Putain dix ans

J’ai adoré ce post de William et j’ai eu envie de me pencher comme lui sur ce que le web a changé dans ma vie.

J’avais déjà démarré mon histoire de l’internet ici, puis je m’étais arrêtée.
Pourtant il me semble que les autres chapitres étaient écrits.

Ma découverte du web
J’aimerais affirmer que j’ai tout de suite vu dans le web un formidable moyen de s’informer ou de diffuser de l’information, mais je dois bien l’avouer quand il est entré dans ma vie un peu par hasard en 1997 c’était surtout pour discuter avec des gens. N’importe qui, n’importe comment jusqu’à pas d’heures avec deux complices.

D’ailleurs, ma première connexion à mon domicile en 1999 m’a presque servi exclusivement aux mails pour garder le lien avec une amie sans exploser de façon trop outrancière ma facture de téléphone – je le faisais autrement en passant ma vie en ligne – et en me mettant sur irc pour discuter avec des gens qui habitaient à 200 mètres de chez moi ou à 1000 km.
Si je voulais me la jouer « Faites entrer l’accusé », je pense qu’à l’époque une bonne étoile veillait sur moi car j’ai vraiment fait n’importe quoi, rencontrant n’importe qui, n’importe comment sans songer un instant que quelqu’un de malveillant pouvait se cacher derrière un pseudo. Le pire qui me soit arrivé est de choper une saloperie….un virus envoyé par un correspondant malveillant. Il a infecté un moment mon pc.

En 2000, le web m’a permis de prendre un sacré virage dans ma vie. J’ignore si c’est le mail envoyé par hasard à une correspondante toulousaine (ironie du sort) ou le constat qu’en ligne je pouvais être qui j’étais sans que ça pose de problème à quiconque.

Ce virage m’a permis de constater aussi qu’une de perdue, dix de retrouvées et puis surtout une finalement.

2004, mon blog rose

Image

En 2004, je suis obligée de dire qu’il y a eu le blog. Il m’a permis de nouer des contacts avec d’autres téléphages comme moi, d’en rencontrer certains, pour le meilleur ou pas. Pas mal de ces personnes sont encore dans ma vie et j’en suis ravie.

Le blog m’a aussi permis à nouveau d’affirmer qui j’étais, une téléphage capable de regarder n’importe quoi à la télévision ce qui ne l’empêchait pas de penser par ailleurs.

Aujourd’hui, le web c’est mon boulot à quasiment plein temps. J’ai failli écrire ma vie….et ça n’aurait pas été si loin de la vérité. 
Je m’y informe, je l’alimente, j’y perds mon temps, j’y rencontre (de moins en moins) de gens mais aussi toujours les bonnes personnes.

Épilogue : J’aimerais recommencer à bloguer pour le plaisir, rien que pour moi, mais je ne promets rien. Ce n’est pas simple de retrouver un ton. Surtout que cette année est symbolique pour moi puisque mon blog, qui a retrouvé ses couleurs d’ailleurs, aurait eu 10 ans.

Auto-promo

Ce matin, la lecture – comme la vérité – est ailleurs. Samya, qui a lancé son blog voilà quelques semaines avec des idées et un vrai projet, m’a proposé de m’interviewer. J’ai évidemment été flattée et j’ai répondu à ses questions, que je trouve plutôt pertinentes. J’attends votre avis sur le sujet.

L’interview est ici.

(Pour la peine, je devrais illustrer ce post d’une photo de moi….ou pas.)

Mon histoire de l’internet : le premier contact (chapitre 2)

Récemment, je vous racontais ici mon histoire de la télévision. Aujourd’hui, inspirée en cela par le visionnage de « The social network » et de « the big bang theory » ou par cet appel à témoins, j’ai envie d’évoquer l’apparition du web dans ma vie et la façon dont il a métamorphosé mon existence.

Chapitre 2 : le premier contact

Si mes parents ne percevaient pas l’intérêt immédiat de me laisser me connecter au monde, d’autres géniteurs plus compréhensifs l’avaient, eux, saisi, c’est comme ça que j’ai eu mon premier contact avec l’Internet et son merveilleux univers. Une vieille copine disposait d’une connexion et son salon est donc devenu très vite The place to be, le samedi soir et les jours fériés. J’ai également compris à cette occasion L’Intérêt du web : c’était l’Endroit pour draguer. A 18 ou 19 ans, j’ai découvert une chose qui allait prendre une place essentielle dans mon existence, durant au moins les cinq années à venir, IRC et je peux dire sans mentir qu’IRC a changé ma vie.

IRC est basiquement un programme qui permet de discuter avec le monde entier et/ou sa voisine de palier. Sur IRC, il existait des tas de « channels », comprendre des salons de discussion, sur tous les sujets. L’internaute pouvait même créer son propre « chan’ » pour la journée, ou une heure ou deux. Les démarches d’enregistrement permanentes m’échappaient à l’époque et je continue de les ignorer. Parmi les salons, nous fréquentions, à l’époque, avec mes copines, le groupe de discussion « France ». Nous avons compris plus tard que c’était une énorme poubelle mais nous ne connaissions pas bien les subtilités des lieux alors nous nous en contentions.

Sur IRC, j’ai commencé à envoyer sans hésiter ma photo à des inconnus totaux, et j’ai même invité un garçon chez moi, assistée en cela par mes copines, avant de le renvoyer dans ses pénates parce qu’il ne me plaisait pas. J’avais 18/20 ans et j’étais d’une inconscience qui dépasse l’entendement.

Notre mécène, la mère de la copine, nous a ainsi financé pas mal de soirées de délire et de dragouille sur la toile. Mais nous étions quand même prudentes puisque nous faisions appeler les mâles dans la cabine téléphonique voisine.
Ce qui est rigolo c’est qu’à l’époque nous défendions toutes notre consommation d’internet en arguant qu’il nous permettait de faire des rencontres improbables, du genre un australien ou un américain, alors que dans les faits nous cherchions surtout à trouver un mec qui habitait à deux pâtés de maisons de chez nous.
Cette consommation irraisonnée d’internet s’est arrêtée en même temps que mon installation ailleurs et a marqué quasiment la fin de cette belle amitié. Au passage, il y a eu quelques malentendus sur le droit ou pas de sortir avec un garçon rencontré en groupe sur le réseau…
Et puis, internet s’est fait plus discret dans ma vie durant quelques temps…j’ai eu de vrais amis de fac, en chair et en os, et j’ai passé de vraies soirées à picoler, à rigoler et à discuter avec eux.

Demain, la suite, et surtout les débuts de l’addiction…

[Je vous invite à nouveau à me raconter vos premiers pas sur le net, puisque c’est obligatoirement une chose que nous partageons tous ici, non ?]

Mon histoire de l’internet : Chapitre I Désir de connexion

Récemment, je vous racontais ici mon histoire de la télévision. Aujourd’hui, inspirée en cela par le visionnage de « The social network » et de « the big bang theory » ou par cet appel à témoins, j’ai envie d’évoquer l’apparition du web dans ma vie et la façon dont il a métamorphosé mon existence.

Chapitre 1 : Désir de connexion la genèse, où le net n’apparaît finalement pas réellement…

En 1995, et plus précisément en septembre 1995, j’ai réussi à tanner suffisamment mes parents pour qu’il remplace mon Atari 520 ST aux fonctionnalités finalement assez pauvres en terme de traitement de texte notamment, par un vrai ordinateur, un pc avec au moins 8 mo de mémoire, un truc de malade, qui devait me permettre de jouer à des jeux beaucoup plus sophistiqués de travailler très sérieusement.
Bon, aujourd’hui, je l’avoue, j’ai du mal à saisir l’intérêt de cet achat, puisque, à l’époque, personne ne travaillait « pour l’école » avec un ordinateur. Je suppose que l’espèce d’encyclopédie « multimédias » minable que nous avions achetée avec était censée me permettre d’étudier. En plus, d’emblée quand le vendeur a proposé à mon papa de relier la machine au monde, il a refusé. J’avais pourtant beaucoup insisté et les promesses d’une ressource inépuisable pour travailler n’ont pas suffi. J’entrais en prépa, je n’avais déjà pas franchement l’utilité d’un ordi qui allait se contenter de me permettre de taper sur « works » – nous n’avions pas pris l’option « word » – de passionnants courriers à mes amies de l’époque, plus ou moins consentantes, qui pourraient d’ailleurs témoigner (ou pas) à ce sujet, alors je vois difficilement ce que j’aurais pu faire du net en plus.
Mais à ce moment là, j’étais tellement une quiche en nouvelles technologies que je pensais sincèrement, croyez-moi ou pas, qu’en cliquant sur l’icône internet qui figurait sur le bureau, j’allais pouvoir me connecter à l’insu de tous. J’ai progressé ensuite et j’ai appris qu’il m’aurait fallu un modem, un fournisseur d’accès…

En attendant, je me suis offert « phantasmagoria », un jeu tellement glauque qu’il m’a littéralement rendu malade, mais que j’ai terminé grâce aux conseils avisés de geeks en devenir.

[Je devrais dire un mot de mon passif informatique, sans être une geek, j’étais le genre de fille à passer mes mercredis, samedis et dimanches après-midi du collège, à jouer devant mon ordinateur avec mes amis de l’époque. A partir de la seconde, j’ai continué mais seule (oui c’est un peu triste). J’ai été sincèrement peinée quand l’écran de mon Atari ST a rendu l’âme en 1998.]
 
Dans le prochain épisode, vous saurez où, quand et surtout comment, POC a découvert le web et surtout les horizons qui se sont alors ouverts à elle !
 
Vous êtes évidemment invités à me parler de vos désirs de connexion…

Nouveau look (rose) pour une nouvelle vie (rose)

Je remercie les 162 votants qui se sont sentis suffisamment impliqués dans la vie des pages roses pour donner leur opinion sur son apparence future. A 52%, vous avez décidé que le motif papier peint devait l’emporter et par chance nous étions d’accord sur ce point.

J’ai quand même imprimé ma marque sur le modèle préétabli et rogné sur la colonne de gauche qui est désormais à droite – je vais avoir du mal à m’y faire – et surtout mis du rouge partout parce que j’adore le rouge. De toute façon, Force Rouge est le leader des Bioman, donc mon choix est totalement sensé.

Je vous signale que désormais, vous pouvez vous servir du petit gadget en bas pour faire partager à vos amis mes posts via Facebook, Gmail ou même Twitter…

Sinon, les pages roses demeurent roses, donc tout va bien…enfin j’essaie de m’en convaincre. Au pire, j’ai conservé le template précédent dans un coffre fort et pour les déjà nostalgiques, je remets une image de mon blog rose défunt.

Je laisse le mot de la fin à Cristina.

(Mon blog était un W, ce qui explique que j’ai opté pour du rouge…)

Le vrai mot de la fin pour Zazie…