La France a peur

Demain, je vais potentiellement vivre un genre d’apocalypse.
Mais pour comprendre l’importance de l’événement, il faut revenir quelques semaines en arrière. J’ai reçu dans ma boîte aux lettres un document m’expliquant, comme à tous les toulousains, que ma belle ville rose allait passer prochainement au tout numérique. Normalement ce précieux document aurait du échouer à la poubelle. Je suis jeune et je me targue d’être technophile, je ne pouvais donc m’inquiéter réellement pour ce qui devait être un simple avertissement d’usage pour les plus anciens d’entre nous qui possèdent encore une télévision à tube cathodique. Mais, prudence est mère de sûreté, comme je le dis souvent, et avant d’être (relativement) jeune et technophile, je suis surtout téléphage. Deux précautions valant mieux qu’une, j’ai donc préféré compulser le document afin de m’assurer que je ne risquais pas de ne plus recevoir la télévision après la révolution numérique. Un tien vaut mieux que deux tu l’auras.

Ma femme en le trouvant sur la table à son retour du travail s’est gaussée de moi, puis elle a vu le doute dans mes yeux. Rien dans le papier officiel n’indique en effet réellement que j’aurais toujours la télévision demain.

J’habite en effet dans un immeuble relativement ancien, géré par une agence qui ne se soucie guère de l’existence de cette petite unité d’habitation au quotidien. J’ai donc un doute affreux sur le fait qu’elle ait fait ce qu’il fallait, s’il fallait faire quelque chose, car le papier n’était pas exactement clair à ce sujet, pour que je capte encore la télévision demain.

Je ne vais pas vous dire que je vis dans l’angoisse permanente à l’idée d’allumer demain mon téléviseur, en plus demain c’est mercredi, et le mercredi NT1 programme aussi « les nouvelles filles d’à côté » le matin, et de ne plus rien capter, j’ai eu pas mal d’autres soucis plus prégnants ces derniers temps. Mais l’idée me tourmente quand même, car si on suit ma logique du pire, l’agence n’interviendra pas en urgence sur ce sujet et de toute façon vendredi c’est férié, il me faudra donc attendre au moins une semaine voire pire, car les intervenants sur le sujet risquent d’être très occupés par les vieux qui n’ont rien anticipé malgré les nombreuses annonces dans la presse locale.

Je respire…et je me rassure en constatant que ma consommation de télé du moment est réduite à la portion congrue : les rediffs des « frères Scott » et de « Grey’s anatomy » sur TF1, « Urgences » sur France 4, « un dîner presque parfait » sur M6, et surtout « les filles d’à côté » sur NT. En prime, je ne regarde plus guère, même si c’est énorme déjà, que « Koh Lanta ». Au point que je me demande parfois, si les chaînes de télévision ont été informées que nous n’étions plus en août…
Mais, ce n’est pas une raison pour me priver de télévision. J’ose espérer que vous allez croiser les doigts pour moi. Demain quand j’allumerai ma télévision, je serai tout sauf sereine…surtout qu’en vérifiant l’information, je viens de constater que c’était prévu pour aujourd’hui. Je vais donc être fixée plus vite que prévu. J’ai peur…

[NDLA : Ce passage au tout numérique est tellement peu un souci pour les jeunes, que la pub met en scène uniquement des vieux. Du coup, j’ai un peu honte…]

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La TNT sait aussi faire de bonnes émissions

Suite à un bug de l’an 2000, survenu seulement avec 11 ans et quelques mois de retard, vous avez apparemment été dans l’impossibilité hier de commenter mon post sur « X Factor ». Je ne vois pas d’autre explication, à moins évidemment que « X Factor » n’intéresse plus personne, auquel cas je vais me priver également de cette purge qui pourrit systématiquement mes mardis soirs.

Hier, je suis sortie des sentiers battus et j’ai passé la soirée devant la TNT ce qui m’arrive finalement assez rarement. TMC proposait en effet « un resto dans mon salon », une énième émission culinaire, me direz-vous, et oui effectivement mais pourtant je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Vous saviez-vous qu’une émission de télé-réalité pouvait durer moins de 3 heures, et même à peine plus d’une heure ?
Je l’ai réappris hier et j’ai trouvé ça top personnellement.
Résultat, j’ai regardé un programme rythmé et sans temps mort et alors que je pensais me contenter d’un épisode, j’ai attaqué le visionnage du second.

J’en viens au vif du sujet, « un resto dans mon salon » confronte deux couples dans une compétition culinaire, qui consiste à recevoir des inconnus dans leur salon transformé pour l’occasion en restaurant. Ils disposent pour cela d’un budget de 600 euros couvrant toutes leurs dépenses – animation, décoration et nourriture – et doivent organiser deux services de 1h30 réunissant au minimum dix convives à chaque fois.
A eux de constituer un menu et de choisir une décoration, tout en respectant ce règlement simplissime.
Au delà de ça, ils peuvent se faire prêter ou offrir ce qu’ils désirent et même faire appel à un traiteur, s’ils ne dépassent pas le budget. On oublie donc la blague du « c’est toi qui as fait la pâte feuilletée ? ».
Les clients du restaurant sont des inconnus qui sont à l’issue du service invités à déposer la somme qu’ils désirent dans une urne. Le couple gagnant est celui qui a amassé le plus d’argent à l’issue de ses deux services. Si les clients s’attardent plus d’1h30 à table, les hôtes sont pénalisés de 10 euros par assiette qui traîne.

Comme je l’indiquais plus haut, j’ai beaucoup apprécié cette émission très rythmée et pas trop « télé-réalité » finalement. Le premier épisode de la soirée jouait sur le contraste entre le couple qui n’a jamais cuisiné et qui ne se prend pas la tête et ses adversaires, qui ont voulu servir un menu dégustation. Pourtant l’affrontement « du routier et de l’étoilé » n’a pas été vraiment pénible à l’écran, mais plutôt récréatif. Dans le match David contre Goliath, le petit couple qui a servi poulet / purée l’a emporté face aux gourmets, mais rien d’agressif. Il faut dire que l’enjeu reste très, très raisonnable : un week-end gastronomique.

La semaine prochaine, TMC diffuse les deux derniers épisodes de la première saison de cette émission et je ne les louperai pas, du moins le premier.

Je serais les chaînes hertziennes, je me bougerais un peu la nouille, car vraiment sans se prendre la tête, la TNT propose de plus en plus de programmes sympas (qui ne durent pas 3 heures en plus). D’ailleurs, cette émission aurait presque méritée d’être sur TF1 (qui l’aurait gâchée en ajoutant du pathos et des prises de bec).

Un ange passe…(bis)

Hier, je me suis octroyée une pause méritée en fin de matinée devant la rediffusion de l’avant-dernier épisode des « anges de la télé-réalité ». Je n’ai pas pu m’empêcher de m’en vouloir en songeant que j’avais tout loupé. Enfin, le « tout » est un rien abusif, puisqu’en découvrant l’épisode du jour, où Cindy, rebaptisée « Sander », passe trois quarts d’heure à dire adieu à Steevy, « son pilier dans la maison », qui prend enfin ses jambes à son cou, pour se tirer de cette galère, ou cette scène mémorable où Astrid, ex tentatrice de son état, sonne à une porte pour se rendre compte qu’elle est fermée et que son rendez-vous l’a peut-être oubliée, la honte, je me dis que je n’ai finalement pas manqué grand chose en zappant les aventures des « anges ».

Le rebondissement majeur du programme semble avoir été la séance photos torride unissant Senna et Astrid, qui a failli remettre en péril totalement l’existence du couple qui fait le plus rêver au monde, Senna et Amélie. Mais les deux tourtereaux ont finalement décidé d’aller de marier à Las Vegas pour oublier tout ça. Astrid a réagi en disant qu’elle trouvait, et je n’invente rien, cette idée « trop LOL ».

Pour s’occuper, les « anges », je vous le rappelle venus là pour percer à L.A., sont partis se promener en voiture pour trouver les maisons des stars et « manger un couscous avec George Clooney », comme l’a affirmé avec sa classe légendaire Diana, visiblement résignée à ne rien faire et à ne même pas sortir avec le coach sportif.

L’épisode terminé, je me suis dit que je ne pouvais pas en rester là et qu’il fallait que je sache : Amélie et Senna allaient-ils à nouveau convoler devant les caméras ? Quel était le but de l’émission ? Il me fallait des réponses et je suis allée les chercher. J’ai en effet calé mon dîner, ma femme étant sortie, devant NRJ12 Replay pour découvrir l’issue du programme.

Ma conscience professionnelle m’épate parfois.

Grâce au résumé des trois semaines d’aventure, j’ai appris que Steevy avait réalisé son rêve en allant sur le tournage de sa série préférée – l’ex Lofteur était là essentiellement pour crédibiliser le programme, je n’invente rien et c’est ça peut-être le pire, ce qui explique que ses objectifs étaient raisonnés -, que John-David avait mixé dans un club (vers 21h30, un mardi), que Marlène avait chanté son single dans une boîte gay (un lundi à 23 heures), qu’Astrid avait fait des photos avec Senna et qu’Amélie repartait avec un joli book photos souvenirs. Quant à Diana, apparemment, elle n’avait pas trop d’objectifs ou ils n’ont pas abouti.

Dans ce dernier épisode, notre petite bande de joyeux drilles partait donc pour Las Vegas, enfin pas au complet, car comme dans toute bonne télé-réalité, deux clans ont émergé : d’un côté les supporters des tonitruants belges et de l’autre les fans de Cindy Sander. Amélie et Senna sont donc partis se marier à Las Vegas avec Marlène du Loft et Diana de « l’île de la tentation », pendant que la recalée de « la Nouvelle star » découvrait son single et le chantait sur scène dans un club devant une assistance d’au moins trente personnes.

Finalement, pied de nez des mariés en série du petit écran, Amélie et Senna ont refusé de s’unir devant Elvis et ont préféré aller perdre leur cachet au casino. Je me suis donc fadée cet épisode pour rien, mais qu’importe, au moins je n’ai aucun regret. En plus, NRJ12 prévoit déjà une deuxième saison…

Un ange passe

J’ai profité de mon morne dimanche après-midi pour enquêter un peu plus sur ses fameux « anges de la télé-réalité », qui commémorent depuis Los Angeles et sur NRJ12 les dix ans de l’avènement de ce nouveau genre de programme sur nos petits écrans français.

J’avais déjà eu l’occasion dans la semaine de tomber sur de brèves séquences de vie de Senna, Amélie, Cindy « papillon de lumière » Sander, Diana de « l’île de la tentation » ou Steevy, mais je n’avais jamais passé plus de dix minutes, voire même cinq, devant l’émission.
Ce qui est absolument extraordinaire, c’est qu’il ne se passe strictement rien dans l’émission. Les « anges » travaillent leurs corps lors de vaines séquences d’aquagym avec leur coach, ou vont à la salle de gym, et participent occasionnellement à des rencontres « professionnelles » stériles destinées à leur ouvrir toutes les portes de l’Amérique, qui ne fonctionneront pas puisque ces vedettes ambitieuses ne parlent pas plus de dix mots d’anglais. En parallèle, Amélie et Senna, qui n’ont jamais du cesser de s’engueuler depuis leur sortie de « Secret Story », se querellent, rompent puis se rabibochent, avant de recommencer à se déchirer parce que Senna n’est pas assez attentif aux désirs d’Amélie, enfin surtout parce que l’énergique belge est toujours aussi hystérique.

Bon, il se passe quand même des trucs en parallèle. Diana, qui accuse son âge désormais avec ses poches sous les yeux, tente de séduire le professeur de gym, en sortant son fessier impeccable de la piscine durant la séance d’aquagym. Marlène et Diana ont surnommé Cindy, « papillon » ce qui me fait beaucoup rire. Mais « papillon » a du mal à percer aux States et un type, qui était le sosie d’un des professeurs de gym de la salle que fréquentent « les anges », lui a suggéré de continuer à creuser son sillon en France, où elle est déjà connue, plutôt que de tenter à percer aux Etats-Unis, d’autant qu’elle ne parle pas l’anglais. Steevy est fan de « Sander », Cindy, « le papillon » et pense que l’émission va l’aider à reconquérir la France. Mais à l’image d’Astrid, la tentatrice, qui s’est fait tatouer dans un épisode de l’émission et qui est surtout là pour pourrir le couple Amélie / Senna qui se porte déjà mal, il ne sert pas à grand chose, sauf à être, attention de ne pas tomber de votre chaise, la caution « intellectuelle » du programme. Je suis méchante car comme le signalait quelqu’un ici en commentaire, il est de loin le plus charmant des participants – on ne peut pas parler – de « candidats » de l’émission. Quant à John-David, comme moi, il ne semble pas bien savoir pourquoi il a été invité dans cette galère, du coup il profite du paysage et des boîtes. Bon, sinon Amélie a rasé la tête de Senna et lui a laissé une crête, ce qui plaît beaucoup à la vilaine Astrid, qui s’est moquée de la belge qui venait de constituer son book de mannequin avec un réalisateur de films d’envergure, Pitof, qui est quand même à l’origine de « Vidocq » et du « Catwoman », qui lui a valu une fatwa des protagonistes de « the big bang theory » (celui avec Halle Berry).

Si le « Loft » et les émissions de télé-réalité d’enfermement en général, sont censées être vides de sens et dénuées d’intérêt, « les anges de la télé-réalité » ont franchi un sorte de barrière symbolique dans le domaine, car il ne s’y passe rien de rien. Espérons que TF1 disposera d’un meilleur concept quand sortira sa propre émission avec d’anciens de la télé-réalité…car là ça manque de sexe, ne nous leurrons pas, et quelle idée de les laisser sortir aussi…

En tête à tête avec la TNT

Seule face à ma télé hier soir, il a bien fallu que je trouve quelque chose à regarder – j’aurais pu mettre un dvd mais ce n’était pas du jeu.

Je me suis donc d’abord dit que ça allait être facile, qu’il me suffisait de débrancher mon cerveau et de suivre les deux épisodes de « FBI, porté disparu » que proposait France 4. Quelle était la probabilité pour que je tombe sur deux épisodes que j’avais déjà vus, alors que je n’ai du suivre par intermittence, que les deux premières saisons, et dont en plus je me souvenais suffisamment pour que le suspense soit totalement éventé ?

Il a donc fallu que je tente autre chose. Je me serais contentée d’un « Julie Lescaut » sur TF1, mais malheureusement il ne s’agissait pas de la femme commissaire de police, mais de la juge, qui ne m’inspirait guère. Je ne suis déjà pas une aficionada d’« envoyé spécial », mais en plus le sujet sur les faits divers ne m’inspirait guère, tout comme le film de France 3 d’ailleurs, ni le film « les évadés » de M6 que j’avais déjà vu. Il me paraissait déraisonnable de regarder « American Pie 7 », même avec cette pauvre, pauvre Rosanna Arquette.

Voilà donc comment j’ai échoué à nouveau, presque malgré moi, devant « Tellement vrai ». Le samedi après midi, M6 diffuse une émission sur le modèle de « jour après jour » plutôt bien fichue qui suit la vie des gens à un tournant de leur existence ou simplement dans leur vie quotidienne, « Tellement vrai » est l’antithèse de ce programme. C’est sans intérêt et il ne s’y passe strictement rien de notable, je ne peux même pas aller jusqu’à intéressant. Nous découvrions hier le destin de jumeaux fusionnels ou conflictuels : deux garçons adolescents qui ne se supportent pas au désespoir de leur mère ; les Twem, un duo de frères chanteurs qui s’est donné un an pour percer ; deux sœurs qui ont trouvé intelligent de tomber enceinte au même moment à 16 ans pour le plus grand plaisir de leur petite maman ; et enfin deux jumelles très fusionnelles, l’une est boxeuse et l’autre la coache.

Voilà, avec la simple description des sujets, je vous ai résumé plus d’une heure d’émission. « Les anges de la télé-réalité », dont le seul fil rouge, est de savoir si Senna et Amélie vont rompre ou pas devant les caméras, mais à chaque fois ouf finalement pas, s’affirme comme un programme presque palpitant à côté de « Tellement vrai ». Le paroxysme de l’ennui étant atteint quand Mathieu Delormeau s’essaie à l’interview, son entretien avec les jumelles mamans valait son pesant de moutarde, dans le genre j’ai la psychologie d’un bulot.

Quand je pense que lundi, sans tambours, ni trompettes, Gulli a rediffusé le premier épisode du « Z…odiaque » sans que j’en sois informée, je regrette de ne pas avoir pu choisir mon soir en tête à tête avec ma télé.

Le début de la fin ?

Dimanche soir, ma femme m’a signalé avec un grand sourire (sardonique certainement) que je n’avais pas allumé la télévision de la journée et je ne m’en étais même pas rendue compte.

Je suis sortie, le matin, au marché, j’ai travaillé, j’ai phosphoré avec ma femme sur ses cours, nous avons reçu des amis et c’est seulement le soir que j’ai songé à appuyer sur le bouton 1 de ma télécommande pour regarder l’épisode 5 d’Harry Potter, que je n’ai même pas regardé jusqu’au bout.

Le pire, c’est que je sais que je n’ai strictement rien manqué. Le paysage télévisuel actuel est vraiment plus que morne.

Il faut croire également que les quasiment trois heures de « Pékin Express » de la veille m’ont écœurée de la télévision pour un moment.

Le pire, c’est que les symptômes semblent persister. J’ai jeté un œil distrait hier à « Dawson » à la fac sur NT1, puis zappé sur le dîner, et la dame vaguement coquine qui cuisinait à Montpellier, m’a convaincue de me rapatrier sur NT1. Ensuite, c’est un peu flou, du Gaillac nouveau, beaucoup trop de vin nouveau, un bain « Lush » avec un vague roman de SF signé Asimov et quelques épisodes de « The Big Bang Theory » (qui m’influence a priori si on se fie au point précédent) avant de dormir.

Mais demain, demain est fort heureusement un autre jour puisque FRANCE 2 commence la diffusion de « FAIS PAS CI FAIS PAS CA » à 20h35 et qu’il ne faut surtout pas louper ça.
J’espère ainsi me réconcilier avec mon petit écran sous peine de disparaître peu à peu….

L’autre histoire de jouet

En remontant distraitement toutes les chaînes de la TNT de 7 (Arte) à 19 (France ô désormais), afin de fuir le « news show » de Bruce Toussaint, supportable à très petites doses, je me suis bizarrement attardée sur Direct 8, la chaîne de la TNT que je ne regarde strictement jamais, et encore plus étrangement sur un programme baptisé « les jouets de l’extrême ». Je me suis en effet rendue compte que je venais de tomber sur un programme 100% british, le genre que diffuse Channel Four, la BBC ou la chaîne 5 vers 20 heures et qui me scotche quand je suis en villégiature à Londres. Il faut être typiquement anglais pour programmer une émission pédago-scientifiquo-économique en « access-prime time » ou s’appeler Direct 8 et se balancer apparemment éperdument de ses courbes d’audience. De mon côté, j’ai été happée par cette émission car en la regardant, j’avais l’impression d’être revenue un mois en arrière quand je récupérais d’heures et d’heures d’arpentage de la capitale britannique devant le petit écran en cherchant un programme pour me détendre.

L’épisode des « jouets de l’extrême », que j’ai vu, était consacré au Meccano, qui a été créé par un anglais Monsieur Hornby aux XIXème siècle, depuis la firme est devenue française et a perdu tout intérêt en passant la Manche. L’animateur, un doux dingue chevelu baptisé James Mays, décide, j’ignore réellement pourquoi, de construire à Liverpool, l’endroit où le jouet a longtemps été produit, un pont en pièces de Meccano. L’émission mettait donc en scène la fabrication du fameux pont, du choix des plans et du modèle avec des pontes de la ville et des ingénieurs extrêmement sérieux, en passant par sa fabrication dans une école de génie civil de la ville jusqu’à sa mise en place en ville. J’avoue que j’ai loupé la dernière étape, mais la photo ci-dessous prouve que James est arrivé à ses fins. Je vous rassure, la solidité des pièces de Meccano avait été mise à rude épreuve auparavant par l’un des concepteurs du pont qui a soulevé grâce à une grue en petites pièces métalliques la porche de l’animateur.

Ce qui est génial pour une téléphage anglophile, c’est de constater à quel point ce programme est typique de ce qu’on voit à la télé britannique, qui ose diffuser des trucs chiantissimes mais très instructifs à côté d’émissions extrêmement trash ou juste débiles, que les français se feront un plaisir d’adapter à l’avenir. Bizarrement, j’ai pu retrouver « un dîner presque parfait » ou de multiples déclinaisons de « Big Brother » ici mais rien qui ressemble aux « jouets de l’extrême », qui perd de son charme à la « translation » puisque l’émission s’appelle en vrai « Toy Stories ». Elle a évidemment été conçue par l’excellentissime BBC.

Bref, en un mot comme en cent, avec un petit verre de rosé dans le nez ou une bière à la main, je vous recommande « les jouets de l’extrême » sur Direct 8.
God save the Queen !

[Je pense récolter au grand maximum un commentaire d’encouragement sur ce post…]