D8 tient sa nouvelle nouvelle star

Il y a deux jours à peine, quelqu’un que j’aime bien me demandait comment je supportais encore de suivre la télé-réalité. C’est vrai qu’en quatorze ans à l’exception d’une saison de « XFactor » et de « Nouvelle Star » (sur D8, autant dire que ça ne compte presque pas), je dois avoir à peu près tout vu. Mais sur ce coup-là, je me sens très André Manoukian signant pour une nouvelle saison de « Nouvelle Star », parce qu’en voyant la prestation d’Emji jeudi, je me dis que ça vaut la peine de continuer à se fader des émissions pareilles pour avoir la chance d’apercevoir des prestations de cette qualité.

Pourtant, Emji n’était pas celle sur laquelle j’avais flashé aux castings. Je misais plus sur Pauline ou Noémie. Comme quoi, j’ai toujours autant de nez.

Bon autant dire que l’émission a trouvé sa nouvelle star, autant arrêter tout de suite d’ailleurs, car les autres sont loin d’être au niveau et de séduire les téléspectateurs comme l’a prouvé la pluie de rouge du public, allant souvent contre l’avis du jury.

J’ai peut-être une explication à ce sujet d’ailleurs.
Les magnétos où les candidats parlent peuvent donner l’impression qu’ils sont outrageusement prétentieux, ce qui n’aide pas à avoir envie de les soutenir.

En plus, Noémie a été éjectée, ce qui est super injuste. Son relooking n’a pas dû l’aider dans sa progression. Il reste donc trois filles, dont Maëva que j’aimais bien, mais qui m’a déçue sur « le Requiem pour un fou ». Il faut dire que je préfère la version de Johnny et Lara Fabian.

Martial n’a pas été le plus agaçant comme je le craignais. J’ai même apprécié sa reprise sobre de Alter ego de Jean-Louis Aubert. Nelson est devenue ma bête noire et je ne suis pas une grande fan de Kevin.

The Voice : Des candidats aussi décevants que les choix musicaux de la production

L’inconvénient de se cogner tous les télé-crochets depuis 2001 c’est qu’on ne supporte plus certaines chansons. Je suis donc étonnée par les choix musicaux des coachs, de la production ou des candidats de « The Voice » cette année.
Pour n’évoquer que le  prime d’hier….

Anthony a chanté à ravir « Les mots bleus », il aurait d’ailleurs mérité la finale, mais pour moi ils riment encore avec Soan, qui est pourtant loin d’être un candidat que j’idolâtre. Cette version m’émeut encore pour vous dire.

Yoann, et ses immenses mains qui font peur, ont interprété « Calling you », comme tout le monde finalement.  Mais cette performance a marqué Miss Dominique dans « La Nouvelle Star ».

Dominique – Calling You par oceanbleu68

« Quelqu’un m’a dit » susurré par Louane, c’est encore plus facile, c’est la chanson qui a révélé Camélia-Jordana.


J’ai beaucoup de mal avec la programmation musicale des primes de cette année de « The Voice », que je trouve décidément décevante et très peu novatrice.

Quant aux quatre candidats, je me demande comment avec des talents, comme Sarah ou Nungan, on a pu en arriver à une sélection aussi fade. Jenifer a tout fait pour qu’Olympe, qui a pâli de prime en prime, aille en finale. Ca s’est vu beaucoup. Mais Garou n’a pas fait mieux en optant pour les titres de ses talents, réduisant à néant les chances d’Emmanuel d’accéder à la finale. Il n’y peut rien, l’histoire de Yoann est plus vendeuse.

En partant d’un concept novateur, « The Voice » arrive aux mêmes résultats en moins bien que ses concurrents. Je suis déçue, je l’avoue, et pourtant je me fade des télé-crochets depuis dix ans.

Premières battles dans The Voice

Si je compte bien, nous ne sommes plus qu’à quinze jours des premiers live de « The Voice », durant lesquels le public pourra enfin faire entendre sa voix. Par conséquent, il est temps d’éliminer un candidat sur deux, voire plus si on se souvient que Florent Pagny et Garou ont chacun des équipes de 13, au lieu de 12 « talents ». Nous sommes entrés hier dans la phase des « Battles », pour ne pas dire duels, et énerver Bernard Pivot, qui a bien raison d’enfourcher un cheval de bataille aussi intéressant. C’est vrai que depuis la star academy, le Loft, ou même Secret Story, les émissions de télé-réalité ont toutes des noms en bon français pour faire jeune.
J’appréhendais pas mal cette étape en me disant qu’elle allait être forcément extrêmement ennuyeuse. Je suis restée très marquée par le « théâtre » dans « la Nouvelle Star », et puis finalement je me suis un peu prise au jeu. Pour chaque duo, j’ai tenté de me mettre dans la tête du jury pour savoir qui allait être éliminé. J’aurais bien zappé la séquence de coaching et en général 70% des chansons, mais c’était quand même bien moins pénible que ce que j’avais imaginé.
Nous avons assisté à nouveau à un show plutôt sympathique, malgré le ring ridicule, et Nikos qui prend la main du vainqueur pour le désigner.

Bon, je ne comprends pas bien pourquoi tous les jurés assistent à toutes les « Battles », et surtout pourquoi ils donnent leur avis consultatif, qui ne sert à rien, puisque dans 80% des cas, le coach, qui pense peut-être que ses rivaux essaient de l’induire en erreur, choisit le candidat, dont le talent n’a pas été loué par ses confrères. Je l’aurais joué « X Factor » personnellement en toute intimité.

Par ailleurs, pour le moment, en dehors de groupes, dont je me tamponne, à savoir 90% des équipes de Garou et Florent Pagny, et 99% de celle de Bertignac, je suis plutôt ravie des choix des coachs. Ce qui se résume finalement en Aude et Amalya sont passées.

Alors évidemment, comme tous les artistes sont bons, car « The Voice » est le premier télé-crochet, où le jury vénère ses candidats, c’est un vrai crève-cœur de voir partir les « talents », mais en même temps les coachs ont le bon goût de trancher assez vite dans le vif. Ils se seraient faits une opinion en choisissant les binômes, que ça m’étonnerait à peine.

La semaine prochaine, je serai à nouveau devant « les Battle » pour m’assurer que Maureen va bien aux « primes ». 

Et si les candidats de The Voice étaient les futures Nouvelles stars grâce à leur X Factor, il faudrait un séjour à la star academy pour le savoir

Mon défi ce matin est d’évoquer « The Voice » sans marcher sur mes propres pieds avec ce que j’ai déjà écrit sur le sujet pour Le Plus. Je fais mes gammes de bon matin avec la télé-réalité et ça ne peut pas me faire de mal.

J’avais choisi d’arriver totalement vierge face à « The Voice ». J’ignorais à peu près tout du concept et c’est à mon corps défendant que j’avais appris que Jenifer, Louis Bertignac, Garou et Florent Pagny faisaient partie du jury, extrêmement crédible de cette émission. Deux jurés sur quatre que j’apprécie, c’était déjà inédit pour moi dans une émission de ce genre. Mais en dehors de cela et de l’idée floue que les juges ne verraient pas leurs poulains, je ne savais rien ou presque de l’émission.  Je croyais même que Benjamin Castaldi allait la présenter alors que c’est Nikos qui s’en charge.

Evidemment, quand on découvre un nouveau télé-crochet ré-vo-lu-tion-naire, comme je ne sais plus quelle marque automobile des années 80, on joue immédiatement au jeu de comparaisons. Pour me dérouter, l’émission a commencé par une terrible performance du jury sur le tube de l’année, « Rolling in the deep » d’Adèle. Ils étaient sans doute censés gagner ainsi leur crédibilité, je suis très réservée sur leur performance façon « Enfoirés », les costumes rigolos en moins. On va dire que leurs voix ne s’harmonisent pas réellement (ensemble).

Ensuite, nous sommes entrés dans le vif du sujet. Le jury a bien le dos tourné aux candidats, rendant ainsi le rêve de Dove Attia, qui fermait beaucoup les yeux à Baltard, réel. D’ailleurs, même s’ils ont le dos tourné, les jurés ferment les yeux, mais ce n’est qu’un détail. Il m’a fallu une bonne demi heure pour comprendre que les candidats avaient été pré-castés et que nous n’allions donc pas avoir de casseroles désastreuses. J’ai mis vingt minutes également à conclure également que certains pouvaient être éjectés de l’émission. « The Voice », ce n’est pas tout à fait « l’école des fans ». Ces premiers ajustements réalisés, j’ai vite compris en revanche que comme dans « X Factor », les jurés seraient plus que des casteurs. Ils vont effectivement se muer en coach des candidats qu’ils auront choisis ou qui les auront choisis, car nouvelle innovation, et c’est au moins la deuxième de l’émission, si plus d’un juré se retourne pour faire face au candidat sur scène, c’est à lui de choisi son futur entraîneur. De mon côté, j’aurais opté pour Jenifer, parce qu’elle est belle, ou Louis Bertignac, car il est plus proche de ce que j’aime, que Garou ou Florent Pagny. Les candidats, eux, ont opté quasi systématiquement pour Garou. Là il faudra m’expliquer.

Pour résumer, contrairement au pauvre Henry Padovani de « X Factor », qui a hérité de la catégorie des « groupes » à son corps défendant, les jurés de « The Voice » ont un droit de regard sur leurs poulains.

Pour le concept, il me semble avoir fait le tour pour le moment, car j’ignore tout de la suite, ou presque. Je sais simplement que comme dans « X Factor », le coach aura la possibilité d’affiner son choix. Dans le cas de Louis Bertignac, il devra certainement se contenter du pelé et du tondu qui l’ont choisi. Ensuite, je ne sais pas ce qui se passera, un problème à la fois. En tout cas, j’ai simplement saisi que le coup du « je ne vois pas celui qui chante » ne durera que la phase des castings, ce qui me déçoit un peu.

Un peu obnubilée par le concept, j’avoue que les candidats ne m’ont guère marquée. En dehors d’Ally, 18 ans, dont j’ai trouvé la voix étonnante, et du gamin à pantalon à carreaux que j’ai apprécié aussi, même s’il a arrêté l’école à 16 ans pour chanter, faisant ainsi de la vie de ses parents un enfer…

Pour les similitudes, le registre musical est très proche de la « star ac ». Le concept louche beaucoup du côté de « X Factor », au point que dans un moment d’égarement je me suis demandé si les candidats qui avaient « The voice » possédaient aussi le « X Factor ». Toute la phase de casting, avec famille, drames humains (je suis à la rue, orpheline, cette émission est ma dernière chance), et surtout les proches qui matent l’audition avec l’animateur depuis les coulisses a de faux airs de « la Nouvelle Star ».

Bref, on est sur de l’inédit complet.

Séquence nostalgie : Mes 10 moments préférés de la Nouvelle Star

A la demande pressante de Pierre, et grâce à ma mémoire plus ou moins lacunaire, j’ai réussi à élaborer, en hommage à W9, qui emploie gentiment André Manoukian, au chômage depuis que ses potes ont refusé de le suivre pour la saison de trop de la Nouvelle Star, le top 10 de mes prestations favorites de la Nouvelle Star.

10)  Camélia-Jordana « Heart of glass » de Blondie

(Bon, en vrai il me manquait un numéro 10 et je tenais ainsi à faire plaisir à ma femme, qui est fan de cette prestation, à laquelle je préfère largement le deuxième single de la jeune femme, qui est de loin, mon single favori à ce jour de vedette d’un télé-crochet.)

9) Soan « Les mots bleus » de Christophe

(Même moi, je suis surprise de voir Soan dans ce top…)

8) Amandine « Nothing compares to you » de Sinead O’Connor

7) Amandine « Buttefly » de Superbus

(Mon coup de foudre musical pour Amandine de Tournefeuille.)

6) Steve « Le sud » de Nino Ferrer

5) Julien « Moi Lolita »

4) Amandine « Hey you »  de Pink Floyd

(Amandine est surreprésentée dans ce classement.)

3) Lussi « Comme un boomerang » de Serge Gainsbourg

2) Amel « Au café des délices » de Patrick Bruel

(C’est presque une première place ex aequo.)

1) Myriam « All by myself » de Eric Camen

(A mon goût, peut-être la meilleure prestation jamais vue dans un télé-crochet français à ce jour !)

Je n’ai pas mis Christophe Willem, et failli, c’est rigolo, ajouté in extrémis Maryvette Lair, avant de réaliser qu’elle n’avait pas participé à la Nouvelle Star mais à l’autre truc là…mais si souvenez-vous, X Factor !

A la recherche de la nouvelle star

Mon premier sentiment en découvrant le générique de « X Factor » hier soir a été de me dire que j’étais trop vieille pour regarder avec enthousiasme un énième télé-crochet et puis, alors que j’étais loin d’être convaincue, je me suis laissée peu à peu prendre au jeu et j’ai vraiment passé un bon moment devant l’émission.

L’année dernière, W9 avait déjà programmé une édition de ce programme, mais apparemment il ne faut pas le dire (chuuuuuut…). Pourtant, elle avait un animateur, Alexandre Devoise ex de « la grande famille » (quelle déchéance d’ailleurs), et un jury de professionnels qui comptait notamment Julie Zenatti qui ne s’en est pas sortie sur ce coup là. M6 a préféré prendre mystérieusement Sandrine Corman et Jérôme Anthony (j’ai la nausée là) pour le remplacer et choisir de nouveaux experts de la musique pour remplacer les trois de l’an dernier.
Hier soir, entre Virginie Guilhaume, qui présentait « la Nouvelle Star » et qui n’a pas été appelée pour « X Factor » (vous allez me dégoter un article où elle dira qu’elle l’a refusé juste pour m’embêter), Alexandre Devoise (vraiment mécontent, je crois), tout le jury de « la Nouvelle Star », et celui de X Factor, beaucoup de gens ont du regarder l’émission avec une certaine amertume.

J’attends d’ailleurs avec impatience les premiers papiers où les jurés de « la Nouvelle Star » diront que les candidats choisis sont vraiment moins bons que leur sélection à eux (na !).

Mais je m’égare car « X Factor » n’a strictement rien à voir avec « la Nouvelle Star ». L’ancien télé-crochet de M6 cherchait « une nouvelle star » et le nouveau compte seulement trouver la nouvelle Madonna / Mylène Farmer / Céline Dion / Johnny Hallyday, soit quelqu’un qui a ce truc en plus, le fameux facteur x du titre. En plus, quand « la nouvelle star » partait dans différentes villes de Province en quête d’une « nouvelle star », « X Factor » fait le tour de France pour dégoter quelqu’un qui a ce charisme légendaire qui fera de lui une vedette internationale.

Je caricature parce que dans « X Factor », les gens chantent sur une bande son devant un public et que les inoubliables sont directement intégrés dans l’émission et pas relégués dans un top fatiguant.

Je vous l’accorde, c’est un peu facile de pointer du doigt les nombreuses ressemblances entre les deux télé-crochets, mais M6 l’a un peu cherché en prétendant que nous n’avions jamais entendu ça, car un jury qui se déchire pour une candidate qui va repasser finalement au terme d’un vain suspense devant lui pour être finalement qualifiée, on l’a non seulement déjà entendu mais également beaucoup vu en six ans de « Nouvelle star ».

Fort heureusement, « X Factor » a une première qualité de taille, André Manoukian ne fait pas partie du jury de professionnels invités, tout comme Lio ou Philippe Manoeuvre et là on respire forcément. Le nouveau jury est « frais », dans tous les sens du terme, et plutôt sympathique. J’avais émis des réserves sur la participation de Christophe Willem à l’émission ce qui m’avait valu de me faire incendier par ses fans et je suis obligée de reconnaître qu’il est bon dans son rôle. Il est la voix de l’enthousiasme et de la passion face à un Olivier Schultheis dans la retenue. Veronic Dicaire ne pleure pas, mais fait des mines assez extraordinaires pendant les prestations des candidats.

De plus, à « X Factor », on a le droit d’avoir une grosse voix et de chanter du Céline Dion et ça c’est une vraie nuance de taille.

Je suis donc obligée de reconnaître que la mayonnaise prend vraiment bien. Au niveau des candidats, j’ai été bluffée par plusieurs prestations, et surtout amusée par le côté très « freak » de certains candidats. Les 2you resteront ainsi à jamais dans mon cœur avec leur superbe chorégraphie et la mauvaise foi indescriptible de la nana qui explique que «elle, elle a chanté juste » sous-entendu c’est l’autre qui l’a plombée.

Bref, je regarderai avec plaisir le prochain épisode et j’attends votre opinion sur le sujet.

NDLA : Pour les spécificités, nous avons également le fait que l’émission est ouverte à tous les candidats sans limite d’âge, même si c’est un gros gadget, et qu’ils seront répartis en différentes catégories – filles de moins de 25 ans, garçons de moins de 25 ans, plus de 25 ans et groupes – défendues et coachées par un membre du jury.

Un ange passe

J’ai profité de mon morne dimanche après-midi pour enquêter un peu plus sur ses fameux « anges de la télé-réalité », qui commémorent depuis Los Angeles et sur NRJ12 les dix ans de l’avènement de ce nouveau genre de programme sur nos petits écrans français.

J’avais déjà eu l’occasion dans la semaine de tomber sur de brèves séquences de vie de Senna, Amélie, Cindy « papillon de lumière » Sander, Diana de « l’île de la tentation » ou Steevy, mais je n’avais jamais passé plus de dix minutes, voire même cinq, devant l’émission.
Ce qui est absolument extraordinaire, c’est qu’il ne se passe strictement rien dans l’émission. Les « anges » travaillent leurs corps lors de vaines séquences d’aquagym avec leur coach, ou vont à la salle de gym, et participent occasionnellement à des rencontres « professionnelles » stériles destinées à leur ouvrir toutes les portes de l’Amérique, qui ne fonctionneront pas puisque ces vedettes ambitieuses ne parlent pas plus de dix mots d’anglais. En parallèle, Amélie et Senna, qui n’ont jamais du cesser de s’engueuler depuis leur sortie de « Secret Story », se querellent, rompent puis se rabibochent, avant de recommencer à se déchirer parce que Senna n’est pas assez attentif aux désirs d’Amélie, enfin surtout parce que l’énergique belge est toujours aussi hystérique.

Bon, il se passe quand même des trucs en parallèle. Diana, qui accuse son âge désormais avec ses poches sous les yeux, tente de séduire le professeur de gym, en sortant son fessier impeccable de la piscine durant la séance d’aquagym. Marlène et Diana ont surnommé Cindy, « papillon » ce qui me fait beaucoup rire. Mais « papillon » a du mal à percer aux States et un type, qui était le sosie d’un des professeurs de gym de la salle que fréquentent « les anges », lui a suggéré de continuer à creuser son sillon en France, où elle est déjà connue, plutôt que de tenter à percer aux Etats-Unis, d’autant qu’elle ne parle pas l’anglais. Steevy est fan de « Sander », Cindy, « le papillon » et pense que l’émission va l’aider à reconquérir la France. Mais à l’image d’Astrid, la tentatrice, qui s’est fait tatouer dans un épisode de l’émission et qui est surtout là pour pourrir le couple Amélie / Senna qui se porte déjà mal, il ne sert pas à grand chose, sauf à être, attention de ne pas tomber de votre chaise, la caution « intellectuelle » du programme. Je suis méchante car comme le signalait quelqu’un ici en commentaire, il est de loin le plus charmant des participants – on ne peut pas parler – de « candidats » de l’émission. Quant à John-David, comme moi, il ne semble pas bien savoir pourquoi il a été invité dans cette galère, du coup il profite du paysage et des boîtes. Bon, sinon Amélie a rasé la tête de Senna et lui a laissé une crête, ce qui plaît beaucoup à la vilaine Astrid, qui s’est moquée de la belge qui venait de constituer son book de mannequin avec un réalisateur de films d’envergure, Pitof, qui est quand même à l’origine de « Vidocq » et du « Catwoman », qui lui a valu une fatwa des protagonistes de « the big bang theory » (celui avec Halle Berry).

Si le « Loft » et les émissions de télé-réalité d’enfermement en général, sont censées être vides de sens et dénuées d’intérêt, « les anges de la télé-réalité » ont franchi un sorte de barrière symbolique dans le domaine, car il ne s’y passe rien de rien. Espérons que TF1 disposera d’un meilleur concept quand sortira sa propre émission avec d’anciens de la télé-réalité…car là ça manque de sexe, ne nous leurrons pas, et quelle idée de les laisser sortir aussi…

Le choix de Christophe

Ce week-end, William indiquait sur Facebook qu’il ne comprenait pas le choix de Christophe Willem d’être juré de « X Factor » et sur le coup j’ai réagi en indiquant que de mon côté, je concevais très bien cette participation. Après réflexion, j’ai comme un doute affreux…

Alors en attendant que vous me communiquiez votre opinion sur le sujet, je vais en débattre avec moi-même…

Le pour
On ne peut pas dire que le deuxième album de Christophe Willem ait cartonné. Je ne lui connais qu’un single – « Berlin m’appelle » – et encore uniquement parce que la défunte Super Nanny faisait une apparition dans le clip. Le coefficient de sympathie de la tortue a considérablement décliné depuis la quatrième édition de « la Nouvelle Star » et une participation à L’émission qui va remplacer justement le télé-crochet culte de M6 pourrait l’aider à remonter la pente.

Les jurés des télé-crochets deviennent, au moins sur M6, les véritables stars du programme et donc Christophe Willem arrivera à ses fins, si toutefois il tient son rôle et qu’il sait se montrer sympathique.

Etre membre du jury d’une émission phare de M6 permet de jouer à la Wii et d’être payé pour cela, un élément non négligeable qui a du peser dans son choix. Globalement, être juré de « la Nouvelle Star » pardon de « X Factor », si on sait bien mener sa barque permet de faire de la pub, surtout si on s’appelle André Manoukian.

Pour résumer, Christophe Willem va ainsi gagner une exposition médiatique enviable.

Le contre
C’est vrai que c’est un peu la lose après peu d’années de carrière de déjà se mettre en pré-retraite. Nous attendons toujours le nouvel album de Sinclair, un single qui fonctionne de Marianne James ou un album voire un livre qui cartonne d’André Manoukian. On n’imagine donc mal, Christophe Willem refaire un succès après son passage dans « X Factor ».

Gros, gros bémol, il succède pour le côté « jeunes » à Julie Zenatti, qui pensait ainsi s’en être enfin sortie après toutes ces années. Non seulement, il vole son boulot à une chanteuse sur le retour (cf le premier paragraphe) qui a loupé son come-back, mais en plus il prend la suite d’une vedette de seconde zone. Disons que ça ne le pose pas. En tout cas, moins que quand Lio, Sinclair et Philippe Manoeuvre prenaient la suite du jury culte de « la Nouvelle Star »…

Gare à l’image… Christophe Willem reste « la tortue » pour le grand public et s’il se montre trop taquin, trop critique ou trop acide avec les futurs candidats de « X Factor », il risque d’écorner sérieusement son image de gars sympa.

Si le programme est un flop, le pauvre Christophe n’en sortira pas non plus grandi.

Si je pèse le pour et le contre, je me rends compte que j’ai été bêtement enthousiaste, samedi, et je m’excuse donc auprès de William pour mon avis tranché sur le sujet.
 
[Vous allez me demander qui sont les autres membres du jury. Olivier Schultheis, qui dirigeait l’orchestre de la Nouvelle Star, Véronic Dicaire « connue » dans son pays – le Québec – pour être chanteuse et imitatrice et « le membre fondateur et ex-guitariste du groupe Police », Henry Padovani en feront également partie et ces noms font également peser la balance du côté de la très mauvaise idée pour Christophe Willem.]

Pendant ce temps là en Patagonie…

Hier soir, « Pékin Express » a réussi l’exploit de s’attarder longuement en Patagonie sans jamais citer l’œuvre pourtant majuscule de Florent Pagny. Je pensais pourtant que l’épreuve d’immunité consisterait pour les candidats à énumérer le plus grand nombre de titres de l’artiste façon « la cible » (RIP) avant de chanter de tête « ma liberté de penser », mais non Stéphane Rotenberg a préféré mettre en jeu une rencontre avec des baleines plutôt que la visite de la propriété de l’artiste, pourtant parrain de la star academy.

L’étape d’hier devait permettre de connaître l’affiche de la demi-finale du jeu avec deux configurations possibles : d’un côté, les outsiders contre un couple de sportifs ou de l’autre deux binômes extrêmement athlétiques contre deux candidats plus poussifs. Avec l’élimination du couple de retraités, de toute façon un peu au bout du rouleau, qui a en plus failli finir prématurément son existence sur le bord de la route patagonaise, la suite des événements s’annonce sportive dans tous les sens du terme. Les péripéties de la course ont à nouveau démontré que Cécilia et Matthieu étaient de véritables rouleaux compresseurs, prêts à tout écraser sur leur passage pour triompher dans le jeu. Ils ont ainsi au mépris de toutes les règles de savoir-vivre et presque d’humanité décroché le drapeau rouge en passant devant leurs concurrents littéralement ahuris par leur culot. Pourtant, leurs amis du jeu leur ont à nouveau piqué le gain de « l’épreuve de confort » en emportant la rencontre privilégiée avec les baleines. Qu’importe, Cécilia et son homme sont là pour les amulettes et pas franchement pour donner dans la fioriture.

La semaine prochaine, l’ascension du glacier devait à nouveau leur réussir, même si Yousra et Randa semblent remontées comme des pendules et prêtes à leur mettre des bâtons dans les roues. Pour la beauté de la finale, un duel entre les compétiteurs acharnés et les deux sœurs aurait certainement plus de gueule qu’un combat fratricide avec leurs amis, à suivre donc…

Plus globalement, cette étape, comme les précédentes d’ailleurs, pose le problème du renouvellement du jeu. Il a suffi que je m’interroge mentalement sur le drapeau rouge qui n’avait pas fait encore son retour dans le jeu pour que Stéphane Rotenberg le sorte de son chapeau (au figuré uniquement). Cette saison n’a pas connu énormément d’innovations, à l’exception de la très vaine balise hystérique, qui n’aura même pas pimenté une étape. Les valeurs sûres de l’émission – le mixage des équipes et le drapeau rouge – n’ont pas réellement tenu leurs promesses, malgré les stratégies travaillées à la maison par ce cerveau fourbe de Cécilia. Les candidats maîtrisent de toute façon trop les règles du jeu pour être surpris, même l’idée plutôt amusante introduite l’an dernier, de l’équipe cachée, s’est avérée décevante avec les belges pourtant très bons en déguisement et leur côté Dupont et Dupond.
A l’avenir, je propose que Cécilia et Matthieu deviennent les champions à battre dans un style très « tout le monde veut prendre sa place ». Ils sont en effet le seul bon point de la saison avec leur méchanceté crasse et leur côté compétiteur bas de plafond.

En prenant encore plus de distance, je suis attristée de constater que les valeurs sûres de la chaîne ont du plomb dans l’aile, ce qui se vérifie immanquablement du côté des courbes d’audience. Dès demain, les sites webs d’informations médiatiques suivis de près par les magazines télé qui ont déjà entamé les investigations s’interrogeront sur l’avenir de « la Nouvelle Star ». Si la chaîne parle de pause, nous pouvons déjà dire adieu à l’émission. Dans les couples, comme à la télévision, pause signifie rupture. J’attends en effet toujours le retour de la star ac’, qui n’a, je l’espère, pas couché avec la fille de la photocopie en attendant nos retrouvailles (à l’automne prochain ?).
De toute façon, tout ça, c’est la faute d’internet qui fait rien qu’à critiquer les émissions de télé.

Plus qu’un prime avant l’extinction définitive de la Nouvelle Star (ouf) !

Longtemps Hier soir, je me suis couchée de bonne heure. A 22h10, j’ai pris beaucoup de plaisir à éteindre ma télévision, à prendre un bon bouquin (« Vie et opinions de Tristram Shandy ») et à m’endormir avant 22h30. J’ai été heureuse de mettre un terme prématurément à ma soirée « Nouvelle Star » alors que j’avais donné des signes de faiblesse dès 21h30.

Je savais que trois chansons par potentielle Nouvelle Star, c’était trop et je ne m’étais pas trompée. Je ne sais pas ce que m’a le plus accablée durant la soirée : François notoirement incapable de chanter, qui hurle chacun de ses titres ; le pauvre Ramon qui est monté sur l’échafaud, pardon la scène, prêt à se prendre sa correction hebdomadaire à trois reprises ; ou Luce qui veut tellement proposer une performance unique pour maintenir son statut de Julien Doré au féminin.

Non, en fait ce qui m’a le plus exaspéré, outre l’animatrice incapable de se la fermer même quand Marco Prince essaie de trouver les mots justes pour juger le massacre en règle de François sur cette tarte à la crème d’Amsterdam, c’est la programmation musicale, qui vire chaque semaine de plus en plus au risible. Je finis par me demander si on a fait de la musique depuis 1990. Pourtant, je ne suis pas sectaire dans ce domaine, mais je me demande pourquoi « la Nouvelle Star » nous inflige une énième reprise des « cactus », d’ « Amsterdam », ou de « la vie en rose » d’après ce que j’ai lu ce matin. Du vu, du revu, depuis l’avènement des télé-crochets et même de la variété dans nos petits écrans…

La production a à ce point peur des réactions de ses jurés réputés incontrôlables si elle leur balance un tube récent qui ne leur sied guère ?
Alors certes, Amel Bent en a pris pour son grade durant les premiers primes, mais elle n’est pas la seule artiste française reprenable dans l’émission.
De plus, l’autre fois, j’ai vu Philippe Manœuvre défendre la nouvelle nouvelle nouvelle scène française au « grand journal » de canal +.

J’en suis presque venue à souhaiter que Luce nous entonne un bon vieux Amy Winehouse pour vous dire…

Quant au pauvre Ramon, obligé de chanter en espagnol par la prod’, il a fini par partir, quel soulagement ! Sauf qu’à mon goût ni Luce, ni François ne sont à la hauteur de l’enjeu.

Lio avait raison quand elle disait dimanche que M6, mais à mon avis surtout la production débile, payait un enterrement de première classe à son émission. Les primes laborieux épuisent les téléphages les plus critiques patientes.