aller le chercher dans le manga que j’ai lu.
(Alors en vrai, ça s’appelle la misopethamenos si vous voulez essayer chez vous.)
Pour des répliques aussi abracadabrantes, je suis très fan de « St Seiya », le vrai nom des « chevaliers du Zodiaque » pour les puristes mais ma télé à moi indique « les chevaliers du Zodiaque ».
A partir d’aujourd’hui, comme moi, devant ma télé à écran plat, vous allez ralentir votre rythme pour vivre comme Doko plus vieux. Travailler moins pour vivre plus vieux…