Oh la belle vie… (Mon dé/confinement avec AnimalCrossing New Horizons)

Pendant le confinement, j’ai pris l’étrange habitude de regarder tous les jours le 13 heures de Marie-Sophie Lacarrau et de son complice, Léopold Audebert (naturellement), qui répondait aux questions que je me posais sur le confinement, puis le déconfinement.

J’ai surtout passé une grande partie de mon temps à jouer à Animal Crossing New Horizons et maintenant que (tout) Le Monde en parle, au point que mon frère s’intéresse au sujet, je me suis dit que j’allais y revenir.

Je me pense atteinte du syndrome de l’insulaire (une revisite personnelle de celui de la cabane). Non, non, je ne veux pas retourner à une vie normale. Je veux continuer à côtoyer une dizaine de sympathique animaux sur une île semi désertique où ne pénètrent que ceux que j’ai choisis et ils sont peu nombreux.

Ainsi s’organisent mes journées…

Le matin…
Méli ou Mélo me téléphone quand je passe le seuil de ma maison pour m’indiquer ce que ma chasse aux insectes et ma pêche de la soirée m’ont rapporté et qui va désormais figurer sur mon compte épargne.
Je prends le courrier pour constater que j’ai reçu un cadeau de l’AJD (les joyeux décorateurs qui jaugent mon intérieur avec mon consentement) ou de ma maman du jeu.
Je décide ensuite de faire le tour du village pour saluer mes habitants qui baguenaudent et creuser le sol pour ramasser quelques fossiles. Si j’ai le temps, je vais voir chez les soeurs Doigts de fée si je vais changer de tenue. La plus baroque fait en général mon affaire.  Je vais également vérifier l’arrivage du jour chez Méli et Melo. Je n’oublie pas de faire un tour sur la plage pour trouver le plan qui s’est échoué dans une bouteille et vérifier si je l’ai déjà ou pas. S’il est vraiment intéressant et que j’ai les ressources, je me remets en chemin vers la maison pour le réaliser immédiatement.
Avec la sensation du devoir accompli, je fais une pause ou je relève plusieurs missions pour gagner quelques miles (les miles du jeu permettent de gagner des bonus : nouveaux objets, plans ambitieux ou billets d’avion vers les îles désertes pleines de ressources). Il peut s’agir de couper du bois, de cogner des cailloux. Je ramasse toujours les jolis papillons que je croise et à l’occasion je plante ma gaule dans l’eau.

Dans la journée, je refais un passage sur l’île pour saluer mes habitants, pêcher quelques poissons, relever quelques missions et si j’ai la fibre bâtisseuse aménager un peu l’île.

Le soir venu…
J’achète des tickets Miles Nook pour partir à la découverte d’une île inconnue où je vais pêcher longuement, mais surtout essayer d’attraper des scorpions. Il faudra que je prenne garde de ne pas me faire piquer sous peine de faire un malaise et de me retrouver inconsciente sur le ponton face à un dodo inquiet.

Pour le moment, j’ai préservé mon île d’un aménagement trop systématique. Mais j’ai bien compris en échangeant avec Marie qu’il allait falloir que je construise plus et que je mette des clôtures pour espérer décrocher les 5 étoiles tant attendues. Ma maison est, elle, au top de ses capacités et j’ai même terminé de rembourser cet escroc de Nook. Pour me soutirer de l’argent, il propose désormais des objets hors de prix dans la boutique de ses neveux.

Pour les personnes qui n’ont jamais joué à Animal Crossing ou même jamais approché une console, cette vie parallèle peut sembler étrange. Autant on imagine bien ce que Mario peut faire (quoique…) et qui se résume souvent à sauver la Princesse Peach, autant jouer à Animal Crossing peut sembler étrange et vain.

Il n’y a pas réellement d’objectifs dans Animal Crossing, sinon décorer sa maison à son goût, tenter de capturer tous les poissons et les insectes du jeu – chaque saison apporte son lot de nouvelles créatures -, participer à tous les événements organisés par les intervenants du jeu (idem à chaque saison, sa célébration), aménager son île, rendre service à ses habitants, spéculer sur les navets, enrichir un raton laveur particulièrement vorace, jardiner, désherber, faire des bonshommes de neige, construire des choses désormais, aider un pélican amnésique à retrouver son bateau, accueillir des campeurs, tenter de déjouer les pièges artistiques d’un renard faussaire…

Mais depuis le départ, ce jeu est étrangement addictif. Il fallait avoir la foi pour s’attacher à la version Game Cube, qui me semblerait étrangement sommaire aujourd’hui. Mais je me souviens encore de certains des habitants de mon premier village, qui s’appelait Amaméson (à ma maison). Le jeu est vraiment monté en puissance dans sa première version nomade, mais il a atteint des sommets avec New Leaf sur 3DS, qui a eu le droit à une mise à jour avec Amiibo vraiment géniale, il n’y a pas si longtemps que ça. Je me suis même transformée en décoratrice forcenée avec Happy Home Designer, que je recommande aux maniaques de la décoration qui viennent juste de découvrir le jeu avec la Switch. J’ai été particulièrement fière d’aménager une start-up pour un hamster geek. Chacun ses petites satisfactions…

Animal Crossing a encore franchi un cap avec New Horizons. Il faut bien le reconnaître…

J’aime construire des objets grâce aux plans que je trouve ou que les habitants me donnent, y compris des toilettes en or.
J’aime (modérément) transformer mon île et l’urbaniser (le moins possible). Je suis extrêmement fière de mon café année 50 que j’ai baptisé le Pink Flamingo, où je respecte scrupuleusement les distances de sécurité.
J’aime me relooker chaque jour ou presque grâce aux nombreuses tenues disponibles au magasin. J’ai opté capillairement parlant pour la coupe Sarah Paulson (version Cult) que je ne peux arborer que sur mon moi imaginaire.
J’aime pouvoir transformer doucement mon île en une Isle of dogs avec mon chouchou George, que j’adore habiller, et ma jolie Cookie.
J’aime ce musée absolument magnifique. Il n’a jamais été aussi beau.
J’aime que les fleurs n’aient jamais été aussi belles, les insectes et les poissons aussi bien dessinés.

Et oui, j’ai photographié l’écran avec mon téléphone en ne cadrant pas le flamant rose qui donne son nom au café…

A mon bonheur, il ne manque que le café de Robusto, la pêche aux coquillages en haute mer et peut-être, mais elle ne reviendra jamais, la loterie de Nook de la première édition du jeu.

Mais malgré tout, à la question, aimerais-tu vraiment vivre sur ton île imaginaire ? La réponse est malheureusement non, parce que le soir venu, les scorpions et les tarentules attaquent. Ca s’est joué à rien !

Swiitch, mon amour !

Je peux le dire maintenant, tant j’en suis tombée folle amoureuse : je n’attendais pas grand chose de la Switch. Il faut dire que je ne fais bizarrement pas partie des déçues de la WiiU. La WiiU doit être, avec la 3DS, la console pour laquelle j’ai acheté le plus de jeux. Mais, voilà, j’ignorais jusque-là que la WiiU ne serait qu’une étape dans ma vie avant la Switch.

Comment vous parler de ma petite merveille ?

Mon coup de foudre se résume avec le fameux effet whaou. J’avais été soufflée par sa vidéo de présentation. L’idée de la console de salon qu’on peut emmener partout m’avait bluffée. Nintendo tenait à nouveau, après un détour avec la WiiU, une idée aussi révolutionnaire que la Wii. Mais, bon, j’ai un peu trop écouté les spécialistes du jeu vidéo, qui trouvaient la Switch chère et qui ne comprenaient pas si c’était une console de salon ou une console portable.

Après deux semaines d’amour, j’ai ma réponse : on s’en fiche.

Pour le moment, je n’ai pas connecté ma Switch à un téléviseur, mais je ne la considère pas pour autant comme une console portable, puisque je joue dans mon salon.
Oui, je fais exprès d’être bête.

Bon, je reviens sur l’effet wahou. Il a démarré en ouvrant la boîte et en tombant sur l’écran, si beau, si bien fini, presque luxueux. Ensuite, j’ai pris en main les fameuses joy con (elles aussi, si bien terminées) et puis surtout j’ai compris qu’avec uniquement ces trois éléments, je pouvais jouer là, tout de suite, maintenant, dans la voiture, un vrai baiser de cinéma. Pardon je m’égare.

J’ai lancé MK8. J’ai joué à MK8 sur WiiU avec le pad ou sur ma télé. Mais sur Switch, c’est différent. Les petits joycon vibrent… il faut l’avoir senti pour le comprendre. La résolution est splendide. Le jeu ne me file plus une nausée d’enfer. Un progrès notable dans ma vie !

Ensuite, j’ai testé 1, 2, Switch. Et, bim, à nouveau l’effet wahou. Plus de capteur, plus de fil, toujours pas de télé. Juste du fun ! Mon plus grand plaisir a été de jouer comme une gosse sur la terrasse, de détacher les joycon, de placer l’écran sur la table et de répondre aux commandes du petit écran.

Je suis une gosse face à cette console. J’ai à nouveau dix ans. Elle m’émerveille, c’est le mot. En l’utilisant, j’ai compris ce que Nintendo avait raté avec la WiiU et amorcé avec la Wii. La Switch est une grande console et j’ai hâte qu’elle ait plein de jeux.