Des bleus et des bosses

M6 a diffusé hier au rythme de trois épisodes la suite de la saison 4 inédite des « Bleus, premiers pas dans la police », une bonne nouvelle sur le papier si on excepte le nombre délirant d’épisodes programmés à la suite, mais qui augure surtout de la disparition définitive de la série qui ne fait pas assez d’audience au goût de la chaîne. Il faut rappeler qu’à la base, elle n’était pas programmée le samedi soir face à des mastodontes télévisuels mais bien en semaine ce qui lui donnait déjà plus de chances de « rencontrer son public ». Je trouve évidemment cet arrêt absurde car la série est drôle, humaine, bien écrite et extrêmement bien jouée, qu’elle traite son sujet de façon originale et sort un peu, pour une fois, des clichés à la « Julie Lescaut »… Mais, bref, je suis obligée de me délecter de ce requiem pour les bleus alors tant pis…

Le premier épisode de la soirée était à nouveau plus sombre, une tendance amorcée dans la saison 3. Le jeune Christophe, toujours drôle jusque là, foirait en beauté sa mission compromettant ainsi sa carrière et surtout celle de son supérieur direct. Prié d’aider à démanteler un réseau de prostitution dans une grande école de commerce parisienne, le jeune flic se retrouvait en effet à coucher avec un témoin, prostituée amatrice, et finalement à blesser un suspect. Le revirement en deux temps, trois mouvements grâce à la collaboration de ses collègues Kevin et Alex était un rien tiré par les cheveux.

Mais en parallèle, cet épisode mettait en scène l’arrivée d’une nouvelle dans le service, Irina, une jeune flic placée sous la tutelle de Franchard, le rugueux officier de police, dont le secret est d’être fille de taulard et très marquée par cette ascendance.

Dans la suite de la soirée, Kevin a trompé Yann avec le frère d’un suspect qui l’avait déjà bien tenté, avant de se résoudre (ou pas) à l’idée que son mariage est plus important que ses pulsions. Alex a eu des difficultés avec Amy à cause de sa fille. Il est arrivé des bricoles au commissaire Mercier, merveilleuse Clémentine Célarié et comme je me suis couchée avant la fin, j’ignore si Franchard a finalement succombé aux charmes d’Irina.

« Les bleus » comptent dans mon Top 5, malheureusement restreint à deux places, des meilleures séries françaises du moment – et non gnagnagna je ne peux pas vous évoquer la merveilleuse fiction made in canal plus puisque je ne paie pas pour recevoir la chaîne cryptée – avec le génialissime « Fais pas ci, fais pas ça », qu’il va falloir regarder car si la série ne peut pas s’arrêter. Mais M6 n’est pas foutue d’assumer qu’une fiction française peine à retrouver sa place et choisit donc de l’arrêter plutôt que de réfléchir à une nouvelle programmation, peut-être pas par paquet de douze par exemple, et ça m’attriste. Je l’explique encore mieux sur le Post, pour ceux que ça intéresse.

J’ajoute à ce billet deux anecdotes personnelles passionnantes, en rapport je vous rassure.
Cet été, j’ai reçu un mail (presque) personnel d’une agence de communication qui m’a expliqué qu’il fallait que j’annonce sur mon blog avec grand renfort de visuels que la saison 3 des « Bleus » sortait en dvd. Me sentant devenir d’un coup une blogueuse extrêmement influente, j’ai renvoyé un mail en indiquant que j’avais beaucoup parlé de la série sur mon blog et que je l’adorais, je désirais en outre savoir si et quand la saison 4 serait diffusée et légèrement opportuniste j’ai indiqué que je ferais volontiers de la publicité en échange d’un coffret, oui je suis comme ça, j’ai honte… Résultat, aucune réponse, la saison 4 a été diffusée hier, la série s’arrête et ma carrière de blogueuse influente et gâtée a été tuée dans l’œuf.

Deuxième histoire qui a déjà moins de rapport, le sosie de Madame Lepic m’a livré, vendredi soir, une armoire à mon nouveau domicile et malgré la galère que ça a été de la faire rentrer dans notre chambre, je m’en foutais car je ne pouvais avoir que de la sympathie pour cette dame qui avec son sourire m’évoquait Fabienne.

Je crois que je ne vais pas tenir jusqu’à la diffusion. Pour « fais pas ci, fais pas ça », je fais de la promo gratuite pour la sortie en dvd – d’ailleurs je l’ai fait – sans problème, tant que la série est reconduite !

Bon, sinon, je crois que jusqu’à mercredi au moins, je risque d’avoir d’autres chats à fouetter dans mon nouveau chez moi.

Les Bleus mûrissent

M6 diffusait donc hier soir la fin de la saison 3 inédite. Après un petit passage à vide, il y a deux semaines, la fiction française a donné en deux épisodes toute sa mesure.

Dans le premier épisode, Alex, le petit loulou de banlieue qui a longtemps hésité entre se ranger et continuer à magouiller avec ses potes de la cité, est rattrapé par son passé. Ces deux anciens colocs, des opportunistes de première, s’emparent d’une bagnole contenant des armes et de l’argent. Sans réfléchir, ils claquent allégrement le fric et font mumuse avec les « guns ». Malheureusement pour eux, cette cargaison appartient à un des caïds de leur quartier, qui cache ses activités illégales derrière un paisible garage et qui décide de récupérer son matériel et au passage de se venger. Bêtement, Alex décide de couvrir ses potes, quand ses copains policiers s’en mêlent. Il est vite pris dans un engrenage désastreux et contraint de jouer les ripoux pour protéger ses copains de toujours. En parallèle, sa rupture avec Laura n’arrange rien à son moral. Son ex se jette, elle, dans le boulot à corps perdu, n’hésitant pas à prendre des risques inconsidérés pour coincer enfin l’assassin de la jeune fille retrouvée morte au début de la saison.

Cet épisode plus sombre et très polar se termine d’une façon inattendue. Alex finit par se ranger du côté de la loi et fait même arrêter ses copains qui ont franchi la ligne rouge une fois de trop. De gentils branleurs, ils sont devenus adjoints d’un vilain et il ne peut plus les aider.

Le dernier épisode venait, lui, mettre fin au fil rouge de la saison et comptait pas mal d’action. Les Bleus mettaient ainsi un terme à un trafic d’humains en faisant face à la très effrayante mafia albanaise.
Dans les dernières images de la saison qui m’ont littéralement fait craquer, Kevin demande en mariage Yann, et lui propose d’aller s’unir avec lui à Madrid. Son copain l’interroge alors sur l’opportunité de revêtir leurs uniformes d’apparat à cette occasion.

Si j’avais encore un doute sur la qualité de la série, les rediffusions de la saison 1, qui mettaient en scène l’agression homophobe dont est victime Yann après son rendez-vous avec Kevin, auraient fini de me convaincre.

Je suis d’autant plus énervée contre M6, qui n’aura laissé aucune chance à la série, en jouant les enfants gâtés avec sa semaine de télé-réalité et de fictions américains. « Les Bleus » auraient mérité une programmation plus confidentielle le mardi ou le mercredi ou même le vendredi à la place de NCIS vus et revus, et non pas une exposition face aux grosses soirées de TF1 ou France 2, le samedi. Dès la semaine prochaine, nous aurons le droit à la saison 4, puis plus rien, faute d’intelligence de la chaîne. Pourtant grâce à Stéphane Giusti, que je vénère depuis le cultissime « pourquoi pas moi », une fiction française parlait enfin intelligemment de l’homosexualité masculine sans tomber dans les clichés à la con, mais aussi des relations entre les êtres humains.

Les Bleus reprennent des couleurs !

Ce blog sera bientôt sous-titré : POC regarde la télé pour vous et poste tous les jours, un tour de force assez rare dans la blogosphère actuellement qui mérite d’être souligné. Parfois, comme je suis en compétition avec moi-même, telle une Myriam Lamare du blog, j’essaie même de mettre en ligne des billets plusieurs fois par jour et la diffusion de deux nouveaux inédits – et non pas cinq, stupide Télérama – des « Bleus, premiers pas dans la police », m’incite à le faire.

Après deux épisodes un rien trop sombres la semaine dernière, la saison 3 a retrouvé des couleurs hier, malgré une sordide histoire de disparition de mineur, qui incite le commissariat à déclencher la fameuse « alerte enlèvement ». Alors, certes, ce cinquième épisode – nous sommes dans la semaine des 5 apparemment – ressemblait un peu à un clip commandé par Nadine Morano (je cite vraiment n’importe qui sur ces pages roses) sur les dangers d’internet, mais il m’a réconcilié avec la série.
Dans une scène absolument parfaite comme seule la série de M6 nous en propose, Christophe, le gentil geek fan de taxidermie, insulte la sorcière qui l’ennuie dans le jeu en ligne auquel la gamine disparue jouait, juste au moment où son commissaire, la magnifique Clémentine Célarié, déboule dans la pièce, prenant un instant les mots pour elle. Nous apprenons également dans cet épisode que Kevin s’est tapé le procureur, un gag qui rebondit plus tard, quand celui-ci s’extasie sur le travail réalisé par Christophe sur la moufette, le running-gag de la saison 3, qui est un animal homosexuel. Le jeune policier pense que l’intérêt soudain du procureur concerne la taxidermie et non sa remarque sur l’homosexualité chez les bêtes.

Je vous rassure, la gamine est retrouvée indemne grâce à l’aide de la grand-mère du pervers, une fin certes un peu trop parfaite, mais qui faisait du bien après les histoires de mœurs sordides de la semaine dernière.

Le second inédit mettait en scène un Kevin un peu à la dérive qui croise une Laura pas beaucoup plus en forme qui sent bien que son homme s’éloigne d’elle.

Bref, il est vraiment regrettable que M6 ait déjà signé l’arrêt de mort, et là mon information est officielle, de la série.

[Ne loupez pas le billet sur l’épisode 615 de Lost qui est juste en dessous…]
 
 
 

Les Bleus ont le blues !

Pour répondre à la question qu’au moins deux d’entre vous m’ont posé, j’ai loupé la majeure partie de la présence du roux effrayant dans « l’amour est aveugle » – j’ai juste entendu les femmes faux cul et surtout rassurées lui dire qu’il avait beaucoup de charme -, occupée que j’étais à m’atterrer devant les tromperies des candidats de « l’île de la tentation », qui avaient pourtant juré fidélité à leurs femmes. Je vous confirme que sur Diamante K, les tentatrices sont chaudes comme la braise et que les soirées qu’elles organisent permettent aux hommes d’approcher au plus près de la tentation.

Mais, je voulais surtout aujourd’hui évoquer la suite de la saison trois des « bleus » de M6, qui a pris un tour franchement sombre et un rien désarçonnant.

La semaine dernière, nos apprentis policiers avaient réussi quand même à démasquer un pervers sexuel extrêmement dangereux sur la base de pas grand-chose, mais hier malgré toute sa bonne volonté, Laure ne réussit pas à faire entendre raison à ses supérieurs hiérarchiques au sujet d’une victime de viol qui finit par se suicider sous ses yeux. Amy, la nouvelle recrue, manque, elle, de se faire violer par un étudiant en art franchement suspect. Kevin est escroqué par son père, tandis que Yann, son compagnon, perd son boulot.

Il s’agit certainement de donner un peu de profondeur à la série qui paraît parfois un peu légère. Fort heureusement, l’admirable nouveau, fils, petit-fils et arrière petit-fils de policier, reste égal à lui-même. Christophe, le geek taxidermiste s’envoie tour à tour des éclairs au chocolat et des bananes dans la voiture de patrouille et s’étonne que les suspects tentent de lui échapper. Il s’affirme comme le personnage de la saison avec ses bonnets et ses menues « lacunes » en intervention.

Mon autre coup de cœur continue d’aller vers Clémentine Célarié, qui campe admirablement la commissaire au grand cœur qui sait ne pas se faire marcher sur les pieds. J’ai hâte qu’elle entretienne une liaison dysfonctionnelle avec le beau Christophe.

Sinon, les répliques d’Alex qui pense qu’une étudiante en thèse doit aimer « Goudard » m’ont beaucoup plu également.

Malgré ces petites réserves, si M6 persiste à donner sa chance à la série, je ne manquerai pas la suite samedi prochain…

Des bleus et des bosses ("les Bleus : premiers pas dans la police" / saison 3)

J’ai été ravie hier soir en visionnant les deux inédits de la saison 3 de « Bleus : premiers pas dans la police », pourtant déjà catégorisés « moins drôles » par mon magazine télé, de retrouver des dialogues de qualité et les situations vraiment amusantes qui m’avaient fait adorer les deux premières saisons de cette série française, s’il vous plaît. Les Bleus s’impose comme l’anti-Navarro (« j’écoute ! ») ou l’anti-« Julie Lescaut ». Ces flics là n’aiment pas mettre en prison les gentils sans-papiers et répugnent à imposer des garde-a-vue gratuites. Ils nous réconcilieraient presque avec la police d’ailleurs…

Pour cette nouvelle saison, Iliès et la blonde partis, deux nouveaux « bleus » viennent les remplacer : une bosseuse qui a cartonné à l’école de police et un fils de, geek et maladroit, qui se passionne pour la taxidermie, le running-gag de ces deux premiers épisodes. Alors, certes, la première intrigue avec le drôle de type célibataire qui séquestre en fait une femme dans sa cave n’était pas d’une très grande subtilité et les blagues sur la propension de l’ex loulou des banlieues à fumer la super herbe trouvée chez le DJ assassiné étaient un peu lourdes, mais dans l’ensemble grâce aux répliques qui font mouche, « les Bleus » surclassent de loin les autres productions françaises de la chaîne et évidemment les resucées minables de TF1.

Je dois en plus souligner que Clémentine Célarié, que j’ai toujours trouvé magnifique et qui est superbe désormais même si elle est moins pulpeuse qu’auparavant, campe un commissaire de police, qui hésite entre materner et tancer ses subordonnés désordonnés, absolument parfait.

Il faut également que je salue le jeu des comédiens, jamais faux. Ils assument notamment avec brio les situations comiques et assument extrêmement bien les dialogues décalés. Je suis particulièrement fan du petit Kevin, qui campe également un beau-fils de la smala de « merci les enfants vont bien », parfait dans son rôle de petit mec amoureux de son copain super flic, qui voudrait tellement que leur vie commune soit parfaite. Il n’est jamais caricatural et ça fait toujours plaisir.

Seul bémol, comme M6 est une chaîne qui respecte vraiment ses téléspectateurs, elle a jugé bon de diffuser deux inédits, puis de repartir à zéro ensuite avec la première saison. Pourquoi pas, à la limite ? J’avais justement loupé le pilote, ça tombe bien, sauf que la chaîne a entrepris de rediffuser la série à partir de l’épisode 2 de la saison 1….

« Ma révolution… »

J’ai décidé aujourd’hui, après avoir critiqué vertement hier une série américaine, de louer la qualité des fictions françaises.

1004 posts et rien ne va plus…

Hier, après midi, j’ai enfin mis la main sur ma femme qui travaille bien trop pour gagner à peine plus, nous nous sommes donc installées romantiquement devant le petit écran, seulement légèrement minées à l’idée de mater un téléfilm teuton de très basse qualité. Mais là, surprise, qui vois-je apparaître sur mon petit écran adoré ? Je vous le donne en mille… Non pas Nicolas Sarkozy… mais Catherine Beaumont, mon idole depuis au moins 15 ans ! TF1 rediffuse en catimini ma série française culte, « une famille formidable ». En regardant, le deuxième épisode de l’avant dernière saison de cette formidable saga, je n’ai pas pu m’empêcher de signaler à nouveau à ma Moitié, que quand on voulait, nous les Français, nous étions capables de produire des fictions géniales qui ne ressemblent en rien à ce que les américains nous balancent à longueur d’année.

Je vous entends déjà maugréer qu’ « une famille formidable » ne casse pas trois pattes à un canard et que c’est un peu toujours la même chose. Et bien, vous aurez raison mais c’est tellement jouissif à regarder qu’on en oublie que les rebondissements sont à chaque saison quasiment identiques et un peu téléphonés. Jacques a trompé Catherine, qui est évidemment la dernière à l’apprendre. Cet adultère est le domino qui fait choir tous les autres et le chaos s’installe immanquablement dans la grande famille passablement recomposée.

Quand j’ai connu Catherine et Jacques, ils avaient trois enfants : l’aîné Nicolas passait son bac et l’obtenait de peu ; Frédérique la plus jeune était un espoir du tennis ; et l’aînée Audrey était déjà une formidable tête à claques. Depuis, en sept saisons, il s’en est passé des choses. Nicolas est devenue gay, enfin plutôt bi d’après l’épisode d’hier. Frédérique a épousé le second de son père, plaquant devant l’autel portugais son meilleur ami de toujours, et a même eu un enfant. Audrey est restée très conne et sort avec ce raté de Julien, depuis la genèse de la série. Jacques et Catherine ont eu deux nouveaux enfants, des jumeaux, qui ont l’âge de leur petite fille, la descendante de cette tête à pelles d’Audrey.

La série tient à un fil ou plutôt à trois, trois excellents comédiens qui campent, en y croyant plus ou moins, selon l’inspiration du moment, des personnages vivant des intrigues complétement abracadabrantes.
Je n’aime pas particulièrement Bernard Le Coq ordinairement mais j’adore Jacques Beaumont. Ce type complétement excessif qui ne peut s’empêcher de tromper sa femme sans qui il ne conçoit pas de vivre pourtant. Jacques a d’abord été le promoteur du guide Beaumont avant d’ouvrir un grand restaurant au centre de Paris. Son meilleur ami, Richard, est le deuxième pilier de la série. Petite, j’ai été bercée par « Merci Bernard » et « Palace », je suis donc logiquement une fan inconditionnelle de l’excellentissime Philippe Khorsand, qui campe ici un présentateur télé, complétement imbus de sa personne mais pourtant très attachant. Je garde la meilleure pour la fin, l’héroïne indiscutable de la série : Catherine Beaumont. Catherine Beaumont est incarnée par le sosie français de ma maman, Annie Duperey. Alors, évidemment, quand je vois Catherine à l’écran, je pense beaucoup à elle. Catherine a une vie autrement plus compliquée que celle de ma mère, je vous rassure. Elle doit réunir depuis sept saisons sa famille de tarés, gérer les infidélités de Jacques, tenir sa toujours superbe demeure et travailler aussi un peu quand même. Elle est pédiatre.

Hier, l’épisode diffusé par TF1 était un parfait échantillon de tout ce que j’adore dans « une famille formidable ». Comme tout épisode de milieu de saison, il se déroulait au Portugal, dans la maison de vacances, où se retrouve chaque année la famille malgré les raz de marée intervenus dans le premier épisode. Jacques découvrait que sa liaison avec une magnifique locale avait abouti à la naissance d’un petit José. Il le cachait évidemment à Catherine qui s’étonnait qu’il appelle un certain José dans son sommeil. Dans une scène irrésistible, la matriarche Beaumont en arrivait à la conclusion que les obsessions de Jacques au sujet de la qualité alimentaire l’avaient amené à rêver de « José Bové ». Bernard Le Coq à moitié mort de rire lui donnait alors raison. Richard revenait, lui, d’Asie où il avait été enlevé par des rebelles, complétement toqué du ménage à la suite du traumatisme.
Bref, raconté ainsi, ça n’a l’air de rien mais à l’écran c’est juste magnifique…

Les Américains ne pourront jamais copier ce petit bijou français et j’en suis bien contente. Je me souviens que la septième saison de « la famille formidable » m’a amèrement déçue mais je l’oublie pour ne me souvenir que des six premières. Si j’osais mettre ici une « wish list », à n’en pas douter l’intégrale des six premières saisons de cette série en ferait partie…

Le soir venu, dans un registre complétement différent, j’ai regardé « les bleus : premiers pas dans la police ». Ces deux séries ont quand même un point commun notable, qui est mon angle à moi, elles sont toutes les deux françaises et épatantes.

Je ne vais pas vous résumer les intrigues, je m’y perds, mais je vais vraiment louer l’originalité et l’intérêt du contenu.
« Les Bleus » mêlent avec toujours autant de talent les intrigues graves et les cas légers en s’attachant aux spécificités de notre beau pays. Le petit ami policier du joli Kevin est victime en pleine rue, le soir, d’une agression homophobe particulièrement violente. Je n’avais encore jamais vu le sujet abordé à la télévision avec autant de justesse et d’émotions. Nadia, la fliquette mère de famille, voit sa vie partir en miettes après la liaison passagère qu’elle a entretenue avec le commissaire. Elle n’en reste pas moins professionnelle, je l’adore. De plus, comme me l’a rappelé Pierre ce matin, Nadia va se faire avorter, car en France la grossesse n’est pas une maladie incurable. Elle ne flanche pas en croisant dans les couloirs de la clinique une maman qui marche fièrement les pieds en canard avec son ventre arrondi. Là, sur ce coup là, on surpasse largement les Américains passablement réac sur le sujet. Laura est magnifique, ce qui me distrait pas mal quand je la vois à l’écran, elle entame une relation avec sa petite frappe au grand cœur de collègue. En parallèle, des intrigues de longue haleine plutôt intéressantes se mettent en place et devraient déboucher en fin de saison.
En regardant « les bleus », j’ai plus l’impression de découvrir un vrai commissariat et des flics réalistes que dans « Navarro », « Commissaire Moulin » ou « Julie Lescaut ». Bon, ok, je pars de loin. De plus, je n’ai pas envie de zapper ou de hurler de rire, ce qui est finalement bon signe. J’ajoute que ma femme, difficile en matière de fiction, apprécie, ce qui veut tout dire à mes yeux.

A 14 posts du millième billet, je reviens sur ma semaine télé !

Lundi sur M6, « recherche appartement ou maison »
J’ai oublié de vous dire que l’épisode inédit de « recherche appartement ou maison » m’a presque rendue homophobe tant le couple de pédés en quête d’un appartement « moutons à cinq pattes » entre les remparts d’une ville du sud-est était insupportable. L’agente immobilier, pourtant mandatée par la chaîne, avait sur la fin du mal à leur parler aimablement. Dès le départ, j’aurais personnellement commis un pellicide.
J’ai eu légèrement envie de latter également le brave type, père de famille, qui veut quitter son 30m2 à Paris pour pouvoir élever dignement son enfant dans un havre de paix et de verdure, mais ne conçoit pas d’habiter à plus de 40 minutes de chez son frère qui a plus de moyens que lui et vit donc dans une banlieue chic. L’agent immobilier de choc a manqué de les étriper, sa femme et lui.
En revanche les deux CPE, pourtant issues d’une province ensoleillée, n’ont pas été trop regardantes et comme la bonne volonté est toujours récompensée, leur guide dans la capitale leur a dégoté un magnifique T3.

Mercredi sur M6, « les Bleus : premiers pas dans la police »
Hier, j’ai adoré les deux nouveaux épisodes inédits des « Bleus » sur M6. Le joli gay a eu le droit de rouler quelques pelles à l’autre policier qui partage sa sexualité déviante. La mère de 3 enfants a entamé une liaison avec le séduisant commissaire, géniteur de sa jeune collègue. Le petit gars des cités a du choisir définitivement son camp en dénonçant son ex, qui participait à des braquages de filles. Le beur qui veut s’élever socialement grâce à la fonction publique, a, lui, mesuré les limites de sa profession en constatant que les sans-papiers martyrisés par de vilains promoteurs étaient plus aisément expulsables qu’aidables par l’administration française.
Certes, la série est bourrée de bons sentiments. Le gentil petit mec de la cité libère la horde de sans-papiers dans la nature sans que sa hiérarchie ne le menace réellement de poursuites effrayantes, ni même de sanctions. Tous les gentils keufs sont enthousiastes en apprenant que leur collègue très musclé est homosexuel. Chacun des gentils bleus commet des bourdes énormes et parfois irréparables sans que personne ne lui tombe jamais sur le dos. Mais dans l’ensemble, décidément, c’est drôle et bien joué. En plus, j’aime le côté gentiment militant du tout.

Mercredi sur France 2, « Tabou »
Après, Karine Lemarchand a découvert plein de choses fascinantes sur l’homosexualité dans sa nouvelle émission pas du tout voyeuse, ni démagogue, « Tabou ». Je ne la félicite pas d’avoir invité à nouveau les deux gouines, moches à périr, qui ont eu l’excellente idée d’avoir une gamine qu’elles ont prénommée avec goût, « Willow ». Les trois lesbiennes canons (je m’inclus dans le lot pour la peine) réunies chez moi, hier soir, devant mon petit écran à moi, étaient indignées d’être ainsi représentées à la télé.
(Je jure que pour rester dans l’esprit de « The L Word», les protagonistes de ma série à moi, « Lesbiennes», seront toutes canons. Je cherche d’ailleurs une « Carmen » pour l’envoyer à l’école des DJ, croisée aujourd’hui au détour d’un boulevard à Toulouse, afin qu’elle se prépare pour son rôle dans la série. Je pense que pour rester dans l’esprit « minorités », ma Carmen s’appelera Nadia mais sera DJ quand même afin que l’école mentionnée plus haut mette des sous dans le projet. Fin de cette longue parenthèse !)
Mais Karine de son côté en a appris de belle. Vous saviez, vous, qu’il y avait des bars homos où se retrouvent les gens qui partagent cette sexualité « hors norme » ? (Nous avons découvert de notre côté que nous avions une sexualité « hors norme »…) Il parait même que des femmes font des bébés avec des hommes qu’elles n’aiment pas dans leur chambre à coucher et qu’elles n’apprennent pas l’enfant qui naît de ce drôle de rapport à appeler leur géniteur, « papa ». Karine n’en revenait pas de son côté.
J’adore Karine Lemarchand, qui est drôlement belle, mais il faut vraiment qu’elle arrête de jouer sur le registre gentille gourdasse un peu quichasse bonne copine. Merci d’avance, Karine ! J’ai hâte que « Tabou » ne soit pas consacré à un sujet qui me concerne pour m’amuser un peu plus. Les échangistes par exemple, c’est très original et très surprenant pour Karine. En plus, ça me paraît plus « tabou » que l’homosexualité aujourd’hui.

Enfin une bonne série française !*

(*J’ai la bouche à moitié endormie, alors pour le titre je fais sobre)

Comme je me suis beaucoup moquée récemment de la piètre qualité des fictions françaises, je vais dire un peu de bien des « Bleus : Premiers pas dans la police », série programmée par M6. Déjà, dans l’ensemble à quelques exceptions près, les comédiens jouent bien et sont audibles. Je vous rappelle que j’ai 30 ans et que j’ai déjà besoin d’un sonotone. Ca ne ressemble en rien à une fiction américaine. Les héros sont en effet volontiers gaffeurs et loin d’être parfaits.
Intéressons-nous justement aux personnages… (quelle magnifique transition !)
Je commence par ma préférée : la fliquette canon, volontaire, dure à la tâche, agressive et acharnée. Elle s’est lancée dans la profession parce que son papa, qu’elle n’a pas connu, était flic mais elle cache à sa mère, qui l’a toujours rêvée en avocate, qu’elle est policière. Elle travaille évidemment sous la direction de son père biologique qui ignore qu’il a une fille.
Parmi les nanas, il y a également la mère de famille un peu nombreuse (elle a trois enfants) qui veut faire du terrain alors que son époux la préfèrerait dans les bureaux. J’aime bien ce personnage car sous une apparence tartignole se cache une vraie battante.
Chez les mecs, il y a le petit gars de la cité qui a encore du mal à choisir son camp. Bon, c’est un rien caricatural de le voir tirailler entre ses potes voleurs de bagnoles et leurs combines à deux balles et sa nouvelle profession très droite mais ça passe comme le reste finalement. Ce personnage est l’élément comique de la série. Il monte dans une auto un peu étroite pour lui et se demande à haute voix si « c’est la voiture de Passe-Partout » ou demande à sa mère si elle a lu qu’elle pouvait fumer pendant sa grossesse dans « Télé Tabac ». L’autre beur de service porte des costumes et rêve d’ascension sociale. Là encore, les traits sont grossiers. Mon petit préféré est le gay de la bande, juste parce qu’il est super mignon, et que la jolie fliquette tente de le violer. Il déclare très définitif que « les flics n’aiment pas les pédés » et que c’est la raison pour laquelle il refuse de faire son coming-out. Je trouve ça culotté dans une série française.
Quant aux intrigues, elles valent sans doute bien celles de « PJ » que j’ai toujours évité à tout prix de regarder plus de 10 minutes. Les créateurs des « Bleus » ont compris, eux, qu’il fallait mêler sujets graves et intrigues plus légères pour qu’une série soit digeste. Les flics courent ainsi après le kidnappeur d’un téquel tandis que l’autre partie de l’équipe démêle une histoire complexe de harcèlement. Dans le premier épisode, série française oblige, les petits jeunes se prennent une leçon d’histoire récente sur l’Algérie plutôt bien amenée…
Quand on sait que Stéphane Giusti, l’un des créateurs de cette série, est aussi le génial réalisateur du trop méconnu (je l’assume) « pourquoi pas moi ? », on comprend pourquoi cette série est vraiment drôle et bien faite.
En bref, même si j’ai zappé sur les sectes de JLD, essentiellement parce que je voulais finir ma soirée au lit, je ne cracherai pas à l’avenir sur de nouveaux épisodes de cette série, sauf évidemment s’il y a bien mieux en face.

Bon, j’avais complétement oublié que mon blog rose avait 3 ans demain. Il faut que je trouve vite une idée géniale pour fêter ça (ou pas). Des propositions ?