Nathalie, ma conscience et moi…

Même si les fans d’un certain chanteur issu de la télé-réalité dont je n’évoquerai plus le nom pensent que j’ai mauvais fond, c’est plutôt le contraire, je suis plutôt gentille et j’ai vraiment été très embêtée en découvrant le sujet (merci Mélanie !) consacré à Nathalie dans l’émission d’Adeline Blondieau, « ça ne s’invente pas ».

En préambule, je tiens à signaler qu’aucune mention à sa participation à « l’amour est dans le pré » n’a été faite dans le sujet qui lui a été consacré dans le programme de la TNT. Si Nathalie ne s’affichait pas dans cette émission, je pourrais presque dire qu’elle a envie de se faire oublier, mais là je suis franchement dubitative.

Après le buzz (jamais je n’écrirai ramdam) pathétique qui a suivi sa participation au « tournez manège » agricole, pourquoi se compromet-elle encore dans une émission de télévision ? Pourquoi participe-t-elle à un relooking où la Cristina du pauvre lui indique qu’on va chercher à savoir si elle est « une chaude profonde » ou « une chaude adoucie » ? Pourquoi laisse-t-elle des caméras filmer sa relookeuse super emmerdée quand on lui demande quels sont les atouts de la jeune femme ? Il s’agit a priori de sa volonté de se féminiser, de ses jambes et de sa bouche…

 

Pourquoi cette fille de 28 ans au physique pas facile – on ne va pas se mentir – se place-t-elle à nouveau sous le feu des projecteurs ?

Même si personne ne regarde la TNT normalement, il y aura bien quelqu’un, moi au hasard, pour tomber là-dessus et se dire qu’évidemment il faut en parler et ne pas passer sous silence ce grand moment de télévision.

Je suppose qu’elle est frappée par le même syndrome que celui qui oblige des gens à montrer leur existence pathétique – je suis jalouse des filles des magazines, mon mari est amoureux d’un camion, nous nous insultons depuis cinq ans avec mon compagnon qui reste pour la gosse… – dans « confessions intimes ».

Nathalie nous refait la totale pour Virgin 17 : sa collection de VHS de Papin, sa passion pour les dessins animés, sa collection de Bisounours, son petit soda le matin au café du coin où elle lit France Football…

Pendant ce temps là, je fais capture d’écran sur capture d’écran en me disant que ce n’est pas possible et que j’ai honte pour elle.
Pour le relooking, je vous laisse juger s’il est concluant ou pas.
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Pendant ce temps là sur Esmeralda, les tentateurs ont organisé une fête surprise pour les femmes…

A l’image de Ruquier dans son émission du samedi soir, je vais démarrer ce post en évoquant les émissions dont je ne vous parlerai pas.

Ainsi, jeudi soir, j’ai adoré le premier épisode du journal d’une call-girl au moins de me précipiter pour enregistrer la suite sur mon magnétoscope, qui, le lendemain, m’a livré une version hachée menue des deux derniers épisodes de la soirée, car M6 diffuse évidemment par paquet de trois l’excellente série anglaise. Alors voilà, mon magnétoscope, acheté avec mon premier vrai salaire en 2000, ce qui le rend irremplaçable à mes yeux, donne de sérieux signes de faiblesse au bout de dix ans de bons et loyaux services. Hier, je me disais qu’il faudrait acheter une cassette nettoyante pour donner une seconde vie aux têtes de lecture puis j’ai été obligée d’imaginer la tête du vendeur de la FNAC quand je lui demanderai ça…. Mais bon le premier épisode était excellent, drôle et cru, et je ne désespère pas de regarder la suite d’ici jeudi prochain sur M6replay.

Hier, j’aurais aimé sincèrement visionner opération Kwabunga (ou quelque chose d’approchant) avec Pascal le Grand Frère de TF1 qui emmène des jeunes difficiles en Afrique pour leur donner une seconde chance (toutoutou), malheureusement faute de magnétoscope et d’énergie – le programme prévu pour 23h15 n’avait pas démarré à 23h30 – j’ai lâché l’affaire… Je ne promets pas de tenter d’y jeter un œil via TF1replay, qui est une horreur de toute façon….

En revanche, j’ai regardé « NCIS » comme tous les vendredis désormais. La recette de M6 est simple pour cartonner et humilier TF1 : un inédit, un épisode d’une saison relativement récente (la 4 ou la 5) et puis un ultime épisode d’un moment où Kate est encore en vie (saisons 1 ou 2, si je ne me trompe pas). A l’écran, la diffusion est donc insupportable. En visionnant le deuxième épisode, on cherche en vain à raccrocher les wagons (pourquoi Gibs est-il absent ? Ahhhh oui, c’est après sa démission…) et une fois l’intrigue à peu près située dans le temps, le troisième épisode nous replonge dans la confusion. Mais là cette semaine, M6 a fait encore plus fort. La semaine dernière, Kate mourait assassinée sous la balle du vilain Ari, je m’attendais donc à découvrir l’intégration dans l’équipe de Ziva, et bien non la chaîne a balancé l’épisode qui précède avec les premières interventions d’Ari et l’agent fille du « NCIS » bien vivante qui enquête.
Ca frise le gros foutage de gueule mais de toute façon, sur M6, on s’en fiche. Une non-voyante a bien le droit de noter la décoration de table de ses hôtes dans « un dîner presque parfait »….

Je conclus avec ma madeleine d’hier soir. Virgin 17 rediffuse la saison 5 de « l’île de la tentation » et pour vous situer le problème, c’est celle qui mettait en scène le redoutable Harry (et Shanice, la tentatrice également). On se souvient surtout de lui, mais cette saison comptait également un nombre considérable de couples venus tenter l’aventure pour s’assurer de la solidité de leur histoire qui ont, garçon ou fille, fauté à la vitesse de la lumière. Hier, j’ai adoré que sur la plage d’Esmeralda les tentateurs improvisent PAR DEUX FOIS une fête pour consoler les femmes après l’épreuve du feu de camp et le départ de l’une d’entre elle.

Plus globalement, je m’interroge sur le droit à l’oubli pour les candidats de télé-réalité ou les simples témoins de reportage depuis l’avènement de la TNT. La majorité des participants de « jour après jour » ont ainsi eu le droit à un come-back sur NRJ 12 dans les thématiques les plus variées : quête de l’amour, chirurgie esthétique… Je ne suis pas sûre d’assumer de mon côté mes prises de position, d’il y a cinq ans, et je plains donc les victimes collatérales du manque de moyens des nouvelles chaînes…

La nuit je m…regarde NT1 !

Dernièrement, avec ma Moitié, nous avons constaté que nous ne regardions jamais NT1 et quand je dis « jamais » ce n’est pas une litote pour de temps en temps, nous ne jetons jamais un œil à la chaîne. A titre indicatif, je regarde plus LCP (La Chaîne Parlementaire) que NT1 pour vous dire. Mais dimanche soir, en zappant après 23h30, et en fuyant les téléfilms érotiques bannis de M6 qui sont revenus en douce sur la TNT gratuite, je suis tombée sur le fascinant « Chaud devant ». NT1 diffuse une caméra cachée sexy. Le mot « érotique » serait un rien trop fort pour le coup.
Dans cette émission, à l’image de la playmate du samedi dans les années 80, sous un prétexte fallacieux, une personne, de préférence une jeune femme, est amenée à se déshabiller partiellement – assez en général pour laisser apparaître son soutien-gorge et son string – afin de choquer les anonymes autour.
Imaginez une seconde le travail des scénaristes de cette émission… Ils doivent bosser à trouver des situations vraisemblables où une jeune femme peut dans un cadre quotidien être amenée à se déshabiller devant des inconnus.
Des idées ?
Je vous aide. Dans le peu que j’ai vu hier, deux femmes au restaurant se montrent leurs achats et l’un d’elle entreprend d’essayer sur le champ de la lingerie un peu coquine. Une cliente sort d’une boutique, le vigile l’accuse d’avoir volé des fringues, la fille outragée se déshabille pour lui prouver le contraire. Une mascotte demande à des passants de l’aider à enlever sa tenue, en dessous elle ne porte qu’un string…
Je n’invente rien.


Je suis déjà phobique des caméras cachées et je pourrai être amenée à ne plus sortir de chez moi de peur d’être mise à contribution dans l’une de ces émissions. Cette peur très rare est née du visionnage intensif et traumatisant du programme bouche trou « juste pour rire » sur TF1 et de l’avènement de la caméra cachée locale sur TLT (la chaîne toulousaine). Mais aujourd’hui, cette phobie se double d’une peur panique d’être mise à contribution dans « une caméra cachée sexy»….
J’attends le sujet de « 100% Mag » *à ne pas manquer* sur la phobie *étonnante* de POC de Toulouse…

Sinon, a priori, il faut regarder NT1 la nuit, puisque la chaîne diffusait à minuit et quelques le fabuleux « crimes en série », la meilleure fiction policière française de tous les temps. Mais bon, de mon côté, il fallait que je dorme donc le début de mon idylle avec NT1 est reporté.

(Crédit photo : ozap.com)

Sur la TNT, il y a toujours quelque chose à regarder (bis)

Grâce à la TNT, je l’ai déjà souligné, ici, nous pouvons retrouver toutes (ou presque) les séries de notre enfance et la minute « madeleine » passée, zappez très, très vite.

Les retrouvailles avec « Hulk », « Starsky et Hutch », « Rick Hunter », « les dessous de Palm Beach », « l’homme qui tombe à pic » se sont avérées assez décevantes. Je leur ai préféré le très kitsh, « Cosmos 99 » sur NRJ12.

Mais la TNT, c’est aussi des séries récentes, enfin moins vieilles disons, programmées en boucle. « Buffy » (W9), « Angel »(TMC), « Gilmore Girls » (France 4), « How I met your mother » (NRJ12), « Newport Beach » (France 4), « Charmed » (W9), font partie des valeurs sûres des chaînes de la TNT, qui osent aussi des inédits comme « Kyle XY » (W9), « Samantha, who » (Virgin 17) ou « Greek » (Virgin 17). J’attends le retour de « Hartley cœurs à vif » personnellement.
France 4, de son côté, recycle également les fictions françaises de France 2, « préjudices », « c’est comme ç@ » ou « PJ ».
A chacun sa spécificité et il y en a pour tous les goûts.
Depuis peu, grâce à Mathieu Delormeau ou Alexia Laroche Joubert, entre les reportages recyclés du « droit de savoir » et de « zone interdite », nous pouvons apercevoir quelques nouvelles émissions trashs avec des sujets bien dégueux.
Ainsi les troubles alimentaires et les TOC ont déjà été mis à l’honneur, mais rien n’a pu égaler le sujet sur les hommes bien virils qui vivent en femme. Les personnes qui ont eu la chance, comme ma femme et moi, de découvrir Gigi, Jean-Jaques à la ville, et Micheline, anciennement Pierre, des types costauds et à peu prés aussi féminins qu’Amélie Mauresmo, qui entreprennent, malgré leur âge, leur carrure et leurs attributs masculins, de se grimer en femme, me comprennent.

Mais la TNT, c’est aussi et toujours « les maçons du cœur » sur TMC, que je regarde moins qu’au moment où j’ai découvert l’émission, mais qui reste une valeur sûre, « maman, je change de famille », la version américaine et très trash de notre finalement gentillet « on a échangé nos mamans » et plein d’autres émissions rédoublées grossièrement à la bouche (« Next », « les bachelorettes », maqué, gay ou célibataire…) programmés occasionnellement.

En substance, comme l’indique ce titre, il y a toujours quelque chose à regarder sur la TNT. Il m’arrive ainsi de me taper cinq « un gars, une fille » d’affilée, parmi les douze prévus, sur France 4, bien que je trouve le propos misogyne et beauf au possible.
Je peux également regarder des épisodes des « Simpson » sur W9 que je connais pourtant par cœur ou découvrir « Futurama » ou « American Dad »sur NRJ12.
Parfois, quand j’ai envie de réaliser une petite étude socio anthropologique, je regarde « maman change de famille » et je prends peur en constatant que les américains ne sont vraiment pas comme nous.
J’avais râlé en découvrant que France 4 allait nous infliger « Will and Grace » en VF, mais je suis ravie aujourd’hui de dévorer par paquet de deux ou trois, les épisodes de la série, quand je m’ennuie par ailleurs.
De même, quand TMC songe à ne pas rediffuser les mêmes épisodes d’une semaine sur l’autre, je me régale, le week-end, avec « Mon Oncle Charlie », qui me console de la disparition, à mon avis toute provisoire, de « Spin City ».
Je ne vous parle même pas d’Arte en journée qui me permet de mater le très culte « la cuisine des terroirs » grâce auquel j’apprends qu’en Bulgarie à Pâques, on dévore de la panse farcie aux abas (j’exagère à peine…).
Le soir, tard, je m’endors avec « Sabrina » sur Gulli ou « fear factor » sur NT1.
Bref, je le martèle, il y a toujours quelque chose à regarder sur la TNT, n’est ce pas ?

Avec la TNT, il y a toujours quelque chose à regarder à la télé

Pour répondre, en préambule, à la question, que tous mes lecteurs se posent, le top départ pour les « POC TV Awards » attendra le moment où j’aurai globalement du temps à consacrer à cet événement de taille. Dans l’état actuel des choses, comme je n’aurai pas de vacances à Noël – je digère aussi mal cette information que le chapon et son cortège de bûches à venir – et que je vais donc décaler les festivités des fêtes de fin d’année à juillet, je pense lancer les « POC TV Awards » vers la toute fin du mois de décembre, le début de l’année 2009, voire Pâques.

Mais, il ne faut pas se plaindre de travailler, car comme me le rappelle régulièrement ma petite maman très au fait de l’actualité, « c’est la crise » en ce moment.

Je cesse d’être aigrie, au moins deux minutes, et j’en viens à mon sujet, qui sera en fait un post scindé en deux (économies d’énergie quand vous me tenez) sur ma relation passionnelle avec la TNT.

Comment ai-je vécu sans la TNT ? Je me pose chaque jour la question.

Avec la TNT, j’ai toujours quelque chose à regarder. Je vends ce slogan alléchant au plus offrant.

J’attaque par l’actualité brûlante, et prochainement, je me pencherai sur les rendez-vous récurrents.

Hier soir, alors que je me désespérais de trouver un programme à me mettre sous les yeux, à 22h10, tandis que ma moitié venait de sombrer dans un coma réparateur (quand je vous disais que nous travaillions trop…), je suis tombée sur NRJ12 sur « cinq frenchies à Rio ». J’avais boudé, bêtement, « cinq frenchies à Miami » m’attendant au pire avec ce programme.
Il faut dire, à ma décharge, que je ne supporte pas Jérémy Michalak, le nouveau favori de Laurent Ruquier, et ex-héros marquant de la sitcom culte « le groupe » sous le délicieux sobriquet de « miminou ».

Jérémy, pour se viriliser, a abandonné le jaune et a opté pour le bouc et moi, faute de mieux, j’ai décidé de découvrir les aventures des « frenchies ».

D’un point de vue intellectuel et tout simplement…humain, le concept de l’émission est navrant. Cinq beaux gosses de notre magnifique pays sont lâchés durant un week-end dans une ville étrangère sans un sou avec pour mission de rouler un maximum de pelles à des autochtones femelles (enfin je suppose). Une pelle rapporte des sous pour vivre sur place.

Mais finalement, à bien y regarder, l’émission est un mix de « Pékin Express » pour le côté désargenté, culturel et aventurier et de « Koh Lanta » pour la survie en milieu hostile.
De plus, je ne vois pas ce qu’il y a de mal réellement à exporter la culture française – le baiser avec la langue – à l’étranger. De là à penser que le service public sans pub va s’emparer du concept, il n’y a qu’un pas.

Bon, ne soyons pas trop dupes, malgré le propos super hétéro – des mecs doivent rouler de grosses pellasses à de belles filles dans la rue – l’émission est franchement crypto-gay, et même pas si crypto que ça. La caméra ne perd, en effet, pas une occasion de filmer les beaux mecs torses nus, fesses nues et parfois même tout nus.
Les épreuves d’immunité ou de confort, quand je vous disais que ça ressemblait à s’y méprendre à « Koh Lanta », sont l’occasion pour les garçons d’enfiler des slips ultra moulants pour, par exemple, récurer le point d’un navire de façon sexy, soit disant pour le plaisir des demoiselles, mais l’esthétique de la mission me semble plus destinée à exciter les garçons sensibles.

Par conséquent, malgré le propos, les réflexions parfois franchement misogynes des candidats plutôt bourrins, eux, l’émission se laisse franchement regarder.

Je ne sais pas qui a été obtenu la palme du meilleur french-kisseur, hier, mais si je retombe sur l’émission, je tenterais de le savoir.

A ce propos, si les directeurs des programmes ou le concepteurs des maisons de production me lisent, j’ai une idée de concept en or.A la places des « lovers » sexys, recrutez de magnifiques lesbiennes, que vous déploierez en France, ce qui est quand même plus économique, afin qu’elles récoltent, elles aussi, un maximum de pelles de charmantes hétéros. Succès garanti auprès des lesbiennes dévoyées comme moi, des hétéros mâles surtout, et même des filles qui adoreront s’encanailler devant ce programme sexy.
Enfin, il faut de très belles lesbiennes, pas du tout stéréotypées à la « The L Word » pour que le concept fonctionne et pas les mochetés du « Next » lesbien français.

A bon entendeur !

(A suivre…)

Le match du week-end « Journeyman » contre «Samantha, qui ?»

Inutile de me signaler que ces deux séries n’ont strictement rien en commun du point de vue du format, de la thématique et même de la chaîne qui les diffuse en France, mais dans ma vie elles sont apparues le même week-end, ce qui explique que je les confronte dans un même post. Imparable, n’est ce pas ?

Je vais casser le suspense d’emblée. Il est probable que je ne regarde plus jamais « Journeyman » et que la semaine prochaine je prenne à nouveau plaisir à m’affaler devant « Samantha, who ? », malgré son titre français.
« Journeyman », le nouveau voyageur dans le temps beaucoup moins sympathique que Sam de « Code Quantum»

« Journeyman » commence comme une parfaite série américaine. Le héros n’est pas difforme, il est marié à une femme élégante et est propriétaire d’une belle maison dans la jolie ville de San Francisco et d’un gosse. Sa vie semble idyllique, mais elle ne l’est pas forcément, ce que nous apprendrons pas petites touches subtiles – gros coups de pinceau dégueulasses plutôt – durant l’épisode. Ce magnifique couple s’apprête à fêter son anniversaire de mariage, mais là patatra, le héros, qui ressemble donc à s’y méprendre à Monsieur « Dead Zone », se retrouve quelques instants dans le passé où il croise son ex adorée. Il se réveille, le soir venu, sans s’être apprêté pour son rendez-vous crucial avec sa femme et sans même lui avoir acheté un cadeau, au restaurant où ils doivent célébrer leur magnifique union. Madame passe l’éponge sur cette incartade, car son mari est un brillant journaliste ce qui peut expliquer la part d’ombre de sa personnalité (je ne prêche évidemment pas ici pour ma paroisse).
Les choses se corsent quand Monsieur est propulsé dans les années 80 où il sauve un pauvre type d’une mort imminente. A son retour dans le présent, il apprend qu’il a disparu deux jours et sa femme est légèrement dubitative, la conne, quand il lui raconte qu’en vrai il était plongé dans la décennie 80 si bien chantée par Pascal Obispo et Mélissa Mars. Sa douce épouse le soupçonne en fait d’être sous l’influence de substances illicites comme par le passé. Il a à peine embrassé madame que les voyages dans le temps lui jouent à nouveau de mauvais tour.
Il échoue, cette fois-ci, dans les années 90. Entre deux, il a saisi que s’il se retrouvait toujours à espionner le même mec vaguement suicidaire et assez pénible -lors d’un précédent voyage dans le temps, il avait convaincu d’ailleurs sa femme de ne pas avorter -, il y avait une raison. Notre héros a donc au préalable fait plein de recherche depuis son téléphone portable sur ce garçon et il sait maintenant qu’il doit l’empêcher de tuer la femme qu’il a amenée, malgré elle, à l’épouser, le soir du 31 décembre.
Mais comme la série se veut plus profonde que ça, notre dynamique journaliste ombrageux, qui a croisé comme de par hasard son ex à chaque flash-back, se retrouve nez à nez avec elle dans l’appartement qu’ils habitaient ensemble à l’époque et où, malin, il est allé se changer.
Jusque là, j’étais limite coupablement indulgente avec cette nouvelle série malgré son concept éculé et son héros franchement antipathique, mais comme je ne suis pas une américaine, je n’ai pas pu croire un instant que ce type encore follement amoureux de son ex décédée dans des conditions tragiques ne profite pas de l’excuse du passé pour coucher avec elle, ce qui serait fondamentalement humain (non ?).

[J’ouvre ici une parenthèse sur ce que nous avons appris du héros entre les voyages dans le temps. Il a été fou amoureux d’une certaine Livia, morte dans un accident d’avion. Lors de son premier voyage dans le temps, il atterrit justement pile poil le jour où elle monte dans le taxi qui la mène à la mort et oublie de l’arrêter.
De dépit, après la mort de la jeune femme, il a épousé la copine de son frère, flic, qui le hait encore pour ça. Nous savons que leur couple a eu des problèmes notamment à cause des addictions du journaliste.]

J’en reviens à mes années 90 où notre héros est bloqué avec un portable qui ne capte rien. Après avoir renoncé à coucher avec une femme qu’il croit morte depuis une dizaine d’années, rebondissement ahurissant, il se rend compte qu’elle est toujours en vie et qu’elle voyage également dans le temps. Elle a été arrachée du crash de l’avion pour sauver elle aussi quelqu’un du passé. Après cette rencontre, il se rend dans un café pour soutirer, une fois son lui du présent des années 90 parti, quelques infos à sa copine, la future morte pas morte pas encore décédée pour de faux, alors assistante du procureur, sur le mec qu’il doit sauver.
Il sauve in extremis de la mort sa femme et son fils en précipitant par chance le vilain sous un bus.
Vous vous dites, moralité il n’aurait pas du le sauver la première fois, mais vous vous trompez lourdement comme moi d’ailleurs parce que notre super héros nous apprend qu’en fait le fils de ce monsieur, qui n’aurait donc jamais existé sans lui, a un jour sauvé tout plein de vies dans un accident de bus et qu’il s’apprête à devenir un chirurgien renommé.
Ce rebondissement inattendu sent un peu les scénaristes qui se sont sentis merdeux de tuer un type pour rien et qui ont donc justifié sa mort par pleins d’autres vies sauvées.
Notre héros, sa mission enfin terminée, rentre chez lui, fourbu et là sa connasse de femme, qui le convoite depuis les années 90 et aurait bien saboté l’avion de son ex, lui annonce qu’il doit partir parce qu’on ne disparaît pas comme ça plein de jours d’affilée sans même passer un coup de fil. Là j’ai envie de dire, mais comment téléphoner des années 90 ? Fort heureusement, notre héros qui est malin a enterré la preuve qu’il voyageait dans le temps et tout est bien qui finit bien.

Vous avez déjà perçu en filigrane ce que je déteste dans cette série…
D’abord la bonne moralité américaine est sauve. Le héros est un pur et dur qui ne profite pas de son ex dans le passé. Il tue un pauvre type un peu névrosé pour le bien de l’humanité toute entière et au passage empêche une vilaine impie de se faire avorter, parce qu’apparemment derrière chaque petit locataire qui a sauté se cache un Prix Nobel.

Ensuite, la série manque dramatiquement de second degré. Le propos ne se prête évidemment pas forcément à l’humour, mais le décalage entre notre époque super technologique et le passé arriéré aurait pu être un peu plus creusé. Dans une scène unique, un mec avec un portable géant se moque de notre héros affublé de son oreillette.
D’ailleurs, comment ce type peut se faire passer pour son lui des années 90 ? Il est censé avoir pris 10 ans dans la vue. Bien que j’aie toujours mon physique avantageux de jouvencelle, si demain je me retrouvais en 1998, personne ne me reconnaîtrait. Je suis la seule à avoir perçu ce problème scénaristique de taille ?

Enfin, au bout d’un épisode déjà, j’étais lassée du concept très systématique de « je vais aider quelqu’un dans le passé ce qui met le bordel dans ma vie présente ».

En conclusion, je ne suis pas étonnée que la série ne compte qu’une saison. Parfois, les Américains ne se plantent pas trop. Nous avons déjà connu trop de séries sur la thématique du super pouvoir qui craint et qui plombe la vie des gens. A chaque fois, je me demande pourquoi le type qui reçoit le journal du lendemain se contente de si petites causes au lieu d’aller empêcher le 11 septembre. En regardant « journeyman », je me demande forcément ce que changer le sort d’un pauvre hère en 1988 va changer à notre vie actuelle. Je sais, je suis morte à l’intérieur.

La version américaine et drôle de « Seconde chance » (toutoutou) ou la rédemption de Samantha !
Je vais être légèrement plus succincte mais aussi beaucoup plus enthousiaste sur « Samantha, who ? », qui pour le coup m’a globalement charmée. Évidemment, j’aurais adoré que Virgin 17 songe aimablement à proposer la série en VOST mais bon je me suis résignée à la découvrir doublée.

Le concept de « Samantha, who ? » est pour le coup assez novateur et original, même si sur le fond je suis d’accord pour dire que par certains côtés il évoque « my name is Earl ».
Samantha se réveille après un coma de 7 jours, et non de 9 ans comme je lui indique son géniteur taquin, entouré de ses parents et de sa grosse meilleure amie. Elle ne sait plus rien d’elle-même. Dans le premier épisode, elle réalise qu’elle est une grosse salope arrogante qui trompe son copain avec un certain René et n’a aucun ami. Dans le deuxième, elle découvre qu’elle est une chienne au boulot et qu’elle bosse dans l’immobilier, un monde de charognes selon les créateurs de la série. Dans le troisième, elle a la confirmation, que son elle du passé n’avait pas d’ami.

Dans sa quête d’identité, elle est aidée par ses parents avec qui pourtant elle était fâchée depuis un moment, son petit ami qui la plaque dès sa sortie du coma et sa meilleure amie du lycée qu’elle a laissé tombée depuis un moment pour des filles plus populaires.

La série pose de manière amusante une question hautement philosophique, si une nouvelle chance s’offrait à nous (toutoutoutou « seconde chance »…) , que changerions-nous à notre vie ? Dans le cas de Samantha, la réponse semble être tout. La jeune femme est en effet décidée à lutter bec et ongle contre son passé de salope. Autre question en filigrane, le naturel reviendra-t-il au galop pour notre héroïne ?
Le déroulement d’un épisode est interrompu par les flashs du passé qui reviennent à Samantha et surtout par un procédé assez amusant qui consiste à nous faire découvrir les pages du carnet où elle note tout ce qu’elle apprend sur sa vie d’avant et qui pourrait lui être utile.
En plus de Christina Applegate, la série compte des guests de choix : Barr(y) Watson aussi connu sous le nom de Matt Camden qui joue son petit ami photographe et Melissa McCarthy l’ex meilleure amie de Lorelai Gilmore, Sookie, dans « Gilmore Girls ».

Globalement, j’aime donc le concept de cette série, son humour et Christina Applegate qui est vraiment fabuleuse dans ce rôle.

Pour répondre à la question de ma femme, cette série a commencé l’année dernière sur ABC et a été reconduite à la rentrée.

NDLA : Je vous rappelle que pour fêter les quatre ans de mon blog, j’ai décidé de relancer les merveilleux POC Awards. Je cherche des catégories innovantes, si vous avez des idées à me transmettre.

Par ailleurs, je suis donc sur facebook sous l’identité POC (prénom) Latéléphage (nom de famille) et je remercie les nombreux lecteurs qui m’ont déjà demandé en amitié.

Enfin, je continue de disserter quotidiennement sur la star ac’, ici.

Vais-je poster demain ? L’avenir nous le dira…

L’avantage de travailler chez soi c’est que je prends ma pause quand je veux, déjà, et surtout comme je veux, en général affalée dans mon lit devant la télévision.

Le matin, au réveil, avant de m’attaquer à une longue journée de labeur, je bois mon café au lait devant Maïténa et sa fine équipe. Ma blonde (au moins pour le moment) préférée du PAF juste après Virginie Efira toutefois, est en passe de perdre son titre tellement je la trouve infecte avec ses chroniqueurs qu’elle remet durement selon moi à leur place. En même temps, je comprends qu’elle soit un peu aigrie de se taper la tranche matinale de canal plutôt que celle du midi.

Vers 11 heures, la cafetière est vide et les programmes sont…intéressants au moins sur la TNT. Sur NT1, je peux tomber sur le récit de faits divers amerloques ou franco-français commentés à la bouche ou plutôt expertisés à la bouche par le Commissaire Moulin himself ou le spécialiste en la matière, Pierre Bellemare.
En général, je zappe et là je découvre « l’avenir nous le dira ». Naïvement, je pensais que la voyance à la télévision avait disparu depuis l’époque où Dechavanne se moquait dans « coucou c’est nous » des téléspectateurs qui avaient appelé pour consulter le mage aux runes. Je me souviens encore du type qui cherchait un objet de grande valeur qu’un défunt avait planqué avant de clamser. La voyance, et même la mediumie, a donc fait son retour sur mon petit écran pendant que je n’avais pas la TNT. Des gens apparemment normaux viennent soumettre leurs cas à deux grands experts en paranormal qui entendent de voix extrêmement bavardes. J’ai pu apercevoir le type qui se demandait s’il devrait s’établir pour fonder sa pâtisserie, le mage voyait du chocolat, ça me semble bien parti et la pauvre fille qui rêvait de « faire célèbre à Paris ». Là, la voyante a pataugé un peu dans le potage en lui indiquant qu’elle avait des problèmes de machine à laver et qu’il ne fallait absolument pas relancer une lessive sous peine de dégâts des eaux. Tout ceci est RIGOUREUSEMENT authentique. Bon, après la médium lui a dit qu’elle irait à Paris en février pour concrétiser quelque chose, probablement son passage dans les inoubliables de «la nouvelle star».
Ce que je préfère dans l’émission, c’est le gimmick final des candidats qui se demandent si les prédictions vont se réaliser et concluent par «l’avenir nous le dira».
Marilyn, toi l’ex secréteuse qui me manque tellement si tu me lis, j’ai trouvé le moyen de recycler tes talents paranormaux. Tu pourras ainsi faire aussi bien que dans la maison des secréteurs… Enfin, là tes voix seront un peu aidées par les équipes qui préparent les sujets et se renseignent sur les candidats au préalable.

Ensuite à 13 heures, je me fais doucement au remplaçage de mon adoré Samuel Etienne par le plus fade Bruce Toussaint et normalement si je replonge devant la télé c’est pour ma pause « Hercule Poirot » avant mon abandon de poste pour la deuxième moitié des «Frères Scott».