En deux briques : Grand corps malade + Cyril Féraud = SLAM (bien sûr) !

Je vous ai déjà raconté ici comme ce blog a été mon coming-out de téléphage. Pourtant le temps passant, à l’exception des gens qui me découvrent via mes pages roses, j’avoue à peu des personnes qui me côtoient que j’ai ce plaisir coupable. Ainsi, la grande majorité de mes connaissances ignore que quand je suis désœuvrée, un peu déprimée, légèrement crevée ou même au top de moi-même, il m’arrive de regarder « Slam » sur France 3. Il faut évidemment que plusieurs conditions soient réunies : je dois être seule – ma femme vomit « Slam », comme l’ensemble des jeux télévisés d’ailleurs -, pas occupée à autre chose et surtout, surtout il faut que j’y pense – je n’ai en effet pas (encore) le réflexe « Slam ».

« Slam » est mon plaisir coupable du moment. Je joue devant ma télé, comme ma grand-mère de 85 ans doit le faire au même moment à 800 km de chez moi. Oui, oui, je vous assure, je clame à haute voix les réponses et il m’arrive parfois de m’exclamer que « olalalala c’était super dur » ou que « là il y avait un piège » et même de sourire en découvrant une définition particulièrement vicelarde. J’assume.

« Slam » est mon « nouveau pyramide ».

Bon, pour vous expliquer le propos de ce jeune passionnant, il faut trouver des lettres en partant d’une énigme dictée par Cyril Féraud – nu, torse nu, en caleçon, en slip – qui est le nouveau Damien Thévenot – nu, torse nu, en caleçon, en slip.
Par exemple, et il s’agit bien évidemment d’une question inventée, « il manque une lettre à ce mot pour trouver le nom d’une célèbre téléphage », « pc » étant le mot. Alors là il faut buzzer et dire « o » et non « poc », car le candidat doit uniquement proposer des lettres, je sais c’est compliqué. Cyril Féraud indique à ce moment là le nombre de « o » qui figure dans une grille ressemblant à celle des mots fléchés de votre Télé Poche et vous optez pour un mot qui compte un « o ». L’animateur redonne une définition, souvent coton, un autre exemple de circonstance, qui ne compte malheureusement pas de « o », ce qui va vous embrouiller, « passe sa vie au poste » et là il faut trouver « téléphage ».

Bref, la grille se remplit bon an mal an et un candidat peut vers la fin de partie choisir de faire un « slam ». Alors, non, comme je l’indiquais dans ce post, il ne va pas improviser sur ses états d’âme à la Grand corps malade en parlant chantant, mais bien tenter de remplir la grille dans laquelle il reste quelques trous soit en misant sur ses souvenirs des définitions, soit sur ses intuitions.

Si vous n’avez rien compris, je vous invite à regarder l’émission. De toute façon, c’est bien la preuve que le jeu est le nouveau « pyramide » puisque les non-initiés n’ont jamais rien capté à mon jeu télévisé favori, disparu injustement des écrans de télévision, et trop mal remplacé par « mot de passe ».

Je ne peux pas vous expliquer pourquoi ça me passionne. C’est un peu la même chose que le spirographe finalement.

Mais quand je tombe sur « Slam », je deviens incapable de zapper, même si je sais qu’en parallèle Kitty vient de découvrir dans « brothers and sisters » que sa demi-soeur n’était en fait pas sa demi-soeur, mais qu’elle devait avoir un demi-frère finalement.

Histoire de s’amuser un peu ensemble, nous allons jouer à slam je vais vous proposer de m’envoyer par mail (poclatelephage@gmail.com) votre plaisir télévisuel coupable. Il n’y a rien à gagner sinon le plaisir de le voir dévoiler sur la place publique, enfin ce blog, mais comme pour les secrets de cet été, je vous garantis l’anonymat si vous le désirez.
Votre plaisir télévisuel coupable peut ne rien avoir de bien humiliant, mais si à vos yeux il l’est, il a de la valeur aux miens. Vous me suivez ?
Pour vous donner un exemple, vous possédez un doctorat en lettres modernes et vous êtes une inconditionnelle « des chiffres et des lettres » ou vous exercez n’importe quelle profession et vous n’avez jamais loupé un épisode des feux de l’amour.
J’attends vos réponses…

Ma rév(év)olution

A la veille du réveillon de la Nouvelle année, je fête pour la toute dernière fois, ce soir, Noël !
Nous sommes sur le point avec Ma moitié d’ouvrir une confiserie avec la tonne de chocolats et bonbons divers que nous avons accumulée lors de notre tournée des fêtes, qui n’a rien à envier à celle de Papa Noël.
Bon, je peux déjà dresser un premier bilan de mes cadeaux et constater que personne n’a réellement suivi ma superbe wishlist.
Ma petite maman, qui ferait sangloter et démissionner la grosse Valérie si elle visitait sa superbe demeure, m’a offert des choses utiles et belles, alors je peux difficilement protester. Cadeau bonus, comme nous nous sommes extasiées devant les tapisseries qui ornent ma chambre, que dis-je mon studio de la maison familiale, qui irait si bien dans la pièce qui abrite mon lit et ma télévision à Toulouse, ma mère et mon père, plus talentueux que Franck et Valérie dans l’art de la maroufle, projettent déjà de venir la poser chez nous avant le printemps.
Le cadeau de mon grand frère est totalement dans la lignée de ceux de notre maman. Nous aurons bientôt un appartement de grande personne à ce train là, mieux que si on avait demandé à la décoratrice médiatique qui fait maintenant de la pub pour une enseigne cheap de s’en occuper.
Ma femme m’a offert l’écharpe magnifique qui achève de compléter « mon nouveau look pour une nouvelle vie » de trentenaire qui veut avoir l’air digne de ce nom mais qui continuera à porter des converse ou des gola pour aller à ses rendez-vous pros même si les gens qui l’ont admirée Place du Capitole lors de l’épreuve de la foule ne sont pas sûrs de ce choix.
Ma Belle-mère a presque suivi mes directives mais « rookie mistake » m’a offert la saison 2 de « Weeds » et là je suis bien embêtée.
A) J’achète le coffret de la saison 1 en croisant les doigts pour apprécier la série.
B) Je revends le coffret sur ebay en faisant fi de mes scrupules beaux-filiaux.
C) Je télébipe la saison 1 au risque d’échouer en prison à cause de ma belle-mère qui confond les 1 et les 2.
D) Je fais comme si de rien n’était et je commence la série par l’épisode 2 après tout je suis fan de « Star Wars ».

Dans tous les cas, même si j’aurai probablement un dernier cadeau ce soir, il me manquera certainement quelques unes de mes priorités de Noël. Pour le moment, j’en désigne deux : la saison 5 de « Scrubs » et la saison 1 de « fais pas ci, fais pas ça ». Je compléterai par la suite.

Avant d’attaquer le couplet sur le gros cadeau de mes parents qui rime pour mois avec rév(év)olution. Je félicite TF1 pour son merveilleux « Musique Quizz » d’hier animé avec talent par Benjamin Castaldi et rehaussé par une Florence Foresti, une Muriel Robin et une Hélène Segarra particulièrement en forme. Ma femme a remarqué à cette occasion qu’Hélène Segarra était drôle, un sacré choc pour elle. Ce qui ont manqué cette émission pourront la regarder en moins bien mardi soir sur la deux animée par Nagui avec des vedettes de la chaîne, youhouhou, lancées dans une fiévreux, et je le sens déjà, longuet karaoké.

Ma mère n’a pas fait que redécorer partiellement mon appart, comme Valérie, elle a souhaité apporter (bien malgré elle) sa touche technique high-tech à l’ensemble. Cette semaine, la suivante au plus tard, ma télé adorée prendra, après 15 ans de bons et loyaux services, sa retraite au bord de la mer (enfin dans le grenier de mes parents dans la villa qui borde l’océan). La pauvre donnait de dangereux signes de faiblesse depuis deux petits mois. Les couleurs avaient tendance à se dégrader, à s’assombrir et même parfois à disparaître totalement. Etant une téléphage malade, je ne supporterais pas de me retrouver même une heure sans télévision, je profite donc des fêtes pour anticiper.
Alors la prochaine sera aussi plate que l’ancienne était en courbes et aussi docile, car dotée d’une télécommande, que l’autre était indépendante depuis la mort de cet objet clé.
Je vais la prendre déjà dotée d’un tuner TNT pour pouvoir regarder « Next » et « les Simpsons » aussi souvent que je le désire. Grâce à Pierre, je sais déjà que si tout va bien, mon souhait le plus cher s’accomplira grâce à ce nouvel objet. Oui, Buffy va revenir pour moi, enfin ! Quant à la taille, je pense qu’elle n’a pas grande importance. On verra bien ce que Monsieur Darty me propose avec mon budget. Je conseille d’ailleurs à Monsieur Darty d’être aimable et compatissant car cet achat est loin d’être anodin pour moi.

Sur ma nouvelle télé, et j’en termine là, je découvrirai probablement les nouveaux épisodes de « la famille formidable » que j’ai tellement hâte de visionner et qui me font avaler à eux seuls la perspective de la rentrée.

Le marronnier de la rentrée….

Si j’ai déjà trouvé les cinq minutes que j’ai aperçues du nouveau jeu de la six complétement insupportable – je l’assume, je suis bien plus forte qu’un enfant de 10 ans et Roland Magdane ne me fera pas cracher le contraire. Je sais, moi, qu’au passé simple et à la deuxième personne du pluriel, le verbe naître donne « vous naquîtes ». De plus, je parle de « complément circonstanciel de cause » et jamais de la vie de « complément de cause ».
En revanche, je suis déjà fan de la nouvelle émission de canal +, « l’édition spéciale ». Pourtant, j’étais complétement dépitée d’apprendre que Pascale Clark allait désormais se taire le midi. J’étais fan des débats de 13h01 autour de sujets palpitants de l’actualité politique. J’aimais monter au créneau contre les chroniqueurs manifestement de droite…
J’allais donc être fatalement une proie difficile à conquérir pour le petit nouveau et sa bande de jeunots. Mais Samuel Etienne a réussi à renouveler le genre après les échecs cuisants de Maïtena et de l’ex-présentatrice de « Confessions intimes », actuelle « langue de VIP » dont je préfère taire le nom (essentiellement parce que je l’ai oublié). Il est allé chercher des chroniqueurs complétement inconnus (des humoristes apparemment) et donc presque logiquement drôles et surtout décomplexés. J’admire particulièrement celui qui vient présenter la presse que personne ne lit, l’idée est tout simplement géniale et ses chroniques sur « sanglier passion » ou « le magazine du chat » m’ont beaucoup fait rire. Il a à mon avis de la matière pour l’année à venir. J’ai de la tendresse également pour la Florence Foresti en herbe qui se moque avec esprit des tendances. Jusque là, je ne pouvais pas saquer Ariel Wizman, qui se montre sur le plateau drôle et piquant. Anne-Elisabeth Lemoine, qui n’était pas trop une célébrité mais qui a été tirée des griffes de Marc Olivier Fogiel, peut enfin être entendue loin des tortures de son ancien affreux patron, et me plaît beaucoup, elle aussi. Quant à Samuel Etienne, il a les yeux rieurs et il incarne la météo de façon fascinante.
Pour tout vous dire,
– si je n’étais pas totalement morte à l’intérieur
– si je n’avais pas 30 ans
– si Maïtena, Anne et Daphné m’avait répondu, même un petit mot laconique, ou adressé une photo dédicacée, un autocollant canal +…
– si je n’avais pas peur que ça se sache (parce que je lâcherai le morceau inévitablement)
….
…je lui enverrai une lettre pour lui dire que moi aussi je suis drôle mais que le grand public l’ignore (encore), que j’ai un blog où je fais des chroniques télé qui me font rire moi, que Télérama ne veut pas de moi et que donc je suis à sa disposition, qu’un mot de lui et je mets les chats dans leurs boîtes respectives et ma femme dans le TGV pour filer à Paris mettre ma vie entre ses mains…
Ne vous moquez pas, je ne le ferai pas…

Brisons le mythe Part III : ma mémoire télévisuelle inquiétante (le classement des mes épreuves favorites du « Juste prix »)

Pour continuer à briser le mythe, je vais vous parler de ma passion inavouable pour les jeux télévisés. Attention pas n’importe lesquels, je ne manque pas un opus d’« une famille en or » ou de « qui veut gagner des millions ? » mais en revanche je méprise « attention à la marche ». Je regardais, petite, « les maris de l’A2 » et « les zamours » quand le programme était encore animé par Jean-Luc Reichmann mais je ne les supporte plus depuis que Tex a pris sa place. Depuis peu, je me penche sur le jeu de Nagui avec le champion et je l’adorais dans « le coffre » ou « que le meilleur gagne ». J’ai adoré à ses débuts, au point de me taper les rediffusions dans la nuit car je travaillais à cette heure là, « le maillon faible » puis mon intérêt a baissé.
Globalement, j’ai une passion pour les jeux animés par Patrick Roy ou Philippe Risoli. Je voue donc un culte païen au « juste prix » d’où ce classement parfaitement inepte « les meilleurs mini-jeux du Juste Prix ».
L’obsession des mini-jeux me poursuit, adulte, car mes jeux vidéo préférés sont ceux comme « Mario Party » ou « Wario Ware » qui en comptent.

Ce panorama n’est évidemment pas exhaustif. Je vous livre juste mes 10 jeux préférés de l’époque.
Pour les fans de quoi se souvenir du « Juste prix »

10) Le minigolf
Le candidat avait pour mission de classer le prix des objets qui lui étaient présentés de façon croissante afin de se rapprocher au plus près du trou du « minigolf ». A la moindre erreur, sa progression était arrêtée. Il disposait fort heureusement de deux chances pour se rapprocher de l’issue mais en général il se plantait car, j’en suis sûre, la piste était truquée avec un faux plat au milieu. Je ne peux pas prouver cette théorie malheureusement.

9) Le téléphone en or
Le « téléphone en or » compte à mes yeux parmi les jeux les plus nuls de l’émission mais pourtant parmi mes préférés car l’amour et la haine sont deux sentiments très proches l’un de l’autre finalement. Il s’agissait d’une épreuve interactive. Un téléspectateur avait renvoyé un bulletin de participation figurant dans le magazine télé partenaire pour espérer pouvoir jouer avec l’un des candidats en plateau. En gros, sur un énorme téléphone doré figurait une liste d’objets proposés par la solderie dont l’émission faisait grossièrement la promotion et la personne au téléphone donnait un prix au joueur. Celui-ci attachait le prix à un des objets du téléphone. Les deux protagonistes disposaient de 3 montants et si ça collait avec un ou plusieurs objets, ils se partageaient les sommes indiquées en face des objets et de leurs prix. Bref, en gros, le candidat en plateau se gourait tout le temps parce que la bourrique au téléphone ne lui proposait que des chiffres trop proches les uns des autres et il était donc incapable de savoir si c’était le chat en faïence ou le talkie-walkie merdeux qui coûtait 150 francs. A la fin, tout le monde repartait bredouille et aigri d’avoir participé au « téléphone en or ».

8) La Vitrine
Vous allez me dire que « la Vitrine » n’était pas un jeu et moi je vais vous rétorquer que justement c’était LE jeu de l’émission puisqu’au terme d’une semaine de confrontations entre les candidats, d’épreuves multiples et de déceptions, « la Vitrine » venait couronner les efforts de l’Elu ou au contraire décevoir les derniers espoirs des deux finalistes. Durant une semaine, chaque jour, Jean-Pierre Descombes, la mémorable voix off, présentait un pan de la vitrine qui comptait souvent des vélos, une auto et de fascinants appareils électroménagers totalement high-tech comme un magnétoscope ou un four micro-ondes. Moi, j’avais élaboré une stratégie pour l’emporter presque à tous les coups. Puisqu’il ne fallait pas dépasser le prix réel de la vitrine pour l’emporter, j’aurais exprès proposé une somme ridiculement basse afin de la gagner si l’autre candidat l’avait surestimée. Je trouvais frustrant l’idée que personne ne l’emporte après une semaine épique…

7) Les dix billets
Parmi les trophées les plus recherchés de l’émission figurait la fameuse voiture. Plusieurs jeux existaient pour l’emporter (« les 3 tiers » notamment). Je me souviens essentiellement des dix billets. Pour emporter une trabant tout droit venue de l’Allemagne de l’Est récemment ouverte au monde occidental ou un véhicule coréen, le candidat disposait de 10 billets. Il devait ensuite estimer le prix de la voiture. Alors, bon pour être claire, je vais donner un exemple. Mettons que ma trabant coûtait à l’époque 51.656 francs. Robert le candidat proposait comme premier chiffre le « 9 ». Robert n’avait pas conscience totalement qu’on essayait de lui refourguer une épave. Il devait rendre 4 billets sur ses 10 à Philippe Risoli. Comme ensuite ce crétin disait le 9, bon l’épreuve était terminée car il ne lui restait aucun billet pour acheter symboliquement la voiture. Vous constaterez que ça devait vraiment être une poubelle pour qu’un billet de « 100 francs » suffise à l’acquérir.

6) La tirelire
Je n’aimais pas non plus ce jeu pour son côté hautement sadique. Sur un énorme cochon rose géant probablement subtilisé à une charcuterie figurait, à nouveau, les prix de 3 objets : un gros super, un moyen pas top et une somme ridicule en francs. Le super cadeau était en général un truc magnifique du genre un téléviseur avec un magnétoscope et le deuxième une lampe affreuse offerte par la solderie partenaire mais qui comptait parmi les produits haut de gamme du catalogue des boutiques. Un peu comme aux « dix billets », le candidat proposait des chiffres qui devaient s’inscrire plutôt dans la case du super cadeau dans son intérêt. Une fois qu’un montant était rempli le candidat repartir avec 8.90 francs ce qui n’est pas terrible surtout dans notre ancienne monnaie ou avec son laid luminaire à 512 francs.

5) Le grand prix
JP Descombes présentait une série d’objets magnifiques qui en valaient vraiment la peine. Philippe Risoli remettait des cartes avec des prix dessus au candidat qui était chargé ensuite d’attribuer à chaque objet son bon montant en un minimum de temps. Comme l’indique le nom du jeu, il s’agissait d’une épreuve de vitesse, le candidat après une première attribution arbitraire des cartes devait taper sur le chrono géant – les décors étaient décidément magnifiques – et constater qu’il avait emporté 1, 2, 3 ou 0 objets. A lui de décider ensuite, s’il voulait procéder très vite à de nouvelles inversions dans le temps qui lui était imparti. Rares sont les candidats à avoir emporté quelque chose dans ce jeu.

4) La caisse enregistreuse
Une de épreuves favorites, le candidat disposait pour gagner un gros cadeau de petits objets. Il devait décider de les additionner ou même d’en multiplier certain pour arriver à une addition qui ne devait pas dépasser 300 francs. Un jeu plein de suspense avec une potiche à la caisse, ce qui l’a préparée au métier qu’elle a exercé une fois que le jeu a été supprimé de la grille des programmes par la une.

3) Le fakir
Comme j’étais déjà complétement vénale, petite, j’adorais les jeux qui ne permettaient « que » de remporter des sous. J’avais bien compris qu’une somme d’argent valait mieux que des tas d’objets pourris. En plus, j’ai toujours adoré le principe du palet qu’on fait glisser le long d’une planche à clou pour emporter des cadeaux dans les kermesses scolaires. Le candidat estimait d’abord des cadeaux merdiques pour gagner des palets à faire glisser sur la planche. A terme, ils s’y prenaient tous comme des manches et n’empocher que 500 francs de l’époque en général.

2) Le coup de poing
J’adorais le design du jeu : un énorme poing désigné, qui m’a toujours évoqué ce gag de Gaston qui a conçu un fauteuil club en forme de gant de boxe sur lequel se jette Prunelle avant d’apprendre un peu tard qu’il s’agit d’une reproduction en plâtre… Le gant de boxe était constellé de tas de petites cases avec le « F » de francs dessus. Le jeu consistait pour le candidat à gagner un maximum de « coups de poings » en évaluant toujours des babioles. Derrière chaque opercule trouée par le candidat se trouvait une somme d’argent allant de 500 francs à beaucoup d’argent, à lui de décider s’il préférait garder ses 1000 ou 5000 francs ou aller jusqu’au prochain coup de poing pour espérer emporter 10 000 francs. Encore un jeu plein de suspense…

1) Le tyrolien
Je le classe en premier pour faire plaisir à ma femme qui adorait cette attraction, on est plus au stade des jeux là : sur une image de carte postale censée figurer une montagne suisse, une pente sur laquelle s’élevait sur une musique appropriée un petit tyrolien. Un peu comme dans les « 10 billets », le candidat devait estimer le prix d’un objet à chaque erreur de 10 francs entre le prix authentique et celui donné par le candidat, le tyrolien s’élevait d’une marche. Au bout d’un moment, l’équivalent de 100 francs ou quelque chose d’approchant, le tyrolien chutait faisant entendre un abominable cri de détresse et le candidat avait perdu. Si le petit montagnard survivait, le joueur gagnait le gros cadeau.

802ème post, j’ai loupé le 800ème…

Alors qu’il ne me manque plus qu’un volontaire pour constituer mon équipe pour participer à « une famille en or », si les groupes doivent toujours compter 5 personnes évidemment et si la candidate qui accepte d’y aller à condition d’être déguisée par égard pour ses proches confirme sa venue (je lui ai pourtant promis qu’on dirait à l’animateur qu’elle était ma fiancée mettant ainsi mon couple en danger…), j’ai envie aujourd’hui de me pencher comme je le fais régulièrement sur les jeux télévisés qui ont marqué ma mémoire télé.

Je commence par le plus culte à mes yeux. J’ai cherché longuement des images sur le net et je n’ai rien trouvé. Il s’agit du très éphémère « passe à ton voisin » présenté par Alexandre Pesles vu depuis dans « caméra café » dans le rôle de Sylvain, le comptable tête de turc. Si je me souviens bien du concept du jeu, ça ressemblait à un tabou amélioré. Comme le nom du jeu l’indique, il fallait passer un mot à son voisin en donnant sa définition. France 2 l’avait d’abord programmé face à « mokshu patamu » (mais j’y reviendrai) mais comme les scores d’audience devaient être minables, il avait été rétrogradé dès le début de l’été en fin matinée à l’horaire actuel de « Motus » pour vous donner une idée de la disgrâce. Dans les bêtisiers, on revoit souvent l’image où une des nanas doit faire deviner « pipe » à sa copine et utilise des termes plutôt explicites pour décrire autre chose que l’objet qu’on fume.
Je garde de ce fabuleux jeu des expressions cultes qui n’évoquent rien à personne sauf à moi évidemment « mais qu’est ce que c’est ? C’est l’heure du quizz ! » ou « allez tout loin, tout là bas ». Si vous les utilisez au moins une fois dans l’année, contactez-moi qu’on devienne amis pour la vie.
Ma meilleure amie de l’époque qui était aussi fan que moi du jeu décalé avait été jusqu’à envoyer un courrier pour constituer une équipe avec nos copines absolument pas volontaires pour aller jouer à la télé. Le jeu n’a heureusement (pour elles) pas survécu à l’été 97.

J’en viens au jeu qui a justement détourné les téléspectateurs de « passe à ton voisin », « Mokshu patamu » (prononcer mokchou patamou) présenté par Vincent « 40° à l’ombre » Perrot, le recordman des voitures qui vont très vite et le fatiguent beaucoup…
Là je me souviens juste de la structure délirante du jeu. Il y avait des toboggans. Un joueur répondait à des questions sur le plateau et devait ainsi permettre à chaque bonne réponse à son compagnon, qui faisait le con sur la structure, d’avancer de plusieurs cases. En gros, pour résumer le concept brillant, « Mokshu patamu » était un jeu de l’oie culturel avec un décor délirant censé évoquer si je me souviens bien (Pierre me le confirmera) un dieu inca incarné en serpent à plumes. Je crois que je n’invente rien.
Globalement, « Mokshu Patamu » me rappelle l’épisode de « Friends » où Joey essaie de se préparer à animer « l’embobineur », un jeu télé débile aux règles absurdes.

Je dois admettre que parmi les jeux télés qui me manquent, on compte également « Fa, si, la chanter » animé par Pascal Brunner, porté disparu depuis. Il a du prendre un avion pour rejoindre L.A. au départ de l’Australie et il tape un code dans un bunker depuis 10 ans sans que personne ne se soucie réellement de son absence à l’antenne. Plus prosaïquement, les gens se sont sans doute aperçus à la faveur du nouveau millénaire que Pascal Brunner était vraiment un exécrable imitateur. Je crois que seule Evelyne Thomas lui donnait encore une chance de passer à la télé quand elle animait « c’est mon choix ».
Dans « Fa, si, la chanter », un orchestre interprétait (mal) des titres de variétés et les candidats devaient reconnaître la chanson. Après, Pascal Brunner, accompagné de deux choristes, reprenait la chanson en imitant (mal) l’artiste qui avait créé le titre. Des fois, pour agrémenter le tout, le candidat se mettait à bouger et à remuer les lèvres par sympathie genre je suis fan et moi aussi je peux chanter sur France 3 à 20 heures.
Des années de RFM, 89.9 dans mon bled natal où c’était à l’époque la seule station captable, me rendait archi forte à « Fa, si, la chanter ». Je suis capable de reconnaître « téléphone moi » (ahahahahaha) de Nicole Croisille rien qu’en écoutant les premières mesures de la mélodie, tout pareil avec « Mamie Blues » de Nicoletta bien que je préfère « il est mort le soleil » (« il est mort en été »).
D’ailleurs, là, je chante l’immortel générique du jeu : « Fa, si la chanter, é, é, é, é »…Vous aurez au passage admiré le magnifique jeu de mots du titre qui a du demander des heures de réflexion à ses créateurs.

J’aimais bien à l’époque Nagui dans « que le meilleur gagne », un jeu de culture générale plutôt amusant qui confrontait un paquet de candidats dont un seul le plus rapide et le plus doué sortait victorieux. Enfin, à terme, il gagnait 100 francs de l’époque et une croisière sur les voies navigables françaises en péniche parce que c’était un jeu du service public.

Si des « chiffres et des lettres » sentent la soupe pour ma femme, dès que j’entends dans les émissions nostalgiques le générique de « l’académie des 9 », je visualise les pamplemousses que ma grand-mère posait sur la toile ciré jaune paille pour l’entrée que nous mangions quand nous n’étions que tous les trois avec mon grand-père devant le jeu culte.

Des années plus tard, j’ai vainement essayé de m’intéresser au « Kadox » d’Alexandre Debanne avec des vraies-fausses stars, ventriloques sur le retour ou comiques pas drôles, mais je n’ai jamais retrouvé la ferveur de « l’académie des 9 ». Il faut dire que personne de sensé ne regarde France 3 entre 17 heures et 18 heures.

Plus récemment, j’ai bien aimé « le coffre » de Nagui.
Dans le rayon culture générale, je trouve que le « Jéopardy » manque énormément. D’ailleurs parfois, quand j’en ai assez de jouer à « la cible » (combien de personnages de « Hartley cœur à vif » peux-tu me citer ?) ou à « Pyramide » (en deux briques : chien, inverse), j’adore essayer de retrouver la question à partir d’une réponse. Ce concept était brillant.
Bon, en revanche, je pense que depuis que « Motus » est passé à 11 lettres, le jeu a perdu de son charme. Il faudrait remplacer Thierry Beccaro qui n’en peut plus là. Je crois également que beaucoup de personnes âgées sont intimement persuadées que des « chiffres et des lettres » a été viré de l’antenne alors que toute la petite bande dirigée par Laurent Romejko pourrit sur France 3 dans l’indifférence générale.