Il venait d’avoir 18 ans

Vous avez peut-être vu ce spot terrible sur l’abandon des animaux de la Fondation 30 millions d’amis. En le regardant, j’avais pleuré à chaudes larmes, tout en me disant qu’il ne toucherait que les vrais amis des bêtes et malheureusement pas les personnes visées. Ca s’est vérifié tristement.

De mon côté, si j’y réfléchis, il y a 18 ans dans quelques jours quand j’ai eu la mirifique idée d’adopter un chaton, je ne m’étais pas projetée dans une vie à 2, 3, 4 et 3 qui durerait aussi longtemps. Mes parents l’avaient certainement imaginé, eux. J’avais 23 ans et la maturité d’une fille de 13 ans. Je n’étais pas encore fixée et ils pensaient certainement qu’après mon premier déménagement, ils se retrouveraient avec un chat supplémentaire non désiré sur les bras.

Ils se sont trompés. La petite bête m’a suivie dans une cage de voyage à peu près partout (où j’allais, ce qui limite le spectre). Il a connu les quasi studios, puis les grands T3, avant de s’installer dans le centre-ville et d’être contraint spatialement comme tout le monde.

Je n’avais pas imaginé que ce grand chat de gouttière tout maigre serait à mes côtés pendant 18 ans et qu’il me manquerait autant aujourd’hui.
Vous voyez où je vous mène maintenant.

Je l’ai déjà écrit ici mais ça a été un super compagnon de vie. Alors ok, les deux dernières années n’ont pas été faciles. Le tyran domestique avait entrepris d’arroser de son urine toutes les surfaces confortables. Face à l’absence de solutions pour le maîtriser, j’ai adapté l’appartement à ses manies. Aucun fauteuil ou canapé n’étaient accessibles en mon absence, je relevais mon matelas tous les matins…

Et vous savez quoi ? Le pire ? C’est que j’aurais signé pour deux ou trois de plus sous le joug de ce pisseux pénible.

Je me rends compte aujourd’hui encore plus qu’il avait beau être pénible. Il était là. (Im)parfait compagnon.

Bêtement, je l’avais objectivé – je ne le manageais pas avec son urine, mais pour sa durée de vie a priori – pour qu’il « tienne » jusqu’à l’été. C’est bête mais il m’a écoutée. Il a tenu jusqu’aux vacances. Il a profité de sa maison préférée pendant presque trois semaines. Il a même eu la délicatesse de ne pas gâcher nos vacances en ne lâchant pas la rampe dès les premiers jours. Il reprenait tellement du poil de la bête que j’en étais venue à espérer qu’il tienne deux ans de plus. Je le voyais en phœnix (un genre de Ikki) qui renaît systématiquement de ses cendres. Et puis de toute façon, je ne crois pas trop en la mort.

Ikki
Pas moyen encore que je mette la tête de la petite bête…

Sauf que le lendemain du jour où je disais fièrement qu’il était immortel, les choses se sont gâtées.

Je suis la Pythie inversée.

Alors je vous préviens parce que ça peut servir, un chat ne prévient pas quand il part. Trois jours plus tard, il mourait sereinement dans son sommeil avec France Inter en fond sonore. Bizarrement, je m’en veux pour ce dernier point. Nous l’avions bien installé et quand nous sommes revenues nous assurer qu’il était bien, il n’était plus là.

Mon chat est resté jusqu’au bout la tête de nœud que j’adorais. Parce que ce salopard qui pissait partout a trouvé malin de se traîner dans sa caisse quelques minutes avant de mourir.
J’ai adoré son ironie.

Pour conclure ce post, deux choses…

Le chaton tout mignon que vous rêvez de prendre peut vivre jusqu’à 18 ans. Pour moi, c’est un privilège extraordinaire, mais il faut le savoir avant de s’engager avec lui.

Le chat est une teigne. Il va vous aimer (n’en déplaise aux détracteurs des matous), mais il va aussi vous imposer beaucoup de choses. Hobbes a détapissé un appartement, pissé beaucoup et souvent partout, cassé des choses, parfois était hostile avec des gens…

Putain 17 ans !

J’ai pleuré à grosses larmes en lisant ce texte. Je me disais justement, depuis quelques semaines, qu’il faudrait que je (vous) parle de ma vie avec mon vieux chat et j’ai lu sous cette plume pas mal de choses que je ressentais.

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Mon chat m’a super bien dressée et je pense que secrètement il profite du statut que lui confère son âge canonique pour abuser de ses privilèges. Mais, c’est ainsi. Ce n’est pas à 17 ans que nous allons revenir en arrière.

Quand j’ai décidé, il y a 17 ans, alors que j’habitais encore à Tours et que j’étais sur le point d’arrêter définitivement mes études contre l’avis de mes parents et de la raison, d’adopter un chat, je ne m’était pas imaginée que notre relation tiendrait aussi longtemps.

Le premières années, il s’est plutôt conduit comme un colocataire, qui vivait avec nous parce que c’était un mal nécessaire pour sa survie et son confort. En échange du gîte et du couvert, il était décoratif, mais absolument pas câlin. Il n’a jamais ronronné par exemple.

Avec le temps, il s’est habitué à nous. Il a commencé à nous considérer. Nous ne lui avons jamais rien imposé. Je suppose qu’il a apprécié notre délicatesse à son égard.

L’été, il avait le droit de batifoler à l’île de Ré et il venait quand même vérifier régulièrement que nous étions là pour assurer sa sécurité. Quand, il y avait un feu d’artifice à Toulouse, il arrivait en courant sur le lit, pour nous réconforter évidemment. Ce chat n’est pas un trouillard.

Quand il a eu 7 ans, nous lui avons pris une petite compagne. Il n’a pas vraiment trouvé que nous l’avions bien choisie. Il s’est habitué à elle.

Il a subi pas mal de déménagements, exploré des appartements plutôt vastes puis finalement réduits. Il a voyagé un nombre incalculable de fois dans sa boîte sans jamais élever la voix, restant stoïque sous son pull jusqu’à l’arrivée.

Bon, il n’est pas parfait non plus. Il a dézingué des tapisseries et coûté des cautions à sa maîtresse. Il a aussi rendu des fauteuils inesthétiques au possible. Il a pissé dans des coins auxquels je n’aurais pas songé, avant de m’apprendre qu’on ne laisse rien traîner par terre et qu’on défait son lit pour bien l’aérer le matin. Il faut aussi surveiller les cartons abandonnés. Mon nouveau matelas repose la journée contre le mur, parce qu’il le prend pour sa litière.

Il m’a vraiment bien dressée décidément.

Aujourd’hui, nos relations sont cordiales. Il n’a jamais été câlin, il ne l’est toujours pas. Mais, une chose que seuls les possesseurs de chat pourront comprendre, il est présent. Parfois trop, le matin à 5h30, je me lève au radar pour le nourrir. Il a 17 ans, il a bien le droit à ce genre de caprice.
Parfois pas assez, quand il fait 35° chez moi, je ne le vois plus.
Mais, j’aime tellement quand il vient s’asseoir à côté de moi sur le canapé ou quand il vient se coucher sur la table quand je discute avec quelqu’un dans le salon. J’aime qu’il ait ses têtes et qu’il choisisse les gens qu’il va apprécier. Je suis vraiment désolée pour les autres.

Et puis, mon chat est un vrai beau gosse. Comme sa maîtresse, il aime les filles et elles le lui rendent bien.

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Nous vivons ensemble depuis 17 ans. Au début, c’est un colocataire un peu pénible parfois, aujourd’hui c’est un compagnon.

Il a 17 ans et je sais que j’ai de la chance qu’il soit encore là. Je sais aussi que nous ne passerons pas les 17 prochaines années ensemble.

Le dîner presque parfait de POC

Devant l’insistance de Gaëtan, je me vois obligée de publier la composition de mon dîner presque parfait…


Ma motivation
Si M6 organise, comme je l’imagine, une spéciale « couples » pour la Saint Valentin et que la chaîne tolère les invertis, je compléterais avec plaisir ma moitié. Sinon, je ne sais, peut-être que dans deux mois à force de ne pas bosser, je serais devenue tellement chèvre, que j’aurais besoin de m’occuper par tous les moyens, mêmes les pires.

Mon profil de dîneuse…
La faux cul intégrale
Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, et qui n’auront par la suite pas envie de me connaître, par réaction, quand je déteste quelque chose, il faut immédiatement que j’en rajoute dans le sens contraire. Bref, donc en gros, je passerai le dîner à encenser les plats et pour avoir subi au moins 400 dîners presque parfaits je me délecterais à l’idée de pouvoir ENFIN incendier mon hôte depuis les toilettes et tant pis finalement pour les commentaires horrifiés sur le site.
En revanche, par principe, comme une candidate bordelaise dans mon souvenir, je ne mettrai aucune note en dessous de 5, sauf peut-être en déco car je ne supporte pas les verres noirs (on ne voit pas ce qu’on boit) et les assiettes carrées. Quant à l’ardoise, c’est comme les verrines, ça a été une bonne idée mais ça ne l’est plus depuis 350 repas.

Mon menu
C’est le nœud du problème…
Je ne suis pas une grande cuisinière, alors réaliser un menu de A à Z me paraît relativement problématique.
J’ai songé à un menu rose, mais le colorant alimentaire dans mon gratin dauphinois et mes gougères risquent d’en écoeurer plus d’un.
Sinon j’ai pensé à la thématique séries voire télé avec un final « y’a que la vérité qui compte », le vendredi, où j’annonce à mes convives que je ne suis pas cuisiner, mais qu’ils n’ont pas fait mieux. Bonnes notes garanties…

En imaginant un vrai menu…
La thématique tournera donc finalement autour du rose, pour la ville rose, Toulouse, la plus belle ville du monde, et pour mes pages roses, mon blog adoré. Il sera de plus à 95% bio.

Lever de soleil sur la ville rose
Tequila sunrise, les cocktails à base de tequila sont ma spécialité, et celui-là a le mérite d’être rose, à la grenadine bio, pour le reste il ne faut pas souffler, et assortiments de mignardises (en gros des gougères…).

Les drôles de dames de la Roseraie
Il s’agira tout simplement d’une déclinaison de grosses crevettes roses panées à la poudre d’amandes, au sésame, et basiquement à la chapelure.
Drôles de dames en référence à mon amour immodéré pour les séries et la Roseraie, car c’est un quartier de Toulouse à proximité duquel je réside.

Un pote de l’homme de l’Atlantide, plus que de Bobby Ewing, et son accompagnement isérois
En gros, du saumon (pour le rose — > mon fil rouge) et du gratin dauphinois à ma façon (et la recette ne se discute pas).
Pour le colorant alimentaire dans le gratin dauphinois, ça se discute.

Bugs Bunny et Chandler se sont parés de rose
En dessert, avalanche sucrée avec mon sublissime gâteau de carottes glacé pour l’occasion et si je réussis un jour à en élaborer un maison un cheese cake new-yorkais avec quelque chose de rose pour coller au menu

Bon, je vous rassure, je ne mise pas sur la cuisine, car j’ai L’ANIMATION du siècle, que tout le monde va vouloir me piquer.
Je vous la livre.
Préparez-vous !

L’animation : chatons.

[« Nous les chatons, nous soutenons le dîner de POC ! »]

Tada…

Quoi de plus mignons que des chatons ? Je proposerai à mes hôtes de passer la soirée avec leur chaton. Je sais, c’est simple et tout simplement génial. Bon, j’aurais bien évidemment un aigri allergique aux chats, mais qu’importe avec les chatons tout devient possible.
Bon, alors évidemment, vous allez me dire que ça ne colle pas au menu à 100%. Mais les chatons sont un clin d’œil à ma sériphilie – dans un épisode de « Buffy contre les vampires », Spike joue une partie de poker avec des démons et mise des chatons – et au besoin je les bomberais en rose (je plaisante, aucun animal ne sera maltraité durant l’élaboration de mon menu, sauf s’il a longuement séjourné dans l’eau). Au pire, les chatons sont doux, comme le rose.

[« On va bien s’amuser au dîner de POC ! »]

Bon, il me reste toutefois la décoration de table, j’opterai pour une nappe rose framboise écrasé (la teinte va être dure à restituer) bordé de liseré rouge et je la joncherai de bonbons (des fraises bonbons pour être précise), ma deuxième passion après la télé et je miserai sur des sets de table à l’effigie de mon blog.
Enfin, j’éviterai les « rookie mistake » du type, la bouteille d’eau sur la table, ce que je trouve moche et qui vaudra au moins un point en moins à mes hôtes qui auraient négligé ce détail.

Pour les notes, je mise sur 5/6 en cuisine, selon les sensibilités de chacun ; 7/8/9 et même 10 en animation parce que les chatons c’est génial ; la déco de table risque de me tirer très largement vers le bas avec une amplitude de notes allant de 3 à 6 pour la folle des chatons.

Bilan, je ne gagne pas, et je dois me débarrasser de cinq encombrants chatons qui cohabitent mal avec mes monstres caractériels.

Je vous invite maintenant à me critiquer depuis mes toilettes virtuelles tapissées de rose et à me noter depuis le taxi imaginaire qui vous ramène chez vous.*
*Je suis susceptible, je préfère le rappeler de façon indicative.