Vis ma vie de confinée ! (Je regarde Affaire conclue à la maison)

Nous allons bientôt arriver au moment où les chaînes n’auront plus rien dans leurs cartons à nous proposer. Alors histoire de temporiser, elles s’adaptent !

Quotidien propose ainsi une formidable émission raccourcie tous les soirs. Le talk-show a su se renouveler pendant cette drôle de période et la formule est vraiment plaisante. Je suis assez fan de la séquence avec les couples curieusement et je trouve qu’Alison Wheeler n’a jamais été aussi drôle. Il se peut aussi que je sois moi-aussi un peu au bout du rouleau. C’est aussi comme ça que j’ai appris que les chaînes proposaient désormais une grille dite « dégradée« .

affaire conclue

France 2 pense par exemple à ses téléspectateurs et a adapté sa meilleure émission à la sauce fait maison (on pourrait dit cheap, mais bon je reconnais l’effort). Et honnêtement si vous avez envie de rire en ces temps difficiles, Affaire conclue à la maison est certainement une très bonne piste.

Nous avons donc Sophie Davant et ses oreillettes depuis le salon de sa maison en Normandie (c’est elle qui l’a dit hier en commentant la météo sur place, son ancien dada), qui contacte via Skype un vendeur quelque part dans le monde. Celui-ci se présente, raconte (un peu trop) sa vie et montre son bel objet. Un commissaire priseur confiné nous en dit plus, à son tour, sur sa nouvelle vie avec ses enfants, puis expertise l’objet. Deux acheteurs bien tentés par l’objet interviennent enfin pour tenter de l’acheter (sous réserve qu’ils le reçoivent un jour et qu’il soit conforme à la description).

C’est hilarant parce que le petit décalage de quelques secondes, auquel on est bien habitué pour l’interview d’un envoyé spécial, ou désormais d’un spécialiste médical ou d’un homme politique, fonctionne beaucoup moins bien dans une émission de divertissement. Il y a un petit côté Intervilles-Guy-Lux-Je-ne-vous-entends-pas, qui rend le propos très décalé.

Dans ces circonstances, mener de vraies enchères est quasi impossible. La production a donc songé à une solution de circonstance : les acheteurs font leur proposition sur un papier blanc (de taille et de couleur pas encore super homologuées) façon Vitrine du Juste Prix. Et on sent bien d’ailleurs que Caroline Margeridon s’est inspirée du jeu culte de TF1 parce que, hier, elle nous a claqué la proposition à 1501 euros pour tenter de damer le pion à sa collègue, qui de toute façon était 500 euros en dessous. Contrairement au Juste Prix, il faut avoir le prix le plus haut pour emporter l’enchère et non se rapprocher le plus possible de l’estimation de l’expert.

Vous vous imaginez bien que dans ces circonstances, je me suis remise en quête de l’objet idéal pour apparaître moi-aussi devant ma collection de Pop ! dans l’émission. (Oui, parce que les gens choisissent en général un fond qui les met en valeur.)

Ne me reste qu’à trouver l’objet parfait et à faire le deuil des câlinous de Caroline, qui ne vont pas avec la distanciation sociale imposée par les circonstances de toute façon…

Brisons le mythe Part III : ma mémoire télévisuelle inquiétante (le classement des mes épreuves favorites du « Juste prix »)

Pour continuer à briser le mythe, je vais vous parler de ma passion inavouable pour les jeux télévisés. Attention pas n’importe lesquels, je ne manque pas un opus d’« une famille en or » ou de « qui veut gagner des millions ? » mais en revanche je méprise « attention à la marche ». Je regardais, petite, « les maris de l’A2 » et « les zamours » quand le programme était encore animé par Jean-Luc Reichmann mais je ne les supporte plus depuis que Tex a pris sa place. Depuis peu, je me penche sur le jeu de Nagui avec le champion et je l’adorais dans « le coffre » ou « que le meilleur gagne ». J’ai adoré à ses débuts, au point de me taper les rediffusions dans la nuit car je travaillais à cette heure là, « le maillon faible » puis mon intérêt a baissé.
Globalement, j’ai une passion pour les jeux animés par Patrick Roy ou Philippe Risoli. Je voue donc un culte païen au « juste prix » d’où ce classement parfaitement inepte « les meilleurs mini-jeux du Juste Prix ».
L’obsession des mini-jeux me poursuit, adulte, car mes jeux vidéo préférés sont ceux comme « Mario Party » ou « Wario Ware » qui en comptent.

Ce panorama n’est évidemment pas exhaustif. Je vous livre juste mes 10 jeux préférés de l’époque.
Pour les fans de quoi se souvenir du « Juste prix »

10) Le minigolf
Le candidat avait pour mission de classer le prix des objets qui lui étaient présentés de façon croissante afin de se rapprocher au plus près du trou du « minigolf ». A la moindre erreur, sa progression était arrêtée. Il disposait fort heureusement de deux chances pour se rapprocher de l’issue mais en général il se plantait car, j’en suis sûre, la piste était truquée avec un faux plat au milieu. Je ne peux pas prouver cette théorie malheureusement.

9) Le téléphone en or
Le « téléphone en or » compte à mes yeux parmi les jeux les plus nuls de l’émission mais pourtant parmi mes préférés car l’amour et la haine sont deux sentiments très proches l’un de l’autre finalement. Il s’agissait d’une épreuve interactive. Un téléspectateur avait renvoyé un bulletin de participation figurant dans le magazine télé partenaire pour espérer pouvoir jouer avec l’un des candidats en plateau. En gros, sur un énorme téléphone doré figurait une liste d’objets proposés par la solderie dont l’émission faisait grossièrement la promotion et la personne au téléphone donnait un prix au joueur. Celui-ci attachait le prix à un des objets du téléphone. Les deux protagonistes disposaient de 3 montants et si ça collait avec un ou plusieurs objets, ils se partageaient les sommes indiquées en face des objets et de leurs prix. Bref, en gros, le candidat en plateau se gourait tout le temps parce que la bourrique au téléphone ne lui proposait que des chiffres trop proches les uns des autres et il était donc incapable de savoir si c’était le chat en faïence ou le talkie-walkie merdeux qui coûtait 150 francs. A la fin, tout le monde repartait bredouille et aigri d’avoir participé au « téléphone en or ».

8) La Vitrine
Vous allez me dire que « la Vitrine » n’était pas un jeu et moi je vais vous rétorquer que justement c’était LE jeu de l’émission puisqu’au terme d’une semaine de confrontations entre les candidats, d’épreuves multiples et de déceptions, « la Vitrine » venait couronner les efforts de l’Elu ou au contraire décevoir les derniers espoirs des deux finalistes. Durant une semaine, chaque jour, Jean-Pierre Descombes, la mémorable voix off, présentait un pan de la vitrine qui comptait souvent des vélos, une auto et de fascinants appareils électroménagers totalement high-tech comme un magnétoscope ou un four micro-ondes. Moi, j’avais élaboré une stratégie pour l’emporter presque à tous les coups. Puisqu’il ne fallait pas dépasser le prix réel de la vitrine pour l’emporter, j’aurais exprès proposé une somme ridiculement basse afin de la gagner si l’autre candidat l’avait surestimée. Je trouvais frustrant l’idée que personne ne l’emporte après une semaine épique…

7) Les dix billets
Parmi les trophées les plus recherchés de l’émission figurait la fameuse voiture. Plusieurs jeux existaient pour l’emporter (« les 3 tiers » notamment). Je me souviens essentiellement des dix billets. Pour emporter une trabant tout droit venue de l’Allemagne de l’Est récemment ouverte au monde occidental ou un véhicule coréen, le candidat disposait de 10 billets. Il devait ensuite estimer le prix de la voiture. Alors, bon pour être claire, je vais donner un exemple. Mettons que ma trabant coûtait à l’époque 51.656 francs. Robert le candidat proposait comme premier chiffre le « 9 ». Robert n’avait pas conscience totalement qu’on essayait de lui refourguer une épave. Il devait rendre 4 billets sur ses 10 à Philippe Risoli. Comme ensuite ce crétin disait le 9, bon l’épreuve était terminée car il ne lui restait aucun billet pour acheter symboliquement la voiture. Vous constaterez que ça devait vraiment être une poubelle pour qu’un billet de « 100 francs » suffise à l’acquérir.

6) La tirelire
Je n’aimais pas non plus ce jeu pour son côté hautement sadique. Sur un énorme cochon rose géant probablement subtilisé à une charcuterie figurait, à nouveau, les prix de 3 objets : un gros super, un moyen pas top et une somme ridicule en francs. Le super cadeau était en général un truc magnifique du genre un téléviseur avec un magnétoscope et le deuxième une lampe affreuse offerte par la solderie partenaire mais qui comptait parmi les produits haut de gamme du catalogue des boutiques. Un peu comme aux « dix billets », le candidat proposait des chiffres qui devaient s’inscrire plutôt dans la case du super cadeau dans son intérêt. Une fois qu’un montant était rempli le candidat repartir avec 8.90 francs ce qui n’est pas terrible surtout dans notre ancienne monnaie ou avec son laid luminaire à 512 francs.

5) Le grand prix
JP Descombes présentait une série d’objets magnifiques qui en valaient vraiment la peine. Philippe Risoli remettait des cartes avec des prix dessus au candidat qui était chargé ensuite d’attribuer à chaque objet son bon montant en un minimum de temps. Comme l’indique le nom du jeu, il s’agissait d’une épreuve de vitesse, le candidat après une première attribution arbitraire des cartes devait taper sur le chrono géant – les décors étaient décidément magnifiques – et constater qu’il avait emporté 1, 2, 3 ou 0 objets. A lui de décider ensuite, s’il voulait procéder très vite à de nouvelles inversions dans le temps qui lui était imparti. Rares sont les candidats à avoir emporté quelque chose dans ce jeu.

4) La caisse enregistreuse
Une de épreuves favorites, le candidat disposait pour gagner un gros cadeau de petits objets. Il devait décider de les additionner ou même d’en multiplier certain pour arriver à une addition qui ne devait pas dépasser 300 francs. Un jeu plein de suspense avec une potiche à la caisse, ce qui l’a préparée au métier qu’elle a exercé une fois que le jeu a été supprimé de la grille des programmes par la une.

3) Le fakir
Comme j’étais déjà complétement vénale, petite, j’adorais les jeux qui ne permettaient « que » de remporter des sous. J’avais bien compris qu’une somme d’argent valait mieux que des tas d’objets pourris. En plus, j’ai toujours adoré le principe du palet qu’on fait glisser le long d’une planche à clou pour emporter des cadeaux dans les kermesses scolaires. Le candidat estimait d’abord des cadeaux merdiques pour gagner des palets à faire glisser sur la planche. A terme, ils s’y prenaient tous comme des manches et n’empocher que 500 francs de l’époque en général.

2) Le coup de poing
J’adorais le design du jeu : un énorme poing désigné, qui m’a toujours évoqué ce gag de Gaston qui a conçu un fauteuil club en forme de gant de boxe sur lequel se jette Prunelle avant d’apprendre un peu tard qu’il s’agit d’une reproduction en plâtre… Le gant de boxe était constellé de tas de petites cases avec le « F » de francs dessus. Le jeu consistait pour le candidat à gagner un maximum de « coups de poings » en évaluant toujours des babioles. Derrière chaque opercule trouée par le candidat se trouvait une somme d’argent allant de 500 francs à beaucoup d’argent, à lui de décider s’il préférait garder ses 1000 ou 5000 francs ou aller jusqu’au prochain coup de poing pour espérer emporter 10 000 francs. Encore un jeu plein de suspense…

1) Le tyrolien
Je le classe en premier pour faire plaisir à ma femme qui adorait cette attraction, on est plus au stade des jeux là : sur une image de carte postale censée figurer une montagne suisse, une pente sur laquelle s’élevait sur une musique appropriée un petit tyrolien. Un peu comme dans les « 10 billets », le candidat devait estimer le prix d’un objet à chaque erreur de 10 francs entre le prix authentique et celui donné par le candidat, le tyrolien s’élevait d’une marche. Au bout d’un moment, l’équivalent de 100 francs ou quelque chose d’approchant, le tyrolien chutait faisant entendre un abominable cri de détresse et le candidat avait perdu. Si le petit montagnard survivait, le joueur gagnait le gros cadeau.